26.022
Bundesgesetz über die Unterstützung der Opfer der Brandkatastrophe von Crans-Montana vom 1. Januar 2026
Page Pierre-André · P-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
1. Bundesgesetz über die Unterstützung der Opfer der Brandkatastrophe in Crans-Montana vom 1. Januar 2026
1. Loi fédérale sur le soutien en faveur des victimes de l'incendie de Crans-Montana du 1er janvier 2026
Antrag der Mehrheit
Eintreten
Antrag der Minderheit
(Bühler, Buffat, Fehr Düsel, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Nichteintreten
Proposition de la majorité
Entrer en matière
Proposition de la minorité
(Bühler, Buffat, Fehr Düsel, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Ne pas entrer en matière
Le président (Page Pierre-André, président): Le projet 1, soit la loi fédérale de soutien en faveur des victimes de l'incendie de Crans-Montana, a été discuté en Commission des affaires juridiques, tandis que le projet 2, soit le supplément au budget 2026, a été débattu en Commission des finances. Les rapporteurs des deux commissions ouvriront les débats. Nous allons mener un seul débat sur l'entrée en matière et la discussion par article sur les deux projets.
Bally Maya · Mit-F · Nationalrat · Aargau · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Am 5. März 2026 hat Ihre Kommission für Rechtsfragen den Entwurf 1 zum Geschäft 26.022 beraten. Trotz der unterschiedlichen Haltungen und kontroversen Diskussionen herrschte Einigkeit und nach wie vor Bestürzung über das immense Ausmass dieser Brandkatastrophe, aufgrund derer nach wie vor 55 Menschen in der Schweiz und im Ausland hospitalisiert sind. Das Eintreten wurde bestritten, und die Diskussion drehte sich bereits bei dieser Debatte darum, ob Solidaritätsbeiträge tatsächlich notwendig seien, wer einen solchen beziehen dürfe und ob es gerechtfertigt sei, dass alle Bezugsberechtigten den gleichen Betrag erhalten sollten.
Von den Gegnern wurden eingebracht, es gebe keine wirkliche Unterscheidung zu Opfern von einzelnen Brandkatastrophen, die durch die üblichen Instrumente abgedeckt seien. Das System sei sehr leistungsfähig, der Solidaritätsbeitrag sei deshalb eine Ungleichbehandlung. Die Befürworter hingegen befanden, dass im Unglücksfall Crans-Montana aufgrund der riesigen Ausmasse bereits jetzt klar sei, dass die Versicherungsdeckung nie und nimmer ausreichen werde, dies aufgrund der grossen Anzahl und der Komplexität der Fälle. Es gebe wenige, die haften, und äusserst viele Opfer. Nichts tun würde einer Ungleichbehandlung der Opfer gleichkommen.
Zum identischen Betrag für alle Opfer argumentierte eine Minderheit, es sei nicht einzusehen, warum alle gleich viel erhalten sollten. Die Befürworter hingegen argumentierten, dass Solidarität eben genau dies bedeute, eine mehrfache Abstufung kompliziert wäre in Definition und Umsetzung und die Auszahlung verzögern würde. Zudem könne davon ausgegangen werden, dass jedes bezugsberechtigte Opfer sicher einen Schaden im erwähnten Rahmen habe.
Die Kommission für Rechtsfragen stimmte schliesslich mit 16 zu 9 Stimmen für Eintreten. In der Detailberatung zu Artikel 1 setzte sich eine angepasste Formulierung gegenüber dem bundesrätlichen Entwurf mit 22 zu 3 Stimmen durch, die nicht die stationäre Behandlung, sondern die schweren Verletzungen in den Fokus rückt und so erlaubt, auch Härtefälle zu berücksichtigen, die in der Unglücksnacht aufgrund von Kapazitätsengpässen nicht stationär hospitalisiert werden konnten.
Der angepasste Entwurf wurde der aktuellen Minderheit (Graber) mit 17 zu 8 Stimmen vorgezogen. Einerseits sei die Feststellung der tatsächlichen finanziellen Bedürftigkeit aufwendig, andererseits widerspreche dieser Ansatz dem Solidaritätsgedanken und auch der Methodik bei Haftpflichtfällen. Nicht die finanzielle Situation der Opfer sei massgebend, sondern der erlittene Schaden. Diskussionslos wurde der Änderungsantrag zu Artikel 2 Absatz 2bis, dem Kanton Wallis die geleisteten Solidaritätsbeiträge zu erstatten und nicht den gesprochenen Gesamtbeitrag, mit 16 zu 8 Stimmen beschlossen. Die Lösung des Ständerates, die Artikel 5 und 6 zu streichen und in einen Entwurf 3 zu überführen, um diese in einer ordentlichen Debatte detailliert zu beraten, wurde stillschweigend beschlossen, ebenso die redaktionellen Anpassungen zum Titel des 3. Abschnitts und zu den Artikeln 7a und 7c.
Zum Schluss musste die Kommission über den Konzeptantrag Nantermod abstimmen, der die Streichung der Artikel 1 bis 3 sowie 7a bis 7c vorsieht, das heisst, der Solidaritätsbeitrag würde als nicht dringlich eingestuft und im ordentlichen Verfahren beraten. Die Mehrheit war der Meinung, dass ein Solidaritätsbeitrag, der voraussichtlich erst Ende 2026 oder Anfang 2027 ausbezahlt würde, nicht mehr viel mit Solidarität zu tun hätte, und das würde die Vorlage ad absurdum führen. Der Konzeptantrag wurde mit 14 zu 10 Stimmen abgelehnt.
In der Gesamtabstimmung wurde der angepasste Entwurf 1 mit 16 zu 8 Stimmen angenommen. Ein Antrag von ausserhalb der Kommission für eine zukünftige Regelung wurde abgelehnt, da aktuell keine Zukunftsfragen beraten würden. Weitere Anträge für Kommissionsmotionen zur Regelung von künftigen Ereignissen wurden auf eine nächste Sitzung der Kommission für Rechtsfragen verschoben, um diese in Ruhe diskutieren zu können.
Ich bitte Sie im Namen Ihrer Kommission für Rechtsfragen, auf die Vorlage einzutreten und beim Entwurf 1 überall der Mehrheit zu folgen, dies im Sinne von "Ausserordentliche Situationen bedingen ausserordentliche Massnahmen". Das sind wir den Opfern schuldig.
Mahaim Raphaël · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion
Tout d'abord, j'aimerais exprimer au nom de la Commission des affaires juridiques de votre conseil toute notre compassion et toutes nos pensées aux victimes et à leurs proches. Ce qu'ils ont traversé et traversent encore aujourd'hui engendre une douleur indicible. À notre niveau, avec les compétences que nous avons, les compétences qui sont les nôtres, nous aimerions dire que nous sommes à leur côté et que nous faisons notre maximum pour apporter un modeste soutien dans cette immense tragédie.
La commission a siégé le jeudi 5 mars de la semaine dernière, dans l'après-midi. Nous remercions l'Office fédéral de la justice pour son appui très apprécié, en particulier MM. Schöll, Besson et Jenni pour leur appui, leurs compétences de pointe et également leur travail remarquable accompli tout au long des semaines qui ont suivi le drame.
La commission a longuement débattu de l'entrée en matière. En résumé, elle a décidé d'entrer en matière pour quatre raisons principales. D'abord, la commission, dans sa majorité, estime qu'il s'agit d'une marque de solidarité dans le cadre d'une tragédie qui a été et demeurera un traumatisme collectif. Pour notre pays, il y a eu - je le rappelle - un jour de deuil national.
Deuxième raison : toutes les mesures de soutien aux victimes de cette tragédie devaient venir de la Confédération. Quoiqu'il en soit, il devait y avoir une initiative de la Confédération, car, à un stade ou à un autre, il est possible que le canton du Valais se retrouve autour de la table des acteurs qui pourraient être amenés à répondre de cette tragédie. Il était indispensable que la Confédération intervienne dans ce contexte.
Troisième raison : oui, bien sûr, chaque tragédie est une tragédie de trop et, oui, bien sûr, il y a des incendies dramatiques qui causent aussi des situations dramatiques, mais par son ampleur et par le nombre de victimes, cette tragédie est tellement extraordinaire, notamment quant aux coûts engendrés par les hospitalisations à l'étranger dues au nombre de victimes et en raison des lacunes de couverture que l'on peut déjà identifier et que l'Office fédéral de la justice a rapidement identifiées au cours du processus. Elle est tellement extraordinaire qu'elle nécessite des solutions extraordinaires.
Enfin, il y a un intérêt public à décharger la justice valaisanne en mettant en oeuvre tout ce qui est possible pour permettre l'aboutissement d'un accord entre les parties, en tout cas entre certaines des parties, car les procès qui s'annoncent devant la justice valaisanne seront extraordinairement compliqués, longs et onéreux. Tout ce qui peut être transigé sans solliciter la justice est bon à prendre dans cette optique.
La commission, par 16 voix contre 9 et aucune abstention, a accepté l'entrée en matière. La commission, par 15 voix contre 10, a rejeté la proposition de notre collègue Philippe Nantermod, qui souhaitait retirer le caractère urgent au mécanisme de contribution de solidarité. La commission estime que cela aurait été changer d'instrument. Cela aurait été faire de cette contribution de solidarité ce qu'elle n'était pas destinée à devenir, c'est-à-dire une aide urgente pour pallier les difficultés financières des familles concernées. Bien entendu, aucune compensation de la douleur qu'elles traversent n'est possible, mais pallier les difficultés financières peut apporter un modeste soutien.
La commission du Conseil national n'a pas de difficultés avec l'ajout fait par le Conseil des États en ce qui concerne les actions récursoires. J'en viens maintenant à l'élément principal qui a été discuté au sein de la commission, à savoir le cercle des ayants droit pour la contribution de solidarité. La commission a adopté deux modifications sur cet élément important par rapport au Conseil des États. La première vise à définir un peu différemment le cercle des ayants droit ; c'est l'article 1 du projet de loi. L'autre vise à modifier le mécanisme de paiement au canton du Valais ; c'est l'article 2.
Quelques explications s'imposent. Le Conseil fédéral avait prévu son mécanisme sur la base des chiffres qui avaient figuré dans la décision du Conseil d'État valaisan à la mi-février. Selon ces chiffres, il y avait 40 personnes décédées et 116 personnes hospitalisées. Depuis, il y a eu un décès supplémentaire. Il s'agit donc de 41 victimes décédées, ce qui fait un total de plus de 150 personnes. En réalité, la définition des ayants droit était faite à ce moment sur la base du critère d'un traitement stationnaire, ce qui suppose une nuit en milieu hospitalier. Il s'est avéré après coup que certaines des personnes blessées, parmi ces 150 et quelques personnes concernées par la décision valaisanne, n'avaient pas passé une nuit à l'hôpital, par exemple parce qu'elles n'avaient pas eu de place ou parce qu'en raison de l'urgence ou de la situation cacophonique, elles avaient pu rentrer à la maison.
Dès lors, la commission a décidé de préciser le cercle des ayants droit en disant à l'article 1 qu'il s'agissait de toutes les personnes décédées, bien sûr, et de toutes les personnes gravement blessées, notamment s'il y a eu un traitement hospitalier. Ce "notamment" permet de tenir compte de ce qu'on pourrait appeler les cas de rigueur. Il reviendra au canton du Valais, qui a mis en place une commission spéciale, de définir ce cercle. La commission a adopté cet article, par 22 voix contre 3.
La commission a rejeté la proposition défendue par la minorité I (Graber) qui vise à tenir compte de la situation financière des personnes concernées ou de leur famille. La commission refuse d'entrer dans une machine bureaucratique et de faire des calculs d'apothicaires qui seraient indignes de la gravité de la situation. Cette proposition a été rejetée, par 17 voix contre 8.
En dernier lieu, la commission a traité la proposition défendue par la minorité Arslan, qui vise à ancrer dans la loi la possibilité pour la Confédération d'accorder un montant de 50 000 francs à titre de contribution extraordinaire dans d'autres situations catastrophiques. La commission a souhaité reprendre ces discussions dans le cadre d'une discussion générale sur la loi sur l'aide aux victimes. Cette minorité a été rejetée, par 14 voix contre 3 et 7 abstentions.
Enfin, au vote sur l'ensemble, votre commission a accepté le projet, par 16 voix contre 8 et aucune abstention.
Nause Reto · Mit-M · Nationalrat · Bern · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Die Finanzkommission hat am letzten Mittwoch in einer fast dreistündigen Sitzung das Bundesgesetz über die Unterstützung der Opfer der Brandkatastrophe von Crans-Montana beraten. Die Kommission hat zu Beginn ihre tiefe Betroffenheit mit den zahlreichen Opfern und den Angehörigen zum Ausdruck gebracht. Zudem wurden die unglaublichen Leistungen der Einsatzkräfte und des Pflegepersonals der Spitäler gewürdigt. Auch wurde die grosse Solidarität unserer europäischen Nachbarn hervorgehoben. Noch immer sind Opfer aus Crans-Montana in den Kliniken Europas untergebracht.
Dann hingegen wurde die Diskussion für eine Finanzkommission doch sehr emotional. Vertreter der SVP-Delegation argumentierten, dass ein Solidaritätsbeitrag an die Opfer nicht Sache des Bundes sei. Sie verlangten auch, dass der Beitrag differenziert nach Grad der Verletzung auszurichten wäre.
Die meisten hingegen lehnten diese Sichtweise klar als kurzsichtig und etwas kleinkrämerisch ab. Für sie war klar, dass angesichts der Anzahl Verletzter und Schwerverletzter, angesichts der Anzahl von toten Menschen, angesichts der Langwierigkeit und der medizinisch anspruchsvollen Verletzungsbilder, angesichts der Tatsache, dass viele junge Menschen aus diversen Ländern betroffen sind, das Ereignis von Crans-Montana eine der grössten Katastrophen der jüngeren Schweizer Geschichte darstellt. Hier braucht es rasche, hier braucht es unbürokratische und hier braucht es subsidiäre Unterstützung und Hilfe des Bundes.
Der Antrag, nicht auf das Gesetzesprojekt einzutreten, wurde mit 17 zu 7 Stimmen bei 1 Enthaltung abgelehnt. Der Antrag auf Rückweisung wurde mit 17 zu 8 Stimmen abgelehnt. Der Antrag, den Solidaritätsbeitrag auf 6,3 Millionen Franken zu kürzen, wurde mit 17 zu 8 Stimmen abgelehnt. Der Antrag, dass der Solidaritätsbeitrag innerhalb des Bundesamtes für Justiz kompensiert werden müsse, wurde mit 13 zu 12 Stimmen abgelehnt.
Für die meisten war klar, dass es sich bei der Katastrophe um einen klassisch aussergewöhnlichen, ausserordentlichen Fall handelt, der auch ausserordentlich verbucht werden kann.
Mit dem Antrag, der heute als Minderheitsantrag Wettstein vorliegt, sollte festgeschrieben werden, dass die Soforthilfe maximal die Hälfte statt nur einen Drittel der Aufwendungen der Kantone betragen solle. Damit hätte man eine Differenz zum Ständerat geschaffen, was im Sinne einer effizienten Behandlung des Geschäfts mit 16 zu 8 Stimmen bei 1 Enthaltung abgelehnt wurde.
Das Ergebnis der Gesamtabstimmung war 17 zu 0 Stimmen bei 8 Enthaltungen. Damit empfiehlt die Kommission Ihnen, die Vorlage anzunehmen.
Ich möchte es nicht versäumen, hier im Namen der Mehrheit meinen Dank an den Bundesrat auszurichten - meinen Dank dafür, dass unsere Regierung entschlossen und rasch gehandelt und dieses wichtige Zeichen der Solidarität gesetzt hat.
Cottier Damien · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · FDP-Liberale Fraktion
La tragédie de Crans-Montana a meurtri profondément et durablement les coeurs à travers toute la Suisse et bien au-delà. Au moment de commencer ce débat, je tiens, au nom des membres de la Commission des finances, à exprimer notre tristesse profonde, notre compassion et notre solidarité avec les victimes de cette catastrophe et avec leurs familles et leurs proches. Malheureusement, cela a été dit, cette catastrophe, par son ampleur, est l'une des pires que notre pays ait connue. Plus de 50 personnes sont encore actuellement à l'hôpital en train de se battre pour leur vie.
La Commission des finances de votre conseil était chargée de débattre du projet 2, à savoir l'arrêté fédéral concernant le supplément Ia au budget 2026 demandé par le Conseil fédéral pour financer les mesures qu'il propose dans la loi extraordinaire qui fait l'objet du projet 1, qui est, lui, de la compétence de la Commission des affaires juridiques de votre conseil. La Commission des finances a aussi établi un corapport à l'intention de l'autre commission.
La Commission des finances s'est réunie pour en débattre le mercredi 4 mars dans l'après-midi, juste après les débats sur le programme d'allègement budgétaire. Cela démontre la rapidité des travaux, puisque c'était également quelques heures seulement après les débats au Conseil des États, le premier conseil. La commission n'a pas voté spécifiquement sur l'entrée en matière sur l'arrêté fédéral dont elle a la compétence, mais a soutenu le principe de l'entrée en matière, parce qu'elle s'est exprimée sur une proposition de non-entrée en matière sur le projet 1 dans le cadre de son corapport. Elle a rejeté cette proposition de non-entrée en matière, par 17 voix contre 7 et 1 abstention. Elle a également rejeté une proposition de renvoi du projet au Conseil fédéral, par 17 voix contre 8.
La commission a aussi mené un large débat sur des questions de principe, notamment sur le rôle de la Confédération, sur l'aspect subsidiaire de son intervention, sur le droit de recours qui a été introduit dans les débats au Conseil des États concernant la contribution de solidarité, sur la notion d'égalité de traitement avec d'autres victimes d'autres types d'accidents et sur les différences qu'il pouvait y avoir, de manière à traiter tout le monde de manière égale. Le Conseil fédéral a pu donner des explications à ce sujet et, évidemment, sur la question du précédent que nous créerions ou non selon l'interprétation à ce sujet.
La majorité de la commission a estimé qu'il était nécessaire et important d'agir dans ce cadre selon les lignes qui ont été arrêtées par le Conseil des États sur la base du projet du Conseil fédéral, et ceci en raison du caractère exceptionnel de cette catastrophe, notamment par le grand nombre de victimes, qui met les systèmes de soutien ordinaires à rude épreuve.
Dans le détail, votre commission a rejeté une proposition qui fait l'objet d'une minorité Götte de réduire le montant à disposition. Il est vrai que si l'on compte 50 000 francs de contribution de solidarité pour les personnes qui correspondent à la définition, qui sont au nombre de 126, cela correspond au montant proposé par la minorité Götte. Néanmoins, comme il y a une volonté, notamment dans la version de la Commission des affaires juridiques, de flexibiliser un peu cette question pour pouvoir tenir compte de cas de rigueur, votre commission propose de s'en tenir aux 7,8 millions de francs proposés par le Conseil fédéral, qui sont de toute façon un plafond, ce qui permet d'introduire cette flexibilité dans l'arrêté.
Je souligne par ailleurs que si la proposition de la minorité II (Nantermod) devait être acceptée dans le projet 1, il faudrait revenir sur ce montant comme il n'aurait plus d'ancrage légal, puisque le débat serait soumis à la procédure ordinaire.
Dans le projet 2, à l'article 2, votre commission suit le Conseil des États selon le projet du Conseil fédéral, qui prévoit d'organiser une table ronde afin de favoriser des accords extrajudiciaires dans ce contexte très complexe et avec de nombreux acteurs. Elle a rejeté une proposition d'inscrire le crédit de 1,25 million de francs demandé pour organiser la table ronde dans le budget ordinaire, et donc de le compenser dans le budget du Département fédéral de justice et police. Cela ne fait pas l'objet de propositions de minorités.
À l'article 3, la commission vous propose de suivre le Conseil des États qui a soutenu le principe d'une table ronde. Mais il veut traiter dans un nouveau projet 3, selon une procédure ordinaire et non une procédure accélérée, la question du montant de 20 millions de francs que le Conseil fédéral demandait de mettre à disposition.
Le dernier point qui a fait l'objet d'une discussion est la proposition d'une minorité et concerne la part maximale de la participation de la Confédération dans le cadre de l'article 32 alinéa 1 de la loi sur l'aide aux victimes (LAVI). Il n'y a qu'un seul précédent, à savoir la tragédie de Louxor. Dans ce cadre, il avait été décidé que la participation de la Confédération aux coûts des cantons serait plafonnée à un tiers. La commission ne voit pas de raison de modifier cette pratique. Elle soutient donc la version du Conseil des États d'une indemnisation du tiers des coûts au maximum contre la proposition de la minorité Wettstein de suivre le projet du Conseil fédéral, à savoir une indemnisation de la moitié des coûts au maximum. Cette décision a été prise par 17 voix contre 8.
Je vous invite, au nom de la Commission des finances, à suivre chaque fois la majorité de la commission et à approuver ce projet au vote sur l'ensemble. La commission l'a soutenu, par 17 voix sans opposition et 8 abstentions.
Nicolet Jacques · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Cher collègue, vous avez évoqué le risque de créer un précédent. Pouvez-vous confirmer que, selon les discussions qui ont eu lieu en commission, dans le cas de l'accident de car à Sierre, en 2012, dans lequel malheureusement 28 personnes sont décédées, dont 22 enfants, aucune indemnité n'a été versée ?
Cottier Damien · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · FDP-Liberale Fraktion
C'est juste. À ma connaissance, la Confédération n'était pas intervenue ; cela a été évoqué en commission. Il s'agissait toutefois d'un accident de la route et le système d'assurances fonctionne de manière un peu différente dans ces cas-là. Il est évidemment difficile de comparer des drames entre eux - on a évoqué l'attentat de Louxor, vous évoquez un accident de la route - et toutes ces catastrophes sont aussi terribles et pénibles les unes que les autres. Mais elles s'inscrivent dans des cadres juridiques et des époques différentes. Dans ce cas, la majorité de la commission a estimé qu'il était nécessaire de faire ce geste, avec la contribution de solidarité, en apportant toutefois la nuance importante décidée par le Conseil des États, à savoir la possibilité de recours de la Confédération si, à la fin du processus, d'autres acteurs - notamment les assureurs, mais cela pourrait aussi être l'État du Valais ou la commune - sont considérés comme responsables ou coresponsables.
Bühler Manfred · Mit-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
L'incendie fulgurant qui a coûté la vie à 41 personnes le 1er janvier dernier à Crans-Montana constitue un traumatisme aussi bien collectif qu'individuel. 115 personnes ont été plus ou moins gravement brûlées et porteront pour beaucoup des séquelles pour le reste de leur vie. Nos pensées vont évidemment à toutes ces personnes ainsi qu'aux familles et aux proches des personnes décédées. L'émotion suscitée par cet événement est bien entendu considérable, à juste titre. C'est dans ce contexte hors norme que j'ai la tâche difficile de vous proposer néanmoins de ne pas entrer en matière sur le projet de loi qui nous est soumis. Oui, c'est une tâche difficile, car rejeter l'idée d'une contribution financière aux victimes de ce drame indicible peut passer pour un manque de compassion, même pour un manque de respect envers les personnes touchées. Tel n'est évidemment pas le cas. Je puis vous assurer que tous mes collègues qui soutiennent la minorité se rendent parfaitement compte de l'ampleur des souffrances et de la nécessité d'y répondre de manière appropriée.
Oui, les victimes et leurs familles doivent être indemnisées pleinement, mais le moyen d'atteindre cette juste réparation ne doit pas forcément revêtir la forme d'une loi fédérale urgente et spéciale. Ce projet soulève effectivement plusieurs questions et problèmes de fond. Premièrement, le projet crée une inégalité de traitement par rapport aux victimes d'autres catastrophes. On peut parler d'incendies ou d'accidents. Cette inégalité de traitement découle de la fameuse prestation de 50 000 francs prévue pour chaque personne victime. À partir de quel moment un événement dramatique justifie-t-il de prévoir une loi spéciale et une indemnité d'un tel montant ? Pardonnez cette forme de comptabilité presque macabre, mais faut-il 5, 10, 20 ou précisément 41 personnes décédées ? Poser la question, aussi tragique soit-elle, montre bien le problème. Il est difficile de définir une valeur chiffrée. Que fait-on si une valeur est définie quelque part et si un drame ne suscite pas suffisamment de victimes, à une près, si j'ose dire, pour entrer en matière ? Cela crée évidemment un sentiment d'injustice considérable. Ne pas définir, de l'autre côté, une telle valeur limite laisse évidemment une latitude d'appréciation politique, mais ouvre en fin de compte la porte à une forme d'arbitraire qui n'est pas moins choquante.
Deuxièmement, le principe de subsidiarité est gravement malmené. La Confédération ne porte aucune responsabilité dans ce drame - on le sait. C'est pratiquement une des seules certitudes de ce dossier. On peine donc à comprendre que la Confédération intervienne d'une manière aussi massive et rapide. Il est clair que les coûts de la catastrophe seront énormes, tant concernant les frais de guérison ou de réparation des dommages que les pertes de gains ou l'invalidité. Tout ceci touchera beaucoup de victimes. Or, la Suisse est un des pays qui connaît le système de santé et d'assurances sociales le plus abouti et le plus dense du monde. Les assurances-accidents et maladies couvriront en principe tous les frais de guérison. Pour ce qui est des dommages corporels à long terme, l'assurance-invalidité entrera évidemment en jeu. Les autres dommages seront couverts par la responsabilité civile. La loi sur l'aide aux victimes, qui entre en jeu lorsqu'une infraction a été commise, ce qui paraît assez évident, qu'elle soit par négligence ou pas, complète ce tableau. Même si les dommages totaux risquent de se monter à plusieurs centaines de millions de francs, force est de constater que l'essentiel sera pris en charge par les mécanismes que je viens de décrire. Il est impossible aujourd'hui de chiffrer sérieusement les éventuelles lacunes de couverture qui apparaîtront. Fixer des principes d'indemnisation tels qu'ils sont prévus dans ce projet de loi constitue donc une entorse au principe de subsidiarité, mais également une décision prématurée. En refusant d'entrer en matière, le Parlement peut se donner le temps d'observer le développement des événements et agir ultérieurement si cela devient véritablement nécessaire, par exemple si la responsabilité civile s'avère insuffisante, ce qui peut apparaître possible en raison des montants limites dans les contrats d'assurance.
Dernier élément : une table ronde est prévue, mais elle peut être organisée sans qu'une base légale spécifique soit mise en place. La Confédération joue le rôle de médiatrice dans beaucoup de situations envers les cantons. On sait que c'est le canton du Valais qui est en première ligne ainsi que la commune de Crans-Montana et, de l'autre côté, les victimes. Je crois que c'est au canton du Valais et à la commune, évidemment, de prendre en premier lieu leurs responsabilités face aux victimes. La Confédération peut, même sans base légale, jouer le rôle de facilitatrice qu'elle a adopté dans d'autres dossiers.
Vous le voyez : il existe de très solides motifs de ne pas entrer en matière sur ce projet de loi. L'émotion considérable suscitée par le drame de Crans-Montana ne doit pas nous faire perdre de vue les principes fondamentaux de notre organisation en tant que nation.
Au nom de ma minorité, je vous propose donc pour toutes ces raisons de ne pas entrer en matière.
Schmezer Ueli · Mit-M · Nationalrat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion
Geschätzter Herr Bühler, unsere Nachbarn, die Länder um uns herum, waren solidarisch mit den Opfern. Sie haben Soforthilfe geleistet, Menschen geholfen und nicht gross Fragen gestellt. Jetzt ist es an der Schweiz, solidarisch zu sein. Sie haben jetzt gerade ausgeführt, dass Sie das nicht wollen. Meine Frage: Was für ein Bild gibt das ab, wenn die reiche Schweiz sich nicht solidarisch zeigt, nicht einmal mit dieser doch relativ bescheidenen Geste?
Bühler Manfred · Mit-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich glaube nicht, dass die Solidarität von einer solchen Geste abhängig ist. Ich habe genau erklärt, warum unser Sozialsystem, auch unser System mit den Versicherungen dem Drama gerecht werden kann. In diesem Sinne ist es nicht notwendig, sich mit einem solchen Beitrag noch zusätzlich solidarisch zu zeigen.
Page Pierre-André · P-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Le président (Page Pierre-André, président): M. Graber renonce à présenter sa proposition de minorité.
Nantermod Philippe · Mit-M · Nationalrat · Wallis · FDP-Liberale Fraktion
Conformément à l'article 11 de la loi sur le Parlement, je précise d'emblée que j'interviens également comme avocat dans ce dossier.
Nous avons tous été touchés par les événements de Crans-Montana et, comme mes préopinants, je tiens aussi, ici, à la tribune, à faire part de mes plus sincères condoléances à l'égard des victimes dans toute cette affaire.
Ma minorité propose le renvoi de la question de l'indemnisation individuelle dans un second projet qui ne serait pas soumis à la clause d'urgence. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il faut prendre le temps de la réflexion. L'urgence existe pour la table ronde et pour le renforcement des instruments de la loi sur l'aide aux victimes (LAVI). En revanche, l'indemnisation individuelle proposée soulève un grand nombre de questions techniques et politiques qui méritent un examen approfondi.
J'en viens d'abord aux questions techniques. Qu'est-ce exactement que cette contribution de solidarité ? S'agit-il d'une aide d'urgence comparable ou concurrente à celle prévue par la LAVI ou s'agit-il d'une forme de réparation, voire même de réparation morale ? Il n'y a pas de réponse à cette question. Quelles seront les conséquences juridiques concrètes de ces montants ? Seront-ils fiscalisés ? Quel sera leur traitement au regard des prestations complémentaires, des subsides ou d'autres aides sociales ? À ce stade, ces questions ne sont pas clarifiées. Il y a quelques promesses, mais rien de concret et finalement, on ne sait pas ce que diront les tribunaux en réponse à ces questions.
Ensuite viennent évidemment les questions politiques, qui ont déjà été évoquées. Il y a d'abord la question de l'égalité avec les autres victimes. Comment gérer les problèmes d'égalité de traitement que ces contributions posent à l'égard des milliers d'autres victimes d'infractions, d'accidents ou de drames qui surviennent chaque année dans notre pays ? Comment justifier le fait d'indemniser certaines victimes et pas d'autres ? En agissant ainsi, nous créons nécessairement un précédent. Peut-être est-ce un choix assumé, mais il faut au moins en mesurer pleinement les conséquences et j'ai le sentiment que nous ne l'avons pas fait ici. Il y a ensuite la question de l'égalité entre les victimes. Le droit suisse repose sur un principe fondamental, celui de l'individualisation du dommage. Peut-on vraiment fixer forfaitairement le prix de la souffrance ? J'en doute. La réponse apportée aujourd'hui à cette question est, au mieux, incomplète. Enfin, il y a la question de la responsabilité. À ce stade, nous ignorons encore l'étendue de la responsabilité éventuelle de la commune ou du canton concernés. Nous ne connaissons pas non plus l'ampleur exacte du dommage ni les couvertures d'assurance des responsables. Décider aujourd'hui d'indemniser paraît à tout le moins prématuré.
Le drame de Crans-Montana nous a tous profondément bouleversés. Il nous hante, il nous hantera encore longtemps. Il appelle une réponse collective. Cette réponse collective, nous la donnons en renforçant les moyens de la LAVI et en organisant une table ronde destinée à éviter des procédures judiciaires interminables. Néanmoins, la réponse individuelle proposée aujourd'hui ne résout pas ces problèmes. Elle n'empêchera pas les procédures civiles et elle ne remplacera pas la LAVI, qui demeure et doit demeurer l'outil institutionnel central de soutien aux victimes d'infractions.
Prenons le temps de bien faire les choses. Les lois urgentes doivent rester réservées aux situations qui ne souffrent aucun retard. Contrairement à la table ronde et aux mécanismes de la LAVI, la question de l'indemnisation individuelle ne présente pas un tel caractère d'urgence. On ne réparera pas une injustice, aussi grande soit-elle, en créant une nouvelle inégalité. L'État-providence ne nous dispense pas de respecter les principes de l'état de droit.
Arslan Sibel · Mit-F · Nationalrat · Basel-Stadt · Grüne Fraktion
Die Tragödie von Crans-Montana hat uns alle sehr bewegt. Während wir heute berechtigterweise über unsere Solidarität, die nötigen Anpassungen und unsere Hilfe diskutieren, ist es ebenso wichtig, dass wir auch an andere Opfer denken. Mein Minderheitsantrag zu Artikel 32 OHG zielt darauf ab, im Rahmen der Gesetzgebung zur Unterstützung der Opfer der Brandkatastrophe von Crans-Montana mit einer Änderung des bisherigen Rechts eine sinngemässe Regelung im 5. Kapitel des Opferhilfegesetzes, "Finanzielle Leistungen und Aufgaben des Bundes", einzufügen. Konkret soll Artikel 32, "Ausserordentliche Ereignisse", um einen Absatz 3 ergänzt werden, damit der Bund bei ausserordentlichen Ereignissen Solidaritätsbeiträge an Opfer und Angehörige leisten kann, unabhängig von ihrem Einkommen und bis zu einem Höchstbetrag von jeweils 50 000 Franken.
Ausgangspunkt ist, dass jedes Opfer, das in der Schweiz durch eine Straftat körperlich, psychisch oder sexuell verletzt wird, Anspruch auf Unterstützung hat. Das Gleiche gilt für die Angehörigen. Das ist richtig, wichtig und notwendig, auch bei Crans-Montana. Die Tragödie von Crans-Montana hat, wie ich eingangs gesagt habe, eine berechtigte Welle der Solidarität ausgelöst. Trotzdem wird kritisiert, dass eine Sonderlösung nur für dieses Ereignis den verfassungsrechtlichen Grundsatz der Rechtsgleichheit gefährden könnte. Wenn für ein einzelnes Ereignis spezielle Solidaritätsleistungen beschlossen werden, ohne gleichzeitig eine generell-abstrakte Regelung für andere ausserordentliche Ereignisse zu schaffen, könnte dies zu einer Ungleichbehandlung von Opfern führen.
Zudem muss unter anderem auch auf mögliche zukünftige ausserordentliche Ereignisse verwiesen werden, wie etwa allfällige Terroranschläge. Die Gefahr ist seit dem Iran-Krieg gestiegen. Sicherheitsbehörden, die Bundesanwaltschaft und die AB-BA warnen vor einer steigenden Zahl entsprechender Fälle in der Schweiz. Sollte ein solches Ereignis beispielsweise an einem grossen Verkehrsknotenpunkt oder bei einer Sportveranstaltung eintreten, müsste das Parlament ohne generelle Regelung jeweils erneut ein Spezialgesetz erlassen. Eine Anpassung des OHG würde stattdessen eine einheitliche und vorausschauende Lösung schaffen.
Weiter ist zu berücksichtigen, dass Vertreter von Opfern bereits eine Zwei-Klassen-Opfergesellschaft kritisieren. Eine Sonderregelung für einzelne Ereignisse führt dazu, dass Opfer unterschiedlicher Straftaten in ausserordentlichen Fällen unterschiedlich behandelt werden.
Ziel des Antrags ist daher nicht eine Reduktion bestehender Leistungen, sondern eine Angleichung, sodass alle Opfer ausserordentlicher Ereignisse vergleichbare Solidaritätsbeiträge erhalten können.
Daher bitte ich Sie, meinen Minderheitsantrag zu unterstützen.
Götte Michael · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Wir haben letzten Montag mit einer Schweigeminute der furchtbaren Tragödie von Crans-Montana gedacht. Diese Tragödie hat Menschen in der ganzen Schweiz tief bewegt und bewegt sie noch immer. Gerade deshalb sind wir es den Betroffenen und auch der Bevölkerung in unserem Land schuldig, sorgfältig und präzise vorzugehen. Niemand hier stellt infrage, Solidarität zeigen zu wollen. Die Frage ist aber, wie diese Solidarität konkret ausgestaltet wird.
Die Mehrheit der nationalrätlichen Finanzkommission folgt in Bezug auf den finanziellen Beitrag dem Bundesrat und beantragt 7,8 Millionen Franken. Grundlage dafür ist die Annahme, dass 156 Personen Anspruch auf einen Betrag von je 50 000 Franken haben. Nach den Informationen, die der Kommission für Rechtsfragen des Ständerates und damit auch uns vorgelegen haben - diese stammen vom Walliser Staatsrat -, sind 41 Personen verstorben und 85 Personen stationär behandelt worden, also insgesamt 126 Personen. Multipliziert man diese Zahl mit 50 000, ergibt sich eine Summe von 6,3 Millionen Franken.
In der Abstimmung zu Artikel 1 Absatz 2 des neuen Bundesgesetzes entscheiden Sie darüber, ob der Kreis der Begünstigten auch verstorbene Personen sowie Schwerverletzte umfassen soll, die mindestens eine Nacht im Spital verbringen mussten. Aktuell ist nicht geklärt, ob die stationär behandelten Personen ebenfalls unter die von Ihnen beschlossene Definition fallen, wonach sie mindestens eine Nacht im Spital verbracht haben müssen. Wenn Sie bei Artikel 1 Absatz 2 der Kommissionsmehrheit folgen, wird dies die SVP-Fraktion nicht unterstützen. Es gilt, diese Definition bzw. diese Frage rasch zu klären.
Sollte sich zeigen, dass hier noch Anpassungsbedarf besteht, können sowohl die ständerätliche Finanzkommission als auch unsere Finanzkommission, wenn das Geschäft voraussichtlich noch einmal zurückkommt, jederzeit einen entsprechenden Korrekturantrag stellen. Uns ist durchaus bewusst, dass es letztlich schwierig ist, in einer solchen Tragödie Unterschiede zu machen oder starre Kategorien zu definieren. Genau deshalb ist das gewählte Giesskannenprinzip auch problematisch.
Wenn wir aber dieses Prinzip anwenden, dann sollten wir das zumindest konsequent auf der Grundlage eines klar definierten Kreises der Anspruchsberechtigten tun. Mein Minderheitsantrag korrigiert deshalb den Betrag entsprechend den vorliegenden Zahlen von 7,8 Millionen, wie vom Bundesrat vorgelegt, auf 6,3 Millionen Franken. Die Herleitung habe ich Ihnen erläutert.
Ich bitte Sie daher, dem Minderheitsantrag, den auch die SVP-Fraktion unterstützt, zuzustimmen.
Wettstein Felix · Mit-M · Nationalrat · Solothurn · Grüne Fraktion
Im zweiten Bundesbeschluss, Nachtrag Ia zum Voranschlag des laufenden Jahres, vertrete ich eine Minderheit. Wir haben dort in Artikel 4 Absatz 2 die Möglichkeit, dass sich der Bund an den ausserordentlichen Kosten, die bei den betroffenen Kantonen anfallen, beteiligt. Konkret handelt es sich bei den betroffenen Kantonen um das Wallis, die Waadt und das Tessin. Das Opferhilfegesetz sieht vor, dass bei ausserordentlichen Aufwendungen die Möglichkeit besteht, dass sich der Bund an den zusätzlichen Kosten beteiligt, beispielsweise wenn mehr Personal eingestellt werden muss oder wenn es sich um kompliziertere, längerfristige, langwierige Fälle handelt. Genau das ist hier der Fall.
Der Bundesrat sieht in seinem Entwurf vor, maximal 50 Prozent der Aufwendungen dieser drei Kantone zu tragen. Der Ständerat hat das auf maximal einen Drittel des Betrags korrigiert. Ich möchte Ihnen namens meiner Minderheit beliebt machen, dass wir bei der bundesrätlichen Version bleiben, dass also bis zu 50 Prozent vergütet werden können. Ich sage es noch einmal: Es geht um einen Maximalbetrag, selbstverständlich wird genau kontrolliert, um was es sich dann handelt. Es ist bei uns in der Kommission gut begründet worden, weswegen hier das höhere Level von 50 Prozent angezeigt ist. Zum einen ist die Begleitung von Opfern mit Brandverletzungen eine langwierige und erfahrungsgemäss anspruchsvolle Geschichte. Zum andern hat, wie wir alle wissen, die aktuelle Situation rund um Crans-Montana einen internationalen Konnex, was die Arbeit für die kantonalen Opferhilfestellen anspruchsvoller macht als die Arbeit mit Opfern aus anders gelagerten Situationen.
Beides zusammen ist meiner Meinung nach Grund genug dafür, dass sich der Bund zu maximal 50 Prozent an den Kosten beteiligt.
von Falkenstein Patricia · Mit-F · Nationalrat · Basel-Stadt · FDP-Liberale Fraktion
Die Ereignisse in Crans-Montana haben uns alle tief bewegt. Menschen haben vor allem junge Angehörige verloren, Familien wurden jäh aus ihrem Alltag gerissen, und viele Betroffene werden noch lange mit den Folgen dieser Tragödie leben müssen. Ihnen gilt unser Mitgefühl, das Mitgefühl des Parlamentes, aber auch der Gesellschaft. Gerade in solchen Momenten zeigt sich, wie wichtig Zusammenhalt und Solidarität sind. Wenn Menschen durch ein aussergewöhnliches Ereignis in Not geraten, ist es richtig, dass die Gemeinschaft hinschaut und Unterstützung leistet. Der vorgeschlagene Solidaritätsfonds soll genau das tun. Er soll den Betroffenen rasch und unbürokratisch helfen.
Vor und nach der Debatte im Ständerat gab es Diskussionen, nicht wenige: Ist es richtig, dass hier Geld gesprochen wird und in Einzelfällen nicht? Wieso rechtfertigt diese Katastrophe das Sprechen von Solidaritätsgeldern? Ist es richtig und gerechtfertigt, dass für die Opfer von Crans-Montana eine Sonderlösung geschaffen wird? Wie soll mit den Verantwortlichkeiten der Betreiber, der Gemeinde und des Kantons umgegangen werden? Viele Details sind unklar und müssen zwingend geklärt werden.
Für die FDP-Liberale Fraktion ist dabei jedoch ein zentraler Punkt entscheidend: Dieser Fonds ist ein Zeichen der Solidarität, nicht eine Vorwegnahme von rechtlicher Verantwortung. Die Frage nach Haftung, nach möglichen Fehlern oder Versäumnissen und nach der Rolle der Versicherungen muss weiterhin sorgfältig und rechtsstaatlich geklärt werden. Das ist wichtig für die Betroffenen, aber auch für die Glaubwürdigkeit unseres Rechtsstaats. Darum ist es für uns als liberale Partei wichtig, dass staatliche Hilfe klar begründet und zielgerichtet ist und ausserordentlichen Situationen vorbehalten bleibt. Der Solidaritätsfonds darf kein Präzedenzfall werden, der dazu führt, dass bei jedem Unglück automatisch staatliche Entschädigungen ausgelöst werden.
Unser System basiert in erster Linie auf Eigenverantwortung, auf Versicherungen und auf klar geregelten Haftungsfragen. Genau deshalb müssen wir sorgfältig darauf achten, dass dieser Fonds als einmalige, ausserordentliche Massnahme verstanden wird.
Unsere Gesetzgebung hat zum Ziel, Regeln für alle Menschen und Situationen bereitzuhalten. Es gibt aber Ereignisse wie diese schreckliche Brandkatastrophe, bei denen die Bewältigung der Folgen in bestehenden Gesetzen nicht geregelt ist. Der Solidaritätsbeitrag kann das erlittene Leid selbstverständlich nicht aufwiegen. Kein Geld der Welt kann verlorene Menschen zurückbringen oder die dramatischen Erfahrungen ungeschehen machen. Aber er kann den Betroffenen zeigen, dass sie in dieser schwierigen Situation nicht alleine sind. Aus diesem Grund müssen wir hier und heute die wichtigsten Entscheide treffen, um den Menschen, die betroffen sind, zu helfen, rasch und unbürokratisch.
Die Schwierigkeit, die Bezugsberechtigung der Überlebenden zu definieren, ist erkannt. Die Auszahlung der Bundesgelder über den Kanton Wallis ist die bestmögliche Lösung, wobei hier die Kommission für Rechtsfragen eine Anpassung bei der Auszahlung der Gelder gemacht hat. Eine enge Zusammenarbeit von Bundesbehörden und den Behörden des Kantons Wallis ist unerlässlich.
Die FDP-Liberale Fraktion begrüsst, dass der Bundesrat vorausschaut und einen runden Tisch als Plattform für den Austausch über die Koordination der verschiedenen Leistungen an die Opfer und für die Anliegen der von der Brandkatastrophe betroffenen Akteure einrichten will. So können Vergleichsgespräche geführt und aussergerichtliche Vergleiche angestrebt werden. Diese Möglichkeit könnte allen dienen, die Ansprüche ohne lang dauernde Gerichtsverfahren geltend zu machen. Zugunsten einer korrekten und fundierten Lösung ist es zu befürworten, dass die mit dem runden Tisch verbundene Beteiligung des Bundes über rund 20 Millionen Franken auf ordentlichem Weg, ohne Dringlichkeit behandelt wird.
Die Mehrheit der FDP-Liberalen Fraktion ist für Eintreten und unterstützt sämtliche Ergänzungen und die Aufteilung der Vorlage, weil sie mehr Klarheit, Rechtssicherheit und eine differenzierte Entscheidung ermöglicht. Eine Minderheit möchte den Solidaritätsfonds nicht dringlich behandeln; die Argumente haben Sie von Kollege Nantermod gehört. Zu den einzelnen Anträgen und zur Vorgehensweise wird sich nun mein Kollege Gianini äussern.
Gianini Simone · Mit-M · Nationalrat · Tessin · FDP-Liberale Fraktion
Innanzitutto, anche in lingua francese e in lingua italiana, giungano alle vittime della tragedia di Crans-Montana e ai loro familiari i sentimenti di vicinanza e solidarietà da parte del gruppo parlamentare liberale-radicale.
Le groupe libéral-radical exprime également aux victimes de la tragédie de Crans-Montana et à leurs familles toute sa solidarité et sa compassion.
Venons-en aux questions plus techniques, après l'introduction générale de ma collègue von Falkenstein : pour une majorité du groupe libéral-radical, il est bien compréhensible qu'un signe de solidarité, comme celui accordé à la Suisse grâce aux mécanismes de protection civile de l'Union européenne, qui a évité l'effondrement des unités de soins intensifs dans les hôpitaux helvétiques, vienne également de la Confédération, mais à condition que ce soit dans le cadre de règles aussi claires que possible et en garantissant malgré tout l'égalité de traitement.
C'est pour cette raison que la majorité du groupe libéral-radical approuvera le projet de loi tel que modifié par le Conseil des États, avec l'ajout de quelques clarifications allant dans le sens indiqué ci-dessus. Plus précisément, en premier lieu, nous approuvons l'indemnisation conforme à l'article 32 LAVI couvrant au maximum un tiers des coûts des cantons concernés, c'est-à-dire pas seulement le canton du Valais, mais aussi en particulier celui de Vaud. Nous saluons également la mise sur pied par la Confédération d'une table ronde, permettant ainsi aux participants de mener des discussions transactionnelles afin d'éviter l'engorgement du système judiciaire civil du district et du canton.
Infine, per quanto riguarda il cosiddetto contributo di solidarietà proposto dal Consiglio federale, una maggioranza del gruppo liberale-radicale lo approva, anch'esso però con le seguenti precisazioni.
In risposta a chi non lo vorrebbe concedere, si sottolinea che esso non costituisce un'assunzione di responsabilità da parte della Confederazione - che ovviamente non ne ha - e nemmeno dev'essere un versamento a fondo perso. Con l'introduzione da parte del Consiglio degli Stati del diritto di regresso nei confronti dei responsabili privati e pubblici, i quali, lo si sottolinea, dovranno loro in primis rispondere dei danni provocati. Nonostante l'utilizzo - da non intendere in senso giuridico, bensì umanitario - dell'espressione "contributo di solidarietà", risulta chiaro che si tratta di un versamento immediato destinato a coprire necessità urgenti, in aggiunta a quello già versato dal Canton Vallese nel solco del meccanismo previsto dalla legge federale concernente l'aiuto alle vittime di reati (LAV). Tale versamento dovrà quindi essere successivamente considerato nell'ambito dei risarcimenti percepiti e, appunto, del diritto di regresso di chi lo ha erogato.
Per questo, si saluta positivamente anche l'introduzione dell'obbligo di trasparenza sui risarcimenti man mano percepiti. Si rassicura anche qui chi è contrario a questo contributo - chi lo vorrebbe stralciare, rinviare per maggiori approfondimenti che non porteranno comunque nemmeno tra diversi mesi a dissipare la loro contrarietà, o ancora subordinare alla dimostrazione del bisogno effettivo - che i beneficiari, congiunti di persone decedute o vittime gravemente ferite, avranno costi a proprio carico ben superiori al contributo che la Confederazione intende qui versare loro.
Anche per questo motivo, si sostiene la formulazione della cerchia dei beneficiari proposta dalla maggioranza della Commissione degli affari giuridici, più precisa e non tale da dover poi essere subito oggetto d'interpretazione estensiva come lo sarebbe invece il concetto di "trattamento ospedaliero" - in tedesco "stationäre Spitalbehandlung" - proposto dal Consiglio federale, quando si sa già che vi sono dei feriti gravi che sono stati curati in regime ambulatoriale.
Quanto all'implementazione, si conviene che sia il Canton Vallese ad occuparsene, con tuttavia la precisazione proposta dalla CAG-N nel senso che la Confederazione rimborsa al Vallese i contributi di solidarietà effettivamente versati in base alla legge federale urgente, e non che il Cantone riceva anticipatamente l'intero importo di 7,8 milioni di franchi.
Con queste precisazioni, la maggioranza del gruppo liberale-radicale entrerà in materia e sosterrà il progetto di legge, mentre una minoranza chiede che anche il contributo di solidarietà, al pari del montante per la partecipazione a transazioni extra giudiziarie nell'ambito della tavola rotonda, venga espunto dal carattere di urgenza e trattato con procedura ordinaria.
Bregy Philipp Matthias · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Die tragische Brandkatastrophe vom 1. Januar 2026 in Crans-Montana hat unermessliches Leid verursacht. Die Trauer um die Verstorbenen und die Sorge um die Verletzten werden viele Familien, Freunde und Bekannte noch lange, ja wohl ein Leben lang begleiten. Im Namen der Mitte-Fraktion, aber auch als Bürger des Kantons Wallis spreche ich allen Verletzten, den Angehörigen der Verstorbenen und Verletzten sowie allen weiteren Betroffenen unser tiefstes Mitgefühl aus. Die unfassbare Dimension dieser Brandkatastrophe wird sich tief in das kollektive Bewusstsein der Menschen in der Schweiz einprägen. Die Zukunft vieler junger Menschen wurde innert weniger Sekunden zerstört oder massiv beeinträchtigt. Viele Familien sind seither von einer grossen Leere und Trauer betroffen; unsere Gedanken sind bei diesen Familien.
Unsere Gedanken sind aber auch bei allen, die am Unglücksort und seither in welcher Form auch immer Hilfe geleistet haben. Von der ersten Minute an war die Solidarität im In- und Ausland riesig. Unbürokratisch wurde Hilfe geleistet, sei es bei der Identifizierung der Todesopfer oder bei der Behandlung der Verletzten - eine Solidarität, die bis heute anhält und für viele Betroffene überlebenswichtig und für unser Land, unseren Kanton und die Region zentral ist. Diese Solidarität ist keine Selbstverständlichkeit. Der Bundesrat hat das rasch erkannt, indem verschiedene Vertreter vor Ort gegangen sind und indem vor allem nun schnell die Lex Crans-Montana verabschiedet worden ist. Ich danke dem Bundesrat für dieses Voranschreiten. Sie, geschätzte Mitglieder des Bundesrates, haben erkannt, dass jemand, der viel Solidarität erfährt, selbst solidarisch sein sollte.
Wir alle sind uns bewusst, dass man mit einem Solidaritätsbeitrag nichts ungeschehen machen und auch keineswegs alle Schäden abgelten kann. Das ist auch nicht die Aufgabe eines solchen Beitrags. Aber er ist ein Zeichen der Verbundenheit und Unterstützung. Das vom Bundesrat vorgelegte und vom Ständerat sinnvoll überarbeitete Massnahmenpaket, das sich in diesem dringlichen Bundesbeschluss widerspiegelt, fokussiert auf die Opfer und ist angemessen in Anbetracht dessen, dass neben seelischen und körperlichen Schäden auch finanzielle Herausforderungen auf die Opfer und ihre Familien warten.
Die Änderungen des Nationalrates sind der Versuch, möglichst allen gerecht zu werden. Es wird am Ständerat sein, sich in dieser Frage noch einmal grundsätzliche Überlegungen zu machen, damit man die angemessenste, fairste und gerechteste Lösung findet. Und ja, bei einem sofortigen staatlichen Handeln bleibt das Risiko, dass neue Ungleichheiten geschaffen werden. Aber die grosse Anzahl Opfer, darunter die vielen jungen Menschen, rechtfertigt ein Handeln des Bundes.
Ich bin überzeugt, dass es Situationen gibt, in denen die Angst vor einem Präjudiz ein Handeln nicht verhindern darf. Mit dieser Entschädigung sollen weder Versicherungen noch Verantwortliche entlastet werden, noch soll sie die lückenlose Aufklärung der Tragödie verhindern. Das wurde in der Debatte im Ständerat klar, und das sage ich auch hier deutlich. Wer Verantwortung hat, sei es vertraglich oder aufgrund von Verschulden, muss diese Verantwortung wahrnehmen. Das steht aber nicht im Widerspruch zu Solidarität, zu Solidarität, die wir in einer Situation geben, in der wir viel Solidarität erhalten haben.
Noch einmal: Es gibt Situationen, in denen die Angst vor dem Präjudiz das Handeln nicht verhindern darf. In diesem Sinne danke ich Ihnen, wenn Sie eintreten und der Kommissionsmehrheit folgen. Es gibt Minderheitsanträge wie denjenigen der Minderheit Arslan, deren Anliegen man durchaus diskutieren kann, aus unserer Sicht aber nicht im Rahmen des vorliegenden Beschlusses, sondern an einer der nächsten Sitzungen der Kommission.
Kaufmann Pius · Mit-M · Nationalrat · Luzern · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Es gibt Momente im Leben, in denen es einem schwerfällt, die richtigen Worte zu finden. Viele Worte des Trostes wurden auch in diesem Rat ausgesprochen. Wir sind nun gefordert, nach den Worten auch Zeichen der Solidarität für die Opfer dieser schrecklichen Katastrophe und ihre Angehörigen zu senden.
Diese Vorlage ist ein Zeichen der Solidarität, wie sie in unserer Bundesverfassung festgehalten ist. Die Bundesverfassung sagt in Artikel 44 über die Grundsätze des Zusammenwirkens zwischen Bund und Kantonen Folgendes: "Bund und Kantone unterstützen einander in der Erfüllung ihrer Aufgaben und arbeiten zusammen. Sie schulden einander Rücksicht und Beistand." Der Bund und die Kantone schulden einander Rücksicht und Beistand.
Diese Vorlage sieht für die Opfer einen einmaligen Solidaritätsbeitrag vor, für die Kantone einen Beitrag für die ausserordentlichen Aufwendungen im Rahmen des Opferhilfegesetzes und die Einrichtung eines runden Tisches.
Unser Fokus liegt bei den Opfern und ihren Angehörigen, denen neben ihren seelischen und körperlichen Schäden auch finanzielle Herausforderungen bevorstehen. Es ist auch äusserst schwierig, Kriterien dafür zu definieren, in welchen Fällen sofortiges staatliches Handeln angemessen ist und in welchen Fällen die übliche Schadenregulierung stattfinden soll. Aus unserer Sicht ist im vorliegenden Fall aufgrund der besonderen Dimensionen der Brandkatastrophe sofortiges staatliches Handeln geboten.
Weiter unterstützen wir auch den Grundsatz der Einrichtung des runden Tisches. Der Bund kann so helfen, möglichst Vergleichslösungen zu finden. Das sind wir den Opfern schuldig, einerseits zur Verhinderung der Belastung durch überlange Rechtsverfahren, andererseits zur Verhinderung der Überlastung unseres Rechtssystems, vor allem aber zur Entlastung der Opfer und der Angehörigen auf dem schwierigen und noch langen Weg, den sie zu gehen haben.
Schliesslich senden wir auch ein Zeichen, ein internationales Zeichen der Schweiz, dass wir schnell und unbürokratisch Solidarität zeigen und unterstützen.
Wir werden die Anträge der Kommissionen unterstützen. Ich bitte Sie im Namen der Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP, dies auch zu tun.
Jaccoud Jessica · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion
Quel a été votre premier réflexe au réveil le 1er janvier de cette année ? Le mien a été celui de milliers de parents, soit de m'assurer que ma fille allait bien et qu'elle était en sécurité. Pour des centaines de familles, malheureusement la vie s'est arrêtée le premier jour de l'an 2026. Elles sont plus de 150, ces familles brisées qui voient leurs vies bouleversées. Ils sont plus de 150, ces jeunes qui porteront toute leur vie les traces physiques et psychiques de cette catastrophe. Face à une telle tragédie, la première chose que nous devons exprimer aujourd'hui, dans cette salle, c'est notre solidarité, notre compassion et notre soutien indéfectible aux victimes et à leurs proches.
Néanmoins, la compassion ne suffit pas. Elle doit se traduire ensuite en actes. C'est précisément le sens de cette loi urgente qui nous est soumise aujourd'hui - une loi qui répond à une situation exceptionnelle par des réponses exceptionnelles. Il faut le dire clairement : les mécanismes ordinaires de notre système ne suffisent pas face à une catastrophe d'une telle ampleur. Certes, les assurances sociales et les assurances privées, l'aide aux victimes et la responsabilité civile offrent des protections importantes, mais elles ont aussi des limites. Les procédures sont longues, complexes, fragmentées, et elles laissent souvent subsister des lacunes importantes dans la couverture des dommages. Dans une catastrophe qui touche autant de personnes, aussi jeunes, avec des blessures graves, des traitements lourds et des conséquences économiques durables, ces limites apparaissent avec une brutalité toute particulière.
Les victimes ne doivent pas porter seules le poids de nos lacunes. C'est pourquoi la contribution de solidarité proposée ici est essentielle. Elle ne prétend pas remplacer la responsabilité de celles et ceux qui devront répondre de leurs actes. Elle ne prétend pas réparer l'irréparable, mais elle constitue un geste clair de la Confédération, un signe concret de solidarité nationale, un soutien rapide, un soutien simple, un soutien humain. C'est exactement ce dont les victimes ont besoin aujourd'hui. Le groupe socialiste soutient donc pleinement cette approche parce que, dans un moment comme celui-ci, il ne s'agit pas de discuter des souffrances ou de hiérarchiser les blessures. Il s'agit d'aider rapidement, simplement, humainement.
La Commission des affaires juridiques a d'ailleurs amélioré le projet dans ce sens. Elle propose d'élargir légèrement le cercle des bénéficiaires et de permettre la prise en compte des cas de rigueur, notamment en faisant en sorte que le critère d'hospitalisation ne doive pas être appliqué de manière trop stricte. Mon groupe soutient cette modification. Il en va de notre responsabilité politique de ne laisser personne sur le bord du chemin.
Un deuxième élément central du projet est l'organisation d'une table ronde sous l'égide de la Confédération. Cette table ronde est essentielle. Elle peut permettre d'éviter de longues et coûteuses procédures civiles, qui dureraient des années, avec des frais judiciaires considérables et un poids émotionnel immense pour les victimes. Il est important que cette table ronde, menée par la Confédération, puisse démarrer ses travaux immédiatement, car dans une affaire de cette ampleur, plusieurs niveaux de responsabilité y compris publics peuvent entrer en jeu, que cela soit la commune concernée ou même le canton du Valais.
Enfin, certains ici, à cette tribune, ont soulevé la question légitime de l'égalité. Toutefois, cette question ne peut pas avoir comme réponse un nivellement par le bas. Au contraire, si cette tragédie nous montre quelque chose, c'est que les mécanismes actuels d'indemnisation des victimes atteignent parfois, et souvent même, leurs limites. Lorsque les assurances-responsabilités civiles sont insuffisantes, voire inexistantes, lorsque les dommages dépassent les couvertures disponibles, ce sont les victimes qui supportent les lacunes du système. C'est pourquoi le groupe socialiste souhaite que nous tirions les enseignements de cette catastrophe. Nous proposerons à la commission un postulat afin d'examiner et d'adapter de manière ciblée l'indemnisation des victimes, parce que notre objectif doit être clair : un système qui protège réellement toutes celles et ceux qui ont tout perdu.
Aujourd'hui, notre vote ne réparera pas les vies brisées, il ne rendra pas les êtres chers disparus, mais il peut envoyer un message clair aux victimes et à leurs familles : vous n'êtes pas seuls, la Suisse est à vos côtés et dans cette épreuve, la solidarité de notre pays est bien réelle.
Pour toutes ces raisons, le groupe socialiste vous invite à entrer en matière et à soutenir ce projet.
Zybach Ursula · Mit-F · Nationalrat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion
Die grässliche Brandkatastrophe von Crans-Montana hat unvorstellbares Leid verursacht. Sämtliche Blaulichtorganisationen haben eine grossartige Arbeit geleistet, Europa hat uns rasch unterstützt, und es wurden Patientinnen und Patienten in Deutschland, Belgien, Frankreich und Italien behandelt. Danke für diese professionelle Arbeit und die unbürokratische Solidarität.
Dass die Hinterbliebenen der Brandopfer und die Schwerverletzten mit ihren Angehörigen nun wenigstens materielle Unterstützung vom Bund erhalten, im Moment grösster materieller und immaterieller Not, ist richtig. Bundespräsident Parmelin hat dieses Gesetz angekündigt, abgestimmt mit dem gesamten Bundesrat, und Bundesrat Beat Jans bzw. das EJPD legt uns mit diesem Gesetz eine einfache und pragmatische Lösung vor.
Ausserordentliche Situationen erfordern ausserordentliche Massnahmen. Wir bedanken uns insbesondere auch für die wertvolle Zusammenstellung der möglichen Leistungen der verschiedenen Versicherungssysteme. Dies ist aufgrund des Alters der Opfer und auch ob des Umstands, dass viele der Opfer im Ausland wohnhaft sind, von besonderer Bedeutung.
Die SP-Fraktion wird, wie schon vorhin gesagt, diesem Gesetz und den Anträgen der Kommissionsmehrheit zustimmen wie auch dem Antrag der Minderheit Wettstein.
Politik setzt Rahmenbedingungen. Es macht mich wütend, es macht uns wütend, dass diese so schlecht waren respektive so schlecht umgesetzt wurden. Ich muss Ihnen hier in aller Klarheit in Erinnerung rufen, dass diese Brandkatastrophe einen Super-GAU bezüglich unternehmerischer Freiheit respektive unternehmerischer Verantwortungslosigkeit darstellt. Wo sind nun die privaten Initiativen der Solidarität gegenüber dem grässlichen und wohl auch lebenslangen Leiden der Opfer, dem Leiden der Angehörigen und auch der involvierten Helferinnen und Helfer? Wo sind die Zeichen der Solidarität, zum Beispiel auch aus der Versicherungsbranche? Wir müssen uns bei der Verwendung dieses Millionenbetrags an Steuergeldern sehr bewusst sein, dass wir hier ein Zeichen für die Bewältigung einer Katastrophe setzen, die von einem privaten Unternehmen verursacht wurde.
Im Moment läuft die Revision der Brandschutzvorschriften 2026. Wir werden eng verfolgen, was konkret umgesetzt werden soll. Denn nach der Katastrophe von Crans-Montana können wir weder einfach so auf Eigenverantwortung der Unternehmer setzen noch akzeptieren, dass wegen unternehmerischer Freiheiten oder einfach wegen der baulichen Situation Brandschutzvorschriften gelockert werden. Vielmehr braucht es weiterhin strenge Vorschriften und behördliche Kontrollen, wobei diese einen noch höheren Stellenwert als vorher haben müssen.
Amoos Emmanuel · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion
Avant toute chose, je tiens, au nom du groupe socialiste, à exprimer notre profonde solidarité avec les victimes, les familles et les proches des victimes du drame de Crans-Montana. Nous leur souhaitons la force et le courage nécessaires pour traverser cette terrible épreuve. Nous voulons également saluer l'engagement sans faille des services de secours, des forces de sécurité, du personnel soignant et de l'ensemble des personnes mobilisées pour faire face à cette situation exceptionnelle et accompagner les victimes et leurs familles. Vous avez fait face. Vous avez assumé. Vous soignez et soutenez encore aujourd'hui les victimes et leurs familles. Soyez-en à jamais remerciés.
Je souhaite encore relever l'impressionnante solidarité intercantonale et internationale dont a pu bénéficier ma région. Qu'il s'agisse des ambulances, des hélicoptères ou de la prise en charge dans les hôpitaux, toutes et tous se sont spontanément mis à disposition. Cela démontre le caractère exceptionnel de ce drame et la nécessité d'un engagement tout aussi exceptionnel de la part de la Confédération. Nous devons tout mettre en oeuvre pour que les victimes puissent obtenir l'indemnisation à laquelle elles et ils ont droit.
L'accès aux assurances sociales et aux indemnités liées à la réparation du dommage prend en général plus qu'une décennie. Vu le nombre de victimes, cela pourrait prendre plusieurs décennies. La table ronde permettra de trouver des solutions négociées plus rapidement. C'est d'une importance primordiale. Cet après-midi, nous ne votons pas sur un soutien à la commune de Crans-Montana ni au canton du Valais. Nous ne leur offrons pas non plus un blanc-seing. Les autorités assumeront leurs éventuelles responsabilités devant la justice. Aujourd'hui, il est uniquement question d'apporter un soutien financier urgent et clairement nécessaire aux victimes et à leurs familles. La contribution de solidarité qu'apporte aujourd'hui la Confédération, cumulée à celle du canton du Valais, et la mise en place de cette table ronde représentent un signal important et un message indispensable aux victimes et à leurs familles : vous n'êtes pas seuls.
Au nom du groupe socialiste, je vous prie de soutenir le projet tel qu'il a été travaillé par les majorités de la Commission des affaires juridiques et de la Commission des finances, et à suivre la minorité Wettstein.
Prelicz-Huber Katharina · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion
Geschätzter Kollege, ich möchte Ihnen noch die Chance geben, mir eine Frage zu beantworten. Wir haben von den Vorrednerinnen gehört und auch von Ihnen: "Vous n'êtes pas seuls!" Das finde ich wunderbar, auch die Solidarität finde ich wunderbar. Nur: Es gibt einen Minderheitsantrag Arslan, der garantieren würde, dass für alle Opfer auch zukünftig diese Solidarität da wäre. Sind Sie da dabei? Und falls nein, warum nicht?
Amoos Emmanuel · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion
J'étais uniquement dans la Commission des finances. Je n'ai pas assisté au débat de la Commission des affaires juridiques. Je n'ai donc pas forcément connaissance de l'intégralité des discussions qu'il y a eu dans la Commission des affaires juridiques. Comme l'a dit un de mes préopinants, M. le conseiller national et président du Centre Bregy, la proposition est intéressante, mais à mon avis, on doit mener des discussions pour intégrer le sens de cette proposition sur le plan de la loi sur l'aide aux victimes (LAVI), et non pas ici, dans cette loi urgente.
Weber Céline · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Grünliberale Fraktion
Ce qui devait être une fête est devenu un enfer, et ce qui devait être plein de légèreté est devenu un poids sans nul autre pareil pour les victimes et leurs familles. Tant de questions qui resteront à jamais sans réponse, rendant le quotidien de trop nombreuses familles tout simplement insupportable. Ce drame nous rappelle brutalement à quel point le destin peut se montrer brutal, et on ne saurait entamer ce débat sans une pensée pour les familles endeuillées, auxquelles le groupe vert'libéral adresse ses plus sincères condoléances. Il adresse ses pensées aux parents, frères et soeurs qui sont au chevet des leurs, parfois même loin de la maison, à l'étranger.
Ce drame ne doit cependant pas non plus nous faire oublier que ce qui est vrai pour cette nuit de la Saint-Sylvestre au Constellation à Crans-Montana est vrai aussi pour de nombreuses autres victimes de drames, moins impressionnants, moins médiatisés, mais pas pour autant plus supportables pour ceux qui en sont victimes. Ceci est également vrai pour les nombreuses équipes d'intervention qui sont intervenues lors de cette catastrophe de Crans-Montana, des équipes qui ont vécu des scènes traumatisantes qu'elles ne pourront jamais oublier. Toute notre gratitude et nos pensées vont également à ces personnes. Pour chaque drame se pose alors la même question : qui peut aider, qui doit aider, et surtout, comment ?
Un petit retour en arrière nous montre que le drapeau suisse avait déjà été mis en berne, par exemple, après le massacre de touristes à Louxor en 1997 ou après la catastrophe aérienne du vol SR 111 en 1998, pour ne mentionner que deux exemples. Dans les deux cas, la Confédération avait déjà apporté une aide sous forme de soutien psychologique aux proches des victimes, une aide sous forme d'action diplomatique ou de coordination de cellules de crise, par exemple. Dans le cas de Louxor, certaines familles avaient également touché une aide financière, mais pas toutes. Dans ces deux cas cependant, il convient de préciser que les entreprises elles-mêmes, c'est-à-dire les voyagistes dans le cas de Louxor, ou Swissair dans le cadre du vol SR 111, avaient aussi largement mis la main au porte-monnaie. Ainsi, j'aimerais préciser ici que le fait que la Confédération vienne en aide n'est pas nouveau et n'est pas propre au drame de Crans-Montana. En revanche, une aide financière directe de 50 000 francs par victime sous forme de contribution de solidarité va au-delà de ce qui a été fait jusqu'ici.
Alors pourquoi cette aide ? Premièrement, dans le contexte de Crans-Montana, le risque d'une absence de couverture totale est particulièrement marqué compte tenu de l'ampleur des dommages, du nombre de lésés, de la complexité du traitement des victimes de brûlures et de l'atteinte à long terme portée à leur avenir économique. Deuxièmement, le caractère international de la prise en charge pèse aussi lourdement, et ce, dès le jour de la catastrophe, sur le porte-monnaie de nombreuses familles. Plusieurs victimes suisses sont toujours hospitalisées à l'étranger, ce qui demande une organisation importante voire des congés professionnels prolongés pour les parents, raison pour laquelle l'aide doit arriver rapidement et de façon non bureaucratique. Troisièmement, n'oublions pas que nous avons bénéficié spontanément du soutien du réseau européen d'aide en cas de catastrophe, alors même que la Suisse ne contribue pas financièrement à ce réseau et que pour le moment aucune facture n'a été soumise à la Suisse de la part de l'Europe. Comment pourrions-nous dès lors justifier le fait que nous voulons bien profiter de l'aide internationale, mais que nous-mêmes refusons d'apporter notre solidarité ?
Ceci dit, cette aide ne peut pas venir sans condition. Il est évident que si des coupables peuvent être désignés et si ces derniers sont en mesure de dédommager les victimes, alors la Confédération doit pouvoir également récupérer tout ou partie de l'argent auprès de ces coupables. En outre, les critères qui doivent être remplis pour que les victimes perçoivent les aides doivent être spécifiés, mais ces critères doivent rester simples. Certes, plus les critères sont simples, plus il y a un risque d'inégalité de traitement, voire d'injustice. Mais le fait d'avoir des critères simples pour l'octroi de l'aide est le prix à payer pour une aide simple, rapide, non bureaucratique et facile à mettre en place, tout en ayant un certain contrôle, puisque l'État du Valais devra rendre un rapport. S'agissant de la table ronde : elle est essentielle et doit être mise en place le plus vite possible. Ceci dit, les modalités de son financement peuvent faire l'objet d'une réflexion, sans précipitation. Enfin, nous soutiendrons l'aide rapide pour les cantons.
Ainsi, le groupe vert'libéral suivra partout la majorité et vous invite à en faire autant. Il nous semble également utile que des leçons puissent être tirées du drame. Il conviendra ainsi de voir si et dans quelle mesure nos lois d'aide en cas de catastrophe nécessitent des adaptations. Ainsi, le fait que nous rejetions la proposition de la minorité Arslan aujourd'hui est lié au fait que nous ne jugeons pas pertinent de revoir la LAVI dans le cadre de cette loi urgente, et non au fait que nous refuserions toute entrée en matière.
Flach Beat · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Grünliberale Fraktion
Unsere Gedanken sind bei den Opfern, den Angehörigen, den Freundinnen und Freunden der Opfer von Crans-Montana. Für sie wird kein Silvester der Zukunft gleich sein wie der vergangene. An jedem weiteren Neujahrsfest werden sie sich bitterlich daran erinnern müssen, dass sie Freunde, Freundinnen, Kinder verloren haben oder selber schwer verletzt aus dieser Nacht herausgegangen sind. Für sie, die Opfer und ihre Angehörigen, machen wir dieses Gesetz hier.
Ich danke dem Bundesrat dafür, dass er in die Bresche gesprungen ist und sehr schnell erkannt hat, was für eine Grössenordnung diese Katastrophe hat - für die Schweiz, aber auch international und eben genau auch für die Opfer. Ein ganz grosser Dank gehört aber auch den Feuerwehrkräften, den Einsatzkräften vor Ort, den Spitälern und den Pflegenden ausgesprochen sowie dem Bund, der ebenfalls sehr rasch reagiert hat, und der EU-Katastrophenhilfe, die von sich aus die schwere Tragweite erkannt und entsprechende Hilfe angeboten hat und schon in der Nacht geschaut hat, wo allenfalls Plätze für die Intensivpflege dieser Brandopfer zur Verfügung gestellt werden können, denn solche Plätze sind in Europa rar. Wie in anderen Fällen war hier die Zusammenarbeit das A und O, um den Opfern schnell helfen zu können.
Ich bitte Sie namens der Grünliberalen Fraktion, auf diese Vorlage einzutreten und überall der Mehrheit Ihrer Kommission zu folgen, die in einigen Punkten noch Präzisierungen gegenüber dem Ständerat vorgenommen hat, aber grosso modo dem Ständerat folgt.
Die Aufarbeitung dieser Katastrophe hinsichtlich der Verantwortlichkeiten, hinsichtlich der Strafwürdigkeit kommt später. Jetzt geht es darum, den Opfern rasch, solidarisch, unbürokratisch beizustehen, ihren Familien entsprechend beizustehen und dafür zu sorgen, dass das Leid ein wenig gelindert wird. Dabei geht es vor allen Dingen um diesen Solidaritätsbeitrag, der keine Schadenersatzforderung und keine Genugtuung ist, sondern ein Solidaritätsbeitrag in der Grössenordnung von 50 000 Franken. Ihre Kommission hat auch klar und deutlich gesagt, dass es im Grundsatz um Menschen, die tot oder schwer verletzt sind und die insbesondere eine Nacht auf der Intensivstation verbringen mussten, und ihre Angehörigen geht. Es geht auch nicht darum, jetzt zu zählen, wie viele das denn wirklich sind. Wir haben hier einen Kredit zu sprechen, und dessen Grössenordnung wird reichen, auch nach den Aussagen, die wir zuletzt noch vom Kanton Wallis gehört haben.
Wir sollten hier nicht Klein-Klein machen, und wir sollten vor allen Dingen nicht anfangen, zu diskutieren, ob denn diese Opfer und Opferfamilien tatsächlich hilfsbedürftig sind und finanziell darauf angewiesen sind. Denn damit würden wir schlicht und ergreifend bewirken, dass es zu einem Verwaltungsakt wird. Wir würden dann anfangen, was weiss ich, internationale Steuererklärungen zu prüfen und abzuwägen, wer denn nun tatsächlich Geld von uns bekommen soll und wer nicht. Es geht um die Solidarität gegenüber den Opfern.
Ich bitte Sie auch, mit dem runden Tisch weiterzufahren, so wie wir das gedacht haben. Der runde Tisch ist ein wichtiges Instrument, um in diesen Verfahren, die Jahre dauern werden, allenfalls bereits Teilentschädigungen verhandeln zu können zwischen diesen vielen Opfern, den Versicherungen, den Tätern - ich nenne sie Täter; die Verschuldenshaftung wird dann dort geklärt werden, aber das wird lange dauern. Am runden Tisch kann man sich vielleicht finden, und das ist auch Opferhilfe, wenn man versucht, in diesen Fällen möglichst rasch Einigungen zu finden, und das nicht quasi nur den Gerichten überlässt. Es funktioniert, wenn wir diesen Teil herausnehmen und in einem ordentlichen Gesetzgebungsprozess anschauen; das System stürzt wegen dieses Vorgehens nicht ab.
Die Grünliberale Fraktion ist auch bereit, in der Grössenordnung von 20 Millionen Franken, wie es der Bundesrat vorschlägt, subsidiär zu unterstützen, um Einigungen zu erzielen. Für uns ist es einfach auch sehr wichtig, dass wir in dieser Frage die Symmetrie der Verantwortlichkeit nicht ausser Acht lassen und dass sich der zuständige Kanton dann ebenfalls entsprechend committen kann, an diesem runden Tisch eine Rolle zu spielen und den Opfern zu helfen. So können wir am besten vorgehen, und ich bitte Sie, dort auch der Mehrheit zu folgen.
Vielleicht zuletzt noch zur Minderheit Arslan, die hier auch gleich noch das Opferhilfegesetz anpassen möchte: Die Idee kann man prüfen, aber im Rahmen des Opferhilfegesetzes. Ich warne davor, jetzt schon irgendwie fixe Beträge oder etwas Ähnliches ins Gesetz aufzunehmen. Da werden wir Grünliberalen nicht Hand bieten. Eine Ausnahmegesetzgebung aufgrund eines Notfalls mit einem Solidaritätsmechanismus muss immer eine Ausnahme bleiben. Wenn uns eine solche Situation erschreckt und schockiert, wie es hier gegeben ist, ist es auch gegeben, solidarisch zu sein. Aber wir brauchen das nicht schon vorgängig für die nächsten Fälle in ein Gesetz zu packen. Ich hoffe, sie kommen nicht mehr vor. Crans-Montana wäre zu verhindern gewesen.
Schneider Meret · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion
Wann immer ich an den furchtbaren Brand und die Katastrophe in Crans-Montana denke, an die Schicksale dieser Menschen und ihrer Angehörigen, wird mir ein bisschen flau, und ich kann mein Mitgefühl für die Betroffenen nicht in Worte fassen. Ich denke, vielen in diesem Saal geht es so, und genau in diesem Empfinden sollten wir nun handeln.
Der Bundesrat will die Opfer und ihre Angehörigen mit einem Solidaritätsbeitrag unterstützen; das Wort "Solidaritätsbeitrag" soll im Folgenden noch von Bedeutung sein. Für jede verstorbene oder schwer verletzte Person wird ein Pauschalbetrag von 50 000 Franken ausgerichtet. Dies ist eine ausserordentliche Massnahme, aber - und das wurde in diesem Saal jetzt wirklich schon mehrfach gesagt - ausserordentliche Situationen erfordern ausserordentliche Massnahmen.
Die Brandkatastrophe von Crans-Montana ist nämlich kein Unglück wie viele andere. In der jüngeren Geschichte der Schweiz gab es kaum ein Ereignis mit so vielen Opfern. 41 Menschen sind ums Leben gekommen, 115 Menschen wurden schwer verletzt, viele Opfer mussten in ausländischen Spitälern versorgt werden, weil die Kapazität nicht ausreichte.
Per Stand vom 4. März sind immer noch 45 Patientinnen und Patienten in Spitälern oder in Rehakliniken im In- und Ausland. Die Behandlung ist langwierig, sie ist medizinisch anspruchsvoll, und sie ist teuer. Für die Betroffenen und ihre Angehörigen bedeutet das eine grosse körperliche, psychische und eben auch finanzielle Belastung, insbesondere für Eltern, die beispielsweise im Ausland übernachten mussten, um in der Nähe ihrer Kinder zu sein.
Der Bundesrat stützt seinen Entscheid für den Solidaritätsbeitrag auf eine Analyse der bestehenden Hilfsangebote und kommt zum Schluss, dass dieser angebracht ist. Ich bitte Sie, diesem zuzustimmen, und ich hätte ganz persönlich grosse Mühe damit, wenn unser Parlament, das ich sehr schätze, diesen Solidaritätsbeitrag verweigern würde.
Es gibt eine Minderheit Bühler, die auf das Gesetz nicht eintreten möchte, und eine Minderheit I (Graber), die einen Beitrag in der Höhe der tatsächlichen finanziellen Bedürftigkeit auszahlen möchte: Wie stellen Sie sich das bitte vor? Sollen die Opfer und ihre Angehörigen ihre Steuererklärungen und Belege der Übernachtungen in der spitalnahen Unterkunft einreichen müssen? Die Abrechnungen der Spitäler, die Erwerbsausfälle infolge der grossen psychischen Belastungen? Ist die unverletzte Mutter einer verstorbenen Jugendlichen von einem solchen Solidaritätsbeitrag ausgenommen, da sie keine direkten finanziellen Kosten zu tragen hatte? Steigt der Anspruch auf Unterstützung mit der Schwere der direkten körperlichen Verletzung? So zu denken und zu urteilen, ist in meinen Augen zynisch und entbehrt jeder Empathie. Wer so an eine menschliche Katastrophe herantritt und Schicksale gegeneinander verrechnet, hat das Prinzip der Solidarität nicht verstanden.
Ich bitte Sie daher dringend im Namen der Menschlichkeit und des Mitgefühls angesichts der grausamen Schicksale aller Betroffenen, dem Solidaritätsbeitrag, wie er vom Bundesrat vorgeschlagen wurde, und der Errichtung eines runden Tisches für eine aussergerichtliche Lösungssuche zuzustimmen und die Anträge der Minderheiten, die diesen ablehnen oder einschränken wollen, abzulehnen. Zudem bitte ich Sie, dem Minderheitsantrag Arslan für die Verbesserung des Opferhilfegesetzes zuzustimmen. Ich denke, das ist das Mindeste, was wir hier für die Opfer und ihre Angehörigen tun können.
Steinemann Barbara · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Was hier auf dem Tisch liegt, ist unseres Erachtens unter dem Eindruck der internationalen Dimension eines Einzelereignisses etwas gar rasch zusammengeschustert worden und soll nun im Schnellverfahren seine Wirkungen entfalten - für ein Schicksal, das grundsätzlich jeden Menschen treffen kann, nämlich dass er Opfer einer Straftat wird, so wie das den mehr als hundert jungen Menschen am Neujahrstag in Crans-Montana passiert ist. Alle anderen Menschen, die auf Schweizer Territorium Opfer werden, werden vom Bund nicht bedacht. Was sollen wir all den anderen Betroffenen von Straftaten, was sollen wir den Eltern von Kindern, die im Strassenverkehr ums Leben kommen, geben? Was sollen diese denken? Sie seien weniger wert, bloss weil es sich bei ihrem Schicksal um ein Einzelereignis handelt? Etwas, das nur einmal in der Zeitung erschienen ist, ist dem Bund kein Geld wert, keine Sonderlösung.
Die Gleichbehandlung ist eine wichtige Maxime im Rechtsstaat. Deshalb ist es ganz grundsätzlich heikel, eine Lex Crans-Montana zu schaffen. Opfer von weniger spektakulären, aber für die Betroffenen nicht minder schlimmen Katastrophen dürften sich angesichts der Art, wie der Staat sie links liegen lässt, in Zukunft die Augen reiben. Für Opfer und Angehörige sind die individuellen Schicksale schliesslich gleichermassen tragisch, unabhängig davon, ob es sich um ein Grossereignis oder einen Einzelfall handelt.
Der Botschaft des Bundesrates zufolge kann der Solidaritätsbeitrag auch "zur Überbrückung akuter finanzieller Engpässe beitragen" (BBl 2026 511). Wenn der Bund finanzielle Notlagen vermeiden will, dann soll er die Bedürftigkeit der Betroffenen mitberücksichtigen. Die Bar war bekannt als Treffpunkt gehobener Kreise, und allein die Beträge für Eintritt, Reservationen und Konsumationen gerade an Feiertagen übersteigen verhältnismässig auch diejenigen luxuriöser Gastronomiebetriebe in der Schweiz. Oder anders ausgedrückt: Mit den 50 000 Franken bedenken wir Leute, die es nicht alle nötig haben dürften, einfach, um ein Zeichen in die Welt zu setzen. Hilfe ja, aber nicht mit pauschalen Solidaritätsbeiträgen für ausgewählte Opfer nach dem Giesskannenprinzip. Auch in dieser Hinsicht möchten wir keinen Präzedenzfall schaffen. Aus diesem Grund folgen wir dem Antrag der Minderheit I (Graber) im vollen Bewusstsein, dass allenfalls ein höherer Finanzbedarf entstehen könnte als einfach die x-mal 50 000 Franken, die jetzt vorgesehen sind.
Nicht nur der Solidaritätsbeitrag wirft ganz grundlegende Fragen der Rechtsgleichheit auf. Ein runder Tisch mit dem Bund als Vermittler kann grundsätzlich durchaus sinnvoll sein. Aber will der Bund eine Mediation durchführen, kann er dies auch ohne gesetzliche Grundlage machen. Wer früh Geld zusichert, verändert die Ausgangslage, indem Druck und Verantwortung von jenen genommen wird, die zuerst zahlen müssten. Läuft es mehr oder weniger darauf hinaus, dass einfach die Forderungen der Betroffenen erfüllt werden, um langwierige Prozesse zu vermeiden, dürfen sich die Versicherungen zurücklehnen. Wir wissen alle, dass es nicht bei diesem 20-Millionen-Einsatzgeld für aussergerichtliche Vergleiche bleiben wird. Wenn hier heute schon eine dreistellige Millionensumme als ungedeckte Forderung in den Raum geworfen wird, dann dürfte der Bund später mit Nachtragskrediten kommen. Wenn wir hier die 20 Millionen durchgewinkt haben, müssen wir dann auch zum ganz grossen Betrag Ja sagen.
Bundesbern trägt in diesem Drama keine Schuld und hat keine rechtliche Verbindung zu dieser Tragödie. Hilfe ist zweifellos notwendig, aber zuerst müssen sich die Verantwortlichen im Wallis bewegen. Sich nicht dreinreden lassen, aber gerne Geld entgegennehmen, das die Eidgenossenschaft bereitwillig hinstreckt: Da macht die SVP-Fraktion nicht mit. Vom Barbetreiber-Ehepaar über die Gemeinde als Kontrollinstanz bis zum Kanton als Aufsichtsbehörde: In dieser Kette versagte mehr als ein Glied.
Der Kanton Wallis verfügt über ein Budget von 4,7 Milliarden Franken. Er erhält aktuell 862 Millionen aus dem Finanzausgleich und erwartet zusätzlich Geld von der Nationalbank. Im Gegensatz zu den meisten anderen Kantonen verzichtet er auf eine obligatorische Gebäudeversicherung mit systematischen Brandschutzkontrollen. Warum soll der Bund in Vorleistung gehen, bevor das Wallis seinen Beitrag definiert? In Blatten war es ein Bergsturz, eine fatale Laune der Natur - entsprechend helfen alle. Doch in Crans-Montana war es keine Naturkatastrophe. Hier stehen mögliches menschliches Versagen und Behördenversagen im Vordergrund. Solidarität mit dem Geld des Bundessteuerzahlers darf nicht zur Ersatzhaftung werden. Das Schlimmste für die Opfer ist, wenn sie merken, dass sich die Verantwortlichen aus der Rechenschaft ziehen können, und dem leisten wir unseres Erachtens hiermit Vorschub.
Mit der Ankündigung dieser Sonderlösung für ein spezielles Ereignis hat uns der Bundesrat vor vollendete Tatsachen gestellt. Das sollten wir uns als Parlament mit Gesetzgebungs- und Finanzhoheit nicht gefallen lassen. Ein wichtiges Prinzip in der Demokratie ist, dass der Gesetzgeber frei in seiner Entscheidfindung ist. Unsere Regierung möchte - angesichts des massiven medialen Drucks kann ich das nachvollziehen - gut dastehen und stellt mit internationaler Aussenwirkung Geld in Aussicht. Und wir hier drin sollten dann noch frei in der Entscheidfindung sein? Kaum jemand dürfte sich noch getrauen, Nein zu sagen. Auch dieses nötigende Vorgehen lehnt die SVP-Fraktion ab.
Bereits beflügeln die Katastrophe von Crans-Montana und die drohenden Defizite der Betroffenen die Fantasie linker Umverteilungspolitiker, die nun Mängel im bestehenden Opferhilfegesetz orten, um den Geldbeutel der Steuerzahler zu öffnen. Mit diesem Gesetz hier zeichnen wir den Weg für eine Bundesopferhilfe mit dem absehbaren Ergebnis, dass dann immer der Bundessteuerzahler zahlen soll, wenn in der Zukunft eine Unterdeckung von Versicherungen droht oder wenn ein Grossereignis mit zahlreichen Personenschäden stattfindet. Aus diesem Grund lehnt die SVP-Fraktion den Minderheitsantrag Arslan ab.
Schliesslich noch zum letzten Teil der Vorlage 26.022: Die SVP-Fraktion ist mit dem Teil einverstanden, wonach der Bund dieses Jahr 5,5 Millionen Franken und 3 Millionen Franken im Jahr 2027 an die Kantone im Rahmen der Bestimmung in Artikel 32 des Opferhilfegesetzes auszahlen soll. Es ist schliesslich der Bund, der eine Aufgabe an die Kantone delegiert, dann darf er sich bei ausserordentlichen und hohen Belastungen, wie es das Gesetz vorsieht, auch tatsächlich an den Folgekosten der Kantone beteiligen.
Ich fasse das Formelle kurz zusammen: Wir unterstützen mehrheitlich den Nichteintretensantrag der Minderheit Bühler und in der Detailberatung die Minderheiten I (Graber) und II (Nantermod).
Jans Beat · BR-M · Bundesrat · Basel-Stadt
Die furchtbare Brandkatastrophe von Crans-Montana ist eine Tragödie von aussergewöhnlicher Dimension. Wie die Erfahrung zeigt, ist bei solchen Ereignissen der Zeitfaktor äusserst wichtig. Deshalb müssen wir jetzt für die Opfer und ihre Familien da sein. Wollen wir ein Zeichen der Solidarität setzen, so muss dies schnell und entschlossen geschehen. Deswegen hat der Bundesrat unverzüglich reagiert und schlägt Ihnen ein dringliches Bundesgesetz zur Unterstützung der Opfer der Brandkatastrophe von Crans-Montana vor. An dieser Stelle möchte ich mich bei Ihrem Rat bedanken. Sie haben das Dossier im Dringlichkeitsverfahren trotz grosser Belastung rasch an die Hand genommen und damit Ihre Flexibilität und Ihre Handlungsbereitschaft bewiesen.
Weshalb will der Bundesrat den Opfern der Brandkatastrophe und ihren Angehörigen Hilfe zukommen lassen? Klar ist, die Brandkatastrophe von Crans-Montana ist kein Unglück wie jedes andere. In der neueren Geschichte der Schweiz gab es kaum ein Ereignis mit so vielen Opfern. 41 Menschen sind ums Leben gekommen, 115 wurden schwer verletzt. Die meisten Betroffenen sind jung; sie kommen aus dem In- und aus dem Ausland. Viele Opfer mussten in ausländischen Spitälern versorgt werden, weil die Kapazität in Schweizer Spitälern nicht zu genügen vermochte. Und noch immer sind 45 Patientinnen und Patienten in Spitälern und Kliniken im In- und Ausland. Die Behandlung dieser Menschen ist langwierig. Sie ist medizinisch sehr anspruchsvoll und teuer. Für die Betroffenen und ihre Angehörigen bedeutet das eine extreme körperliche und psychische, aber eben auch eine grosse finanzielle Belastung.
Der Bundesrat stützt seinen Entwurf auf eine Analyse der bestehenden Hilfsangebote. Das war ganz zentral. Ich möchte hier dem Bundesamt für Justiz für diese saubere Analyse danken. Diese Analyse zeigt, dass unser System der Sozialversicherungen, der Opferhilfe und der Haftpflichtversicherungen zwar funktioniert, es aber primär auf Einzelfälle ausgerichtet ist. Bei einem Ereignis wie in Crans-Montana mit sehr vielen Geschädigten aus dem In- und aus dem Ausland stösst es klar an seine Grenzen. Wer wird für die immensen Schäden haften? Dieser Entscheid liegt letztlich bei den zuständigen Gerichten. Schon heute zeichnet sich aber ab, dass die Vermögen der beschuldigten Personen und die Deckungssummen der Versicherungen kaum ausreichen dürften, um den gesamten Schaden zu decken.
Damit verbunden ist eine erhebliche Belastung der Justiz. Zahlreiche Schadenersatzprozesse werden die Zivilgerichte über viele Jahre beschäftigen. Das hat direkte Folgen für die Betroffenen und ihre Familien. Zeitraubende Gerichtsverfahren mit ungewissem Ausgang bedeuten erfahrungsgemäss eine Belastung, die wir nicht unterschätzen sollten, auch eine Belastung für den Bundeshaushalt.
Aus all diesen Gründen ist der Bundesrat zum Schluss gekommen, dass die Opfer der Brandkatastrophe von Crans-Montana unsere Unterstützung, unsere Solidarität brauchen. Gerne stelle ich Ihnen die Vorlage des Bundesrates kurz vor. Wir haben drei aufeinander abgestimmte Massnahmen vorgesehen: erstens einen einmaligen Solidaritätsbeitrag, zweitens die Errichtung eines runden Tisches und drittens eine finanzielle Unterstützung der Kantone.
Zum Solidaritätsbeitrag von 50 000 Franken pro Opfer: Dieser soll kurzfristig finanzielle Engpässe abfedern und rasche Entlastung ermöglichen. Der eidgenössische Beitrag ist Teil einer abgestimmten Unterstützung mit dem Kanton Wallis. Über den Solidaritätsbeitrag des Bundes besteht in den vorberatenden Kommissionen überwiegende Einigkeit. Damit setzen sie ein wichtiges Signal, was der Bundesrat sehr begrüsst. Auf den Antrag Ihrer Kommission für Rechtsfragen zur Konkretisierung des Empfängerkreises komme ich gerne zurück.
Zur zweiten Massnahme, zu dem runden Tisch: Er soll als zentrales Vermittlungsgefäss fungieren. Am runden Tisch sollen insbesondere auch auf freiwilliger Basis aussergerichtliche Vergleichslösungen gesucht werden.
Der Bundesrat ist dankbar, dass die Einberufung des runden Tisches durch den Bund in den vorberatenden Kommissionen breite Unterstützung gefunden hat. Eine Verhandlungslösung ist aus unserer Sicht von zentraler Bedeutung. Sie entlastet die Gerichte, sie entlastet die Opfer, und sie bringt rasch Rechtssicherheit statt jahrelanger Verfahren. Damit eine solche Lösung zustande kommt, braucht es nach Ansicht des Bundesrates einen klaren Anreiz, und genau dazu dient die subsidiäre Beteiligung des Bundes gemäss Entwurf des Bundesrates von maximal 20 Millionen Franken. Sie soll den Grundstein für eine Einigung legen, damit Vergleichsgespräche aufgenommen und ernsthaft geführt werden können.
Ihre Kommission für Rechtsfragen ist der Auffassung, dieser Teil müsse nicht zwingend im dringlichen Verfahren geregelt werden. Sie schliesst sich damit dem Beschluss des Ständerates an. Diese Überlegung ist nachvollziehbar. Tatsächlich ist die Beteiligung an möglichen Vergleichslösungen weniger zeitkritisch als der Solidaritätsbeitrag. Wenn wir uns hier mehr Zeit nehmen, behindert das die Aufnahme des runden Tisches nicht. Der Bundesrat opponiert deshalb nicht gegen die Aufteilung der Vorlage. Wichtig ist für uns aber, dass die Debatte zu diesem Element zeitnah erfolgt.
Die dritte Massnahme betrifft die Abgeltung der Kantone für die ausserordentlichen Kosten im Zusammenhang mit der Opferhilfe. Die Kantone Wallis, Waadt und Tessin haben den Bund formell um eine solche Unterstützung ersucht. Nach heutigen Schätzungen rechnen die Kantone für das Jahr 2026 mit Mehrkosten von 11 Millionen und für das Jahr 2027 mit Mehrkosten von 6 Millionen Franken. Eingerechnet sind dabei die Soforthilfe und die längerfristigen Hilfeleistungen nach Opferhilfegesetz sowie die zusätzlichen Personalkosten für die zuständigen kantonalen Behörden. Der Bund soll sich gemäss Entwurf des Bundesrates mit der Hälfte und gemäss Beschluss Ihrer Finanzkommission mit maximal einem Drittel an den ausgewiesenen Mehrkosten beteiligen. Für die künftigen Entschädigungs- und Genugtuungsleistungen des Kantons Wallis ist zum jetzigen Zeitpunkt keine Bundesbeteiligung vorgesehen. Auf diesen Punkt werde ich noch einmal zurückkommen. Die Abgeltung der Kantone für ausserordentliche Aufwendungen im Bereich der Opferhilfe ist im Opferhilfegesetz in Artikel 32 vorgesehen. Die Finanzierung der Abgeltung ist im dazugehörigen Bundesbeschluss geregelt, also in Entwurf 2.
Die Brandkatastrophe von Crans-Montana hat unser Land tief erschüttert. Sie hat Familien auseinandergerissen, junge Menschen aus dem Leben gerissen und viele Betroffene mit schweren körperlichen und seelischen Folgen zurückgelassen. In solchen Momenten müssen wir zusammenstehen.
Die Minderheit Bühler beantragt, auf den Entwurf nicht einzutreten. Das wäre aus Sicht des Bundesrates ein falsches, ein fatales Signal. Es ist wichtig, dass der Bund sich solidarisch zeigt, gerade auch, nachdem wir in vielerlei Hinsicht Solidarität erfahren durften: von den Ersthelfern vor Ort, den Rettungskräften, dem Spitalpersonal und nicht zuletzt vom Ausland, das, ohne zu zögern, sehr viele verletzte Personen zur Behandlung aufgenommen hat und damit Menschenleben gerettet hat. All jenen sei an dieser Stelle der Dank des Bundesrates ausgesprochen.
Es dürfte allen klar sein, dass die beantragten Massnahmen das immense Leid der Betroffenen und ihrer Angehörigen nicht ungeschehen machen können. Sie sollen aber dazu beitragen, bereits die aktuellen finanziellen Aufwendungen der Opfer und ihrer Angehörigen abzufedern und geordnete Lösungen zu ermöglichen. Lassen Sie mich auch noch klarstellen: Wir machen das nicht auf Druck von aussen. Italien übt auf allen möglichen Kanälen Druck aus, das ist offensichtlich, und es ist störend. Das darf uns aber nicht davon abhalten, das Richtige zu tun. Der Bundesrat handelt hier, weil er mit den Opfern dieser furchtbaren Tragödie solidarisch sein will und nicht weil er anderen Staaten gefallen will. Die Vorlage des Bundesrates verfolgt ein klares Ziel: rasch helfen, Verantwortung respektieren und tragfähige Lösungen ermöglichen.
Ich beantrage Ihnen deshalb im Namen des Bundesrates, auf den Entwurf 1 dieser Vorlage gemäss Antrag der Mehrheit Ihrer Kommission für Rechtsfragen einzutreten und den Minderheitsantrag Bühler abzulehnen.
Ihre Kommission für Rechtsfragen hat am Erlassentwurf verschiedene Änderungen vorgenommen. Auf einzelne Punkte möchte ich noch eingehen und mich dabei auch zu den Minderheitsanträgen äussern.
Die Mehrheit Ihrer Kommission für Rechtsfragen hat den Empfängerkreis des Solidaritätsbeitrags gemäss Artikel 1 Absatz 2 des Gesetzes konkretisiert. Demnach sollen insbesondere Personen, welche mindestens eine Nacht im Spital verbringen mussten, den Solidaritätsbeitrag erhalten. Mit dieser Begrifflichkeit wird verdeutlicht, welche Personen als schwer verletzt im Sinne dieses Gesetzes gelten. Die Wendung "mindestens eine Nacht im Spital" nimmt die Definition des Krankenversicherungsgesetzes für eine stationäre Spitalbehandlung auf. Mit dem Zusatz "insbesondere" soll ermöglicht werden, dass auch Ausnahmefälle berücksichtigt werden können. Dies war den vorberatenden Kommissionen in beiden Räten ein Anliegen. Für den Bundesrat ist zentral, dass die Zahl der Unterstützungsberechtigten gemäss unserem heutigen Kenntnisstand damit nicht oder nur marginal ausgeweitet wird. Der Finanzierungsbeschluss zeigt, dass der Bundesgesetzgeber weiterhin mit einer Grössenordnung von 156 anspruchsberechtigten Opfern rechnet. Der Kreis der Empfängerinnen und Empfänger bleibt mit demjenigen des Staatsratsbeschlusses des Kantons Wallis vom 14. Januar 2026 zur Soforthilfe von 10 000 Franken gleich.
Vor diesem Hintergrund bekämpft der Bundesrat diese Präzisierung nicht. Der Beitrag des Bundes ergänzt die kantonale Unterstützung, und dafür stellt der Bund maximal 7,8 Millionen Franken bereit.
Eine Minderheit I (Graber) beantragt eine Abkehr vom Konzept des Solidaritätsbeitrags. Sie verlangt bei Artikel 1 Absatz 1, dass die Opfer nur im Fall der tatsächlichen finanziellen Bedürftigkeit Geld zugesprochen erhalten. Dies würde jedoch ein bürokratisches und langwieriges Verfahren voraussetzen. Der Bundesrat lehnt das klar ab. Wer ein Zeichen der Solidarität setzen will, muss dies rasch tun.
Dieselbe Minderheit beantragt zu Artikel 1 Absatz 2, dass anstelle einer Pauschale von 50 000 Franken ein individuell zu bestimmender Betrag in Höhe der tatsächlichen finanziellen Bedürftigkeit ausbezahlt wird. Das würde unabsehbar hohe Kosten verursachen, welche sogar die Ausgabenbremse aktivieren würden. Der Antrag der Minderheit I erscheint damit unverhältnismässig.
Die Minderheit II (Nantermod) beantragt, dass die Artikel 1 bis 3 sowie die Artikel 7a bis 7c gestrichen werden. Sie sollen im nicht dringlichen Verfahren zu einem späteren Zeitpunkt beraten werden. Die Folgen wären einschneidend. Der Solidaritätsbeitrag könnte erst in weiter Ferne nach Abschluss der ordentlichen Debatte und nach Ablauf der Referendumsfrist ausbezahlt werden. Die Folgen wären einschneidend. Die Betroffenen könnten frühestens in einem Jahr mit dieser Hilfe rechnen.
Der Bundesrat bittet Sie deshalb, diesem Antrag der Minderheit nicht zuzustimmen. Denn wie bereits gesagt: Die Betroffenen brauchen jetzt unsere Unterstützung.
Zusammengefasst bitte ich Sie, der Mehrheit Ihrer Kommission zu Artikel 1 zu folgen und die Anträge der Minderheit I und der Minderheit II abzulehnen.
Nun zu den Änderungsanträgen im Opferhilfegesetz: Eine Minderheit Arslan beantragt, dass Artikel 32 des Opferhilfegesetzes mit einem neuen Absatz 3 ergänzt wird. Damit soll eine dauerhafte Grundlage für die Auszahlung von Solidaritätsbeiträgen in zukünftigen ausserordentlichen Ereignissen geschaffen werden.
Für den Bundesrat ist es der falsche Zeitpunkt, um über eine solche generelle Erweiterung zu diskutieren. Zudem sollte die Frage nicht im Rahmen eines dringlichen Verfahrens behandelt werden. Vielmehr müssen wir dann da auch eine Vernehmlassung durchführen. Das hat langwierige Konsequenzen, auch für die Kantone. Sie müssten es ausbaden; deshalb müssen wir das mit ihnen zusammen anschauen.
Ich bitte Sie deshalb, die Minderheit Arslan in Artikel 32 Absatz 3 abzulehnen.
Zum Voranschlagskredit für den Solidaritätsbeitrag: Gemäss Artikel 1 des Bundesbeschlusses beantragt Ihnen die Minderheit Götte, den Betrag auf 6,3 Millionen Franken zu reduzieren. Dies würde bedeuten, dass der Solidaritätsbeitrag möglicherweise nicht an dieselben Personen ausbezahlt werden könnte wie die Soforthilfe des Kantons Wallis. Das würde zu einem erheblichen zusätzlichen Vollzugsaufwand des Bundes führen.
Der Bundesrat lehnt diesen Minderheitsantrag ab. Ich bitte Sie, dem Antrag der Mehrheit Ihrer Finanzkommission zu folgen.
Zum Voranschlagskredit für die Abgeltung der besonders hohen Aufwendungen der Kantone für die Opferhilfe: Gemäss Artikel 4 Absatz 2 des Bundesbeschlusses beantragt Ihnen die Minderheit Wettstein, dass der Bund die Hälfte der Kosten der Kantone übernimmt. Das hat der Bundesrat in seinem Entwurf auch so vorgesehen. Eine höhere Beteiligung des Bundes lässt sich rechtfertigen, insbesondere im Vergleich mit dem Fall Luxor aus dem Jahr 1997. Damals hat der Bundesrat einen Drittel der Kosten übernommen. Wo liegen die Unterschiede zu damals? Die Anzahl der Opfer ist sehr viel höher als damals. Die Brandverletzungen sind viel aufwendiger, und weil die vielen Opfer im Ausland behandelt werden mussten, entstehen für die Opfer auch höhere Auslagen. Deshalb hat der Bundesrat eine Kostenbeteiligung von 50 Prozent vorgesehen. Dies erscheint aus Sicht des Bundesrates weiterhin sinnvoll.
Wir beantragen daher, dem Antrag der Minderheit Wettstein zu folgen.
Ich komme endlich zum Schluss. Gesamthaft beantragt Ihnen der Bundesrat, den Anträgen Ihrer Kommission für Rechtsfragen sowie Ihrer Finanzkommission zu folgen und alle Minderheitsanträge - mit Ausnahme des Minderheitsantrags Wettstein - abzulehnen.
Weichelt Manuela · Mit-F · Nationalrat · Zug · Grüne Fraktion
Geschätzter Herr Bundesrat, besten Dank für Ihre Ausführungen. Mir macht die Rechtsgleichheit wirklich grosse Sorgen. Sie haben auch ausgeführt, warum der Minderheitsantrag Arslan nicht angenommen werden soll, es sei der falsche Zeitpunkt. Meine Frage ist folgende: Wie gross schätzen Sie die Chance ein, dass ein Anwalt eines Opfers einer anderen Straftat im Rahmen eines ausserordentlichen Ereignisses, sei dies durch einen Terroranschlag an einem Bahnhof, in einem Sportstadion, die Rechtsgleichheit geltend macht und das Gericht dies auch stützt, weil unsere Verfassung verletzt ist? Wie sehen Sie diese Chance?
Jans Beat · BR-M · Bundesrat · Basel-Stadt
Besten Dank für diese Frage, Frau Weichelt. Zuerst muss ich richtigstellen: Der Bundesrat hat gesagt, den Antrag Arslan würde er lieber nicht im Rahmen dieses Spezialgesetzes dringlich behandeln, weil er Konsequenzen hat, die weit über die Katastrophe von Crans-Montana hinausgehen.
Zu Ihrer Frage nach der Wahrscheinlichkeit, dass Anwälte im Zusammenhang mit einem anderen Unfall oder einer anderen Katastrophe Ansprüche geltend machen können: Das ist klar, es gibt keine Ansprüche. Das hier ist ein Spezialgesetz. Es definiert Ansprüche von Opfern, die von dieser Brandkatastrophe in Crans-Montana betroffen sind, und nicht von irgendwelchen anderen Katastrophen oder Unfällen. Es ist ein Spezialgesetz, das auch befristet ist und nur für die Opfer dieser Katastrophe gemacht wurde.
Götte Michael · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Im Zusammenhang mit meiner Minderheit haben Sie gesagt, geschätzter Herr Bundesrat, dass nicht alle Betroffenen gleich bedient werden können. Wir haben aber die 126 Personen, die gemäss Auskunft der Kommission für Rechtsfragen stationär gepflegt werden mussten. Warum können nicht alle entsprechend bevorzugt werden? 126 mal 50 000 Franken ergibt doch jene 6,3 Millionen Franken, die ich mit meiner Minderheit beantrage.
Jans Beat · BR-M · Bundesrat · Basel-Stadt
Ich habe es im Votum dargelegt. Was wir gemacht haben, auch mit diesem Gesetz, ist Folgendes: Wir haben gesagt, dieser Solidaritätsbeitrag von 50 000 Franken soll den Beitrag von 10 000 Franken des Kantons Wallis ergänzen. Und um nicht einen grossen Verwaltungsaufwand in der Bundesverwaltung kreieren zu müssen, haben wir gesagt, dass die Empfänger und Empfängerinnen dieselben Personen sein sollen, die der Kanton Wallis definiert, und bei dieser Idee bleiben wir. Der Kanton Wallis ist in der Verantwortung, zu definieren, welche Personen das sein sollen. Er hat eine Expertenkommission zusammengestellt, eine nicht politisch zusammengesetzte Expertenkommission, sondern eine Expertenkommission mit medizinischen und juristischen Fachleuten, und diese wird diese Fälle dann noch konkreter prüfen.
Wir haben jetzt aufgrund der Wünsche der Kommissionen für Rechtsfragen des Ständerates und des Nationalrates Anpassungen vorgenommen, um das noch ein bisschen klarer darstellen zu können. Es ist durchaus möglich, dass nachher weniger Personen betroffen sind. Das kann man zum jetzigen Zeitpunkt noch zu wenig genau sagen, deshalb macht es auch keinen Sinn, die Summe jetzt schon zu senken. Aber am Schluss ist es wichtig, und das wurde auch im Ständerat von den Mitgliedern der Finanzkommission deutlich gesagt, sich bewusst zu sein, dass so ein Nachtragskredit eine Ausgabenermächtigung ist.
Wir sind auch bestrebt, nicht mehr Geld auszugeben als nötig, und deshalb kann es durchaus sein, dass es dann am Schluss weniger wird und dass Sie am Schluss mit Ihrem Antrag auch noch recht bekommen; das ist nicht auszuschliessen. Aber es ist zu früh, um diese Summe jetzt zu senken.
Page Pierre-André · P-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Le président (Page Pierre-André, président): Les rapporteurs de la Commission des finances renoncent à prendre la parole.
Bally Maya · Mit-F · Nationalrat · Aargau · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Ich möchte nochmals ganz kurz auf ein paar Punkte eingehen, die in der Kommission und jetzt hier wieder sehr kontrovers diskutiert worden sind.
Alle in der Kommission und auch hier im Saal waren der Meinung, dass man keine Ungleichbehandlung akzeptieren dürfe. Die Einschätzung ist jedoch sehr unterschiedlich. Die Mehrheit Ihrer Kommission ist der Meinung, dass wir, wenn wir nichts tun, die Opfer ungleich behandeln. Ich erkläre nochmals warum: weil diese Brandkatastrophe immense Ausmasse hat, weil es extrem viele Opfer und wenige Haftende gibt und weil man davon ausgehen muss, dass die Finanzierung nicht ausreicht. Darum bitte ich Sie wirklich, der Mehrheit zu folgen und diesem Gesetz zuzustimmen.
Nicht erwähnt worden ist zu Beginn, weil es in der Kommission sehr unbestritten war, der Beschluss eines Regressrechts durch den Ständerat. Das hatten wir gar nicht mehr gross diskutiert, das haben wir einstimmig bewilligt - dies aus dem Grund, dass es nicht möglich sein soll, dass sich zum Beispiel die Versicherung oder sogar noch die, die wirklich haften, an den Steuerzahlenden der Schweiz schadlos halten können. Darum ist es auch so wichtig, dass wir die Möglichkeit auf Regress schaffen.
Dann noch etwas zur langfristigen Lösung des Minderheitsantrags: Der Minderheitsantrag wurde abgelehnt, nicht weil man der Meinung war, dass er völlig daneben ist, sondern weil man der Meinung war, dass wir das jetzt nicht in dieser Dringlichkeit und nicht in diesem Gesetz, in dieser Beratung behandeln können. Nach vierstündiger Beratung waren wir der Meinung, dass das etwas ist, was in Zukunft beraten werden muss. Da wir gleichlautende Anträge für Kommissionsmotionen vorliegen hatten, waren wir der Meinung, dass wir die Diskussion über allfällige Kommissionsmotionen und über eine zukünftige Regelung auf eine der nächsten Sitzungen verschieben. Auch wenn wir den Antrag der Minderheit Arslan heute ablehnen, heisst das nicht, dass wir uns an einer nächsten Kommissionssitzung nicht noch über die Zukunft beraten werden. Selbstverständlich weiss ich nicht, wie diese Beratung ausgehen wird, aber ich könnte mir nach diesen langen Diskussionen vorstellen, dass wir uns allenfalls auf eine Kommissionsmotion einigen können. Dies war mir noch wichtig zu sagen.
Ich bitte Sie wirklich, Ihrer Kommission zu folgen, einzutreten und überall der Mehrheit zu folgen.
Mahaim Raphaël · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion
J'aimerais, à ce stade de la discussion, revenir sur deux éléments qui ont été largement débattus aujourd'hui. Le premier c'est le rôle de la Confédération et cette fameuse question de l'égalité de traitement. Je rappelle encore une fois qu'il paraissait impensable que la Confédération, dans le cadre bien sûr de ses compétences, ne fasse pas preuve de la solidarité qu'elle a pu constater partout autour d'elle. L'exemple du réseau d'entraide européen en cas de catastrophe est un bon exemple. Aucune facture n'a encore été adressée à la Suisse pour ces services, et peut-être ne le sera jamais. Il serait tout de même malheureux, pour le dire poliment, que la Confédération, de son côté, ne fasse pas preuve de la solidarité requise. Évidemment, il en va de même pour toutes les forces d'intervention, police, pompiers, qui ont fait un travail absolument exceptionnel le jour du drame, pour toute la chaîne hospitalière, la chaîne de soins, les proches, les proches aidants, les familles, les employeurs, qui ont aussi fait preuve de solidarité.
À propos de cette discussion sur l'égalité de traitement, j'aimerais aussi, au nom de la commission, vous faire part d'une réflexion que nous avons conduite lors de nos travaux. Voulons-nous, puisque peut-être la couverture des victimes en cas de drame n'est pas suffisante, en rester à une couverture insuffisante ? Ou voulons-nous profiter de tirer les enseignements de cette catastrophe pour améliorer la situation pour toutes les victimes ? En d'autres termes, voulons-nous en rester à une espèce de triste nivellement par le bas ou voulons-nous réfléchir à une amélioration pour toutes les victimes ? C'est clairement cette seconde option qui semble réunir une majorité au sein de la commission. En ce qui concerne la proposition défendue par la minorité Arslan, en effet, la majorité de la commission a souhaité reprendre la discussion ultérieurement.
Le deuxième élément que je souhaite aborder à ce stade, puisque je n'ai pas pu donner toutes les explications que je souhaitais donner pour la commission tout à l'heure, c'est la question de la contribution de solidarité et du cercle des ayants droit. Certaines et certains dans cet hémicycle ont parlé de bénéficiaires. Je trouve le terme malheureux puisqu'il ne s'agit pas d'un bénéfice. Parlons donc des ayants droit, des personnes qui auront le droit de toucher cette contribution de solidarité. Le conseiller fédéral Jans l'a très bien expliqué il y a un instant. Nous avons poussé les réflexions plus loin que n'a pu le faire le Conseil des États parce que, grâce aux débats qui ont eu lieu précisément au Conseil des États, nous avons pu être attentifs à un certain nombre d'imprécisions qui résultaient de la première formulation choisie. Ces imprécisions s'expliquent par l'historique de la décision prise par le Conseil fédéral, en ce sens que le Conseil fédéral s'est calqué sur la liste, qui a été communiquée et validée par décision du 14 février du Conseil d'État valaisan, des personnes blessées et décédées. Le Conseil fédéral a décidé dans son message de fixer le critère du traitement stationnaire, ce qui signifie qu'il faut avoir passé au moins une nuit - ce sont les critères de la loi fédérale sur l'assurance-maladie - à l'hôpital pour pouvoir faire partie des ayants droit à cette contribution. Or, il s'est avéré dans le cadre des débats de commission au Conseil des États et ensuite en plénum au Conseil des États que cette définition était un peu rigide, parce qu'il y avait certains cas dramatiques de grands blessés, de grands brûlés, qui, pour des raisons liées à l'urgence, à des places non disponibles en hôpital, n'avaient pas passé une nuit à l'hôpital, mais méritaient néanmoins de faire partir des ayants droit. La majorité de notre commission a donc jugé préférable d'ancrer dans la loi un critère qui laisse une toute petite marge d'appréciation au canton du Valais. Cependant, les critères restent fixés par le droit fédéral dans le but de donner aux personnes victimes et à leurs familles qui ont perçu l'aide valaisanne la possibilité de toucher également la contribution fédérale. La manière de raisonner de la commission permet à la fois de ne pas être trop rigide par rapport à certains cas de rigueur, tout en conservant dans le texte de la loi fédérale la définition des ayants droit avec la formulation "chaque personne gravement blessée", ce qui peut notamment se définir par une hospitalisation d'une nuit au minimum dans un cadre hospitalier.
Enfin, ce qu'il faut dire après ce débat au sujet de la contribution de solidarité, c'est que nous avons longuement débattu pour savoir si ce montant devait être fiscalisable, s'il fallait faire une différence entre le type de blessure, et s'il fallait faire une différence entre les revenus des personnes concernées. La réponse est non, nous ne devons pas entrer dans des calculs d'épiciers. Ce serait indigne de la tragédie qui a lieu et, par ailleurs, cela poserait des problèmes insurmontables. Le Conseil des États a envisagé de réfléchir à une disposition qui indiquerait clairement que ce montant n'est pas fiscalisable, mais cela poserait des problèmes en lien avec nos conventions de double imposition avec des États étrangers pour les ressortissants étrangers, et de problèmes de collision éventuelle avec des règles cantonales en la matière. Donc nous avons renoncé, par principe, vu qu'il s'agit d'une contribution unique de solidarité, à couper les cheveux en quatre, si vous me passez l'expression, car ce serait indigne de la situation dans laquelle nous nous trouvons.
À propos du caractère fiscalisable de l'indemnité, ce qu'on peut peut-être dire néanmoins, c'est que cette contribution de solidarité, qui est d'un genre particulier, est tout de même plutôt comparable aux indemnités pour tort causé, aux indemnités de responsabilité, pour compenser un dommage qui, de manière générale, ne sont pas fiscalisables ou alors assimilables également à une forme de tort moral, qui n'est également pas fiscalisable. Même s'il s'agit d'une contribution d'une nature particulière, on peut en déduire que, a priori, les conséquences fiscales devraient être réduites pour ne pas dire nulles pour les personnes concernées.
Pour toutes ces raisons, je vous invite à suivre la majorité de la commission et à rejeter la proposition de la minorité II (Nantermod) de retirer le caractère urgent à la contribution de solidarité, et, bien sûr, à entrer en matière, comme l'a fait l'écrasante majorité de votre commission.
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Le président (Page Pierre-André, président): Nous votons sur la proposition de non-entrée en matière de la minorité Bühler.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Eintreten ... 128 Stimmen
Dagegen ... 61 Stimmen
(2 Enthaltungen)
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Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des États
Angenommen - Adopté
Art. 1
Antrag der Mehrheit
Abs. 1, 3
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Abs. 2
Für jede infolge der Brandkatastrophe verstorbene oder schwer verletzte Person wird ein Pauschalbetrag von 50 000 Franken ausgerichtet. Als Schwerverletzte gelten insbesondere diejenigen Personen, die mindestens eine Nacht im Spital verbringen mussten.
Antrag der Minderheit I
(Graber, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Golay Roger, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Abs. 1
... vom 1. Januar 2026 oder deren Angehörigen im Falle der tatsächlichen finanziellen Bedürftigkeit einen einmaligen Solidaritätsbeitrag.
Abs. 2
Für jede verstorbene Person sowie für jede Person, die infolge der Brandkatastrophe eine stationäre Spitalbehandlung benötigt hat, kann ein Pauschalbetrag in der Höhe der tatsächlichen finanziellen Bedürftigkeit an die Opfer oder deren Angehörige ausgerichtet werden.
Antrag der Minderheit II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Streichen
Art. 1
Proposition de la majorité
Al. 1, 3
Adhérer à la décision du Conseil des États
Al. 2
... et pour chaque personne gravement blessée à la suite de l'incendie. Sont notamment considérées comme gravement blessées les personnes ayant passé au moins une nuit à l'hôpital.
Proposition de la minorité I
(Graber, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Golay Roger, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Al. 1
... de Crans-Montana du 1er janvier 2026 ou à leurs proches, en cas de besoin financier manifeste.
Al. 2
Un montant forfaitaire équivalant au besoin financier manifeste peut être versé aux victimes ou à leurs proches pour chaque personne décédée et pour chaque personne ayant eu besoin d'un traitement en milieu hospitalier à la suite de l'incendie.
Proposition de la minorité II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Biffer
Le président (Page Pierre-André, président): Le vote sur la proposition de la minorité II (Nantermod) vaut également pour les articles 2, 3 et 7a à 7c.
Abstimmung
Erste Abstimmung - Premier vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 127 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit I ... 64 Stimmen
(1 Enthaltung)
Abstimmung
Zweite Abstimmung - Deuxième vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 119 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit II ... 67 Stimmen
(6 Enthaltungen)
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Art. 2
Antrag der Mehrheit
Abs. 1
Streichen
Abs. 2
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Abs. 2bis
Der Bund erstattet dem Kanton Wallis die gemäss Artikel 1 Absatz 2 geleisteten Solidaritätsbeiträge.
Antrag der Minderheit II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Streichen
Art. 2
Proposition de la majorité
Al. 1
Biffer
Al. 2
Adhérer à la décision du Conseil des États
Al. 2bis
La Confédération rembourse au canton du Valais les contributions de solidarité versées conformément à l'article 1 alinéa 2.
Proposition de la minorité II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Biffer
Le président (Page Pierre-André, président): Nous venons de nous prononcer sur la proposition de la minorité II (Nantermod).
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Art. 3
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag der Minderheit II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Streichen
Art. 3
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des États
Proposition de la minorité II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Biffer
Le président (Page Pierre-André, président): Nous nous sommes déjà prononcés sur la proposition de la minorité II (Nantermod), à l'article 1.
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Art. 4-7
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des États
Angenommen - Adopté
3. Abschnitt Titel
Antrag der Kommission
Transparenz, Regress, Bearbeitung von Personendaten, Inkrafttreten und Geltungsdauer
Section 3 titre
Proposition de la commission
Transparence, recours, traitement des données personnelles, entrée en vigueur et durée de validité
Angenommen - Adopté
Art. 7a
Antrag der Mehrheit
Empfängerinnen und Empfänger von Leistungen nach diesem Gesetz ... des Bundes offenzulegen.
Antrag der Minderheit II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Streichen
Art. 7a
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des États
(la modification ne concerne que le texte allemand)
Proposition de la minorité II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Biffer
Le président (Page Pierre-André, président): Nous nous sommes déjà prononcés sur la proposition de la minorité II (Nantermod), à l'article 1.
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Art. 7b
Antrag der Mehrheit
Abs. 1
Dem Bund steht gegenüber Schadensverursachern und anderen haftpflichtigen Dritten für sämtliche an Opfer und deren Angehörigen ausgerichteten Leistungen ein Regressrecht zu. Die Ansprüche für die Leistungen, die den Opfern oder deren Angehörigen im Zusammenhang mit der Brandkatastrophe in Crans-Montana zustehen, gehen im Umfang der vom Bund geleisteten Beiträge von den anspruchsberechtigten Personen auf den Bund über.
Abs. 2
Kann nur ein Teil des von Dritten geschuldeten Ersatzes eingebracht werden, so sind daraus zuerst die Ansprüche der Opfer oder deren Angehörigen zu befriedigen.
Abs. 3, 4
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag der Minderheit II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Streichen
Art. 7b
Proposition de la majorité
Al. 1
La Confédération dispose d'un droit de recours subordonné à l'encontre des responsables des dommages et des autres tiers responsables pour toutes les prestations versées aux victimes et à leurs proches. Les prétentions à des prestations auxquelles ont droit les victimes ou leurs proches à l'égard de tiers en relation avec l'incendie de Crans-Montana sont transférées des personnes ayant droit à la Confédération, à concurrence du montant de la contribution de solidarité versée par la Confédération.
Al. 2
Si seule une partie de l'indemnisation due par des tiers peut être recouvrée, elle sert en premier lieu à satisfaire les prétentions des victimes ou de leurs proches.
Al. 3, 4
Adhérer à la décision du Conseil des États
Proposition de la minorité II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Biffer
Le président (Page Pierre-André, président): Nous nous sommes déjà prononcés sur la proposition de la minorité II (Nantermod), à l'article 1.
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Art. 7c
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag der Minderheit II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Streichen
Art. 7c
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des États
Proposition de la minorité II
(Nantermod, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Graber, Steinemann, Thalmann-Bieri, Wyssmann)
Biffer
Le président (Page Pierre-André, président): Nous nous sommes déjà prononcés sur la proposition de la minorité II (Nantermod), à l'article 1.
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Art. 8
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des États
Angenommen - Adopté
Änderung eines anderen Erlasses
Modification d'un autre acte
Antrag der Minderheit
(Arslan, Mahaim, Schneider Meret)
Titel
Bundesgesetz über die Hilfe an Opfer von Straftaten vom 23. März 2007 (Opferhilfegesetz, OHG)
Art. 32 Abs. 3
Der Bund kann Solidaritätsbeiträge bezahlen, die unabhängig von den Einnahmen der anspruchsberechtigten Person ausgerichtet werden. Diese betragen höchstens:
a. 50 000 Franken für das Opfer;
b. 50 000 Franken für Angehörige.
Proposition de la minorité
(Arslan, Mahaim, Schneider Meret)
Titre
Loi fédérale du 23 mars 2007 sur l'aide aux victimes d'infractions (Loi sur l'aide aux victimes, LAVI)
Art. 32 al. 3
La Confédération peut verser des contributions de solidarité indépendantes des revenus de la personne ayant droit. Ces contributions s'élèvent au maximum à :
a. 50 000 francs pour la victime ;
b. 50 000 francs pour les proches.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 24 Stimmen
Dagegen ... 134 Stimmen
(34 Enthaltungen)
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Le président (Page Pierre-André, président): Nous allons procéder au vote sur l'ensemble. Selon l'article 77 de la loi sur le Parlement, la clause d'urgence est exceptée du vote sur l'ensemble. Le vote sur celle-ci aura lieu une fois les divergences entre les deux conseils éliminées.
Abstimmung
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 124 Stimmen
Dagegen ... 66 Stimmen
(2 Enthaltungen)
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2. Bundesbeschluss über den Nachtrag Ia zum Voranschlag 2026
2. Arrêté fédéral concernant le supplément Ia au budget 2026
Eintreten ist obligatorisch
L'entrée en matière est acquise de plein droit
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des États
Angenommen - Adopté
Art. 1
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag der Minderheit
(Götte, Bürgi Roman, Gafner, Gartmann, Guggisberg, Nicolet, Pahud, Stettler)
... in der Höhe von 6 300 000 Franken bewilligt.
Art. 1
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des États
Proposition de la minorité
(Götte, Bürgi Roman, Gafner, Gartmann, Guggisberg, Nicolet, Pahud, Stettler)
Pour l'année 2026, des fonds à hauteur de 6 300 000 francs sont alloués ...
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 134 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 57 Stimmen
(1 Enthaltung)
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Art. 2, 3
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des États
Angenommen - Adopté
Art. 4
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag der Minderheit
(Wettstein, Amoos, Andrey, Crottaz, Funiciello, Mahaim, Wyss, Zybach)
Abs. 2
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 4
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des États
Proposition de la minorité
(Wettstein, Amoos, Andrey, Crottaz, Funiciello, Mahaim, Wyss, Zybach)
Al. 2
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 128 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 60 Stimmen
(4 Enthaltungen)
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Art. 5
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des États
Angenommen - Adopté
Abstimmung
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 123 Stimmen
Dagegen ... 62 Stimmen
(7 Enthaltungen)
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Le président (Page Pierre-André, président): L'objet retourne au Conseils des États.