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Für eine Anpassung des Gesundheitswesens an die Zunahme von Hitzewellen
Python Valentine · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion
A nouveau, nous avons vécu un été torride avec des températures avoisinant les 40 degrés en plaine. Même en montagne, la situation était caniculaire. La saison estivale 2023 a été la plus chaude jamais enregistrée, apprenait-on début septembre. Mais malheureusement, cela n'aura plus rien d'exceptionnel.
Car selon les scénarios climatiques suisses de 2018, basés sur les rapports de 2014 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), les températures estivales augmenteront en Suisse en moyenne de 2,5 à 4,5 degrés déjà d'ici le milieu du siècle. Et ces prévisions étaient plutôt optimistes, tant le réchauffement s'accélère depuis cinq ans, comme l'ont démontré les derniers rapports du GIEC l'année passée. Nous venons donc, sans doute, de vivre un été comme nous en connaîtrons encore beaucoup ces prochaines années. Les événements extrêmes augmentent et augmenteront encore considérablement, même si l'objectif de plus 1,5 degré n'est pas dépassé, ce qui impliquerait une réduction drastique des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici à 2025. Globalement, les vagues de chaleur qui ne survenaient qu'une fois tous les cinquante ans entre 1850 et 1900 sont, dès à présent, près de cinq fois plus fréquentes. Avec une augmentation globale de plus 1,5 degré que nous obtiendrions déjà en 2030, elles seront 8,6 fois plus fréquentes; avec plus 2 degrés, elles seraient 14 fois plus fréquentes et, avec plus 4 degrés, elles pourraient être 40 fois plus fréquentes, mais cela correspondrait à une planète étuve, devenue inhospitalière pour notre espèce.
Il y a vingt ans, la canicule de 2003 mettait en exergue la vulnérabilité des personnes âgées et celles des personnes souffrant de maladies chroniques. Actuellement, 20 pour cent de la population suisse a plus de 60 ans et 42 pour cent souffre de surpoids. Ce sont des facteurs de comorbidité dans un contexte caniculaire. De plus, la chaleur extrême touche plus gravement les personnes aux revenus modestes, sans compter le phénomène des îlots de chaleur qui aggrave encore la situation dans les villes.
Au-delà d'un certain seuil, dès que nous dépassons 30 degrés le jour et 20 degrés la nuit, les capacités d'adaptation de l'organisme humain à la chaleur sont mises à rude épreuve. Or, ce sont désormais des températures de 40 degrés en journée et de 30 degrés la nuit qui se généralisent, et cela sur des périodes de plus en plus longues. Dans ces conditions, la régulation de la température corporelle est dépassée, d'autant plus si le taux d'humidité est élevé. Ainsi, même des régions habituées aux fortes chaleurs, comme l'Espagne, ont connu une mortalité de plusieurs milliers de personnes durant l'été 2022. Cet été en Suisse, on compte déjà des hospitalisations excédentaires liées à la chaleur. Et si les aînés sont particulièrement vulnérables, c'est le cas également des malades chroniques, des femmes enceintes, des nourrissons et des travailleurs exposés.
Dans ce contexte, il me semble indispensable de savoir comment notre système de santé peut réagir et s'adapter. Est-il prêt à prévenir ces effets? A prendre en charge les personnes les plus touchées par les fortes chaleurs?
C'est ce que vise mon postulat, que je vous encourage à soutenir.
Candinas Martin · P-M · Nationalrat · Graubünden · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
President (Candinas Martin, president): (discurra sursilvan) Il postulat vegn cumbattì da dunna Schläpfer.
Schläpfer Therese · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Das vorliegende Postulat wünscht einen Bericht - noch einen Bericht, ist man geneigt zu sagen. Es wird gefordert, einen Bericht über notwendige Anpassungen im Gesundheitssystem an die globale Erwärmung vorzulegen. Wir leben hier aber in der Schweiz und sollten uns auf die Temperaturen hier einstellen. Dann wird mit Superlativen wie "Hitzewellen", "immer häufiger", "immer extremer" jongliert. Es gebe schon jetzt immer mehr Situationen, in denen am Tag 40 Grad erreicht würden. Dies stimmt nun klar nicht. In der Schweiz wurde erst einmal eine Temperatur von über 40 Grad gemessen, 2003 in Grono im Kanton Graubünden, wobei diese Temperatur nachträglich nach unten korrigiert werden musste. Sonst war es einmal, im Juli 2015 in Genf, 39,7 Grad warm. Ebenso wenig stimmen die erwähnten Temperaturen von 30 Grad in der Nacht, die, so die Postulantin, gleich wie die Tagestemperaturen von 40 Grad "sogar überschritten" würden. Solche Angaben sucht man auf der Website von Meteo Schweiz vergeblich. Auch hier wurde der Blick wahrscheinlich wieder global ausgerichtet. Also: bitte mehr Sachlichkeit.
Ich denke, mit Panikmache kommen wir nicht weiter. Auch in der Sendung "Meteo" hat unser Schweizer Staatssender SRF mit den Temperaturen masslos übertrieben. Wir müssen mit kühlem Kopf - hier meine ich dies wörtlich - mögliche Probleme angehen. Dass man jetzt ältere, übergewichtige und ärmere Personen als Opfer sieht und potenziell bevormunden will, finde ich störend. Diesen Sommer war ich mit meiner Familie auf Kulturreise in Kairo; interessant und lehrreich war es. Obwohl die Temperaturen jeden Tag über 40 Grad lagen, hupte, wuselte und lärmte es in dieser Stadt wunderbar. Ältere, Übergewichtige, Junge, Arme und Frauen, total verhüllt, strömten durch die Stadt. Auf Anfrage meinten sie, das sei normal hier, man müsse sich einfach vorsehen.
Sobald man am Horizont irgendein Problem zu erkennen glaubt, wird nach Vater Staat gerufen. Der soll das Problem lösen, wobei wir in der Schweiz eigentlich mehrere Ebenen von Vater Staat haben: Bund, Kantone und Gemeinden. Der Bund hat hier nicht viel zu sagen, denn wie der Bundesrat in seiner Stellungnahme betont, sind die Kantone zuständig für die Sicherstellung der Gesundheitsversorgung - in Hitzeperioden, aber auch im Allgemeinen. Also ist dieses Postulat nicht stufengerecht.
Es ist deshalb nicht verständlich, dass der Bundesrat die Annahme des Postulates empfiehlt. In seiner Stellungnahme weist er darauf hin, dass er aktuell zwei Forschungsvorhaben umsetzen lässt. Eines der sechs Projekte aus dem ersten Vorhaben fokussiert auf die gesundheitlichen Auswirkungen, mit einem Schwerpunkt bei der Hitzethematik. Die Ergebnisse dieser beiden Forschungsvorhaben würden bis 2026 vorliegen und wichtige Erkenntnisse liefern. Ich bezweifle, dass die Verwaltung zu wenig Arbeit hat.
Für die Sicherstellung der Gesundheitsversorgung in Hitzeperioden sind die Kantone zuständig. Traut die Postulantin den Kantonen nicht zu, dass sie bei einem Problem handeln? Die Kantone sowie die Gemeinden sind es gewohnt, bei ausserordentlichen Lagen zu reagieren und Problemlösungen zu suchen.
Haben Sie übrigens gewusst, dass weltweit mehr Kältetote als Wärmeopfer zu beklagen sind? Dann müsste man eigentlich auch die Kältethematik erforschen, denke ich. Oder könnte es sein, dass hier bewusst - wie schon so oft, z. B. im Staatsfernsehen - Klimapanik geschürt werden soll?
Weil der Bundesrat bereits Forschungsvorhaben am Laufen hat und die Kantone für die Gesundheitsversorgung zuständig sind, bitte ich Sie, das Postulat nicht anzunehmen.
Python Valentine · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion
Madame Schläpfer, ne pensez-vous pas que votre position corresponde à ce que l'on appelle désormais le "climato-dénialisme" - et non pas "climato-scepticisme" -, qui consiste à nier les faits scientifiques? Vous évoquez des températures qui auraient été exagérées par les météorologues, alors qu'il s'agit bien de faits scientifiques, de chiffres mesurés avec des thermomètres.
Schläpfer Therese · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Es ist ja erwiesen, dass die in der Sendung "SRF Meteo" erwähnten Temperaturen total übertrieben waren. Ich hoffe, dass Sie bei dieser Thematik einen kühlen Kopf bewahren können und nicht mit solchen Übertreibungen - 30 Grad in der Nacht!- Panik schüren wollen.
Berset Alain · BPR-M · Bundesrat · Freiburg
En réalité, il n'importe pas de savoir s'il y a un postulat ou non, parce que, comme Mme Schläpfer l'a rappelé, les travaux sont en cours. Il y a longtemps que nous travaillons sur le sujet. Je vous rappelle quand même l'été 2003, qui avait été un choc dans tout le pays, tout comme les années qui ont suivi, à la suite desquelles la Confédération a réalisé diverses activités. Actuellement, deux projets de recherche sont en cours: un projet du National Center for Climate Services (NCCS), mené dans le cadre du réseau de la Confédération pour les services climatiques, qui étudie actuellement les impacts sanitaires du changement climatique en se concentrant sur la chaleur et qui prend évidemment en compte les groupes vulnérables et les établissements de santé; le deuxième projet de recherche, mené par l'Office fédéral de la santé publique, s'inscrit dans le plan d'action "Adaptation aux changements climatiques en Suisse", et s'intéresse à l'avancement des mesures d'adaptation à la chaleur dans le système de santé auprès de différents groupes cibles. Les résultats sont attendus pour fin 2026 au plus tard et serviront de base décisionnelle pour prendre des mesures.
Avec le postulat, nous n'allons pas faire de travaux supplémentaires, mais pour l'essentiel, vous présenter dans un rapport les éléments qui sont en cours de développement.
Pour le Conseil fédéral, il est clair qu'avec l'évolution des températures, nous faisons face à un enjeu de santé publique: c'est la raison pour laquelle nous y travaillons et c'est la raison pour laquelle nous vous invitons à accepter ce postulat.
Abstimmung
Präsident (Candinas Martin, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Annahme des Postulates.
Abstimmung - Vote
Für Annahme des Postulates ... 82 Stimmen
Dagegen ... 101 Stimmen
(5 Enthaltungen)
Schluss der Sitzung um 18.45 Uhr
La séance est levée à 18 h 45