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Entscheid

89-246

Verwaltungsbehörden 13.06.1991 89.246

13. Juni 1991Deutsch36 min

Source admin.ch

Erwägungen

1.

die Aus- und Weiterbildung der Berufsberater sowie

2.

die Herstellung von Informations- und Dokumentationsmaterial in die Hand der Kantone zu legen;

3.

die eidgenössische Anerkennung der Berufsberaterdiplome neu durch eine kantonale zu ersetzen;

4.

den Bund nur noch insofern einzubeziehen, als er bestimmten im Auftrag der Kantone tätigen Einrichtungen Beiträge gewährt. Die Initiative zielt die Artikel 4 und 5 BBG an; einzubeziehen ist jedoch auch Artikel 63. Relativ rasch fand die Kommission zu einem ersten Konsens, nämlich dass das Berufsbildungsgesetz für den Bereich der Berufsberatung tatsächlich einer Revision bedarf. Nicht anschliessen konnte sie sich jedoch der Zielrichtung der strikten Kantonalisierung, die der Initiant einschlagen will. Zu Punkt 1: Die heutige Formulierung (Art. 5 Abs. 2) gibt dem Bund eine Führungsrolle, die mit der angestrebten Stärkung der kantonalen Verantwortlichkeit kaum übereinstimmt. Die Zusammenarbeit mit den Kantonen und den zuständigen Berufsverbänden ist dem Bund gesetzlich vorgeschrieben, doch nimmt er vergleichsweise wenig Einfluss auf die Aus- und Weiterbildung. (Von selten der Berufsberater ist vor der Kommission der Wunsch geäussert worden, beim Biga eine eigene Dienststelle für die Berufsberatung vorzusehen.) Die Kommission ist der Auffassung, dass der durch den Finanzbeschluss von 1984 eingetretenen Aenderung auch auf gesetzlicher Ebene Rechnung zutragen ist. Sie teilt jedoch die geäussertern Befürchtungen, dass durch eine konsequente Kantonalisierung der Aus- und Weiterbildung bald Unausgeglichenheiten in der Qualität der Ausbildung entstehen könnten und ein einheitliches Profil verlorenginge. Diesen Befürchtungen ist durch Mindestvorschriften auf Gesetzesebene entgegenzutreten. Das qualitativ gute und international anerkannte Niveau der schweizerischen Berufsberatung ist auch dem koordinierenden Einfluss des Bundes zu verdanken. Ein Abbau der Bundeskompetenzen auf diesem Gebiet kann vor allem nicht im Interesse der kleinen Kantone liegen. Unter dem Vorzeichen der Europafähigkeit muss die Einheitlichkeit der Ausbildung verstärkt und nicht abgebaut werden. Eine Kantonalisierung würde zudem auch den Wegfall sämtlicher Bundesbeiträge mit sich bringen, da es nicht die Meinung sein kann, dass der Bund nur noch als Geldgeber auftritt, ohne Weisungs- und Kontrollrechte zu haben. Zu Punkt 2, Information, Dokumentation, Forschung, Entwicklung: Entgegen dem Vorschlag des Initianten hält die Kommission eine Verstärkung der Bundeskompetenzen im Bereich der Information und Dokumentation sowie der Forschung und Entwicklung für erforderlich. Im Sinne einer Anpassung an die heutigen gestiegenen Bedürfnisse und aus fachlichen und wirtschaftlichen Gründen sind diese immer bedeutender werdenden Bereiche als gemeinsame Aufgaben von Bund und Kantonen zu vernetzen und gesetzlich zu verankern. Vor allem im Interesse der kleinen Kantone ist eine Regelung und Koordination durch den Bund-bzw. durch eine zentrale Stelle-erforderlich. Im Gegensatz zur Aus- und Weiterbildung hat der Bund heute hier keine unmittelbare Verantwortung. Zu Punkt 3: Nach dem Berufsbildungsgesetz (Art. 4 Abs. 2) müssen sich die Berufsberater über eine vom Bund anerkannte Ausbildung ausweisen. Diese Bestimmung ist 1978 auf Drängen der Berufsberater aufgenommen worden. Die Abgabe eines eidgenössisch anerkannten Diploms garantiert den Berufsberatern die Wählbarkeit in allen Kantonen. Der vom Initianten vorgeschlagene Schritt zur kantonal anerkannten Ausbildung wird von der Kommission eindeutig als Rückschritt beurteilt: Ziel muss heute die Europakompatibilitätsein. Kantonale Ausweise, die keinen gesicherten Anspruch auf eid-- 3 of 8 -Initiative parlementaire. Formation professionnelle 490 13juin1991 genössische Anerkennung haben, werden im EG-Raum keine Akzeptanz finden. Motion der Kommission Der Kommission lagen zwei Kompromissvorschläge - ebenfalls in Form ausgearbeiteter Entwürfe - vor. In der Diskussion zeigte sich jedoch erneut die Schwierigkeit, gesetzgeberische Arbeit allein innerhalb einer Kommission zu leisten. Auch die Neufassung der fraglichen Artikel bedarf noch umsichtiger Abklärung und Absicherung. Deshalb wurden die Kernpunkte aus beiden Vorschlägen in eine Motion eingebracht, die von der Kommission einstimmig verabschiedet wurde und mit der der Bundesrat beauftragt werden soll, eine Teilrevision des Berufsbildungsgesetzes vorzulegen. Im Rahmen der gemachten Ueberlegungen bringt die Motion die dreifache Stossrichtung nuanciert zum Ausdruck. Sie anerkennt die veränderten Zuständigkeiten, fordert jedoch nicht einen rigorosen Rückzug des Bundes, sondern verankert seine wesentliche Koordinationsaufgabe (Mindestvorschriften, eidgenössisch anerkannte Diplome), betont seine besondere Verpflichtung für Information, Dokumentation, Forschung und Entwicklung und setzt schliesslich ein Zeichen Richtung Europa, in dem die gut ausgebildeten schweizerischen Berufsberater nicht benachteiligt sein sollen. Die Kommission ist der Ueberzeugung, dass auf diese Weise der hohe Standard der Schweizer Berufsberatung weitergeführt und zeitgemäss ausgebaut werden kann. M. Onken présente au nom de la commission le rapport écrit suivant: Nous vous soumettons, conformément à l'article 21 ter de la loi sur les rapports entre les conseils, le rapport de la commission chargée de donner un préavis sur l'initiative parlementaire déposée le 5 décembre 1989 sous forme de projet rédigé de toutes pièces par le conseiller aux Etats Cavadini. L'initiative demande une révison des articles 4 et 5 de la loi sur la formation professionnelle afin de donner aux cantons la compétence exclusive de la formation et du perfectionnement des conseillers en orientation professionnelle, ainsi que la responsabilité de la documentation et de l'information en la matière. Lors de sa séance du 3 septembre 1990, la commission a entendu à ce sujet l'avis de représentants de l'OFIAMT, de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique, de l'Association suisse pour l'orientation scolaire et professionnelle, ainsi que des centres cantonaux d'orientation professionnelle. La commission a entendu l'auteur de l'initiative lors de sa séance finale du 15 octobre 1990. Développement de l'auteur de l'initiative devant la commission La présente initiative ne fait pas la révolution. Nous faisons avant tout de la politique, et nous avons voulu, au cours des six à sept dernières années, clarifier les tâches entre la Confédération et les cantons. Mais cette clarification doit être nette: lorsque la Confédération se retire, les cantons deviennent maîtres. C'est en cela que réside le fédéralisme: chacun a la maîtrise dans son domaine respectif de responsabilités. Cette initiative s'inscrit dans la perspective de la reconnaissance de la répartition des tâches entre les cantons et la Confédération. Il y a d'abord un but politique, puis institutionnel. Là-dessus, tout le monde est d'accord, mais à condition de ne pas perdre un franc de subvention. Il est évident que lorsque l'on change une donnée importante, on doit modifier la loi concernée. Concrètement: dans le premier paquet de la répartition des tâches entre les cantons et la Confédération, cette dernière a souhaité se retirer du subventionnement de l'orientation professionnelle, ce qui représente une économie de 12 millions de francs. La loi n'a cependant pas été modifiée en conséquence. C'est dans ce contexte que j'ai eu l'idée de lancer cette initiative: il ne faut pas craindre de changer l'une ou l'autre chose. On doit pouvoir aller de la Confédération aux cantons et vice versa. Mais le peuple a aussi montré des craintes: ainsi, à propos du subventionnement des bourses scolaires. J'ai toujours été opposé au subventionnement fédéral des bourses, mais la majorité du peuple a préféré en laisser la maîtrise à la Confédération, et je m'incline. Dans le domaine de l'orientation, celle-ci porte sur le domaine scolaire, qui est intégralement du ressort des cantons. Il convient de constater que différentes parties de notre pays ne partagent pas les mêmes points de vue sur la façon de former les orienteurs scolaires et professionnels: pour les cantons alémaniques, la formation de l'orienteur doit se faire en cours d'emploi, et pour les cantons romands, il faut que l'orienteur ait fait l'université. Cela fait plus de vingt ans que l'on ne trouve pas de modèle commun, on ne peut donc pas parler d'un modèle suisse d'orienteur. Il règne incontestablement une certaine incompréhension des deux côtés de la Sarine, en particulier sur le rôle tenu par l'ASOS, qui est une centrale de documentation théoriquement au service des cantons, subventionnée par la Confédération. Si l'ASOS est reconnue dans une partie des cantons alémaniques, elle ne l'est absolument pas du côté romand, qui a demandé de s'en retirer. Pour conclure, il nous paraît souhaitable que la Confédération maintienne un certain nombre de recommandations. Parler de prescriptions, suppose une obligation, ce qui ne serait pas raisonnable. Chaque canton peut organiser la formation à son gré. Pourtant il ne pourra jamais le faire seul, il devra trouver un consensus régional. En conclusion, je vous invite à entrer en matière sur notre initiative, qui est simple dans son esprit: puisque les cantons sont seuls responsables du paiement de la formation des orienteurs, ils doivent avoir la compétence de reconnaître cette formation. Comme on l'a voulu dans la répartition des tâches, ce qui est le fait delà Confédération doit rester son fait, et il doit en être de même pour ce qui incombe aux cantons. La jonction entre la Confédération et les cantons devrait se faire par voie de recommandations, de documentation et de secrétariats d'accompagnement. Situation actuelle L'initiative Cavadini, qui demande que les articles de la loi sur la formation professionnelle concernant l'orientation professionnelle soient révisés, vise une cantonalisation complète de ce secteur, y compris pour ce qui est de la reconnaissance des diplômes. Elle se rattache à une décision prise en 1984 à l'occasion du premier train de mesures au titre de la nouvelle répartition des tâches entre la Confédération et les cantons. Si la cantonalisation de l'orientation professionnelle a bien été examinée, on se contenta finalement de prendre une mesure d'économie, incluse dans le programme complémentaire aux mesures d'économie de 1984, en vigueur depuis le 1 er janvier 1986 (RS 611.02), en modifiant simplement les articles de la loi précitée qui portent sur le financement. De ce fait, les contributions fédérales au traitement des conseillers d'orientation furent supprimées. Seules continuent à être subventionnés la formation et le perfectionnement, ainsi que l'établissement de matériel d'information et de documentation. Les cantons ont ainsi subi une perte financière de près de 12 millions de francs par an, sans qu'ils se voient attribuer de compétence supplémentaire. Les auditions du 3 septembre 1990 ont montré que le domaine de l'orientation professionnelle ne se distingue ni par la clarté ni par l'uniformité. La principale cause de la situation confuse qui le caractérise, notamment en ce qui concerne la définition des organes et des compétences, tient à la croissance historique qu'a connue ce secteur et aux lacunes de la loi. Cette confusion est aggravée par le manque de netteté dans la délimitation des fonctions des nombreux organes intercantonaux et régionaux et la forte fragmentation des responsabilités. (Un groupe de travail de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique est également parvenu à la conclusion que l'organisation actuelle fonctionne, certes, mais qu'elle nécessite une plus claire délimitation des compétences et une meilleure coordination). Le statut de l'Association suisse pour l'orientation scolaire et professionnelle a fait l'objet de nombreuses discussions ces dernières années. En vertu de l'article 5, alinéa 2 et de l'article 63, alinéa 1 de la loi -- 4 of 8 -13. Juni 1991 491 Parlamentarische Initiative. Berufsbildungsgesetz sur la formation professionnelle, cette association est mandatée par la Confédération pour assurer la formation et le perfectionnement des conseillers d'orientation, ainsi que pour établir les matériels d'information et de documentation nécessaires. C'est surtout en Romandie que cette association est contestée. La cause principale tient aux vues divergentes concernant la formation des orienteurs entre Suisse allemande et Suisse française. Considérations de la commission Compte tenu de cette situation, la commission devait se prononcer sur les points suivants de l'initiative:

1.

cantonalisation de la formation et du perfectionnement des conseillers d'orientation;

2.

cantonalisation de l'établissement des matériels d'information et de documentation;

3.

remplacement de la reconnaissance fédérale des diplômes d'orienteur par une reconnaissance cantonale;

4.

maintien de la participation de la Confédération uniquement dans la mesure où elle verse des contributions à des organes mandatés par les cantons pour certaines tâches. Alors que l'initiative ne vise que les articles 4 et 5 de la loi, il convient de réviser aussi l'article 63. La commission s'est rapidement mis d'accord sur la nécessité de réviser la partie de la loi sur la formation professionnelle qui porte sur l'orientation professionnelle. Elle n'a pu cependant souscrire sans réserve à la cantonalisation totale voulue par l'auteur de l'initiative. Ad 1: L'actuelle formulation de l'article 5, alinéa 2 donne à la Confédération un rôle dirigeant qui n'est guère compatible avec la volonté de renforcer la responsabilité cantonale. Si la collaboration entre la Confédération et les cantons ainsi que les associations professionnelles compétentes est prescrite par la loi, le rôle de l'Etat central en matière de formation et de perfectionnement est relativement minime. (Les représentants des conseillers d'orientation ont exprimé devant la commission le souhait qu'un organe soit créé au sein de l'OFIAMT pour s'occuper spécifiquement de ce domaine). La commission est d'avis que la modification entrée en vigueur avec l'arrêté sur le financement de 1984 doit être prise en considération dans la loi. Elle partage néanmoins la crainte qu'une cantonalisation complète de la formation et du perfectionnement des orienteurs aboutisse à des inégalités dans la qualité de l'enseignement et donc à des disparités dans le niveau de ces professionnels. Pour répondre à cette crainte, il convient d'édicter des dispositions minimales dans la loi fédérale. Si la qualité et le niveau des conseillers d'orientation suisses sont internationalement reconnus, c'est aussi grâce à la coordination assurée par la Confédération. Un démantèlement des compétences fédérales dans ce domaine préjudicierait en particulier les petits cantons. Face à l'intégration européenne, il faut renforcer l'uniformité de la formation, et non l'affaiblir. En outre, la cantonalisation complète signifierait la cessation de tout financement par la Confédération, car on ne saurait réduire le rôle de la Confédération à celui de simple bailleur de fonds sans qu'elle ait de droit de directive ou de contrôle. Ad 2, Information, documentation, recherche et développement: Contrairement à ce que propose l'auteur de l'initiative, la commission juge nécessaire de renforcer les compétences fédérales en matière d'information, de documentation, de recherche et de développement. Compte tenu du fait que les exigences se sont accrues, mais aussi pour des motifs professionnels et économiques, ces secteurs prennent une importance croissante. Ils doivent être considérés comme des tâches communes de la Confédération et des cantons et traités comme tels dans la loi. Une coordination et une réglementation par la Confédération ou par un organe central est dans l'intérêt des petits cantons en particulier. Toutefois, contrairement à ce qui se passe pour la formation et le perfectionnement, la Confédération n'a pas de responsabilité directe dans ces domaines. Ad 3: Selon l'article 4, alinéa 2 de la loi sur la formation professionnelle, les conseillers d'orientation doivent justifier d'une formation reconnue par la Confédération. Cette règle a été adoptée en 1978 à l'insistance des conseillers d'orientation. La remise d'un diplôme fédéral leur permet d'exercer dans tous les cantons. La proposition de l'auteur de l'initiative de cantonaliser la reconnaissance des diplômes est considérée par la commission comme un net pas en arrière. L'eurocompatibilité devient un impératif primordial. Des diplômes cantonaux sans reconnaissance fédérale n'ont guère de chance d'être acceptés dans l'espace européen. Motion de la commission Deux propositions de compromis, également sous forme de projets rédigés de toutes pièces, ont été déposées au sein de la commission. La discussion a cependant révélé une fois de plus la difficulté de procéder à des travaux législatifs dans le cadre d'une commission. Même une reformulation des articles contestés nécessite des vérifications approfondies. C'est pourquoi les points principaux des deux propositions ont été repris sous forme de motion adoptée à l'unanimité et chargeant le Conseil fédéral d'effectuer une révision partielle de la loi sur la formation professionnelle. Tenant compte des diverses considérations, la motion reprend, en les nuançant quelque peu, les trois objectifs principaux qui avaient été définis. Elle prend acte du transfert de compétences sans toutefois supprimer totalement la participation de la Confédération, dont elle souligne au contraire le rôle coordinateur (sous forme de dispositions minimales et de reconnaissance fédérale des diplômes), ainsi que la mission en matière d'information, de documentation, de recherche et de développement. Enfin, elle tient compte de l'intégration européenne, face à laquelle les orienteurs suisses, par ailleurs bien qualifiés, ne doivent pas être défavorisés. La commission est persuadée que cette voie doit permettre non seulement de maintenir le haut niveau de compétence des orienteurs suisses, mais encore de l'améliorer, conformément aux exigences de notre époque. Antrag der Kommission Ohne Gegenstimme - bei einer Enthaltung - beschloss die Kommission, dem Rat zu beantragen, der Initiative keine Folge zu geben. Einstimmig verabschiedet hat die Kommission jedoch eine Motion, mit der der Bundesrat beauftragt werden soll: -Voraussetzungen zu schaffen, um mittels Mindestvorschriften die von den Kantonen getragene Aus- und Weiterbildung gesamtschweizerisch gleichwertig zu gestalten; - Information und Dokumentation sowie Forschung und Entwicklung im Bereiche der Berufsberatung als eine gemeinsame Aufgabe von Bund und Kantonen zu verankern; - Vorkehren zu treffen, dass die Diplome schweizerischer Berufsberater international anerkannt werden können. Die Kommission ersucht den Rat, diese Motion als verbindlichen Auftrag an den Bundesrat zu überweisen. Proposition de la commission A l'unanimité, avec une abstention, la commission a décidé de proposer à son conseil de ne pas donner suite à l'initiative. La commission unanime a cependant adopté une motion chargeant le Conseil fédéral de: - fixer les conditions nécessaires, sous forme de prescriptions minimales, pour que les moyens de formation et de perfectionnement dont les cantons sont responsables soient conformes à un niveau identique pour toute la Suisse; - définir la responsabilité de l'information, de la documentation, de la recherche et du développement en matière d'orientation professionnelle comme étant une tâche commune à la Confédération et aux cantons; - prendre des dispositions pour que les diplômes de conseillers d'orientation suisses soient internationalement reconnus. La commission prie son conseil de transmettre cette motion en tant que mandat impératif au Conseil fédéral.

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Initiative parlementaire. Formation professionnelle 492 13 juin 1991 Ad 89.246 Motion der Kommission Berufsbildungsgesetz. Teilrevision Motion de la commission Loi sur la formation professionnelle. Révision partielle Wortlaut der Motion vom 15. Oktober 1990 Mit dem Ziel, den hohen Standard der schweizerischen Berufsberatung weiterzuführen und auszubauen sowie Schwachstellen zu beheben, wird der Bundesrat beauftragt, den eidgenössischen Räten eine Teilrevision des Bundesgesetzes über die Berufsbildung vorzulegen. Dabei sind auf der Grundlage der veränderten Zuständigkeiten (Aufgabenteilung) und der bisherigen Zusammenarbeit:

1.

Voraussetzungen zu schaffen, um mittels Mindestvorschriften die von den Kantonen getragene Aus- und Weiterbildung gesamtschweizerisch gleichwertig zu gestalten;

2.

Information und Dokumentation sowie Forschung und Entwicklung im Bereiche der Berufsberatung als gemeinsame Aufgabe von Bund und Kantonen zu verankern;

3.

Vorkehren zu treffen, dass die Diplome schweizerischer Berufsberater international anerkannt werden können. Texte de la motion du 15 octobre 1990 Dans le but de maintenir et d'améliorer le haut niveau de l'orientation professionnelle suisse et de pallier à ses lacunes, le Conseil fédéral est chargé de présenter aux Chambres une révision partielle de la loi sur la formation professionnelle. Se fondant sur les compétences modifiées (nouvelle répartition des tâches) et sur la coopération actuelle, il y a lieu:

1.

de créer, par le biais de prescriptions minimales, des conditions équivalentes pour toute la Suisse dans les domaines de la formation et du perfectionnement qui incombent aux cantons;

2.

de consacrer tâche commune de la Confédération et des cantons, l'information et la documentation ainsi que la recherche et le développement dans le domaine de l'orientation professionnelle;

3.

de prendre des mesures visant à faire reconnaître les diplômes des conseillers en orientation professionnelle à l'échelon international. Onken, Berichterstatter: Sie haben zu diesem Geschäft einen schriftlichen Bericht erhalten, der den Text der Initiative unseres Kollegen Cavadini enthält, die Begründung dazu, die Erwägungen der vorprüfenden Kommission, die Schlussfolgerungen, die wir gezogen haben, und eine Kommissionsmotion. Wer sich für die Materie besonders interessiert, hat diesen Bericht sicher gelesen und sich dazu vorbereitend seine Gedanken machen können. Ich kann mich hier also vergleichsweise kurz fassen, obwohl die Problematik an sich recht komplex ist, und lediglich nochmals unsere Ueberlegungen und die Anträge zusammenfassen. Die Initiative von Herrn Cavadini schlägt in Form eines ausformulierten Entwurfes die Revision der Artikel 4 und 5 des Berufsbildungsgesetzes vor, mit dem Ziel, die Verantwortung für die Aus- und Weiterbildung der Berufsberater sowie für die Information und Dokumentation als alleinige Aufgabe und Kompetenz der Kantone gesetzlich zu verankern. Es geht ihm also um eine völlige Kantonalisierung der Berufsberatung, auch und das ist besonders problematisch - auf der Ebene der Diplomanerkennung. Damit will er die Konsequenz ziehen aus einer Sparmassnahme des Bundes, die seit dem 1. Januar 1986 die Bundesbeiträge an die Besoldung der Berufsberater wegfallen liess. Das hat eine finanzielle Einbusse von immerhin 12 Millionen Franken gebracht, ohne dass sich an der Zuständigkeitsordnung irgend etwas geändert hätte, das heisst, die Kantone erhielten weniger Geld, aber nicht mehr Kompetenzen, wie es einerfolgerichtigen Aufgabenteilung entsprochen hätte. Die Frage ist nun: Ist eine so konsequente Scheidung der Zuständigkeiten, wie sie Herr Cavadini will, möglich und wünschenswert? Wäre es der schweizerischen Berufsberatung zuträglich, erstens die Aus- und Weiterbildung der Berufsberater und zweitens die Herstellung von Informations- und Dokumentationsmaterial gänzlich in die Hand der Kantone zu legen, damit - drittens - die heutige eidgenössische Anerkennung der Berufsberaterdiplome durch eine kantonale zu ersetzen und viertens den Bund nur noch als Beitragsspender an bestimmte, von den Kantonen beauftragte Einrichtungen vorzusehen? In allen diesen vier Punkten lautet die Antwort Ihrer vorprüfenden Kommission auf die aufgeworfene Frage: Nein. Es wäre weder wünschbar noch dem hohen Standard der schweizerischen Berufsberatung förderlich, wenn sich der Bund völlig daraus zurückzöge und seine bisherigen Funktionen, die der schweizerischen Berufsberatung sehr viel gebracht haben, preisgäbe.

1.

Aus der Aus- und Weiterbildung sollte sich der Bund unserer Auffassung nach nicht zurückziehen, weil er bisher - ohne einen wirklich prägenden, gestaltenden Einfluss darauf zu nehmen; er blieb ziemlich diskret- doch eine koordinierende, vereinheitlichende Funktion wahrgenommen hat. Ohne diesen Rahmen, der gewisse Standards setzt, könnte - so befürchtet die Kommission - eine gewisse Unausgeglichenheit entstehen, könnte das einheitliche Profil verlorengehen, könnten von Kanton zu Kanton Niveauunterschiede auftreten. Das ist schon aus schweizerischer Optik, bei allem Respekt vor den föderalistischen Prinzipien, nicht erstrebenswert. Die Auffächerung mit ihren Unebenheiten läuft jedoch auch dem internationalen Trend, der grössere Geschlossenheit und bessere Kompatibilität verlangt, exakt entgegen und ist also auch in dieser Hinsicht völlig unzeitgemäss und inopportun.

2.

Bei der Information, bei der Dokumentation, insbesondere aber auch bei Forschung und Entwicklung halten wir einen Rückzug des Bundes erst recht nicht für angezeigt. Im Gegenteil: Die Aufgabenstellung ist vielfältiger und anspruchsvoller geworden. Vieles liegt in der Schweiz sogar brach und sollte aufgearbeitet werden. Wir sind zwar gut in der Berufsberatung, aber nicht überall Spitze, und es bedarf nach Auffassung der Kommission hier nicht allein der koordinierenden Hilfestellung des Bundes, sondern seines entschiedeneren Einsatzes, gerade auch zugunsten der kleineren Kantone, die von einer solchen Verpflichtung entlastet werden sollten, einer Verpflich-tung, die sie vermutlich überfordern würde. Es bedarf hier also eines engen Miteinanders von Bund und Kantonen.

3.

Heute müssen sich die Berufsberater über eine vom Bund anerkannte Ausbildung ausweisen. Das hat keineswegs zu einer völligen Nivellierung geführt. Es gibt durchaus unterschiedliche Wege, die erforderliche Qualifikation zu erlangen, namentlich zwischen der Deutschschweiz und der Romandie gibt es deutliche Unterschiede. Aber es war ein eidgenössisch anerkanntes Diplom, und es bot damit Gewähr für ein allgemein respektiertes Niveau und auch für die Wählbarkeit in sämtlichen Kantonen. Der Schritt zu nur noch kantonal anerkannten Ausbildungsgängen ist in den Augen der Kommission ein Rückschritt, und zwar allein schon im schweizerischen Kontext, doch noch viel mehr vor dem Hintergrund der europäischen Entwicklung, bei der wir unbedingt sicherstellen sollten, dass unsere gut ausgebildeten Berufsberaterinnen und Berufsberater nicht benachteiligt werden. Aus dieser Beurteilung hat die vorprüfende Kommission zwei Anträge abgeleitet:

1.

Einstimmig und bei einer Enthaltung beantragt Ihnen die Kommission, die parlamentarische Initiative Cavadini nicht zu überweisen, ihr also keine Folge zu geben. Wir haben zwar für den Anknüpfungspunkt des Vorstosses Verständnis, eben diesen Wegfall der Bundessubventionen, aber wir halten die daraus abgeleitete Konsequenz, nämlich eine rigorose Kantonalisierung unter Preisgabe der heutigen, gewachsenen Ordnung, für verfehlt und in ihren Auswirkungen, wie dargelegt, für folgenschwer.

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13.

Juni 1991 493 Zollpräferenzensystem

2.

Die einstimmige Kommission schlägt Ihnen eine Motion vor, die zu einer Klärung und zu einer Verbesserung der heutigen Situation führen soll. Die Kommission anerkennt damit auch, dass der Vorstoss von Herrn Cavadini auf einige Schwachstellen der schweizerischen Berufsberatung, die der Bereinigung bedürfen, aufmerksam gemacht hat. Verlangt wird mit dieser Motion eine Teilrevision des Berufsbildungsgesetzes, die sich wohl auf die veränderten Zuständigkeiten abstützt, aber auch auf die bisherige Zusammenarbeit und dieser Rechnung trägt. Die Motion visiert drei Hauptziele an:

1.

Es sollen die Voraussetzungen geschaffen werden, um mittels Mindestvorschriften des Bundes die von den Kantonen getragene Aus- und Weiterbildung gesamtschweizerisch gleichwertig zu gestalten. Hier wird also die Verantwortung der Kantone durchaus anerkannt und betont, aber es soll durch den Bund ein Minimalstandard gesetzt werden, der eben diese Gleichwertigkeit gewährleistet.

2.

Information und Dokumentation sowie Forschung und Entwicklung im Bereiche der Berufsberatung sollen als eine gemeinsame Aufgabe von Bund und Kantonen wahrgenommen werden.

3.

Es sind Vorkehrungen zu treffen, dass die Diplome der schweizerischen Berufsberaterinnen und Berufsberater auch international anerkannt werden können. Wir sind überzeugt und mit uns ist es der frischgebackene Ehrenpräsident des Schweizerischen Verbandes für Berufsberatung, Kollege Carlo Schmid, dem ich zu dieser Ehre auch herzlich gratulieren möchte -, dass auf der solcherart erneuerten gesetzlichen Grundlage gewisse Lücken geschlossen und Schwachstellen behoben werden können - das müssen sie auch -, dass damit aber auch der hohe Standard der schweizerischen Berufsberatung weitergeführt, ja sogar noch ausgebaut werden kann. Das muss das Anliegen von uns allen sein. M. Reymond: Je fais simplement remarquer que lorsque nous avons un rapport écrit, il n'est pas nécessaire de nous le lire, sinon à quoi peut servir de faire ce genre de rapport? Excusez-moi, Monsieur Onken, de cette intervention mais je tiens à répéter, pour la bonne marche des travaux de ce conseil et afin qu'il reprenne son rythme de travail d'autrefois, qu'on ne devrait pas lire un rapport écrit, chacun en ayant déjà pris connaissance; on gagne du temps en donnant tout de suite la parole à l'auteur de l'initiative. Merci, Monsieur le président, de m'avoir laissé apporter cette remarque avant de donner la parole à M. Cavadini. M. Cavadini: Je comprends le plaisir qu'on a eu à revoir ce rapport; il était de qualité et nous en remercions la commission, mais, effectivement, nous en avions pris connaissance et je me bornerai à une brève déclaration. Lorsque j'ai déposé cette initiative parlementaire, c'était dans le souci de pousser dans ses dernières conséquences la systématique politique et institutionnelle de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons. Au moment où la Confédération retirait financièrement son soutien à la formation de l'orientation professionnelle, réalisant au passage - ne soyons pas mesquins - une économie de quelque 12 millions de francs, il nous paraissait légitime que la compétence légale soit redonnée à ceux qui assuraient ce financement, donc aux cantons. Aujourd'hui, ce thème est bien affaibli et la commission a examiné nos propositions. Nous avons admis une partie du raisonnement qui l'a conduite à suggérer, par le biais d'une motion, de reprendre deux des éléments de mon initiative. Je suis ainsi partiellement satisfait et j'insiste pour que le troisième point de la motion soit l'objet d'un examen rapide, car la libre circulation des personnes exige une prise en compte de cette donnée qui n'a certainement échappé à personne. En conclusion, je me rallie à l'idée d'une motion dont je crois savoir que le Conseil fédéral accepte sa transmission comme motion et non comme postulat. Präsident: Herr Bundesrat Delamuraz hat mir mitgeteilt, dass der Bundesrat die Motion als solche annimmt. Danioth: Ich möchte Ihnen die Zustimmung zur Kommissionsmotion empfehlen. Im Rahmen der Aufgabenteilung Bund/Kantone wurde bekanntlich die Berufsberatung als vorwiegend pädagogische und soziale Dienstleistung der Hoheit der Kantone unterstellt. Im Anschlussprogramm 1984 der Einsparungen im Bundeshaushalt wurden dann kurzerhand die Subventionsbestimmungen für den Betrieb der Berufsberatungsstellen aus dem Gesetz gestrichen. Auf der anderen Seite blieb insbesondere die Bestimmung im Berufsbildungsgesetz, dass die Kantone Berufsberatungen anzubieten haben. Dem Finanzverlust der Kantone von rund 12 Millionen Franken pro Jahr stand somit kein echter Substanzgewinn für den Föderalismus gegenüber. Einer totalen Kantonalisierung erwuchsen aber, je länger man die Konsequenzen dieser Einsparungsaktionen überdachte, Bedenken bildungs- und staatspolitischer Natur. Nicht zuletzt Vertreter von kleinen Kantonen haben vor unserer Kommission die Sorge geäussert, dass bei einer konsequenten und rücksichtslosen Kantonalisierung eine negative Auswirkung auf die Qualität der Ausbildung der Berufsberater und letztlich auf deren Berufstätigkeit nicht auszuschliessen sei. Der Leiter der Berufsberatung des Kantons Schwyz hat hier vor der Kommission eine eindrückliche Schilderung gegeben. Eine vollständige Kantonalisierung würde die Kantone der harmonisierenden Wirkung bundesrechtlicher Rahmenbedingungen berauben. Auch wenn sich die Kantone - vorab die kleineren - in Anlehnung an die Regionen der Erziehungsdirektorenkonferenz zu gemeinsamen Ausbildungslösungen zusammenschliessen würden, müsste mit erheblichen Unterschieden, mit Anerkennungsproblemen der Diplome, mit Lücken in der Fort- und Weiterbildung und auch mit Problemen im Einsatz der Berufsberater gerechnet werden. Das Gefalle unter den Kantonen würde also grösser und nicht kleiner. Einen qualitativen Rückschritt will aber niemand. Daher setzt die Motion und nicht die Initiative die richtigen Signale. Der Bund soll sich auf den Erlass von Mindestvorschriften beschränken, diese aber immerhin weiterhin erlassen dürfen. Schliesslich ist die Berufsausbildung ja weitgehend vom Bund, von seinen Vorschriften selber beherrscht. Damit würden Konkordatslösungen der Kantone keineswegs überflüssig, im Gegenteil, sie würden geradezu gefördert. Ich meine, die Initiative Cavadini hat eine interessante bildungspolitische Standortbestimmung vorgenommen und eine Diskussion in unserer Kommission mit interessanten Hearings ausgelöst. Diese Beratungen haben zu unserer eigenen Kommissionsmotion geführt, deren Annahme ich Ihnen nochmals empfehlen möchte. Präsident: Die Kommission beantragt Ihnen, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben, hingegen die Motion der Kommission zu überweisen. Zustimmung -Adhésion #ST# 91.017 Entwicklungsländer. Zollpräferenzensystem Pays en développement. Système de préférences douanières Botschaft und Beschlussentwurfvom 20. Februar 1991 (BBI11410) Message et projetd'arrêtédu20février1991 (FF11342) Antrag der Kommission Eintreten Proposition de la commission Entrer en matière -- 7 of 8 -Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Parlamentarische Initiative (Cavadini) Berufsbildungsgesetz. Revision Initiative parlementaire (Cavadini) Loi sur la formation professionnelle. Révision In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1991 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Ständerat Conseil Conseil des Etats Consiglio Consiglio degli Stati Sitzung 08 Séance Seduta Geschäftsnummer 89.246 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 13.06.1991 - 08:00 Date Data Seite 487-493 Page Pagina Ref. No 20 020 211 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.

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