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Entscheid

89-679

Verwaltungsbehörden 15.12.1989 89.679

15. Dezember 1989Deutsch68 min

Source admin.ch

Erwägungen

89.679

Postulat Le président: Le postulat Bircher est accepté avec empressement par le président de la Confédération au nom du Conseil fédéral. Cette proposition n'étant pas combattue, le postulat est transmis. Ueberwiesen - Transmis

89.717

Interpellation Le président: D'entente avec la Conférence des présidents de groupe, nous avons décidé de consacrer une heure à la discussion de cette interpellation, dans le cadre du programme de ce matin. Si les orateurs inscrits en tant que porteparole de groupes respectent la limite de dix minutes, le cadre horaire pourra très bien être maintenu. Diskussion - Discussion M. Etique: Le groupe radical approuve et appuie les négociations qui s'ouvriront prochainement entre la Communauté européenne et l'AELE, en vue de mettre en place un Espace économique européen qui devrait permettre aux pays de l'AELE de poursuivre et surtout d'approfondir la coopération qui existe déjà depuis longtemps entre eux et la Communauté. Je prends acte, Monsieur le président de la Confédération, de vos déclarations s'agissant du contenu de ces négociations, des limites que vous leur avez fixées et s'agissant également du cadre institutionnel dans lequel et en fonction duquel se dérouleront ces négociations. Nous voudrions aussi encourager le Conseil fédéral à intensifier encore son information sur le problème de la coopération et de l'intégration en Europe, afin de sécuriser les milieux politiques, économiques et la population de notre pays, afin de préparer la réalisation d'un consensus, de préparer la réalisation d'une unité de vues au sein de la population, s'agissant de nos relations avec la Communauté européenne. Ces négociations seront conduites avec la ferme volonté d'éviter un isolement, voire une marginalisation de notre pays, par rapport à ce processus d'intégration et d'unification que connaît l'Europe occidentale. Nos négociateurs doivent savoir que nous sommes conscients dans notre groupe du fait que la Suisse devra accomplir de gros efforts de libéralisation et de déréglementation économique, avec les adaptations que cela entraînera à long terme, notamment par une amélioration constante et régulière des conditions-cadres de notre économie. Notre groupe sait aussi que des obligations supplémentaires seront imposées, exigées des pays non-membres de la Communauté, pour prix de leur accès au Marché unique européen qui s'ouvrira vraisemblablement en tout ou en partie à partir de 1993. Nous attachons une grande importance à ce que la Suisse aborde ces négociations dans un esprit ouvert, n'excluant aucune option quant à la forme que prendront nos futures relations économiques avec la Communauté. Notre groupe est aussi préoccupé par les questions institutionnelles. A ce propos, la participation de la Suisse à un Espace économique européen présuppose la mise en place d'institutions garantissant notre participation pleine et entière au processus de décision relative à la gestion et au fonctionnement du dit espace. A travers cette capacité de pouvoir traiter, c'est en fait la question fondamentale de notre souveraineté qui est en jeu. Si l'Espace économique européen devait évoluer au point de devenir une communauté ayant également un contenu politique, il faudrait alors - et nous y insistons - veiller à ce que notre souveraineté, qui s'appuie sur la démocratie directe, sur la neutralité armée et sur le fédéralisme, soit sauvegardée. J'en viens maintenant à la deuxième partie de l'interpellation urgente du groupe PDG. S'agissant de ces négociations européennes toujours, il nous parait nécessaire de souligner, une fois encore, l'interdépendance qui existe entre le phénomène de l'intégration et de l'unification en Europe occidentale et celui de la libéralisation et de la démocratisation en cours en Europe de l'Est. Dans le cadre d'un dialogue plus général sur l'avenir de l'Europe, il saute aux yeux que la Suisse et ses partenaires de l'AELE devront être plus actifs encore dans ce dialogue entre les deux parties de l'Europe qui vont connaître un inévitable rapprochement institutionnel. Sans nous prononcer pour l'instant sur la question qui nous paraît prématurée de savoir si certains pays de l'Est européen devraient adhérer à l'AELE, nous pensons qu'une meilleure intégration de ces pays dans le reste de l'Europe passe par une phase de rétablissement, puis de consolidation de leur économie que l'on sait si malade. Il ne faut pas précipiter les choses, mais plutôt aider résolument ces pays à apprendre ou à réapprendre les règles de l'économie de marché, de la libre entreprise, de la concurrence internationale et, tout simplement, les principes fondamentaux de la responsabilité dans les comportements et dans les actions économiques. Il n'est donc pas exclu que ces pays aient à passer par une phase intermédiaire de ce que l'on pourrait appeler protectionnisme éducatif, tout en s'engageant sur la voie du libéralisme à l'intérieur du pays. Après cela seulement ces pays - et nous pensons en particulier à la Hongrie et à la Pologne - pourraient devenir des partenaires au sein de l'AELE ou de l'Espace économique européen ou des deux à la fois, capables qu'ils seraient devenus alors d'en respecter les règles de fonctionnement et de bénéficier des avantages que ces institutions procurent. Jaeger: Herr Cotti hat in seiner Interpellationsbegründung auf die verschiedenen Wege hingewiesen, die beschriften werden können, um eine schweizerische Annäherung an die EG einzuleiten. Herr Bundesrat Delamuraz hat diese Strategie nicht nur schon formuliert, sondern bereits teilweise umgesetzt. Ich möchte daran erinnern, dass unsere Fraktion schon bei den ersten Debatten über die Integrationspolitik der Schweiz immer wieder die Präferenz für einen mittelfristigen Beitritt formuliert und postuliert hat. Wir sind deshalb froh, dass generell die Einsicht gewachsen ist, dass der Weg über bilaterale Verhandlungen illusionär und unrealistisch ist. Er wird kaum mehr in voller Intensität befolgt werden können. Anstelle der Strategie der bilateralen Verhandlungen ist nun die Strategie der Annäherung im Rahmen der Efta getreten. Sie wurde durch die Idee stark gefördert, Ende Oktober einen Europäischen Wirtschaftsraum der 18 EG- und Efta-Staaten zu schaffen. Wir möchten dieser Strategie nicht opponieren. Wir möchten vor allem auch nicht der Idee, wie sie vorhin von Herrn Bircher formuliert wurde, opponieren. Auch unserer Ansicht nach müssen alle Anstrengungen unternommen werden, um die Efta gegenüber den Oststaaten zu öffnen und diesen die Mög-- 5 of 12 -CE, AELE et Europe de l'Est 2220 N 15 décembre 1989 lichkeit zu geben, ihre doch etwas anders gearteten Vorstellungen einer Marktwirtschaft zu realisieren. Denn dies wird für sie der grösste Hinderungsgrund sein, ihren Präferenzen zu folgen.ünd einen Weg in die EG zu suchen. Es sind nicht nur bündnispolitische Restriktionen; es gibt eben auch gesellschaftspolitische; sozialpolitische und auch markt- und wirtschaftspolitische Ueberlegungen, die sie daran hindern werden, den Weg direkt in die EG zu nehmen. Nichtsdestotrotz muss ich auf einige Probleme hinweisen, die bei dieser Strategieentstehen können. Wir wissen alle, dass die EG von der Efta eine einzige Stimme verlangt. Die Efta-Minister haben sich auf diese Stimme geeinigt. Sie werden am 19. Dezember in der EG/Efta-Ministerkonferenz diese Stimme vertreten. Wir dürfen aber nicht übersehen, dass die schweizerischen Interessen nicht immer dem gemeinschaftlichen Nenner dieses sehr heterogenen Efta-Gebildes entsprechen. Dieses Interessenkonglomerat könnte unserer Auffassung nach bald einmal Folgen zeitigen, nämlich die Tangierung der sogenannten acht Vorbehalte, die wir formuliert haben. Hier kommt ein Element der Supranationalität hinein. Wir können uns nicht darauf verlassen, dass beispielsweise Island und die skandinavischen Staaten in die gleiche Richtung voranzuschreiten gedenken. Das ist ein dynamischer Prozess. Wir müssen die nächsten Jahre vor Augen haben. Es ist ganz klar, dass die EG gewisse Bedingungen stellen wird. Es wird eine ganze Reihe von Verhandlungen geben. Letztlich stellt sich die Frage, ob wir nicht neben dieser einen Schiene der Efta-Annäherung doch - ich sage es ganz mutig! - die Beitrittsfrage stellen wollen. Es ist uns bewusst, dass vor 1992 ein Beitritt aus der Sicht der EG nicht möglich ist. Wir plädieren aber dafür, dass diese zweite Schiene, nämlich ein Anvisieren eines Beitrittsgesuches in mittlerer Frist - ich denke Anfang der neunziger Jahre -, geprüft werden muss. Diese Strategie wird beschriften werden müssen, wenn wir im Jahr 2000 nicht den Anschluss verpassen wollen - vor allem auch dann, wenn wir uns nicht auf einen einzigen Weg über die Efta festlegen wollen, der uns unter supranationaler Doktrin zu einigen Konzessionen zwingt. Ich meine, es ist besser, wenn wir das direkt in den Händen haben, wenn wir den direkten Weg über die Strategie des Beitrittsgesuches einschlagen. Man hat die Oesterreicher etwas belächelt, vielleicht sogar zu Recht. Jetzt zeigt sich aber allmählich, dass die EG eine wirtschaftliche Eigendynamik entwickelt, die uns bald einmal eine wirtschaftliche Diskriminierung bringen könnte. Wenn auch die Wirtschaft mit diesen Fragen fertig werden wird, verbleiben immer noch Fragen der politischen, kulturellen, sozialen und geistigen Diskriminierung. Wir müssen aufpassen, dass wir nicht in die Isolation geraten. Zu den acht Vorbehalten: Ich möchte Sie bitten, hier kein Dogmensystem aufzubauen. Zur Neutralität beispielsweise: Professor Dietrich Schindler hat immer wieder auf die geschichtliche Entstehung unserer Neutralität hingewiesen. Sie ist eine Doktrin, ein Prinzip, das aus dem europäischen Geschichtsumfeld heraus entstanden ist. Wenn wir aber daran denken, was zurzeit in Europa passiert - ich meine die Umgestaltung im Osten -, dann zwingt uns dies, unseren Neutralitätsstatus zu überdenken. Die Neutralitätsfrage stellt sich heute in einem ganz anderen Licht als noch vor einem Jahr. Hier ist ebenfalls eine Dynamik zu verzeichnen, die uns zwingt, den Neutralitätsvorbehalt nicht einfach als Dogma hochzuhalten. Was den Föderalismus in der Integrationsfrage anbelangt, so sind es in erster Linie nationale Kompetenzen, die tangiert werden, und nicht diejenigen der Kantone. Ich' bitte Sie diesbezüglich um Nüchternheit und plädiere dafür, dass wir diese Vorbehalte nicht einfach ins Unendliche fortschreiben und sie dann als Hinderungsdogmen in der Beitrittsfrage aufstellen. Es bleibt die Freizügigkeit. Aber denken Sie daran: Die Migrationsbewegungen im europäischen Raum sind bereits am Abnehmen, und wir können sicher sein, dass wir in dieser Frage in Brüssel immer Verständnis finden werden. Hier ist die Möglichkeit eines Vorbehaltes zweifellos vorhanden. Ich komme zum Schluss. Ich möchte der Strategie der Annäherung im Rahmen der Efta nicht opponieren, warne aber vor Illusionen, vor Blauäugigkeit in der Meinung, wir könnten hier jegliche Supranationalität umgehen. Ich plädiere für die Zwei-Schienen-Strategie. Wir müssen den Beitritt ins Auge fassen. Und denken wir daran: Wir können ein Beitrittsgesuch nicht im Jahr 2000 stellen und denken, dass es sofort ernsthaft geprüft werde; sondern wir müssen es in den nächsten Jahren stellen und dann mithelfen, dass aus der EG eine Föderation von Staaten mit eigenen regionalen, sozialen und kulturellen Identitäten entsteht. Es gibt noch andere Kräfte in der EG, die genau das gleiche wollen. Das Gespenst einer zentralistischen, bürokratischen EG mit Brüssel-Doktrin wird zu einem Gespenst von gestern werden. Ich habe für die Zukunft grosses Vertrauen, dass es eine föderalistische EG geben wird, in der auch die Schweiz ihren Platz haben kann und haben wird. M. Béguelin: Tout va très vite, avez-vous dit Monsieur le président. Effectivement, le Conseil fédéral est à la tâche, et rudement, par le truchement des chefs des Départements de l'économie publique, des affaires étrangères, des transports, des communications et de l'énergie, qui négocient dans leurs domaines respectifs. Mais le citoyen moyen - et je me mets à sa place - a beaucoup de peine à percevoir la volonté politique globale qui anime ces efforts multiples. Il a l'impression d'une démarche décousue qui va vite vers un but invisible et fluctuant. Je le dis sous une forme caricaturale: foncer dans le brouillard avec des conducteurs qui se succèdent au volant, c'est sans doute un signe de dynamisme, mais ce n'est pas rassurant pour les passagers-citoyens. Du point de vue du Parlement, la situation est frustrante, audelà même de ce que vous en avez dit, Monsieur le président. Un rapport a été publié en 1988; il se discute six à neuf mois plus tard, alors que les conditions ont totalement changé. Puis un communiqué du Conseil fédéral est diffusé le 18 septembre 1989, qui énumère quelques principes, sur deux pages, annonce la création d'une commission interdépartementale au sein de l'administration et promet un nouveau rapport pour l'année prochaine. A part cela, les parlementaires lisent l'évolution dans la presse quotidienne et hebdomadaire, et de temps en temps ils posent des questions sous forme d'interpellations comme c'est le cas aujourd'hui. Tout cela ne constitue pas une volonté politique déterminée, mobilisatrice, porteuse d'avenir, comme devrait l'être la question européenne. Ainsi, le problème du siècle prochain, pour la Suisse, est en train de se négocier, et le Parlement n'en est que le téléspectateur passif alors qu'il devrait se tenir au bord du terrain, en supporter enthousiaste. Vous nous promettez, Monsieur le président, que demain, cela ira mieux en matière d'information, mais je ne comprends pas pourquoi le processus d'une information large et complète n'est pas déjà en route. Il est urgent d'introduire de la transparence dans le débat européen, même et surtout si de vieilles croyances sont ébranlées, si des dogmes vacillent et si la seule certitude qui subsiste, c'est que beaucoup de choses, si ce n'est toutes, vont changer à bref délai. Nous, Parlement et partis politiques, voulons prendre notre part de responsabilités, de relais vers le peuple dans ce débat hautement politique. Le Conseil fédéral ne doit pas craindre de montrer l'ampleur et les contraintes de la question. A la décharge du Conseil fédéral, nous reconnaissons que les choses évoluent vite dans un contexte changeant. Il y a dix jours, par exemple, à la veille du sommet de Strasbourg, certains commentateurs se demandaient si l'Europe allait survivre à cette échéance. Heureusement, elle en est ressortie renforcée, mais cet exemple démontre combien les composantes de l'enjeu peuvent changer rapidement. Suite au discours de M. Delors, la seule voie praticable pour se rapprocher de l'Europe passe par l'AELE et des pourparlers globaux avec la Communauté sur la création d'un espace économique et social sans frontières. J'insiste sur les mots «et social», car les négociateurs suisse de l'OFAEE ont une fâcheuse tendance à négliger cet aspect. La voie choisie par le Conseil fédéral est la seule possible; en effet, l'adhésion est exclue, l'Europe n'en veut pas et la Suisse non plus dans l'état actuel des choses; quant à l'option traditionnelle suisse, les -- 6 of 12 -15. Dezember 1989 N 2221 EG, Efta und Osteuropa pourparlers bilatéraux, pratiqués avant le discours Delors, l'Europe n'en veut pas non plus. Mais on a l'impression qu'à l'OFAEE on n'a pas tout à fait compris le message et que l'on s'accroche avec l'énergie du désespoir à des tentatives de pourparlers bilatéraux qui ne diraient pas leur nom. Est-ce à usage interne suisse, pour donner l'impression que notre souveraineté n'est pas et ne sera en aucun cas touchée? Mais n'est-elle pas déjà plus ce qu'elle était il y a vingt ans, par le seul fait que nous avons signé durant cette période 133 accords avec la Communauté et que nous sommes déjà aujourd'hui plus européens que tous les pays membres de la Communauté pris isolément? «La Communauté, ce n'est pas seulement un grand marchéje cite M. Delors dans une autre partie de son discours - c'est un espace économique et social sans frontières, ayant vocation de se transformer en une union politique comportant une coopération croissante en matière de politique étrangère et de sécurité. Le contrat de mariage est en quelque sorte indivisible, même si toutes les stipulations ne sont pas encore mises en oeuvre.» Le Conseil fédéral a décidé d'aller avec l'AELE vers ce contrat de mariage indivisible. Il va en discuter les modalités ces prochains mois, puis viendra le moment où il faudra bien signer le contrat, mettre la bague au doigt. Souvenez-vous, à ce propos, que si le mariage représente deux pertes d'indépendance individuelle, il accroît la souveraineté collective. La Suisse en aura bien besoin pour jouer pleinement son rôle au centre d'un continent dont la carte va changer à terme en ce qui concerne notre plus puissant voisin. En conclusion, le groupe socialiste: premièrement, soutient la démarche européenne actuelle du Conseil fédéral parce qu'elle s'inscrit dans une continuité logique et parce qu'il n'y en a pas d'autre; deuxièmement, insiste pour que les composantes sociales et écologiques fassent partie de la corbeille de mariage, condition sine qua non de l'appui socialiste; enfin, troisièmement, exige une politique d'information de l'opinion à la hauteur de ce que vous appelez, avec raison, Monsieur le président, un formidable défi pour notre démocratie. Au fait, peut-on rêver plus beau défi pour le 700e anniversaire de la Confédération? Reimann Fritz: Es entspricht einem dringenden Bedürfnis, dass sich das Parlament mit der Thematik EG/Efta auseinandersetzt und vom Bundesrat über den Stand der Dinge laufend informiert wird. Es steht fest, dass bis zum I.Januar 1993 die Integration im Rahmen der EG Tatsache sein wird. Nun bekommt diese Integration mit dem Begriff «Europäischer Wirtschaftsraum» (EWR), der die EG und die Efta umfassen soll, eine neue Dimension und Dynamik. Es scheint, dass die Schweiz auch ohne EG-Beitritt stärker in den Integrationsprozess einbezogen wird, als wir uns das ursprünglich vorgestellt haben - oder etwas positiver ausgedrückt-: Es besteht die Aussicht für uns, am Binnenmarkt teilzunehmen, ohne dass wir uns der Umklammerung eines EG-Beitritts aussetzen müssen. Das heisst wohl auch, dass Neutralität, Föderalismus und Landwirtschaft - als die drei neuralgischen Hindernisse eines EG-Beitritts - weniger stark in Mitleidenschaft gezogen werden. Es gibt noch genügend Anpassungszwänge, die uns mit unserem schwerfälligen parlamentarischen System Mühe bereiten werden, vor allem, wenn man davon ausgeht, dass die Efta - wie das auch vom Bundespräsidenten gesagt wurde - in Verhandlungen mit der EG nur mit einer Stimme sprechen soll. Diese Situation erfordert von uns kurzfristige Entscheide, wobei es nicht um die Frage eines Beitritts oder Nichtbeitritts geht, sondern es geht heute darum, ob wir uns der Herausforderung stellen oder ins völlige Abseits abgleiten wollen. Diese Frage ist meines Erachtens bald einmal entschieden. Auch Herr Bundespräsident Delamuraz hat von einer Herausforderung gesprochen. Sich der Herausforderung stellen heisst aber auch: die Vorbereitungen treffen, die notwendig sind, um das zu bewältigen, was auf uns zukommt. Ich habe mit Aufmerksamkeit die Ausführungen von Herrn Bundespräsident Delamuraz verfolgt, aber es sind für mich noch eine ganze Reihe von Fragen offen: Zum Beispiel, welches sind die Vorstellungen des Bundesrates über den Ablauf der Entscheidungsfindung, angesichts der Kurzfristigkeit, mit der Beschlüsse im Rahmen der EG/Efta-Verhandlungen gefasst werden müssen? Genügen überhaupt unsere bestehenden Strukturen und gewohnten Entscheidungsabläufe? Wie stellt sich der Bundesrat beispielsweise die notwendigen Anpassungen unseres Wirtschafts- und Sozialrechts an die Erfordernisse des EWR vor? Oder was geschieht mit dem Saisonnierstatut? Beim freien Personenverkehr geht es ja nicht nur um die Beschäftigung von Ausländern in der Schweiz, sondern es geht auch um die Rechte der Schweizer Bürgerinnen und Schweizer Bürger in den EG-Staaten. Teilt Herr Bundespräsident Delamuraz die Befürchtung, dass ein Sonderstatut oder, wie er sich ausgedrückt hat, ein «Extrazügli» der Schweiz im freien Personenverkehr für die Schweizer Bürgerinnen und Schweizer Bürger auch Nachteile beinhalten kann, indem die Inhaber eines Schweizer Passes mit Angehörigen von Ueberseestaaten an den europäischen Zollschranken anstehen müssen, während Deutsche, Franzosen und Italiener frei passieren können? Ist der Bundesrat bereit, dem Parlament innert nützlicher Frist entsprechende Konzepte seiner Politik zu unterbreiten? Sein Bericht - ich möchte das bestätigen, was Herr Cotti gesagt hat - vom Jahre 1988 ist längstens von der Entwicklung überholt worden. Angesichts des Schnellzugtempos, mit dem die Entwicklung voranschreitet, riskieren wir ohnehin einen laufenden Informationsnotstand. Es wäre aber verheerend, wenn unsere Entscheidungsgremien - vor allem das Parlament - aus einem Informationsrückstand heraus ihren Aufgaben in der Entscheidungsbildung nicht gerecht werden könnten. Ich erachte es als notwendig, dass der Bundesrat das Parlament mindestens in jeder Session über den Stand der Verhandlungen innerhalb der Efta und zwischen Efta und EG informiert, damit die zu fassenden Entscheide rechtzeitig und laufend vorbereitet werden können. Allenspach: Der Nationalrat hat in der Märzsession den Bericht des Bundesrates zur Stellung der Schweiz im europäischen Integrationsprozess erörtert. Die Entwicklung ging aber einen anderen Weg. Die Ausgangslage hat sich für die Schweiz wesentlich verschlechtert. Darüber kann nichts hinwegtäuschen. Wir müssen uns darüber klar werden, dass die Schweiz nicht mehr bilateral mit der EG verhandeln kann, um für unser Land massgeschneiderte Regelungen zu erreichen. Wir müssen uns darüber klar werden, dass die Efta der EG gegenüber mit einer Stimme sprechen muss und damit nicht alle Interessen unseres Landes berücksichtigen wird. Wir müssen uns klar werden, dass die anderen Efta-Staaten den Acquis communautaire mehr oder weniger zu übernehmen bereit sind, während für die Schweiz schon die Uebernahme dieses Acquis communautaire eine dramatische Veränderung der wirtschaftspolitischen Landschaft zur Folge hätte. Wir müssen uns klar werden, dass derzeit noch keine detaillierten Verhandlungskonzepte bestehen, obwohl nur noch wenige Monate Zeit für vertiefte Explorationen zur Verfügung stehen. Wir müssen uns klar werden, dass wir in kürzerer Zeit denn je die fundamentalsten Verhandlungen der letzten Jahrzehnte zu führen haben, mit einem so breiten Spektrum und Geltungsbereich wie niemals zuvor. Wir müssen uns schliesslich auch darüber klar werden, dass mit dem Einbezug der sogenannten sozialen Dimension unser dezentralisiert aufgebautes Sozialsystem bürokratisiert werden könnte. In dieser neuen Vertragsgemeinschaft, dem Europäischen Wirtschaftsraum, ist die EG wirtschaftlich stärker. Es besteht Gefahr, dass die EG auch rechtlich privilegiert wird. Wenn der Efta nur ein unverbindliches Anhörungsrecht bei den auch im Europäischen Wirtschaftsraum verbindlichen EG-Entscheidungen eingeräumt wird, kommt dies einer Satellisierung nicht nur unseres Landes, sondern auch anderer Efta-Staaten gleich. Eine solche Positionierung der Schweiz wäre nicht akzeptabel. Wir müssen uns-trotz der Verhandlungen über den Europäischen Wirtschaftsraum - sowohl die Option eines Beitritts zur EG, aber vor allem auch eines völligen wirtschaftlichen und politischen Alleingangs offen halten. Wir müssen -- 7 of 12 -CE, AELE et Europe de l'Est 2222 N 15 décembre 1989 uns auch mit den Folgen dieses Alleingangs geistig auseinandersetzen. Die Oeffnung der Eftafür die osteuropäischen Staaten ist meines Erachtens derzeit wegen bedeutender Strukturunterschiede noch nicht möglich. Die Efta darf nicht als Vorzimmer oder als Wartsaal zum europäischen Binnenmarkt betrachtet werden. Die Schweiz ist in der Geschichte nach Westen orientiert. Sie darf sich derzeit auch nicht in den mirtei- und osteuropäischen Raum abdrängen lassen. Gemäss Bundesverfassung obliegt dem Bundesrat die Gestaltung der auswärtigen Angelegenheiten. Der Bundesrat wäre gut beraten, wenn er die Verhandlungen über die Stellung der Schweiz im Europäischen Wirtschaftsraum unter Einbezug des Parlamentes und der direkt interessierten Organisationen führen würde. Laufende Zwischenorientierungen der zuständigen Parlamentskommissionen, meines Erachtens mindestens alle zwei Monate, eventuell sogar die Schaffung eines ständigen Kontaktgremiums zwischen dem Bundesrat und den Bundesratsparteien, könnten die gegenseitige Kommunikation sicherstellen. Gemäss Artikel 32 der Bundesverfassung sind sodann vor Erlass der Ausführungsgesetze im wirtschaftlichen Bereich jeweils die interessierten Organisationen anzuhören. Da anzunehmen ist, dass viele Gesetze und Rechtsvorschriften geändert werden müssen, ist auch für den Einbezug dieser Organisationen zu sorgen, nicht zuletzt, um ihr Fachwissen mobilisieren zu können. Die heutige Situation fordert uns. Es tut der Politik, der Gesellschaft und der Wirtschaft gut, derart gefordert zu werden. Wir müssen in dieser Herausforderung eine Chance sehen, die existentiellen und essentiellen Fragen unserer Volksgemeinschaft zu überdenken. Nur dann können wir frei und abgewogen über unsere Zukunft entscheiden. Frau Uchtenhagen: In der Debatte im Frühjahr schien kaum jemand von der Rede von Jacques Delors und von deren Konsequenzen Kenntnis nehmen zu wollen. Auch der Bundesrat brauchte offensichtlich sehr lange, um zu merken, was das tatsächlich heisst. Erst in seinem Bericht vom 18. September ist zu erkennen -allerdings fast zwischen den Zeilen -, dass sich die Position der Schweiz verändert, ist ein geringes Abrücken von der bisherigen Sicherheit, man werde nur auf bilateralem Wege verhandeln, ersichtlich. Es gab auch neue Definitionen der Neutralität, aber sie waren für Nichteingeweihte schwer erkennbar. Heute haben Sie, Herr Bundespräsident, revolutionäre Dinge gesagt. Aber sie waren wunderbar eingepackt in Ihre Eloquenz, in die lateinische charmante Art, und ich befürchte, dass ein ganz grosser Teil dieses Rates kaum begriffen hat, was Sie wirklich gesagt haben, (teilweise Heiterkeit) Das Nichtbegreifen der Konsequenzen macht mir langsam Sorgen. So darf und kann es nicht weitergehen. Wir haben quasi die Wahl, jetzt auf diesen Zug aufzuspringen. Das Abseitsstehen, das Herr Allenspach dargelegt hat, ist eine andere Möglichkeit. Aber selbst wenn wir zwischen diesen beiden Alternativen wählen könnten, müssten wir wissen, was sie bedeuten. Wir müssen uns über die Konsequenzen im klaren sein, wenn wir so oder so handeln. Wenn wir so weiterpolitisieren, weiss das niemand. Ich würde meinen, Herr Bundespräsident, zuerst sollte einmal der Bundesrat mit einer Stimme sprechen. Sie und Herr Felber haben jetzt mit einer Stimme gesprochen. Aber ich war vor 14 Tagen in Paris, wo sich der Sozialausschuss der Efta mit dem Sozial- und Wirtschaftsausschuss der EG traf. Das Briefing der anderen Schweizer Delegationsmitglieder- mich «brieft» man schon gar nicht mehr - lautete dahin, dass man Opposition gegen das «speaking with one voice» machen sollte, das Sie eben befürwortet haben. Es wurde auch nahegelegt, dass das Wort «social dimension» nicht vorkommen sollte. Die Arbeitgebervertreter haben sich daran gehalten, aber das kam sehr schlecht an. Die Efta-Delegierten waren total konsterniert und sagten: Hat die Schweiz eigentlich immer noch nicht begriffen, worum es geht? Spielt sie weiterhin die Rolle des Bremsers? Ich würde meinen: Gerade weil wir eine relativ gute Position haben, auch im Verhandeln, und gute Leute zum Verhandeln, müssten wir uns nicht auf diese ständige Bremserfunktion beschränken. Wir könnten doch quasi die Führerrolle in der Efta übernehmen und hätten dann mehr zu sagen, wenn es um Ausnahmen geht. Und müsste nicht endlich das Parlament vermehrt einbezogen werden? Ist es nicht fast lächerlich, dass wir die wichtigste Sache - sehr wahrscheinlich unseres Jahrhunderts - noch rasch in der letzten Stunde des letzten Tages behandeln? Aber, Herr Bundespräsident, wir haben noch ein Volk. Und in dieser Demokratie entscheidet letztlich das Volk. Wir Parlamentariersollten dann sehr wahrscheinlich im letzten Moment zusammen mit dem Bundesrat unserem Volk erklären, was das jetzt alles heisst. Den Acquis communautaire übernehmen heisst doch, dass wir, auch wenn wir Ausnahmen bekommen - und ich glaube, einiges werden wir aushandeln können -, in vielen Bereichen Konzessionen machen müssen. Da wird Recht geändert werden müssen, das wir mühsam erarbeitet haben, wie etwa das Aktienrecht. Die Sozialcharta müssen wir dann selbstverständlich übernehmen, obwohl sie in diesem Rat von der bürgerlichen Mehrheit abgelehnt worden ist. Die Rechte des Volkes werden direkt betroffen. Und wenn wir nicht ganz riesige Anstrengungen unternehmen und ganz neue Mittel der Information ausprobieren, werden wir es gar nicht schaffen, das Schweizervolk für den Europäischen Wirtschaftsraum zu gewinnen. Dann werden wir wieder vor einem Scherbenhaufen stehen, weil unsere Stimmbürger - denen man jahrelang gesagt hat, dass die Schweiz eine Sonderposition habe, dass unsere Neutralität, unsere Art der Demokratie und des Föderalismus einmalig seien - sagen werden: Wieso sollen wir das ändern? Ich bitte Sie ganz eindringlich, alles zu unternehmen, um das Parlament, die Bevölkerung und alle beteiligten Gruppen -Arbeitgeber, Arbeitnehmer - auf dem laufenden zu halten. Ich weiss, das ist sehr schwierig, weil die Situationen sich so rasch ändern, dass auch Ihre Position sich ständig ändern muss. Aber man muss uns mitziehen. Sie sind der Bergführer: Sie können aber nur so rasch vorwärtskommen, wie die anderen Schritt halten können. Also nehmen Sie uns bitte miti Vergessen Sie das Parlament und das Volk nichtl Mühlemann: Frau Uchtenhagen, ich bin ausnahmsweise wieder einmal mit Ihnen sehr einverstanden, habe aber die Auffassung, dass wir das Glück haben, zwei westschweizerische Bundesräte zu besitzen, die geistig beweglich genug sind, um die schwierigen Anforderungen zu meistern. Herr Bundespräsident, wir haben Vertrauen in Ihre Leitung bei unserer Verhandlungsdelegation am 19. Dezember in Brüssel. Wir alle haben Jacques Delors einmal mehr unterschätzt, als er im Januar ankündigte, was er heute durchführt. Dieser Mann sagt zwar nicht «L'Europe, c'est moi», aber er denkt es. Und er wird bis zum Ende seiner Amtsdauer noch ein gewaltiges Heufuder in seine Scheune einfahren. Wir sind gezwungen, hier mitzumachen, wenn wir nicht in die Isolation geraten wollen. Ich bin einverstanden, Frau Uchtenhagen, das Schweizervolk muss wissen: Wenn wir allein bleiben, werden wir im besten Fall das Hongkong Europas und im schlimmsten Fall das Andorra in den Alpen sein. Der Weg nach Brüssel, Herr Bundespräsident, ist nicht einfach. Wir hoffen, dass Sie dort erreichen werden, dass die Schweiz und damit die Efta in diesem Europäischen Wirtschaftsraum nicht nur das Informationsrecht bekommen, nicht nur das Mitberatungsrecht, sondern das Mitentscheidungsrecht. Das ist die erste entscheidende Prämisse für alles Weitere. Wir werden uns damit abfinden müssen, dass die Hauptregeln des Weissbuches der EG von uns übernommen werden müssen. Der Abbau der materiellen, der technischen und der fiskalischen Schranken wird kommen. Wir hoffen alle, dass es in der Landwirtschafts- und Arbeitsmarktpolitik Ausnahmen geben wird. Gefährlich wird es erst dann, wenn dieser Europäische Wirtschaftsraum nicht nur mehr ein ökonomisches Gebilde ist, -- 8 of 12 -15. Dezember 1989 N 2223 EG, Efta und Osteuropa sondern zu einem politischen Raum wird. Dann steht unsere Souveränität - mit direkter Demokratie, mit bewaffneter Neutralität und mit föderalistischer Struktur- auf dem Spiel. Dann kommt jene schwierige Volksabstimmung, bei der unser Volk ja oder nein sagen kann. Darum ist es ganz sicher, dass ein Denk- und Informationsprozess jetzt und heute einsetzen muss. Es kommt dazu, dass sich dieser Europäische Wirtschaftsraum geographisch allmählich deckt mit «Europa, unserem Haus», wie es Gorbatschow in Moskau predigt. In diesem deckungsgleichen Raum sind die sicherheitspolitischen, die energiepolitischen, die umweltschutzpolitischen und die verkehrspolitischen Probleme gemeinsam zu lösen. Unser Volk muss wissen, dass der Westen Integrationskraft hat und dass wir dort unsere Stärken ausspielen und unsere Schwächen ausmerzen müssen. Unser Volk muss aber auch wissen, dass im Osten Chancen für einen dauerhaften Frieden bestehen, aber auch grosse Risiken, die das Ganze in Frage stellen können. Die Desintegration geschieht jetzt im Osten und kann gefährlich sein. Es ist nüchterner Realitätssinn gefragt, aber gleichzeitig auch ein Ausbrechen aus diesen innenpolitischen, schneckenhausartigen Denkstrukturen, indem wir Fenster, und Türen öffnen. Bei dieser Gelegenheit: Vergessen Sie nicht, was Tocqueville gesagt hat: «Die totalitären Systeme werden dann am gefährlichsten, wenn sie in die Freiheit übergehen!» Reich: Ich möchte mich angesichts der kurzen Zeit, die uns zur Verfügung steht, auf eine pragmatische Frage und deren Begründung konzentrieren, obwohl das Zeitalter des Pragmatismus in bezug auf unsere Verhandlungsebenen mit Brüssel vorbei zu sein scheint. In Anlehnung an ein lateinisches Sprichwort bin ich heute nach allem Gehörten - geneigt zu sagen: Es ist später, noch später, als wir denken. Sie haben auf die Notwendigkeit vermehrter regelmässiger Berichterstattung hingewiesen. Meine Frage lautet wie folgt: Wann ist der erste dieser Zwischenberichte zu erwarten? Ich habe eine grosse Sorge. Zwar stehen wir gegenwärtig rechtlich gesehen noch in der informellen Dialogphase. Wir stehen aber gleichzeitig offensichtlich unter einem doppelten Anpassungsdruck: einerseits innerhalb der Efta. Es ist schon gesagt worden: Das Anliegen des Mit-einer-Stimme-Sprechens bedingt, dass wir uns da und dort unterordnen in einem Gremium, das von den politischen Strukturen und den Interessen her eigentlich sehr verschiedenartig angelegt ist. Andererseits stehen wir unter dem Anpassungsdruck zwischen EG und Efta. Sie haben vorhin auch darauf hingewiesen, dass das Tempo ungeheuer sei. Sie haben die Worte «bis zur Atemlosigkeit» gebraucht. Atemlosigkeit ist eine extrem schlechte Voraussetzung für Volksentscheide in diesem Land. Diese Volksentscheide scheinen fast unabwendbar zu sein, wenn wir nicht auf die noch offen bleibende Alternative des Alleingangs ausweichen wollen. Ich habe gesagt, wir seien noch in der informellen Dialogphase. Aber ich glaube, was bisher schon ausgehandelt worden ist, hat den Charakter dessen, was die Rechtsgelehrten als die normative Kraft des Faktischen bezeichnen. Ich glaube nicht so recht daran, dass die späteren konkreten, verbindlichen Verhandlungen noch sehr viel Spielraum übriglassen. Infolgedessen wäre es meiner Ansicht nach angebracht, schon möglichst rasch nicht mehr nur allgemein, summarisch, sondern detailliert Bericht zu erstatten, wo genau die kritischen Fragen liegen, vor welchen konkreten Fragen unsere Wirtschaft und vor allem unser föderalistischer Staat mit seinen Entscheidungswegen stehen. Das ist meine Frage, Herr Bundespräsident. Eisenring: 70 Ratsmitglieder haben sich während drei Tagen zur Affaire Kopp geäussert. Ungefähr sechs Stunden haben wir über kleinliche landwirtschaftliche Subventionsbegehren diskutiert. In einer Stunde wird nun das Thema Europa abgehandelt. Wir leben in einer Phase des parlamentarischen Unsinns und Blödsinns! So können wir die künftigen Probleme nicht mehr behandeln. Ich opponiere dieser Art, die aussenpolitischen und aussenwirtschaftlichen Probleme in diesem Rate zu behandeln. Persönlich habe ich Kenntnis genommen von den zum Teil doch bemerkenswerten Ausführungen von Herrn Bundespräsident Delamuraz. Es wäre unsere Aufgabe, diese Ausführungen ganz genau zu analysieren und auch zwischen den Zeilen zu lesen. Mir persönlich stand die notwendige Zeit und offenbar auch Intelligenz nicht zur Verfügung, das in so kurzer Zeit zu tun. So musste ich diese bemerkenswerten Ausführungen über mich ergehen lassen. Ich möchte aber auf folgendes hinweisen: Wir leben wieder in einer Zeit euphorischer Zustände. Wir sind uns nicht klar darüber, dass die EG noch ganz andere Probleme zu behandeln haben als die Efta. Allein durch die Vorgänge im Osten sind auf die EG neue und völlig andersgeartete Probleme zugekommen, die auch im politischen Raum ihre Auswirkungen haben, mit denen wir uns hier weniger beschäftigen. Ich glaube daher, dass Bedachtsamkeit eher am Platze ist als ein vorschnelles Einfahren in eine EG-Diskussion, in die wir uns verrennen könnten. Der Bundesrat stützt sich bei seinen bisherigen Aktivitäten auf den aussenpolitischen Kompetenzartikel in der Bundesverfassung ab. Unter den Voraussetzungen, wie wir sie heute haben, ist der aussenpolitische Kompetenzartikel natürlich nicht formuliert worden. Das sind nun Dinge, die tief ans Mark, d. h. auch an die Kompetenz des Volkes und des Parlamentes, gehen. Dazu haben wir ernsthafte Ueberlegungen anzustellen, wie das weitergehen soll. Herr Bundespräsident Delamuraz hat einlässlich auf die Information und die gedankliche Mitwirkung des Parlamentes, offenbar auch im Hinblick auf eine künftige Volksabstimmung, hingewiesen. Die Zeiten dieser Berichterstattungen und des «lauen» Diskussionsthemas als Parlamentsbeschäftigung in dieser Frage sind meines Erachtens vorbei. Ich frage mich daher, ob unsere Instrumente, die aussenpolitischen Kommissionen, Methode der Berichterstattung überhaupt noch ausreichen. Ich komme auf das Votum unseres sehr geschätzten Kollegen Reimann zurück, der erklärte, es könnten unter Umständen, was ich nicht hoffe, sehr rasche Entscheidungen notwendig werden. Worauf stützt sich in diesem konkreten Moment der Bundesrat dann eigentlich ab? Laufen wir dann wie die alte Fasnacht hinter dem Bundesrat her, um abschliessend eine Angelegenheit vor dem Souverän vertreten zu müssen, die wir mit gutem Gewissen vielleicht gar nicht vertreten können? Ich möchte einmal zu überlegen geben, ob nicht der Zeitpunkt gekommen ist, da wir uns institutionell, im Rahmen der Möglichkeiten, die wir haben, etwas anders zu organisieren hätten, etwa dass wir eine «Europa-Kommission» aus beiden Räten, eine gemeinsame Kommission also, allenfalls einsetzen, um in aller Sorgfalt die Dinge bis in alle Details zu prüfen und zu erörtern und die Wegstrecke, die der Bundesrat als ausführendes Organ zu begehen hat, festzulegen. Denn so wie bisher kann es nicht mehr weitergehen. Ich bitte Sie auch, sich zu überlegen, ob wir nicht am Punkte angelangt sind, da wir ein «Europa-Departement» zu schaffen hätten. Gestern hat Herr Bundesrat Felber sich zu Osteuropa geäussert, heute Herr Bundespräsident Delamuraz zu Westeuropa. Haben wir eine «geteilte Aussenpolitik»? Wäre es nicht notwendig, die Koordinationen auch institutionell vorzunehmen und die Methodik zu straffen, mit der wir die künftigen Probleme zu bewältigen haben? Es gibt doch nicht zwei schweizerische Aussenpolitiken. Vielleicht ist der Weg auch zu finden über die Schaffung eines Staatssekretärs, der sich ausschliesslich mit Integrationsproblemen befasst und die Richtlinien des Bundesrates bzw. des Parlamentes in den Einzelheiten dann auf den gegebenen internationalen Ebenen durchsteht. Aber so wie bisher kann die aussenpolitische und aussenwirtschaftliche Diskussion nicht mehr weitergehen, (teilweiser Beifall) M. Delamuraz, président de la Confédération: Dans ce fameux rapport de 1988 le Conseil fédéral déclarait: «La seule véritable alternative à notre politique actuelle d'intégration et à -- 9 of 12 -CE, AELE et Europe de l'Est 2224 N 15 décembre 1989 son potentiel de développement serait l'adhésion aux Communautés européennes La condition est que nous fassions, plus encore à l'avenir qu'aujourd'hui, la preuve de notre capacité d'intégration et que la Communauté continue à être disposée à développer contractuellement ses relations avec la Suisse. Améliorer notre capacité d'intégration est un moyen important d'assurer l'avenir.» Ce qui était dit sous cette forme dans le rapport de 1988 du Conseil fédéral s'est évidemment traduit par des modalités en l'an de grâce 1989 dont le développement, la performance et la rapidité ont dépassé toute espérance et toute imagination. Je dirai en termes très clairs à Mme Uchtenhagen que la manière précisément dont la Suisse et les pays de l'AELE ont réagi à l'appel de M. le président Delors du mois de janvier, est une manière inouïe dans la rapidité de la réaction. En effet, il s'est écoulé à peine un mois avant que nous ne répondions nous-mêmes au discours de M. le président Delors devant le Parlement européen. Il s'est écoulé à peine deux mois avant que les premiers ministres des pays de l'AELE, réunis en Norvège, à Oslo, ne répondent d'une manière extrêmement vive et positive à l'offre qui était faite par M. le président Delors. On ne peut pas imaginer que les choses aillent d'une manière plus veloce mais en même temps plus réfléchie. Il ne s'agissait pas d'agir dans la précipitation et d'accepter n'importe quoi, il s'agissait de saisir une offre exceptionnelle, une offre - di' sons-le encore une fois - inattendue. Cette offre a été saisie au point qu'aujourd'hui, moins de douze mois après le lancement de cette fusée, nous allons nous retrouver à 18 la semaine prochaine à Bruxelles afin de tirer le bilan et, probablement, de décider d'ouvrir à terme des négociations. Adresser quelque reproche que ce soit au Conseil fédéral ou aux autres pays de l'AELE quant à leur absence de réaction et à leur lenteur, serait vraiment leur faire un bien mauvais procès. Ce qui s'est passé cette année montre une conviction européenne et une volonté d'utiliser des canaux qui n'avaient pas été utilisés jusque-là, preuve de notre mobilité et, encore une fois, de notre volonté de construction européenne. Pour ce qui est de la substance, et avant d'en finir avec le problème de l'organisation et de la procédure de nos cheminements, j'aimerais dire, quant au fond, que plusieurs orateurs ont enterré tout à l'heure un peu vite les procédures qui ont été utilisées et qui sont encore utilisées aujourd'hui avec la Communauté dans le cadre du Suivi du Luxembourg. Pour l'instant, le Suivi du Luxembourg n'a pas été remplacé; pour l'instant, nous n'avons pas encore mis en place ces nouvelles structures de coopération Communauté/AELE. Par conséquent, pour l'instant, l'accord du Luxembourg continue de déployer ses effets. Il les déploie si bien que cela nous a permis de signer cet été le fameux accord-assurance qui, depuis l'accord de 1972, est le plus important et le plus substantiel que la Suisse ait signé avec la Communauté. Cela, nous l'avons fait, et la semaine prochaine nous signerons ensemble, pays de l'AELE et Communauté, à Bruxelles, deux accords multilatéraux importants. Ils sont multilatéraux mais sectoriels, et ils répondent donc au Suivi du Luxembourg. C'est dire que ce suivi n'est pas encore enterré et que tant que l'on n'a pas trouvé mieux, ce que l'on cherchera à faire par des négociations l'année prochaine, le Suivi du Luxembourg demeure et déploie ses effets. Précisément dans la démarche qui va comprendre une phase exploratoire puis une phase de négociations, j'aimerais dire en toute clarté que le renforcement et l'efficacité de l'AELE auxquels nous avons procédé et que vous appeliez de vos voeux -je me le rappelle fort bien - dans le cadre du débat consacré au rapport du Conseil fédéral, nous les avons obtenus très rapidement aussi cette année. Ils ne sont pas passés, tant s'en faut, par quelque supranationalité que ce soit, de la part de l'AELE. Le fait de ne parler que d'une seule voix ne signifie en rien que le nécessaire consensus préalable des six membres de l'AELE à toutes les décisions et démarches ait été en quelque sorte éliminé ou court-circuite. Non, Mesdames et Messieurs, l'AELE a gardé et gardera le caractère qu'on lui a donné dès le début; elle n'est ni une mini-Communauté ni une organisation supranationale. Par conséquent, ce que nous avons accompli dans le cadre de son renforcement cette année ne signifie en rien que nous ayons fait des concessions aux principes que nous voulons maintenir intacts et qui font qu'actuellement nous n'envisageons pas une pleine adhésion à la Communauté. La démarche qui va se faire maintenant avec l'AELE renforcée d'une part, et la Communauté d'autre part, va tendre à créer un espace économique européen qui présenterait pour tous les adhérents des avantages considérables, nés de l'élargissement du marché et qui pourront signifier pour ceux-ci un certain nombre de concessions à un certain nombre non pas de principes, mais de règles de droit intérieur qu'il s'agira, le moment venu, d'adapter. C'est le prix qu'il faudra payer et qui sera très clairement indiqué sur l'étiquette. C'est de cela que nous devrons discuter fondamentalement ici, car ce sont des décisions, pour la plupart d'entre elles, du ressort du Parlement et non pas du seul gouvernement. Ce sera probablement aussi cela qui devra déboucher sur cette décision populaire, à laquelle j'ai fait allusion dans mon exposé introductif comme plusieurs autres orateurs également. Mais, comment pourrais-je vous donner aujourd'hui autre chose que la démonstration d'une volonté politique déterminée du Conseil fédéral, celle-là même qu'il annonçait ici et que nous avons tenue pendant toute l'année et que nous continuerons de tenir? Comment aller au delà de ce que je vous ai dit, alors que les discussions exploratoires avec la Communauté ne sont même pas entamées et que, a fortiori, les négociations n'ont pas eu lieu. Il est bien évident qu'à annoncer aujourd'hui, au Parlement, à l'opinion publique suisse, à titre d'hypothèse, un certain nombre de cas de figure qui réclameraient de sa part des modifications de notre droit intérieur et disons le mot - des sacrifices, serait alarmer inutilement et prématurément la population. Ce serait faire de la science politique théorique et en tout cas pas de la politique sérieuse, qui sèmerait bien davantage d'inquiétudes inutiles que n'apporteraient des précisions que nous ne sommes pas à même de fournir dans l'état actuel de la discussion. Que l'on ne voie pas dans l'attitude du Conseil fédéral une volonté de dissimulation, ni même quelque volonté de procéder par la politique du fait accompli; une telle politique serait tout simplement impossible puisqu'on définitive, c'est vous, puis le peuple, qui aurez le dernier mot et que la liberté de manoeuvre et de décisions du gouvernement est extrêmement limitée et se rapporte plutôt à des domaines d'application qu'aux domaines fondamentaux dont vous avez la maîtrise et à propos desquels vous tenez la décision sous réserve - encore une fois - de la décision populaire en cette matière. En analysant les méthodes d'information du gouvernement à l'égard du Parlement, je pense que l'on a très largement oublié un certain nombre de choses qui se sont passées et qui se passent cette année dans le cadre de vos procédures. On a oublié, en particulier, que les Commissions des affaires étrangères et les Commissions économiques extérieures des deux Chambres ont inscrit systématiquement à leurs ordres du jour, avant chacune des sessions, - c'était notamment le cas avant la présente session - l'objet «Europe». Nous avons consacré dans le cadre de ces commissions de nombreuses heures de discussions qui n'ont pas été étendues au plénum du Conseil national ni à celui du Conseil des Etats, mais qui ont permis à vos collègues engagés dans ces réflexions de politique étrangère et de politique économique de faire le bilan ainsi que l'analyse de la situation et d'avoir une appréciation politique de la suite des opérations. Je le répète, le Conseil fédéral entend encore intensifier ce rythme. Il en parlait hier aux présidents des différentes commissions et des différentes délégations, tant il est vrai qu'en effet ce n'est plus tellement le temps des très grands rapports parvenant au Parlement tous les six ou sept ans, mais plutôt le temps de rapports intermédiaires de plus petites dimensions, qui permettent de suivre une actualité qui s'est accélérée et qui exige l'information du Parlement. Je souhaite qu'entre le Parlement et le gouvernement, nous trouvions les méthodes qui nous permettent d'intensifier cette information et aussi - ce que je souhaite, Madame Uchtenhagen, autant que vous si ce n'est davantage - d'éviter que le Parlement ne soit déconnecté, qu'un espace flou et incertain -- 10 of 12 -15. Dezember 1989 2225 Fipoi. Darlehen ne s'installe entre le Conseil fédéral et les Chambres et que, par conséquent, l'opinion publique ne se trouve déstabilisée. Il est indispensable d'avoir ces contacts d'information, voire de décision, à un rythme qui n'est plus celui de nos vieilles méthodes, mais à un rythme moderne, adapté aux conditions auxquelles l'Europe se construit, si nous voulons éviter cette déconnection. Tant et aussi longtemps que nous parlons de l'information au Parlement et au public, je médite avec beaucoup d'attention ce qui a été fait en vue de l'Accord de libre échange de 1972. Assurément, une décision populaire capitale a été prise cette année-là par le peuple suisse. Je constate que, quand même l'objet de 1972 était singulièrement réduit par rapport à ceux de 1989, cette opération a été réussie en 1972 et le peuple a donné une très large majorité acceptante, parce qu'on s'était soucié, dès le début et tout au long des pourparlers, de soigner particulièrement cette information, notamment la décision du Parlement et son explication au peuple. Je veux donc méditer cet exemple plutôt que celui, moins réussi, que l'on a connu ensuite en matière de votation populaire. C'est de l'exemple de 1972 que nous devons nous inspirer pour construire l'appareil qui, entre le gouvernement et le Parlement, doit jouer particulièrement pour la question européenne. Ne vous inquiétez pas, Mesdames et Messieurs qui avez exprimé ici quelques doutes quant à la pluralité des interventions des conseillers fédéraux et des chefs de département dans ce domaine. La politique que nous conduisons n'est pas celle du Département fédéral de l'économie publique, juxtaposée à celle du Département fédéral des affaires étrangères, juxtaposée à cinq autres politiques extérieures, c'est celle, Monsieur Eisenring, du Conseil fédéral. Le fait que l'organisation du travail à l'intérieur de ce conseil attribue à plusieurs départements la responsabilité de ce domaine ne signifie rien en défaut de coordination entre ces départements et entre ces conseillers fédéraux. L'unité existe parfaitement. Nous vouons au problème européen, au sein du Conseil fédéral, un temps et une force renouvelés, comme jamais dans l'histoire contemporaine de notre gouvernement, et nous sommes servis, dans l'expression de la politique unique que nous conduisons, par cet organisme qui montre toute sa qualité: le Bureau de l'intégration qui relève des deux départements susmentionnés. S'il y a une situation de coordination que nous envient la quasi totalité des autres Etats qui ne sont pas parvenus à ce degré de cohésion dans l'expression de leurs politiques extérieures, c'est bien celle du Bureau de l'intégration. Le fait que nous ayons pu, compte tenu de l'immensité des problèmes auxquels il est confronté, renforcer cette institution, notamment en moyens humains, lui permet d'avoir un meilleur rendement, d'être à la hauteur de notre temps et des conditions de la politique européenne dans le cadre de la politique générale extérieure. Nous avons là un instrument dont le Conseil fédéral fait le plus large usage. Il est là pour cela, il est performant et nous avons pu apprécier son rendement. Quant à dire qu'à l'échelon du Parlement, il y a des démarches parallèles, une insuffisance de coordination entre diverses commissions, au Conseil de l'Europe, à l'AELE, cette question vous regarde. Je pense en effet que si nous, gouvernement, pouvons vous aider à trouver des structures plus performantes, des procédures plus rapides s'agissant de ce calendrier très ardu et serré qu'est le calendrier européen d'aujourd'hui et de demain, nous le ferons. Néanmoins, il est essentiellement de votre responsabilité d'indiquer quels moyens vous souhaitez mettre en oeuvre. Une chose cependant m'inquiète, celle de créer des spécialistes d'Europe, aussi bien au sein du Conseil fédéral qu'au Parlement, et d'avoir des commissions Europe en remplacement des différentes commissions qui traitent du problème actuel. Je ne pense pas que ce soit la bonne méthode ni la bonne solution d'isoler justement l'Europe, d'en faire un cas particulier, d'accréditer en quelque sorte l'idée que c'est une citadelle dans laquelle nous essayons d'entrer plus ou moins bien. En réalité, la politique européenne a sans cloute des accents particuliers et spécifiques, mais elle est partie d'une politique économique et extérieure générale. A vouloir précisément faire des spécialités trop marquées, nous risquons de perdre ce qui est pour nous une raison d'être et une nécessité vitale. C'est notre multilatéralisme et notre universalisme, aussi bien dans les politiques extérieures qu'économiques, que nous conduisons. Pour ma part, je regretterais que l'exigence actuelle d'un sujet - mobilisateur, il est vrai, et réclamant beaucoup de force - conduise à des constructions, aussi bien à l'intérieur du Conseil fédéral et de son administration qu'à l'intérieur du Parlement, qui isoleraient en quelque sorte le traitement du problème européen par rapport à celui des problèmes extra-européens. Or, plus qu'une liaison, il existe une symbiose entre les solutions européennes et les solutions mondiales. Le degré de dépendance de l'intégration européenne par rapport au processus de discussion de l'Uruguay Round au GATT en est l'illustration tout à fait éloquente. Je vous en supplie: pas de particularisme européen, gardons à notre politique son inscription dans le contexte général que nous lui donnons. Je termine, non pas en voulant me montrer rassurant - je n'ai pas à le faire - mais en vous disant que le Conseil fédéral attache la plus grande importance à ne pas vouloir rater les trains qui se présentent à nous sur la grande voie européenne, à faire preuve de l'imagination nécessaire pour avoir, face à des propositions nouvelles, des attitudes nouvelles, mais qu'à aucun moment ce même Conseil fédéral ne prendra quelque liberté que ce soit avec les compétences qui sont celles du Parlement et du peuple. Par conséquent, le Parlement puis le peuple seront à point nommé, sans qu'aucune démarche unilatérale ou indisciplinée de notre part n'ait été faite, saisis dans la totalité des problèmes nouveaux qui se posent ainsi que des aménagements intérieurs qu'il y aura lieu, à ce moment-là, d'apporter. M. Reimann Fritz en citait quelques-uns, quelques orateurs en ont cité d'autres. Nous le savons, le moment venu, toutes choses seront dites, soumises à votre examen et à votre approbation comme il convient. Pour l'instant, souhaitez-nous bonne chance pour la réussite de ce sommet du 19 décembre. Personnellement, je pense que les conditions sont réunies pour donner une nouvelle impulsion dynamique à nos pourparlers qui, j'ai bon espoir, nous permettront de déboucher d'une manière lucide sur des négociations l'année prochaine. Le président: La discussion sur cette interpellation est close. Elle est donc rayée du rôle. Je remercie M. le président de la Confédération et je lui souhaite bonne chance pour le 19 décembre. #ST# 89.014 Immobilienstiftung für die internationalen Organisationen. Darlehen Fondation des immeubles pour les organisations internationales. Prêts Botschaft und Beschlussentwurf vom 13. Februar 1989 (BBI l, 1229) Message et projet d'arrêté du 13 février 1989 (FF 1,1185) Beschluss des Ständerates vom 25. September 1989 Décision du Conseil des Etats du 25 septembre 1989 Herr Maitre unterbreitet im Namen der Kommission für auswärtige Angelegenheiten den folgenden schriftlichen Bericht: Die Kommission hat die Botschaft des Bundesrates über die Finanzierung neuer Darlehen an die Immobilienstiftung für die internationalen Organisationen (Fipoi) in Genf für die Erstellung eines Verwaltungsgebäudes in Montbrillant und eines Konferenzsaales für das Gatt geprüft. Da jedoch das Projekt für die Erstellung eines neuen Konferenzsaales für das Gatt nach der Veröffentlichung der Botschaft zurückgezogen worden ist, hat die Kommission nur das Projekt für die Erstellung -- 11 of 12 -Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Postulat Bircher Initiative der Schweiz zur Oeffnung der Efta Richtung Osteuropa Postulat Bircher Relations de l'AELE avec l'Europe de l'Est. Initiative de la Suisse In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1989 Année Anno Band V Volume Volume Session Wintersession Session Session d'hiver Sessione Sessione invernale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 15 Séance Seduta Geschäftsnummer 89.679 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 15.12.1989 - 08:00 Date Data Seite 2215-2225 Page Pagina Ref. No 20 018 083 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.

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