19.3008
Kompetenzzentrum für Föderalismus. Beteiligung an der Grundfinanzierung
Jauslin Matthias Samuel · Mit-M · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
Es geht hier um die Motion 19.3008. Wenn Sie in den Unterlagen zurückblättern, werden Sie feststellen, dass wir hier im Rat bereits eine ähnliche Motion beraten haben. Die Staatspolitische Kommission hat im Frühling 2019 die von Ständerat Beat Vonlanthen eingereichte Motion 18.3238 beraten. Der Ständerat hatte im Vorfeld diese Motion mit einer Zweidrittelmehrheit angenommen. Diese Motion wollte den Bundesrat beauftragen, qualitativ hochstehende Dienstleistungen im Themenbereich Föderalismus langfristig sicherzustellen. Dafür sollte mittels gesetzlicher Grundlagen eine Rahmenfinanzierung für das von Bund und Kantonen getragene Institut für Föderalismus vorgesehen werden. Die Mehrheit der SPK-NR war der Ansicht, dass die Motion die Zuständigkeit für das Erbringen solcher Dienstleistungen und für die Sicherstellung von deren Qualität dem Bund übertragen will. Genau das wollte die Kommission nicht. Daher haben wir Ihnen damals die Ablehnung empfohlen. Dieser Empfehlung sind Sie dazumal auch gefolgt.
Die Mehrheit der Kommission ist der Meinung, dass es in Bildung, Forschung und Aussenpolitik genügend Ressourcenbereiche gibt, die einen bescheidenen Beitrag von 100 000 Franken zur Verfügung stellen könnten. Für solche pragmatischen Lösungen braucht es aus Sicht der Mehrheit der Kommission kein neues Gesetz, sondern in erster Linie die Wahrung der Verhältnismässigkeit. Aus diesem Grund hat Ihre SPK mit 13 zu 10 Stimmen die abgeschwächte Kommissionsmotion 19.3008 eingereicht, wonach der Bund ohne weitere Verpflichtungen einfach nur die Grundfinanzierung sicherstellen soll.
Die Minderheit der Kommission will gar keine Beteiligung an der Finanzierung. Dieser Ansicht ist anscheinend jetzt auch der Bundesrat. Es erstaunt, dass der Bundesrat nun auch die abgeschwächte Motion ablehnt und wieder damit argumentiert, es müsse eine zusätzliche gesetzliche Grundlage geschaffen werden. Für die Tätigkeiten des Instituts im internationalen Bereich verfügt der Bund mit dem Bundesgesetz über die internationale Entwicklungszusammenarbeit und humanitäre Hilfe durchaus über eine Rechtsgrundlage für Finanzhilfen und technische Zusammenarbeit. Beteiligte sich der Bund angemessen an der Grundfinanzierung des Kompetenzzentrums der Kantone, wäre es diesem auch in Zukunft möglich, kurz- und auch langfristig wissenschaftlich fundierte Dienstleistungen von nationaler und internationaler Bedeutung anzubieten. Es wäre ihm auch möglich, dem Föderalismus jene Aufmerksamkeit und Pflege zukommen zu lassen, auf die er für sein Gedeihen angewiesen ist. Und es könnte den wertvollen Erfahrungsschatz der Schweiz auf Nachfrage mit ausländischen Partnern teilen.
Bei dieser Motion geht es schlicht und einfach darum, dass sich der Bund weiterhin an der Grundfinanzierung des Kompetenzzentrums für Föderalismus der Kantone in angemessenem Umfang beteiligt. Daher bitten wir Sie, dieser Motion zuzustimmen.
Piller Carrard Valérie · Mit-F · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion
Notre commission s'est penchée le 21 février dernier sur les questions que soulève la motion 19.3008 que nous traitons aujourd'hui. Ce thème a d'ailleurs déjà été abordé lors de l'examen de la motion 18.3238 du conseiller aux Etats Beat Vonlanthen, qui lui est apparentée.
La motion du conseiller aux Etats Vonlanthen chargeait le Conseil fédéral de prendre des mesures pour garantir à long terme des prestations de qualité sur le thème du fédéralisme, et notamment de prévoir le financement par la Confédération et les cantons d'un institut pour le fédéralisme. Comme le relevait l'auteur de la motion, la Suisse est constamment sollicitée pour son savoir en matière de fédéralisme. De nombreux Etats s'adressent à nous pour profiter de notre savoir-faire sous différentes formes, comme des expertises et des soutiens dans le domaine de la recherche et de la formation. En raison de son expérience historique et de sa structure étatique décentralisée, garantissant les droits des minorités et permettant d'apaiser les tensions internes, la Suisse est régulièrement consultée lors de situations de crise. Nos compétences en matière de fédéralisme sont un instrument important pour renforcer la stabilité et les efforts de pacification à long terme au niveau international. La Confédération, mais aussi les cantons, ont intérêt à disposer d'un centre de compétence dont l'efficacité serait garantie par des moyens suffisants.
L'Institut pour le fédéralisme est aujourd'hui le principal partenaire en la matière pour des prestations comme des exposés, l'accueil de délégations et de chercheurs, des formations continues, des avis et expertises, en particulier sur des questions de droit constitutionnel. Depuis près de quatre décennies, l'Institut pour le fédéralisme offre des prestations en lien avec ces politiques.
La collaboration entre l'institut et la Confédération a toujours bien fonctionné. Mais en 2017, le Département fédéral des affaires étrangères a pris une décision surprenante, en confiant à l'Université anglaise du Sussex le mandat octroyé jusque-là à l'institut. L'institut a ainsi été privé d'une de ses bases de financement. En effet, les demandes d'expertises, d'avis de droit, de formations complémentaires, continuent d'affluer, notamment de l'étranger, où la Suisse est toujours considérée comme pays de référence en matière de fédéralisme, sans que l'institut ait les moyens d'y répondre.
En 2017, la Confédération et l'institut ont préparé une déclaration d'intention sur la collaboration avec le Département fédéral des affaires étrangères. Certes, cette déclaration prévoit un cadre général, mais elle ne tient pas suffisamment compte du personnel et des infrastructures. Pour garantir la qualité des prestations à long terme et tenir compte des tâches à dimension nationale et internationale assumées par l'institut depuis des années, il faut prévoir un financement de base.
Lors de la séance du 21 février dernier, la Commission des institutions politiques de votre chambre s'est engagée en faveur d'un soutien de l'Institut du fédéralisme par la Confédération. La majorité de la commission a soutenu certains arguments de la motion Vonlanthen, tout en en rejetant d'autres. La commission est convaincue de l'importance de l'Institut du fédéralisme et défend la participation de la Confédération au financement de base.
Pour répondre aux doutes exprimés par le Conseil fédéral, nous avons donc déposé une motion de commission qui vous est soumise aujourd'hui afin de garantir un financement de base de l'institut. Le Conseil fédéral propose de rejeter ce texte en considérant que l'Institut du fédéralisme bénéficie déjà de la manne fédérale par ses liens avec l'Université de Fribourg, via la loi sur l'encouragement et la coordination des hautes écoles. Or cette loi concerne le financement de l'enseignement et de la recherche, et donc en aucun cas les prestations de service. Il s'agit précisément des nombreux mandats internationaux soumis à l'Institut du fédéralisme que celui-ci n'est plus en mesure d'honorer. Ces prestations pourraient par contre être financées via la loi fédérale sur la coopération au développement et l'aide humanitaire, comme cela a été fait ces vingt dernières années, avant la résiliation du mandat octroyé à l'Université de Sussex. La création d'une base légale spécifique, comme l'affirme le Conseil fédéral, n'est donc pas du tout nécessaire. Or, sans financement adéquat, l'Institut du fédéralisme se trouve dans l'incapacité de mener de manière complète et ambitieuse sa mission, autant sur le plan fédéral qu'international.
Le fédéralisme est intimement lié à l'ADN institutionnel de la Confédération. Il est garant du succès, de la paix et de la stabilité depuis 1848.
Pour apporter au fédéralisme l'attention qu'il mérite, je vous invite au nom de la majorité de la commission à accepter cette motion.
Keller-Sutter Karin · BR-F · Bundesrat · St. Gallen
Die vorliegende Motion beauftragt den Bundesrat, sich an der Grundfinanzierung des Kompetenzzentrums für Föderalismus der Kantone in angemessenem Umfang zu beteiligen. Herr Jauslin hat es ausgeführt: Am 4. März 2019 lehnte Ihr Rat die fast identische Motion Vonlanthen 18.3238 ab. Dafür reichte Ihre Kommission am 21. Februar 2019 die vorliegende Motion ein. Ziel beider Motionen ist es, dass sich der Bund an der Finanzierung des Instituts für Föderalismus beteiligt.
Ich möchte klarstellen: Der Föderalismus ist eine wichtige Errungenschaft der Schweiz, ein Grundpfeiler unseres Staatswesens. Der Bund engagiert sich deshalb auch stark im Föderalismus. Ich denke an den jährlich zweimal stattfindenden föderalistischen Dialog mit den Kantonen. Der Bund beteiligt sich als Träger an der tripartiten Konferenz sowie an den alle drei Jahre stattfindenden nationalen Föderalismuskonferenzen. Wie die Staatspolitische Kommission des Nationalrates ist sich auch der Bundesrat bewusst, wie wichtig der Beitrag des Instituts für Föderalismus ist. So trägt es durch sein breites Know-how wesentlich zur Festigung und Weiterentwicklung des Föderalismus bei - im Inland wie im Ausland. Eine Beteiligung des Bundes an der Grundfinanzierung des Instituts, so wie es die Motion verlangt, muss sich jedoch auf eine gesetzliche Grundlage stützen können. Hier muss ich Nationalrat Jauslin leider widersprechen. Es wurde denn auch geprüft, ob es mögliche gesetzliche Grundlagen gibt, beispielsweise in den Bereichen der Forschungs- und Hochschulförderung, der Friedensförderung oder der Entwicklungszusammenarbeit. Hier musste festgestellt werden, dass die Beitragsvoraussetzungen nicht erfüllt sind. Das steht auch damit in Zusammenhang, dass das Institut für Föderalismus an die Universität Freiburg angegliedert ist, welche selber bereits Beiträge des Bundes erhält. Es besteht somit derzeit keine gesetzliche Grundlage. Wenn Sie heute die Motion annehmen sollten, müsste hier eine gesetzliche Grundlage geschaffen werden.
Wie ich bereits erwähnt habe, engagiert sich der Bund für den Föderalismus und anerkennt auch die Bedeutung der Dienstleistungen des Instituts für Föderalismus. Er ist aber der Ansicht, dass auf die Schaffung eines neuen Subventionstatbestandes aus folgenden Gründen verzichtet werden sollte: Der Bund unterstützt das Institut bereits indirekt über die finanziellen Beiträge an die Universität Freiburg. Im Jahr 2019 erhält der Kanton Freiburg 45 733 000 Franken an Grundbeiträgen. Es würde eine Rechtsgrundlage geschaffen, die lediglich die finanzielle Unterstützung des Instituts für Föderalismus vorsähe. Das wäre eine Einzelfallgesetzgebung und würde ein Institut einseitig privilegieren. Man könnte ja durchaus auch sagen, es gebe andere Hochschulinstitute, die ähnlich wertvolle Arbeit leisten, die dann auch separat subventioniert werden sollten.
Ich möchte nochmals betonen, dass die Ablehnung der finanziellen Beteiligung durch den Bundesrat nicht bedeutet, dass der Bundesrat gegen eine Zusammenarbeit mit dem Institut ist. Im Gegenteil, er möchte vielmehr weiterhin eine punktuelle Zusammenarbeit auf Mandatsbasis pflegen.
Aus diesen Gründen bitte ich Sie, die Motion abzulehnen.
Carobbio Guscetti Marina · P-F · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion
La presidente (Carobbio Guscetti Marina, presidente): Il Consiglio federale propone di respingere la mozione.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 128 Stimmen
Dagegen ... 47 Stimmen
(1 Enthaltung)