20.3918
Förderung der Mobilität und der Sprachaufenthalte der Lernenden
Kuprecht Alex · P-M · Ständerat · Schwyz · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Antrag der Kommission
Ablehnung der Motion
Antrag Gapany
Annahme der Motion
Proposition de la commission
Rejeter la motion
Proposition Gapany
Adopter la motion
Präsident (Kuprecht Alex, Präsident): Es liegt ein schriftlicher Bericht der Kommission vor. Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Michel Matthias · Mit-M · Ständerat · Zug · FDP-Liberale Fraktion
Gemäss Motionstext fordert die Motion im Allgemeinen die Förderung der Mobilität der Lernenden. Ich glaube, diese allgemeine Forderung kann man eigentlich unterstützen. Konkret verlangt werden - das scheint mir das Entscheidende zu sein - signifikant mehr Mittel, das heisst mehr Geld für die Förderung, ebenso wie eine national koordinierte digitale Plattform.
Ein kurzer Rückblick zur Historie: Unsere Schwesterkommission hat diese Motion vor knapp einem Jahr, im Juli 2020, eingereicht, also vor der Beratung der Kulturbotschaft, welche die gesetzliche Basis für diese Sprachaustauschprogramme ist. Die Einreichung erfolgte vor der Beratung der Kulturbotschaft in den Räten. Derselbe Nationalrat, der die Motion guthiess, lehnte in der Kulturbotschaft einen Beschluss zur Aufstockung der Mittel für den Sprachaustausch ab, der aus unserem Rat kam. Unser Rat hatte für den Sprachaustausch 10 Millionen Franken mehr verlangt, der Nationalrat lehnte dies aber ab. In der Differenzbereinigung folgten wir dem Nationalrat und befanden in diesem Fall zusammen mit dem Nationalrat, dass die Mittel, die der Bund in diesem Bereich für die Jahre 2021 bis 2024 einsetzt, ausreichend seien. Bei der Beratung dieser Motion empfindet unsere Kommission dasselbe.
Der Motion ist zugutezuhalten, dass sie das Augenmerk auf einen bisher eher stiefmütterlich oder stiefväterlich behandelten Bereich des Sprachaustauschs legt, nämlich die Berufsbildung. Wenn man an Sprachaustausch denkt, denkt man mehrheitlich an den studentischen, über die Grenzen hinausgehenden Austausch, an die internationalen Programme wie Erasmus, die als Leuchtturm gefeiert werden, oder man spricht über den Klassenaustausch im Bereich der obligatorischen Schule. Gerne gehen da die Lernenden der Sekundarstufe II vergessen. Dabei gehört es zur Attraktivität unseres Schweizer Berufsbildungssystems, dass Lehrabgängerinnen und -abgänger nicht nur ein theoretisches Sprachwissen haben, sondern sich auch in einer anderen Landessprache praktisch zu bewegen wissen, da sie eine gewisse Zeit in einer anderen Landessprache quasi gebadet haben, sei es im Genfer- oder Neuenburgersee oder im Boden- oder Zugersee.
Doch nun zu den Argumenten, welche unsere Kommissionsmehrheit trotzdem zur Ablehnung der Motion führten:
Im Vergleich zur vorherigen Vierjahresperiode stehen für den propagierten und auch wichtigen Sprachaustausch auch unter Lernenden nun klar mehr Mittel zur Verfügung. Diese Mittel sollten nun zuerst klug und wirkungsvoll umgesetzt werden. Hierfür hat Movetia - unsere nationale Austauschagentur - ein neues Programm geplant, das im Frühling 2022 lanciert werden soll. Gemäss Homepage ist es ein nationales Programm für Mobilitäten von Jugendlichen und jungen Erwachsenen in und am Ende der beruflichen Grundbildung; das entspricht also genau dem Fokus dieser Motion.
Neben mehr Mitteln verlangt die Motion, wie gesagt, auch eine digitale Plattform. Dieses Anliegen sollte mit dem Schwerpunkt Digitalisierung im Rahmen der Initiative Berufsbildung 2030 ebenfalls aufgenommen worden sein. In der Initiative Berufsbildung 2030 ist die Digitalisierung ein Schwerpunkt. Es gibt noch fünf weitere Schwerpunkte, und es gibt rund dreissig Projekte, welche die Verbundpartner - also Bund, Kantone und die Organisationen der Arbeitswelt - aufgegleist haben.
Dieser Hinweis soll Ihnen auch zeigen, dass die Verbundpartner in der Berufsbildung die Bedürfnisse und die Herausforderungen der Zukunft erkennen und entsprechende Schwerpunkte setzen. Entsprechend sollte vielleicht eine gewisse Zurückhaltung angebracht sein, dieses Programm der Verbundpartner im Bereich der Berufsbildung nun mit einzelnen, wenn auch als wichtig erkannten Anliegen politisch zu übersteuern, vor allem, wenn das Anliegen, wie schon erwähnt, eigentlich schon erkannt und mit mehr Ressourcen und Programmen in die Kulturbotschaft 2021-2024 aufgenommen worden ist.
Aus diesen Gründen erachtet die Kommission die Motionsanliegen eigentlich als erfüllt bzw. über die ohnehin geplanten Ressourcen und Massnahmen hinaus als nicht notwendig, jedenfalls derzeit nicht. Wir zählen aber - dies im Sinne des allgemeinen Bekenntnisses zum Sprachaustausch - auf eine gute Umsetzung des erwähnten Austauschprogramms und generell darauf, dass der Sprachaustausch auch für Lernende gefördert wird.
Der Entscheid fiel in der Kommission mit 7 zu 3 Stimmen. Namens der Kommissionsmehrheit beantrage ich die Ablehnung der Motion.
Gapany Johanna · Mit-F · Ständerat · Freiburg · FDP-Liberale Fraktion
Cette motion est une manière de valoriser la formation professionnelle dans notre pays. C'est aussi une manière d'exploiter les richesses, les connaissances disponibles en Suisse. La situation par rapport aux échanges linguistiques des apprentis n'est pas bonne.
Je vous invite à accepter cette motion pour faire honneur à ce pays qui arrive à marier assez bien les trois langues nationales, dans lequel il y a même des crèches qui proposent des services bilingues, voire trilingues. C'est pour dire aussi l'importance, à partir du moment où l'on est en formation professionnelle ou universitaire, de se voir proposer des solutions en matière d'échange linguistique. C'est d'autant plus important que notre système dual est une force pour notre pays, une qualité souvent mise en avant. La formation professionnelle est aussi l'une des garanties qui fait que les jeunes sortent avec un bagage qui est le plus proche du monde professionnel. La situation actuelle n'est pas bonne et je pense que le rejet de la commission et du Conseil fédéral n'est pas la voie à suivre. On a mieux à faire pour renforcer la formation duale, et les moyens actuels ne sont pas suffisants, quand on voit leurs résultats. Alors, c'est vrai, j'ai entendu dire - et mon collègue l'a encore rappelé -, que c'était trop compliqué d'organiser un système propre aux apprentis. Je crois que ce qui est vrai, c'est que le système est fait pour des étudiants universitaires ou de HES. La majorité des bénéficiaires sont donc ces étudiants, mais si l'on adapte les conditions aux apprentis, la demande sera tout autant forte, d'autant plus que la période de l'apprentissage est idéale pour apprendre des langues supplémentaires, et cela ne peut que rendre la formation encore plus attractive, encore plus intéressante, une fois que l'on doit se présenter sur le marché du travail et trouver une place. Par rapport aux outils, il y a des éléments tout simples qui sont mis en place, puisqu'on est dans l'ère de la numérisation. Il suffit d'une plateforme qui réunit les employeurs et les apprentis des écoles professionnelles pour faciliter et organiser les échanges. Cela a bien sûr un coût, mais la plus-value en vaut largement la peine. Renoncer à ces solutions, c'est faire la part belle aux langues étrangères. On sait qu'il y a des séances organisées en anglais dans notre pays. On peut le regretter ou le saluer, mais encourager l'apprentissage d'une langue étrangère nous permettra dans tous les cas de mieux l'exploiter et d'utiliser encore nos langues nationales dans les différentes sphères professionnelles ou politiques.
Voilà, j'espère que vous accepterez cette motion. Je m'arrête là, car je sais que le programme est encore chargé.
Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg
C'est en fait un débat assez récurrent dans votre conseil que celui qui porte sur les questions de la promotion des langues nationales et des échanges linguistiques. C'est d'ailleurs une discussion qui a été largement menée dans le cadre du Message concernant l'encouragement de la culture pour la période 2021-2024. Plusieurs discussions et plusieurs demandes d'augmenter fortement les moyens durant les dernières années ont rappelé l'importance que le Parlement attache à ce sujet. A chaque fois, nous rappelons à quel point ces échanges sont un facteur essentiel pour améliorer la compréhension entre les communautés linguistiques, promouvoir le respect des uns envers les autres.
Madame Gapany, vous venez de le rappeler: on peut évidemment aussi, avec cette argumentation, proposer d'accepter la motion. Je dois maintenant vous expliquer pourquoi le Conseil fédéral, alors qu'il déclare toujours son amour pour les échanges linguistiques, propose finalement de rejeter la motion. Il y a évidemment des arguments pour cela.
Ce qui est demandé par cette motion est clair. Il est demandé d'augmenter de manière importante les moyens qui sont alloués aux échanges linguistiques dans le cadre de la formation professionnelle initiale et de collaborer avec les cantons et les organisations du monde du travail. Nous souscrivons pleinement à cet objectif et notamment aussi à l'appréciation qui est faite dans la motion de l'importance des échanges aussi dans le cadre de la formation professionnelle initiale. Nous savons qu'ils sont très importants dans le cadre de l'apprentissage, puisque environ deux tiers de nos jeunes, dans le pays, choisissent cette voie. Evidemment, dans ce cadre, les échanges linguistiques sont absolument centraux.
Il est évident pour nous que Movetia - vous savez qu'on a reformulé l'organisation autour des échanges -, la nouvelle agence nationale pour la promotion des échanges qui est portée conjointement par la Confédération et les cantons, doit évidemment proposer des programmes destinés aux jeunes en formation professionnelle, de manière à pouvoir les inclure complètement dans la promotion des échanges, et ce malgré les défis particuliers qui se présentent dans le cadre de la formation professionnelle. En termes d'organisation, c'est quelque chose d'un peu différent si vous êtes en apprentissage ou non. Mais il faut que ce soit possible, même avec beaucoup d'acteurs, même avec la diversité des filières professionnelles qui existent et la variété des formats de formation, qu'elle soit duale ou en école. Le Conseil fédéral a proposé de renforcer le travail de Movetia pour la période 2021-2024. Nous avons prévu 10 millions de francs de plus pour le seul domaine des échanges scolaires en Suisse. Cela représente un tiers de l'augmentation totale des moyens pour la culture pour la période 2021-2024.
Un tiers des moyens supplémentaires est attribué à ce domaine. C'est la preuve aussi que nous avons mis un accent particulier sur les échanges linguistiques. Un des axes prioritaires dans le cadre de cette mise en oeuvre concernera justement la formation professionnelle initiale. L'OFC a mandaté l'agence Movetia pour qu'elle développe un programme national pour le contexte de la formation professionnelle. Ce programme pourra être mis en oeuvre dès 2022, et le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation soutiendra dans ce cadre le développement et la phase pilote du programme avec un financement de projet sur la base de la loi fédérale sur la formation professionnelle.
Dans le cadre de l'interpellation parlementaire de Montmollin 20.4086, le Conseil fédéral a déjà eu l'occasion d'informer en détail sur les montants prévus pour le soutien aux différents niveaux de formation durant la période allant de 2021 à 2024. Sont prévus 5,1 millions de francs pour les échanges d'élèves, 4,3 millions de francs pour les échanges de personnel enseignant et 2,2 millions de francs pour les échanges dans le domaine de la formation professionnelle initiale.
Si vous le permettez, j'aimerais terminer en mentionnant un dernier point, car le vote que vous allez effectuer à ce sujet est assez important. Les moyens financiers ne sont pas le seul facteur de succès d'un programme d'échange. En général, ce n'est même pas tellement à ce niveau que le bât blesse et que c'est le plus difficile. D'autres facteurs, comme l'engagement de toutes les personnes qui travaillent dans ce domaine et la disponibilité à organiser de tels échanges, jouent un rôle très important. C'est d'autant plus vrai pour la voie de la formation professionnelle, en particulier en système dual, car les défis peuvent y être assez complexes à relever pour pouvoir garantir la motivation de tous les participants, entreprises formatrices, écoles et familles. Avec la phase pilote, nous avons une phase qui doit permettre d'évaluer les conditions cadres pour pouvoir mettre en place un programme à plus large échelle.
Je vous fais part de tout cela pour dire que, si nous vous proposons de rejeter la motion, comme le fait d'ailleurs votre commission, ce n'est pas parce que nous estimons qu'il ne s'agit pas d'une question importante. C'est parce que nous estimons que ce que nous aurions pu envisager pour la mise en oeuvre d'une telle motion, qui a été déposée en 2020, est déjà en cours de réalisation. Le débat a été mené, les moyens ont été augmenté, cela est en cours réalisation.
Nous considérons donc la demande formulée dans la motion comme étant plus ou moins remplie, raison pour laquelle nous vous proposons de la rejeter.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 21 Stimmen
Dagegen ... 20 Stimmen
(0 Enthaltungen)