21.498

Umsetzung des Berichtes zur Evaluation der medizinischen Begutachtung in der IV

Riniker Maja · Mit-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion

Antrag der Mehrheit

Eintreten

Antrag der Minderheit

(Glarner, Aeschi, de Courten, Graber, Gutjahr, Thalmann-Bieri)

Nichteintreten

Proposition de la majorité

Entrer en matière

Proposition de la minorité

(Glarner, Aeschi, de Courten, Graber, Gutjahr, Thalmann-Bieri)

Ne pas entrer en matière

Präsidentin (Riniker Maja, RL, AG): Über das Eintreten und die Detailberatung führen wir eine einzige Debatte.

Roduit Benjamin · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Le 27 août dernier, notre commission a adopté le projet de loi qui vous est soumis aujourd'hui, par 16 voix contre 6 et 1 abstention. Ce projet comble une lacune majeure dans la procédure d'expertise médicale monodisciplinaire de l'assurance-invalidité (AI). Il vise en effet à clarifier les règles, à renforcer la confiance dans l'équité des évaluations AI et à impliquer les personnes assurées dès le début de la procédure. Rappelez-vous : en 2019, de nombreux articles de presse et de questions émanant de parlementaires avaient thématisé les problèmes et les abus dans le domaine des expertises AI. Le Département fédéral de l'intérieur avait alors commandé une enquête externe sur l'évaluation des expertises médicales et avait publié dans son rapport des recommandations concrètes visant à renforcer la procédure de conciliation. Il s'agissait d'obliger les deux parties à se mettre d'accord et, à défaut, de demander aux expertes et aux experts proposés par les deux parties d'élaborer une expertise commune. Plus tard, il est apparu qu'une mise en oeuvre intégrale de cette recommandation nécessitait une modification de la loi fédérale sur l'assurance-invalidité (LAI). Les nouveaux alinéas 4 et 5 de l'article 57 LAI visent ainsi à mettre en place une procédure de conciliation où l'on s'efforce de trouver réellement un consensus, et ce, dès le départ en s'appuyant sur quatre points essentiels.

Premier point : clarté et transparence. Aujourd'hui, de nombreuses personnes assurées ignorent qu'elles disposent du droit de proposer un autre expert que celui désigné par l'office AI, en particulier lorsqu'elles ne bénéficient pas d'une représentation juridique.

Deuxième point : renforcement de la confiance dans la procédure AI grâce à une application précoce. Si les assurés savent dès le départ qu'ils participent à une procédure de conciliation, la confiance dans la procédure d'évaluation s'en trouve accrue.

Troisième point : une solution pertinente et équitable pour les rares cas sans accord. Avec la possibilité d'une expertise conjointe établie par les experts proposés par les deux parties, nous augmentons l'acceptation de la décision AI fondée sur cette expertise.

Quatrième point : accélération des procédures. Lorsqu'une véritable procédure de conciliation est menée - une contre-proposition du choix de l'expert doit être déposée dans un délai de dix jours - et que des accords sont trouvés, le nombre de litiges et de recours diminue de manière évidente et considérable.

Une minorité de la commission, rejointe dans son argumentation par le Conseil fédéral dans son avis du 15 octobre, estime qu'une procédure de conciliation existe déjà et qu'elle aboutit presque toujours, à de rares cas près. On redoute des procédures longues et complexes en cas de désaccord sur le choix de l'expert, notamment dans le domaine psychiatrique, où les avis divergent souvent. De plus, certains offices AI craignent un allongement des délais de traitement et un manque d'experts.

Une forte majorité de la commission estime, au contraire, que la situation actuelle n'est pas satisfaisante. Soyons clairs : une véritable procédure de conciliation n'existe pas aujourd'hui. La tentative de conciliation n'intervient que lorsque la personne assurée a reçu une décision incidente sur le choix de l'expert, l'obligeant quasiment à réagir à l'aide d'un avocat.

Quant au très faible nombre de cas de désaccord, cela montre au contraire qu'il y aura très peu d'expertises communes, même dans le domaine psychiatrique. Cela n'alourdira donc pas le système. Une procédure de conciliation renforcée dès le départ pourrait, certes, augmenter légèrement le nombre de désaccords, et donc d'expertises communes, mais cela permettrait surtout d'éviter de nombreux recours judiciaires, longs et coûteux. En effet, celui qui sait tôt qu'il peut proposer un autre expert et qu'un accord est généralement trouvé acceptera plus volontiers une décision fondée sur l'expertise. De plus, rien ne justifie qu'une expertise conjointe allonge les délais, ni même que cela accentue le manque d'experts, vu le faible nombre de cas concernés. Le manque actuel d'experts doit être traité autrement, notamment par une réduction du recours aux expertises externes et par un renforcement de la formation en médecine d'assurance. Enfin, il n'y aura pas de coûts supplémentaires, puisqu'en cas de divergence, une simple prise de position du service médical régional, sur laquelle les instances juridiques pourront, le cas échéant, s'appuyer, suffira.

En conclusion, pour renforcer véritablement la procédure de conciliation, garantir une participation effective dès le départ et prévoir une solution claire en cas de désaccord, la modification législative proposée par notre commission demeure indispensable.

Weichelt Manuela · Mit-F · Nationalrat · Zug · Grüne Fraktion

Jetzt, nach dem Apéro und nach dem Feiern, kommen wir zu einem ernsten Thema zurück, das vielen Leuten Leid zufügt. Sie mögen sich sicher noch erinnern, dass in den letzten Jahren viele Meldungen bezüglich der Missstände bei der Qualität von IV-Gutachtern eingegangen sind. In vielen Fällen konnte nicht von einer fairen Abklärung gesprochen werden. Das ist einer Sozialversicherung nicht würdig.

Endlich, endlich reagierte die Eidgenössische Kommission für Qualitätssicherung in der medizinischen Begutachtung und empfahl im Oktober 2023 einstimmig die sofortige Beendigung der Auftragsvergabe an die PMEDA AG. Noch am gleichen Tag teilte das Bundesamt für Sozialversicherungen offiziell mit, dass keine Aufträge für medizinische Gutachten mehr an die PMEDA gehen sollen.

Bereits vor vier Jahren reichte unser Kollege Benjamin Roduit die heute zu diskutierende parlamentarische Initiative ein. Die Initiative zielt erstens darauf ab, dass von Anfang an eine Einigung zwischen der IV-Stelle und der versicherten Person betreffend ein monodisziplinäres ärztliches Gutachten erzielt werden soll. Das ist eigentlich eine Selbstverständlichkeit, oder? Zweitens sieht die Initiative für den Fall, dass der Einigungsversuch erfolglos bleibt, vor, dass jede Partei eine sachverständige Person bestimmt. Diese Sachverständigen sollen dann zusammen ein gemeinschaftliches Gutachten verfassen.

Ihre zuständige Kommission gab der parlamentarischen Initiative im November 2022 mit 19 zu 2 Stimmen Folge. Die Schwesterkommission folgte diesem Entscheid im Mai 2023 mit 7 zu 3 Stimmen und 2 Enthaltungen. Im Sommer 2024 präzisierte und ergänzte Ihre Kommission den Initiativtext, und im Januar dieses Jahres gab sie den Bericht und den Antrag in die Vernehmlassung.

Die SGK-N hat die parlamentarische Initiative Roduit 21.498, "Umsetzung des Berichtes zur Evaluation der medizinischen Begutachtung in der IV", an ihrer Sitzung vom August dieses Jahres behandelt und beantragt Ihnen, der Vorlage zuzustimmen; zuvor hatte die Kommission vom Ergebnis der Vernehmlassung Kenntnis genommen. Die SGK-N verabschiedete die Vorlage mit 16 zu 6 Stimmen bei 1 Enthaltung zuhanden des Nationalrates. Gleichzeitig unterbreitete Ihre Kommission den Bericht auch dem Bundesrat zur Stellungnahme.

Mitte Oktober teilte der Bundesrat seine ablehnende Stellungnahme mit. Er attestiert zwar, dass die Argumente der SGK-N legitim seien, ist jedoch der Meinung, dass das angestrebte Ziel auch mit dem aktuellen Verfahren erreicht werden könne. Zudem sind der Bundesrat wie auch die Minderheit der Kommission, viele IV-Stellen und - als einzige Partei - die SVP der Meinung, dass die Abläufe erschwert und die Fallbearbeitung verlängert würden. Die Minderheit zweifelt daran, dass durch das gemeinsame Finden einer sachverständigen Person die Akzeptanz bei den Versicherten bezüglich der Ergebnisse der Gutachten verbessert würde. Weiter erwähnt der Bundesrat Massnahmen zur Verbesserung der Qualität der Gutachten sowie zur Stärkung der Rechte und Handlungsmöglichkeiten der Versicherten, die aber überhaupt noch nicht konkret sind.

Die SGK-N hat festgestellt, dass die fünfte Empfehlung des Evaluationsberichtes, die Optimierung des Einigungsverfahrens bei den monodisziplinären Gutachten, nicht genügend berücksichtigt wurde. Dabei kann man sich auch an unserem Nachbarland Frankreich orientieren. Ziel ist es, die Verfahren zu beschleunigen. Es gibt IV-Stellen, die bereits in diesem Sinne arbeiten: Versicherte können dort eine andere Fachperson als Gutachter vorschlagen. Leider geschieht dies nicht flächendeckend. Es handelt sich hier um ein weiteres Beispiel für unseren Flickenteppich in der Schweiz und damit für eine Rechtsungleichheit.

Die Kommission möchte zudem ein demokratisches Verfahren im Falle einer Nichteinigung.

Die Mehrheit der Vernehmlassungsteilnehmenden unterstützt die Vorlage der Kommission, so auch die FDP, die EVP, die SP und die Grünen Schweiz, ebenfalls der SGV und alle Verbände, die sich für die Rechte der Versicherten einsetzen. Letztere haben darauf hingewiesen, dass die Versicherten heute oft nicht wissen, dass sie sich zur Wahl der sachverständigen Person äussern und eine Person ihrer Wahl vorschlagen können.

Die Mehrkosten der IV durch die Annahme der Vorlage betragen 130 000 Franken pro Jahr abzüglich der Kosten für die Beschwerden gegen die Zwischenverfügungen. Ergo ist mit nur sehr geringen finanziellen Auswirkungen zu rechnen. Im Gegenzug kann die Eigenverantwortung der Versicherungsnehmenden gestärkt werden.

Ihre SGK-N bittet Sie, die vorliegende Vorlage zur Umsetzung des Berichtes zur Evaluation der medizinischen Begutachtung in der IV anzunehmen.

Glarner Andreas · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Die SVP-Fraktion wird aus den folgenden Gründen nicht eintreten und empfiehlt Ihnen, dasselbe zu tun:

1. Es müssten weitere Sachverständige gesucht werden, und dadurch würden sich automatisch die Verfahren verzögern. Das ist der Hauptgrund für unsere ablehnende Haltung.

2. Es gibt bereits jetzt zu wenige Sachverständige in diesem Bereich, und ihre Zahl wird nach gewissen Ausschlüssen weiter reduziert werden.

3. In einem korrekten Verfahren müssten künftig wohl beide Sachverständige einem Obersachverständigen unterstellt sein, der den definitiven Entscheid fällen würde.

4. Artikel 44 IVG zu den Gutachten ist erst seit ein paar Monaten in Kraft. Wir haben viel zu wenige Erfahrungswerte, um beurteilen zu können, welche Teile dieses Artikels gut und welche schlecht sind, geschweige denn, um das Gesetz schon wieder zu ändern.

5. Es wird eine Riesenlawine an Gesuchen bezüglich psychischer Beschwerden auf uns zukommen. Sie wissen ja: Allzu viele Leute haben seit Covid psychische Beschwerden. Weiter gibt es Leute, die nicht genau wissen, welches Geschlecht sie gerne annehmen würden. Hier rollt also eine Riesenlawine an Gesuchen auf uns zu, und wir werden mit Kosten in unabsehbarer Höhe konfrontiert sein.

6. In der Vernehmlassung - das hat die Berichterstatterin verschwiegen - waren 24 von 26 Kantonen gegen die Vorlage. Zwei Kantone waren neutral. Nicht ein einziger Kanton war für die Vorlage, und auch der Bundesrat empfiehlt sie nicht zur Annahme.

Ich beantrage Ihnen daher, nicht auf die Vorlage einzutreten.

Baume-Schneider Elisabeth · BR-F · Bundesrat · Jura

Le projet de votre Commission de la sécurité sociale et de la santé publique vise à compléter les différentes mesures qui ont été introduites dans le cadre du développement continu de l'AI pour améliorer et garantir la qualité des expertises et la procédure en général. Il a pour but, ce projet, de trouver dès le début un véritable consensus pour la désignation d'un expert chargé d'effectuer une expertise médicale monodisciplininaire. Lorsque la recherche de consensus échoue, chaque partie désigne donc un expert chargé d'établir une expertise en commun. Si les deux experts n'arrivent pas à se mettre d'accord sur l'ensemble des points, le service médical régional tranche. Une minorité Glarner propose de ne pas entrer en matière sur le projet.

Un constat s'impose : l'implication de la personne assurée le plus en amont possible dans la procédure ainsi que dans le choix de l'expert est primordiale - cela n'est pas contesté. Cela permet donc de tenir compte de la dimension humaine et de contribuer à renforcer la confiance dans notre système de sécurité sociale. Les questions que soulève le projet de la commission, et les soucis exprimés dans ce cadre sont, dès lors, légitimes. Cependant, le cadre légal actuel oblige déjà les offices AI à entreprendre une procédure de recherche de consensus, et cette procédure aboutit, oui, elle aboutit dans la quasi-totalité des expertises mandatées. En 2024, douze dossiers sans consensus ont été recensés. Depuis, on constate une tendance à la baisse, avec quatre dossiers recensés jusqu'en juin dernier.

L'expertise commune telle qu'elle est proposée - cela a été dit - est inspirée du modèle français, mais modèle appliqué dans un domaine spécifique de la responsabilité civile automobile. Il s'agit ainsi d'un domaine juridique totalement différent, et les conséquences de sa mise en oeuvre dans le cadre de l'AI en Suisse n'ont pas été évaluées.

Mit der Weiterentwicklung der IV wollte der Gesetzgeber unter anderem ein schnelles Verfahren gewährleisten. Die Einführung eines gemeinschaftlichen Gutachtens würde jedoch unweigerlich zu einer Verlängerung des Verfahrens führen. Darüber hinaus würde die Einbeziehung von zwei Sachverständigen für denselben Schritt nicht zwangsläufig zu einer grösseren Akzeptanz des Ergebnisses oder zu einer höheren Qualität führen. Insbesondere bei der Beurteilung von psychischen Beschwerdebildern weichen die Gutachten der Sachverständigen oft voneinander ab und sind umstritten, was jedoch nicht zwangsläufig ein Zeichen von unzureichender Qualität oder Befangenheit ist. Gemeinsame Gutachten führen zu langen und vermeidbaren Gerichtsverfahren, und es ist zu befürchten, dass der Entwurf dieses grundlegende Problem nicht lösen kann.

Enfin, comme le projet se limite ou est concentré sur l'AI, il générerait des procédures différentes entre assurances sociales, ce qui entraînerait nécessairement une complexification du système et des problèmes de coordination entre les différentes assurances. Le Conseil fédéral est conscient du fait que des améliorations sont nécessaires dans le domaine des expertises médicales. Ainsi, dans le cadre de la future révision de l'AI, seront examinées de nouvelles pistes, qui visent à améliorer la qualité et à renforcer les droits et les moyens d'action des assurés lorsqu'une insuffisance est constatée. Les lignes directrices à cet égard seront adoptées par le Conseil fédéral au premier trimestre 2026 déjà.

Vu ces considérations, je vous invite donc, au nom du Conseil fédéral, à ne pas entrer en matière sur le projet et à suivre la minorité Glarner.

Riniker Maja · Mit-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion

Präsidentin (Riniker Maja, RL, AG): Wir stimmen über den Nichteintretensantrag der Minderheit Glarner ab. Der Bundesrat beantragt ebenfalls Nichteintreten.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Eintreten ... 122 Stimmen

Dagegen ... 62 Stimmen

(1 Enthaltung)

Riniker Maja · Mit-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion

Bundesgesetz über die Invalidenversicherung (Stärkung des Einigungsverfahrens bei den monodisziplinären IV-Gutachten)

Loi fédérale sur l'assurance-invalidité (Renforcement de la procédure de conciliation pour les expertises AI monodisciplinaires)

Detailberatung - Discussion par article

Titel und Ingress, Ziff. I, II

Antrag der Kommission: BBl 2025 2665

Titre et préambule, ch. I, II

Proposition de la commission : FF 2025 2665

Angenommen - Adopté

Abstimmung

Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble

Für Annahme des Entwurfes ... 121 Stimmen

Dagegen ... 62 Stimmen

(0 Enthaltungen)

Riniker Maja · Mit-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion

Präsidentin (Riniker Maja, RL, AG): Das Geschäft geht an den Ständerat.