24.3003
Das IFEG modernisieren. Gleiche Wahlmöglichkeiten und entsprechende ambulante Unterstützung für Menschen mit Behinderungen im Bereich Wohnen
Nussbaumer Eric · P-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Antrag der Mehrheit
Annahme der Motion
Antrag der Minderheit
(Glarner, Aeschi Thomas)
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Adopter la motion
Proposition de la minorité
(Glarner, Aeschi Thomas)
Rejeter la motion
Lohr Christian · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Ein Wechsel des Wohnorts und des Kantons ist in der Regel möglich, ohne jemanden zu fragen. Wir alle können das tun, so, wie wir es wollen. Das gilt aber nicht für alle Menschen mit Behinderungen. Trotz der in der Bundesverfassung garantierten Niederlassungsfreiheit ist die Wahlfreiheit beim Wohnen für Menschen mit Behinderungen immer noch stark eingeschränkt. Diese Einschränkung betrifft sowohl Wohnort als auch Wohnform, und dies, obwohl sich die Schweiz mit der Annahme der Behindertenrechtskonvention dazu verpflichtet hat, Menschen mit Behinderungen die gleichen Wahlmöglichkeiten zu verschaffen wie anderen Menschen.
Zahlreiche Menschen mit Behinderungen wünschen sich mehr Autonomie bei der Wahl der Wohnform und möchten den institutionellen Kontext - gemeint ist das Heim - verlassen. Diesen Bedarf anerkennt Ihre Kommission, die SGK-N, und fordert eine Anpassung auf Gesetzesebene, damit die Wahlfreiheit schweizweit verbessert werden kann.
Die heutige Situation hat mit nachgewiesenen Fehlanreizen zu tun, welche der Bund mit seinen Rahmenbedingungen im Bundesgesetz über die Institutionen zur Förderung der Eingliederung von invaliden Personen (IFEG) heute setzt. Der Anspruch auf Leistungen orientiert sich heute nicht primär am Bedarf der betroffenen Personen, sondern an der Angebotsform, sprich am verfügbaren Angebot des Wohnens im Heim oder zuhause. Damit stellt das IFEG in seiner heutigen Form ein Hindernis für ein zeitgemässes kantonales Konstrukt der Versorgungsstrukturen dar. Die Kommission will mit einer Revision des IFEG bessere Rahmenbedingungen schaffen, damit das selbstbestimmte Wohnen schweizweit ermöglicht wird.
Ich möchte es an dieser Stelle ausdrücklich betonen: Es geht nicht um eine Verschiebung der Kompetenzen weg von den Kantonen, hin zum Bund - die Kompetenzen sollen gleich bleiben -, sondern darum, die Rahmenbedingungen zu verbessern. Die Kommission beantragt Ihnen deshalb mit grosser Mehrheit, mit 23 zu 2 Stimmen, die Annahme der vorliegenden Motion.
Gestatten Sie mir, noch einige Bemerkungen zu machen. Mit dem IFEG wurden seinerzeit gewisse Mindeststandards beim Wohnen in Institutionen geschaffen, mit dem Ziel, dass es genügend Heimplätze gibt und niemand wegen eines Heimaufenthalts in die Sozialhilfe kommt. Dieses Ziel, und das möchte ich hier auch ausdrücklich festhalten, war und ist wichtig. Ein wichtiger Aspekt ist und war uns auch in der Kommission natürlich das Thema der Kosten. Es ist sehr wichtig, zu betonen, dass die Kosten, wenn ein Wechsel in ein ambulantes Setting stattfindet, eher tiefer sind bzw. gleich bleiben. Wenn sie im Verhältnis höher ausfallen sollten, müssten sie eben genau angeschaut werden. Wir möchten also nicht die Verhältnismässigkeit dieses Prinzips aufbrechen. Das ist nicht angedacht.
Bei den Kostenüberlegungen haben wir uns auch auf Informationen gestützt, die ganz klar sagen, dass explizit ein Ressourcentransfer stattfinden soll. Die Erfahrungen zeigen auch, dass ambulante Angebote nicht nur die Lebensqualität der Betroffenen, sondern auch die Kosteneffizienz steigern. Der Bund wird das Thema im Programm "Wohnen" im Rahmen der Behindertenpolitik unter die Lupe nehmen und allenfalls weitere Grundlagen erarbeiten müssen.
Ich empfehle Ihnen im Namen der Kommission die Annahme dieser Motion.
Aellen Cyril · Mit-M · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion
Le 31 octobre 2023, M. le conseiller national Christian Lohr a formulé une proposition de motion, complétée par une argumentation, déposée le 15 novembre 2023 à la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national dont l'objectif, vous l'aurez compris, est de soutenir les personnes handicapées dans le domaine du logement. La CSSS du Conseil national a procédé à l'examen de cette motion lors de sa séance du mois de janvier 2024. En substance, il est demandé au Conseil fédéral de réviser, notamment, la loi fédérale sur les institutions destinées à promouvoir l'intégration des personnes invalides (LIPPI) en vue de garantir, dans le choix du logement, un soutien individuel approprié pour les personnes handicapées. L'objectif de cette motion est de donner des bases légales modernes permettant aux personnes handicapées de choisir librement et de manière autonome leur forme de logement, ainsi que leur lieu de résidence. Dans le respect du principe de proportionnalité, les personnes handicapées doivent pouvoir bénéficier des aides nécessaires à cet effet. Selon les voeux de son auteur, le libre choix du logement serait, naturellement, limité par le respect du principe de proportionnalité. Le projet de loi pourrait ainsi prévoir un plafonnement des coûts supplémentaires admissibles en comparaison avec un hébergement dans une institution. Dans le cadre de la réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons, en 2008, la Confédération a transféré aux cantons la compétence en matière d'intégration dans une institution des personnes handicapées et en a réglé les principes dans la loi-cadre. La politique, telle que résultant de l'actuelle LIPPI, favorise toutefois, notamment sur un plan financier, la résidence en institution pour les personnes handicapées, alors qu'elles seraient souvent en capacité, et surtout dans le souhait, de vivre dans leur domicile propre.
La liberté du logement n'est donc pas concrètement assurée. Selon les auteurs de cette motion, les tâches n'ont cependant pas été réparties avec précision dans la LIPPI en ce qui concerne l'encouragement au logement autonome des personnes handicapées, à l'aide des personnes et au soutien à celles-ci. Différents constats et études mettent en évidence un manque de clarté dans la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons, ce qui fait obstacle notamment sur un plan financier à la mise en place d'une politique adéquate en matière de liberté du choix du logement pour les personnes handicapées.
Les travaux de la commission ont également mis en évidence des problèmes résultant de pratiques différenciées entre les cantons en matière d'aide au logement pour les personnes handicapées. Il leur serait notamment difficile de déménager d'un canton à l'autre. De facto, les personnes handicapées sont souvent contraintes de vivre en institution, faute d'offres de soutien différenciées.
Il convient de rappeler que, depuis 2008, la Suisse a ratifié la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées et s'est engagée à offrir à ces personnes la possibilité de choisir, sur la base du principe de l'égalité, leur lieu de résidence et leur forme de logement.
Enfin, une politique mise en oeuvre avec plus de clarté pourrait constituer un simple transfert de ressources. Des études montrent en effet que les coûts globaux n'augmentent pas nécessairement. En effet, le rapport coût-efficacité s'accroît, car la qualité de vie des personnes concernées et leur satisfaction à l'égard des services s'améliorent dans un logement individuel.
Pour l'OFAS, la situation actuelle répartit suffisamment clairement les tâches entre les cantons et la Confédération. Les souhaits émis dans la motion relèveraient de la compétence des cantons et il appartiendrait à ces derniers de la mettre en oeuvre. Pour le Bureau fédéral de l'égalité pour les personnes handicapées, la révision partielle de la loi sur l'égalité des personnes handicapées n'est pas directement axée sur les prestations de soutien ou la promotion de l'habitat autodéterminé, mais devrait néanmoins contribuer à l'avenir - puisqu'elle est en révision - indirectement à une plus grande autonomie.
En conclusion, il a été relevé que les personnes handicapées veulent et peuvent de plus en plus vivre de manière autonome, mais cela n'est possible que si elles bénéficient des prestations de soutien nécessaires. Ce n'est malheureusement pas le cas aujourd'hui. Après discussion, la motion de commission proposée par notre collègue Christian Lohr a été adoptée, par 23 voix contre 2.
Aussi, au nom de la majorité de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national, je vous recommande d'adopter cette motion.
Glarner Andreas · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Die SVP verschliesst sich keineswegs der Möglichkeit, dass Behinderte möglichst frei wählen können, wo sie gerne wohnen möchten. Hier wird aber gefordert, dass Rechtsgrundlagen geschaffen werden, damit - ich zitiere - "Menschen mit Behinderungen ihre Wohnform sowie ihren Wohnort frei und selbstbestimmt wählen können sowie die hierzu notwendige Unterstützung erhalten".
Wissen Sie, was Sie hier gerade anrichten? Sie öffnen die Büchse der Pandora! Wir können das gar nicht mehr bezahlen, denn wenn wirklich jeder Behinderte seinen Wohnsitz frei wählen kann, wird dies Kosten nach sich ziehen, die Sie hier noch gar nicht erfassen können. Überlegen Sie einmal, was Sie gerade machen. Freie Wahl des Wohnorts hiesse ja, dass jede Behinderte an den Zugersee oder an die Goldküste ziehen könnte - und der Staat müsste es finanzieren. Freie Wahl hiesse ja auch, dass Schwerstbehinderte in normalen Wohnungen leben könnten und müssten, welche dann für Hunderttausende von Franken entsprechend umgebaut werden müssten. Das sei ihnen alles gegönnt, wir müssen nur wissen, was es kostet. Freie Wahl hiesse, dass dann statt einer angemessenen Pflege in einem Heim mit damit betrauten Fachleuten plötzlich viermal pro Tag oder häufiger die Spitex kommen müsste.
Vergessen Sie die Formulierung, wonach das Verhältnismässigkeitsprinzip zu beachten sei und das Ganze nicht teurer kommen dürfe als eine Unterbringung in einem Heim. Denn wenn Sie hier Ja sagen, werden Sie es einem Behinderten nicht verweigern können, eine entsprechende Unterkunft zu beziehen - mit den entsprechenden Folgekosten.
Wir müssen diesen gut gemeinten, grundsätzlich auch unserem Wunsch entsprechenden Vorstoss ablehnen, weil er letztlich unbezahlbar ist.
Baume-Schneider Elisabeth · BR-F · Bundesrat · Jura
La présente motion charge le Conseil fédéral de prévoir des bases légales fédérales permettant de garantir aux personnes en situation de handicap le libre-choix du lieu et de la forme du logement. Elle vise également le plafonnement des coûts totaux par personne de la prise en charge à domicile. Une minorité de la commission propose de la rejeter, au motif qu'une motion n'est pas le bon instrument afin d'atteindre ces objectifs, au vu des travaux déjà en cours au sein de la Confédération.
Seit der Neugestaltung des Finanzausgleichs und der Aufgabenteilung zwischen Bund und Kantonen sind die Kantone für die Hilfe und Pflege von Menschen mit Behinderungen zuhause zuständig. In Bezug auf die Eingliederung von invaliden Personen liegt der Schwerpunkt für die Kantone auf der Eingliederung in Institutionen.
Toutefois, afin de garantir un certain niveau de prestations, la Confédération fixe les objectifs, les principes et les critères d'intégration des personnes invalides. C'est sur cette base que la loi fédérale sur les institutions destinées à promouvoir l'intégration des personnes invalides (LIPPI) a été adoptée. Le but de cette loi est de garantir une offre stationnaire suffisante pour les personnes invalides. Ainsi, elle n'englobe pas toutes les personnes handicapées; les personnes âgées en particulier en sont exclues. De plus, elle ne vise pas l'intégration ambulatoire et ne garantit pas le libre choix du lieu et de la forme du logement.
Dans les faits, on peut observer que de nombreux cantons prévoient des prestations individuelles adossées aux subventions qu'ils accordent, qui favorisent l'autonomie des personnes confrontées à un handicap. A titre d'exemple, de nouvelles lois sont entrées en vigueur au 1er janvier 2024 à Berne et à Zurich et visent à augmenter l'autonomie des personnes handicapées. Ces lois permettent désormais de verser directement aux personnes handicapées des contributions avec lesquelles elles peuvent financer les prestations qui leur permettent de choisir la forme de logement et de mener une vie plus autonome. Ces prestations, combinées avec les subventions de l'AI et de l'AVS aux organisations d'aide privées et avec les prestations individuelles en espèces et en nature des différentes assurances sociales, favorisent le libre choix en matière de logement.
Il m'appartient encore de préciser que le Conseil fédéral est conscient de l'importance de la question de l'autonomie des personnes handicapées et du libre choix. C'est notamment, ou en particulier, pour cette raison qu'il a introduit dans sa politique du handicap de 2023 à 2026 un programme prioritaire consacré au logement. Ce programme doit contribuer à la coordination des mesures de la Confédération et des cantons et poser les bases d'un développement cohérent dans la perspective de l'autonomie en matière de logement. Le Conseil fédéral examinera également les éventuels besoins d'adaptation de la LIPPI.
Dès lors, le Conseil fédéral estime que la présente motion est prématurée et qu'il est nécessaire de procéder à un examen plus abouti, notamment des compétences en matière de répartition des responsabilités et compétences entre la Confédération et les cantons, pour pouvoir ensuite formuler des propositions adaptées et cohérentes qui pourraient aller au-delà d'une modification de la LIPPI.
Au vu de ces considérations, je vous invite, au nom du Conseil fédéral, à rejeter la motion.
Nussbaumer Eric · P-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Präsident (Nussbaumer Eric, Präsident): Die Mehrheit der Kommission beantragt die Annahme der Motion. Eine Minderheit Glarner und der Bundesrat beantragen die Ablehnung der Motion.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 128 Stimmen
Dagegen ... 52 Stimmen
(4 Enthaltungen)