17.056

Berücksichtigung von allgemeinen Abzügen und Sozialabzügen bei im Ausland beschränkt steuerpflichtigen Personen. Bericht des Bundesrates zur Abschreibung der Motion 14.3299

de Buman Dominique · P-M · Nationalrat · Freiburg · CVP-Fraktion

Antrag der Kommission

Die Motion 14.3299 nicht abschreiben

Proposition de la commission

Ne pas classer la motion 14.3299

Amaudruz Céline · Mit-F · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Réunie les 23 et 24 avril 2018, la Commission de l'économie et des redevances a décidé de ne pas classer la motion intitulée "Pour que les contribuables soumis partiellement à l'impôt à l'étranger puissent faire valoir les déductions générales et les déductions sociales".

Permettez-moi ce rappel: le 29 avril 2014, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des Etats a déposé la motion 14.3299 intitulée "Pour que les contribuables soumis partiellement à l'impôt à l'étranger puissent faire valoir les déductions générales et les déductions sociales". Cette motion, datant donc de 2014, chargeait le Conseil fédéral, lorsqu'il négocie des conventions en vue d'éviter les doubles impositions - donc les CDI - , de veiller à ce que les contribuables établis en Suisse et soumis partiellement à l'impôt à l'étranger puissent faire valoir entièrement les déductions générales et les déductions sociales.

Cette motion portait sur la pratique de la Suisse qui veut que les déductions générales et les déductions sociales ne soient accordées qu'en proportion des revenus imposables en Suisse et sur la conséquence que la part des déductions concernant les revenus imposables à l'étranger ne peut être demandée que dans la mesure où le droit étranger en vigueur prévoit cette possibilité.

Le Conseil fédéral a proposé de rejeter la motion 14.3299 qui s'intitule - comme je l'ai dit - "Pour que les contribuables soumis partiellement à l'impôt à l'étranger puissent faire valoir les déductions générales et les déductions sociales". Le Conseil fédéral estime que la question des déductions n'a jamais été harmonisée à l'échelle internationale et qu'elle relève dès lors traditionnellement du droit de chaque pays.

Il y a donc peu de chance que les autres Etats contractants s'engagent, dans des CDI, à accorder les déductions prévues par le droit suisse pour ce qui concerne les revenus imposables chez eux. D'après le Conseil fédéral toujours, la seule possibilité consisterait donc à ce que la Suisse s'engage unilatéralement à accorder des déductions sur les revenus imposables dans l'autre Etat contractant.

Ces déductions pourraient être accordées de deux façons: soit sans condition, soit à la condition que l'autre Etat contractant n'accorde pas de déductions. Le Conseil fédéral s'est prononcé contre l'octroi sans condition des déductions au motif que cela reviendrait à trop privilégier les personnes qui peuvent faire valoir des déductions à l'étranger. En ce qui concerne l'octroi sous condition des déductions, il se heurterait à des problèmes de mise en oeuvre. En effet, les autres Etats respectent le principe de l'imposition d'après la capacité économique au sens de l'article 127 alinéa 2 de la Constitution fédérale de différentes manières. Certains accordent diverses déductions, d'autres appliquent des barèmes moins élevés. Il serait dès lors très compliqué, voire impossible, de vérifier si les déductions sont accordées à l'étranger et, le cas échéant, de répondre à la question si ces dernières sont comparables aux déductions accordées en Suisse.

Le Conseil fédéral estimait donc que la motion n'était pas assez nuancée. En revanche, il s'était déclaré disposé à chercher, dans le cadre de ses négociations en matière de CDI, des solutions ciblées pour résoudre les cas de rigueur qui ont motivé le dépôt de la motion.

La motion a été acceptée par le Conseil des Etats le 17 juin 2014 et par notre conseil le 11 décembre 2014.

Vous l'aurez donc compris, contre l'avis du Conseil fédéral, la commission propose, par 22 voix contre 0, de ne pas classer la motion 14.3299, intitulée "Pour que les contribuables soumis partiellement à l'impôt à l'étranger puissent faire valoir les déductions générales et les déductions sociales". La commission estime qu'il est trop tôt pour abandonner la recherche d'une solution. Elle rappelle notamment que des négociations sont en cours en vue de réviser entièrement la convention contre les doubles impositions conclue avec l'Allemagne. Le Secrétariat d'Etat aux questions financières internationales doit, selon la commission, continuer d'essayer de trouver une solution dans ce dossier.

C'est pourquoi, au nom de la commission, je vous invite à ne pas classer la motion 14.3299.

Pardini Corrado · Mit-M · Nationalrat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion

Die Kommission für Wirtschaft und Abgaben des Ständerates hat am 29. April 2014 die Motion 14.3299, "Berücksichtigung von allgemeinen Abzügen und Sozialabzügen bei im Ausland beschränkt steuerpflichtigen Personen", eingereicht. Die Motion wurde dann am 17. Juni 2014 vom Ständerat und am 11. Dezember 2014 von unserem Rat angenommen.

Mit der Motion wird der Bundesrat beauftragt, im Rahmen von Verhandlungen über Doppelbesteuerungsabkommen sicherzustellen, dass bei in der Schweiz ansässigen und im Ausland beschränkt steuerpflichtigen Personen allgemeine Abzüge und Sozialabzüge vollständig berücksichtigt werden. Der Bundesrat hat anlässlich der Beratung unserer Kommission die Abschreibung dieser Motion beantragt und sie damit als erfüllt erklärt.

Die Erwägungen der Kommission: Die geltenden Regeln bei der Besteuerung von Personen, die ihren Wohnsitz in der Schweiz haben und aufgrund ihres Arbeitsorts in einem anderen Staat beschränkt besteuert werden, führen dazu, dass diese Personen regelmässig nicht entsprechend ihrer tatsächlichen wirtschaftlichen Leistungsfähigkeit, wie das von unserer Bundesverfassung grundsätzlich verlangt wird, besteuert werden. Dies ist der Fall, wenn Steuerabzüge in der Schweiz proportional gekürzt werden, obwohl im Staat, in dem beschränkt besteuert wird, die entsprechenden Abzüge nicht gemacht werden können. Ihre Kommission hat entgegen dem Antrag des Bundesrates, der eben die Abschreibung verlangte, mit 22 zu 0 Stimmen entschieden, die Motion, die wir jetzt beraten, nicht abzuschreiben.

Die Begründung Ihrer Kommission: Es sei zu früh, die Lösungssuche in dieser Frage aufzugeben. Unter anderem laufen derzeit die Verhandlungen über eine umfassende Revision des Doppelbesteuerungsabkommens mit Deutschland. Das Staatssekretariat für internationale Finanzfragen solle weiterhin versuchen, in diesem Rahmen eine Lösung für die betroffenen Personen zu finden.

Wie gesagt, empfiehlt Ihnen Ihre Kommission einstimmig, den Abschreibungsantrag des Bundesrates abzulehnen.

Maurer Ueli · VPBR-M · Bundesrat · Zürich

Sie klammern sich hier an das Prinzip Hoffnung in der Meinung, dass sich irgendwann eine Problemlösung finden lassen werde. Auch wenn Sie die Abschreibung aufschieben, wird diese Hoffnung sterben; das kann ich Ihnen heute schon sagen. Wir können aber gerne noch einmal darüber diskutieren.

Wir haben diese Frage mit den Kantonen besprochen. Die Kantone sind ja letztlich dafür zuständig. Es gibt drei Möglichkeiten, das Anliegen umzusetzen. Wenn wir überall einfach die gesamten Abschreibungen zum Abzug zulassen, sind das für die 14 Kantone, die Zahlenmaterial haben und sich gemeldet haben, zusätzliche Abzüge von 117 Millionen Franken, die wir gewähren müssten. Da sind die bevölkerungsstarken Kantone noch nicht dabei, diese Zahl würde sich also noch erhöhen. Unserer Meinung nach können wir uns das nicht leisten.

Wenn wir nur die Abzüge zulassen würden, die im Ausland nicht zugelassen würden, wäre dafür in jedem Einzelfall eine Abklärung auf der Basis des ausländischen Steuerrechts nötig. Dieser administrative Aufwand ist für die Kantone nicht zu bewältigen, das lehnen die Kantone ab. Das Anliegen in Doppelbesteuerungsabkommen einzubinden, erachten wir als praktisch unmöglich. Sie verweisen ja auf das hängige Verfahren mit Deutschland; dort geht es um das Flugpersonal. Wir verhandeln jetzt seit vier Jahren um diesen Punkt, und es ist nicht absehbar, dass wir hier eine Lösung finden werden.

Wir können das Anliegen also gerne noch einmal diskutieren, wenn Sie die Motion heute noch nicht abschreiben wollen. Aber Sie belasten damit einfach auch den Verwaltungsapparat. Sie könnten also mit etwas Mut die Motion heute abschreiben, weil es in dieser Frage nicht besser kommen wird.

de Buman Dominique · P-M · Nationalrat · Freiburg · CVP-Fraktion

Le président (de Buman Dominique, président): La commission propose de ne pas classer la motion 14.3299. Le Conseil fédéral propose de la classer.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für den Antrag der Kommission ... 174 Stimmen

Für den Antrag des Bundesrates ... 6 Stimmen

(0 Enthaltungen)