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Für eine öffentliche Einheitskrankenkasse im Kanton Genf

Caroni Andrea · P-M · Ständerat · Appenzell A.-Rh. · FDP-Liberale Fraktion

Antrag der Mehrheit

Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit

(Hurni, Graf Maya, Maillard, Wasserfallen Flavia)

Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité

Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité

(Hurni, Graf Maya, Maillard, Wasserfallen Flavia)

Donner suite à l'initiative

Präsident (Caroni Andrea, Präsident): Es liegt Ihnen ein schriftlicher Bericht der Kommission vor.

Hegglin Peter · Mit-M · Ständerat · Zug · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Die vorliegende Standesinitiative wurde am 17. Oktober 2023 vom Kanton Genf eingereicht. Mit ihr wird vorgeschlagen, dass eine Rechtsgrundlage dafür geschaffen wird, dass die Kantone kantonale Einheitskassen errichten und alternative Modelle zur Steuerung der Gesundheitspolitik testen können. Der Ständerat ist Erstrat. Ihre Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit beriet die Standesinitiative am 7. Oktober 2024 und hörte dabei auch eine Vertretung des Kantons Genf an.

Begründet wird die Forderung nach einer Einheitskasse wie folgt: Die Krankenkassenprämien seien in Genf für das Jahr 2024 um über 9 Prozent angestiegen. Bis Anfang 2024 seien die Krankenkassenprämien im Kanton Genf im Vergleich zur Jahrtausendwende damit um mehr als 160 Prozent gestiegen. Zahlreiche Probleme entstünden durch das aktuelle System mit einer Vielzahl von privaten Krankenkassen, die mit den Reserven der Versicherten spekulieren und in Werbung, jedoch nicht in Prävention und Gesundheitsförderung investieren würden. Weiter habe der für dieses Dossier damals zuständige Bundesrat erklärt, auf kantonaler Ebene neue Krankenversicherungsmodelle testen zu wollen. Bereits die parlamentarische Initiative 14.475 habe verlangt, ein Kanton solle, wenn er dies möchte, eine kantonale Einheitskasse schaffen können.

Nach eingehender Beratung beantragt Ihnen die Kommission mit 7 zu 4 Stimmen bei 1 Enthaltung, der Standesinitiative keine Folge zu geben. Dabei teilt auch die Kommissionsmehrheit das Anliegen der Initiantinnen und Initianten, den Prämienanstieg schnellstmöglich abzuschwächen und tragende Massnahmen dafür zu definieren.

In den Augen der Kommissionsmehrheit bringt der in der Initiative vorgeschlagene Weg allerdings mehrere Probleme mit sich. So bezweifelt sie, dass die Schaffung von kantonalen Einheitskassen zu substanziellen Einsparungen führen würde. Die Verwaltungskosten der Krankenkassen machen inzwischen weniger als 5 Prozent des Prämienvolumens aus. Bei Einführung des KVG lagen sie noch bei 8 Prozent. Der Wettbewerb zwischen den Kassen hat zu dieser Kostenreduktion beigetragen; dieser würde mit einer Einheitskasse wegfallen. Auch der Wettbewerb um bessere Servicequalität und Zusatzleistungen zwischen den Anbietern würde wegfallen. Beispiele aus anderen Ländern zeigen, dass mit Einheitskassen eher die Versorgungsqualität abnimmt und die Kosten eben nicht sinken.

Sollte die Genfer Standesinitiative umgesetzt werden, könnte dies zudem dazu führen, dass einige Kantone öffentliche Einheitskassen schaffen, während andere am bestehenden Wettbewerbssystem festhalten. Es wäre zu befürchten, dass solche parallel bestehenden kantonalen Systeme grosse administrative Schwierigkeiten und Koordinationsprobleme mit sich bringen würden, etwa wenn eine versicherte Person in einen anderen Kanton umzieht. Auch haben sich das Volk und die Kantone bereits in mehreren Volksabstimmungen gegen das Prinzip der Einheitskassen ausgesprochen. Die Kantone haben heute schon die Möglichkeit, eine eigene Krankenversicherung zu gründen, die dann mit bereits existierenden Krankenkassen in Konkurrenz stehen würde.

Weiter haben wir hier im Ständerat erst kürzlich das Postulat Poggia 24.3224, "Umsetzung des KVG. Für die Organisationsfreiheit der Kantone", angenommen. Für die Kommission ist es sinnvoller, den Postulatsbericht des Bundesrates abzuwarten, bevor weitere Massnahmen in diese Richtung ergriffen werden.

Die Kommissionsminderheit erachtet diese Initiative als guten Vorschlag, da durch die Kann-Regelung diejenigen Kantone, die dies wünschen, Einheitskassen schaffen könnten, ohne dass es zur Pflicht für alle würde. Ein solches Vorgehen bietet die Möglichkeit, das Wettbewerbssystem und das System des öffentlichen Monopols zu vergleichen. Die Minderheit wird ihre Haltung sicherlich selber noch ausführlicher darlegen.

Ich empfehle Ihnen, der Standesinitiative - der Entscheid fiel mit 7 zu 4 Stimmen bei 1 Enthaltung - keine Folge zu geben.

Hurni Baptiste · Mit-M · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion

De quoi a peur la majorité de la commission en laissant le canton de Genève expérimenter une caisse publique et unique d'assurance-maladie? Telle est véritablement la question: de quoi a peur la majorité? Parce qu'en effet, force est de constater que la Romandie en général, et particulièrement le canton de Genève, a une vision de la santé publique et des enjeux dans ce domaine assez différente de celle de la majorité de ce pays. Que ce soit récemment, lors du vote sur Efas, que ce soit à propos de l'initiative du Parti socialiste d'allègement des primes, appelée "initiative 10 pour cent", que ce soit plus anciennement pour les initiatives pour des caisses d'assurance-maladie publiques au niveau suisse, Genève, comme le reste de la Romandie, à des degrés un peu divers, a toujours voté différemment du reste de la majorité de ce pays, et cela depuis plus d'une décennie au moins. Comme Parlement, cela devrait nous préoccuper. Comme Chambre des cantons, cela devrait nous inquiéter de voir une partie de ce pays toujours minorisée, dans un domaine où le moins que l'on puisse dire, c'est que les solutions de la majorité peinent à porter leurs fruits.

Alors, faut-il avoir peur? Peut-on avoir peur, par exemple, pour la sécurité des patientes et des patients genevois? Non. La LAMal établit les traitements qui sont remboursés et ainsi, que l'on ait une multitude de caisses d'assurance-maladie ou une seule, les prestations demeureront les mêmes. Pourrait-on s'inquiéter de complexifier le système si certains cantons ont des systèmes différents, notamment lorsqu'un habitant passerait d'un système avec une caisse unique et publique à un système divers, comme on le connaît aujourd'hui, en déménageant? Je ne vois pas en quoi cela serait plus complexe qu'aujourd'hui, puisque, évidemment un canton qui aurait une seule caisse n'aurait pas 35 ou 40 systèmes différents de passage dans un autre canton. Au contraire, on simplifierait donc les choses pour les passages de patients du canton de Genève à un autre canton, ou d'un autre canton à celui de Genève. Faut-il avoir peur d'un mouvement purement politique et partisan? A nouveau, c'est impossible, le Grand Conseil genevois est à droite, et l'a presque toujours été, de sorte que ce débat dépasse largement les frontières partisanes. Et c'est d'autant plus vrai que si la liberté était donnée au canton de Genève, la population devrait voter pour accepter ou non cette caisse unique, de sorte que, démocratiquement parlant, cela serait absolument sans risque. Faut-il s'inquiéter, enfin, pour les finances de la Confédération? A nouveau, non, le montant que met la Confédération dans la réduction individuelle des primes n'est pas lié à l'organisation des caisses. Faut-il s'inquiéter pour l'économie? Les caisses-maladie n'étant pas censées faire de bénéfices et la proposition ne changeant rien au très juteux business des assurances complémentaires, on ne voit pas en quoi la proposition mettrait en danger la liberté économique, bien qu'il soit vrai que cela la limiterait quelque peu dans le canton de Genève.

Mais alors, dans ce cas, s'il n'y a aucun risque pour la Suisse, aucun risque pour ses finances, aucun risque pour la santé des Genevoises et des Genevois, aucun risque économique ou pratique, de quoi avons-nous peur en laissant la liberté d'organiser différemment l'assurance-maladie? Eh bien, je pense que certains ont simplement peur que cela fonctionne, qu'une caisse d'assurance-maladie publique et unique dans le canton de Genève fonctionne. Je pense que certains ont simplement peur qu'une caisse publique et unique soit plus efficiente, plus à même de gérer les primes dans l'intérêt des patients, qu'elle s'engage enfin pour une vraie politique de santé publique; en bref, qu'elle gère mieux et pour un coût moindre les nombreux défis dans ce domaine. Mais cette peur-là, évidemment, est inavouable, car elle est un aveu de faiblesse. Pourtant, je pense que nous avons tout avantage à donner suite à cette initiative, car elle nous permettrait sans doute - cela, comme je l'ai dit, dépendrait d'un vote du Grand Conseil genevois et vraisemblablement de sa population - d'avoir un projet pilote d'une autre organisation en matière d'assurance-maladie, et ce sans que cela ne coûte un seul franc à la Confédération.

De surcroît, on ne demande pas à celles et ceux qui ne croient pas à cette solution de la mettre en oeuvre. Les cantons de Zoug, de Schwytz et de tous les représentants de la majorité de la commission seraient parfaitement libres de conserver la sainte concurrence dans le domaine de l'assurance-maladie. On octroierait seulement le droit aux cantons qui ne croient plus en cette concurrence et à ses effets plus que douteux dans le domaine d'avoir un système différent et de changer du système actuel, qui est à bout de souffle.

Dans cet esprit et dans un esprit purement fédéraliste, je vous invite à soutenir ma proposition de minorité et à donner suite à cette initiative du canton de Genève.

Wasserfallen Flavia · Mit-F · Ständerat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion

Warum überlassen wir die Frage der Einführung einer öffentlichen Krankenkasse nicht den Kantonen? Ich möchte Sie das explizit fragen und Sie einladen, dieser Standesinitiative Folge zu geben.

Ich weiss nicht, was für Gespräche Sie zu diesem Thema führen. Bei mir ist es so: Egal, ob ich Gespräche mit Patientinnen oder mit Ärzten führe, ich erlebe dabei, dass der Wind in Richtung Einheitskasse gedreht hat - sei es mit Patientinnen und Patienten, die Erfahrungen mit Kostengutsprachen oder Einzelfallvergütungen machen und feststellen, dass es darauf ankommt, bei welcher Kasse man versichert ist, wenn es darum geht, Zugang zu einer Therapie oder zu einem Arzneimittel zu erhalten, die also eine gewisse Willkür oder Ungleichbehandlung im System bemerken; sei es mit Ärztinnen und Ärzten, die leiden, die unter der administrativen Last erdrückt werden, der sie im Umgang mit diesen verschiedenen Kassen und bei der Behandlung ihrer Patientinnen und Patienten jeden Tag ausgeliefert sind.

Auch wird immer deutlicher - der Mehrheitssprecher hat es angesprochen -, welche Kosten jährlich allein durch Krankenkassenwechsel generiert werden. Es sind bis zu einer Million Versicherte, die jedes Jahr die Kasse wechseln; sie werden sogar aktiv dazu eingeladen. Das alleine löst volkswirtschaftlich unsinnige Kosten im Rahmen von 1 bis 2 Prozent der Prämien aus. Das sind enorm hohe Kosten, die nichts bringen, die aber die Gesundheitskosten belasten.

Der Wind hat gedreht, davon bin ich überzeugt. Wenn wir jetzt nicht Hand dazu bieten, einen Schritt in diese Richtung zu gehen und diese Entwicklung ein bisschen mitzugestalten, dann wird sie den erbitterten Gegnern einer öffentlichen Krankenkasse irgendwann um die Ohren fliegen, davon bin ich ebenfalls überzeugt.

Ein wichtiges Argument möchte ich noch anfügen, das vielleicht noch nicht besprochen wurde: Die Stärkung der Kantonsautonomie ist sinnvoll. Denn die Kantone müssen eine Spitalplanung erstellen, sie müssen in ihrem Perimeter vielleicht auch unangenehme Entscheide fällen. Mit Efas können und sollen sie jetzt auch im ambulanten Bereich stärker eingreifen und sinnvolle Versorgungsnetze mitgestalten, die dazu beitragen, die Kosten zu dämpfen. Wenn die Kantone das tun und mit ihrer aktiven Gestaltung der Versorgung vielleicht auch Kosteneinsparungen erwirken können, dann können sie diese nicht den Versicherten in ihrem Kanton weitergeben. Es geht im ganzen System unter. Die aktive, sichtbare Wechselwirkung von Steuerung und ihrer Auswirkung auf die Prämien ist im heutigen System nicht möglich.

Ich möchte Sie noch daran erinnern, dass wir im KVG erst kürzlich einen Experimentierartikel eingeführt haben, Artikel 59b. Dieser schafft die Möglichkeit, unter gewissen Bedingungen in Abweichung zum KVG Projekte zur Kostendämpfung zu autorisieren und auszuprobieren. Leider fällt eine öffentliche Krankenkasse nicht unter diesen Experimentierartikel. Ich möchte aber festhalten, dass diese Standesinitiative eigentlich die Logik dieses Experimentierartikels, den wir konzipiert haben, der aber leider noch nicht ganz zum Fliegen gekommen ist, weiterführt, erweitert und einen Wettbewerb der Ideen fördert. Ihre Annahme würde die Gelegenheit schaffen, zu lernen und zu beobachten, welche Vor- und Nachteile eine öffentliche Krankenkasse mit sich bringt und ob es als Modell für die ganze Schweiz infrage kommt.

Ich sehe wirklich viele Vorteile darin, diese Möglichkeit zu schaffen, und möchte Sie einladen, der Standesinitiative Folge zu geben.

Maillard Pierre-Yves · Mit-M · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion

Beaucoup d'arguments ont déjà été donnés. On sait que l'hypothèse d'une caisse unique aurait des avantages du point de vue de la simplicité, de la politique de prévention et des coûts administratifs. Mais j'aimerais ajouter un argument qui devient de plus en plus évident: c'est la misérable politique tarifaire des assureurs-maladie aujourd'hui. L'exemple récent de l'attaque contre la taxe d'urgence n'est que l'illustration de cette misérable politique tarifaire. Je veux dire que cela fait trop longtemps que les assureurs tolèrent des rémunérations excessives pour certaines spécialités. Or il ne se passe rien. On propose ici des exemples d'exagération crasse de ce Tarmed qui a permis des rémunérations absolument explosives dans certains domaines, et il ne se passe rien. Il faut se pincer pour croire que l'attaque qu'ont faite les assureurs dans le système de rémunération des médecins, c'est la taxe d'urgence.

Alors que nous savons que tout le système de "Grundversorgung", de services de soins de base - que ce soit dans l'hospitalier ou dans l'ambulatoire - est en crise, on trouve encore le moyen d'attaquer ce système et d'exiger des remboursements rétroactifs, ce qui pourrait amener à des faillites de centres d'urgences ambulatoires et de centres pédiatriques ambulatoires. Mais c'est simplement un aveu de politiques tarifaires absolument désastreuses. Le fait de prendre enfin la maîtrise de cette politique tarifaire avec une institution de droit public qui n'a qu'un seul intérêt - l'assurance de base - serait un progrès immense. Parce qu'on ne peut pas croire que ces erreurs de politique tarifaire soient simplement dues à des hasards. Au bout d'un moment, on est bien obligé de croire que quand on fait tellement d'erreurs dans la politique tarifaire, cela relève d'un système. Ce système consiste à systématiquement privilégier les acteurs à but lucratif, les acteurs largement rémunérés, notamment dans l'intérêt de se lier à ces milieux pour vendre des assurances privées complémentaires. Le business des assurances complémentaires dépend d'une offre très spécialisée et d'une offre lucrative dans le domaine de la médecine. Ces milieux sont systématiquement privilégiés dans la politique tarifaire par les assureurs. On ne peut pas s'empêcher de penser que le fait que les assureurs aient deux rôles - vendre des assurances privées et gérer l'assurance de base - les empêche d'agir au plus grand intérêt de l'assurance de base.

Le fait qu'un canton teste une fois la création d'un acteur d'intérêt public qui n'aurait vraiment que l'assurance de base comme souci et comme mission est un argument de plus pour permettre ce test. Comme l'ont dit Baptiste Hurni et Flavia Wasserfallen, il n'y a en fait aucun argument d'intérêt général justifiant d'interdire un tel test à un canton qui le souhaite.

C'est la raison pour laquelle je vous invite à donner suite à cette initiative du canton de Genève.

Hegglin Peter · Mit-M · Ständerat · Zug · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Der Minderheitssprecher hat vorhin die Frage gestellt, wovor sich die Kommissionsmehrheit fürchtet oder wovor sie Angst hat. Ich könnte dieselbe Frage stellen. Der Kanton Genf hat ja die Möglichkeit, eine eigene Krankenkasse zu gründen und eine eigene Krankenkasse zu verwalten, einfach im bestehenden System. Damit stünde diese kantonale Krankenkasse des Kantons Genf im Wettbewerb mit den anderen Krankenkassen. Der Kanton Genf könnte diesen Weg gehen. Der Kanton Genf stellt aber den Antrag, es ihm zu ermöglichen, eine kantonale Einheitskasse zu gründen. Das würde dann heissen, dass die anderen Krankenkassen in dieser Kasse aufgehen müssten. Es gäbe dann eine kantonale Einheitskasse im Kanton Genf.

Das würde dann natürlich Probleme schaffen: Wenn ich heute im Kanton Genf oder im Kanton Zug wohne und in einen anderen Kanton gehe, kann ich bei meiner Krankenkasse, bei meinem bisherigen Anbieter bleiben. Wenn ich aber neu im Kanton Genf wohnen und in einen anderen Kanton gehen würde, müsste ich die Krankenkasse wechseln. Wenn ich umgekehrt vom Kanton Zug, zufrieden mit meiner Krankenkasse, in den Kanton Genf gehen würde, müsste ich in diese kantonale Einheitskasse eintreten.

Wir meinen, es macht wenig Sinn, im heutigen System solche Möglichkeiten einzuführen. Vorhin wurde gesagt, dass der Wind gedreht habe und eine Mehrheit Richtung Einheitskasse tendiere. Aber man muss sich überlegen, was das heissen würde. Es gäbe sicher nicht eine schweizerische Einheitskasse, sondern es müsste dann - wahrscheinlich auf Kantone heruntergebrochen - kantonale Kassen geben, mindestens Kassen nach Prämienregionen. Ich glaube nicht, dass es eine schweizweite Prämienregion gäbe, es gäbe sicher 26 oder noch mehr Prämienregionen. Das heisst, auch bei der Regelung der Einheitskassen gäbe es wieder unterschiedliche Tarife, je nach Kanton oder je nach Prämienregion.

Vorhin wurde moniert, dass die Tarife ein Malaise seien. Aber wenn man dafür einfach nur den einen Teil der Tarifpartnerschaft verantwortlich macht, ist das eben auch nicht richtig. Wir haben eine Tarifpartnerschaft, das heisst, die Tarife werden zwischen Leistungseinkäufern und Leistungserbringern ausgehandelt, diese müssen sich finden. Wenn man jetzt sagt, nur ein Partner nehme die Verantwortung nicht wahr, dann ist das nicht richtig. Es gibt auch Beispiele, bei denen die Leistungserbringer für gute Lösungen nicht Hand geboten haben.

Aus diesen Überlegungen empfehle ich, nicht den Weg Richtung Einheitskasse zu gehen, sondern weiterhin den Wettbewerb zwischen den Kassen spielen zu lassen. Man sieht ja auch, dass nicht die grösste Kasse allein für günstige Prämien verantwortlich ist, sondern dass sehr wohl auch kleine und mittlere Krankenversicherer günstige Prämien anbieten.

Ich empfehle Ihnen, der Mehrheit zu folgen und dieser Standesinitiative keine Folge zu geben.

Poggia Mauro · Mit-M · Ständerat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Aujourd'hui, nous avons une multitude d'assureurs-maladie actifs dans l'assurance obligatoire des soins. Les prestations de ces assureurs sont définies par la loi et ses ordonnances. Cela signifie qu'on ne peut pas offrir davantage de prestations pour le même prix. On ne peut pas non plus offrir la même chose pour moins cher. Aujourd'hui, les différences de primes d'un assureur à l'autre relèvent de la conjoncture - j'y reviendrai dans un instant. Nous avons une multitude de primes également, ce qui complexifie grandement le travail de contrôle de l'Office fédéral de la santé publique, au point que, nous le constatons année après année, cet office ne peut qu'entériner majoritairement les propositions faites par les assureurs. Nous avons aussi une multitude de conseils d'administration, qui coûtent cher, avec des présidents de conseil d'administration - ces "CEO" comme on dit aujourd'hui -, dont j'ai sorti les derniers salaires: pour celui de Sanitas, on passe de 469 000 francs en 2017 à 955 000 francs en 2023; pour celui du Groupe mutuel, de 497 000 francs en 2017 à 784 000 francs en 2023, etc. Tout cela est évidemment rémunéré avec nos primes.

Où est le bénéfice de cette concurrence qu'on sanctifie depuis 1996? Qu'est-ce que cette concurrence a permis d'apporter en matière de maîtrise des coûts ou de maîtrise des primes? Si on n'arrive pas à tirer des conclusions en vingt-huit ans, c'est véritablement qu'on n'a rien compris. Je suis également de droite économiquement, je considère également que la concurrence est certainement la reine des régulatrices dans la majorité des problèmes de l'économie, mais certainement pas concernant la santé. Dans le domaine de la santé, c'est l'offre qui crée la demande et pas le contraire. La concurrence ne règle rien, puisque - je le répète - les prestations sont fixées par la loi. S'il n'y a qu'une boulangerie industrielle qui fait le pain de tout le pays, expliquez-moi pourquoi le prix de la baguette serait différent d'un magasin à l'autre? Pourquoi mon voisin de palier, qui a la même franchise que moi de 300 francs, paierait-il une prime supérieure ou inférieure pour exactement les mêmes prestations? Ce sont des constatations objectives, il n'y a pas de dogmatisme et, je vous le dis, ce travail qui oppose la droite et la gauche est complètement stérile. Cela ne doit pas être une vision de la société qui s'exprime à travers une assurance sociale; cela doit être un constat objectif de l'intérêt de la population.

Sans parler de cette transhumance hivernale, qui voit de nombreuses personnes se déplacer en masse d'une caisse à l'autre - évidemment vers la meilleure marché. Ces changements apportent des coûts administratifs, qu'on a quantifiés, mais aussi des effets pervers, car, vous le savez - on en a brièvement parlé concernant ce fonds national de réserve -, lorsqu'on change de caisse, on laisse sa réserve dans la caisse que l'on quitte et on devra reconstituer les réserves dans la caisse qu'on rejoint. Comme on ne peut pas avoir deux primes différentes l'une pour les assurés déjà présents et l'autre pour ceux qui arrivent, cela fait évidemment, par le jeu des vases communicants, augmenter les primes de ceux qui sont déjà présents. Dès lors, l'assurance la plus attractive aujourd'hui verra ses primes augmenter l'année prochaine et fera à son tour fuir une partie de ses assurés vers une autre caisse. Pour quelle plus-value en matière de santé? Je vous le demande. Aucune, évidemment.

Alors, j'ai déposé un postulat parce que je pense qu'il faut objectivement qu'on mette sur la table les avantages et les inconvénients de ces caisses uniques. Ici, on vous parle d'une caisse unique cantonale et pas fédérale; j'insiste bien.

Il s'agit donc simplement de permettre à un canton qui veut mettre en oeuvre la LAMal par un système différent, la même LAMal que pour toute la Suisse, de le faire.

Comme on vous l'a dit, si vous aimez la concurrence, et j'aime la concurrence, acceptez cette concurrence intercantonale et permettez aux cantons qui veulent montrer qu'on peut faire autrement - et peut-être mieux, j'en suis personnellement convaincu, mais je respecte parfaitement les doutes que vous puissiez avoir sur le sujet - de vous démontrer, précisément dans le cadre de cette concurrence que vous sanctifiez, que le système actuel est meilleur que les lubies genevoises. Encore une "Genferei", pensent certainement certains d'entre vous.

Parce que je vous le dis, si vous ne laissez pas les cantons qui veulent faire autrement le faire, demain, après-demain, la population comprendra que ça ne va plus, que l'on peut parfaitement offrir davantage avec des assurances complémentaires et faire des bénéfices, mais qu'on ne peut pas travestir ces bénéfices en surplus de recettes dans l'assurance de base pour ensuite les transférer dans des réserves qui échappent à ceux qui les ont constituées. Et la population va voter un jour pour une caisse unique nationale.

Alors, et c'est surtout à mes collègues de droite que je le dis, parce que la gauche semble convaincue: laissez les cantons qui souhaitent faire autrement le faire, parce que sinon, c'est la population suisse qui va vous imposer une caisse unique pour l'ensemble de la Suisse.

Je voudrais encore répondre à notre collègue Peter Hegglin selon qui le canton de Genève peut parfaitement faire ce qu'il veut aujourd'hui. Ce n'est pas du tout le cas. Ce que peut faire Genève aujourd'hui, c'est une caisse publique, mais pas unique. Et comme le disait - j'ai toujours cette phrase en tête - notre collègue Maillard dans une émission: on ne peut pas mettre un dauphin dans le bassin des requins, parce que c'est à cela que cela correspondrait. Laisser le canton créer une caisse qui va évidemment attirer tous les cas sociaux et peut-être certainement à terme l'ensemble des cas les plus lourds en ce qui concerne l'assurance-maladie, et comparer cette caisse à d'autres qui continueront à faire cette sélection des risques qui est devenue subtile au fil du temps, mais qui est encore une réalité, c'est faire semblant de jouer le jeu pour que cette caisse publique cantonale soit finalement la moins performante du canton. Non, si l'on veut que cette caisse publique soit efficace, il faut qu'elle soit unique, qu'elle ait un bassin d'assurés suffisant pour pouvoir répartir les risques entre bien portants et malades. C'est évidemment le principe de la LAMal.

Et pourquoi pas, un jour, faire des caisses régionales, si deux cantons voisins souhaitent le faire? Pourquoi ne pas permettre ensuite à cette caisse cantonale de négocier des tarifs préférentiels dont bénéficieront ses assurés et de mettre en oeuvre des mesures de prévention qui serviront? Parce qu'aujourd'hui aucun assureur n'a intérêt à investir dans la prévention. Pourquoi investir dans la prévention pour des assurés qui, l'année suivante, s'affilieront à une autre caisse qui est précisément concurrente? La prévention aujourd'hui n'est donc absolument pas mise en oeuvre.

C'est la raison pour laquelle je pense que nous devons donner suite à cette initiative, ce que je vous invite à faire.

Würth Benedikt · Mit-M · Ständerat · St. Gallen · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Nach diesen Voten muss man, glaube ich, schon noch zwei, drei Dinge ins rechte Licht rücken. Kollege Poggia, es handelt sich hier nicht um eine Genferei. Der Kanton Genf wirft eine legitime Frage auf, über die man so oder anders entscheiden kann. Wenn ich die Begründung der Standesinitiative lese, wird das Ziel völlig klar: Man will die Prämienlast reduzieren. Das ist das Ziel, was in sich natürlich legitim ist.

Nun stellt sich die Frage, ob das vorgeschlagene Instrument diesem Ziel tatsächlich dient. Diese Frage müssen wir beantworten. Wenn der Kanton Genf recht hat, sprich, wenn es wirklich zu einer Prämienentlastung kommt, dann ist alles gut. Wenn es aber zu keiner Prämienentlastung kommt, dann haben wir hier neuerlich ein nationales Thema. Wieso? Weil es der Bund ist, der das KVG reguliert, und weil der Bund die Prämienverbilligung massgeblich kofinanziert. Ein Stichwort ist hier die Prämien-Entlastungs-Initiative. Zu Recht haben wir es in diesem Fall eben doch wieder mit einer nationalen Diskussion zu tun. In diesem Sinne ist es halt doch eine wichtige Frage. Der nationale Gesetzgeber muss entscheiden, ob er die Büchse der Pandora öffnen will oder nicht.

Ich bin der Meinung, dass es eine gefährliche Entwicklung ist, wenn wir diesen Weg gehen. Kollege Maillard hat vorhin erwähnt, dass es ein Debakel sei, was die Tarifpartner heute abliefern. Ich habe hier überhaupt keine Interessenbindung, rein gar nichts. Auch ich ärgere mich gelegentlich über die Arbeit, die hier geleistet wird. Aber wieso sind diese Verhandlungen so schwierig? Wieso haben wir diese Probleme? Natürlich weil wir eine Kostenentwicklung haben, und die Kostenentwicklung führt mitunter zu Reibungen zwischen den Tarifpartnern. Als Prämien- und Steuerzahler bin ich im Grunde froh darum, dass es diese Reibungen gibt, denn sie helfen zu bremsen; sie tragen aber auch dazu bei, dass Angebote kritisch hinterfragt werden.

Diese Diskussion gab es ja auch im Zusammenhang mit der Motion Hegglin Peter 23.4088, "Lockerung des Vertragszwangs im KVG". Das ist ja dann eine weitere Entwicklung, bei der wir natürlich nicht die gleiche Auffassung haben. Wenn Sie hier nun aber bremsen, wenn Sie diese Reibung aus dem System herausnehmen wollen, dann glaube ich, dass dies dem Ziel, das Sie verfolgen, nämlich die Kosten zu reduzieren, nicht förderlich sein wird. Im Gegenteil, es wird wohl eher eine Kostensteigerung zur Folge haben. Wieso?

Mit einer Einheitskasse haben Sie auf der einen Seite den Kanton, die öffentliche Hand, und auf der anderen Seite wird wahrscheinlich ebenfalls eine öffentliche Einrichtung stehen. Ich frage Sie nun: Glauben Sie wirklich, dass in einer solchen Konstellation hart gerungen wird um die Frage der Anbieterlandschaft, um die Frage der Kosten, um die Frage der Effizienz und dergleichen? Ich glaube das nicht. Genau deshalb wird das wohl eher zu einer negativen Kostenentwicklung führen, sprich zu einem Kostenanstieg anstatt zu einer Kostendämpfung.

Bei dieser Diskussion werden immer wieder die Verwaltungskosten angeführt, die Entschädigungen für die Verwaltungsräte und die Mitglieder der Geschäftsleitung. Doch mit Blick auf die systemischen Auswirkungen einer solchen Reform ist dies natürlich vernachlässigbar. Von mir aus kann man mit einer Einheitskasse zwar gewisse Kosten einsparen. Doch wenn Sie auf Versichererseite nur noch einen Player haben, der der öffentlichen Hand, dem Kanton, gegenübersteht, dann werden die systemischen Effekte die vermeintlichen Einsparungen überschiessen. Das ist der Grund, der gegen die Einheitskasse spricht - neben den Gründen, die auch vom Berichterstatter angeführt wurden. Föderalismus in Ehren, aber wir haben in diesem Land auch eine gesellschaftliche Mobilität. Die Leute zügeln, zu Recht, gerade auch in den Kanton Genf, wo es ja sehr schön ist. Somit müssen wir uns hier durchaus die Frage stellen, ob wir Systeme bauen wollen, die letztlich solitär und mit der übrigen Schweiz nicht kompatibel sind.

Ich bitte Sie daher, diese Initiative abzulehnen.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Folgegeben ... 14 Stimmen

Dagegen ... 26 Stimmen

(0 Enthaltungen)

Schluss der Sitzung um 12.45 Uhr

La séance est levée à 12 h 45