18.063

Multilaterales Übereinkommen zur Umsetzung steuerabkommensbezogener Massnahmen zur Verhinderung der Gewinnverkürzung und Gewinnverlagerung. Genehmigung

Carobbio Guscetti Marina · P-F · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion

Antrag der Mehrheit

Eintreten

Antrag der Minderheit

(Amaudruz, Aeschi Thomas, Dettling, Flückiger Sylvia, Martullo, Matter, Rime)

Nichteintreten

Proposition de la majorité

Entrer en matière

Proposition de la minorité

(Amaudruz, Aeschi Thomas, Dettling, Flückiger Sylvia, Martullo, Matter, Rime)

Ne pas entrer en matière

Schneeberger Daniela · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · FDP-Liberale Fraktion

Die Organisation für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (OECD) lancierte zusammen mit den G-20-Staaten im Jahr 2013 ein Projekt zur Bekämpfung der Gewinnverkürzung und -verlagerung: Base Erosion and Profit Shifting (Beps). Die technischen Arbeiten zum 2013 verabschiedeten Beps-Aktionsplan, der fünfzehn Massnahmen enthält und sich gegen die Aushöhlung der Bemessungsgrundlage und gegen die Gewinnverschiebung in Länder mit einer tiefen oder vollständig fehlenden Besteuerung richtet, wurden 2015 mit der Veröffentlichung mehrerer Berichte abgeschlossen.

Bei einem Teil der im Beps-Übereinkommen enthaltenen Bestimmungen über die Änderung der Doppelbesteuerungsabkommen handelt es sich um Mindeststandards, zu deren Umsetzung sich alle OECD- und G-20-Staaten sowie weitere Staaten und Gebiete verpflichtet haben. Diese Mindeststandards entsprechen grundsätzlich der heutigen schweizerischen Politik im Bereich der Doppelbesteuerungsabkommen. Sie werden von der Schweiz auch in bilateralen Verhandlungen über Doppelbesteuerungsabkommen vereinbart. Um sicherzustellen, dass die Mindeststandards umgesetzt werden und keine Staaten oder Gebiete durch Nichtumsetzung einen Wettbewerbsvorteil erlangen, soll die Umsetzung der Mindeststandards mittels sogenannter Peer Reviews geprüft werden.

Zum Inhalt der Vorlage: Die Schweiz hat als OECD-Mitgliedstaat aktiv am Beps-Projekt und insbesondere bei der Erarbeitung des Beps-Übereinkommens mitgewirkt. Sie hat dazu beigetragen, dem Beps-Übereinkommen die nötige Flexibilität zu verschaffen, damit sich dessen Umsetzung mit der schweizerischen Politik und Rechtsordnung betreffend Doppelbesteuerungsabkommen vereinbaren lässt. Da das Beps-Übereinkommen die Möglichkeit vorsieht, Vorbehalte anzubringen, verpflichtet es auch nicht zur Übernahme von Bestimmungen, die keine Mindeststandards darstellen.

Im Wesentlichen setzt die Schweiz mit dem Beps-Übereinkommen die Mindeststandards zur Verhinderung von Abkommensmissbrauch sowie zur Verbesserung der Wirksamkeit von Streitbeilegungsmechanismen um. Die Schweiz hat das Beps-Übereinkommen am 7. Juni 2017 unterzeichnet. Mit dem Beps-Übereinkommen sollen vorerst die Schweizer Doppelbesteuerungsabkommen mit Argentinien, Chile, Island, Italien, Litauen, Luxemburg, Mexiko, Österreich, Portugal, Südafrika, Tschechien und der Türkei an die im Rahmen des Beps-Projekts gesetzten abkommensbezogenen Mindeststandards angepasst werden. Diese Staaten sind bereit, sich mit der Schweiz auf den genauen Wortlaut der durch das Beps-Übereinkommen anzupassenden Doppelbesteuerungsabkommen zu einigen.

Der Kern der Vorlage ist, dass der Bundesrat in Zukunft gewisse Änderungen an Doppelbesteuerungsabkommen selbstständig vornehmen darf. Wenn die Schweiz ihre Vorbehalte und Notifikationen anpassen möchte, kann der Bundesrat das nicht eigenständig tun, sondern muss die Vorlage nach dem ordentlichen Staatsvertragsverfahren dem Parlament mit einem Bundesbeschluss vorlegen. Geht es aber um reine Ausdehnungen des heute genehmigten Abkommens auf zusätzliche Staaten und werden die Vorbehalte der Schweiz uneingeschränkt übernommen, soll der Bundesrat die Kompetenz erhalten, das eigenständig zu machen.

Die Kommission empfiehlt Ihnen mit 15 zu 7 Stimmen ohne Enthaltungen, auf die Vorlage zur Genehmigung des Beps-Übereinkommens einzutreten und ihr zuzustimmen.

Das Übereinkommen regelt die effiziente Anpassung der Schweizer Doppelbesteuerungsabkommen an die Mindeststandards des Beps-Projektes der OECD, mit dem die ungerechtfertigte Steuervermeidung multinationaler Unternehmen verhindert werden soll. Die Schweiz hat verschiedene Vorbehalte angebracht. So gilt etwa das vorgesehene Schiedsverfahren aufgrund der Vorbehalte, welche die Kantone in der Vernehmlassung eingebracht haben, erst ab der Anwendbarkeit des Übereinkommens.

Die Minderheit begrüsst zwar insbesondere dieses Schiedsverfahren. Da das Übereinkommen jedoch unter anderem den administrativen Aufwand der Unternehmen erhöhen werde, will sie auf den entsprechenden Bundesbeschluss nicht eintreten.

Marra Ada · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion

Nous traitons, en tant que deuxième conseil, de la convention multilatérale pour la mise en oeuvre des mesures relatives aux conventions fiscales pour prévenir l'érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfices, dite convention BEPS.

Pour résumer le contenu de ce projet, je citerai un passage d'un article publié le 22 août 2018 dans la version numérique du magazine "Bilan": "Elaborée par l'OCDE, la convention BEPS a été signée par la Suisse et quelque 70 autres Etats le 7 juin 2017. Elle vise à imposer les bénéfices là où les activités qui les ont générés ont été effectuées. Il s'agit d'empêcher les multinationales de transférer leurs bénéfices d'un pays à un autre pour contourner l'impôt."

L'instrument multilatéral dont nous traitons aujourd'hui a été élaboré par un groupe de plus de 100 pays et territoires, dont la Suisse. L'instrument que représente cette convention multilatérale permet de transposer dans les conventions fiscales déjà existantes les standards minimaux BEPS pour s'assurer que ces conventions fiscales soient utilisées conformément à leur objet et but, et pas pour transférer les profits des entreprises dans des juridictions peu ou pas imposées. Cela passe par des adaptations des conventions contre les doubles impositions, soit par des négociations bilatérales, soit justement au moyen de la convention BEPS.

La convention BEPS contient des standards minimaux à appliquer. Le Conseil fédéral souhaite l'adopter, mais sans Swiss Finish. Il a ainsi émis toute une série de ce qu'on appelle des réserves ainsi que des notifications, lesquelles sont contenues dans l'arrêté fédéral.

Les points principaux prévus par cette convention multilatérale sont les suivants. Premièrement, les conventions de double imposition ne doivent pas offrir la possibilité de recourir à des pratiques de fraude ou d'évasion fiscale. Deuxièmement, les conventions de double imposition sont complétées par des clauses antiabus. Troisièmement, la convention prévoit une harmonisation des dispositions sur la procédure amiable mise en oeuvre dans les conventions de double imposition. Enfin, elle prévoit l'insertion d'une clause d'arbitrage.

La discussion en commission a surtout tourné autour de certaines réserves et notifications, notamment en ce qui concerne les clauses anti-abus que la Suisse ne souhaite pas reprendre. Ou alors autour de la règle du départage modifiée pour les sociétés ayant une double résidence, c'est-à-dire, selon le message, "les sociétés qui résident en même temps dans deux Etats d'après leur législation interne".

D'après la nouvelle règle de la convention, ce n'est plus le lieu de la direction effective de la société qui constitue le critère pour déterminer l'Etat de résidence aux fins des conventions fiscales. En pareil cas, ce sont les autorités compétentes des Etats concernés qui devront s'efforcer de déterminer l'Etat de résidence d'un commun accord. Mais si le Conseil fédéral reconnaît l'efficacité d'un tel instrument pour lutter contre l'évasion fiscale, il ne souhaite pas l'adopter pour des raisons de lourdeur administrative.

Si certains au sein de la commission regrettent une relative frilosité et auraient souhaité que le Conseil fédéral explique quelles réserves la Suisse pourrait retirer ultérieurement, il est admis au sein de la commission que cette convention et ses standards minimaux sont nécessaires à la Suisse pour ne pas figurer sur des listes noires ou grises de l'OCDE et à concrétiser la volonté de la Suisse de lutter contre l'évasion fiscale.

Une minorité propose de ne pas entrer en matière avec l'argument que les relations et accords bilatéraux sont à privilégier par rapport aux accords multilatéraux.

A noter que douze conventions contre les doubles impositions conclues par la Suisse semblaient remplir les conditions requises pour une révision au moyen de la convention BEPS: il s'agit des conventions de double imposition avec l'Afrique du Sud, l'Argentine, l'Autriche, le Chili, l'Islande, l'Italie, la Lituanie, le Luxembourg, le Portugal, la République tchèque, la Turquie et le Mexique.

En définitive, c'est par 15 voix contre 7 que la commission vous propose d'entrer en matière sur cet arrêté fédéral portant approbation de la convention BEPS, et c'est avec le même nombre de voix qu'elle vous propose de l'adopter.

Amaudruz Céline · Mit-F · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Je serai très brève car Monsieur Egloff va tout à l'heure défendre la position du groupe UDC. Je veux juste vous dire que nous avons déposé la proposition de ne pas entrer en matière pour des raisons qui nous paraissent assez évidentes, à savoir la surcharge administrative que crée la Convention multilatérale pour la mise en oeuvre des mesures relatives aux conventions fiscales. De plus, l'UDC n'a jamais été convaincue du fait que ces conventions multilatérales sont totalement réciproques. C'est toujours la Suisse qui finalement fournit les informations, mais il n'y a pas de réciprocité.

Je vous remercie de soutenir ma proposition de minorité.

Egloff Hans · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Ich sage Ihnen jetzt quasi noch auf Deutsch, was Frau Kollegin Amaudruz vorhin auf Französisch gesagt hat. Bevor ich aber zum Antrag aus der SVP-Fraktion auf Nichteintreten bzw. im Falle des Eintretens auf Ablehnung komme, mache ich zwei kurze Vorbemerkungen:

Würde aus einigermassen objektiver Warte eine OECD-Musterknabenliste geführt, so müssten wir, müsste die Schweiz sicher in den Top Ten geführt werden. Die letzte echte Pendenz oder Baustelle könnte im Mai mit der Steuervorlage erledigt werden. Stattdessen - dies ist meine zweite Vorbemerkung -, wenn Sie so wollen, befinden wir uns auf der grauen Liste der EU. Der Verbleib auf dieser Liste ist vor wenigen Stunden ja wieder bestätigt worden. Ich kann Sie allerdings beruhigen, ich habe in der letzten Nacht trotzdem gut geschlafen.

Dieses Übereinkommen, das wir hier debattieren, regelt die effiziente Anpassung der Schweizer Doppelbesteuerungsabkommen an die Mindeststandards des Beps-Projektes der OECD, mit dem die ungerechtfertigte Steuervermeidung multinationaler Unternehmen verhindert werden soll. Die Entstehungsgeschichte, das Begriffliche und auch der Inhalt der Vorlage sind von den Kommissionssprecherinnen treffend erläutert worden; dazu brauche ich keine Ergänzungen anzubringen.

Die Schweiz hat verschiedene Vorbehalte angebracht. So gilt etwa das vorgesehene Schiedsverfahren aufgrund eines Vorbehaltes erst ab der Anwendbarkeit des Übereinkommens. Wir, die SVP-Fraktion, begrüssen zwar insbesondere das Schiedsverfahren. Da das Übereinkommen jedoch unter anderem den administrativen Aufwand für die Unternehmen massiv erhöhen wird, ist nach gewalteter Interessenabwägung auf diesen Bundesbeschluss nicht einzutreten.

Ich danke Ihnen für die Unterstützung dieses Minderheitsantrages.

Lüscher Christian · Mit-M · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion

Je vous rappelle que c'est le 7 juin 2017 que la Suisse a signé la Convention multilatérale pour la mise en oeuvre des mesures relatives aux conventions fiscales pour prévenir l'érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfices. Cette convention, dite convention BEPS, doit permettre de mettre en oeuvre le principe selon lequel la substance est taxée dans le pays dans lequel l'activité économique est réellement déployée, ce qui, soit dit en passant, est de toute évidence dans l'intérêt de la Suisse.

Le groupe libéral-radical considère que la ratification de cette convention multilatérale peut et doit être approuvée, car, je le répète, elle est dans l'intérêt de notre pays, qui a d'ailleurs participé très activement à son élaboration. Nous pouvons à ce sujet remercier l'administration et ses très efficaces collaborateurs. Il convient de préciser, et c'est important selon notre groupe, que cette convention ne crée pas de nouveaux standards, mais qu'elle met en oeuvre des règles déjà élaborées. Comme le dit le Conseil fédéral dans son message, "la Suisse met en oeuvre, par l'intermédiaire de la convention BEPS, les standards minimaux relatifs à la prévention de l'utilisation abusive des conventions et à une meilleure efficacité des mécanismes de règlement des différends".

Le groupe libéral-radical considère également que l'ancrage conventionnel de la Suisse par le truchement des conventions bilatérales est gage de sécurité, de prévisibilité et, donc, de stabilité juridique et économique, principes qui ont toujours fait, font et feront encore la force de notre pays et garantissent son attractivité.

Par ailleurs, le groupe libéral-radical salue la flexibilité de cette convention, notamment par la possibilité qui y réside d'émettre des réserves aux dispositions qui s'éloignent des standards minimaux, étant précisé que, si vous prenez le temps de lire le message du Conseil fédéral, vous verrez que la Suisse a, sur de nombreux sujets, émis des réserves et a également communiqué un certain nombre de notifications prévues par la convention.

Enfin, le recours à l'arbitrage doit être approuvé et salué, car il constitue dans ce domaine le meilleur règlement des différends. La Suisse a d'ailleurs notifié qu'elle entendait appliquer la partie VI de la convention, relative à l'arbitrage, dans les conventions contre les doubles impositions qu'elle a signées avec un certain nombre de pays.

Dans le domaine des relations multilatérales et bilatérales, l'arbitrage doit être favorisé en tant qu'outil de règlement des différends, la Suisse étant d'ailleurs, comme vous le savez, une place d'arbitrage particulièrement réputée.

Le groupe PLR soutient la proposition de la majorité et vous remercie d'en faire de même.

Badran Jacqueline · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion

Es gibt Momente, in denen man glaubt, früher sei alles besser gewesen. Erinnern Sie sich an die Siebziger- und Achtzigerjahre? Kapital war wenig mobil und hoch besteuert; Arbeit und Konsum waren tief besteuert. Die Produktivitätsgewinne gingen in Form von besseren Löhnen und tieferen Arbeitszeiten an die Arbeiterschaft. Sozialwerke wurden aufgebaut, um die Kaufkraft in allen Lebenslagen zu erhalten. Ökonomen beschreiben die Nachkriegswirtschaft als "rise of the middle class", Soziologen sprechen vom grossen Teilhabeprojekt. Die Panik vor dem Kommunismus entfaltete seine disziplinierende Wirkung auf das Kapital. Dann kam der Zerfall des Ostblocks, mit ihm eine Entfesselung des Kapitals und damit ein Globalisierungsschub. Der Shareholder Value - sprich: die Eigenkapitalrendite - wurde zur fixen Idee, der sich alles unterzuordnen hatte.

1996 war ich an der HSG, und ein Verwaltungsrat eines Konzers erzählte mir an einem Nachtessen, wie nun 50 Anwälte aus allen möglichen Ländern seinen Konzern so aufgestellt hätten, dass dieser nirgends mehr Steuern zahle - ganz legal. Das war das erste Mal, aber nicht das letzte Mal, dass ich von legaler Steuervermeidung hörte. Seither hat sich eine aggressive und schädliche Steuervermeidung als Businessmodell etabliert, und zwar als legales. Das hat direkt und leistungsfrei zu höheren Gewinnen und höheren Eigenkapitalrenditen geführt. Diese zusätzlichen Gewinne durch Steuervermeidung fielen und fallen aber nicht vom Himmel, sondern müssen bezahlt werden durch die nichtmobilen Firmen, die KMU, und die natürlichen Personen. Es ist also ein reiner Umverteilungsprozess von Arbeit zu Kapital.

Die Länder reagierten mit Rahmenbedingungen, die die Steuervermeidung begünstigten, um doch noch ein paar Brosamen zu bekommen. Wir erinnern uns: 1998 führte die Schweiz im Rahmen der Unternehmenssteuerreform I das Holding- und Statusgesellschaftsprivileg ein, bei dem die Basis dessen, was besteuert wird, erodiert wurde. Mehrere Länder zogen nach mit immer abenteuerlicherer Regulierung. Die Länder fingen an, sich gegenseitig zu unterbieten und mit dem Finger auf andere zu zeigen: Die Schweiz zeigte auf Luxemburg, Luxemburg auf Irland, Irland auf Holland, Holland auf die Schweiz usw.

Die Länder haben sich nun durch die Ermöglichung von "Base Erosion and Profit Shifting" nicht nur gegenseitig Steuersubstrat abgeluchst, sondern auf diesem Weg Steuersubstrat vernichtet. Schätzungen gehen von Hunderten von Milliarden jährlich aus, allein im OECD-Raum. Hinzu kommen 100 Milliarden jährlich, die Afrika fehlen, um auf die Beine zu kommen. Auf Schweizerdeutsch gibt es einen guten Begriff für diesen Vorgang: "z'leid werche", zuleide tun. Die Länder schikanieren sich gegenseitig.

Die Folge: Die Länder im Süden kommen nicht vom Fleck, weil ihnen Steuereinnahmen zur Finanzierung von Infrastrukturen fehlen; anhaltende Wachstumsschwäche im EU-Raum; Explosion der Unternehmensgewinne und Dividendenausschüttungen; Niedergang der Investitionen, trotz erstmaliger langandauernder Tiefzinsphase; und dafür Asset Price Inflation.

Das ist mehrfach systemfremd. Erstens konstituieren wir eine Leistungsgesellschaft, und leistungsfreie Gewinne sind systemfremd. Zweitens haben wir einen Pseudo-Steuerwettbewerb konstituiert, bei dem eben Konzerne nicht mit gleich langen Spiessen operieren. Das aber ist das Gegenteil einer effizienten Wettbewerbsordnung und systemfremd. Drittens versprechen hohe Gewinne nach Theorie höhere Investitionen. Das Gegenteil passiert aber seit nun bald zwanzig Jahren.

Das ist keine kluge Wirtschaftsordnung. Das ist unvernünftig, ungerecht und systemfremd. Deshalb ist das vorliegende Abkommen mehr als erwünscht und richtig. Es geht mit einigen Massnahmen, die meine Vorredner beschrieben haben, in die richtige Richtung, indem die Grundlage geschaffen wird, um gegen aggressive Steuervermeidung, Base Erosion und Gewinnverschiebung effizienter vorzugehen. Es ist ein Schritt in die Richtung einer Wettbewerbsordnung mit gleich langen Spiessen und weniger leistungsfreien Gewinnen.

Die SP-Fraktion erwartet aber, dass der Finanzminister weiter geht und im Rahmen der OECD Druck macht. Wir dürfen nicht mehr nur reagieren, weil wir müssen; vielmehr müssen wir reagieren, weil wir wollen. Google beispielsweise zahlt in der Schweiz keine oder kaum Steuern. Das ist die Folge des "Double Irish With a Dutch Sandwich" genannten Steuervermeidungssystems, das fast alle amerikanischen Konzerne anwenden. Das ist doch nicht akzeptabel! Schliesslich bezieht Google Leistungen, weshalb das Unternehmen auch dafür zahlen soll; es zieht uns die Besten aus der ETH ab, deren Ausbildung wir Steuerzahlenden finanziert haben; es profitiert von unserer weltbesten Infrastruktur.

Am diesjährigen WEF war dies eines der Hauptthemen. Die Teilnehmenden waren sich weitgehend einig: Diese aggressive Steuervermeidung muss aufhören, die Produktivitätsgewinne müssen wieder zu den Arbeitnehmenden statt in die Dividenden fliessen.

In dem Sinne: Stimmen Sie diesem Abkommen überzeugt zu. Gehen wir dann gemeinsam weiter in Richtung einer systemkonformen Steuerwirtschaftsordnung.

Barazzone Guillaume · Mit-M · Nationalrat · Genf · CVP-Fraktion

Le groupe PDC soutient les propositions de la majorité de la commission et vous recommande d'entrer en matière sur le projet BEPS.

J'aimerais tout d'abord remercier le président de la Confédération et ses équipes pour la qualité du message, qui porte sur une matière complexe et contient des concepts complexes, et qui vise principalement à taxer la substance fiscale à l'endroit où l'activité économique est déployée. Monsieur Lüscher l'a dit: la Suisse a intérêt à ce que ce système international et ces règles minimales internationales puissent également être appliqués en Suisse, puisque la Suisse attire, pour toute une série de bonnes raisons, des sociétés et des activités économiques.

Cette convention multilatérale met en oeuvre des statuts internationaux minimaux, pour éviter les abus en matière fiscale, pour éviter que des sociétés utilisent des conventions fiscales dans plusieurs pays afin de ne pas être imposées. Il nous semble normal, en tant que démocrates-chrétiens, que nous favorisions les conditions-cadres permettant à l'économie et aux entreprises de se développer sur notre territoire - c'est d'ailleurs la raison pour laquelle le PDC soutient avec force la réforme de la fiscalité des entreprises qui sera soumise au peuple prochainement. C'est à cette condition que les entreprises pourront déployer des activités économiques en Suisse et que notre compétitivité pourra être renforcée. Mais le corollaire de ces règles compétitives en matière fiscale, c'est qu'il convient également d'adopter des règles en matière de transparence et des règles internationales reconnues permettant d'éviter les abus; c'est ce qui vous est proposé aujourd'hui.

La convention permet davantage de stabilité juridique et davantage de prévisibilité, puisque les standards internationaux, a priori, n'évoluent pas sans que la Suisse puisse y participer - c'est d'ailleurs le cas pour cette convention. Nous disposerons de règles extrêmement claires, et il est dans l'intérêt de la Suisse, dont l'économie est ouverte sur le monde, d'être considérée par ses partenaires commerciaux d'autres Etats comme étant un partenaire fiable, également en matière fiscale.

Monsieur Lüscher l'a dit tout à l'heure, le recours à l'arbitrage doit être salué. C'est une méthode de règlement des différends qui est extrêmement efficace, très bien connue en Suisse, et qui permettra également d'apporter de la stabilité et de la prévisibilité juridiques aux entreprises, aux multinationales qui auraient leur siège, soit régional soit mondial, en Suisse, ou aux entreprises suisses.

Voilà les raisons pour lesquelles nous vous recommandons fortement de soutenir cet objet, comme nous vous recommanderons de soutenir, la semaine prochaine, les différentes mesures permettant à la Suisse de respecter les normes du "Global Forum on Transparency and Exchange of Information for Tax Purposes" de l'OCDE en matière fiscale. Nous avons changé d'ère en matière fiscale - certains dans cette enceinte l'oublient peut-être - et donc il nous faut absolument mettre en oeuvre dans le droit positif suisse les principes que nous avons soutenus au niveau international. Il en va de la crédibilité de notre pays.

Maurer Ueli · BPR-M · Bundesrat · Zürich

Wir sprechen wieder einmal von Doppelbesteuerungsabkommen. Es gibt, Sie wissen es, weltweit rund 3000. Diese richten sich alle nach dem OECD-Standard. Das ist ein internationaler Standard. Die Schweiz selbst hat etwa 90 Doppelbesteuerungsabkommen. Auch wir orientieren uns an den internationalen Standards, nicht weil wir Musterknaben sein wollen, sondern weil es im Interesse der Unternehmen liegt. Sie wollen möglichst weltweit nach gleichen Standards Steuern deklarieren und abrechnen. Wenn die Schweiz hier einen Sonderzug fahren würde, dann würde das insbesondere die Unternehmen benachteiligen, die aufgrund dieser Doppelbesteuerungsabkommen ihre Steuern deklarieren müssen.

Hier geht es aber nicht um neue Standards, sondern eigentlich nur um ein Umsetzungsprojekt. Im Rahmen der OECD hat man sich auf Standards geeinigt. Länder, die gleiche Standards anwenden wollen, können diese Standards übernehmen, ohne sie im Detail noch einmal auszuhandeln. Man einigt sich also auf einen Minimalstandard. Wer auf diesen Minimalstandard wechseln will, kann ihn dann aufnehmen. Das muss in unserem Interesse liegen. Ich appelliere an all jene, die uns gestern das Personal beschränkt haben und uns heute verbieten wollen, effizient zu sein. Denn das ist ein effizientes Vorgehen. Wir müssen nicht rund um die Welt jetten, mit einzelnen Ländern verhandeln, sondern wir sagen im Vorfeld: Das sind Standards, die wir akzeptieren, das übernehmen wir.

Das führt dazu, dass wir nicht mit einzelnen Ländern verhandeln müssen - in diesem Fall wären es zwölf -, weil wir uns zu diesen Standards bekennen. Es führt dazu, dass wir nicht zwölf Botschaften schreiben müssen und einzeln mit diesen Botschaften vorbeikommen müssen. Denn es sind einfach Standards, die wir immer anwenden. Es handelt sich also eigentlich um ein Umsetzungsprojekt, um eine Effizienzsteigerung im Rahmen der Verwaltung. Sie haben dann etwas weniger Kommissionssitzungen. In Zukunft würden wir Sie, wenn noch weitere Abkommen dazukommen würden, konsultieren. Sie ermächtigen mit diesem Beschluss den Bundesrat, diese den Standards entsprechenden Abkommen dann auch abzuschliessen. Aber Sie können selbstverständlich Stellung nehmen, ob das, immer im Rahmen dieser Standards, mit diesem oder jenem Land passieren soll.

Die Standards, die die Schweiz übernimmt, sind keine Musterknabenstandards. Vielmehr übernehmen wir das, was für die Unternehmen zwingend notwendig ist, insbesondere die Streitbeilegung - also die Frage, wie man gegebenenfalls vorgeht. Hier gibt es internationale Standards, die, ich habe es gesagt, durchaus im Interesse der Schweiz liegen. Sie beinhalten nichts anderes als Dinge, denen Sie schon bei Dutzenden von Abkommen zugestimmt haben und wahrscheinlich auch noch zustimmen werden. Hier handelt es sich einfach um eine Zusammenfassung, eine Effizienzsteigerung, indem wir dort, wo wir uns einig sind mit Ländern, die gleiche Werte verfolgen, entsprechend abkürzen können.

Sie haben es gehört, im Moment geht es um die Länder, die hier inbegriffen sind: Argentinien, Chile, Island, Italien, Litauen, Luxemburg, Mexiko, Österreich, Portugal, Südafrika, Tschechien und die Türkei. Es sind keine neuen Standards, sondern es ist ein beschleunigtes, effizientes Verfahren, das Ihnen Arbeit erspart, das uns Arbeit erspart. Ich bin immer noch etwas traumatisiert von Ihren gestrigen Personalentscheiden - in Anbetracht dieser Entscheide könnten Sie uns helfen, wenn Sie uns heute nicht verbieten, effizient zu sein, sondern ermöglichen, die Standards auf effiziente Art und Weise in diesen Doppelbesteuerungsabkommen entsprechend einzubinden.

Vielleicht gestatten Sie mir, weil es sehr aktuell ist, noch auf eine Bemerkung von Herrn Nationalrat Egloff einzugehen. Ecofin - also die europäischen Finanzminister - hat die Schweiz auf der grauen Liste belassen. "Auf der grauen Liste" heisst: Wir sind ein Land, das internationale Steuerpraxen nicht umgesetzt hat. Dieser Entscheid gestern war für uns ein Erfolg, weil die Gefahr, dass wir von der grauen auf die schwarze Liste transferiert werden, relativ gross war. Wir haben sehr viel Arbeit geleistet im Hinblick auf die Abstimmung vom 19. Mai. Sollte diese Abstimmung nicht erfolgreich sein, sind wir dann auf der schwarzen Liste. Auch das würde Herrn Egloff vielleicht noch keine schlaflosen Nächte bereiten, aber Hunderten von Schweizer Firmen, die dann wegen dieser schwarzen Liste mit Sanktionen zu rechnen haben. Da sehen Sie wieder die Bedeutung von internationalen Standards; die Schweiz als Sitz vieler multinationaler Firmen kann hier nicht überall einen Sonderzug fahren.

Ich bitte Sie, auf diese Vorlage, die wir Ihnen hier unterbreiten, einzutreten und ihr so zuzustimmen.

Carobbio Guscetti Marina · P-F · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion

La presidente (Carobbio Guscetti Marina, presidente): Votiamo sulla proposta di non entrata in materia della minoranza Amaudruz.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Eintreten ... 112 Stimmen

Dagegen ... 56 Stimmen

(0 Enthaltungen)

Carobbio Guscetti Marina · P-F · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion

Bundesbeschluss über die Genehmigung des multilateralen Übereinkommens zur Umsetzung steuerabkommensbezogener Massnahmen zur Verhinderung der Gewinnverkürzung und Gewinnverlagerung

Arrêté fédéral portant approbation de la convention multilatérale pour la mise en oeuvre des mesures relatives aux conventions fiscales pour prévenir l'érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfices

Detailberatung - Discussion par article

Titel und Ingress, Art. 1-3

Antrag der Kommission

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Titre et préambule, art. 1-3

Proposition de la commission

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

Angenommen - Adopté

Abstimmung

Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble

Für Annahme des Entwurfes ... 114 Stimmen

Dagegen ... 64 Stimmen

(0 Enthaltungen)

Carobbio Guscetti Marina · P-F · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion

La presidente (Carobbio Guscetti Marina, presidente): L'oggetto è pronto per la votazione finale.