25.4414
Strategie für präventive Weiterbildung und Umschulung bei berufsrelevanten Struktur- und Technologieumbrüchen
Page Pierre-André · P-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Antrag der Mehrheit
Annahme der Motion
Antrag der Minderheit
(Hug, Balmer, de Montmollin, Freymond, Gafner, Heimgartner, Huber, Riem, Rüegsegger)
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Adopter la motion
Proposition de la minorité
(Hug, Balmer, de Montmollin, Freymond, Gafner, Heimgartner, Huber, Riem, Rüegsegger)
Rejeter la motion
Revaz Estelle · Mit-F · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Au mois de novembre 2025, la commission de notre conseil a examiné l'initiative parlementaire Revaz 24.470 qui prévoit un droit à la formation permettant l'adaptation aux évolutions technologiques ou la reconversion professionnelle pour les personnes dont l'emploi est significativement impacté par l'intelligence artificielle. Pour la commission, il est clair que le développement de l'intelligence artificielle et, de façon plus générale, des technologies bouleverse le monde du travail. Le développement de ces nouvelles technologies nous offre une très belle opportunité, puisqu'elle peut augmenter significativement la productivité des travailleurs - jusqu'à 43 pour cent si on en croit les chiffres d'une étude Harvard/MIT. Votre commission s'en réjouit, bien évidemment, mais le développement de ces nouvelles technologies nous met aussi face à des défis majeurs en matière d'employabilité, de compétences et de formation. De nombreuses études montrent l'ampleur de la révolution. D'après le Fonds monétaire international (FMI), jusqu'à 60 pour cent des emplois dans les pays industrialisés seront concernés par l'intelligence artificielle. En Suisse, les premiers effets sont déjà visibles. Selon l'EPFZ, une hausse du chômage de près de 30 pour cent est déjà constatée dans les professions les plus exposées. Votre commission constate que de nombreuses études documentent la problématique, et elle s'inquiète de l'ampleur des conséquences constatées.
Pour la majorité de votre commission, la posture réactive et attentiste de la Confédération n'est pas opportune. La situation évolue extrêmement rapidement. Attendre encore pour agir alors que tous les signaux montrent que la situation se dégrade rapidement, c'est prendre le risque d'aggraver la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée et d'augmenter les charges pour l'État, notamment via l'assurance-chômage. Les solutions existent par le biais de la formation initiale pour former de façon adéquate les travailleurs de demain, mais aussi par le biais de la formation continue pour permettre aux travailleurs qui ont été formés à une époque où ces technologies n'existaient pas d'adapter leurs compétences.
Selon le Forum économique mondial, plus de 40 pour cent des compétences clés actuelles devront être adaptées au cours des cinq prochaines années. 60 pour cent des employés auront rapidement besoin d'une formation continue adaptée, alors que seule la moitié d'entre eux pourra y avoir accès si rien ne change. Pour la majorité de votre commission, les besoins en matière de formation continue sont avérés, et il est clair qu'il faut agir sans attendre. Les acteurs directement concernés doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire face à la situation, mais la Confédération doit faire sa part et apporter son soutien. Cependant, le texte de l'initiative parlementaire 24.470 pose des problèmes d'application. Quelles seraient les personnes concrètement concernées par le nouveau droit à la formation continue ? Comment définir les professions fortement impactées ? Quid des autres technologies ayant aussi un impact fort sur le marché du travail ? Pour ces raisons, la majorité de la commission a proposé un contre-projet à l'initiative parlementaire. Il s'agit de la motion qui vous est proposée aujourd'hui et qui charge le Conseil fédéral d'élaborer une stratégie nationale pour garantir la formation continue préventive et la reconversion des actifs dont l'activité professionnelle risque d'être considérablement modifiée ou supplantée par les bouleversements technologiques, économiques ou réglementaires tels que l'utilisation de l'intelligence artificielle. L'objectif de cette motion est de permettre à ces personnes une réorientation professionnelle rapide ou une requalification au sein de leur propre domaine d'activité, pour éviter autant que possible le passage par la case assurance-chômage. Cette motion tient compte de l'objectif de l'initiative, mais propose une solution considérée comme plus pragmatique. Une stratégie nationale permettra, en effet, d'avancer rapidement, de coordonner les différents acteurs concernés, d'adapter quasiment en temps réel les solutions aux problèmes identifiés et de respecter le rôle de soutien que doit adopter la Confédération. Dans un système fédéral où chaque canton, chaque entreprise pourrait être tentée de faire quelque chose de son côté, cela permettra de gagner en temps et en efficacité.
Pour donner toutes les chances à cette motion et permettre de faire un réel pas en avant, l'initiative parlementaire a été retirée. Par 14 voix contre 11, votre commission vous recommande d'adopter cette motion. Une minorité, dont le porte-parole s'exprimera dans quelques instants, considère pour sa part qu'il n'est pas utile d'agir.
Blunschy Dominik · Mit-M · Nationalrat · Schwyz · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Worum geht es in dieser Kommissionsmotion der WBK-N?
Unsere Wirtschaft und unser Arbeitsmarkt stehen vor tiefgreifenden Veränderungen. Künstliche Intelligenz ist dabei ein besonders sichtbarer Treiber, aber nicht der einzige. Auch wirtschaftliche und regulatorische Umbrüche verändern Berufsbilder, Tätigkeiten und Kompetenzprofile in immer kürzeren Zyklen. Die Frage ist deshalb nicht, ob sich der Arbeitsmarkt verändert, sondern wie gut wir die Menschen in diesem Wandel begleiten.
Genau hier setzt die Motion an. Sie verlangt vom Bundesrat, gemeinsam mit den Kantonen, den Sozialpartnern und den relevanten Bildungsakteuren eine nationale Strategie zu erarbeiten, damit präventive Weiterbildung und Umschulung dort ansetzen, wo berufliche Tätigkeiten voraussichtlich erheblich verändert oder verdrängt werden. Das Ziel ist, berufliche Umorientierung rechtzeitig zu ermöglichen und einen Übertritt in die Arbeitslosenversicherung nach Möglichkeit zu vermeiden.
Für die Kommissionsmehrheit ist zentral, dass diese Motion bewusst technologieoffen und systemverträglich ausgestaltet ist. Sie schafft kein neues, individuelles, gesetzlich einklagbares Recht auf Weiterbildung. Das ist der entscheidende Unterschied zur parlamentarischen Initiative Revaz, die in der Kommission behandelt und anschliessend an das Einreichen dieser Kommissionsmotion zurückgezogen wurde.
Ein individueller Rechtsanspruch hätte erhebliche systemische und rechtliche Fragen aufgeworfen. Wer gilt als erheblich betroffen, und wer entscheidet das nach welchen Kriterien? Wie verhindern wir neue Abgrenzungsprobleme, hohen Verwaltungsaufwand und Mitnahmeeffekte? Die Kommission wollte deshalb einen pragmatischeren Weg wählen, nicht einen neuen Rechtsanspruch, sondern einen strategischen Rahmen schaffen, der vorausschauendes Handeln ermöglicht.
Die Mehrheit ist überzeugt: Antizipieren ist besser als Reparieren. Wenn wir erst reagieren, wenn Arbeitslosigkeit bereits eingetroffen ist, kommen Weiterbildung und Umschulung zu spät. Die Motion folgt deshalb einer einfachen Logik: Menschen sollen sich weiterqualifizieren können, bevor sie aus dem Arbeitsmarkt herausfallen. Das stärkt die Beschäftigungsfähigkeit, entlastet mittelfristig die ALV, sichert Einkommen und stärkt zugleich die Wettbewerbsfähigkeit unseres Landes. Die Begründung der Motion hält genau dies fest und verbindet Eigenverantwortung mit gezielter staatlicher Unterstützung.
Die Kommissionsmehrheit verkennt dabei die Stärken des bestehenden Systems keineswegs. Im Gegenteil: Die Schweiz verfügt über ein stark arbeitsmarktorientiertes Bildungssystem, über eine flexible Berufsbildung, über Angebote für Weiterbildung und informelles Lernen sowie über branchennahe Lösungen. Auch die Verwaltung hat in der Kommission zu Recht darauf hingewiesen, dass dieses System vieles leistet und sich in der Vergangenheit bewährt hat. Sie hat betont, dass die Schweiz europaweit hohe Teilnahmequoten an Weiterbildungsangeboten kennt und dass Arbeitgeber bereits heute Verantwortung übernehmen. Aber genau daraus folgt aus Sicht der Mehrheit nicht, dass kein weiterer Handlungsbedarf besteht, denn die bestehenden Instrumente sind stark auf laufende Anpassung und teilweise auf reaktive Korrektur ausgerichtet.
Die Motion verlangt etwas anderes, nämlich einen koordinierten, präventiven Ansatz. Anlässlich der Diskussion in der Kommission wurde deutlich, dass die Herausforderung breit, dynamisch und schwer prognostizierbar ist. Gerade deshalb braucht es einen Rahmen, um Entwicklungen systematisch zu beobachten, Risiken früh zu erkennen und die zuständigen Akteure besser zusammenzuführen. Diese Motion ist kein zentralistisches Projekt. Sie will den Branchen-, Berufs- und Fachverbänden nicht ihre Verantwortung abnehmen. Die Branchen kennen die konkreten Veränderungen in ihren Berufsfeldern am besten. Unterstützen wir sie auf ihrem Weg!
Die Mehrheit der Kommission ist deshalb der Auffassung, dass diese Motion dem Schweizer Weg entspricht: subsidiär, partnerschaftlich, föderal und arbeitsmarktnah. Sie setzt auf Eigenverantwortung, aber nicht auf Gleichgültigkeit. Sie setzt auf Kooperation mit der Wirtschaft, aber nicht auf das Prinzip Hoffnung.
Ich bitte Sie deshalb im Namen der Mehrheit der WBK-N, die Motion anzunehmen.
Hug Roman · Mit-M · Nationalrat · Graubünden · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Die Kommissionsmotion der WBK-N verlangt vom Bundesrat eine nationale Strategie für präventive Weiterbildung und Umschulung. Gemeinsam mit den Kantonen, den Sozialpartnern und den Akteuren der Berufs- und Erwachsenenbildung soll aufgezeigt werden, wie Personen unterstützt werden können, deren Tätigkeit durch technologische, wirtschaftliche oder regulatorische Umbrüche stark verändert oder verdrängt werden könnte. Auslöser ist namentlich die rasende Verbreitung von KI.
Historisch betrachtet ist die vorliegende Motion eine Reaktion auf die parlamentarische Initiative Revaz, welche für Menschen, deren Stelle erheblich von KI betroffen ist, ein Recht auf Weiterbildung zur Anpassung an den technologischen Fortschritt oder zur beruflichen Neuorientierung fordert. Die WBK-N hat die Motion am 13. November 2025 mit 14 zu 11 Stimmen beschlossen. Meine Minderheit beantragt die Ablehnung der Motion. Der Bundesrat beantragt ebenfalls die Ablehnung der Motion. So viel zur Ausgangslage.
Die Motion greift berechtigte Ängste in der Bevölkerung auf. An diesem Punkt blicke ich ganz bewusst auf die Tribüne zu den jungen Menschen, welche davon noch mehr als wir hier betroffen sein werden. Die Fragen stellen sich wie folgt: Wie sieht mein künftiger Arbeitsplatz aus? Wird es meine Arbeitsstelle mittelfristig überhaupt noch benötigen? Glauben Sie mir: Auf diese absolut zentralen Fragen kann nicht der Staat die Antworten liefern. Wir hatten mit dem Bundesrat und der Verwaltung spannende Diskussionen in der Kommission; Sie haben es gehört. Auch der Bundesrat und die Verwaltung lieferten Perspektiven zu dieser Problematik, welche klar aufzeigten, dass der Staat hier nicht in besonderem Masse einschreiten sollte. Für mich ist die folgende Erkenntnis aus der Stellungnahme des Bundesrates entscheidend: "Eine präventive Erfassung potenziell betroffener Personen ist, soweit überhaupt machbar, Aufgabe der Unternehmen oder Branchen."
Sie sehen also: Was hier gut gemeint ist, wird schlussendlich zu einem Papiertiger und ist mit grossem Aufwand für Wirtschaft, Kantone und Bund verbunden. Deshalb bin ich der Meinung, dass wir den bisherigen, bewährten Weg weiter beschreiten sollten. Schaffen wir positive Rahmenbedingungen für die Wirtschaft, damit die Problematik positiv angegangen werden kann!
Ich bitte Sie, die Kommissionsmotion ebenfalls abzulehnen.
Parmelin Guy · BPR-M · Bundesrat · Waadt
La gestion du changement et des compétences nouvelles est un des points forts de la formation professionnelle et de la formation continue en Suisse. Axé sur les besoins du marché du travail, ce système a fait ses preuves en matière d'adaptation aux changements technologiques et sociétaux. Les formations professionnelles initiales et les examens professionnels supérieurs sont développés à l'initiative de l'économie, examinés périodiquement et adaptés si nécessaire. Lors de ces adaptations, il est tenu compte des mégatendances, telles que le développement durable ou la numérisation. Les effets de l'intelligence artificielle (IA) sont différents selon les métiers. Il est impossible de dire quels en seront les effets. C'est aux entreprises ou aux branches professionnelles de déterminer les répercussions les concernant.
En Suisse, les formations continues sont nombreuses et complètes. Elles permettent de s'adapter aux nouvelles exigences et d'élargir ses compétences tout au long de la vie. Un grand nombre d'entreprises soutiennent déjà leurs collaborateurs dans la formation continue à des fins professionnelles. La Confédération s'engage conjointement avec les cantons à ce que les adultes puissent acquérir les compétences de base qui leur font défaut et les maintenir, notamment en matière de connaissances numériques.
La Confédération suit systématiquement les évolutions sur le marché du travail et les thématise au sein des organes existants. La Confédération, les cantons et les organisations du monde du travail sont représentés dans la conférence tripartite de la formation professionnelle où ils suivent les évolutions et les enjeux correspondants. Le rapport sur l'éducation suisse fournit périodiquement des connaissances approfondies en matière de pilotage concernant les conséquences de la numérisation et de l'IA sur le système éducatif suisse. Le Conseil fédéral publie régulièrement des rapports de suivi concernant les effets de la numérisation sur le marché du travail. Le prochain rapport devrait paraître en 2027 et traitera également des effets de l'IA sur le marché du travail. La Suisse participe en outre à une étude comparative de l'OCDE sur l'utilisation de l'IA, dont l'objectif est d'adapter les programmes scolaires et les qualifications professionnelles au marché du travail en élaborant des principes et des lignes directrices pour l'utilisation de l'IA.
Le système actuel réagit aux évolutions de façon appropriée grâce notamment à une approche "bottom-up" ; une offensive de formation continue préventive menée séparément n'apporterait aucune valeur ajoutée et ne serait pas judicieuse en raison des répercussions difficilement prévisibles de l'IA.
Pour toutes ces raisons, le Conseil fédéral vous propose de rejeter cette motion.
Page Pierre-André · P-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Le président (Page Pierre-André, président): Début avril 2026, la 70e édition de la course des parlementaires suisses et britanniques s'est déroulée à Davos. Notre collègue Barbara Schaffner s'est imposée lors de la course féminine. Nicolò Paganini s'est classé troisième de la course masculine, remportée par Marc Jost. Félicitations aux vainqueurs. (Applaudissements nourris)
Certains de nos collègues se sont fait remarquer à la Patrouille des glaciers, une patrouille mixte, bilingue et multipartite. Le Parlement fédéral était représenté par nos collègues Andrea Gmür-Schönenberger, Yvan Pahud, Rémy Wyssmann et Benjamin Roduit. Ils ont réalisé une course magnifique avec un temps de 8 heures et 6 minutes. Félicitations également à eux. (Applaudissements nourris)
La majorité de la commission propose d'adopter la motion. Une minorité Hug et le Conseil fédéral proposent de rejeter la motion.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 102 Stimmen
Dagegen ... 88 Stimmen
(1 Enthaltung)