24.3518
Grundlagen für einen Zertifizierungsrahmen von Carbon Farming in der Schweizer Landwirtschaft
Meier Andreas · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Dieser Vorstoss zur Schaffung eines Zertifizierungsrahmens für die CO2-Speicherung in unseren Böden mag wie alter Wein in neuen Schläuchen erscheinen. Die Anrechnung der Senkenleistung von Böden ist gemäss CO2-Verordnung ja seit 2022 möglich, und die Herausforderungen bei Messbarkeit und Permanenz sind bekannt. Neu ist jedoch, dass die EU am 6. Dezember 2024 ihre Verordnung zum Carbon Removal Certification Framework publiziert hat. Sie schafft erstmals einen EU-weiten, freiwilligen Zertifizierungsrahmen für CO2-Entnahme, Carbon Farming und CO2-Speicherung in Produkten.
Mit diesem Postulat wollen wir den Bundesrat beauftragen, ebenfalls aktiv zu werden. Ich begründe das in vier Punkten.
1. Die Grundlagen: Die Kohlenstoffspeicherung in landwirtschaftlichen Böden bietet grosse Chancen für die Emissionsminderung und Ertragssicherheit. Humusgehalt und biologische Aktivität stärken die Anpassung an den Klimawandel. Weniger Erosion und Verdichtung, bessere Wasseraufnahme und -speicherung sowie höhere Biodiversität erhöhen die Resilienz der Betriebe.
2. Das Potenzial: Während das Potenzial früher als begrenzt galt, zeigen neuere Studien, dass es in landwirtschaftlichen Böden deutlich grösser ist. Trotz technischer Herausforderungen bei kostengünstigen Messungen braucht es einen Zertifizierungsrahmen, der den Bedürfnissen von Landwirtschaft, Handel und Industrie entspricht. Voraussetzung dafür ist eine verlässliche und transparente Bilanzierung.
3. Das Greenwashing: Der Markt für CO2-Zertifikate wächst und birgt Risiken. Deshalb müssen auch alternative Vergütungsmodelle geprüft werden. Eine faire Abgeltung erbrachter Leistungen erfordert klare, strenge Regeln im Einklang mit nationalen und internationalen Verpflichtungen.
4. Die Chancengleichheit: Die Schweizer Landwirtschaft soll von bestehenden und künftigen Klima- und Pilotprojekten profitieren, abgestimmt mit kantonalen Klimaplänen. Der ökologische Leistungsnachweis, IP-Suisse und Bio Suisse bieten Synergien und spielen eine Schlüsselrolle in der Umsetzung. Wichtig ist zudem: Betriebe, die bereits investiert haben, dürfen nicht benachteiligt werden. Ein faires System muss sowohl bisherige als auch zukünftige Leistungen honorieren.
Ich fasse zusammen: Carbon Farming bietet ökologische und wirtschaftliche Chancen. Dieser Vorstoss ist keine Wiederholung, sondern ein notwendiger Schritt hin zu einem EU-kompatiblen Rahmen und ein Schutz vor intransparenten Parallelmärkten und Greenwashing.
Ich danke für Ihre Unterstützung.
Parmelin Guy · BPR-M · Bundesrat · Waadt
Le présent postulat charge le Conseil fédéral de présenter un rapport et des mesures relatives au stockage agricole du carbone. Le Conseil fédéral juge, tout comme l'auteur du postulat, qu'un taux optimal de carbone organique dans le sol limite les émissions de CO2, améliore la qualité des sols et contribue à la production alimentaire. Par contre, le Conseil fédéral estime qu'il accorde déjà à cette thématique l'attention qu'elle mérite.
Au printemps 2023, le Conseil fédéral a présenté de manière exhaustive la situation dans le domaine de la séquestration du carbone par le sol dans le rapport du même nom donnant suite au postulat Bourgeois 19.3639. Le Conseil fédéral conclut dans ce rapport que le potentiel d'augmentation de la teneur en carbone dans le sol est limité dans les sols agricoles suisses. Il est en outre techniquement très complexe et coûteux de prouver avec certitude la quantité de carbone qui est stockée dans une certaine surface pendant une période donnée, en plus de l'exploitation pratiquée jusque-là.
La séquestration du carbone dans le sol est actuellement autorisée à certaines conditions en tant que mesure de compensation, selon l'ordonnance sur le CO2. Cependant, pour les raisons évoquées précédemment, aucun projet ou programme n'a été enregistré à ce titre jusqu'ici. Les instruments de politique agricole qui visent à améliorer et préserver la fertilité du sol représentent, selon le Conseil fédéral, une solution alternative et administrativement simple au mécanisme de compensation du CO2. En outre, à l'échelle de l'Union européenne le règlement établissant un cadre volontaire de certification pour les absorptions de carbone est entré en vigueur en été 2024. Le contenu de ce règlement se concrétise actuellement. La commission est ainsi chargée d'élaborer des méthodes de certification pour différents types de captage de CO2 et de réduction des émissions provenant des sols agricoles. Dans le domaine dit du "carbon farming", c'est principalement le projet de recherche européen Marvic, auquel la Suisse participe activement, qui se penche sur cette thématique. Les résultats seront probablement disponibles au cours des trois prochaines années. Le Conseil fédéral suit cette évolution avec intérêt et examinera en temps voulu les opportunités possibles pour l'agriculture suisse et sa contribution à la protection du climat.
Compte tenu des travaux déjà en cours, le Conseil fédéral estime qu'il n'est, pour l'instant, pas opportun d'élaborer un rapport de postulat supplémentaire sur la même problématique. C'est dans ce sens qu'il vous recommande de rejeter le postulat.
Abstimmung
Le président (Page Pierre-André, président): Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.
Abstimmung - Vote
Für Annahme des Postulates ... 104 Stimmen
Dagegen ... 88 Stimmen
(1 Enthaltung)