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Gleich lange Spiesse im Bildungsmarkt. Wettbewerbsschutz im EHB-Gesetz analog zum ETH-Gesetz verankern
Engler Stefan · P-M · Ständerat · Graubünden · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Präsident (Engler Stefan, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Brüngger Severin · Mit-M · Ständerat · Schaffhausen · FDP-Liberale Fraktion
Bei meiner Motion ist die Ausgangslage relativ simpel, würde ich sagen. Es geht darum, dass ein öffentlich finanziertes Institut auf dem privaten Markt etwas übergriffig wird, und ich der Meinung bin, dass es eingeschränkt werden sollte. Die Geschichte ist relativ kurz: Die Eidgenössische Hochschule für Berufsbildung (EHB) ist die pädagogische Hochschule des Bundes und die schweizerische Expertisenorganisation für die Berufsbildung. Sie bildet Berufsbildungsverantwortliche aus und weiter, betreibt Forschung und unterstützt die Entwicklung von Berufen.
Bei meiner Motion geht es nicht darum, diesen wichtigen öffentlichen Auftrag infrage zu stellen. Es geht um eine andere Frage: Was geschieht dort, wo eine Institution des Bundes mit marktnahen Leistungen auf dem Markt auftritt, auf dem auch private Anbieter tätig sind? Es geht um Weiterbildungen, um Führungen, Personalmanagement, strategische Führung - klassische HR-Themen -, um Evaluationen und Beratungsmandate. Hier sollte der Subsidiaritätsgedanke gelten; was Private in einem funktionierenden Markt ebenso gut erbringen können, muss der Staat nicht zusätzlich selbst anbieten; wo kein eigentlicher Service public notwendig ist, können öffentliche Ressourcen eingespart und Wettbewerbsverzerrungen vermieden werden.
Genau deshalb verlangt meine Motion eine Anpassung des EHB-Gesetzes nach klaren Grundsätzen: Keine Wettbewerbsverfälschung gegenüber privaten Anbietern, marktübliche Preise für marktnahe Leistungen, eine transparente Trennung von Aufwand und Ertrag gegenüber dem öffentlich finanzierten Kernauftrag, eine wirksame Durchsetzung der bereits bestehenden Begrenzung gewerblicher Tätigkeiten sowie einen klaren Rechtsschutz für betroffene private Anbieter.
Das geltende Recht verlangt bei gewerblichen Leistungen heute mindestens kostendeckende Preise. Aber kostendeckend ist nicht automatisch marktgerecht. Ein einfaches Beispiel: Wenn ein privates Unternehmen eine Leistung für 10 000 Franken anbieten muss, eine öffentlich finanzierte Institution dieselbe Leistung aufgrund vorhandener Infrastruktur für 7000 Franken kostendeckend erbringen kann, ist die Rechnung zwar ausgeglichen, die Spiesse im Wettbewerb sind aber trotzdem nicht gleich lang.
Ebenso wichtig ist die Transparenz. Wenn Personal, Infrastruktur und öffentliche Mittel für den Kernauftrag vorhanden sind, muss nachvollziehbar sein, dass damit nicht direkt marktnahe Angebote verbilligt werden.
Die Motion richtet sich damit nicht gegen die EHB und nicht gegen die Berufsbildung. Sie will eine klare Grenze zwischen öffentlichem Auftrag und Markt schaffen. Für die EHB soll dort, wo sie am Markt auftritt, im Grundsatz dasselbe gelten wie für den ETH-Bereich: transparente Kosten, keine Quersubventionierung und marktübliche Preise. Das schafft gleiche Spiesse gegenüber privaten Anbietern.
Parmelin Guy · BPR-M · Bundesrat · Waadt
Pour le Conseil fédéral, le principe de la garantie de la liberté économique est primordial, conformément aux articles 27 et 94 de la Constitution fédérale. De plus, conformément à l'article 36 de la Constitution fédérale, l'activité économique de l'État dans le secteur privé doit reposer sur une base légale formelle, être d'intérêt public et être proportionnée. En outre, le principe de neutralité de l'État en matière de concurrence, énoncé à l'article 94 de la Constitution fédérale, doit naturellement être respecté.
Comme le Tribunal fédéral l'a déjà plusieurs fois souligné, il n'existe pas de protection générale des particuliers contre la concurrence des entreprises publiques. Ainsi, l'activité économique privée de l'État ne fait qu'introduire un concurrent supplémentaire pour les particuliers, ce qui ne constitue pas une restriction de la liberté économique individuelle. L'État est donc soumis aux mêmes règles que les prestataires privés. Un subventionnement transversal est interdit. La loi sur la haute école fédérale en formation professionnelle (HEFP) tient déjà compte de ces dispositions constitutionnelles. Elle spécifie que les prestations commerciales sont à fournir à des prix couvrant les coûts et elle interdit leur subventionnement croisé. Il s'agit de l'article 28 de la loi.
Actuellement, les prestations commerciales de la HEFP sont menées par environ 5,75 postes à plein temps, soit moins de 3 pour cent du personnel. Pour ces prestations, un calcul complet des coûts montre que les prix pratiqués permettent de couvrir ces coûts et qu'il n'y a pas de subventionnement croisé. La HEFP a un mandat spécifique au sein du système de formation professionnelle. Parmi ses attributions figure expressément le soutien aux partenaires de la formation professionnelle, cantons et organisations du monde du travail en matière de conception et de développement de la formation professionnelle. Cette tâche s'inscrit dans une mission de service public. Elle se distingue des services de conseil et des prestations de formation que propose le marché.
Une obligation générale d'alignement des prix des prestations proches du marché qui poursuivent un intérêt public prépondérant ne tiendrait donc pas compte des particularités de la formation professionnelle, telles que les professions à faible effectif, les spécificités d'une région linguistique ou les projets de révision complexes. Les principaux éléments soulevés dans la motion ont déjà été pris en compte lors de l'édiction de la loi sur la HEFP. Ils sont explicitement réglés à l'article 28 de cette loi.
Dans ces conditions, le Conseil fédéral ne voit pas la nécessité de réglementer davantage et il rejette les mesures de durcissement proposées et il vous invite en conséquence à rejeter cette motion.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 31 Stimmen
Dagegen ... 10 Stimmen
(1 Enthaltung)