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Entscheid

89-304

Verwaltungsbehörden 23.06.1989 89.304

23. Juni 1989Deutsch13 min

Source admin.ch

Erwägungen

1.

Der Antrag des EVED findet unsere volle Zustimmung.

2.

Wir sind dem EVED dankbar für das rasche Vorgehen bei den Vorbereitungsarbeiten. Nur so - durch Tatsachen - kann den unzeitgemessen Volksinitiativen gegen diesen Abschnitt der N 1 und gegen andere Nationalstrassenabschnitte angemessen entgegnet werden.

3. In Anbetracht der lebhaften Debatten in der Oeffentlichkeit zwischen Befürwortern und Gegner des Nationalstrassenbaus sollte dem vorliegenden Entscheid des Bundesrates die nötige Publizität verliehen werden.

3. In Anbetracht der lebhaften Debatten in der Oeffentlichkeit zwischen Befürwortern und Gegner des Nationalstrassenbaus sollte dem vorliegenden Entscheid des Bundesrates die nötige Publizität verliehen werden.

4. Wir bitten das EVED zudem um Informationen darüber, nach welchem Terminplan die weiteren Studien und Arbeiten bezüglich des in Frage stehenden Nationalstrassenabschnittes sich voraussichtlich abwickeln werden. sig. Delamuraz» Ich frage den Bundesrat bei allem Respekt vor interner Meinungsbildung im Bundeshaus:

1. Sieht er ein, dass es nicht angängig ist, wenn von unserer Regierung gegenüber dem Parlament und Volk behauptet wird, man wolle keine Sachzwänge schaffen, und dabei intern offenbar ganze Departements mit ihrem ganzen Gewicht just diesen Zweck anvisieren?

2. Wo bleibt in diesen Departementen der Respekt vor den Stimmbürgern? (Die allfällige Auffassung, im internen Meinungsaustausch brauche der Stimmbürger nicht respektiert zu werden, da dieser vertraulich sei, kann nicht akzeptiert werden!)

3. Will der Gesamtbundesrat tatsächlich das Volk erst über die Kleeblatt-Initiativen abstimmen lassen, wenn möglichst viele Teile der Strassen gebaut sind - wie man aus der prominenten Stellungnahme des EVD vermuten kann -, oder hegt er in diesem Punkt eine andere Meinung?

4. Verhält sich das EVED in Zukunft so, dass es weiterhin den Beifall des EVD bekommt, weil man versucht, möglichst rasch vorwärts zu machen, um «mit Tatsachen den unzeitgemässen Volksinitiativen zu entgegnen»? (vide 2. Abschnitt der Stellungnahme EVD)

5. Ist der Bundesrat bereit, die verschiedenen internen Mitberichte zur N 1 und die daraus gezogenen Schlüsse des EVED zu veröffentlichen, um das Vertrauen in die Behörden wieder herzustellen?

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Interpellation Günter 1190 N 23 juin 1989 Texte de l'interpellation du 31 janvier 1989 J'essaie depuis deux ans d'inciter le Conseil fédéral à ordonner aussitôt que possible la votation sur la quadruple initiative, étant donné que la question peut depuis longtemps déjà être tranchée par le peuple et qu'il n'est pas nécessaire de faire des expertises pour pouvoir rédiger le message y relatif. La réticence avec laquelle l'affaire est traitée laisse craindre que l'on cherche à construire autant que possible dans les zones concernées pour créer des situations de fait accompli qu'on invoquerait ensuite lors de la campagne pour combattre l'initiative. Il est vrai que le Conseil fédéral a contesté formellement le bien-fondé de cette hypothèse dans sa réponse à la motion du groupe Adl/PEP (87.598 «Projets d'autoroutes. Moratoire). Il écrit: «il n'est.... pas question de poursuivre les travaux de planification dans le seul but de créer un fait accompli et de vouloir influencer le vote sur ces quatre initiatives». Cependant, il se contredit par sa réponse à ma question ordinaire concernant le tronçon Avenches-Morat/Loewenberg (88.629) dans laquelle il écrit: «Dès que le projet définitif est mis au point dans ses moindres détails, puis approuvé, plus rien ne s'oppose au début des travaux. Quant aux initiatives populaires de l'AST, elles ne peuvent nullement être considérées comme des contraintes juridiques». Personne n'a prétendu cela: ce que nous critiquons, c'est le fait que la votation sur une affaire qui peut être tranchée depuis longtemps soit différée, de façon à placer le peuple devant un fait accompli - ce qui est certes légal, mais discutable du point de vue politique. On commence à y voir plus clair dans les contradictions relevées dans les réponses faites par le gouvernement aux députés qui lui demandent des explications sur son attitude hésitante. Nous savons maintenant qu'une procédure de corapports a eu lieu en été 1987 au sujet de la N 1. J'avais demandé des renseignements à cet égard dans ma question ordinaire no 88.629; je n'ai reçu que des réponses partielles. Les faits qui ont été divulgués seraient, affirme le Conseil fédéral, «entachés d'erreurs». En l'occurrence, on vise manifestement les réserves exprimées par le DFJP contre la construction de certains tronçons de la N1, criticables du point de vue de la protection de l'environnement et de l'aménagement du territoire. Il n'en reste pas moins que les faits que j'ai cités sont là, bien que le DFTCE ait essayé de les nier au cours de la procédure administrative interne. Entre-temps, j'ai eu connaissance du co-rapport du 1er juin 1987 que le DFEP a élaboré en réponse à la proposition du DFTCE du 18 mai 1987. Or, ce corapport est franchement inquiétant pour quiconque reste attaché à la démocratie. On y lit en effet ce qui suit: «....

1. Nous approuvons sans réserve la proposition du DFTCE.

2. Nous félicitons le DFTCE pour la rapidité avec laquelle il a mené à terme les travaux préparatoires. C'est ainsi - par des faits - qu'on peu combattre efficacement ces initiatives populaires anachroniques lancées contre l'achèvement de ce tronçon de la N 1 et contre d'autres parties de routes nationales.

3. Compte tenu du vif débat public qui s'est engagé entre les partisans et les adversaires des routes nationales, il est nécessaire d'assurer une publicité suffisante à la présente décision du Conseil fédéral.

4. Nous prions le DFTCE de nous indiquer le calendrier des échéances prévues pour le déroulement futur des éudes et des autres travaux concernant le tronçon de route nationale en question. Signé Delamuraz» (Traduction) Sans vouloir en aucune façon contester le droit des offices fédéraux de se forger une opinion par un échange de vues sur le plan, interne de l'administration, je demande au Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes:

1. Reconnaît-il qu'on ne peut accepter qu'il affirme au Parlement et au peuple ne pas vouloir créer de fait accompli, alors que des départements font tout ce qui est en leur pouvoir, sur le plan interne de l'administration, pour atteindre ce but?

2. A-t-on encore une quelconque considération pour le citoyen dans ces départements? (Si on estime qu'on peut en faire abstraction lors d'échanges de vues qui ont lieu au sein de l'administration parce que ces discussions restent confidentielles, cela est intolérable!)

3. Le Conseil fédéral en tant qu'autorité collégiale a-t-il effectivement l'intention de ne soumettre la quadruple initiative à la décision du peuple que lorsque la construction des routes en question sera aussi avancée que possible - comme on peut le penser compte tenu du fameux co-rapport du DFEP - ou a-t-il d'autres intentions en la matière?

4. Le DFTCE continuera-t-il à se comporter de manière à jouir encore de l'approbation du DFEP en essayant de faire progresser les travaux aussi vite que possible afin de lutter par des actes contre les initiatives populaires en question, prétendument anachroniques (cf. la 2e partie de l'avis du DFEP)?

5. Le Conseil fédéral est-il disposé à publier les co-rapports internes concernant la N 1 et les conclusions qu'en a tirées le DFTCE, afin de rétablir ainsi la confiance dans nos autorités? Mitunterzeichner- Cosignataire: Keine - Aucun Schriftliche Begründung - Développement par écrit Der Urheber verzichtet auf eine Begründung und wünscht eine schriftliche Antwort. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 17. Mai 1989 Rapport écrit dujConseil fédéral du 17 mai 1989 Der Bundesrat hatte schon mehrmals Gelegenheit, zu den vom Interpellanten nun auch in diesem Vorstoss aufgeworfenen Fragen Stellung zu beziehen, so bei der Beantwortung des Postulates Günter vom 17. Juni 1987 «Kleeblatt-Initiative. Abwarten des Volksentscheides», der Motion der LdU/EVP-Fraktion vom 8. Oktober 1987 «Autobahnbau. Moratorium bis zur Abstimmung» und der Einfachen Anfrage Günter vom 15. März 1988 «Teilstrecke Avenches-Murten/Löwenberg». Unter Hinweis auf diese erst kürzlich erfolgten Stellungnahmen können deshalb die gestellten Fragen in zusammenfassender Kürze wie folgt beantwortet werden:

1. Lancierung und Einreichung einer eidgenössischen Volksinitiative haben keine aufschiebende Wirkung. Die Initiative wird erst mit ihrer Annahme durch Volk und Stände rechtswirksam. Der Bundesrat will die Vorarbeiten im üblichen Verfahren weiterführen. Ob im Einzelfall auch bauliche Massnahmen vertretbar sind, wird sorgfältig geprüft. Dabei werden nicht wieder rückgängig zu machende Handlungen nur nach einer eingehenden Interessenabwägung bewilligt.

2. Der Nationalstrassenbau beruht auf der Bundesverfassung. Mit der Weiterbearbeitung der vier Nationalstrassenstrecken, die von den Kleeblatt-Initiativen betroffen sind, geht es daher nicht darum, Sachzwänge zu schaffen, sondern ein Verfassungsauftrag wird - auch aus dem vom Interpellanten erwähnten Respekt vor den Stimmbürgern - erfüllt.

3. Für die Behandlung von eidgenössischen Volksinitiativen durch den Bundesrat und das Parlament gelten gesetzliche Fristen. Der Bundesrat hat die Botschaft über die am 2. Juli 1987 eingereichten Kleeblatt-Initiativen am 25. Januar 1989 - also rund ein halbes Jahr vor Ablauf der im Geschäftsverkehrsgesetz vorgesehenen Frist-beschlossen. Auf die Behandlung der Initiativen in den beiden Räten kann der Bundesrat zeitlich aber keinen Einfluss nehmen. Der Bundesrat legt gleichwohl grossen Wert auf eine frühestmögliche Durchführung der Volksabstimmungen.

4. Das Vorverfahren und die Beratungen des Bundesrates über Sachgeschäfte sind nicht öffentlich. Der Bundesrat nimmt deshalb keine Stellung zu Fragen über die Behandlung solcher Angelegenheiten, auch und vor allem dann nicht, wenn einzelne Aspekte durch unzulässige Indiskretionen und zusammenhangslos an die Oeffentlichkeit gelangt sind.

5. Der Bundesrat ist dementsprechend nicht bereit, interne Stellungnahmen aus dem Mitberichtsverfahren zu veröffentlichen. Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundesrates teilweise befriedigt.

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Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Günter N 1. Willentlich geschaffene Sachzwänge Interpellation Günter N 1. Politique du fait accompli In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1989 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 16 Séance Seduta Geschäftsnummer 89.304 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 23.06.1989 - 08:00 Date Data Seite 1189-1190 Page Pagina Ref. No 20 017 548 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.

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