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Entscheid

88-866

Verwaltungsbehörden 08.03.1989 88.866

8. März 1989Deutsch10 min

Source admin.ch

Erwägungen

39.

ans, de 230 000 unités. En revanche, le groupe de personnes âgées de 40 à 64 ans augmentera de plus d'un demi million. Quant aux personnes âgées de plus de 65 ans, leur nombre augmentera de 300 000 unités. Ce vieillissement croissant de notre population fait d'ores et déjà sentir ses effets sur le marché de l'emploi. Beaucoup de branches ont de la peine à recruter suffisamment d'apprentis, et on se demande si le potentiel constitué par les travailleurs d'un certain âge ne devrait pas être mieux utilisé. Deuxièmement, dans la perspective de la réalisation du marché intérieur européen dont il a été question ce matin lors du débat sur la politique économique extérieure, il faut notamment s'attendre à une intensification de la concurrence internationale. L'issue de cette lutte concurrentielle dépendra en partie de la capacité d'innovation des entreprises et de la créativité de leurs collaborateurs. Enfin, la rapidité des mutations technologiques et le caractère toujours plus éphémère du savoir acquis appellent, l'une et l'autre, des mesures de stimulation dans le domaine de la formation continue et du perfectionnement professionel. Compte tenu de cette situation et du fait que nous ne pouvons pas simplement remédier à cette pénurie par le biais de notre politique à l'égard des étrangers, les éléments d'un projet offensif pour le perfectionnement, présentés jusqu'ici à l'opinion public de manière fragmentaire, paraissent judicieux. Il importe de corriger constamment et dans une perspective à long terme les déséquilibres de qualification de nos collaborateurs. J'estime que la responsabilité du renforcement de la formation continue et du perfectionnement n'incombe pas seulement à l'Etat. L'offensive pour le perfectionnement doit être une action commune, menée à bien par tous les milieux intéressés: la Confédération, les cantons, l'économie privée, les entreprises, les associations professionnelles, les syndicats, les écoles publiques et privées. Mais il ne faut pas oublier qu'un point essentiel est celui de la motivation des travailleurs à parfaire leur formation. La Confédération a déjà donné de nombreuses impulsions et déployé beaucoup d'efforts en vertu de la loi sur la formation professionnelle. Dans le cadre des mesures spéciales envisagées, elle devrait renforcer cet encouragement et accélérer le développement dans ce domaine. Il est surtout nécessaire d'agir rapidement, et je suis persuadé que le Conseil fédéral s'en rend compte. Je prie donc son président de m'informer sur les intentions et les procédures envisagées dans ce domaine. M. Delamuraz, président de la Confédération: Le diagnostic de M. Jelmini est rigoureux et le Conseil fédéral y souscrit totalement. Nous sommes en présence d'une situation qui est préoccupante parce que l'une des conditions-cadres que la Suisse a toujours pu annoncer comme une carte de visite d'efficacité et de capacité concurrentielle - la qualité et le nombre suffisant de sa main-d'oeuvre dans l'ensemble des secteurs de l'activité du monde du travail - n'est plus tout à fait réalisée aujourd'hui. Certes, pour l'essentiel, nous avons toujours le privilège de pouvoir disposer d'une main-d'oeuvre bien formée, au courant des techniques et de leurs évolutions, et qui, par la qualité et l'inspiration de son travail, nous permet de nous situer au-dessus de nos concurrents. Mais il y a notamment des domaines et des types d'emploi nouveaux, nés des nouvelles technologies, où laformation adu retard, où, par conséquent, le nombre de ceux que l'on attend pour remplir de nouveaux types d'emploi - en informatique, dans les secteurs tertiaire ou secondaire - est insuffisant. Dès lors, si nous ne voulons pas sacrifier tel ou -- 1 of 3 -8. März 1989 99 Interpellation Jelmini tel domaine de notre activité, de notre production, il faut mettre les bouchées doubles pour former davantage de travailleurs à des postes plus spécialisés qu'auparavant. Cela implique évidemment un effort conjugué de volonté, et pas seulement de bonne volonté. Il faut, pour parvenir à nos fins, que la Confédération, en tant que responsable au sommet de l'enseignement professionnel ainsi que des deux Ecoles polytechniques fédérales, apporte son soutien. Il faut que les cantons et les communes qui ont également leur part de responsabilité dans ce domaine interviennent. Il faut que les associations économiques et les associations du monde du travail, c'est-à-dire les donneurs et les preneurs d'emplois, soient associées à ce mouvement. Il faut que les entreprises, en tant que telles, y participent pleinement. Et encore, tout cela ne suffira pas. Il faudra, pour que l'exercice réussisse, que l'on ait un corps enseignant préparé à transmettre des techniques nouvelles, un savoir nouveau. Et ce corps enseignant ne se formera ni ne se recrutera en

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heures. Quand tout cela aura été mis en place, quand des nouveaux cours seront offerts à ceux qui s'y intéressent - encore faudra-t-il que quelqu'un s'y intéresse! - il y aura donc à développer des motivations à tous les niveaux, dans les entreprises, dans les écoles, pour ouvrir des cours et équiper ces écoles en appareils à la hauteur du temps - «up to date» en français. Il faudra de la motivation du côté des enseignants ainsi que du côté des travailleurs, de tous ceux qui veulent s'intéresser à une formation de base plus exigeante ou, en cours d'emploi, à une formation qui soit en réalité une transformation professionnelle permettant d'acquérir des techniques nouvelles. Tout cela ne s'improvise pas. Pour donner une impulsion à ce programme très vaste, pour donner le déclenchement à ce que nous avons appelé-Monsieur Jelmini, vous le disiez - une véritable offensive, le Conseil fédéral prépare un message à votre intention qui portera essentiellement sur trois domaines. Tout d'abord, en ce qui concerne la formation professionnelle continue, ce message situera la responsabilité et le programme que doivent suivre les écoles supérieures, c'està-dire les écoles techniques supérieures, les écoles supérieures de cadres pour l'économie et l'administration et, éventuellement, les écoles techniques. Il s'agira du rattrapage de la formation de base et du perfectionnement pour les professionnels au bénéfice d'un certificat. Il s'agira de mesures complémentaires en faveur des femmes - nous en parlions tout à l'heure - en faveur des étrangers de la deuxième génération, ainsi que des enseignants des écoles professionnelles. Le deuxième objet du message comprendra les préoccupations et les solutions relatives à l'université et aux Ecoles polytechniques fédérales et à la formation continue dans ce cadre. Le troisième objet sera celui de la promotion des technologies nouvelles dans le domaine de la fabrication intégrée par ordinateur. Seule l'abréviation anglaise fait foi dans ce domaine: il s'agit du fameux CIM, Computer Integrated Manufacturing. Ce message, Monsieur Jelmini, concerne en tous cas deux départements, celui de l'intérieur et celui de l'économie publique. Afin de lui donner toute sa cohérence, il est prévu que mon département présente ces trois volets au nom du Conseil fédéral, donc aussi du Département de l'intérieur. Les offices fédéraux qui ont été impliqués à sa préparation sont l'OFIAMT, l'Office fédéral des questions conjoncturelles, l'Office fédéral de l'éducation et de la science, en contact avec les cantons, les institutions, les écoles et les milieux économiques. Nous avons déclenché, en septembre 1987 à Berne, tout le mouvement en réunissant une grande «Landesgemeinde» des milieux économiques, syndicats et organisations patronales. Et, de cette «Landesgemeinde» sont nés ces projets qui se concrétisent maintenant. Je m'engage, concernant les délais, Monsieur Jelmini, à le présenter au Parlement, si ce n'est à la prochaine session, en tout cas à la session d'automne, car je partage aussi ce sentiment que vous avez exprimé, selon lequel il est urgent d'entrer en matière, d'autant plus que les effets de ce message ne pourront pas se faire sentir du jour au lendemain. C'est donc bel et bien le moment de se mettre à l'oeuvre et de rattraper ce que nous serions en train de perdre dans la carte maîtresse de la qualité et de l'abondance de la maind'oeuvre suisse. Le président: Selon l'article 27, alinéa 3 de notre règlement, je demande à M. Jelmini s'il se déclare ou non satisfait. M. Jelmini: Je me déclare satisfait de l'exposé de M. De lamu raz qui est presque une conférence de presse. Schluss der Sitzung um 12.00 Uhr La séance est levée à 12 h 00 -- 2 of 3 -Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Jelmini Weiterbildung Interpellation Jelmini Perfectionnement professionnel Interpellanza Jelmini Perfezionamento professionale In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1989 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Ständerat Conseil Conseil des Etats Consiglio Consiglio degli Stati Sitzung 06 Séance Seduta Geschäftsnummer 88.866 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 08.03.1989 - 08:00 Date Data Seite 98-99 Page Pagina Ref. No 20 017 383 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.

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