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Entscheid

89-536

Verwaltungsbehörden 07.06.1990 89.536

7. Juni 1990Deutsch18 min

Source admin.ch

Erwägungen

12.

à 15 000 prisonniers politiques, quasiment un record mondial, des déportations dans les camps dont on a déjà parlé, soit celui de Kesiot dénommé aussi Anzar III. Il a suffi de cette étincelle pour qu'un nouveau soulèvement extraordinaire se déchaîne et que des foules sans précédent affrontent les troupes d'occupation en Cisjordanie, à Gaza, à Jérusalem-est. Ce qui est plus préoccupant encore, c'est que ce mouvement s'est étendu à la Jordanie et, surtout, aux Palestiniens d'Israël. Ceux-ci sont au nombre de 700 000 auxquels des statistiques ajoutent indûment les habitants de Jérusalem-est, et il y a là un problème extraordinairement important dépassant de loin la situation qui était celle au moment du dépôt de ma motion. Il y a donc une nécessité absolue d'intervenir. L'impasse diplomatique actuelle est totale et ce que j'ai dit tout à l'heure «eux ou nous» fait que ce conflit, qui dure depuis cinquante ans, "ne s'oppose plus à toute possibilité de discussion et de débat. On est loin, aujourd'hui, des déclarations incendiaires comme celle de l'ancien président de l'OLP, Choukeyri, à la veille de la guerre de 1967. L'OLP, y compris Arafat, a accepté un certain nombre de propositions. L'échec diplomatique du gouvernement est aussi le refus du plan américain et des demandes pourtant acceptées par l'Organisation de libération de la Palestine. Il y a aussi et surtout une montée des intégristes qui sont dramatiquement exacerbés et développés. Face à une telle spirale de violence, sans perspective sauf ce «eux ou nous», il n'existe quasiment plus de solution, si ce n'est une intervention décidée de la communauté internationale qui se doit de tout mettre en oeuvre pour imposer la paix aux belligérants et pour permettre à ces deux peuples de vivre leur vie et aux Palestiniens d'avoir enfin un territoire. En ce qui concerne notre pays, à mon avis, il doit intervenir La Suisse joue un rôle fantastique, que ce soit par le biais des délégués du CICR ou par celui des interventions, tant de la part du Conseil fédéral qu'à l'échelon politique. Il faut toutefois faire un pas de plus et c'est ce pas que ma motion proposait de franchir. En conclusion, je vous prie d'accepter ma motion et de demander au Conseil fédéral d'intervenir plus énergiquement dans ce domaine en faisant pression afin de trouver une solution et de ramener à la raison un mouvement qui se radicalise toujours davantage. Le plus grand danger dans tout cela, c'est que sans pression de la communauté internationale, la répression dans les territoires occupés et les réactions face au refus israélien, tout se radicalise. Il n'y a plus d'espérance. La stabilité dans la région est hélas bien loin et l'a logique visant à exclure les Palestiniens conduira dramatiquement à de nouvelles escalades. Tels sont les motifs pour lesquels le Conseil fédéral serait bien inspiré d'intervenir le plus énergiquement possible dans ce domaine. M. Felber, conseiller fédéral: Si nous comprenons l'inquiétude exprimée par M. Spielmann dans le texte de sa motion, qui date d'un an déjà, et celle qu'il a exprimée tout à l'heure, nous ne pouvons cependant pas accepter la motion imperative qu'il nous propose, demandant au Conseil fédéral d'exiger le respect de certaines règles des Nations Unies, alors que nous n'en sommes pas membres, premièrement. Deuxièmement, tout en prenant connaissance de la proclamation d'indépendance de l'Etat palestinien, nous avons déjà expliqué en détail pourquoi la Suisse n'était pas en mesure de reconnaître l'Etat palestinien, comme d'ailleurs la majorité des Etats démocratiques du monde occidental. Néanmoins, nous déclarons qu'il est certain que, depuis le dépôt de cette motion, des événements graves se sont déroulés en Palestine, le Conseil fédéral n'y est pas resté insensible. Il a publié, dès la première séance après le malheureux attentat qui a coûté la vie de sept jeunes Palestiniens, une déclaration que nous estimons ferme, faisant part de notre consternation, déplorant la tension croissante qui en résulte dans la région, et provoque sans cesse de nouvelles pertes en vies humaines. Le Conseil fédéral manifeste son inquiétude face à la détérioration de la situation, il lance un appel à toutes les parties pour que la raison l'emporte sur les affrontements et pour que s'engage ce que nous demandons depuis plusieurs années, pour que s'engagent des négociations propres à aboutir à un règlement pacifique de la situation au Moyen-Orient. Comme vous, Monsieur le Conseiller national, les problèmes du racisme nous effraient; la montée du racisme nous effraie. Vous le savez, le Parlement devra bientôt se saisir d'un document aboutissant à la ratification de la Convention internationale sur le racisme. Un autre élément appartient aussi àia batterie des instruments que met en place le Conseil fédéral par le truchement du -- 2 of 4 -7. Juni 1990 N 911 Interpellation Pini Département des affaires étrangères, c'est l'appui et les solutions qu'il faut trouver en faveur des minorités. Cela nous paraît un élément de politique dynamique que nous avons proposé à la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, mais qui peut très bien être transféré, dans ses principes mêmes avec le règlement pacifique des différends, à d'autres conflits dans le monde, à d'autres régions du monde dans lesquelles les minorités seraient amenées à souffrir. Pour des raisons de souplesse nécessaire à la conduite des affaires étrangères, nous vous demandons, tout en comprenant les motifs qui animent le motionnaire, de rejeter sa motion. Abstimmung - Vote Für Ueberweisung der Motion Dagegen Minderheit offensichtliche Mehrheit #ST# 90.343 Interpellation Pini Sozialcharta des Europarates. Ratifizierungsverfahren Interpellanza Pini Carta sociale del Consiglio d'Europa. Procedura di ratifica Interpellation Pini Charte sociale du Conseil de l'Europe. Procédure de ratification Wortlaut der Interpellation vom 8. Februar 1990 Gestützt auf die Entschliessung 931 (1989) der Parlamentarischen Versammlung der Dreiundzwanzig betreffend die Sozialcharta des Europarates und den allfälligen Beitritt der Europäischen Gemeinschaft frage ich den Bundesrat, ob er es im Lichte der jüngsten Entwicklungen in der europäischen Integrationspolitik nicht für angezeigt hält, die Sozialcharta dem Parlament erneut zur Ratifizierung vorzulegen. Testo dell'interpellanza dell'8 febbraio 1990 Facendo riferimento alla Risoluzione 931 (1989) dell'Assemblea parlamentare dei ventitré, relativa alla Carta sociale del Consiglio d'Europa e alla eventuale adesione della Comunità Europea, chiedo al Consiglio federale se non ritiene opportuno di riproporre, alla luce delle recenti evoluzioni della politica di integrazione europea, la ratifica della Carta da parte del nostro Parlamento. Texte de l'interpellation du 8 février 1990 Vu la résolution 931 (1989) de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, qui concerne la Charte sociale européenne, eu égard à une éventuelle adhésion de notre pays à la Communauté européenne, et compte tenu de l'actuelle évolution de notre continent vers une plus grande intégration politique, je demande au Conseil fédéral s'il n'estime pas opportun de reproposer au Parlement la ratification de ladite charte. Mitunterzeichner-Cofirmatari-Cosignataires: Keine - Nessuno - Aucun Schriftliche Begründung - Motivazione scritta Développement par écrit Da oltre un decennio il nostro Paese ha firmato la Carta sociale del Consiglio d'Europa senza tuttavia ratificarla. I tentativi di perfezionare la procedura di ratifica da parte dei nostri consigli legislativi non hanno, finora, conosciuto una positiva conclusione. I motivi che gli oppositori alla ratifica hanno addotto riguardano alcuni aspetti ritenuti troppo vincolanti per la nostra legislazione federale e che appaiono oggi obiettivamente superati o comunque tali da non giustificare un rifiuto dell'adesione parlamentare. Confrontata sempre più con l'Europa che evolve nell'armonizzazione del diritto e nell'affermazione dei principi fondamentali che devono sostenere l'attuazione di uno spazio economico e sociale comune, interessante i Paesi della CE e dell'AELS, ritengo che l'attuale renitenza alla ratifica non giovi agli interessi del Paese nel quadro del suo difficile negoziato europeo. Il richiesto «riflesso europeo» svizzero, il fatto che i principali Paesi dell'Europa occidentale abbiano ratificato la Carta sociale, l'imminente sua revisione e l'attuale assenza svizzera dal discorso che sta determinandolo, suffragano l'opinione secondo cui il Consiglio federale dovrebbe rilanciare la procedura di ratifica prima che la corrente legislatura si concluda. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 17. Mai 1990 Risposta scritta del Consiglio federale del 17 maggio 1990 Rapport écrit du Conseil fédéral du 17 mai 1990 Dopo anni di deliberazioni, il Consiglio degli Stati (7.3.1984) ed il Consiglio nazionale (2.3.1987) hanno rifiutato di ratificare la Carta sociale europea. Da allora l'integrazione europea ha compiuto ulteriori progressi. Lo sviluppo si è maggiormente accelerato, inducendo il nostro Collegio ad effettuare un'analisi più approfondita della situazione. II nostro Collegio ha pubblicato i risultati delle sue considerazioni nel Rapporto del 24 agosto 1988 sulla posizione della Svizzera nel processo d'integrazione europea (un secondo rapporto seguirà tra breve) che rifletterà anche la non-ratificazione della Carta sociale europea (FF 1988 III 274). Inoltre, il rapporto contiene il seguente paragrafo sulla relazione tra la CE e questa Carta (FF 1988, III 344): «Anche se l'Atto unico fa riferimento alla Carta sociale, lo sviluppo del diritto sociale comunitario non ha previsto la firma o la ratifica della Carta, né ha intrapreso alcuna azione per accelerare il processo di ratifica da parte del Belgio, del Lussemburgo e del Portogallo. Anzi, secondo il parere generalmente espresso dalle istituzioni comunitarie, risulta che resta necessaria l'elaborazione di una carta comunitaria di diritti sociali minimi.» Fondamentalmente questo modo di vedere non ha subito modificazioni: la CE continua a seguire la propria strada e, nell'ambito della conferenza al vertice dei capi di Governo del

9.

dicembre 1989 a Strasburgo, ha adottato una Carta comunitaria dei diritti sociali fondamentali dei lavoratori. E' vero che un'adesione della CE alla Carta sociale europea - come la postula l'Assemblea parlamentare del Consiglio d'Europa nella sua Risoluzione n. 93I (1989) - è in discussione tra il Consiglio d'Europa e la CE. Attualmente sembra però che Strasburgo vi sia maggiormente interessata di Bruxelles. Il nostro Collegio ritiene che il nesso tra la Carta sociale europea e lo spazio sociale europeo sia soltanto indiretto. Intendiamo comunque riservarci la possibilità di riproporre ulteriormente il tema della ratificazione della Carta sociale europea. Per il momento vorremmo incentrare i nostri sforzi sulla stipulazione di una convenzione concernente la creazione di uno spazio economico europeo che comprenda pure elementi di politica sociale nei suoi provvedimenti di sostegno. Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundesrates befriedigt.

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Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Motion Spielmann Rechte des palästinensischen Volkes Motion Spielmann Droits du peuple palestinien In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1990 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 04 Séance Seduta Geschäftsnummer 89.536 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 07.06.1990 - 15:00 Date Data Seite 909-911 Page Pagina Ref. No 20 018 642 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.

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