02.9111
Festakt 100 Jahre Parlamentsgebäude
leer
Trio The Long-Eight, La Chaux-de-Fonds
(Valérie Winteler, Flöte; Serge Broillet, Akkordeon; Ueli Schneeberger, Kontrabass)
Soirée à Tariche
Maury Pasquier Liliane · P-F · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
La présidente (Maury Pasquier Liliane, présidente du Conseil national): J'ai le plaisir de vous accueillir aujourd'hui dans cette salle - dont je suis un peu la locataire pour une année - et de vous souhaiter la bienvenue pour commémorer le centième anniversaire du Palais fédéral. Né à la croisée de deux siècles, comme de nombreux édifices parlementaires qui ont vu le jour en Europe vers la fin du XIXe siècle - comme le Parlement de Vienne ou l'édifice du Reichstag à Berlin -, le Palais fédéral suisse, de Hans Wilhelm Auer, se distingue de monuments du même genre par sa conception artistique qui en a fait un édifice spécifiquement suisse reflétant la diversité de notre pays.
Plus que celle de tout autre édifice, l'histoire de ce palais se confond avec l'histoire de notre pays. En effet, c'est ici qu'ont été élus deux généraux, 70 conseillers fédéraux, parmi lesquels trois conseillères, et 175 juges fédéraux. C'est dans nos deux hémicycles qu'ont retenti les propos plus ou moins éloquents de plus de 2000 parlementaires. C'est ici que se sont prises les principales décisions historiques significatives - politiques, économiques ou sociales.
Des événements historiques ont marqué la vie de ce bâtiment: la grève de 1918, l'instauration de la représentation proportionnelle avec la fin de la domination radicale - imaginez donc, même si les radicaux ne sont plus ce qu'ils étaient, qu'ils occupaient 100 sièges sur les 167 du Conseil national - et l'entrée des agrariens puis des socialistes au Conseil fédéral. C'est ici que le Parlement a préparé les grandes révisions législatives et constitutionnelles: pensons à l'AVS, au suffrage féminin, à la loi sur la protection de l'environnement, à la nouvelle constitution, à l'adhésion aux Nations Unies. C'est ici que les Chambres fédérales ont discuté de l'introduction de l'assurance-maternité, pour la première fois en 1908, ou d'une motion prévoyant un Conseil fédéral à 9 membres, en 1917 déjà, ou encore d'une pétition en faveur du service civil, en 1923. Et il y a encore nombre d'exemples de sujets débattus il y a près d'un siècle que nous retrouvons actuellement dans nos ordres du jour.
Mais des événements de la vie ont aussi marqué ces murs: des scènes de pugilat (1930), l'agression d'un conseiller fédéral (1932) ou des vitres brisées par des jets de pierres (1948). Nos langues nationales y ont bien évidemment résonné mais aussi l'espagnol et l'indien, le grec et le chinois, le russe et l'indonésien. Un conseiller fédéral est mort en pleine séance du Conseil national mais, à ma connaissance, aucun enfant n'y est né! Peut-être que s'il y avait eu plus de sages-femmes ou plus de femmes en âge de procréer .... (Hilarité) Sans même évoquer d'histoires d'amour, on peut donc remarquer que le Palais fédéral n'est pas une forteresse coupée de la vie du monde mais qu'on y vit. Demandez donc aux collaboratrices et collaborateurs des Services du Parlement qui permettent son bon fonctionnement.
Même si le nombre de Suissesses et de Suisses qui l'ont visité est peu important, ce bâtiment, mieux que tout autre, symbolise la Confédération. Même si les enfants qui se réjouissent de venir dans un Palais sont souvent déçus par la première vision de ce bâtiment d'un gris austère, chaque personne ou presque, en Suisse, reconnaît sa silhouette ou sa Salle des pas perdus, ne serait-ce que par les nombreuses retransmissions télévisuelles qui en sont faites au fil des jours et des débats.
Il est donc normal de profiter de cet anniversaire pour rendre hommage à l'architecte Hans Wilhelm Auer pour qui le Palais fédéral constituait à la fois le coeur même de la Suisse, le refuge suprême de l'indépendance, de la liberté et de la paix, et le phare destiné à guider dans leur marche le peuple et les cantons, à Johann Albert Lüthi qui a conçu les écussons cantonaux sous la coupole, à Clément Heaton qui a réalisé la mosaïque qui arbore la devise nationale "Un pour tous, tous pour un" - il n'y avait pas encore de langage épicène -, au conseiller national tessinois Antonio Soldini, auteur des quatre médaillons représentant l'éducation, la justice, les travaux publics et la défense, à James Vibert, le sculpteur du monument des Trois Suisses, au peintre Charles Giron qui a exécuté la fresque majestueuse qui décore notre salle, et à tant d'autres artistes.
Plusieurs événements ou créations ont été prévus pour marquer ce centenaire. Un timbre-poste, dû au talent de Matthias Gnehm, a été émis. Nous avons confié au même Matthias Gnehm et à Francis Rivolta le soin de concevoir une bande dessinée qui permettra à chacune et chacun de découvrir les entrailles du Palais fédéral. Les initiés constateront que la couverture du livre paru voici un siècle a servi pour la conception de la couverture de "Blanc Mystère". Chacune et chacun pourra admirer le soin avec lequel les dessins sont exécutés et apprécier l'intrigue policière.
Ne voulant pas nous confiner dans la seule évocation du passé, nous avons aussi voulu associer un grand architecte de notre temps à cette cérémonie, Jacques Herzog, qui vient de s'illustrer en donnant un lustre nouveau à un immeuble industriel sis aux bords de la Tamise et qui abrite maintenant la Tate Modern de Londres, que je ne peux que vous recommander, ayant eu la chance de le visiter l'été dernier, ainsi que le meilleur connaisseur de cet édifice, Urs Staub, chef de la Section Beaux-arts et arts appliqués de l'Office fédéral de la culture, qui présentera un exposé sur le thème "Le Palais fédéral, monument historique de 1902". Il saura certainement nous rendre cet édifice encore plus attachant.
Enfin, dans le courant de l'été, on pourra visiter une exposition conçue par MM. Christian Stauffenegger et Ruedi Stutz, organisée conjointement par l'Office fédéral des constructions et de la logistique et les Services du Parlement. Elle sera consacrée à l'architecture de l'édifice, qui est à la fois un monument historique et un bâtiment officiel. Des artifices techniques avec diapositives et miroirs inciteront les visiteurs à jeter un regard nouveau sur nombre d'aspects du Palais fédéral qui n'apparaissent pas au premier coup d'oeil. Certains grands événements politiques seront aussi englobés dans l'exposition.
A sa naissance, le Palais fédéral avait été voulu comme l'apogée d'une histoire de la Suisse qui, commençant avec le serment du Grütli pour s'achever avec la Constitution de 1874, devait aboutir inévitablement à l'Etat radical. A en croire les polémiques dans la presse du début du siècle passé, il n'était pas du goût de tout le monde mais il a fini par être adopté par le peuple suisse tout entier au point de se confondre avec la Confédération elle-même.
Si le Palais fédéral reste le symbole d'une Suisse qui peut légitimement être fière d'elle-même, il a su s'adapter constamment aux réalités de la vie au fil du siècle écoulé, que l'on pense à l'introduction des retransmissions radio- puis télédiffusées, à l'installation du vote électronique ou au développement des liaisons par Internet, entre autres exemples. Ce faisant, il démontre à la Suisse la nécessité de savoir changer à temps dans un monde en constante évolution.
Je souhaite à ce Palais et à la Suisse de pouvoir fêter, dans cent ans, de nombreux événements aussi pacifiques et ouverts au monde que passionnants. (Applaudissements)
leer
Staub Urs, Chef Sektion Kunst und Gestaltung, Bundesamt für Kultur: "Wir freuen uns nicht minder, die Stadt Bern infolge dieses Prachtbaues zu einem vaterländischen Wallfahrtsorte sich gestalten zu sehen, nach welchem jeder Schweizer und jede Schweizerin mindestens einmal in ihrem Leben ihre Schritte lenken werden, um mit eigenen Augen das schöne Haus zu sehen." (AB 1894 S 444) Diese Worte rief der Berner Ständerat Eggli am 31. März 1894 anlässlich der Debatte in seinem Rat aus, bei der es um den bevorstehenden Bau des Bundeshauses ging. Hohe Erwartungen und wahre Begeisterungsstürme beflügelten die Vorbereitungen für dessen Bau.
1885 schrieb das Eidgenössische Departement des Innern einen Architekturwettbewerb für ein Verwaltungs- und ein Parlamentsgebäude aus. Aus den insgesamt 36 eingereichten Projekten wählte die Jury einstimmig dasjenige des Zürcher Architekten Alfred Friedrich Bluntschli aus. Den zweiten Preis sprach sie dem Entwurf des St. Galler Architekten Hans Wilhelm Auer zu. Offensichtlich entsprach jedoch das Projekt Auers, welcher das bescheidene, in den Jahren 1852 bis 1857 erbaute Bundesrathaus - das heutige Bundeshaus West - in einen Bundespalast zu verwandeln beabsichtigte, eher den Vorstellungen des Bundesrates.
Hans Wilhelm Auer sah eine symmetrische Baugruppe vor. Dabei sollte das alte Bundesrathaus, nun Sitz der Regierung, in östlicher Richtung ein ähnlich gestaltetes Verwaltungsgebäude als Pendant erhalten, und zwischen diesen beiden Flügelbauten sollte sich ein dominantes, von einer Kuppel überhöhtes Gebäude als Sitz des National- und des Ständerates erheben. Hans Wilhelm Auer wurde der Bau des Verwaltungsgebäudes - das heutige Bundeshaus Ost - anvertraut, das in den Jahren 1888 bis 1892 errichtet worden ist. Weiter entschied sich der Bundesrat am 30. Juni 1891, die Pläne Hans Wilhelm Auers für das Parlamentsgebäude ausführen zu lassen. Der Nationalrat stimmte dem Baukredit am 24. März 1893 zu. Der Ständerat folgte ein Jahr später. Die Bauleitung wurde Hans Wilhelm Auer selbst übertragen.
Der 1847 geborene Hans Wilhelm Auer studierte an der Bauabteilung der Eidgenössischen Polytechnischen Schule in Zürich und folgte Vorlesungen und praktischen Übungen, die Gottfried Semper, einer der bedeutendsten Architekten des 19. Jahrhunderts, dort anbot. 1869 - Hans Wilhelm Auer war 22 Jahre alt - übertrug ihm Theophil Hansen, der Architekt des österreichischen Parlamentsgebäudes in Wien, während zehn Jahren die Leitung der dortigen Grossbaustelle. Somit war Hans Wilhelm Auer bestens für seine Aufgabe in Bern vorbereitet. Er kannte die Anforderungen, die ein Parlamentsgebäude zu erfüllen hatte. Zudem besuchte er zweimal den eben erst fertig gestellten Reichstag in Berlin. Durch die Literatur kannte Hans Wilhelm Auer ausserdem ältere Vorbilder für das Schweizer Bundeshaus wie die Deputiertenkammer in Paris, das britische Parlament in London sowie das Kapitol in Washington.
Im September 1894 wurde mit den Erdarbeiten begonnen, die sich ausserordentlich schwierig gestalten sollten. So erwies sich der Baugrund nicht fest genug. Zudem musste die weit über den Abhang hinaus schwingende Südfassade mit gewaltigen Fundamentmauern, deren Fuss 20 Meter tief unter der Bundesterrasse liegt, abgestützt werden. Bis zum 1. September 1896 waren die Substruktionen und Untergeschosse bis zur Höhe des Bundesplatzes hoch geführt. Erst von diesem Zeitpunkt an konnte der Bau der vier Stockwerke mit der bekrönenden Kuppel in Angriff genommen werden. Bereits am 11. April 1900 wurde das Richtfest gefeiert. Am 1. April 1902 übernahmen die eidgenössischen Räte in einer feierlichen Zeremonie ihr neues Haus. Allerdings waren wichtige Teile der künstlerischen Ausstattung noch nicht fertig gestellt. So erhob sich die monumentale Gruppe der drei Eidgenossen erst 1914, also zwölf Jahre später, auf ihrem Sockel in der Kuppelhalle. Auch das grosse Fresko im Ständeratssaal ist erst in den Jahren 1912 bis 1914 ausgeführt worden.
Hans Wilhelm Auer schuf mit dem Bundeshaus einen nationalen Denkmalstil, der sich mit seinen monumentalen und einfachen Baukörpern und seinen dem Renaissancestil entlehnten Architektur- und Kunstformen den Zeitgenossen tief ins Gedächtnis einzuprägen vermochte. Die vom Architekten am und im Bundeshaus verwendeten Architektur- und Kunstformen sind in der Folge beim Neubau öffentlicher Gebäude immer wieder aufgenommen worden. Bald einmal erinnerten in allen Landesteilen Post-, Bahnhofs-, Bank-, Versicherungs- und Verwaltungsgebäude an den Stil des Bundeshauses in Bern. Im Bundeshaus wird in Bild und Architektur unablässig die Idee von der Vielfalt in der Einheit betont. Die 22 Kantone, die Berufsstände, Gewerbe- und Industriebereiche sowie Wissenschaftszweige erhalten durch ihr Zusammenspiel den Bundesstaat. Dieses Credo kommt ebenfalls in der materiellen Vielfalt der Gesteins- und Holzarten zum Ausdruck, die zum Bau des Bundeshauses aus der gesamten Schweiz zusammengetragen worden sind. Steine und Hölzer im und am Bundeshaus stehen im Dienst der Selbstdarstellung des Bundesstaates. Sorgfältig verarbeiteten die besten Kunsthandwerksbetriebe der ganzen Schweiz die verschiedenen Materialien zu den einzelnen Ausstattungsstücken. Die künstlerischen und kunsthandwerklichen Qualitäten, die im Bundeshaus ihren Niederschlag fanden, verweisen ebenso wie die grossen Mengen an edlen Materialien auf eine Vielfalt, die in der Einheit aufgeht.
Nachdem die Aufträge an Künstler und Bauleute vergeben waren, stellte sich jedoch bald einmal heraus, dass die Kosten insgesamt viel zu niedrig berechnet worden waren. Bis zur Aufstellung der Gruppe der drei Eidgenossen in der zentralen Kuppelhalle im Jahr 1914 musste der Bundesrat regelmässig Vorschüsse und Nachtragskredite bewilligen und mittels immer neuer Botschaften an die Räte versuchen, die dafür notwendigen Mittel zusammenzubringen. Im Gesamten beliefen sich die Kosten für die Herstellung der Figuren, Reliefs, Mosaiken, Glasgemälde sowie der Fresken- und Leinwandbilder im und am Bundeshaus auf insgesamt 1 166 533 Franken. Das sind 16,2 Prozent der gesamten Bausumme, die rund 7 200 900 Franken ausmachte. Bei diesem Verhältnis erwies sich der Bund als grosszügiger Kunstförderer. Heute setzt die Bundesverwaltung im Rahmen ihrer Bautätigkeit jeweils bloss noch ein Prozent der jeweiligen Bausumme für den künstlerischen Schmuck eines Verwaltungsgebäudes im Inland oder einer diplomatischen Vertretung der Schweiz im Ausland ein. Die für die damalige Zeit enorm hohe Summe, die der Bau des Bundeshauses kostete, unterstreicht die Bedeutung, die seiner Realisierung beigemessen wurde.
Das Bundeshaus - in der Bundeshauptstadt Bern an beherrschender Lage hoch über der Aare und zu Füssen eines beeindruckenden Alpenpanoramas, eingerahmt von zwei imposanten Flügelbauten, dem Bundeshaus West und dem Bundeshaus Ost, mit seiner ihm eigenen architektonischen Sprache, seiner zentralen Kuppelhalle, dem National- und dem Ständeratssaal, der Wandelhalle, seinen Skulpturen, Gemälden und Glasfenstern - erscheint geradezu als Apotheose des bürgerlichen Bundesstaates, der in der Verfassung von 1848 und in deren Totalrevision von 1874 wurzelt. 1874 lag die politische Führung der Schweiz noch uneingeschränkt in den Händen liberaler und freisinniger Politiker. Diese feierten mit der Totalrevision der Bundesverfassung ihren grossen Triumph. Erst mit dieser Totalrevision verschaffte sich der Bundesstaat die Mittel, um die noch verborgenen oder offen vorhandenen Widerstände gegen die Versuche einer Modernisierung des Staatswesens zu brechen. 1848 erschütterten soziale und politische Revolutionen die meisten europäischen Staaten. Die in diesem Klima geschaffene Bundesverfassung verband die Schweiz zu einem gemeinsamen Wirtschaftsraum und garantierte die wichtigsten bürgerlichen Freiheiten. Die dabei unterlegenen Sonderbundskantone wurden zwar in den Bundesstaat integriert; trotzdem gelang es nicht, das Gefälle in der Entwicklung, das zwischen den einzelnen Kantonen bestand, auszugleichen. Neben weltanschaulichen und konfessionellen Unterschieden bestand in erster Linie ein wirtschaftliches Ungleichgewicht zwischen den liberal-freisinnigen und den konservativen Kantonen. Die ersten stellten sich auf die Industralisierung ein, folgten einer profitorientierten Marktwirtschaft und forderten freien Personen- und Güterverkehr. Die vorwiegend von kleinräumiger Bodennutzung und Kleingewerbe lebenden konservativen Voralpen- und Bergkantone wehrten sich jedoch gegen die industrielle und wirtschaftliche Modernisierung, da diese ihre traditionellen Gesellschafts- und Wirtschaftsstrukturen bedrohte. Mit der Proklamation der päpstlichen Unfehlbarkeit im Jahr 1870 geriet die katholische Kirche auf einen ultramontanen Kurs, was infolge des seit 1864 international geführten Kulturkampfes in der Schweiz die alten Gräben zwischen den liberalen Ständen - meist evangelischen - und den konservativen Ständen - in ihrer Mehrheit katholischen - noch einmal aufriss.
Das Bundeshaus hatte neben seiner Aufgabe, das Parlament zu beherbergen, ganz wesentlich zum Ziel, alle Schweizerinnen und Schweizer in den bürgerlichen Bundesstaat zu integrieren. Es sollte allen eindrücklich vor Augen führen, dass dieser für die Schweiz die beste aller politischen Möglichkeiten sei. Als Ergebnis des Kulturkampfes und der Abnahme des kirchlich-religiösen Einflusses auf Politik und Gesellschaft sah sich der bürgerliche Staat konsequenterweise selber als Kirche, verstand seine Verfassung als Bibel und die politischen Parteien als Konfessionen. Dies entsprach dem Bedürfnis der Nation, sich eine höhere Weihe zu geben, sich einen metaphysischen Wert zuzuschreiben, um sich so zu rechtfertigen und auf ihre Bedeutung hinzuweisen. Es sei an den deutschen Philosophen Georg Wilhelm Friedrich Hegel erinnert, der sich zur Aussage verstieg, der Staat sei "der erscheinende Gott", und der den preussischen Staat zur letzten Weisheit der welthistorischen Vernunft erklärte. Etwas von diesem Geist weht auch durch das Bundeshaus mit seinen der sakralen Architektur und Kunst entlehnten formalen und künstlerischen Elementen. Das Bundeshaus, das Nationaldenkmal der Schweiz, sollte als weihevoller Ort dem pathetischen Gehabe eines Staatskults dienen.
Die hehren Ideen und euphorischen Erwartungen, die 1894 den Baubeginn des Bundeshauses begleitet hatten, blieben allerdings weitgehend unerfüllt. Als das Bundeshaus 1902 seine Tore öffnete, wurde offenkundig, dass sich die Schweiz seit 1874 grundlegend verändert hatte und dass sich das gewandelte Verständnis von Staat und Gesellschaft im neuen Bundeshaus nicht wieder erkannte. Der bürgerlich-liberale Glaube an den positiven Fortschritt in Industrie, Technik und Wirtschaft erhielt im letzten Viertel des 19. Jahrhunderts einen empfindlichen Schlag. Allmählich liessen sich die schweren Folgen einer ungebremsten Industrialisierung und einer undifferenzierten Marktwirtschaft nicht mehr verbergen. Soziale Spannungen und wirtschaftliche Nöte in der Arbeiterschaft, Zerstörung natürlicher Ressourcen und der städtischen und ländlichen Umwelt wurden immer offensichtlicher. Die politisch linken Kräfte begannen sich 1880 zu gruppieren und schlossen sich sieben Jahre später in der Sozialdemokratischen Partei zusammen, die für die liberal-freisinnige Führung des Bundesstaates bald einmal zu einer ernst zu nehmenden Gegnerin anwuchs. Auch gesellschaftliche Kräfte, die sich mit der Weltanschauung und der Soziallehre der katholischen Kirche eins fühlten und bis zu diesem Zeitpunkt weitgehend aus der politischen Führung des Bundesstaates ausgeschlossen waren, bedrängten immer mehr den lange Zeit für selbstverständlich angesehenen Führungsanspruch der liberal-freisinnigen Politiker. Angesichts der neuen sozialen und gesellschaftlichen Anliegen erschien selbst die Verfassung in keiner Weise mehr so konsolidiert, wie die politisch liberal-freisinnigen Kreise es sich wünschten. Das Bundeshaus zelebrierte noch einmal eine Geschichtsgläubigkeit, die den bürgerlichen Bundesstaat als Höhepunkt und konsequenten Abschluss der Geschichte der Eidgenossenschaft betrachtete, beginnend mit dem Bundesschluss auf dem Rütli und endend mit der Totalrevision der Bundesverfassung. Dieses Geschichtsbild erfuhr durch die Arbeiten einer jungen Historikergeneration, die nicht mehr kritiklos auf dem Boden einer bürgerlich-liberalen Sichtweise stand, eine tief greifende Korrektur. So musste das Bundeshaus Hans Wilhelm Auers nach seiner Eröffnung bald einmal erleben, dass ein Teil der Schweizer Presse es als "Steinmassen", als "Geschmacklosigkeiten, wie zu einem Strauss vereinigt" verunglimpfte. Das mag wohl auch erklären, weshalb nach 1914 die Fertigstellung der künstlerischen Ausstattung eingestellt worden ist. Heute noch sind am Aussenbau, besonders an der Hauptfassade zum Bundesplatz hin, einige empfindliche Lücken zu erkennen.
Im letzten Viertel des 19. Jahrhunderts begannen sich die politischen, gesellschaftlichen und wirtschaftlichen Realitäten in der Schweiz radikal zu verändern. Es ist begreiflich, dass die politische Führungsschicht versuchte, mit der Architektur und dem künstlerischen Dekor des Bundeshauses gegen den schleichenden Zerfall des bürgerlich-liberalen Bundesstaates ein Zeichen zu setzen und dessen positive Werte für alle sicht- und erfahrbar zu machen. Dies ist nicht gelungen. Die Entwicklung floss ungehemmt weiter und umspült seither das Bundeshaus, ein imposantes Denkmal, das Zeugnis von einer vergangenen Sicht auf die Schweiz ablegt. Jedoch gerade als solches gewinnt das Bundeshaus heute erneut an Aktualität. Zu Beginn des 20. Jahrhunderts war der Bundesstaat nicht mehr derselbe wie im 19. Jahrhundert. Mit seiner bereits während der Bauzeit nicht mehr aktuellen Darstellung der Schweiz beweist das Bundeshaus, wie schwer es schon damals war, vertraute Vorstellungen fallen zu lassen. Heute, hundert Jahre später, steht die Schweiz angesichts umwälzender Veränderungen auf nationaler und internationaler Ebene erneut vor der Aufgabe, politische, gesellschaftliche und wirtschaftliche Modelle zu erarbeiten, welche die Zukunft des Bundesstaates zu sichern vermögen. Das lieb gewonnene Bild einer Schweiz, die nur einen Wochentag kennt - den Sonntag - und unter Staaten lebt, die nur Werktage kennen, macht die Erfüllung dieser Aufgabe nicht immer einfach. Das Bundeshaus bleibt ein Denkmal für eine Schweiz, die sich - nicht immer zu Unrecht - zufrieden mit dem Erreichten zurücklehnen darf, die dabei jedoch auch immer wieder Acht geben muss, neue Wege durch eine sich dauernd und immer schneller verändernde Welt nicht zu verpassen.
Ich wünsche Ihnen, die Sie in diesen hundertjährigen Mauern Ihrer verantwortungsvollen Tätigkeit nachgehen, ein offenes Ohr und einen geschärften Blick für die unzähligen Figuren, Symbole und Zeichen, denen Sie auf Schritt und Tritt begegnen und die Ihnen alle etwas zuflüstern und zeigen möchten. Ärgern Sie sich, wenn die Geister und Feen in Stein und Gips oder auf Leinwand und Wandputz allzu verstaubt daherkommen. Freuen Sie sich, wenn diese Geister und Feen verschmitzt oder gar tiefsinnig eine auch heute noch gültige oder wieder gültig gewordene Einsicht wispern und in Szene setzen. Gerne möchte ich Ihnen einige wenige dieser Geister, die Sie zum Beispiel hier im Nationalratssaal antreffen, kurz vorstellen:
Rechts und links vom grossen Leinwandbild sitzen in zwei hoch gelegenen Nischen Gertrud Stauffacher und Wilhelm Tell, geschaffen von den beiden Tessiner Künstlern Giuseppe und Antonio Chiattone. Die Stauffacherin, die im Drama "Wilhelm Tell" von Friedrich Schiller als Erste den Gedanken vom Zusammenschluss der Waldstätten und von einer gemeinsamen Abwehr der ungebührlichen Forderungen der habsburgischen Vögte ausspricht, erscheint hier als Trägerin der Tugend, die fähig ist, Ideen und Lösungsvorschläge zu entwickeln. Tell, der die geäusserte Idee bis hin zum Tyrannenmord konsequent weiterverfolgt, steht für die Tugend, einmal gefasste Beschlüsse mutig und ohne zu zögern in die Tat umzusetzen. Ohne diese beiden Fähigkeiten müsste ja die Tätigkeit Ihrer Ratsversammlung vergeblich bleiben.
Über dem Gemälde spannt sich weithin ein Giebel, in dessen Tympanon ein Relief aus der Hand des Zuger Bildhauers Aloys Brandenberg die Gestalt der Helvetia auf einem Thron zeigt. Sie ist im Begriff, einer Kinderschar die Geschichte von Wilhelm Tell zu erzählen. In ihrer linken Hand hält sie als pädagogisches Hilfsmittel einen mit einem Pfeil durchbohrten Apfel und macht damit offensichtlich einen solchen Eindruck, dass der Knabe am linken Rand des Reliefs spontan versucht, dem Tell nachzueifern, indem er seine Armbrust spannt. Will Helvetia die ihr zu Füssen sitzenden Parlamentarierinnen und Parlamentarier ebenso zu einem standfesten Patriotismus erziehen?
Wussten Sie übrigens, dass Sie eher im Zuschauerraum eines Opern- oder Schauspielhauses als in einem Plenarsaal sitzen? Der Architekt lässt nämlich das weite Halbrund des Saales nicht auf die Stirnmauer auflaufen, sondern bricht den Bogen symmetrisch ab und führt von diesen beiden Knickstellen weg zwei gerade Seitenwände bis zur Abschlusswand. Im flachen Kreissegment öffnet sich eine lange Reihe von Arkaden, die in fünf Dreiergruppen unterteilt sind und hinter denen sich tribünenartig aufsteigend die Sitzbänke für die Besucherinnen und Besucher hinziehen. In beiden seitlichen Saalwänden ist je eine flache Nische eingetieft. Vor diesen Nischen tragen kannelierte Säulenpaare mit dorischen Kapitellen zwei Balkone. Hinter den Balkonbrüstungen öffnen sich zwischen Atlanten- und Karyatidenpfeilern zwei Logen. Über dem Pult der Nationalratspräsidentin, vor der geraden Abschlusswand, türmt sich eine weite, gedrückte Bogenstellung auf. Die Anlage des Saales wird verständlicher, wenn an den Lehrer von Hans Wilhelm Auer, an den Architekten Gottfried Semper, erinnert wird. Dessen Opernhaus in Dresden oder dessen Pläne für ein Richard-Wagner-Theater in München werden im Nationalratssaal plötzlich lebendig. Hans Wilhelm Auer gestaltet den Plenarsaal des Nationalrates in einen Theatersaal um. Das Kreissegment wird zum Parkett, über dem sich der Rang hinzieht. Es folgt das Proszenium mit seinen beiden Logen, das in die Orchestra mündet. Diese liegt vor der von einem Theaterbogen überhöhten Bühne.
Das fünf Meter hohe und zwölf Meter breite Bild "Wiege der Eidgenossenschaft", das der Genfer Maler Charles Giron auf Leinwand gemalt hat, gibt den Blick auf die Bühne frei. Zu sehen sind nicht Schauspieler, die eine Vorstellung geben, sondern ein Naturpanorama setzt sich in Szene. Vom Felsplateau von Seelisberg schweift der Blick über das Urnerbecken des Vierwaldstättersees hinüber auf den in der Sonne schimmernden Flecken Schwyz und hinauf zu den das Panorama bekrönenden Mythen. Bei genauerem Hinsehen wird am Ende der sich von rechts nach links hinziehenden Wolkenbank, die über dem See liegt, eine nackte Frauengestalt sichtbar. Eine Allegorie des Friedens, die in ihrer linken Hand einen goldenen Ölbaumzweig trägt und mit der rechten Hand auf eine unter ihr liegende Wiese mit einem Bauernhaus, die Rütliwiese, zeigt. Die Rütliwiese ist das Thema des Bildes und die wichtigste Darstellerin der Vorstellung. Sie erinnert die vor ihr im Parkett sitzenden Volksvertreterinnen und Volksvertreter daran, dass der Nationalratssaal zur neuen Rütliwiese geworden ist. Bereits Gotthold Ephraim Lessing bezeichnete das Theater als "moralische Anstalt". Oder gilt es etwa, die Nähe der Politik zum Theater zu unterstreichen? Diesen Gedankenfaden können Sie leicht weiterspinnen, wenn Sie den Saal verlassen und die Wandelhalle betreten. Man darf sich kneifen, denn dort erwartet Sie nichts anderes als das Foyer eines Theaters!
So möchte und könnte ich Sie noch lange durch Ihr Haus führen. Nun aber beglückwünsche ich Sie ganz einfach zu diesem immer wieder veralteten und doch auch immer wieder jungen Haus. Halten Sie bitte Sorge zu ihm - es lohnt sich! (Beifall)
Maury Pasquier Liliane · P-F · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Trio The Long-Eight, La Chaux-de-Fonds
Derborence
Valse de la Chauche-Vieille
Au Lac des Chavonnes
leer
Herzog Jacques, Architekt, Basel: Ich freue mich, Ihnen einige Bilder und Karten der Schweiz zu zeigen, die man als urbane Szenarien lesen kann. Es sind Bilder der Gegenwart, wie sie sich heute präsentiert und wie sie sich in der Zukunft möglicherweise darstellen könnte. Die Bilder sind nur ein winziger Teil einer dreijährigen Untersuchung, die ich zusammen mit anderen Professoren der ETH und Studenten an unserem neu gegründeten ETH-Studio in Basel durchführe. Die Resultate dieser Studie werden in ein, zwei Jahren in Buchform erscheinen, auch auf CD. Teile, Ausschnitte davon werden in den nächsten Wochen in der "NZZ am Sonntag" und auch in der "Weltwoche" gezeigt werden.
Leider brauche ich, um unsere Ideen zu erklären, immer Bilder, die in diesem Raum natürlich nur in Form von Projektionen gezeigt werden können. Nachdem Urs Staub vorhin gesagt hat, das Bundeshaus sei ein Theater, und nachdem er die Nähe von Theater und Politik hervorgehoben hat, kann ich Ihnen zu Ihrem Trost aus meiner Sicht sagen: Das ganze Haus ist noch weit weg von einem "showroom" entfernt. Denn dazu würde gehören, dass man diesen Raum ganz verdunkeln und ihn in eine Art "Disco" verwandeln könnte, wo wirklich eine Projektion möglich wäre. Ich hätte mir tatsächlich gewünscht, statt das Bild nur auf der - von mir aus gesehen - rechten Seite des Saals auf einer Leinwand zu zeigen, es frontal hier auf dieses Bild zu projizieren, auch als Zeichen dafür, wie zukünftige Szenarien immer auf alten, bestehenden aufbauen und dass es nicht um irgendeine Tabula-rasa-Vision oder sonst einen Versuch geht, die Schweiz völlig neu zu erfinden, sondern darum, quasi aus den Gegebenheiten heraus etwas neu zu entwickeln und neu zu denken.
Das erste Bild zeigt die Ihnen wohl vertraute "blaue Banane" und die Eigenwahrnehmung der Schweiz als eine eigene "Banane" sozusagen, die sich eher in Ost-West-Richtung statt in der in Mitteleuropa vorgegebenen Nord-Süd-Richtung entwickelt.
Das nächste Bild: Ein Satellitenbild von Europa mit grell leuchtenden gelben Flecken. Das sind die Siedlungsklumpen, die urbanen Megazentren, in Europa. Man sieht vor allem einen unglaublichen Schwerpunkt im Ruhrgebiet, in den Niederlanden und in den übrigen Beneluxländern; das sind die dichtest besiedelten Gebiete Europas. Man sieht auch, wie sich die "Banane" über die Schweiz hinweg bis in die Po-Ebene hinein verlängert.
Trotz der Realität dieser zusammenhängenden, sich eben fast in Bananenform entwickelnden Urbanität nimmt sich die Schweiz selbst ganz anders wahr. In den meisten derartigen Szenarien ist die Schweiz meist als Insel quasi ausgespart - in einer Umgebung, die sich mehr und mehr zusammenfindet.
Das nächste Bild zeigt die Umrisse der Uno-Staaten, allerdings vor der Abstimmung vom vergangenen 3. März. Ich zeige es Ihnen nur, damit Sie sehen, dass die Schweiz beinahe wie das Schwarze Meer dargestellt ist. (Heiterkeit)
Die Eigenwahrnehmung der Schweiz ist demgegenüber immer quasi das Auffüllen dieses Lochs. Die Schweiz nimmt sich als grüne Insel wahr, ganz ähnlich wie auf dem Wandbild von Giron, als eine Art unberührte Landschaft. Das ist eigentlich nach wie vor die Eigenwahrnehmung der Schweiz: Es ist fast kein Haus und fast kein Mensch zu sehen. Man muss doch sagen, dass die Wirklichkeit unterdessen - wie wir auch sehen werden - krass davon abweicht.
Inzwischen hat die Schweiz bezüglich Kantonen, Kulturen, Sprachen einen hohen Grad von Differenziertheit erreicht. Das nächste Bild zeigt die Sprachzonen; mittlerweile weiss man ja, dass von einer grossen Anzahl Menschen in der Schweiz auch ganz andere Sprachen als Deutsch, Französisch, Italienisch und Rätoromanisch gesprochen werden.
Auf dem nächsten Bild ist demgegenüber aber eine andere Tendenz erkennbar: Man sieht, dass sich das Mittelland immer stärker auffüllt - das Flachland im Allgemeinen, besonders aber das Mittelland -, weil die Schweiz in dieser Ost-West-Wahrnehmung eigentlich wie fixiert scheint. Im Mittelland breitet sich - fast wie der Nebel - eine Art Siedlungsbrei aus.
Auf dem nächsten Bild eigentlich wiederum diese Urbanisierung: Mit zunehmender Bevölkerungsdichte breitet sich eben dieses Breiartige, dieses Undifferenzierte der Urbanisierung, aus. Man sieht, dass in Europa die Ost-West-Metropole nicht allein steht, sondern von grossräumigen metropolitanen Regionen umgeben ist: die Po-Ebene - also die Region von Mailand notabene -, dann natürlich Rhône-Alpes im Westen - eigentlich abgehängt von der Schweiz -, ebenso München. Wie sich zeigt, wird das Tessin immer mehr zu einem Teil des Metropolitanraums Mailand, während sich im Norden zwischen Basel und Frankfurt eine wirtschaftliche und kulturelle Dynamik entwickelt.
Man sieht auch, dass die Schweiz - ausser, vereinfacht gesagt, Bern und Zürich - nur aus so genannten "Grenzregionen" besteht. Das heisst, dass alle urbanisierten Räume - Genf, Tessin, Bodensee und Basel - grenzüberschreitende, transnationale Agglomerationen sind.
Die Bilder, die ich jetzt zeige, sind rein topographische Bilder, die belegen, wie sich die Besiedelung des Flachlandes von einer Höhe von 300 bis 700 Metern langsam ausbreitet. Auf der Höhe von 300 Metern situieren sich vor allem von Norden und Süden her die niedrigst gelegenen Orte der Schweiz, dann folgen jene auf 400 Metern, 500 Metern, 600 Metern und 700 Metern. Die jetzige Besiedelung der Schweiz nimmt sich weitgehend aus wie die primitive Idee eines schlichten "Auffüllens" der Schweiz - nehmen wir irgendeine Flüssigkeit - von den tieferen bis in die höheren Regionen; dies geschieht bis maximal 700 Meter über Meer. Oberhalb von 700 Metern liegen eigentlich nur noch ein paar Dörfer, als sei es so, dass die Schweiz aufgrund einer Art psychologischer Struktur von einer gewissen Höhenlage an eigentlich unberührt, antiurban und naturhaft bleiben sollte.
Ein Vergleich mit dem restlichen Europa und der Welt zeigt die unglaubliche Bevölkerungsdichte der Schweiz. Die Bevölkerungsdichte im Ruhrgebiet wird dicht gefolgt von jener des Schweizer Flachlandes. Auch die Schweiz als Ganzes, also inklusive alpine Gegenden und Jura, liegt immer noch im obersten Drittel. Das heisst, die Bevölkerungsdichte der Schweiz ist so hoch, dass mit der Zunahme der Bevölkerung - und die Schweiz wächst nach wie vor - urbane Szenarien tatsächlich gefragt sind: Wie besiedelt man die Schweiz? Wo besiedelt man die Schweiz? Wie verdichtet man allenfalls Regionen, sodass andere wirklich leer und unberührt bleiben können? Das sind wichtige und dringende Aufgaben der Zukunft.
Auf dem nächsten Bild sieht man, dass die Siedlungsräume in der Schweiz - vor allem im Süden, aber auch im Westen, bei Genf, und vor allem im Norden, zwischen Basel, Mulhouse und Freiburg - über die Grenzen hinaus weiter führen, dass die Schweiz tatsächlich nicht an den Grenzen aufhört, dass vor allem die urbane Schweiz eine transnationale Kultur lebt.
Wir haben jetzt versucht, mit "Bohrungen", wie wir das nennen, die Schweiz besser kennen zu lernen. Das heisst, wir bohren Löcher wie in einen Käse, ziehen eine Probe heraus und schauen sie näher an. Dies geschieht ebenso für ländlichere Gegenden wie für Agglomerationen und alpine Regionen.
Davon ausgehend, aufgrund dieser Erkenntnisse, bauen wir die Schweiz wie neu zusammen. Wir erkennen, dass es eigentlich verschiedene Kategorien von Urbanisation, von Leer- und von Landschaftsräumen gibt. Da gibt es als Erstes die Städtenetze, dazu gehört z. B. Bern, das - anders als Zürich, Genf oder Basel - nicht agglomerativ wächst, also nicht diesen "Brei" um sich bildet, sondern mit Thun, Fribourg, Neuchâtel, Biel, Burgdorf und Solothurn eine Art Städtekranz, eine "Krone", ein sonnenartiges System. Es macht also durchaus Sinn, die weitere Verdichtung innerhalb dieser Kleinzentren voranzutreiben und eben nicht - wie erwähnt - die grösseren Städte der Schweiz agglomerativ auswuchern zu lassen.
Das Gleiche ist natürlich im Tessin mit Lugano, Bellinzona und Locarno der Fall. Das ist wie eine Art "Mini-Rio de Janeiro", indem diese Topographie und diese heteropolaren Orte ein durchaus sinnvolles Städtenetz darstellen.
Luzern und auch die Bodenseeregion kann man in ähnlicher Weise beschreiben: als von einer stark geprägten Landschaft - Vierwaldstättersee oder Bodensee - bestimmte und wappenähnlich gebaute urbane Strukturen.
Dazwischen liegt das, was wir "stille Orte" nennen, das heisst Landschaftsräume, die bis jetzt eher eine Art "Leftovers" waren, weil man da bis heute einfach nicht so gebaut hat. Diese sollte man aber in Zukunft tatsächlich proaktiv wie eine Art Landschaftskarte oder Nationalpark weiter entwickeln; sie sind auf alle Landesteile verteilt. Ich spreche jetzt bewusst nur vom Flachland - das Alpengebiet kommt nachher -, sei es das Napfgebiet oder sei es das Gros-de-Vaud, das eine sehr interessante Zone darstellt. Das sind Gebiete, aus denen man die Besiedelung in Zukunft nicht völlig fernhalten sollte - natürlich sind auch diese Gebiete von Besiedelung durchzogen -, aber man sollte dort mit Besiedelung - auch was zum Beispiel Industriezonen betrifft - zurückhaltend operieren, um den noch vorhandenen Naturcharakter nicht weiter zu zerstören.
In den drei metropolitanen Regionen der Schweiz finden wir grössere Verdichtungen sinnvoll. Als metropolitan gelten Zürich, Genf und Basel, weil in diesen Räumen - das zeigen die Statistiken, Pendlerströme und Wirtschaftspotenziale - ganz andere Verhältnisse herrschen. Bei diesen drei Regionen handelt es sich nicht mehr um eigentliche Einzelstädte. Vielmehr haben sie längst andere Städte in ihren Sog gezogen: Genf weist mit einer engeren Agglomeration von 640 000 Einwohnern einen um Lausanne zum Arc lémanique erweiterten Agglomerationsraum von über einer Million Einwohnern auf; Zürich bildet mit Zug, Winterthur bis hin zu Schaffhausen eine Metropolitanregion von 1,9 Millionen Einwohnern, während die eigentliche Agglomeration etwas über eine Million Einwohner hat; Basel, das eine trinationale Agglomeration ist, in welcher der engere Schweizer Teil nur noch etwa einen Drittel ausmacht, stellt heute bereits eine Agglomeration von 750 000 Einwohnern sowie eine Metropolitanregion von über zwei Millionen Menschen dar.
Wieso sind die Metropolitanregionen anders, und was kann da gemacht werden? Das Beispiel Basel ist interessant, weil es zeigt, wie sehr heute eine Stadt - ich denke vor allem an Genf oder Basel - über Landesgrenzen hinaus gedacht werden muss, weil real Pendlerströme, S-Bahn-Netze usw. existieren, welche diese Denkweise in den Vordergrund stellen. Diese Szenarien, diese Verdichtungen - auch Mittel wie die S-Bahn -, sind aktiver einzusetzen und zu fördern; sie bilden die einzige Zukunft dieser Metropolitanregionen. Man hat gesehen, wie sehr sich die Stadt Zürich durch die S-Bahn verändert hat und wie sehr daraus eine wirkliche metropolitane Situation entstanden ist.
Man kann wiederum am Beispiel Basel zeigen, dass eine Stadt heute nicht mehr eine Form hat. Man kann nicht sagen, eine Stadt habe so und so viele Einwohner, sondern es kommt ganz darauf an, welchen Blick man darauf wirft. Ist die rein politische Gemeinde gemeint, dann sind die Kernstädte eher am Abnehmen. Die Agglomerationen, die S-Bahn-Erreichbarkeit, die Kulturräume, die Sprachräume, die Medienreichweite usw. ergeben immer wieder andere Definitionen. Das Bild hier zeigt immer die gleiche Stadt, als trinationaler Ort gedacht, immer in völlig anderen, fast amöbenartig verschiedenen Konfigurationen.
Hier ist zum Beispiel eine Darstellung der Verbindungswege und -orte zu sehen. Da kann man erkennen, wie wichtig es heute ist, planerisch einzugreifen. Im Falle von Genf und Basel ist das schwieriger, weil sie über die kantonalen und nationalen Grenzen hinaus reichen; der Dialog und der Gedankenaustausch, die Kommunikation darüber, welche Dinge man überhaupt anpackt, sind dadurch umso wichtiger geworden.
Wir haben dann aufgrund dieser Szenarien, dieser Erkenntnisse über metropolitane Räume, Städtenetze, stille Zonen usw., begonnen, die Schweiz wie ein Puzzle sozusagen neu zusammenzusetzen. Hier das Bild für das Flachland. Das nächste zeigt die alpine Schweiz während den Feiertagen oder während der Hochsaison. Da sieht man, dass die Strassen und auch die Siedlungen in der Ost-West-Achse wie heisse Drähte glühen und die Bevölkerungszahlen in diesen Zonen während dieser Zeit bis zu fünfmal und mehr grösser sind. Das heisst, die Alpenregionen - Engadin, Wallis usw. - sind wie atmende Städte, deren Bevölkerung sich plötzlich verfünffacht, fast eine Art Schwangerschaft. In der Nebensaison werden plötzlich wieder fast nur noch die Nord-Süd-Achsen sehr intensiv befahren, während die Seitentäler, die so dicht aufgefüllt und belegt waren, plötzlich viel schwächer flackern. Aus diesem Grund gilt auch hier - das ist ganz wichtig -, dass wir nicht überall die geltenden Bauzonen, diese ganzen Seitentäler und Alpentäler auffüllen sollten, sondern auch hier Schwerpunkte setzen müssen, die sich mit den bestehenden Dorfkernen quasi verbinden. Ein Beispiel ist die Gegend Maloja/Sils/St. Moritz/Samedan. Da sieht man ja bereits, wie eine tiefe Urbanisierung tatsächlich die Landschaft selbst und den Charme der Landschaft gefährdet.
Auf der nächsten Karte ist die gesamte Schweiz aufgrund dieser Überlegungen in die metropolitanen Räume, in die Städtenetze, in die stillen Zonen gegliedert. Man sieht, dass sozusagen eine Schweiz der Regionen entsteht, welche die lokalen Kulturen, die Sprachen, die geographischen und die wirtschaftlichen Eigenheiten verstärkt zum Ausdruck bringt und gezielt einsetzt, um diesen Orten ein Gesicht zu geben. Man sollte nicht diesen "Siedlungsbrei" weiter einfach aufquellen lassen.
Wir haben diese Karte dann wie eine Art Rezeptbuch aufgegliedert. Man kann dann erkennen, dass die absoluten Schutzzonen, die alpinen Räume, Gletscherräume usw. wie eine Art Alphabet oder wie eine Art Sprache der Schweiz sind, um sich selbst zu definieren. (Beifall)
Cottier Anton · P-M · Ständerat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion
Cottier Anton, président du Conseil des Etats: On raconte qu'un autre célèbre architecte, français, lui, fut invité à donner son avis sur le Palais fédéral, qu'on venait d'achever. L'homme de l'art vint de Paris, fut conduit de la Gare à la Place fédérale. Comme il restait muet devant le chef-d'oeuvre, ses hôtes lui demandèrent: "Alors, qu'en pensez-vous?" Il répondit sobrement: "Je crois que ça tiendra." (Hilarité)
Il faut pourtant se méfier des évidences. On croit que le Palais fédéral est solide comme Berne, parce qu'il est construit dans la molasse du pays - cette pierre qui intègre la ville dans sa couronne de pâturages, qui la camoufle en vert paradis et lui confère un air d'éternité. Mais c'est une illusion! Car sur le plan symbolique, il n'existe rien de moins suisse que ce matériau, justement nommé "Sandstein" en allemand. Bâtir sur le sable, a-t-on idée? Ce n'est pas chez nous qu'on ferait pareille folie, surtout pour l'immeuble qui abrite le coeur de l'Etat.
Nous avons reçu ce matin une BD - bande dessinée, ou un "comic" comme on le traduit en "Hochdeutsch". (Hilarité) D'ailleurs, les auteurs de cette BD se trouveront tout à l'heure près du monument des Trois Suisses à l'entrée du Palais fédéral pour signer leur oeuvre.
Fort heureusement, les bédéastes ont saisi le caractère paradoxal du Palais. D'une construction massive, ils ont fait le support léger d'une fantaisie. Dans ce décor "à l'ancienne", et pour le moins daté, ils placent une fable sur l'apparente immobilité du temps. Dans ce temple de l'ordre et du sérieux, ils déroulent un jeu policier doucement subversif. Et dans cet édifice national par définition, tout rempli de références aux multiples terroirs helvétiques, ils font évoluer deux personnages parfaitement cosmopolites; hors-sol, dirais-je.
Mais voici mieux encore: de cette demeure du pouvoir, ils en font le royaume des concierges et des nettoyeurs. Comme nos bédéastes, je m'en inspire, je voudrais saisir l'occasion de cet anniversaire pour faire l'éloge de la "Putzmannschaft" du "Bundeshaus". J'aimerais rendre hommage à ces femmes et à ces hommes dans le style de Bertolt Brecht, qui demandait: "Qui a bâti Thèbes aux sept portes?" Car on célèbre toujours les rois-bâtisseurs et on oublie les maçons; on garde le souvenir des conseillers fédéraux, parfois celui des parlementaires, mais jamais celui des nettoyeurs. Or, les équipes d'entretien ont si bien fait leur travail que le Palais fédéral a pu vivre plus de nonante ans avant qu'il ne faille entreprendre des travaux de rafraîchissement. Qui dit mieux? Conclusion: au Palais fédéral, l'ouvrage des nettoyeurs est aussi durable que celui des législateurs. La bande dessinée, parfois, nous enseigne la modestie.
Les bédéastes ont su renouveler notre regard sur le Palais fédéral. Et je me pose une question. Les jeunes générations, nourries d'images et familières de la BD, sauraient aussi bien, sans doute, rafraîchir notre vision de la Suisse - et de la politique, par la même occasion, ce qui ne serait pas un luxe. Mais saurons-nous les écouter? Oh, je ne doute pas de notre bonne volonté, de notre disponibilité; nous avons un talent certain pour éviter, limiter ou adoucir les chocs frontaux, y compris les chocs entre générations. Ce qui me fait un peu souci, c'est notre aptitude à nous projeter dans l'avenir. Je me demande si nous avons encore assez d'imagination pour cela, si notre culture de la mémoire n'a pas tué - ou diminué - le goût de l'invention. Peut-être sommes-nous trop préoccupés par notre identité et pas assez par notre devenir. Face à n'importe quel problème nouveau, et qui par conséquent nous déconcerte, nous nous référons spontanément à l'histoire afin de nous rassurer.
Nous avons de la peine à admettre que le passé n'est plus, ce qui nous empêche souvent de prendre le présent à bras-le-corps et surtout de préparer l'avenir.
Mais je tiens à vous rassurer: je crois que nous sommes capables d'entendre ces critiques et de comprendre les exigences du présent. Je crois surtout que nous avons les moyens de réinventer notre pays et notre façon d'y vivre ensemble.
On verra peut-être des choses surprenantes, mais - pour le dire comme l'architecte qui découvrait le Palais fédéral - je crois que ça tiendra. (Applaudissements)
leer
Trio The Long-Eight, La Chaux-de-Fonds
La Chanson des Vieux Prés
Maury Pasquier Liliane · P-F · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
La présidente (Maury Pasquier Liliane, présidente du Conseil national): Je ne saurais clore cette cérémonie sans remercier particulièrement le trio The Long-Eight qui, comme son nom ne l'indique pas, est un ensemble qui vient de La Chaux-de-Fonds. J'aimerais remercier également les artisanes et les artisans de cette manifestation et de toutes les manifestations mises au point à l'occasion de ce centenaire, et vous remercier de votre présence et de votre attention.
Je vous invite très cordialement à prendre l'apéritif et je déclare terminée cette cérémonie officielle. (Applaudissements)
Schluss der Sitzung um 11.50 Uhr
La séance est levée à 11 h 50