19.475
Das Risiko beim Einsatz von Pestiziden reduzieren
Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die Detailberatung der Vorlage erfolgt in zwei Blöcken. Sie haben eine entsprechende Übersicht erhalten.
Walti Beat · Mit-M · Nationalrat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion
Die vorliegende parlamentarische Initiative wurde vom Ständerat bereits im dritten Quartal 2019 im Zusammenhang mit der Beratung der Volksinitiative "für sauberes Trinkwasser und gesunde Nahrung" und der Volksinitiative "für eine Schweiz ohne synthetische Pestizide" lanciert. Es handelt sich nicht um einen indirekten Gegenentwurf, aber es sollte und soll der gesetzgeberische Wille verbindlich dokumentiert werden, die in den Volksinitiativen aufgegriffenen Themen zeitnah anzugehen.
Der Geltungsbereich der parlamentarischen Initiative wurde im Zuge der Beratungen in der WAK-S kontinuierlich ausgeweitet. Wollte die WAK-S am Anfang nur den Bereich der Pestizide regeln, so kamen nachfolgend auch die Nährstoffe aus der Landwirtschaft dazu. Dies ist auch ein wichtiger Bestandteil der Agrarpolitik 2022 plus, für die die Mehrheit der WAK-S am 20. August 2020 zuhanden des Ständerates eine Sistierung beantragte. Der Ständerat wird darüber am 14. Dezember entscheiden. Die parlamentarische Initiative 19.475 beinhaltet nun Gesetzesrevisionen des Landwirtschaftsgesetzes, des Chemikaliengesetzes und des Gewässerschutzgesetzes. Sie nimmt mit diesen Bestimmungen die Kernanliegen der beiden Volksinitiativen auf, regelt die einzelnen Themen aber zielgenauer, ohne dabei, so die Meinung der Kommissionsmehrheit, die erheblichen Mängel der Initiativen zu übernehmen.
Im Chemikaliengesetz werden die Biozidprodukte geregelt. Neu müssen Biozidprodukte von demjenigen, der sie in Verkehr bringt, systematisch erfasst werden. Die beruflichen und gewerblichen Anwender von Biozidprodukten müssen den Einsatz und die Verwendung ebenfalls in einer Datenbank erfassen. In Artikel 25a wird sodann die Verminderung der Risiken durch den Einsatz von Biozidprodukten geregelt.
Im Landwirtschaftsgesetz wird mit einem neuen Artikel 6a der Absenkpfad für Nährstoffe oder Dünger, wie wir das umgangssprachlich benennen, aus der Agrarpolitik 2022 plus eingefügt. Dazu wird heute in der Detailberatung, bei Block 1, noch eine intensive Diskussion stattfinden. Mit dem neuen Artikel 6b wird die Verminderung der Risiken durch den Einsatz von Pflanzenschutzmitteln auf die gesetzliche Ebene gehoben. Schon heute gibt es dazu einen Aktionsplan des Bundesrates, in dessen Umsetzung auch die Anwender einbezogen sind. Die Risiken für Grundwasser, Oberflächengewässer und naturnahe Räume durch den Einsatz von Pestiziden sollen bis 2027 um 50 Prozent reduziert werden. Für die Inverkehrbringung von Pflanzenschutzmitteln besteht eine Offenlegungspflicht. Die gewerblichen und beruflichen Anwender von Pflanzenschutzmitteln müssen den Einsatz und die Verwendung derselben via eine Datenbank deklarieren.
Im Gewässerschutzgesetz schliesslich werden die Überprüfung der Zulassung von Pflanzenschutzmitteln und die Grenzwerte in den Zuströmbereichen von Grundwasserfassungen neu geregelt. Auch dazu wird heute eine Debatte stattfinden.
Für die heutige Beratung im Nationalrat liegt eine Reihe von Minderheitsanträgen vor. Die Mehrheit der Kommission vertritt die Ansicht, dass die Vorlage nicht überladen werden darf, weshalb sie in den wesentlichen Teilen auf der Linie des Ständerates geblieben ist. Die Mehrheit vertritt zudem die Auffassung, dass die Beratung einer künftigen Agrarpolitik nicht via diese parlamentarische Initiative vorgezogen werden kann. Noch weitere Themen aus dem Kontext einer nächsten Agrarpolitik zu zerren, verhindert eine Gesamtbetrachtung bezüglich Massnahmen, Instrumenten und Wirkung, eine Gesamtbetrachtung, die wichtig ist. Zudem erachtete es die Mehrheit der Kommission als wichtig, dass diese parlamentarische Initiative vor der Volksabstimmung zu den beiden erwähnten Volksinitiativen definitiv durch das Parlament verabschiedet werden kann. Auch deshalb möchte sich die Kommissionsmehrheit auf das Wesentliche beschränken.
Die Kommission hat die vorliegende parlamentarische Initiative an ihrer Sitzung vom 13. Oktober beraten. Eintreten war nicht bestritten und wurde ohne Gegenantrag beschlossen. In der Gesamtabstimmung wurde die Vorlage nach der Beratung mit 14 zu 1 Stimmen bei 10 Enthaltungen angenommen. Ich bitte Sie, diesem Antrag der Mehrheit zuzustimmen. Zu den Minderheitsanträgen werde ich mich im Rahmen der blockweisen Detailberatung äussern.
Regazzi Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Au troisième trimestre 2019, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des Etats a entamé l'examen des initiatives populaires "pour une eau potable propre et une alimentation saine" et "pour une Suisse libre de pesticides de synthèse" en se penchant, entre autres, sur les risques liés à l'utilisation de pesticides. Dans ce contexte, la commission a décidé de déposer l'initiative parlementaire 19.475 lors de sa séance du 30 août 2019. L'initiative vise à inscrire dans la loi une trajectoire de réduction avec des valeurs cibles pour les risques découlant de l'utilisation des pesticides.
Comme le Conseil national en juin 2019, la CER-E s'est, elle aussi, abstenue de proposer un contre-projet aux deux initiatives populaires. Par la suite, le 7 octobre 2019, la CER-N a adhéré sans opposition à la décision de sa commission soeur sur l'initiative parlementaire. Lors de sa séance du 17 octobre 2019, la CER-E a défini les grandes lignes du projet et, sur cette base, a décidé de charger son secrétariat d'élaborer un avant-projet de loi et un rapport explicatif. Le 20 janvier 2020, la CER-E a examiné l'avant-projet et l'a adopté à l'unanimité lors du vote sur l'ensemble. En même temps, elle a décidé d'envoyer l'avant-projet en consultation. Cette dernière a duré du 10 février au 17 mai 2020. La CER-E a pris connaissance des résultats du rapport sur la consultation le 3 juillet 2020. Sur la base de la consultation, elle a décidé d'apporter quelques précisions et compléments au texte, puis a adopté le projet. Le Conseil des Etats a finalement traité le projet issu de l'initiative parlementaire le 14 septembre 2020 - vous trouverez les résultats des délibérations du Conseil des Etats dans le dépliant qui vous a été remis.
Le champ d'application de l'initiative parlementaire s'est vu sans cesse élargi au fil des délibérations de la CER-E. Si la CER-E ne voulait, au départ, que réglementer le domaine des pesticides, celui des éléments fertilisants issus de l'agriculture a été ajouté par la suite. Cela englobe un volet important de la Politique agricole 2022 plus, pour laquelle la majorité de la CER a proposé au Conseil des Etats, le 20 août 2020, de suspendre les travaux. L'initiative parlementaire 19.475 comprend, maintenant, des nouvelles dispositions légales concernant la loi sur l'agriculture, la loi sur les produits chimiques et la loi sur la protection des eaux. Avec ces dispositions, elle couvre un spectre plus large que les deux initiatives populaires et réglemente les différentes questions de manière beaucoup plus ciblée, sans reprendre les énormes lacunes des initiatives.
La loi sur les produits chimiques régit les produits biocides. Un enregistrement systématique des produits biocides incombe désormais à la personne qui les met en circulation. Les utilisateurs professionnels et industriels de produits biocides sont également tenus d'enregistrer l'utilisation et l'application dans une base de données. L'article 25a règle ainsi la réduction des risques liés à l'utilisation des produits biocides. Dans la loi sur l'agriculture, la trajectoire de réduction des éléments fertilisants de la Politique agricole 2022 plus est insérée via un nouvel article 6a. Une discussion intense aura lieu à ce sujet aujourd'hui, lors de la discussion par article. Le nouvel article 6b inscrit à l'échelon de la loi la réduction des risques découlant de l'utilisation des produits phytosanitaires. Il existe à ce jour un plan d'action du Conseil fédéral à cet effet. L'objectif est de réduire de 50 pour cent, d'ici 2027, les risques liés à l'utilisation des pesticides pour les eaux souterraines, les eaux de surface et les habitats proches de l'état naturel. La mise en circulation de produits phytosanitaires est soumise à une déclaration obligatoire. Les utilisateurs industriels et professionnels de produits phytosanitaires doivent déclarer, dans une base de données, l'utilisation et l'application des produits phytosanitaires.
La loi sur la protection des eaux introduit de nouvelles règles pour l'examen de l'homologation de produits phytosanitaires et pour les valeurs limites dans les aires d'alimentation. Un débat aura lieu également sur ce sujet aujourd'hui. Après délibération, le projet a été adopté, lors du vote sur l'ensemble, par 14 voix contre 1 et 10 abstentions.
Plusieurs propositions de minorité vont émailler le débat au Conseil national aujourd'hui. La majorité de la commission est d'avis qu'il faut se garder de surcharger le projet et est donc restée, pour l'essentiel, sur la même ligne que le Conseil des Etats. Elle considère également que le traitement de la Politique agricole 2022 plus ne peut être anticipé au moyen de cette initiative parlementaire. Le fait de sortir encore davantage de sujets du contexte de la Politique agricole 2022 plus empêche d'avoir une vue d'ensemble des mesures, des instruments et de leurs effets.
En outre, la majorité la commission estime qu'il est important que cette initiative parlementaire puisse être définitivement adoptée par les Chambres fédérales avant la votation populaire sur les deux initiatives. Il s'agit là d'une autre raison pour laquelle la majorité de la commission souhaite s'en tenir à l'essentiel.
Votre commission vous recommande, sans opposition, d'entrer en matière sur le projet de loi; je vous prie d'adhérer à cette proposition.
Dettling Marcel · Mit-M · Nationalrat · Schwyz · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Das ursprüngliche Ziel des Ständerates, das Risiko beim Einsatz von Pestiziden zu reduzieren, unterstützt die SVP-Fraktion. Dem ist nichts entgegenzusetzen, denn das Ziel war immer, den beiden Volksinitiativen vom kommenden Sommer etwas entgegenzusetzen. Der Absenkpfad, der hier nun beschlossen werden soll, ist für die Landwirtschaft eine grosse Leistung, die erbracht werden muss. Wir von der SVP-Fraktion machen aber nicht mit, wenn es darum geht, hier mit einem Etikettenschwindel noch weitere Sachen aufzuladen und in die parlamentarische Initiative einzubauen.
Die SVP-Fraktion unterstützt bei der Absenkung des Pestizideinsatzes eine ganzheitliche Strategie, wie sie jetzt vorgesehen ist. Das betrifft nämlich alle; es betrifft den privaten Sektor, es betrifft die Landwirtschaft, und es betrifft auch den öffentlichen Sektor. Das ist der Vorteil, der hier mit dieser Gesetzesanpassung geschaffen wird.
Ein wenig ein Trauerspiel ist aber, was nun Links-Grün versucht, nämlich, die Agrarpolitik hier auch noch einzubauen. Hier bietet die SVP-Fraktion keine Hand: Wir machen nicht mit beim Missbrauch dieser parlamentarischen Initiative, um hier bereits die Agrarpolitik umzusetzen. Wir unterstützen den Absenkpfad bei den Pestiziden, und wir unterstützen die Ursprungsidee des Ständerates, nämlich, bei den Pestiziden anzusetzen. Es gehört nicht hierhin, dass man jetzt Spiele treibt und hier noch andere Sachen aufladen möchte. Ich konzentriere mich dann im Block 1 und im Block 2 auf die wichtigen Sachen.
Ich bitte Sie, den Mehrheiten zu folgen und die Minderheiten von Links-Grün abzulehnen.
Page Pierre-André · Mit-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Nous traitons à nouveau un outil parlementaire contre l'utilisation des pesticides. Je dis stop et encore stop. Non, vraiment, la pression de toutes ces initiatives et interventions parlementaires est trop forte. Je vais vous faire un aveu: oui, je suis un empoisonneur. Moi, agriculteur de profession, j'utilise des produits phytosanitaires pour soigner mes plantes lorsqu'elles sont malades ou attaquées par des ravageurs. Un empoisonneur, mais pour la bonne cause. J'évite ainsi de vous intoxiquer avec des mycotoxines. Je garantis la qualité de mes produits. J'empêche que notre agriculture suisse perde de sa productivité. J'empêche que mon pays doive importer de l'étranger des produits bizarres - bizarres, parce que infectés par des pesticides -, les normes d'autres pays étant beaucoup plus tolérantes qu'en Suisse.
Voilà la réalité du problème. Car celles et ceux qui nous qualifient de pollueurs ou d'empoisonneurs ne savent pas, ou ne veulent pas savoir ce que le monde de l'agriculture fait pour réduire, aujourd'hui déjà, l'utilisation des produits phytosanitaires et garantir une meilleure utilisation des fertilisants. La réalité du problème, c'est aussi que, depuis 2008, l'augmentation des substances actives et des produits phytosanitaires dans l'agriculture biologique est de 42 pour cent. Alors que, par exemple, les quantités de glyphosate reculent. La quantité totale de produits phytosanitaires commercialisés est en diminution. Des vérités affichées par notre Office fédéral de l'agriculture. La branche a fait le travail et a pris des mesures, ni plus ni moins. A propos de moins: saviez-vous qu'en agriculture le moins n'est pas forcément meilleur?
Depuis des années, il n'y a pratiquement aucun nouveau produit phytosanitaire qui a été mis sur le marché. Or, il est super important que de nouveaux produits phytosanitaires soient autorisés. Les entreprises agricoles les développent et ils sont toujours plus efficaces et plus respectueux de l'environnement. Le slogan "cela marche aussi sans pesticides" n'est pas crédible. Que voulez-vous? Une agriculture suisse qui ne produit plus d'aliments régionaux de qualité? Un pays qui perdrait son rôle de pôle d'innovation? Alors, laissez-vous bercer d'illusions! Laissez-vous mettre la pression par pareille initiative, que ce soit celle "pour une eau potable propre" ou "pour une Suisse libre de pesticides de synthèse": des textes irréalistes et nuisibles. Croyez-moi: si nous prenons cette direction, nous faisons fausse route. Parole d'empoisonneur.
Badran Jacqueline · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Seit Jahrzehnten beschäftigt uns die Belastung der Gewässer und unseres Trinkwassers und damit der Gesundheit von Mensch und Tier durch Pestizide. In den letzten Jahren hat sich das Problem derart verschärft, dass sich Leute genötigt sahen, weitgehende Volksinitiativen zu lancieren, die sogenannte Trinkwasser- und die Pestizid-Initiative, die vermutlich kommenden Sommer zur Abstimmung kommen werden.
Tatsächlich hat sich die Problematik nicht erst seit dem Fall Chlorothalonil - das ist ein Zungenbrecher! - dramatisch ausgeweitet. Dieses Pflanzenschutzmittel wird seit den Siebzigerjahren gegen Pilzbefall bei Nutzpflanzen eingesetzt, und die Schädlichkeit seiner Abbauprodukte wurde erst Jahrzehnte später nachgewiesen. Mittlerweile trinken mehr als eine Million Menschen in der Schweiz - ausgerechnet in der Schweiz! - pestizidbelastetes Trinkwasser. Doch nicht nur das Grund- und Trinkwasser, auch die Oberflächengewässer sind grossflächig durch Mikroverunreinigungen und Nährstoffe, vor allem Stickstoffe, belastet.
Das für Gesundheits- und Naturschutz notwendige Vorsorgeprinzip greift nicht. Deshalb warnen uns Experten des Wasserfaches, die Wasserversorger, die Wissenschaft, die Kantone, die Konferenz der kantonalen Landwirtschaftsdirektoren eindringlich und fordern uns zum Handeln auf.
Aus all diesen Gründen begrüsst die sozialdemokratische Fraktion klar die vorliegende parlamentarische Initiative. Ziel ist es, alle Aspekte und vorhandenen Massnahmenpläne bezüglich Schutz von Trink- und Grundwasser sowie Oberflächengewässern vor Pestiziden und zu hoher Nährstofffracht unter einem Dach zu vereinen und so einen informellen Gegenvorschlag zu den Volksinitiativen zu zimmern.
Die sozialdemokratische Fraktion begrüsst ausdrücklich die gute Arbeit unserer Schwesterkommission, die genau dieses Ziel erreichen und Massnahmen für einen echten und wirksamen Schutz unseres Trinkwassers und unserer Gewässer erarbeiten will. Wir können auch jetzt schon klar sagen: Eine Umsetzung der vorliegenden parlamentarischen Initiative weit hinter den Vorschlägen unserer Schwesterkommission WAK-S werden wir nicht akzeptieren. Unsere rote Linie ist insbesondere die Sicherstellung des Vorsorgeprinzips im Wasserschutz; d. h., auch Grenzüberschreitungen sogenannt nicht relevanter Abbauprodukte müssen zu einer Zulassungsüberprüfung, nicht einem Verbot, von Pestiziden führen. Die Wissenschaft selber verlangt dies seit Jahrzehnten. Ihr ist klar, dass es immer Stoffe geben wird, die man vorerst als unbedenklich ansieht und für die erst viel später, wenn sie schon längst in unserem Boden und Wasser gebunden sind, entdeckt wird, dass sie gesundheitsschädlich bis toxisch sind. Dazu gehört auch eine Erfassung der Zuströmbereiche, die Grundlage für dieses Vorsorgeprinzip. Im Weiteren gehören für uns zu einem wirksamen Schutz klare Absenkpfade mit verbindlichen Zielen sowie eine Offenlegungspflicht von Nährstofflieferungen. Deshalb wird die sozialdemokratische Fraktion dem Ständerat folgen und/oder sämtlichen Minderheitsanträgen sowie den Einzelanträgen Jauslin zustimmen. Dann sind wir ungefähr auf dem Stand der Forderung unserer ständerätlichen Schwesterkommission, also dem, was zu tun ist.
Geschätzte Kolleginnen und Kollegen, nehmen Sie das Pestizidproblem ernst, wie das die Wissenschaft, die Kantone, die Wasserversorger tun. Diese schlagen Alarm, weil sie ihren Auftrag, sauberes Trinkwasser bereitzustellen, nicht mehr erfüllen können. Deshalb müssen wir wirksame Schutzmassnahmen beschliessen und sicher keine Alibiübung durchziehen. Hier geht es nämlich um unser Trinkwasser, nicht mehr, aber sicher auch nicht weniger.
Ritter Markus · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Die Mitte-Fraktion wird auf die Vorlage eintreten und überall der Mehrheit folgen. Unsere EVP-Vertreterinnen und -Vertreter werden teilweise eine andere Position einnehmen.
Mit der parlamentarischen Initiative 19.475 der WAK-S, "Das Risiko beim Einsatz von Pestiziden reduzieren", wird das Ziel verfolgt, Gewässer vor Einträgen von Pestiziden und Nährstoffen besser zu schützen. Dazu werden neue Bestimmungen im Chemikaliengesetz, im Gewässerschutzgesetz, aber auch im Landwirtschaftsgesetz vorgeschlagen. Im Bereich der Pflanzenschutzmittel wird der Aktionsplan des Bundesrates im Grundsatz auf Gesetzesstufe angehoben. Damit bekommen Massnahmen eine höhere Verbindlichkeit und können auch auf Verordnungsstufe detailliert geregelt werden. Bereits der Aktionsplan Pflanzenschutzmittel des Bundesrates mit 51 Massnahmen hat sehr gute Resultate erzielt. Die ausgebrachten Mengen an chemisch-synthetischen Pflanzenschutzmitteln konnten damit um 27 Prozent reduziert werden, bei den Herbiziden gar um 40 Prozent. Zudem sind heute über 40 Prozent der ausgebrachten Pflanzenschutzmittel auch biotauglich. In den letzten Jahren wurde auch vielen Pflanzenschutzmitteln mit hoher Toxizität die Zulassung entzogen, und diese wurden in der Folge vom Markt genommen. Zudem ist es heute wichtig, dass die Anwender von Pflanzenschutzmitteln über eine sehr gute Aus- und Weiterbildung verfügen. Damit können die Risiken beim Einsatz von Pflanzenschutzmitteln deutlich reduziert werden.
Im Chemikaliengesetz wird neu geregelt, dass auch bei den Bioziden das Risiko vermindert werden muss. Dazu werden die Daten bereits beim Verkauf erfasst. Berufliche und gewerbliche Anwender von Biozidprodukten müssen den Einsatz in einem Informationssystem dokumentieren, wie das bei den Pflanzenschutzmitteln bereits heute der Fall ist.
Im Landwirtschaftsgesetz wird mit dieser parlamentarischen Initiative geregelt, dass die Stickstoff- und Phosphorverluste angemessen reduziert werden sollen. Dazu soll insbesondere der Einsatz importierter Kunstdünger reduziert und der Einsatz einheimischer Nährstoffe aus der Tierhaltung entsprechend gefördert werden. Zur Erreichung dieser Ziele können auch Branchen und Produzentenorganisationen einen Beitrag leisten.
Was diese parlamentarische Initiative nicht ist, ist ein Gegenvorschlag zu den extrem formulierten und sehr schädlichen Initiativen zum Trinkwasser, der Trinkwasser-Initiative, und zum Verbot der chemisch-synthetischen Pflanzenschutzmittel, der Initiative "für eine Schweiz ohne synthetische Pestizide". Diese parlamentarische Initiative, zu der von der Mehrheit der WAK-N ein Entwurf ausgearbeitet wurde, ist aber eine kluge Antwort des Parlamentes auf die aktuellen Herausforderungen. Mit einem pragmatischen und umsetzbaren Vorgehen unter Einbezug der wichtigsten Akteure können die angestrebten Ziele erreicht werden.
Der Ständerat hat mit seinem Entscheid vom 14. September dieses Jahres eine gute Grundlage für diese Vorlage geschaffen. Die Mehrheit der WAK-N hat sich daher in den wesentlichen Teilen am Entscheid des Ständerates orientiert. Mit der Umsetzung der Mehrheitsanträge ist es auch möglich, die noch verbleibenden Differenzen mit dem Ständerat dann zügig auszuräumen.
Was diese Initiative auch nicht ist, ist eine neue Agrarreform. Wir beraten heute diverse Minderheitsanträge, die in wesentlichen Teilen die Debatte zu einer nächsten Agrarreform vorziehen möchten. Dies ist nicht zielführend, da in einer Agrarreform eine ganzheitliche Betrachtung vieler Entscheide für die Landwirtschaft notwendig ist. Wir können nicht einzelne Teile, die wesentlich sind, herausbrechen, ohne die Konsequenzen davon als Ganzes abschätzen zu können.
Der Mitte-Fraktion ist es wichtig, dass die Problematik der Wasserqualität ganzheitlich angegangen wird. Deshalb haben wir auch zwei Kommissionsmotionen zum Bereich der Abwasserreinigungsanlagen unterstützt, die am 17. Dezember hier zur Beratung kommen.
Die Mitte-Fraktion setzt sich für sauberes Wasser ein. Wir haben in der Schweiz eine hervorragende Trinkwasserqualität. Dort, wo wir noch besser werden können, wird die Mitte-Fraktion in einem ganzheitlichen und pragmatischen Ansatz Hand bieten. Diese parlamentarische Initiative ist in der Fassung der Mehrheit ein wichtiger und guter Schritt in diese Richtung.
Bertschy Kathrin · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Geschätzter Kollege Ritter, Sie haben den Rückgang der ausgebrachten Herbizide um 27 Prozent angesprochen. Dieser ist selbstverständlich erfreulich. Aber sind Sie sich bewusst, dass der Einsatz von Pestiziden und eben von besonders toxischen Pestiziden in den letzten Jahren zugenommen hat?
Ritter Markus · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Es ist so: Gestiegen sind vor allem die Biomittel. Wir setzen heute in der Schweiz rund 2000 Tonnen Pflanzenschutzmittel ein - alle Anwender, nicht nur die Landwirtschaft. 40 Prozent davon sind Biomittel. Am meisten sind diese Mittel gestiegen, die im Biolandbau zulässig sind. Wir haben in den letzten Jahren Dutzende von sehr toxischen Pflanzenschutzmitteln oder Wirkstoffen vom Markt genommen. Hier hat der Bundesrat auch seine Hausaufgaben gemacht. Hier werden wir auch weiterhin und künftig entsprechende Entscheide haben. Das ist auch wichtig und richtig so.
Jans Beat · Mit-M · Nationalrat · Basel-Stadt · Sozialdemokratische Fraktion
Tut mir leid, Herr Kollege Ritter, ich muss die Frage wiederholen, Sie haben sie nicht beantwortet: Ist Ihnen bewusst, dass die besonders schädlichen toxischen Wirkstoffe in den letzten Jahren zugenommen haben?
Ritter Markus · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Zuerst gratuliere ich Ihnen herzlich zur Wahl als Regierungspräsident von Basel-Stadt; ich mache das hier gerne.
Ich möchte hier nochmals meine Antwort wiederholen: Nein, diese Mittel haben nicht zugenommen. Mengenmässig in erheblichem Mass zugenommen haben die biotauglichen Pflanzenschutzmittel, die ich auch auf meinem eigenen Biobetrieb einsetzen dürfte.
Baumann Kilian · Mit-M · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion
Ich muss trotzdem noch einmal nachfragen: Wie verhält es sich mit den Fungiziden und Insektiziden, haben die auch so stark abgenommen?
Ritter Markus · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Es ist so: Grundsätzlich haben die Herbizide in der Menge am meisten abgenommen, weil wir dort mit mechanischer Bekämpfung nicht nur im Biolandbau, sondern auch in den übrigen Bereichen grosse Erfolge haben. Auch bei den Fungiziden, also bei jenen Mitteln, die wir gegen Pilzkrankheiten einsetzen dürfen, haben wir wesentliche Teile davon heute in Bioqualität. Nicht alle Fungizide sind in Diskussion, wie dies z. B. beim Kupfer der Fall ist. Aber es ist so, dass auch bei den Fungiziden die Mittel abgenommen haben.
Bei den Insektiziden setzen wir sehr stark auf Nützlinge, die uns hier unterstützen. Aber es gibt natürlich vor allem bei den Insektiziden einige Mittel, die nach wie vor auch sehr anspruchsvoll sind. Hier ist es wichtig, dass wir diese zusammen mit der Forschung auch weiterentwickeln können.
Michaud Gigon Sophie · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion
Voici des années que la population fait entendre sa volonté de voir une diminution des produits phytosanitaires dans les champs et dans son assiette, parce que ceci représente un danger. Tout d'abord, pour les bases mêmes de notre existence, soit les ressources naturelles et la biodiversité. Par exemple, l'impact de ces substances sur les insectes a été largement documenté. La surfertilisation de nos sols et de nos cours d'eau conduit également à un appauvrissement de la biodiversité. Ensuite, parce que des résidus de substances cancérogènes se retrouvent dans notre assiette et, plus grave encore, dans l'eau potable que nous buvons plusieurs fois par jour en Suisse et que nous voulons pouvoir continuer à boire gratuitement et en toute sécurité. Ces faits scientifiques convainquent les Verts, le parti socialiste, les Vert'libéraux ainsi que quelques personnes du centre et, peut-être, dans les rangs du PLR, depuis que certains de ses membres se disent plus enclins à prendre en compte l'écologie dans leur décisions politiques. Mais ces arguments ne convainquent pas la majorité de la CER-N.
Si la majorité du centre et de l'UDC ne prête pas une oreille attentive à ces arguments scientifiques, peut-être le pan agroéconomique leur parlera-t-il davantage. Le contrat social qui lie la population suisse et les agriculteurs et agricultrices suisses dépend aussi de la volonté et des signaux émis par les producteurs de réduire le risque des pesticides et des fertilisants. Lorsque les gens apprennent, comme ils ont pu le faire hier sur la RTS, que l'eau potable de la région agricole payernoise accuse des taux de produits toxiques dépassant dix fois la norme, ils ont besoin de réponses et d'être rassurés sur le fait que nous allons agir.
Nous sommes nombreux, et j'en fais partie, à avoir une attitude compréhensive et constructive envers le monde paysan en soutenant les paiements directs, en plaidant pour des aides financières de transition vers une agriculture plus écologique, et en désirant accorder du temps pour la mise en oeuvre de cette transition. En tant qu'arrière-petite-fille de paysans et de vignerons vaudois et comme parlementaire verte, je veux soutenir notre agriculture suisse. Dans mon travail quotidien à la Fédération romande des consommateurs, je m'engage pour que les consommateurs et les agriculteurs se rapprochent, pour que la production indigène, la vente directe et les circuits courts soient favorisés, et pour que la qualité et la transparence sur les marges, nos combats communs, soient largement portées au niveau politique. Mais, chers collègues actifs dans l'agriculture ou l'agroalimentaire, ce soutien indéfectible s'accompagne d'une exigence de diminution des phytosanitaires et des fertilisants dans la production indigène. Ainsi, je vous pose la question: quelles réponses apportez-vous? La réponse ne peut plus être: "Vous savez, c'est compliqué de produire avec moins d'intrants, et puis ces substances ne sont pas plus cancérogènes que cela, cela dépend de la dose, c'est multifactoriel". En matière de signal, vous devez pouvoir répondre autre chose pour préserver la confiance et le contrat social qui nous lie - et c'est une amie des paysans qui vous le dit.
La population nous a transmis deux initiatives populaires qui seront soumises au vote dans moins de six mois. Et je comprends que vous les rejetiez, Monsieur Page. Par contre, je ne comprends pas que vous ne voyiez pas dans le projet issu de l'initiative parlementaire que nous traitons une réponse à ces initiatives populaires. Jusqu'à maintenant, qu'avez-vous proposé? La suspension de la Politique agricole 2022 plus et le fait de vider le projet issu de cette initiative parlementaire de sa substance? Si nous suivons la majorité de CER-N sur ce projet, c'est ce qui arrivera. Nous n'aurons alors plus rien à proposer pour montrer que nous prenons des mesures contre le risque que représentent les pesticides pour nous, êtres humains, comme pour notre environnement.
En Suisse, plus d'un million de personnes boivent de l'eau qui ne répond pas aux normes légales. Aujourd'hui, un grand nombre de substances toxiques se trouvent dans les eaux souterraines et de surface. Les consommateurs et consommatrices sont inquiets à juste titre. Quant aux communes, elles sont furieuses devant les frais massifs occasionnés par ces pollutions, et attendent que la Confédération regarde de plus près les mécanismes d'homologation. En ce sens, soyez attentifs aux articles 9 et 27 qui ont été amendés par la CER-N pour ne prendre en compte que les produits de dégradation pertinents. La science a montré qu'un produit de dégradation du chlorothalonil avait été classé à tort comme non pertinent. Si les produits de dégradation non pertinents avaient été examinés plus attentivement, on ne subirait pas la situation catastrophique actuelle.
La majorité de la CER-N ne maintient pas le statu quo, elle affaiblit carrément la protection de l'eau potable par rapport à la législation actuelle. Le Conseil fédéral et le Conseil des Etats ne sont pas réputés pour être écolos. Ils nous ont livré un projet que les Verts trouvent déjà faible, mais qu'ils sont prêts à soutenir, pour autant qu'il ne soit pas encore affaibli.
Dans le contexte des enjeux et des deux initiatives populaires en attente, la gestion prudente de nos ressources en eau potable est d'une importance fondamentale, autant d'un point de vue factuel que politique. Cette initiative parlementaire nous permet d'apporter une réponse, maigre, mais au moins respectueuse de l'enjeu auquel font face l'environnement, les communes et les consommateurs suisses.
Je vous invite à faire mieux que la CER-N en suivant les minorités qui nous permettent, au moins, d'en revenir au projet initial.
Page Pierre-André · Mit-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Chère amie des paysans, êtes-vous consciente qu'avec la forte diminution des fertilisants et des produits phytosanitaires, il y aura une grande augmentation des importations de nourriture? Cela veut dire que vous ne pourrez plus protéger vos consommateurs puisque ces importations seront beaucoup plus chargées en éléments nocifs, fertilisants, pesticides et autres, et donc nocives pour la santé. En êtes-vous consciente?
Michaud Gigon Sophie · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion
Cher collègue Page, si vous lisez le dépliant, il est indiqué 10 ou 20 pour cent de diminution. C'est vraiment extrêmement peu. Le Conseil fédéral a fait des propositions dans la Politique agricole 2022 plus, et des calculs, dans le rapport de la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des Etats, ont montré que cela était possible. C'est pour cela d'ailleurs que la minorité de la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national a repris ces pourcentages-là, parce que, justement, il est possible de continuer de produire - comme vous le faites très bien - en diminuant les fertilisants et les pesticides.
Nicolet Jacques · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Madame Michaud Gigon, vous avez évoqué tout à l'heure le fait que le monde paysan ne vous entendait pas. Je vous réponds: oui, 50 pour cent de moins d'utilisation de produits phytosanitaires, 45 pour cent de moins d'antibiotiques. J'ai une question: pouvez-vous me donner le pourcentage de produits découverts dans l'eau qui sont issus réellement de l'agriculture?
Michaud Gigon Sophie · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion
Non, je ne peux pas vous donner le pourcentage.
Lüscher Christian · Mit-M · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion
L'objectif du projet que nous traitons ici est de réduire l'utilisation de produits phytosanitaires ou de pesticides, afin de diminuer leurs effets néfastes sur l'environnement.
Le groupe libéral-radical soutient cet objectif à 100 pour cent et acceptera donc, à l'unanimité, d'entrer en matière sur ce projet de loi.
Ce soutien s'appuie sur la décision claire prise par l'assemblée des délégués du PLR en juin 2019 en faveur d'une politique environnementale et climatique libérale. Dans ce papier de position, nous avons défini nos principes en matière de lutte contre les pesticides. Premièrement, nous sommes convaincus que les nouvelles technologies et les innovations sont la clé du succès. Concrètement, cela signifie que les risques liés à l'utilisation des engrais et des pesticides doivent être réduits progressivement, principalement grâce à la technologie, à l'innovation et à la formation. De cette manière, les terres cultivées pourront être utilisées de manière plus durable, sans réduire les rendements. Deuxièmement, il est nécessaire d'introduire une trajectoire de réduction obligatoire de l'utilisation des pesticides. Troisièmement, les produits particulièrement nocifs devraient être interdits, mais uniquement à titre subsidiaire et en fonction de l'état actuel des connaissances scientifiques. Par conséquent, notre groupe soutient clairement le coeur de cette initiative parlementaire, à savoir la réduction durable des risques liés à l'utilisation de pesticides et l'amélioration de la qualité de l'eau potable, des eaux de surface et des eaux souterraines. Afin d'atteindre cet objectif, une trajectoire de réduction, avec des objectifs quantifiés, doit être inscrite dans la loi - c'est une mesure clairement conforme à la position du groupe libéral-radical.
Mais il est également essentiel pour nous d'élaborer un compromis acceptable pour une majorité lors de la consultation détaillée sur les différentes mesures, qui se fonde sur les trois piliers de la durabilité: écologie, économie et société. Notre objectif prioritaire est donc de trouver, en menant une discussion pragmatique, une voie viable qui maintienne l'équilibre entre ces trois axes de durabilité.
Nous pensons qu'avec la proposition adoptée par la majorité de la commission, cet objectif peut être atteint à une large majorité. Bien que des objectifs ambitieux soient fixés, les mesures pour les atteindre peuvent être mises en oeuvre sans que le degré d'autosuffisance de la Suisse en souffre. Le fait que nous ayons trouvé un compromis efficace est particulièrement important, vu les votations populaires à venir sur les initiatives sur les pesticides et sur l'eau potable.
Le groupe libéral-radical s'est clairement engagé à réduire de manière durable les risques liés à l'utilisation des pesticides et à améliorer la qualité de l'eau potable, des eaux de surface et des eaux souterraines. A son avis, la meilleure façon d'y parvenir est d'obtenir un compromis sur cette initiative parlementaire.
En revanche, l'acceptation des deux initiatives populaires entraînerait un effondrement de la production alimentaire en Suisse, réduirait encore le degré d'autosuffisance et génèrerait enfin et surtout un risque de contournement de la réglementation par le biais des importations. Dans l'ensemble, les deux initiatives populaires visent à obtenir une élimination trop radicale et beaucoup trop rapide des pesticides.
Cela signifie également que notre groupe s'opposera à la présentation d'un trop grand nombre d'éléments de la Politique agricole 2022 plus lors de l'examen de ce projet. Nous devons clairement nous concentrer sur la réduction des pesticides, au lieu de procéder de facto et dès à présent à une sorte de consultation préalable sur la politique agricole beaucoup plus complète. Nous ne devons pas prendre le risque de nous retrouver les mains vides à la fin de l'exercice. Les deux initiatives populaires mentionnées sont beaucoup trop dangereuses. Nous avons besoin d'une véritable alternative.
En résumé, et pour confirmer ce que j'ai dit dans mon introduction, le groupe libéral-radical entrera en matière, à l'unanimité, sur le projet issu de l'initiative parlementaire CER-E.
Bertschy Kathrin · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Seit Jahren, ja seit Jahrzehnten verspricht man uns eine Landwirtschaft, die im Einklang mit der Natur ist, mit dem Erhalten der Lebensgrundlagen. Die Verfassung verspricht es, der Bundesrat und die Branche selber; sie wirbt ja mit intakten Produkten aus der Natur. Es ist ein leeres Versprechen, die Realität ist eine andere.
Wir subventionieren unsere eigene Umweltzerstörung. Jedes Jahr investieren wir Milliarden in eine Landwirtschaft, welche kein einziges der Umweltziele einhält. Wir beobachten ein Artensterben in diesem Land, von Insekten, von Brutvögeln, von Fischen, einen Verlust an Biodiversität, der ungebremst voranschreitet. Es gelingt nicht, die Belastung mit Pestiziden und anderen für die Natur giftigen Stoffeinträgen wie Nitrate und Ammoniak auf ein für Natur und Mensch verträgliches Mass zu reduzieren. Es ist x-fach bewiesen, dass die Lebensgrundlagen zu hohen Stoffbelastungen ausgesetzt sind. Wir haben seit Jahren Studien, die zeigen, dass Grenzwerte systematisch überschritten werden. Die Eawag, das Forschungsinstitut der ETH, zeigt das auf, in den Jahren 2012, 2015, 2017 und 2019, und das auch in Gewässern, welche kein Siedlungsabwasser enthalten. Es sind längst nicht mehr nur die Umweltverbände, es sind auch die Fischer und die Wasserversorger, die Alarm schlagen. Das ist die Realität in unserem Land.
Was seither gemacht wurde: 2012 haben wir einen Aktionsplan aufgrund eines Postulates von Tiana Moser beschlossen. Es ist eine Willensbekundung. Es fehlt an Instrumenten, welche eine Wirkung herbeiführen würden. 2016 wurden die Umweltziele Landwirtschaft aktualisiert. Sie zeigen: Kein einziges Ziel der Landwirtschaft in Bezug auf die Umwelt wird erreicht, dreizehn Ziele werden verfehlt. Im letzten und in diesem Jahr empfehlen National- und Ständerat die beiden Bürgerinitiativen zur Ablehnung, und das ohne Gegenvorschlag.
Wir haben heute die Möglichkeit, eine glaubwürdige Umsetzung zu machen. Was wurde aber aus der Vorlage der WAK-S gemacht? Der Kommissionssprecher der Mehrheit hat im Eintretensvotum gesagt, die WAK-N sei im Wesentlichen dem Ständerat gefolgt. Das ist so nicht korrekt. Das, was als der eigentliche Kern dieser Vorlage bezeichnet wird, die Artikel 9 und 27 des Gewässerschutzgesetzes, ist von der Mehrheit ausgehöhlt worden. Ein Grenzwert von 0,1 Mikrogramm pro Liter, auf die Unterscheidung zwischen relevant und nicht relevant verzichten und alle Wirkstoffe und Abbauprodukte einbeziehen, die den Grenzwert überschreiten: Das wäre der Kern des künftigen Gewässerschutzes.
Was hier übrig bleibt, hat ohne Korrektur durch die Minderheiten zu wenig Substanz und wird dem Ausmass des Problems bei Weitem nicht gerecht. Es ist heute der Moment, wo Sie, geschätzte Ratsmitglieder aus der SVP, aus der CVP, aber auch aus der FDP, beweisen können, dass Sie das Trinkwasser und das Ökosystem wirklich schützen wollen, dass Sie sich von Ihren leeren Versprechungen der Vergangenheit verabschieden und zum Handeln übergehen.
Ich bitte Sie, die Minderheitsanträge zu unterstützen; die grünliberale Fraktion wird dasselbe tun.
Ritter Markus · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Liebe Kollegin Bertschy, Sie haben gesagt, die Umweltziele seien nicht erreicht. Können Sie bestätigen, dass im Jahr 2018 die Umweltziele im Bereich der Biodiversität bezüglich Fläche, Vernetzung und Qualität von der Landwirtschaft vollumfänglich erfüllt worden sind?
Bertschy Kathrin · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Geschätzter Kollege Ritter, wir führen diese Diskussionen jetzt seit acht Jahren zusammen. Es gibt in gewissen Bereichen Verbesserungen, in anderen gibt es Verschlechterungen. Wir haben immer noch zwölf Umweltziele, die weiterhin nicht erreicht sind. Das reicht einfach nicht, um unsere Lebensgrundlagen zu schützen.
Haab Martin · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Frau Kollegin Bertschy, können Sie mir weitere Branchen in diesem Land nennen, die definierte Umweltziele haben und sie auch umsetzen?
Bertschy Kathrin · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Geschätzter Kollege Haab, ich habe Ihren Einzelantrag auch gesehen; Sie möchten die Landwirtschaft ausklammern und auch die anderen Branchen in die Pflicht nehmen. Tatsache ist zum einen, dass diese Branchen ihre Hausaufgaben teilweise gemacht haben, und zum andern, dass die Substanzen, die im Trinkwasser landen, wesentlich von der Landwirtschaft verursacht sind. Die Ammoniakemissionen sind zu 93 Prozent von der Landwirtschaft verursacht. Wenn man die Gesamtbelastung durch Giftstoffe anschaut, sind es zu 70 Prozent Emissionen aus der Landwirtschaft. Wenn Sie also etwas tun wollen und Sie das effizient tun wollen, müssen Sie bei der Landwirtschaft ansetzen. Und das wollen wir heute tun.
Nicolet Jacques · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Madame Bertschy, j'ai une question: vous avez évoqué tout à l'heure le fait que le monde agricole ne faisait aucun effort. Je vous donne un exemple simple, celui de notre exploitation. Nous n'utilisons plus aucun engrais du commerce depuis dix ans du fait de l'efficacité d'un biogaz. Vous estimez donc, selon vos dires, que c'est une activité qui est totalement inutile?
Bertschy Kathrin · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Nein, selbstverständlich nicht! Es reicht einfach bei Weitem nicht. Wir müssen endlich dazu übergehen, wirkungsvolle Instrumente zu beschliessen, die auch tatsächlich eine Wirkung haben. Sonst ist das "l'art pour l'art" und sind es weiterhin leere Versprechungen.
Strupler Manuel · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Kollegin Bertschy, Sie haben gesagt, es seien alles leere Versprechungen und es habe in einigen Bereichen sogar keine Verbesserung gegeben, sondern Verschlechterungen. Wo hat es in den letzten Jahren bei der Erfüllung der Umweltziele in der Landwirtschaft Verschlechterungen gegeben?
Bertschy Kathrin · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Schauen Sie, Kollege Strupler, wenn Sie die Publikationen der Eawag lesen, wenn Sie die dringenden Bitten der Wasserversorger lesen, dann lesen Sie auch, dass sich die Grenzwerte nicht verbessert, sondern verschlechtert haben. Wir haben nichts unternommen; die Mehrheit des Parlamentes hat nichts unternommen. Man lehnt beide Initiativen ab, man lehnt den Gegenvorschlag ab, hier wird die Fassung des Ständerates verwässert, und gleichzeitig wird die Agrarpolitik 2022 plus sistiert. Alles wird auf die lange Bank geschoben, nun schon seit acht Jahren. Und nach aussen, in den Medien inszenieren Sie gerne ein anderes Bild, dass man etwas tue. Aber wir haben es vorhin vom Sprecher der SVP-Fraktion gehört: Er hat auch gesagt, das Ziel dieser Initiative sei, dass der Trinkwasser-Initiative eben etwas gegenübergestellt werde. Aber Sie müssen heute entscheiden: Wollen Sie einfach nur diese Trinkwasser-Initiative abwenden, das kann man möglicherweise, oder wollen Sie auch Wirkung entfalten? Wollen Sie wirklich eine Pestizid- und Stickstoffreduktion erreichen? Dann müssen Sie zu Instrumenten greifen.
Dettling Marcel · Mit-M · Nationalrat · Schwyz · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Frau Bertschy, Herr Haab hat gefragt, ob es andere Sektoren gibt, die Umweltziele haben, und nicht, ob die Landwirtschaft diese Ziele gut oder schlecht erfüllt hat. Gibt es andere Sektoren, welchen Umweltziele auferlegt wurden? Welche Sektoren sind das in der Schweiz?
Bertschy Kathrin · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Es gibt einen guten Grund, weshalb die Landwirtschaft Umweltziele hat: weil sie sehr umweltrelevante Belastungen ausstösst. Ich habe vorhin aufgezeigt, dass 93 Prozent der Ammoniakemissionen aus der Landwirtschaft stammen. Es macht Sinn, wenn die Landwirtschaft Umweltziele hat. Andere Bereiche haben das auch.
Bourgeois Jacques · Mit-M · Nationalrat · Freiburg · FDP-Liberale Fraktion
Chère collègue, les moins 27 pour cent d'utilisation de produits phytosanitaires depuis 2008, cela veut dire, pour vous, pas d'effort?
Bertschy Kathrin · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Wir haben das beim Eintreten schon besprochen: Doch, das ist natürlich erfreulich. Aber wir haben auch gesagt, dass auf der anderen Seite die besonders toxischen Pestizide, und das sind die relevanten Stoffe für das Trinkwasser, zugenommen haben. Das müssen Sie auch in die Waagschale werfen.
Grossen Jürg · Mit-M · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Frau Kollegin Bertschy, können Sie bestätigen, dass es andere Bereiche gibt, die Umweltziele haben, nämlich zum Beispiel der Gebäudebereich oder der Verkehrsbereich?
Bertschy Kathrin · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Das kann ich sehr gerne tun, Herr Kollege Grossen. Wenn wir das anschauen, ist es einfach so: Die Haushalte beispielsweise machen 3 Prozent der Stickstoff- und Ammoniakemissionen aus. Auch der Verkehr ist im Vergleich zur Landwirtschaft irrelevant. Wenn Sie etwas tun wollen, dann müssen wir hier ansetzen; das ist der effizienteste, der einfachste und auch der dringlichste Weg.
Pointet François · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Grünliberale Fraktion
Nous avons tous le même objectif: préserver notre eau potable et avoir accès à de la nourriture saine et locale. Enfin, j'espère que nous avons tout cet objectif. La situation actuelle est pourtant inquiétante. Les organisations responsables de l'approvisionnement en eau dans nos villages et nos villes s'inquiètent, à juste titre, de ne bientôt plus être capables de livrer de l'eau sans risque pour la santé. La population est inquiète pour son eau potable et son environnement, et une majorité d'entre elle semble prête à exiger des solutions drastiques en Suisse, sans craindre de consommer des produits importés ayant un impact désastreux à l'étranger. Les agriculteurs sont mis sous pression par de nouvelles contraintes que le consommateur exige alors qu'en même temps, ce dernier profite du tourisme d'achat pour épargner son porte-monnaie, sans être regardant sur la durabilité de son acte d'achat. Ces mêmes agriculteurs minimisent l'impact de leur activité sur l'environnement et se sentent agressés chaque fois qu'une critique est émise. Nous sommes tous loin d'être avares en contradiction sans jamais nous l'avouer, et le fossé entre villes et campagnes continue de se creuser ce qui met en danger notre cohésion sociale. Et je ne parle même pas des biocides dans les peintures.
Mesdames et Messieurs les représentants des milieux agricoles, c'est mon cri du coeur du jour que de vous demander quelques concessions pour que le chemin pris permette une vraie réduction des risques.
Je vous invite donc à entrer en matière et au moins à suivre les minorités I (Bertschy) à l'article 6a de la loi sur l'agriculture et Baumann à l'article 9 de la loi sur la protection des eaux.
Parmelin Guy · VPBR-M · Bundesrat · Waadt
L'initiative parlementaire "Réduire le risque de l'utilisation de pesticides" a été élaborée par la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des Etats dans le cadre des discussions sur les deux initiatives populaires concernant les produits phytosanitaires et les fertilisants. L'objectif de la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des Etats est de proposer une alternative crédible aux attentes exprimées dans ces deux initiatives.
Le Conseil fédéral est en accord avec les initiants sur la nécessité d'agir dans le domaine de la protection des plantes et de la fertilisation. Cependant, ces initiatives vont bien au-delà de l'objectif suivi par le Conseil fédéral, et l'acceptation de ces initiatives populaires aurait des conséquences drastiques pour l'agriculture suisse et pour la sécurité alimentaire de ce pays.
Le Conseil fédéral a adopté en 2017 un plan d'action pour réduire de 50 pour cent les risques liés à l'utilisation de produits phytosanitaires. En complément à ce plan, il propose, avec la Politique agricole 2022 plus, tout un train de mesures qui permettra de tenir compte des principales préoccupations des auteurs de ces initiatives, également dans le domaine des fertilisants. Concrètement, il propose d'abaisser la limite définie dans la loi sur la protection des eaux de 3 à 2,5 unités de gros bétail-fumure par hectare de surface fertilisable, de fixer un objectif de réduction des pertes d'azote et de phosphore de 10 pour cent jusqu'en 2025 et de 20 pour cent jusqu'en 2030, et d'interdire les produits phytosanitaires présentant un plus grand risque pour l'environnement dans le cadre des prestations écologiques requises. Il propose aussi d'exiger dans ce même cadre des mesures techniques permettant de minimiser les résidus de produits phytosanitaires dans les cours d'eau et de favoriser davantage le non-recours aux produits phytosanitaires par des contributions au système de production.
Ce train de mesures doit permettre de réduire, de manière efficace, l'impact sur l'environnement lié à l'utilisation d'éléments fertilisants et de pesticides sans qu'il en résulte de limitation excessive de la production et des engagements internationaux et commerciaux de notre pays.
Le Conseil des Etats doit se prononcer le 14 décembre sur la Politique agricole 2022 plus. Comme vous le savez, la majorité de sa commission préparatoire a proposé de suspendre pour deux ans le traitement de la Politique agricole 2022 plus et de charger le Conseil fédéral d'élaborer un rapport sur l'orientation future de la politique agricole.
Je suis convaincu que ce serait une erreur de suspendre la Politique agricole 2022 plus. La politique agricole est caractérisée par des objectifs contradictoires et des attentes très diverses de la société. Ce n'est qu'en l'abordant dans son ensemble que les trois dimensions de la durabilité économique, de la durabilité sociale et de la durabilité écologique pourront être renforcées, en même temps.
Malheureusement, cette décision ne sera pas prise avant deux semaines.
Le projet d'initiative parlementaire vient compléter les efforts importants du Conseil fédéral pour réduire les risques liés à l'emploi de produits phytosanitaires. Ce projet étend également cette action aux produits biocides, qui sont également des pesticides. Le caractère contraignant du plan d'action Produits phytosanitaire se trouve ainsi renforcé dans son application. Le Conseil fédéral salue donc l'orientation générale du projet de loi.
Les organisations assumeront la responsabilité de prendre elles-mêmes des mesures avant que le Conseil fédéral décide d'en prendre de nouvelles. Et s'il est prévisible que les objectifs de réduction des risques ne pourront pas être atteints, le projet prévoit le retrait de l'approbation de substances actives présentant des risques particulièrement importants. La protection des eaux est spécifiquement renforcée. Lorsque des dépassements de valeurs limites justifiés d'un point de vue écotoxicologique dans les eaux superficielles seront observés, les autorisations des pesticides seront réexaminées. Le projet prévoit de retirer les autorisations s'il n'est pas possible de fixer des conditions d'utilisation permettant de respecter ces valeurs. Il permet également de reporter temporairement ce retrait, s'il n'existe pas d'alternative pour protéger les cultures et si ce retrait a un impact sur l'approvisionnement du pays. C'est un point central pour le Conseil fédéral.
Ces nouvelles exigences en matière d'homologation signifient aussi que des produits phytosanitaires utilisés dans l'Union européenne devront être retirés du marché en Suisse. L'objectif devrait être de réduire la charge environnementale, et non pas de la déplacer à l'étranger.
Le projet prévoit également de mieux protéger les aires d'alimentation de captages d'eau potable, en interdisant l'utilisation des produits qui entraînent des dépassements de la valeur de 0,1 microgramme par litre.
La proposition de la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national de limiter, aux articles 9 alinéa 3 et 27 alinéa 1bis de la loi fédérale sur la protection des eaux, les mesures de protection des eaux souterraines au seul cas de dépassement par des métabolites pertinents affaiblit la proposition du Conseil des Etats.
Le Conseil fédéral souhaite à ce propos éviter à tout prix un deuxième cas chlorothalonil. Il est vrai qu'il n'y a pas de justification scientifique à une extension aux métabolites non pertinents. Cependant, le cas du chlorothalonil a montré qu'il est aussi possible qu'un métabolite doive être reclassé à la lumière de nouvelles informations scientifiques. Avec l'obligation de communiquer les ventes de produits phytosanitaires et de produits biocides, ainsi qu'avec l'instauration d'un système d'information destiné à l'enregistrement des utilisations à titre professionnel, il sera possible de développer en conséquence des indicateurs et de procéder à une évaluation spécifique des risques pour les différents domaines d'utilisation.
Le Conseil des Etats a également introduit dans le projet de loi un objectif non chiffré de réduction des pertes en éléments fertilisants. Il donne ainsi au Conseil fédéral la compétence de fixer des objectifs quantitatifs et les méthodes d'évaluation.
Sur le fond, le Conseil fédéral ne s'oppose pas à ces nouvelles dispositions, puisqu'il propose lui-même de réduire les pertes d'azote et de phosphore de 10 pour cent d'ici à 2024 et de 20 pour cent d'ici à 2030 dans le cadre de la Politique agricole 2022 plus. Par contre, il souligne, comme je l'ai déjà mentionné, le fait que le transfert de ces dispositions dans le projet de loi lié à l'initiative parlementaire visant à réduire le risque de l'utilisation de pesticides déséquilibre le projet du Conseil fédéral relatif à la Politique agricole 2022 plus. Pour cette raison, il serait important que le Conseil des Etats renonce à suspendre le traitement de la Politique agricole 2022 plus.
Concernant les éléments fertilisants, la majorité de la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national propose, à l'article 6 de la loi sur l'agriculture, trois compléments à la proposition du Conseil des Etats. Le remplacement des engrais minéraux par des engrais de ferme est conforme aux mesures prévues par la Politique agricole 2022 plus, même s'il n'y figure pas explicitement. Les engrais minéraux importés constituent un levier important afin de réduire les pertes de nutriments. Le remplacement des engrais minéraux importés par des engrais de ferme permettrait donc de réduire les excédents de nutriments sans avoir à diminuer ou à réduire le cheptel, et donc la production.
Au même article, une minorité propose de reprendre le texte figurant dans le message sur la Politique agricole 2022 plus. Les objectifs quantitatifs ont été fixés par le Conseil fédéral après consultation des milieux intéressés. Le Conseil fédéral est donc convaincu qu'ils sont appropriés. Toutefois, étant donné que les délais proposés ici - pour les rapports des organisations, en 2023, et pour la prise des mesures supplémentaires par le Conseil fédéral, en 2035 - sont déjà irréalistes, il n'est pas possible de soutenir telle quelle cette proposition.
Une autre minorité propose aussi de préciser dans ce même article les mesures nécessaires prises par le Conseil fédéral, dans le cas où aucune mesure n'est mise en oeuvre ou si les mesures prises par les organisations ne suffisent pas pour la réalisation des objectifs, c'est-à-dire de prévoir des taxes incitatives sur les engrais minéraux et sur les importations de denrées fourragères.
Une taxe incitative sur les importations de denrées fourragères n'est pas compatible avec nos engagements relatifs au droit international.
Une taxe incitative n'est compatible avec les règles commerciales internationales de l'OMC que si elle frappe autant les produits suisses que les produits étrangers. L'instrument de la taxe incitative sur l'azote a aussi été examiné. Dans les conditions spatialement et structurellement très hétérogènes de l'agriculture suisse et dans le système de la politique agricole actuelle, elle serait moins précise, moins efficiente que les instruments de régulation.
Par analogie avec la réduction des risques de l'utilisation des pesticides, la proposition Haab implique tous les domaines d'application où il y a des pertes d'azote et de phosphore. Cette proposition fait sens. Cela signifie que non seulement l'agriculture, mais aussi, par exemple, les stations d'épuration seront tenues d'apporter leur contribution pour réduire les pertes d'azote et de phosphore.
Le Conseil fédéral vous propose déjà d'accepter la motion 20.4261 de la CER-N, "Réduction des apports d'azote provenant des stations d'épuration des eaux usées", qui charge précisément le Conseil fédéral de s'attaquer rapidement au problème des apports d'azote dans les eaux provenant des stations d'épuration des eaux usées et de prendre les mesures nécessaires pour les réduire. Une proportion considérable des apports d'azote déversés annuellement dans les eaux suisses ne provient pas de l'agriculture. Il est donc justifié que tous les secteurs participent également à la mise en oeuvre de la trajectoire de réduction.
D'autres minorités et propositions individuelles veulent intégrer également les instruments prévus par la Politique agricole 2022 plus, aux articles 70a et 164a de la loi sur l'agriculture. Cela concerne les prestations écologiques requises et l'obligation de publier des données concernant les livraisons d'éléments fertilisants. Si les objectifs contraignants concernant les pertes en éléments fertilisants sont adoptés, les mesures qui y sont proposées devraient également être adoptées pour des raisons de cohérence de contenu. Mais le Conseil fédéral reste absolument convaincu que ces mesures doivent être adoptées dans le cadre de la Politique agricole 2022 plus. L'obligation de publier des données concernant les livraisons d'éléments fertilisants apporte une contribution centrale à la réduction d'excédents de ces éléments fertilisants. Cela améliore la transparence, en ce qui concerne les endroits où sont utilisés les éléments fertilisants, et cela augmente surtout la crédibilité des données et renforce donc la bonne image des agriculteurs au sein de la population.
Enfin, aux articles 19 et 62d de la loi sur la protection des eaux, une minorité propose d'intégrer l'obligation pour les cantons de définir des aires d'alimentation pour toutes les zones de captage d'importance régionale et revêtant un intérêt public, ainsi que d'autres zones de captage, lorsqu'il existe un danger de contamination. Pour accélérer la mise en oeuvre, la Confédération prendra à sa charge 40 pour cent des frais imputables encourus pour définir ces aires d'alimentation. Ces propositions correspondent à la motion Zanetti 20.3625 qui vise à protéger les aires d'alimentation des zones de captage et à les définir, afin de protéger efficacement l'eau potable. Le Conseil des Etats a déjà adopté cette motion. Il conviendra donc de poursuivre le traitement de ces propositions, mais dans le cadre de cette motion.
Nous vous prions d'entrer en matière sur ce projet.
Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die Berichterstatter verzichten auf ein Votum.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesgesetz über die Verminderung der Risiken durch den Einsatz von Pestiziden (Änderung des Chemikaliengesetzes, des Landwirtschaftsgesetzes und des Gewässerschutzgesetzes)
Loi fédérale sur la réduction des risques liés à l'utilisation de pesticides (Modification de la loi sur les produits chimiques, de la loi sur l'agriculture et de la loi sur la protection des eaux)
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Ziff. I Einleitung
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, ch. I introduction
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Verfahrensbeitrag
Block 1 - Bloc 1
Chemikaliengesetz und Landwirtschaftsgesetz
Loi sur les produits chimiques et loi sur l'agriculture
Bertschy Kathrin · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Meine Minderheit bei Artikel 6a des Landwirtschaftsgesetzes auf Seite 5 der Fahne fordert einen Absenkpfad für Nährstoffverluste um 10 Prozent bis 2025 und um 20 Prozent bis 2030.
Wir haben es gehört: Gewässer, Ökosystem und Trinkwasser sind nicht nur durch den Pestizideinsatz, sondern genauso durch die zu hohen Stickstoffverluste gefährdet. Es reicht nicht, ein Bekenntnis abzugeben. Es braucht hier ein verbindliches Ziel und eigentlich auch ein Instrument, wie es etwa die Minderheit II (Baumann) vorschlägt. Meine Minderheit I nimmt einfach die Fassung der WAK-S eins zu eins auf: verbindliche Reduktionsziele, kombiniert mit Eigenverantwortung der Branche, und erst wenn diese nicht funktioniert, handelt, gemäss Absatz 3 des Artikels, der Bundesrat. Die Minderheit I wird vom Bundesrat unterstützt. Was sie beantragt, wurde auch im Ständerat unterstützt, und es ist ebenfalls in der Botschaft der Agrarpolitik 2022 plus drin. Was ich hier einfordere, ist nichts anderes als das, was uns der Bundesrat selber vorschlägt.
Die Wasserversorger beurteilen bereits diesen Vorschlag als wenig ehrgeizig, aber als wichtigen ersten Schritt. Sie weisen darauf hin, dass der Nitratgrenzwert landesweit an etwa 12 bis 15 Prozent der Messstellen und in überwiegend ackerbaulich genutzten Gebieten an 40 Prozent der Messstellen überschritten wird. Gemäss der Eawag sind die geforderten Reduktionsziele - 10 Prozent bis 2025, 20 Prozent bis 2030 - aus wissenschaftlicher Sicht Minimalziele, um die Ziele des geltenden Rechts überhaupt zu erreichen oder weitere irreversible Schäden an den Ökosystemen zu vermeiden. Die vorgeschlagene Reduktion des Stickstoffüberschusses ist deshalb ein wenig ehrgeiziges Ziel, aber ein wichtiger erster Schritt. Ein verbindlicher Absenkpfad wird auch von den Bauern eingefordert, z. B. von IP-Suisse, Bio Suisse oder den Kleinbauern. Zusammen stellen sie mittlerweile die Mehrheit der Betriebe. Sie fürchten um ihre Wirtschaftsgrundlage, wenn wir weitermachen wie bisher.
Dann gibt es noch meine zweite Minderheit in diesem Block, beim ökologischen Leistungsnachweis in Artikel 70a. Der ökologische Leistungsnachweis regelt die Voraussetzungen für die Direktzahlungsberechtigung; er stellt also die Bedingungen für den Erhalt von Direktzahlungen. Meine Minderheit fordert hier eine Konkretisierung des ökologischen Leistungsnachweises, und zwar in Bezug auf die Ziele der vorliegenden parlamentarischen Initiative. Die Änderungen entsprechen den Anträgen des Bundesrates aus der Agrarpolitik 2022 plus; Sie finden das in der Botschaft auf Seite 4046 ff. Die Änderungen entsprechen zudem dem Beschluss der WAK-S vom 27. August 2020, und zwar in Bezug auf den Gewässerschutz, also jenen Bereich, den auch die vorliegende parlamentarische Initiative behandelt.
In der Agrarpolitik 2022 plus werden wir diese Änderungen wohl nicht so schnell machen können. Im Ständerat liegt nämlich ein Sistierungsantrag vor; dort dürfte es also nicht so schnell gehen. Darum sollten wir das hier ergänzen, und zwar in Bezug auf die Nährstoffe. Die Bestimmung in Buchstabe b übernimmt die Nährstoffproblematik bezüglich der Formulierung des Absenkpfades in Artikel 6a. So sind wir konsistent. Die Forderung enthält auch eine Aktualisierung der veralteten Formulierung in Bezug auf den Pflanzenschutz; das ist die Bestimmung in Buchstabe g. Für bestimmte Gebiete ermöglicht er spezifische Anforderungen gemäss der Bestimmung in Buchstabe h, und in Buchstabe i fordert meine Minderheit - und das ist nichts anderes als das, was, wie gesagt, auch schon vom Bundesrat vorgeschlagen wurde - die Einhaltung der Vorgaben des Gewässerschutzgesetzes.
Der ökologische Leistungsnachweis ist also die Voraussetzung für die Berechtigung zum Erhalt von Direktzahlungen, d. h., es muss nachgewiesen werden können, dass das Gesetz eingehalten wurde - nicht mehr und nicht weniger. Wenn Sie das ablehnen, dann sagen Sie eigentlich: "Uns ist es egal, ob dieses Gewässerschutzgesetz eingehalten wird. Wir zahlen dennoch Direktzahlungen aus, wir subventionieren die eigene Umweltzerstörung." Das kann ich nicht verstehen, deshalb denke ich, dass wir diesen ökologischen Leistungsnachweis dringend anpassen sollten. Diese Forderungen entstammen nicht meiner Feder, ich fordere hier nichts Neues, sondern einfach das, was der Bundesrat in der Agrarpolitik 2022 plus selber vorschlägt und was auch die WAK-S dem Ständerat vorgeschlagen hat.
Besten Dank für Ihre Unterstützung.
Baumann Kilian · Mit-M · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion
Ich begründe zuerst den Antrag meiner Minderheit II bei Artikel 6a. Der Antrag ist in weiten Teilen identisch mit jenem der Minderheit I (Bertschy). Wir möchten klare Ziele formulieren, bis wann und in welchem Ausmass die Stickstoff- und Phosphorverluste reduziert werden. Der Antrag der Mehrheit der WAK-N ist unverbindlich und taugt nicht als Antwort auf die Trinkwasser-Initiative. Ein zentrales Anliegen der Trinkwasser-Initiative sind die geschlossenen Nährstoffkreisläufe.
Wenn Sie diese parlamentarische Initiative als Antwort auf die Pestizid- und auch auf die Trinkwasser-Initiative verkaufen wollen, müssen Sie die parlamentarische Initiative zwingend mit mehr Inhalt füllen. Die Leute sind besorgt über den Zustand ihres Trinkwassers. Mit Worthülsen lässt sich die Bevölkerung bei diesem sensiblen Thema nicht überzeugen. Darum enthält der Antrag der Minderheit II noch die Möglichkeit für den Bund, Lenkungsabgaben auf Mineraldünger und Futtermittelimporte einzuführen. Der Bundesrat kann dies tun, falls die übrigen Massnahmen nicht greifen würden; es ist also eine Kann-Formulierung. Lenkungsabgaben sind ein bewährtes Instrument, das ja auch von Agrarökonomen der ETH stark propagiert wird. Das Geld bleibt innerhalb der Landwirtschaft und schafft budgetneutral Anreize, nachhaltiger zu produzieren. Lenkungsabgaben sind also ein sehr liberales Instrument, das in anderen Ländern angewendet wird. In Dänemark wird es im Zusammenhang mit Pestiziden angewendet und hat sich sehr bewährt.
Noch eine kleine Anmerkung: Bereits 1994 wurde hier im Nationalrat und auch vom Ständerat die Kommissionsmotion 94.3005 der UREK angenommen, die verlangt hat, Lenkungsabgaben auf Mineraldünger einzuführen, wenn die Umweltziele in fünf Jahren nicht erreicht werden. Das war vor 26 Jahren. Der Bundesrat hat leider nichts unternommen, und die Umweltziele sind immer noch nicht erreicht. Wir haben immer noch Nährstoffüberschüsse. Das sollte uns zu denken geben.
Es ist zu befürchten, dass der Ständerat in dieser Session die Agrarpolitik 2022 plus sistieren wird. Diese parlamentarische Initiative ist also die einzige Antwort auf die Trinkwasser- und die Pestizid-Initiative. Nun stehen wir vor der Frage: Ziehen wir einer schon fast zahnlosen parlamentarischen Initiative noch die letzten Zähne, oder versuchen wir, noch etwas zu retten, und bringen eine Füllung in den bereits etwas faulen Zähnen an? Mit den Minderheiten I und II haben Sie die Möglichkeit, faule Zähne zu flicken, bildlich gesprochen. Ich bitte Sie, diese beiden Minderheiten zu unterstützen.
Jetzt komme ich noch zu Artikel 164a. Hier geht es um die Offenlegungspflicht für Nährstoffe. Wer Futtermittel und Dünger verkauft, soll verpflichtet werden, die entsprechenden Daten zu melden. Der Bund hat das in der Agrarpolitik 2022 plus so vorgeschlagen. Wieso hat der Bundesrat das vorgeschlagen? Ganz einfach: Wenn wir die Nährstoffüberschüsse senken möchten, müssen wir zuerst wissen, wie viele Nährstoffe überhaupt im Umlauf sind. Wenn Sie nicht wissen, wie viele Mineraldünger in Verkehr gebracht wurde, wenn Sie nicht wissen, wie viele Futtermittel verkauft und in Verkehr gebracht wurden, ist es fast nicht möglich, zu überprüfen, ob Überschüsse gesenkt wurden. Die Offenlegungspflicht ist zentral, um die Reduktionsziele überhaupt überprüfen zu können. Aus diesem Grund führen wir ja diese Offenlegungspflicht auch bei den Pestiziden ein. Wir müssen wissen, wie viele Pestizide und Pflanzenschutzmittel im Allgemeinen eingesetzt werden. Da der Einzelantrag Jauslin dieses Anliegen aufgenommen hat, ziehe ich meinen Antrag zur Offenlegungspflicht zugunsten des Antrages Jauslin zurück.
Ich bitte Sie also, die Minderheit II bei Artikel 6a mit der Ergänzung betreffend Lenkungsabgaben sowie den Antrag Jauslin zu unterstützen.
Haab Martin · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Geschätzter Herr Berufskollege Baumann, ist es Ihnen als produzierendem Landwirt egal, wenn wir in Zukunft wesentliche Mengen der Nahrungsmittel, die wir in diesem Land benötigen, importieren müssen?
Baumann Kilian · Mit-M · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion
Geschätzter Berufskollege, ich muss Ihnen eine Gegenfrage stellen. Wir von den Grünen haben die Fair-Food-Initiative gemacht, mit der wir wollten, dass auch die importierten Nahrungsmittel an Umweltkriterien geknüpft werden. Warum haben Sie diese Initiative nicht unterstützt? Das wäre doch ein starker Hebel gewesen.
Dettling Marcel · Mit-M · Nationalrat · Schwyz · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Wenn ich hier richtig zugehört habe, sind sehr viele Leute unzufrieden mit diesem Artikel. Wir von der SVP-Fraktion sind es ebenfalls. Deshalb lade ich die Grünen und Grünliberalen ein, uns zu helfen, diesen Artikel wieder zu streichen.
Zur Entwicklung: Wie kam es überhaupt so weit? Es war durch ein "Buebetrickli" aus dem Ständerat, einen sogenannten Betriebsunfall, dass dieser Fremdkörper in die Vorlage gekommen ist. Die Vorlage will eine Reduktion der Pestizide. Wir wollen das Risiko bei den Pestiziden abbauen, und hier sprechen wir ausschliesslich von den Nährstoffen! Hier betreiben wir reinen Etikettenschwindel und verkaufen nicht das, was aussen auf dem Produkt draufsteht. Keine Migros, kein Coop könnte sich das erlauben, niemand kann sich das erlauben in diesem Land, ausser gewisse Kreise, unter anderem leider auch die Chambre de Réflexion, der Ständerat, die sich diesen Betriebsunfall erlaubt hat.
Wir von der SVP setzen uns ein für eine produzierende Landwirtschaft. Dieser Artikel will genau das Gegenteil. Wenn man ihn jetzt noch ausschmückt mit den Vorschlägen, wie wir sie vorhin gehört haben, führt das zu einer Tierbestandsreduktion von 40 000 Grossvieheinheiten in der Schweiz. Sie können sich das vorstellen: Das sind etwa 100 000 Stück Jungvieh, die nachher fehlen auf den Schweizer Alpen. Jetzt sind die Vorschläge auf dem Tisch des Bundesrates, wie man den Wintertourismus zerstören könnte. Wenn Sie noch dem hier zustimmen, haben wir den Sommertourismus auch zerstört. Dann sind nämlich die Alpen verbuscht und verwaldet, und dann findet dort überhaupt kein Tourismus mehr statt. Machen Sie so weiter, dann haben wir den Sommertourismus auch zerstört.
Wir haben die Hasstiraden gegen uns Bauern gehört. Man hat gesagt, der Tierbestand sei viel zu hoch, der Nährstoffeinsatz sei viel zu hoch in der Schweiz. Schauen Sie sich die Zahlen an: 1990 betrug der Rindviehbestand in der Schweiz 1,8 Millionen; 2019 waren es 1,5 Millionen. Das ist ein Minus von 300 000 Stück. Der Schweinebestand betrug 1990 1,7 Millionen, und 2019 waren es 1,3 Millionen. Und wissen Sie, was das Spannende ist am Ganzen? Die Zahl der Einwohner in der Schweiz betrug 1990 6,7 Millionen, und 2019 waren es 8,5 Millionen. Diese Leute wollen etwas essen; diese Leute haben abgestimmt und gesagt: Wir wollen Ernährungssicherheit in diesem Land; wir wollen versorgt werden mit Nahrungsmitteln; wir wollen nicht die Probleme ins Ausland verlagern, wie das vielleicht Linke und Links-Grüne möchten; wir wollen die Probleme in unserem Land lösen. Hierzu bieten wir Hand. Ich habe es gesagt, wir unterstützen den ursprünglichen Beschluss des Ständerates. Der Landwirtschaft wurden zudem mit dem neuen Gewässerschutzgesetz 20 000 Hektaren bester Boden entzogen. Übertriebene Renaturierungen, übertriebene Gewässerraumbildungen, das geschieht seit 2012, verursacht durch dieses Parlament. Wir wollen eine produzierende Landwirtschaft, ich habe es gesagt, wir wollen nicht den Menschen im Ausland das Essen wegessen. Da machen wir von der SVP nicht mit.
Noch etwas zu den Zielen, zu denen vorhin auch Markus Ritter etwas gesagt hat. Ich habe das noch schnell nachgeschaut: Das Ziel für Biodiversitäts-Förderflächen in der Schweiz waren 60 000 Hektaren. Erreicht hat die Landwirtschaft 77 000 Hektaren; das Ziel wurde bei Weitem übertroffen. Das Ziel war, 36 Prozent zu vernetzen; die Landwirtschaft hat 75 Prozent vernetzt. Die Landwirtschaft hat also mehr als das Doppelte von dem vernetzt, was gefordert worden war. Und immer hören wir, die Landwirtschaft mache alles falsch, sie mache uns die Böden kaputt usw. Das lasse ich nicht einfach so stehen. Die Schweizer Bauern wollen für Sie hervorragende Qualität bei den Lebensmitteln herstellen. Sie wollen auch dafür sorgen, dass man, wie man auch an mir sieht, genug zu essen auf dem Tisch hat und dass wir nicht dem Ausland das Essen einfach vom Tisch wegessen.
Entfernen wir diesen Blinddarm aus der Vorlage; der gehört hier nicht hin. Artikel 6a gehört gestrichen. Im Ständerat ist der Streichungsantrag von Ständerat Rieder mit nur einer Stimme Differenz unterlegen. Es ist also nicht nur ein Anliegen der SVP. Im Ständerat war das sehr umstritten. Das gehört hier nicht hin; Sie überladen das Fuder.
Besten Dank, dass Sie meine Minderheit unterstützen.
Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Wir kommen zu den Stellungnahmen der Fraktionen. Herr Dettling spricht nun auch noch für die SVP-Fraktion.
Dettling Marcel · Mit-M · Nationalrat · Schwyz · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Die Minderheit II (Baumann) möchte bekanntlich Lenkungsabgaben auf Importe von Futtermitteln. Jetzt müssen wir uns überlegen, wieso wir überhaupt so viele Importe von Futtermitteln in der Schweiz haben. Die Mehrheit des Parlamentes hat 2009 hier drin entschieden, dass sie ein Verbot nachvollziehen möchte, das die EU beschlossen hat: Man darf Gastroabfälle nicht mehr den Schweinen verfüttern. Das Problem in der EU war, dass in England mit den Abfällen nicht hygienekonform umgegangen wurde. Es gab Fälle von Maul- und Klauenseuche. In der Schweiz war man dann mehrheitlich der Meinung, dass die EU da etwas beschlossen hat, das wir sofort nachvollziehen und in der Schweiz jetzt auch verbieten müssen, obwohl in der Schweiz sehr viel in die Hygiene investiert wurde und man die Fütterung ohne Probleme abwickeln konnte.
Wir haben hier geschlossene Kreisläufe zerstört. Gastroabfälle und Food Waste sind Ihnen ein grosses Anliegen und mir auch. Hier wurde einfach Food Waste beschlossen. Es wurde einfach beschlossen: "Das führen wir jetzt in die Biogasanlage, das kippen wir ins Loch, das wird nicht mehr der Nahrungsmittelproduktion zugeführt." Und jetzt wird es spannend: Dies hatte Auswirkungen. Man hat es gestern in vielen Zeitungen lesen können: Der Regenwald in Brasilien wurde noch nie so stark abgeholzt wie im vergangenen Jahr. Dieses europaweite Verbot - und das wurde von der EU errechnet, nicht von mir - hat dazu geführt, dass 250 000 Hektaren Regenwald abgeholzt wurden, verursacht auch durch die Mehrheit in diesem Parlament. Wir von der SVP haben da nicht zugestimmt. Dieses Verbot hat dazu geführt, dass weltweit 1,8 Millionen Hektaren zusätzliche Ackerfläche im Ausland hergestellt werden mussten, um die Eiweissträger, die in der Biogasanlage gelandet sind, wieder herstellen zu können - deshalb die Importe, mit denen wir unser Vieh füttern, anstatt sinnvoll wie früher mit der Gastrosuppe. Vielleicht noch eine Zahl: Mit dem, was wir nun wegen dieses Verbotes importieren, könnten 70 Millionen Menschen ernährt werden, wenn wir die Gastrosuppe in der ganzen Europäischen Union und in der Schweiz wieder sinnvollerweise den Schweinen verfüttern und so den Kreislauf schliessen könnten.
Der Bundesrat möchte in der Agrarpolitik 2022 plus noch weiter gehen. Er hat beantragt, dass nochmals 3,5 Prozent ökologische Ausgleichsflächen auf den besten Ackerböden realisiert werden müssen. Das führt nochmals zu mehr Importen. Sie haben vorhin gerühmt, wie gut die Agrarpolitik 2022 plus sei und so weiter. Das führt noch einmal zu mehr Importen.
Vielleicht noch etwas zur Offenlegungspflicht, zu welcher Herr Baumann ebenfalls einen Minderheitsantrag eingereicht hat: Hier frage ich mich einfach, warum das nur für die Landwirtschaft gelten soll. Wenn wir ein Problem haben, müssen wir das ganzheitlich anschauen, wie wir das bei den Pestiziden machen. Wir schauen das Problem bei der Landwirtschaft an, wir schauen das Problem bei den Schrebergärten an, wir schauen das Problem bei den SBB an und packen es gemeinsam an. Warum soll hier eine Offenlegungspflicht für die Landwirtschaft vorgesehen werden? Wenn schon, dann ganzheitlich, und deshalb ist auch der Einzelantrag Haab folgerichtig: Wenn wir schon einen solchen Artikel drin haben, dann müssen wir das gesamtheitlich betrachten.
Den Änderungsantrag der Mehrheit können wir unterstützen. Gegen eine Förderung der Hofdünger und dagegen, dann auch weniger Dünger zu importieren, spricht überhaupt nichts. Frau Bertschy möchte krampfhaft Teile der Agrarpolitik 2022 plus hier installieren. Dem ist ebenfalls eine Abfuhr zu erteilen.
Am 27. September 2017 hat das Schweizer Stimmvolk mit knapp 80 Prozent Zustimmung der Volksinitiative "für Ernährungssicherheit" zugestimmt. Die Schweizer wollen, dass wir in der Schweiz eine funktionierende Landwirtschaft haben. Sie wollen Schweizer Produkte kaufen können. Sie wollen die Probleme nicht ins Ausland verlagern. Nehmen wir das zum Anlass, um hier Politik zu machen, und nicht irgendeine Initiative, die in der Zukunft kommt. Wir haben hier einen Verfassungsauftrag, den Auftrag der Schweizer Bevölkerung. Nehmen wir den ernst. Überladen wir das Fuder nicht.
Lehnen Sie die Minderheitsanträge ab, natürlich bis auf meinen.
Bendahan Samuel · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion
Les belles déclarations d'intention, c'est magnifique. cela me fait plaisir d'entendre des gens, de droite comme de gauche, dire qu'ils veulent faire quelque chose par rapport à la problématique des pesticides, de la pollution des sols et des eaux. Mais j'aimerais vous rapporter un scoop. Aucune de ces magnifiques déclarations ne va, à elle seule, guérir un million de personnes affectées par les pesticides parce qu'elles consomment de l'eau polluée. Aucune de ces déclarations ne va ressusciter un animal qui est mort à cause de la dégradation de son environnement. Aucune de ces déclarations ne va ressusciter un écosystème qui a été détruit à cause des pesticides ou de la pollution des sols et des eaux. Les mots, c'est beau. Mais cela ne suffit jamais. Aujourd'hui, nous pouvons nous prononcer sur des propositions de minorité qui disent que les mots ne suffisent pas et qu'il faut des actes. Il ne faut pas que des actes, il faut des actes mesurables.
A l'article 6a de la loi sur l'agriculture, qui concerne les pertes d'éléments fertilisants, la différence entre la proposition de la minorité I (Bertschy) et la proposition de la majorité, c'est que ce n'est pas suffisant de vouloir déclarer une réduction des pertes, il faut la chiffrer. 10 pour cent en 2025 et 20 pour cent en 2030, c'est une diminution qui est extrêmement raisonnable. Elle a d'ailleurs été proposée par le Conseil fédéral, qui n'est pas particulièrement de gauche.
Pourquoi c'est nécessaire? Parce que, manifestement, si nous ne faisons pas cela, nous aurons automatiquement des pertes d'azote dans les sols. Ces pertes ne constituent pas seulement des problèmes pour l'environnement, parce qu'elles polluent les eaux, réduisent l'oxygène et détruisent les écosystèmes, mais elles sont aussi mauvaises économiquement. En effet, à chaque fois que nous perdons des éléments fertilisants comme de l'azote, c'est aussi une perte économique, parce que nous fertilisons trop. Ce qui n'est pas utilisé par l'agriculture, est perdu dans les sols, nous dépensons donc de l'énergie pour rien. Il faut viser quelque chose d'optimal d'un point de vue économique aussi bien qu'environnemental. Nous proposons donc de soutenir cette minorité et de prévoir des objectifs clairs et concrets, qui sont certes peu ambitieux, mais qui sont mieux qu'une simple déclaration.
La minorité II (Baumann) propose elle aussi de pouvoir avoir des taxes incitatives. Cela ne suffit pas d'avoir des objectifs, il faut aussi savoir comment on veut les atteindre. Cette minorité vise à mettre à disposition un instrument. Je pense que la possibilité d'avoir un instrument qui n'est pas une obligation ne peut être qu'un plus pour une telle loi. Je vous invite donc, là aussi, à accepter cette proposition.
La proposition de la minorité Dettling (III) illustre exactement ce qui se passe aujourd'hui. Mais j'aimerais juste dire une chose. Je trouve magnifique les efforts qui sont faits par le secteur agricole, je salue chaque effort. Mais si on constate qu'on n'arrive pas réduire la pollution des sols, cela veut dire que ce n'est pas suffisant. Alors soit on sacrifie nos écosystèmes, soit on trouve une solution. Tout ce qui est demandé ici, c'est d'avoir le plus d'instruments possibles et également des objectifs. La proposition de supprimer ces objectifs va complètement à l'encontre des besoins que l'on connaît aujourd'hui. Je vous invite donc à rejeter cette proposition, comme le fera tout le groupe socialiste.
Enfin, nous vous invitons aussi, à l'article 70a alinéa 2 lettres b, g, h et i à quand même prévoir que les subventions d'intérêt public financées par les contribuables soient accompagnées de prestations écologiques. Une liste a été établie. Celle-ci est extrêmement limitée, puisqu'il s'agit, en gros, de limiter les éléments fertilisants, dont nous sommes d'accord aujourd'hui qu'ils peuvent être importants pour l'environnement. Il s'agit aussi de remplir les exigences de protection des écosystèmes et de ne pas pouvoir subventionner, en gros, des activités destructrices de l'environnement lorsqu'il existe des solutions pour protéger l'environnement au travers de ce que nous faisons au niveau agricole.
Enfin - et j'aimerais insister là-dessus -, il existe parfois des moyens simples de mesurer nos objectifs de performance. Ici, il y a un moyen simple: demander aux fournisseurs de déclarer les livraisons d'engrais aux agriculteurs. Cette proposition a été faite par M. Baumann; toutefois, elle a été retirée en faveur de la proposition Jauslin. Je vous invite donc à soutenir la proposition Jauslin, qui prévoit d'obtenir des données - c'est assez simple - pour savoir combien de ces agents sont effectivement injectés dans le système et de pouvoir ensuite agir là-dessus. Si on ne peut pas voir le problème, c'est encore plus difficile de le résoudre.
Nous sommes très heureux chaque fois que nous voyons une personne qui fait des efforts. Mais si nous voulons changer les choses, sauver les écosystèmes et répondre aux objectifs des initiatives visant à réduire l'impact des pesticides sur la santé humaine, nous devons au minimum - et c'est un strict minimum - accepter l'ensemble des minorités Baumann et Bertschy ainsi que la proposition Jauslin. Sinon, nous n'en ferons pas assez, et ce sera évidemment un gros problème pour notre environnement et pour l'humanité.
Ritter Markus · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Im Block 1 haben wir fünf Minderheiten. Die Mitte-Fraktion wird überall der Mehrheit folgen und die Minderheitsanträge ablehnen.
Der Ständerat hat eine Streichung von Artikel 6a zu den Nährstoffverlusten bei 21 zu 21 Stimmen mit Stichentscheid des Präsidenten nur hauchdünn abgelehnt. Die viel weiter gehende Formulierung dieses Artikels des Bundesrates hat der Ständerat mit 27 zu 14 Stimmen verworfen. Deshalb hat sich die Mehrheit der WAK-N am Entscheid des Ständerates orientiert und war nicht bereit, wie es die Minderheiten fordern, hier das Fuder zu überladen.
In Artikel 6a Absatz 1 hat bereits der Ständerat mit guten Gründen die fixen Prozentzahlen gestrichen. Der Bundesrat konnte auch auf Nachfrage nicht darlegen, wie er bis 2030 die Stickstoff- und Phosphorverluste um 20 Prozent reduzieren möchte. Gemäss Berechnungen von Agroscope im Bericht zur Botschaft zur Agrarpolitik 2022 plus müssten dazu die Bestände in der Landwirtschaft um 40 000 Grossvieheinheiten reduziert werden - Sie haben richtig gehört: um 40 000 Grossvieheinheiten. Damit würden auch Investitionen in die Gebäudeinfrastruktur in der Landwirtschaft von 800 Millionen Franken vernichtet. Das kann ja kaum das Ziel dieser Vorlage sein; von den Auswirkungen auf die Einkommen der Bauernfamilien wollen wir gar nicht erst sprechen.
Die Mehrheit der Kommission zeigt deshalb in Artikel 6a Absatz 2 auf, wo und wie gehandelt werden soll. Auf der einen Seite soll der Einsatz importierter Kunstdünger reduziert werden. Auf der anderen Seite ist der Einsatz bestehender einheimischer Hofdünger zu fördern. Zudem muss der Bundesrat seiner Zielvorgabe nicht nur ökologische, sondern eben auch ökonomische Ziele zugrunde legen. Die heutigen Zahlen bei den Stickstoff- und Phosphorverlusten geben zu Diskussionen Anlass. Aufgrund einer Präzisierung der Berechnungsmethode hat der Bundesrat die Stickstoffverluste aus der Landwirtschaft nach Veröffentlichung der Botschaft zur Agrarpolitik 2022 plus im Februar dieses Jahres bereits um 16 000 Tonnen nach unten korrigieren müssen. Um bei den Betroffenen das notwendige Vertrauen in die Reduktionsziele und die Methodik zu schaffen, wird daher in Absatz 2 vorgegeben, dass der Bundesrat die Kantone und die weiteren Organisationen noch einmal anhören muss.
In Absatz 4 lehnt die Mitte-Fraktion Lenkungsabgaben, die von einer Minderheit gefordert werden, ab. Unsere Agrarpolitik basiert auf einem anderen System als jene der EU, wir verfügen über Anreizverfahren. Bereits heute lenken viele Direktzahlungsinstrumente die Produktion ganz gezielt in Richtung weniger Pflanzenschutzmittel, weniger Nährstoffe und daher in Richtung extensivere Produktion. Lenkungsabgaben verteuern die Produktion nur und suggerieren, dass auch sehr toxische Pflanzenschutzmittel zugelassen werden können, wenn die Lenkungsabgabe nur hoch genug ist. Dies kann ja kaum im Interesse der Antragsteller von grüner Seite sein.
Eine Streichung von Artikel 6a lehnt die Mitte-Fraktion in der Form, wie sie die Mehrheit der WAK-N vertritt, ab. Mit Artikel 6a, mit der parlamentarischen Initiative als Ganzes werden die aktuellsten Themen aus der Agrarpolitik 2022 plus im Hinblick auf die Volksabstimmung zu den beiden Initiativen im Bereich der Pestizide vom 13. Juni nächsten Jahres aufgenommen. Damit wird auch der notwendige Freiraum geschaffen, um das Postulat der WAK-S zur Agrarreform, das im Ständerat am 14. Dezember beraten wird, zu behandeln und die Agrarpolitik 2022 plus zu sistieren.
Die von zwei Minderheiten eingebrachten Artikel 70a und 164a des Landwirtschaftsgesetzes sind wichtige Diskussionspunkte einer nächsten Agrarreform. Besonders Artikel 70a zum ökologischen Leistungsnachweis ist ein Herzstück jeder Agrardebatte. Diese beiden Artikel gehören aber nicht in diese Vorlage. Eine Debatte in der notwendigen Tiefe zu den Konsequenzen solcher Gesetzesanpassungen ist an dieser Stelle weder sinnvoll noch möglich. Ich möchte festhalten, dass hier der Einzelantrag Jauslin inhaltlich dem Minderheitsantrag Baumann zu Artikel 164a praktisch identisch gegenübersteht. Deshalb lehnen wir auch diesen Einzelantrag ab. Er nimmt die offenen Fragen bei den innerlandwirtschaftlichen Futtermittelflüssen und auch die Anpassung der Nährstoffbilanzen und der Futterbilanzen nicht auf.
Die Mitte-Fraktion wird im Block 1 im Landwirtschaftsgesetz deshalb überall der Mehrheit folgen und bittet Sie, dasselbe zu tun.
Rytz Regula · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion
Gerne nehme ich im Namen der grünen Fraktion Stellung zu den Minderheitsanträgen in Block 2. Hier geht es um das Problem der Nährstoffüberschüsse. Stickstoffe, Nitrate und Phosphor belasten das Klima, die Gewässer, das Trinkwasser, die Wälder und die Moore. Die Probleme sind unterdessen so gravierend, dass die Experten des Wasserfaches und die Wissenschaft ganz klar und laut Alarm geschlagen haben. Allein die Einträge an Ammoniak sind 70 Prozent höher als die Tragfähigkeit der Ökosysteme, und das seit vielen Jahren. Wenn wir das nicht ändern, das kann man sehr leicht ausrechnen, gefährden wir die Lebensgrundlage der zukünftigen Generationen. Das kann niemand von Ihnen wollen.
Wir Grünen begrüssen deshalb ausdrücklich, dass die parlamentarische Initiative der WAK unseres Schwesterrates, die wir hier diskutieren, neben der Reduktion der Pestizidrisiken auch Massnahmen zur Senkung der Nährstoffüberschüsse enthält. Eigentlich wollte der Bundesrat dieses Problem umfassend, mit einer vertieften Diskussion, so, wie sie Kollege Ritter gerne hätte, in der Agrarpolitik 2022 plus anpacken. Er hat vorgeschlagen, die Nährstoffverluste bis 2025 um 10 Prozent zu reduzieren und bis 2030 um 20 Prozent. Auch damit, das müssen Sie wissen, würde die Belastung noch weit über dem Zielwert von 25 Tonnen pro Jahr liegen. Aber es wäre immerhin ein Schritt nach vorne. Doch leider droht eine Blockade der Agrarpolitik 2022 plus im Ständerat. Wichtige Reformen zum Schutz der Umwelt und auch weitere sind deswegen auf den Sankt-Nimmerleins-Tag verschoben. Deshalb müssen wir das Problem heute anpacken, und zwar mit der parlamentarischen Initiative, die jetzt auf dem Tisch liegt.
Es ist, es wurde schon gesagt, ein informeller Gegenvorschlag zu den beiden Volksinitiativen zum Schutz des Trinkwassers und für eine Schweiz ohne synthetische Pestizide. Und weil die Trinkwasser-Initiative, die auch sehr stark aus der Landwirtschaft bekämpft wird, auch den Teil zur Reduktion der Nährstoffe enthält, ist es nur konsequent, dass wir den Absenkpfad für Stickstoff- und Phosphorverluste in diese parlamentarische Initiative aufnehmen. Leider ist die Formulierung des Ständerates unverbindlich ausgefallen, es fehlt die Klarheit und Planungssicherheit, die die Land- und Ernährungswirtschaft braucht, um die Belastungen abzubauen. Die Minderheiten II (Baumann) und I (Bertschy) beantragen deshalb, die Formulierung des Ständerates zu konkretisieren und den verbindlichen und messbaren Vorschlag des Bundesrates aufzunehmen. Dieser wurde in der Vernehmlassung zur Agrarpolitik 2022 plus breit unterstützt. Die Minderheit II (Baumann) beantragt weiter, zur Umsetzung des angestrebten Ziels auch das Instrument der Lenkungsabgabe auf Futtermittel und Mineraldünger in einer Kann-Formulierung einzuführen.
Die Kommission für Wirtschaft und Abgaben Ihres Rates hat sich 2019 schon einmal ausführlich mit dem Thema Lenkungsabgaben auseinandergesetzt. Ein Bericht zur Prüfung einer Stickstofflenkungsabgabe hat aufgezeigt, dass eine solche Abgabe die Umweltbelastung klar reduziert und mit den Verpflichtungen der Schweiz im Rahmen der Welthandelsorganisation (WTO) vereinbar wäre. Vor allem aber würde sie die nötige und nicht aufschiebbare Transformation der Land- und Ernährungswirtschaft zu mehr Nachhaltigkeit unterstützen. Denn die über die Lenkungsabgabe eingenommenen Mittel würden an die Landwirtschaftsbetriebe zurückverteilt. Es bleibt im Landwirtschaftsbereich. Das ist der grosse Vorteil einer Lenkungsabgabe. Es ist deshalb nicht erstaunlich, dass das Bundesamt für Landwirtschaft in einem Bericht an die WAK eine positive Bilanz gezogen hat: "Eine solche Lenkungsabgabe würde verglichen mit anderen möglichen Instrumenten zur Reduktion der Stickstoffüberschüsse weniger administrativen Aufwand verursachen und könnte innerhalb von wenigen Jahren eingeführt werden." Das ist doch eine Chance, die wir packen müssen, vor allem auch vonseiten der FDP. Es ist ein liberales, unbürokratisches, kosteneffizientes und wirksames Instrument zum Schutz unseres Trinkwassers und der Ökosysteme. Ich bitte Sie, diese Option in das Gesetz aufzunehmen.
Weiter bitte ich Sie im Namen der grünen Fraktion, den Minderheitsantrag Baumann zu Artikel 164a des Landwirtschaftsgesetzes für die Offenlegungspflicht für Nährstofflieferungen zu unterstützen. Wir sehen jetzt, dass die FDP-Fraktion hier einen Einzelantrag, den Einzelantrag Jauslin, eingereicht hat, der das gleiche Ziel verfolgt. Das ist ein Brückenbauer-Antrag. Wir ziehen deswegen den Minderheitsantrag Baumann zugunsten des Brückenbau-Antrages Jauslin zurück. Ich hoffe, Sie werden ihn unterstützen. Ganz klar ablehnen werden wir den Minderheitsantrag Dettling und den Einzelantrag Haab.
Lüscher Christian · Mit-M · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion
En résumé, je vous confirme que le groupe libéral-radical a décidé de suivre la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national dans le bloc 1. Néanmoins, il reste quelques clarifications à apporter.
Je me réfère tout d'abord à l'article 6a alinéa 2 de la loi fédérale sur l'agriculture, qui concerne les pertes d'éléments fertilisants. Le groupe libéral-radical considère que la formulation de la majorité de la commission à l'alinéa 2 est une proposition de compromis appropriée. Par rapport à la proposition faite par le Conseil des Etats, elle prévoit un renforcement des dispositions relatives aux pertes de nutriments, mais sans réintroduire les exigences d'une voie de réduction contraignante qui ont, manifestement, échoué au Conseil des Etats. Cette trajectoire cible doit être définie par le Conseil fédéral et non, comme le demandent les propositions des minorités I (Bertschy) et II (Baumann), déjà dans le texte de loi.
La proposition de compromis de la majorité a également le grand avantage de faire en sorte que la disposition de l'alinéa 2 n'exige pas en premier lieu une réduction du nombre d'animaux. Néanmoins, nous pouvons faire un grand pas vers la réalisation de la voie de réduction nécessaire en remplaçant les engrais artificiels importés par du fumier de ferme domestique à chaque fois que cela est possible, au lieu de réduire le nombre de têtes de bétail.
En ce qui concerne les alinéas 3 à 5 de l'article 6a, nous sommes unanimes à penser que l'approche libérale adoptée par la majorité de la commission est la plus adéquate. L'industrie et les organisations de producteurs concernés, ainsi que les autres organisations, sont les mieux placées pour savoir quelles mesures de réduction des émissions sont les plus efficaces et les plus rentables. Nous estimons donc qu'il est également judicieux qu'elles puissent, et doivent, jouer un rôle plus important, mais aussi assumer une plus grande responsabilité. Cela nous semble particulièrement approprié, car, par analogie avec la disposition sur les pesticides, la même logique est adoptée pour les nutriments.
En ce qui concerne l'inclusion d'une obligation de transparence pour les apports en nutriments proposée à l'article 164a, une majorité de notre groupe suit la commission et rejette l'inclusion de cet article. Il existe néanmoins une proposition Jauslin de nouvelle formulation de cet article 164a, qui sera soutenue par une partie de notre groupe.
De meilleures données sur les livraisons de nutriments sont souhaitables, mais, sous la forme exigée par la minorité, elles créent principalement des charges administratives pour les entreprises. Elles ne sont par conséquent pas mûres et peuvent difficilement être mises en oeuvre sous cette forme. Il s'agit d'ailleurs d'une préoccupation prévue dans la Politique agricole 2022 plus. Nous devrions donc en discuter en détail, en temps et lieu opportuns, comme cela est prévu, et ne pas prendre de décision hâtive hic et nunc.
Bertschy Kathrin · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grünliberale Fraktion
Zum Stickstoff-Absenkpfad: Der Nährstoff-Artikel des Ständerates bleibt selbst hinter den agrarökologischen Zielen für 2005 oder den Zielen der Agrarpolitik 2008-2011 für das Jahr 2015 zurück, in welcher gegenüber dem Jahr 2002 eine Absenkung um 17 Prozent als Ziel aufgeführt war. Diese Absenkung wurde nie und nimmer auch nur im Ansatz erreicht, und das, ohne dass zusätzliche Massnahmen ergriffen worden wären.
Die Stickstoffüberschüsse der Landwirtschaft sind seit der Einführung des ökologischen Leistungsnachweises in unveränderter Höhe, trotz mehrmals beteuerten Absenkzielen. Diese Absenkziele sind nicht neu, sie sind für die Landwirtschaft nicht unerwartet, sie wurden einfach seit zwanzig Jahren nicht ernst genommen und nie konkret angegangen. Jetzt ist die Formulierung des Ständerates in Artikel 6a bezüglich der Nährstoffe mangelhaft. Es sind unklare Begriffe, es hat keine Ziele, keine Branchenverpflichtung und keine Korrekturmassnahmen des Bundesrates. Deshalb muss man das korrigieren.
In Artikel 6a Absatz 1 ist die Rede von einer angemessenen Reduktion. Die WAK-N hat das leider übernommen. Der Gesetzgeber sollte es aber vermeiden, solche unklaren Gummiparagrafen ins Gesetz zu schreiben: Die Meinungen dürften weit auseinandergehen, was denn angemessen ist. Wer sagt, was angemessen ist? Angemessen aus Sicht der Umwelt oder angemessen aus Sicht des Bauernverbandes? Das taugt nichts. Was die Mehrheit in Absatz 2 vorschlägt, ist ein weiterer Kunstgriff. Wir können leider den Pelz nicht waschen, ohne ihn nass zu machen. Der Absenkpfad Nährstoffe mit einer Reduktion von 10 Prozent bis 2025 ist möglich ohne Produktionsverluste, mit Hofdüngerverschiebungen und dem Ersatz von Kunstdüngern; diese ersten 10 Prozent sind mit Effizienz erreichbar. Das wurde auch schon aufgezeigt, und ich glaube, da gibt es auch in der Branche Konsens. Die weiteren 10 Prozent sind nur mit Futtermittelveränderungen oder einer Reduktion von Viehbeständen erreichbar. Der Gesetzgeber macht das nicht, um die Bauern zu plagen, sondern weil der zu hohe Futtermitteleinsatz, basierend auf einem hohen Tierbestand, für unser Ökosystem schlicht nicht tragfähig ist, Grund- und Trinkwasser irreversibel schädigt und weil die Bevölkerung die Politik eindringlich auffordert, zu handeln. Wir haben weltweit einen der höchsten Viehbestände pro Fläche.
Was meine Minderheit I hier fordert, ist ein klassisch liberaler Ansatz. Er legt Ziele fest, ein Vorgehen und Verantwortungen und definiert, ab wann als letzte Instanz der Bundesrat Massnahmen ergreifen muss, sollte das vorgeschlagene Vorgehen nicht die erhofften Resultate erbringen. Gegenüber dem Antrag der WAK-S ging im Ständerat das Subsidiaritätsprinzip verloren. Im Sinne eines liberalen Vorgehens ist es aber wichtig, dass die betroffenen Branchen und Produzentenorganisationen die Möglichkeit erhalten, Massnahmen zu ergreifen und das geeignete Vorgehen festzulegen. Das haben wir auch analog bei der Verminderung der Risiken bei Pflanzenschutzmitteln in Artikel 6b Absatz 4. Der Bundesrat soll entsprechend erst bei ungenügender Zielerreichung Korrekturmassnahmen ergreifen.
Die grünliberale Fraktion begrüsst die Ergänzung von Kollege Baumann um die Lenkungsabgabe bei Futtermitteln; selbstverständlich braucht es solche Instrumente, wenn man die Ziele nicht erreicht. Der Bundesrat hat allerdings zu verstehen gegeben, dass er diese Minderheit II (Baumann) nicht unterstützt. Wir möchten Ihnen mit der Minderheit I die Möglichkeit geben, dem bundesrätlichen Absenkpfad eins zu eins zu folgen. Der Antrag basiert auf dem Vorschlag des Bundesrates in der Agrarpolitik 2022 plus. Darum ist es auch die Minderheit I, welche die grünliberale Fraktion unterstützen wird.
Parmelin Guy · VPBR-M · Bundesrat · Waadt
Au sujet du bloc 1, à l'article 6a concernant les éléments fertilisants, la majorité de votre commission propose d'apporter plusieurs compléments à la décision du Conseil des Etats.
Le remplacement des engrais minéraux par des engrais de ferme est conforme aux mesures proposées dans la Politique agricole 2022 plus, même si cela n'y figure pas explicitement. Les engrais minéraux importés constituent, je l'ai dit aussi, un levier important visant à réduire les pertes de nutriments, et le remplacement des engrais minéraux importés par des engrais de ferme permettrait de réduire ces excédents de nutriments sans avoir à réduire le cheptel, et donc sans avoir à réduire la production indigène. La possibilité pour les organisations de producteurs et la branche de prendre des mesures de réduction et la délégation de certaines tâches à une agence privée sont conformes à ce qui est proposé pour les produits phytosanitaires. Le Conseil fédéral salue l'implication des organisations de producteurs et de la branche, par contre il rejette l'idée d'une délégation de certaines tâches à une agence privée. Cette disposition, selon lui, est superflue.
A cet article, la minorité I de Mme la conseillère nationale Bertschy propose de reprendre le texte figurant dans la Politique agricole 2022 plus. Les objectifs quantitatifs ont été fixés par le Conseil fédéral après consultation des milieux intéressés. Le Conseil fédéral reste donc convaincu qu'ils sont appropriés. Toutefois, ici, il y a un problème puisque le délai proposé pour les rapports des organisations est fixé à 2023, tandis que le délai pour la prise de mesures supplémentaires par le Conseil fédéral est fixé à 2025, ce qui est irréaliste puisque nous avons déjà une année de retard. En ce sens, il n'est pas possible de soutenir cette proposition telle qu'elle est rédigée, même si, je le répète, les objectifs fixés correspondent à ceux du Conseil fédéral.
La minorité II (Baumann) propose de préciser à l'article 6a les mesures nécessaires que le Conseil fédéral doit prendre dans le cas où aucune mesure ne serait prise, ou si les mesures prises par les organisations ne suffisaient pas pour la réalisation des objectifs. C'est-à-dire qu'il s'agit ici de prévoir des taxes incitatives sur les engrais minéraux et les importations de denrées fourragères. Je l'ai dit dans le débat d'entrée en matière, une taxe incitative sur les importations de denrées fourragères n'est pas compatible avec nos obligations relatives au droit international. Une taxe incitative est seulement compatible avec les règles commerciales internationales de l'OMC si elle frappe sans distinction les produits Suisse et les produits étrangers. Nous avons examiné aussi cette taxe incitative par rapport à la problématique de l'azote. Je l'ai dit, les conditions telles qu'elles existent en Suisse du point de vue de l'espace et du point de vue structurel sont très hétérogènes et, dans le système de la politique agricole actuelle, une telle taxe serait nettement moins précise et moins efficiente que les instruments de régulation tels que nous les prévoyons.
Par rapport à la réduction des risques de l'utilisation des pesticides, la proposition Haab implique tous les domaines d'application où il y a des pertes d'azote et de phosphore. Je l'ai dit, cette proposition peut faire sens. Cela voudrait dire que non seulement l'agriculture serait concernée, mais aussi d'autres milieux, tels que, par exemple, les stations d'épuration qui devraient aussi apporter leur contribution en vue de réduire les pertes d'azote et de phosphore.
Le Conseil fédéral a déjà proposé d'accepter la motion de la Commission de l'économie et des redevances de votre conseil 20.4261, qui charge précisément le Conseil fédéral de s'attaquer rapidement aux problèmes des apports d'azote dans les eaux provenant des stations d'épuration des eaux usées, et donc de prendre des mesures pour les réduire. Une proportion non négligeable, et même très importante, des apports d'azote déversés annuellement dans les eaux suisses ne provient pas de l'agriculture. Il est donc tout à fait légitime que les secteurs qui ont aussi certains problèmes, tels que ceux décrits, participent à la mise en oeuvre de la trajectoire de réduction.
A l'article 70a alinéa 2 de la loi sur l'agriculture, la minorité Bertschy propose d'intégrer les instruments prévus par la Politique agricole 2022 plus. Cela concerne les prestations écologiques requises. Le Conseil fédéral reste convaincu que ces mesures doivent être discutées et adoptées dans le cadre de la Politique agricole 2022 plus. Plus que jamais, on le voit ici, il paraît important de garder cette vue d'ensemble et de prendre cette décision, et aussi d'avoir cette discussion dans le cadre de la Politique agricole 2022 plus. C'est donc une erreur - je le répète encore une fois - de vouloir suspendre ce projet. Nous avons des objectifs différents, parfois même contradictoires, il y a des attentes diverses de la société, et ce n'est qu'en abordant toute la politique agricole globalement, avec les aspects de durabilité sociale, économique et écologique, que nous pourrons trouver des solutions intéressantes.
Concernant la proposition Jauslin qui se substitue, comme je l'ai compris, à la minorité Baumann, je l'ai dit, l'obligation de publier des données concernant les livraisons d'éléments fertilisants est bénéfique à la fois pour l'environnement et pour les agriculteurs. Par rapport à la minorité Baumann, la proposition Jauslin énonce explicitement les bilans d'éléments fertilisants à l'échelon national et à l'échelon régional. Elle soutient donc, finalement, l'objectif concernant ce que l'on appelle la fermeture des cycles de tous les éléments fertilisants, sur tout l'ensemble de la chaîne de création de valeurs. Les informations sur les livraisons d'aliments pour animaux et d'engrais seraient dans ce cas automatiquement saisies par les distributeurs. Ainsi, les agriculteurs, les acheteurs d'éléments fertilisants n'auraient plus besoin de procéder à de fastidieux enregistrements manuels. Comme les informations peuvent être transférées automatiquement pour les calculs, il y aurait moins d'erreurs, par exemple, lorsqu'on fait le calcul du bilan de fumure. Ainsi, le risque de sanction pour l'agriculteur pourrait diminuer et, aussi, en parallèle, les charges de contrôle des cantons.
Pour moi et pour le Conseil fédéral, il est très important que la charge administrative qui pèse sur les agriculteurs ne continue pas à croître. Une attention particulière serait donc accordée à cet aspect, si vous deviez accepter cette proposition, et lorsqu'il s'agirait de la mettre en oeuvre. On pourrait imaginer que les très petites quantités puissent être exemptées de cette obligation. Il s'agira de mettre l'accent sur les livraisons d'engrais minéraux et d'aliments concentrés pour animaux. Ces livraisons, vous le savez, ne doivent pas être enregistrées par les agriculteurs eux-mêmes. La déclaration des engrais minéraux permettrait également de s'assurer que les éleveurs ne seront pas les seuls à être touchés lors de la mise en oeuvre de cette trajectoire de réduction.
Voilà ce qu'il convenait de dire sur ce premier bloc.
Wismer-Felder Priska · Mit-F · Nationalrat · Luzern · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Herr Bundesrat, in Artikel 6a Absatz 1 geht es ja darum, die Nährstoffüberschüsse zu reduzieren. In Absatz 2 wird dann richtigerweise darauf hingewiesen, dass dies unter anderem über die Förderung der einheimischen Hofdünger als Ersatz von importiertem Handelsdünger geschehen soll. Gärgülle und Gärmist können als wertvolle Naturdünger einen grossen Beitrag leisten. Sie haben einige positive Eigenschaften, wie bessere Pflanzenverfügbarkeit usw. Da heute nicht einmal 5 Prozent des Hofdüngeranfalls in der Schweiz in solchen Anlagen vergärt werden, ist das Potenzial nach wie vor sehr gross.
Sind Sie auch der Meinung, dass die Vergärung von Hofdünger, aber auch von Nahrungsmittelabfällen einen wesentlichen Beitrag leisten könnte, um den Importbedarf von Kunstdünger zu mindern und gleichzeitig Nährstoffverluste in der Landwirtschaft zu reduzieren?
Parmelin Guy · VPBR-M · Bundesrat · Waadt
Je peux être d'accord avec vous, Madame Wismer, la fermentation d'engrais de ferme et de déchets organiques dans les installations de biogaz permet de fermer les cycles des éléments fertilisants et donc de faire revenir ces derniers dans l'agriculture. Les besoins en éléments fertilisants peuvent être plus précisément couverts avec le lisier et le fumier fermentés naturellement qu'avec les engrais de ferme conventionnels, comme cela se pratique normalement. Leur utilisation est particulièrement utile si elle permet de remplacer une partie des engrais chimiques qui seraient autrement utilisés à leur place. Il est important d'utiliser aussi des techniques d'épandage à faible émission lors de l'épandage de lisier ou de fumier fermenté, afin que l'azote ne s'échappe pas de nouveau dans l'air sous forme d'ammoniac.
Gugger Niklaus-Samuel · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Sehr geehrter Herr Bundesrat Parmelin, der Bundesrat lehnt es ab, einen formellen Gegenvorschlag zu beiden Pestizid-Initiativen zu erarbeiten, weil er in der Agrarpolitik 2022 plus ein Paket von Massnahmen als Alternative vorsieht; siehe die Kommunikation des Bundesrates zu den beiden Initiativen. Danach kommunizierte der Bundesrat mehrmals, dass die parlamentarische Initiative 19.475 und die Agrarpolitik 2022 plus zusammen einen Gegenvorschlag darstellen würden. Aber die Agrarpolitik 2022 plus wird entweder sistiert oder in jedem Fall erst nach den Abstimmungen im Juni 2021 behandelt werden.
Meine Frage ist nun: Ist diese Aussage noch richtig, oder müssen wir den Bürgerinnen und Bürgern sagen, dass sie beide Initiativen annehmen müssen, wenn sie kein mit Schadstoffen verschmutztes Wasser mehr trinken wollen?
Parmelin Guy · VPBR-M · Bundesrat · Waadt
La position du Conseil fédéral a toujours été très claire. Il voulait le paquet de la Politique agricole 2022 plus. Le Conseil des Etats a déposé une initiative parlementaire, qui a été soumise à consultation. Le Conseil fédéral a fait ses remarques. Il a soutenu pratiquement l'intégralité de cette initiative parlementaire de manière à ancrer encore plus fortement des buts et des objectifs dans le projet Politique agricole 2022 plus et dans la loi, cela pour leur donner encore plus de poids et susciter davantage la confiance de la population et des différents milieux concernés.
Il y a eu, lors des travaux au Conseil des Etats et actuellement, lors des travaux de la commission préparatoire du Conseil national, des divergences sur plusieurs points. L'introduction, par exemple, de l'aspect nutriments, n'a pas été soumise à consultation par le Conseil fédéral.
Vu l'état actuel du dossier, le Conseil fédéral propose de suivre la grande majorité des propositions formulées dans l'initiative parlementaire initiale du Conseil des Etats, avec quelques nuances que vous êtes en train de discuter dans le détail.
L'important pour nous est que cela renforce les éléments de la politique agricole. Le Conseil fédéral ne maîtrise cependant pas le Parlement - ni le Conseil des Etats, ni le Conseil national.
Walti Beat · Mit-M · Nationalrat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion
In Artikel 6a möchte die Minderheit I (Bertschy) in Absatz 1 Fristen und bezifferte Ziele in die Vorlage aufnehmen. Das wurde bereits im Ständerat mit 27 zu 14 Stimmen verworfen. Die Kommission hat dieses Minderheitsanliegen mit 14 zu 10 Stimmen gegenüber dem Antrag der Mehrheit und damit dem ständerätlichen Beschluss abgelehnt. Ein Grund liegt darin, dass die Zahlengrundlage beim Stickstoff für die bezifferten Ziele zu wenig geklärt und nicht wirklich belastbar ist. Weiter würde das Ziel einer Reduktion um 20 Prozent bis 2030 möglicherweise eine Reduktion der Tierbestände in erheblichem Umfang bedeuten; wir haben die Zahl von 40 000 gehört. Das war auch in der ständerätlichen Diskussion ein grosser Punkt. Wenn Sie die Protokolle dazu lesen, sehen Sie, dass diese Tierreduktions-Frage ein eigentliches Schreckgespenst für die ganze Vorlage ist und auch ein hohes Absturzpotenzial in sich trägt.
Gestatten Sie mir einfach eine allgemeine realpolitische Bemerkung zu der ganzen Beratung dieser Vorlage: Hier ist kein Wunschkonzert für Maximalkonzepte in die eine oder die andere Richtung, sondern der Versuch, einen gangbaren Mittelweg zu definieren, um diese Anliegen einen Schritt weiter zu bringen. Wenn wir es nicht schaffen, in beiden Räten einen gleichlautenden Text durch die Schlussabstimmung zu bringen, werden wir nichts haben, genau so, wie die Initianten nichts haben werden, wenn sie am Abstimmungstag nicht ein Volks- und ein Ständemehr schaffen. Wie wir seit diesem Wochenende wissen, ist das einfach eine hohe Hürde und eine wichtige Anforderung. Deshalb ist auch die Kommission auf der Suche nach einem ausgewogenen, vielfach vielleicht auch pragmatischen Mittelweg.
In Artikel 6a Absatz 2 legt die Mehrheit der Kommission den Schwerpunkt, wie Sie gehört haben, beim Absenkpfad Nährstoffe sehr bewusst auf den Ersatz importierter Kunstdünger und auf die Förderung der Verwendung einheimischer Hofdünger bzw. Biomasse. Zudem soll der Bundesrat nochmals die betroffenen Organisationen zu diesem Absenkpfad anhören. Bei der Umsetzung soll der Bundesrat neben ökologischen eben auch ökonomische Rahmenbedingungen berücksichtigen. Das ist der Mehrheit wichtig. Die Kommission beantragt Ihnen mit 15 zu 10 Stimmen, die Minderheit in diesem Punkt abzulehnen.
In den Absätzen 3 bis 5 von Artikel 6a des Landwirtschaftsgesetzes wählte die Mehrheit der Kommission einen sozusagen inklusiven Ansatz, indem sie den Branchenakteuren bei der Zielerreichung eine Schlüsselrolle zugewiesen hat. Das hat sich in vielen Bereichen bewährt und soll auch hier zum Erfolg führen. Die Mehrheit obsiegte hier mit 15 zu 10 Stimmen.
Die Lenkungsabgabe gemäss Minderheit II (Baumann) in Absatz 3bis lehnt die Mehrheit ab, weil die Schweizer Agrarpolitik grundsätzlich auf einem System der Förderung von gewünschten Betriebssystemen basiert. Darauf sind zum Beispiel die Direktzahlungsinstrumente ausgerichtet. Etwa 50 Prozent der Beiträge im Pflanzenbau haben infolgedessen eine produktions- und intensitätsdämpfende Wirkung. Der ökologische Leistungsnachweis macht hier ebenfalls klare Vorgaben. Im tierischen Bereich zielen Programme wie die graslandbasierte Fütterung ebenfalls in diese Richtung. In dieses Konzept passen Lenkungsabgaben ohne weitergehende Systemanpassungen einfach nicht hinein. Sie würden die Produktion verteuern und Anreize schaffen, die an der Marktnachfrage vorbeizielen. Deshalb empfiehlt Ihnen die Kommission diesen Minderheitsantrag II (Baumann) zur Ablehnung.
Die Minderheit III (Dettling) schliesslich verlangt genau das Gegenteil, nämlich die Streichung des gesamten Artikels 6a. Die Mehrheit der Kommission vertritt allerdings hier die Meinung, dass aufgrund der zu erwartenden Sistierung der Agrarpolitik 2022 plus die Thematik der Nährstoffverluste in dieser parlamentarischen Initiative bereits aufgenommen werden sollte. Damit wird dieses ebenfalls wichtige Thema jetzt angepackt und nicht erst später, auch wenn die Überarbeitung der Agrarpolitik 2022 plus noch mehr Zeit beanspruchen sollte.
Der Minderheitsantrag Baumann zu Artikel 164a wurde zurückgezogen oder sozusagen durch den Einzelantrag Jauslin ersetzt. Zum Einzelantrag Jauslin kann ich nicht Stellung nehmen, weil er in der Kommissionsberatung nicht vorlag.
Der nun zurückgezogene Minderheitsantrag Baumann zu Artikel 164a und der Minderheitsantrag Bertschy zu Artikel 70a werden aus systemischen Gründen von der Mehrheit abgelehnt, eben weil sie Themen aufgreifen, die in der Gesamtsicht einer agrarpolitischen Reform beurteilt und entschieden werden sollen und nicht vorgezogen hier in dieser parlamentarischen Initiative des Ständerates. Artikel 70a zum Beispiel betrifft mit dem ökologischen Leistungsnachweis ein zentrales Element der Agrarreform. Den ökologischen Leistungsnachweis müssen die Landwirtinnen und Landwirte für den Bezug der Direktzahlungen erfüllen, wie Sie wissen. Jede Änderung bei den Anforderungen an den ökologischen Leistungsnachweis hat potenziell eine hohe Bedeutung für die Ausgestaltung der Instrumente in Gesetz und Verordnung und hat eben auch direkte und unter Umständen massive Konsequenzen für die landwirtschaftlichen Betriebe. Deshalb muss das solide abgeklärt und in der Gesamtschau entschieden werden. Entsprechend empfiehlt Ihnen die Kommission, den Minderheitsantrag Bertschy zu Artikel 70a abzulehnen.
Zum Einzelantrag Jauslin kann ich wie erwähnt keine Position der Kommission bekannt geben. Ich kann Ihnen immerhin sagen, dass der Einzelantrag im Vergleich zum ursprünglichen Minderheitsantrag Baumann die Sorge zunehmender Bürokratie auf Betriebsebene aufnimmt, weil diese Offenlegungs- und Analysepflichten sich auf die nationale und regionale Bilanz beziehen und sozusagen nicht unbedingt auf der Hofebene durchgeführt werden müssen; das einfach als Gedanke, aber wie gesagt, ich habe hier keine Empfehlung mitzuteilen. Gleiches gilt für den Einzelantrag Haab.
Ich danke Ihnen für die Berücksichtigung dieser Mehrheitsempfehlungen der Kommission.
Regazzi Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Nel blocco 1 sulle modifiche della legge sull'agricoltura ci sono cinque proposte di minoranza.
All'articolo 6a la minoranza I (Bertschy) chiede di inserire nel capoverso 1 del progetto delle scadenze e degli obbiettivi quantitativi. Una simile proposta è stata respinta dal Consiglio degli Stati con 27 voti contro 14 e 1 astensione. La Commissione dell'economia e dei tributi del Consiglio nazionale, con 14 voti contro 10 e 1 astensione, ha respinto la richiesta avanzata dalla signora Bertschy, a favore di una proposta che riprende la versione del Consiglio degli Stati.
Ciò è dovuto al fatto che le basi numeriche relative all'azoto per gli obiettivi quantitativi non sono sufficientemente chiare e ben motivate. Tra l'altro, sono già state corrette al ribasso di 16 mila tonnellate dal Consiglio federale, come si evince dal rapporto complementare del luglio 2020 sulla Politica agricola 2022 plus. Inoltre, secondo il rapporto di analisi di Agroscope sulla Politica agricola 2022 plus, l'obbiettivo di una riduzione del 20 per cento entro il 2030 significherebbe una riduzione di 40 000 unità di bestiame grosso.
Un obbiettivo così rigido metterebbe in discussione investimenti per 800 milioni di franchi per la costruzione di infrastrutture nelle aziende agricole e ridurrebbe notevolmente i redditi già piuttosto scarni degli agricoltori. L'autosufficienza indigena diminuirebbe e di conseguenza si dovrebbero importare più generi alimentari. Questa non è l'intenzione della maggioranza della commissione, la quale, al capoverso 1, sostiene la formulazione del Consiglio degli Stati.
Nel capoverso 2, la maggioranza della commissione pone l'accento in modo consapevole sulla riduzione, rispettivamente sulla sostituzione dei fertilizzanti artificiali importati, promuovendo nel contempo l'uso di letame indigeno o di biomassa. Inoltre, per quanto riguarda questa riduzione, il Consiglio federale è tenuto in ogni caso a consultare nuovamente le organizzazioni interessate.
Nell'attuazione, il Consiglio federale dovrebbe in ogni caso tenere conto sia delle condizioni quadro ecologiche che economiche. In queste ultime devono inoltre essere ponderati gli investimenti già effettuati e gli effetti sulla produttività e quindi sul reddito dell'agricoltura. Al capoverso 2, la maggioranza in commissione ha prevalso con 15 voti contro 10.
Nei capoversi 3 a 5 la maggioranza della commissione ha scelto un approccio innovativo con cui assegna un ruolo chiave agli attori del settore per il raggiungimento degli obbiettivi.
Al capoverso 3, la maggioranza ha prevalso con 15 voti contro 10.
Al capoverso 3bis, la minoranza II (Baumann) vuole introdurre delle tasse d'incentivazione per penalizzare l'uso di fertilizzanti minerali e le importazioni di mangimi. Questa proposta è stata però respinta in commissione dalla maggioranza. La politica agricola svizzera si basa su un sistema di sostegno ai sistemi aziendali desiderati. Molti strumenti per i pagamenti diretti sono basati su questo concetto. Il 50 per cento dei contributi nella produzione vegetale ha un effetto di diminuzione sia della produzione che dell'intensità.
Questa è la prova che le esigenze ecologiche sono considerate e rispettate. Anche nel settore animale i programmi come l'alimentazione basata sulla superficie inerbita sono orientati nella stessa direzione. Questo tipo di tasse non è compatibile con il nostro sistema di politica agricola; rende la produzione inutilmente più costosa e crea incentivi che non sono orientati alla domanda del mercato. Tale proposta è stata respinta in commissione con 15 voti contro 10.
Il capoverso 4 è stato inserito nel progetto di legge dalla commissione con 17 voti favorevoli, 4 contrari e 4 astensioni. Il capoverso 5 è stato a sua volta adottato con 20 voti favorevoli, 0 contrari e 4 astensioni. Per entrambi i capoversi non sono state presentate delle proposte di minoranza.
Infine, la minoranza III (Dettling) chiede la soppressione dell'articolo 6a. La maggioranza della commissione è del parere che a causa della prevista sospensione della Politica agricola 2022 plus, la questione delle perdite dei fertilizzanti dovrebbe essere inclusa in quest'iniziativa parlamentare. Ciò consentirà di disporre del tempo necessario per la revisione della Politica agricola 2022 plus, poiché i temi prioritari sono stati inclusi in questo progetto a causa dell'iniziativa parlamentare in corso. La proposta Dettling è stata respinta in commissione con 18 voti contro 7.
La minoranza Bertschy all'articolo 70a capoverso 2 e la minoranza Baumann all'articolo 164a della legge sull'agricoltura - quest'ultima nel frattempo è stata ritirata - vogliono includere nell'iniziativa parlamentare oggi in discussione ulteriori disposizioni legislative della Politica agricola 2022 plus. Queste proposte sono state respinte dalla maggioranza commissionale.
L'articolo 70a capoverso 2 riguarda la base di ogni riforma agricola, cioè la prova del rispetto delle esigenze ecologiche. A tal proposito è opportuno ricordare che gli agricoltori devono soddisfarle per poter ricevere i pagamenti diretti. In ogni caso quest'iniziativa parlamentare non è il contesto adatto per discutere tale questioni in modo approfondito. La proposta di minoranza Bertschy è stata respinta con 14 voti favorevoli, 9 contrari e 1 astensione.
La minoranza Baumann all'articolo 164a è stata ritirata, come ho detto, a favore della proposta individuale Jauslin che ne riprende sostanzialmente i contenuti. Anche l'articolo 164a fa parte della Politica agricola 2022 plus, e secondo la maggioranza dovrebbe in ogni caso essere trattato per analogia in tale ambito. Per implementare un articolo di questo tipo ci dovrebbe essere un'ampia discussione preventiva su come si potrà gestire in futuro lo stoccaggio dei fertilizzanti e dei mangimi. Inoltre, questo articolo aumenterebbe ulteriormente in modo significativo gli oneri amministrativi e quindi i costi sia per i fornitori che per gli agricoltori. L'onere burocratico per l'attuazione della politica agricola crescerebbe quindi ulteriormente.
Riassumendo, vi chiedo quindi di seguire in tutte le posizioni le proposte della maggioranza. Le proposte individuali Haab e Jauslin che riguardano la legge sull'agricoltura invece non sono state discusse in commissione, per cui non posso esprimermi in merito.
Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ziff. 1 Art. 10a; 10b; 11 Abs. 1; 25a
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Ch. 1 art. 10a; 10b; 11 al. 1; 25a
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Ziff. 2 Art. 6a
Antrag der Mehrheit
Abs. 1
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Abs. 2
... Reduktionsziele fest. Er orientiert sich dabei auch am Ziel des Ersatzes importierter Kunstdünger durch die Förderung der Nutzung von Nährstoffen basierend auf einheimischen Hofdüngern und Biomasse. Er hört dazu die Kantone ...
Abs. 3
Die betroffenen Branchen- und Produzentenorganisationen sowie weiteren Organisationen können die zur Absenkung erforderlichen Massnahmen ergreifen und dem Bund regelmässig Bericht erstatten über die Art und die Wirkung der von ihnen getroffenen Massnahmen.
Abs. 4
Der Bundesrat kann die Organisationen bestimmen.
Abs. 5
Der Bundesrat kann einzelne Aufgaben wie die Überprüfung von Massnahmen zur Reduktion der Nährstoffverluste, das Monitoring der Ergebnisse oder die Beratung einer privatwirtschaftlichen Agentur delegieren und deren Tätigkeit finanziell unterstützen.
Antrag der Minderheit I
(Bertschy, Baumann, Bendahan, Birrer-Heimo, Grossen Jürg, Marti Samira, Michaud Gigon, Ryser, Rytz Regula)
Abs. 1
... werden bis 2025 um 10 Prozent und bis 2030 um 20 Prozent im Vergleich zum Mittelwert der Jahre 2014-2016 gesenkt.
Abs. 2
Der Bundesrat legt die Methode fest, mit der die Erreichung der Reduktion nach Absatz 1 berechnet wird.
Abs. 3
... sowie weiteren Organisationen ergreifen die zur Absenkung erforderlichen Massnahmen und erstatten dem Bund regelmässig Bericht über die Art und die Wirkung der von ihnen getroffenen Massnahmen, das erste Mal spätestens Ende 2023.
Abs. 3bis
Werden keine Massnahmen ergriffen oder sind die von den Organisationen ergriffenen Massnahmen für die Erreichung der Ziele nach Absatz 1 ungenügend, so ergreift der Bundesrat spätestens im Jahr 2025 die erforderlichen Massnahmen, um die Absenkung um 20 Prozent bis 2030 sicherzustellen.
Antrag der Minderheit II
(Baumann, Badran Jacqueline, Bendahan, Bertschy, Birrer-Heimo, Grossen Jürg, Marti Samira, Michaud Gigon, Ryser, Rytz Regula)
Abs. 1-3
Gemäss Minderheit I
Abs. 3bis
Gemäss Minderheit I, aber:
... bis 2030 sicherzustellen. Er kann insbesondere Lenkungsabgaben auf Mineraldünger und Futtermittelimporte einführen.
Antrag der Minderheit III
(Dettling, Aeschi Thomas, Amaudruz, Burgherr, Friedli Esther, Hess Erich, Tuena)
Streichen
Antrag Haab
Abs. 1
Die Stickstoff- und Phosphorverluste werden bis 2030 im Vergleich zum Mittelwert der Jahre 2014-2016 angemessen reduziert.
Schriftliche Begründung
Die parlamentarische Initiative 19.475 verlangt eine Ergänzung des Landwirtschaftsgesetzes vom 29. April 1998 um den Artikel 6b, "Verminderung des Risikos beim Einsatz von Pflanzenschutzmitteln". Dies soll durch einen Absenkpfad, der alle Anwender von Pflanzenschutzmitteln betrifft, erreicht werden. Das Chemikaliengesetz vom 15. Dezember 2000 wird ergänzt mit dem Artikel 25a, welcher eine Verminderung der Risiken durch den Einsatz von Biozidprodukten verlangt. Dies soll ebenfalls durch einen Absenkpfad, der alle Anwender von Biozidprodukten betrifft, erreicht werden. Auch bei Stickstoff- und Phosphorverlusten müssen alle Anwender und Verursacher von möglichen Einträgen erfasst werden. Eine zielführende Absenkung der Nährstoffverluste kann nur erreicht werden, wenn von allen Anwendern in allen Anwendungsbereichen das Reduzierungspotenzial genutzt wird.
Ch. 2 art. 6a
Proposition de la majorité
Al. 1
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Al. 2
... des objectifs de réduction. Il prend en compte l'objectif du remplacement des engrais chimiques importés au moyen de l'encouragement de l'utilisation d'éléments fertilisants issus d'engrais de ferme et de biomasse indigènes. Pour ce faire ...
Al. 3
Les interprofessions et les organisations de producteurs concernées ainsi que d'autres organisations peuvent prendre les mesures de réduction nécessaires et faire régulièrement rapport à la Confédération sur la nature et les effets des mesures qu'elles ont prises.
Al. 4
Le Conseil fédéral peut désigner les organisations.
Al. 5
Le Conseil fédéral peut déléguer certaines tâches comme l'examen de mesures de réduction des pertes d'éléments fertilisants, le monitoring des résultats et le conseil à une agence privée, dont il peut soutenir financièrement les activités.
Proposition de la minorité I
(Bertschy, Baumann, Bendahan, Birrer-Heimo, Grossen Jürg, Marti Samira, Michaud Gigon, Ryser, Rytz Regula)
Al. 1
... sont réduites de 10 pour cent d'ici à 2025 et de 20 pour cent d'ici à 2030 par rapport à ...
Al. 2
Le Conseil fédéral détermine la méthode au moyen de laquelle la réalisation de l'objectif de réduction visé à l'alinéa 1 est calculée.
Al. 3
Les interprofessions, les organisations de producteurs ainsi que d'autres organisations concernées prennent les mesures que requiert la réduction des pertes d'éléments fertilisants et établissent régulièrement un rapport à l'intention de la Confédération sur le type de mesures prises et sur leurs effets, au plus tard à la fin de 2023 pour la première fois.
Al. 3bis
Si aucune mesure n'est prise ou si les mesures prises par les organisations ne suffisent pas pour la réalisation de l'objectif visé à l'alinéa 1, le Conseil fédéral prend les mesures nécessaires, au plus tard en 2025, en vue de garantir la réduction de 20 pour cent d'ici à 2030.
Proposition de la minorité II
(Baumann, Badran Jacqueline, Bendahan, Bertschy, Birrer-Heimo, Grossen Jürg, Marti Samira, Michaud Gigon, Ryser, Rytz Regula)
Al. 1-3
Selon minorité I
Al. 3bis
Selon minorité I, mais:
... la réduction de 20 pour cent d'ici à 2030. Il peut notamment prévoir des taxes incitatives sur les engrais minéraux et les importations de denrées fourragères.
Proposition de la minorité III
(Dettling, Aeschi Thomas, Amaudruz, Burgherr, Friedli Esther, Hess Erich, Tuena)
Biffer
Proposition Haab
Al. 1
Les pertes d'azote et de phosphore sont réduites de manière adéquate d'ici à 2030 par rapport à la moyenne des années 2014 à 2016.
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Zunächst wird das Konzept der Minderheiten I und II bereinigt. Anschliessend wird das Konzept der Mehrheit mit dem Einzelantrag Haab bereinigt. Dann werden die beiden obsiegenden Konzepte einander gegenübergestellt, und in einer letzten Abstimmung wird das Resultat dem Streichungsantrag der Minderheit III gegenübergestellt.
Abstimmung
Abs. 1-3, 3bis - Al. 1-3, 3bis
Erste Abstimmung - Premier vote
Für den Antrag der Minderheit I ... 121 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit II ... 67 Stimmen
(2 Enthaltungen)
Abstimmung
Zweite Abstimmung - Deuxième vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 130 Stimmen
Für den Antrag Haab ... 59 Stimmen
(1 Enthaltung)
Abstimmung
Dritte Abstimmung - Troisième vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 104 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit I ... 85 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Abstimmung
Vierte Abstimmung - Quatrième vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 138 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit III ... 52 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Übrige Bestimmungen angenommen
Les autres dispositions sont adoptées
Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ziff. 2 Art. 6b
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Ch. 2 art. 6b
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Ziff. 2 Art. 70a Abs. 2
Antrag der Minderheit
(Bertschy, Baumann, Bendahan, Birrer-Heimo, Grossen Jürg, Marti Samira, Michaud Gigon, Ryser, Rytz Regula)
...
b. eine Nährstoffbilanz mit begrenzten Nährstoffverlusten;
...
g. einen umweltschonenden Pflanzenschutz;
h. für bestimmte Gebiete spezifische Anforderungen zum Schutz der Ökosysteme;
i. die Einhaltung von Vorgaben des Gewässerschutzes.
Ch. 2 art. 70a al. 2
Proposition de la minorité
(Bertschy, Baumann, Bendahan, Birrer-Heimo, Grossen Jürg, Marti Samira, Michaud Gigon, Ryser, Rytz Regula)
...
b. un bilan d'éléments fertilisants comprenant des pertes limitées;
...
g. une protection des végétaux respectueuse de l'environnement;
h. des exigences spécifiques en matière de protection des écosystèmes dans des régions déterminées;
i. le respect des exigences de la protection des eaux.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 82 Stimmen
Dagegen ... 108 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ziff. 2 Art. 164a
Antrag der Minderheit
(Baumann, Badran Jacqueline, Bendahan, Bertschy, Birrer-Heimo, Grossen Jürg, Marti Samira, Michaud Gigon, Ryser, Rytz Regula)
Titel
Offenlegungspflicht für Nährstofflieferungen
Abs. 1
Wer Futtermittel oder Dünger in Verkehr bringt, ist verpflichtet, dem Bund Daten über die Abgabe an landwirtschaftliche Betriebe zu melden.
Abs. 2
Der Bundesrat regelt insbesondere, welche Daten zu erfassen und wo diese zu melden sind.
Antrag Jauslin
Titel
Offenlegungspflicht für Nährstofflieferungen
Abs. 1
Futtermittel- und Düngerlieferungen an Landwirtschaftsbetriebe sind dem Bund zu melden, damit dieser die Nährstoffüberschüsse national und regional bilanzieren kann.
Abs. 2
Der Bundesrat legt den Kreis der Meldepflichtigen fest und regelt insbesondere, welche Daten zu erfassen sind und wo diese zu melden sind.
Schriftliche Begründung
Offenlegungspflicht ist ein notwendiges Element, damit der Vollzug der ausgeglichenen Nährstoffbilanz ermöglicht wird. Im Gegensatz zur Minderheit Baumann wird mit diesem Einzelantrag der Auftrag und der Zweck klarer definiert. Für Pflanzenschutzmittel hat eine solche Pflicht ja bereits eine Mehrheit gefunden. Damit wird die Glaubwürdigkeit der Landwirtschaft weiter verbessert. Ohne die Offenlegungspflicht für Nährstofflieferungen können die Ziele im Projekt digitales Nährstoff- und Pflanzenschutzmittel-Management nicht erfüllt werden. Eine Entlastung der Umwelt durch Verringerung der Nährstoffeinträge würde bedeutend geringer ausfallen. Die Offenlegungspflicht ist eine marktkonforme Lösung und stärkt das Ziel, Mineraldünger durch Hofdünger zu ersetzen. So erhält heimischer Dünger mehr Wert. Massnahmen zur Behebung von Nährstoffüberschüssen orientieren sich stärker am Verursacherprinzip. Pauschale Vorschriften, welche den Nährstoffeinsatz der Landwirte undifferenziert einschränken, können vermieden werden. Da die Informationen zu den Futtermittel- und Düngerlieferungen von den Inverkehrbringern automatisch aus den Systemen der Firmen erfasst werden, ist der administrative Aufwand vertretbar. Die Aufzeichnung seitens der Landwirte, respektive aller Abnehmer von Nährstofflieferungen, wird vereinfacht und kann direkt für die Berechnung von Nährstoffbilanzen verwendet werden. Somit entfällt die aufwendige manuelle Übertragungsarbeit, und die Fehlerquote wird deutlich reduziert. Das Sanktionsrisiko für die Landwirte und der Kontrollaufwand für die Kantone sinken gleichermassen. Das digitale Vorliegen der Informationen über Nährstoffflüsse ist ein Schritt zu einem zeitgemässen Nährstoffmanagement. Eine Offenlegungspflicht erhöht die Transparenz. Heute ist nicht bekannt, wo Nährstoffe in Form von Düngemitteln zum Einsatz kommen. Durch die Aufzeichnung der Nährstofflieferungen durch den Inverkehrbringer und die Gegenkontrolle durch den Abnehmer erhält der Landwirt einen Nachweis über dessen Nährstoffeinsatz. Selbstdeklarationen sind damit nicht mehr nötig. Diese Entlastung kommt der Landwirtschaft entgegen und ist gleichzeitig eine wichtige Massnahme gegen einschränkende Vorhaben wie die Trinkwasser-Initiative. Die Offenlegungspflicht leistet einen entscheidenden Beitrag zur Erreichung der Reduktionsziele zu den Nährstoffüberschüssen. Sie hilft, eine standortgerechte Landwirtschaft zu fördern und unsere natürlichen Ökosysteme zu schützen.
Ch. 2 art. 164a
Proposition de la minorité
(Baumann, Badran Jacqueline, Bendahan, Bertschy, Birrer-Heimo, Grossen Jürg, Marti Samira, Michaud Gigon, Ryser, Rytz Regula)
Titre
Obligation de publier des données concernant les livraisons d'éléments fertilisants
Al. 1
Quiconque met en circulation des aliments pour animaux ou des engrais est tenu de fournir des données à la Confédération sur la cession aux exploitations agricoles.
Al. 2
Le Conseil fédéral détermine notamment quelles données doivent être saisies et à quel endroit celles-ci doivent être communiquées.
Proposition Jauslin
Titre
Obligation de communiquer concernant les livraisons d'éléments fertilisants
Al. 1
Les livraisons d'aliments pour animaux et d'engrais à des exploitations agricoles doivent être communiquées à la Confédération, afin que cette dernière puisse dresser un bilan des excédents d'éléments fertilisants à l'échelon national et régional.
Al. 2
Le Conseil fédéral détermine le cercle des personnes soumises à l'obligation de communiquer et règle en particulier quelles données sont à saisir et à quelle instance elles doivent être communiquées.
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Der Antrag der Minderheit Baumann ist zurückgezogen worden.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für den Antrag Jauslin ... 103 Stimmen
Dagegen ... 86 Stimmen
(1 Enthaltung)
Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ziff. 2 Art. 164b; 165fbis; 165g Einleitung
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Ch. 2 art. 164b; 165fbis; 165g introduction
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Verfahrensbeitrag
Block 2 - Bloc 2
Gewässerschutzgesetz
Loi fédérale sur la protection des eaux
Baumann Kilian · Mit-M · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion
Ich begründe meine Minderheitsanträge zu den Artikeln 9 und 27 des Gewässerschutzgesetzes. Hier müssen wir jetzt schon Klartext sprechen. Wenn Sie dem Antrag der Mehrheit der WAK-N zustimmen, erreichen Sie keine Verbesserung beim Trinkwasserschutz gegenüber heute. Mit der Ergänzung des Wortes "relevant" machen Sie praktisch sämtliche Anstrengungen zunichte, die diese parlamentarische Initiative im Bereich Trinkwasserschutz hätte erreichen können. Viele von Ihnen haben sicher auch den Brief und die vielen E-Mails von den Interessenvertretern der Agrochemie erhalten. Dieser Brief enthält einzig und allein die Forderung, das Wörtchen "relevant" einzubauen. Wieso ist es der Agrochemie wohl so wichtig, genau dieses Wörtchen einzubauen? Es ist ganz einfach: Mit dieser Ergänzung werden sämtliche Fortschritte dieser parlamentarischen Initiative beim Trinkwasserschutz wieder ausgehebelt.
Die Wasserversorger haben uns auch einen Brief geschrieben, sie fordern genau das Gegenteil. Auf wen wollen wir jetzt hören? Auf die Pestizidhersteller, die ihr Geld mit dem Verkauf von Pflanzenschutzmitteln verdienen, oder auf die Wasserversorger, die für sauberes Trinkwasser verantwortlich sind? Wenn es um die Trinkwasserqualität geht, höre ich lieber auf die Wasserversorger. Die Wasserversorger sagen, wir wissen zu wenig über Langzeitwirkung und Cocktailwirkung solcher Abbauprodukte, und darum müssen alle Abbauprodukte über dem Grenzwert berücksichtigt werden und nicht bloss die als relevant eingestuften. Der Bundesrat hat das bereits eingangs erwähnt. Chlorothalonil-Abbauprodukte zum Beispiel wurden lange als nicht relevant bezeichnet. Jetzt ist Chlorothalonil verboten und Dutzende von Trinkwasserfassungen müssen aufwendig saniert oder sogar aufgegeben werden.
Die Bevölkerung möchte keine Pestizid-Abbauprodukte in den Trinkwasserfassungen. Darum ist es zwingend, dass in den Zuströmbereichen die nötigen Massnahmen getroffen werden können. Da in Artikel 9 Absatz 5 noch die Ergänzung gemacht wird, dass der Bundesrat von einem Entzug der Zulassung beziehungsweise der Genehmigung absehen kann, wenn die Inlandversorgung mit einer wichtigen landwirtschaftlichen Kultur beeinträchtigt würde, muss man zum Schluss kommen, dass diese parlamentarische Initiative den Trinkwasserschutz gegenüber der aktuellen Bestimmung in diesem Bereich sogar schwächen würde. Sie würden also die ursprüngliche Absicht dieser parlamentarischen Initiative, den Gewässerschutz zu verbessern, gerade ins Gegenteil kehren und sogar noch hinter die heutige Rechtslage zurückfallen, was auch durch ein kürzlich vorgelegtes Rechtsgutachten belegt wurde.
Ich bitte Sie also, den Antrag der Mehrheit der WAK-N abzulehnen und der Minderheitsfassung, der Fassung gemäss Ständerat, zuzustimmen, damit wir im Gewässerschutz einen Fortschritt und nicht einen Rückschritt machen.
Badran Jacqueline · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Für einen wirksamen Schutz des Trinkwassers vor Pflanzenschutzmitteln braucht es zwingend einen Schutz der Zuströmbereiche von Trinkwasserfassungen. Deshalb regelt diese Vorlage neu in Artikel 27 Absatz 1bis des Gewässerschutzgesetzes, dass im Zuströmbereich von Trinkwasserfassungen nur Pflanzenschutzmittel eingesetzt werden dürfen, deren Verwendung im Grundwasser nicht zu Konzentrationen von Wirkstoffen und Abbauprodukten über 0,1 Mikrogramm pro Liter führt. Dadurch kann ein zweiter Fall Chlorothalonil ausgeschlossen werden.
Der Zuströmbereich ist die Region bzw. die Fläche um eine Trinkwasserfassung, auf welcher der Regen versickert, das Grundwasser gebildet wird und in der während der Bodenpassage Pflanzenschutzmittel und deren Abbauprodukte zu Trinkwasserfassungen mittransportiert werden. Die Gewässerschutzbestimmung von Artikel 27 Absatz 1bis kann allerdings nur dann ihren Schutz entfalten, wenn die Zuströmbereiche bekannt und bezeichnet sind. In der Schweiz sind jedoch nur rund 60 der 2800 notwendigen Zuströmbereiche von Trinkwasserfassungen bezeichnet. Dieses Problem griff Ständerat Roberto Zanetti mit der Motion 20.3625, "Wirksamer Trinkwasserschutz durch die Bestimmung der Strömbereiche", auf. Diese Motion wurde am 27. September 2020 im Ständerat beraten und nach Rückzug von Ziffer 5 einstimmig angenommen. Auch der Bundesrat hat die Einführung der Verpflichtung der Kantone zur Bezeichnung der Zuströmbereiche unter anderem mit den Worten begrüsst: "Daher kann der Zuströmbereich auch als wichtiger Anlageteil einer Wasserversorgung betrachtet werden und muss deshalb auch gut geschützt werden."
Sodann hat die UREK-N vor wenigen Wochen die Motion Zanetti Roberto angenommen. Weitere Details lasse ich aus Zeitgründen aus. An die Adresse der Gegner dieser Erfassung, die sagen, dass die Motion nicht vernehmlasst worden sei und dass man das noch tun müsse, möchte ich einfach noch das Folgende richten: Es ist einfach so, dass die Landwirtschaftsdirektorenkonferenz, die BPUK, dreizehn Kantone sowie der Verband der Wasserversorger, weitere Verbände, ich weiss nicht wie viele, der Schweizerische Städteverband usw., dies in der Vernehmlassung zu dieser parlamentarischen Initiative ganz konkret gefordert und immer wieder bekräftigt haben. Auch in Bezug auf die Motion Moser haben sie es immer wieder bekräftigt; und auch jetzt wieder haben sie brieflich gefordert, dass man das tut. Notabene wollen sie, da das aufwendig ist, natürlich auch, und das ist mein zweiter Minderheitsantrag, eine Mitfinanzierung dieser Aufwendungen durch den Bund. Deshalb ist es auch angezeigt, zumal vom Ständerat einstimmig angenommen, dass die anrechenbaren Kosten vom Bund zu 40 Prozent mitfinanziert werden.
An die Adresse der Bauern noch dies: Sollte sich bei der Ausscheidung eines Zuströmbereichs herausstellen, dass man dort vielleicht keine oder nur bestimmte Pflanzenstoffe ausbringen darf, hätten wir kein Problem damit, sich zu finden, damit solche Dinge entschädigt werden können. Es ist völlig klar, dass es so sein wird. Es gibt ja zig Formen von Entschädigungen für bestimmte Leistungen, die die Bauern erbringen oder eben unterlassen sollen. Das gilt auch hier. Es besteht also überhaupt kein Grund für die Bauern, nicht wenigstens zu wissen, wo diese Zuströmbereiche sind.
Nun, ich werde meine Minderheitsanträge zugunsten des Einzelantrags Jauslin zurückziehen. Sie haben das in der UREK-N beschlossen. Herr Jauslin geht noch ein kleines "My" weiter als die Motion Zanetti Roberto, indem er nämlich den Prozess beschleunigt und fordert, dass die Ausscheidungen nicht bis 2035, sondern bis 2030 gemacht sein sollen.
Ich empfehle Ihnen daher, unbedingt den Einzelantrag Jauslin anzunehmen.
Haab Martin · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Geschätzte Frau Kollegin Badran, ich will Sie jetzt nicht zu diesem Unwort Chlorothalonil befragen, das so schwer auszusprechen ist, sondern zum Kupfer. Kupfer gilt ja als Allerweltsmittel für die Biolandwirtschaft. Haben Sie gewusst, dass Kupfer nach Bewertung des Bundesamtes für Landwirtschaft als Pflanzenschutzmittel mit besonderem Risikopotenzial gilt?
Badran Jacqueline · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Was hat das mit Chlorothalonil zu tun?
Haab Martin · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Das hat damit zu tun, dass Sie sagen, Chlorothalonil und die Abbauprodukte seien gefährlich ...
Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Gut, Herr Haab; eine Frage! Die Antwort gibt Frau Badran selber. (Heiterkeit)
Badran Jacqueline · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Nein, es ist schon gut, ich finde, das kann man schon ausdiskutieren, auch wenn es fünf vor sieben Uhr ist.
Beim Kupfer ist schon länger bekannt, dass das nicht besonders toll ist. Jegliche Form von Metallen und Schwermetallen ist nicht gut. Ich weiss jetzt nicht, was ich sagen soll, aber es geht um Chlorothalonil respektive ein Abbauprodukt davon, das kanzerogen ist.
Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Frau Badran und Herr Haab, ich schlage vor, wenn Sie den Käsegutschein in der Galerie des Alpes noch nicht eingelöst haben, machen Sie das zusammen!
Geschätzte Kolleginnen und Kollegen, die Zeit ist fortgeschritten; wir hören hier auf. Wir werden dieses Geschäft morgen in einer Woche weiterbehandeln. Ich danke den Berichterstattern und dem Vizepräsidenten des Bundesrates, Herrn Parmelin. Ich wünsche allen einen schönen Abend.
Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen
Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 18.55 Uhr
La séance est levée à 18 h 55