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Entscheid

89-743

Verwaltungsbehörden 23.03.1990 89.743

23. März 1990Deutsch12 min

Source admin.ch

Erwägungen

1.

Dem Bundesrat ist bekannt, dass die Charakteristiken der Luzern-Stans-Engèlberg-Bahn (LSE) mit der Steilrampe Grafenort-Engelberg den heutigen Anforderungen an ein modernes Verkehrsmittel nicht mehr in allen Teilen entsprechen. Der Interpellant weist zusätzlich auf das Bestehen von Kapazitätsengpässen hin. Der Bundesrat muss sich aber eine konkrete Antwort auf Frage 1 solange vorbehalten, als die Verwaltung nicht im Besitze konkreter Unterlagen und Forderungen seitens der LSE ist. Diese müssten den Beweis tatsächlich vorhandener Kapazitätsengpässe schlüssig nachweisen. Im Lichte des Kostenrahmens von 52 Millionen Franken bleibt ferner festzuhalten, dass nicht Bahn und Strasse gleichzeitig ausgebaut werden könnten. Die Betroffenen müssten sich klar für eine Variante entscheiden.

2.

Ordentlicherweise finanziert der Bund Investitionsbegehren von Bahnen über Artikel 56 Eisenbahngesetz (EBG). Sie müssen aber den formellen und materiellen Anforderungen dieser Bestimmung entsprechen. Materiell verlangt sie insbesondere, dass das Vorhaben die Wirtschaftlichkeit oder die Sicherheit verbessert. Im weiteren muss das Projekt den Anforderungen des Landschafts- und Umweltschutzes genügen und in einem finanziell vertretbaren Rahmen bleiben. Die generelle Erfahrung mit Tunnelbauten zeigt die Risiken einer zuverlässigen Kostenschätzung. Die genannten 52 Millionen Franken scheinen doch eher an der untersten Erwartungsgrenze zu liegen.

3.

Der Bundesrat hat in der Botschaft zu «Bahn 2000» in Aussicht gestellt, dass grössere KTU-Projekte unter dem Rechtstitel von Artikel 23 Bundesverfassung finanziert werden könnten (BB11986 l, 257/9). Diese Absicht besteht nach wie vor. Allerdings muss der Bezug zu «Bahn 2000» eindeutig bewiesen sein. Ferner hat das Projekt die Kantone bei der Anwendung der eisenbahnrechtlichen Beteiligung offensichtlich zu überfordern. Es bleibt indes festzuhalten, dass der Bund auch bei Artikel 23 BV von den beteiligten Kantonen einen angemessenen Beitrag erwartet. Es bestehen noch weitere, mit dem LSE-Projekt vergleichbare Vorhaben. Um die stark wachsenden Ausgaben des öffentlichen Verkehrs einzudämmen, müssen die Notwendigkeit und Dringlichkeit all dieser Vorhaben in einem Gesamtrahmen beurteilt werden. Le président: L'interpellateur n'est que partiellement satisfait de la réponse du Conseil fédéral. #ST# 89.743 Interpellation Matthey Schweizerische Depeschenagentur. Bundeshilfe Avenir de l'ATS. Soutien de la Confédération Wortlaut der Interpellation vom 7. Dezember 1989 Die Schweizerische Depeschenagentur (SDA) ist 1894 gegründet worden. Aktionäre dieser privaten Aktiengesellschaft sind die Zeitungsverleger und die SRG. Auch der Bund nimmt auf mehreren Gebieten die Dienste der SDA in Anspruch. Dank ihren Zielsetzungen, ihren Tarifstrukturen und der von ihr besonders gepflegten Solidarität zwischen den Sprachgebieten spielt die SDA in der Informationspolitik unseres Landes eine wesentliche Rolle. Sie nimmt somit eine öffentliche Aufgabe wahr. Die SDA befindet sich heute in finanziellen Schwierigkeiten, die ihre Leistungen und das Informationsgleichgewicht zwischen den drei grossen Sprachregionen der Schweiz gefährden. Schliesslich geht es vielleicht auch um die Erhaltung einer von privaten Interessen unabhängigen Nachrichtenagentur und um die Erhaltung der regionalen Presse. Wir stellen dem Bundesrat deshalb die folgenden Fragen:

1.

Ist der Bundesrat der Ansicht, die SDA spiele in der Informationspolitik unseres Landes und insbesondere für das Informationsgleichgewicht zwischen den drei grossen Sprachregionen eine wesentliche Rolle?

2.

Wenn ja, ist der Bundesrat auch der Meinung, dass der Bund diese Agentur, die eindeutig eine öffentliche Aufgabe wahrnimmt, nötigenfalls stärker unterstützen sollte?

3.

Ist der Bundesrat bereit, seinen Einfluss geltend zu.machen und mitzuhelfen, die gegenwärtigen Schwierigkeiten der SDA zu lösen und ihre Dienstleistungen für das ganze Land zu erhalten? Texte de l'interpellation du 7 décembre 1989 L'Agence télégraphique suisse (ATS) a été créée en 1989. Société anonyme privée, elle a pour actionnaires les éditeurs de journaux et la SSR. La Confédération recourt elle aussi aux services de l'ATS dans plusieurs domaines. L'ATS, par ses objectifs, la structure de ses tarifs et la solidarité entre régions linguistiques qui a jusqu'ici prévalu en son sein, joue un rôle essentiel dans la politique d'information en notre pays. Elle remplit ainsi une fonction de service public. L'ATS connaît aujourd'hui des difficultés financières qui mettent en péril les prestations fournies et l'équilibre de l'information entre les trois grandes régions linguistiques du pays. A terme, il y va aussi peut-être du maintien d'une agence d'information indépendante d'intérêts privés et du maintien de la presse régionale. Nous nous permettons dès lors d'interpeller le Conseil fédéral pour demander:

1.

Le Conseil fédéral considère-t-il que l'ATS joue un rôle essentiel dans la politique d'information en notre pays, et plus particulièrement dans l'équilibre de l'information dans les trois grandes régions linguistiques?

2.

Si oui, le Conseil fédéral estime-t-il aussi que la Confédération doit, si nécessaire, soutenir de façon accrue cette agence qui remplit un intérêt public évident?

3.

Le Conseil fédéral entend-il user de son autorité pour collaborer à la solution des difficultés actuelles de l'ATS afin de maintenir les prestations fournies à l'ensemble du pays? Mitunterzeichner - Cosignataires: Aguet, Ammann, Bäumlin Ursula, Béguelin, Borei, Braunschweig, Bundi, Carobbio, Danuser, Darbellay, Déglise, Etique, Euler, Fankhauser, Fehr, Grendelmeier, Hafner Ursula, Jeanprêtre, Lanz, Ledergerber, Longet, Maître, Martin, Mauch Ursula, Morf, Ott, Pitteloud, Rechsteiner, Reimann Fritz, Uchtenhagen, Ziegler, Züger (32) Schriftliche Begründung - Développement par écrit L'auteur renonce au développement et demande une réponse écrite. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 20. Dezember 1989 Rapport écrit du Conseil fédéral du 20 décembre 1989

1.

Le Conseil fédéral reconnaît le rôle important que joue l'Agence télégraphique suisse (ATS) non seulement pour les médias suisses, mais également pour la cohésion nationale. L'ATS est la seule agence qui offre un service équivalent dans les trois langues officielles et assume de ce fait une tâche relevant de la politique générale, linguistique et culturelle. De plus, l'ATS ne se contente pas de diffuser des informations de caractère national, mais assure, grâce à son réseau dense de -- 1 of 3 -23. März 1990 N 739 Interpellation Bäumlin Ursula correspondants, un échange constant d'informations entre les différentes régions de notre pays. Le Conseil fédéral a dès lors pris acte avec inquiétude des problèmes financiers de l'ATS et des mesures envisagées, qui ne permettraient plus à l'agence d'assumer ses tâches d'importance nationale.

2.

La Confédération n'accorde de subventions ni à l'ATS ni aux autres agences. La question a été examinée durant les années septante dans le cadre des mesures d'encouragement en faveur de la presse, mais on ne lui a pas donné de suite favorable dans le souci de conserver l'indépendance des agences d'information. Par contre, la Confédération est une bénéficiaire importante de diverses prestations de l'ATS, qu'elle rémunère forfaitairement depuis 1973 en prenant en charge 11 pour cent de ses dépenses ordinaires d'exploitation. De cette manière sont payés les abonnements ATS de l'administration fédérale, de la salle des journalistes du Palais fédéral et des journalistes étrangers à Genève;-cette contribution englobe également le service d'alarme de l'ATS pour l'administration fédérale et la traduction en langue italienne de nombreux documents qui ne sont remis aux journalistes qu'en langues allemande et française. Cette rémunération s'est élevée en 1973, lors de la conclusion du contrat, à 800 000 francs, et en 1988 à 1,83 million de francs. Le Conseil fédéral a déjà débattu le 6 septembre 1989 des relations avec l'ATS; il a chargé la Chancellerie fédérale de réexaminer chacune des prestations de l'ATS en faveur de la Confédération ainsi que la question de la contribution forfaitaire ou de la rémunération individuelle de chaque service rendu. Bien que la Confédération soit une cliente importante de l'ATS, elle a toujours renoncé à déléguer un représentant à son conseil d'administration pour ne pas créer d'équivoque au sujet de l'indépendance de l'agence d'information nationale vis-à-vis de l'Etat. Aucune demande officielle n'a encore été présentée par l'ATS au sujet de la rémunération de ses prestations en faveur de la politique générale. Tout en émettant des réserves de principe, le Conseil fédéral est néanmoins prêt à étudier cette question. Une contribution éventuelle aux prestations fournies par les agences d'information aux minorités linguistiques sera de toute manière examinée conformément à une recommandation du groupe de travail ad hoc qui, dans son rapport intitulé «Le quadrilinguisme en Suisse - présent et futur», écrit: «L'existence d'agences de presse nationales qui proposent leurs services en deux, trois, voire quatre langues nationales est d'un intérêt considérable sur le plan de la politique linguistique, culturelle et étatique. Des prestations de ce genre - qui, le plus souvent, ne sont économiquement pas rentables - doivent être soutenues de manière convenable par la Confédération». Ce rapport fait actuellement l'objet d'une vaste procédure de consultation.

3.

Les problèmes financiers actuels de l'ATS ont pour l'essentiel deux origines. D'une part, le développement concurrentiel des deux autres agences d'information exerçant en Suisse place l'ATS dans une nouvelle situation sur le marché suisse alémanique. Tant Associated Press (AP) que la Correspondance politique suisse (CPS) sont en mesure d'offrir leurs services à moindre coût: AP du fait qu'elle ne fournit pas une information exhaustive et que ses services en langue française restent limités, la CPS parce que ses services en langues française et italienne sont loin d'être équivalents et qu'elle peut compter sur d'autres importantes sources de financement. D'autre part, la disponibilité de maints éditeurs de Suisse alémanique à porter solidairement le fardeau des activités de l'ATS dans les langues latines s'amenuise sensiblement. Le Conseil fédéral déplore d'autant plus cette réalité que de nombreux médias connaissent actuellement une période d'essor économique et que cette solidarité constitue un pilier important de l'ATS. Le Conseil fédéral est prêt à assister l'ATS dans sa recherche de solutions, à la condition qu'elle ne prenne aucune décision remettant en cause son mandat national. Le président: L'interpellateur est satisfait de la réponse du Conseil fédéral. #ST# 89.709 Interpellation Bäumlin Ursula Einhaltung der Anti-Folter-Konvention durch die Schweiz Respect de la Convention internationale sur la torture Wortlaut der Interpellation vom 27. November 1989 Am 15. November 1989 hat Botschafter Mathias Krafft vom EDA den offiziellen Bericht über die von der Schweiz getroffenen Massnahmen zur Durchführung der internationalen Konvention gegen die Folter dem entsprechenden Uno-Komitee in Genf vorgelegt. Dieser Bericht äussert sich auch über die Einhaltung des in Artikel 3 dieser Konvention vorgesehenen Verbots, eine in ihrem Herkunftsland von Folter bedrohte Person dorthin auszuschaffen: Nach Darstellung im Bericht komme die Schweiz dieser Verpflichtung nach, indem sie das ebenfalls nach der Flüchtlingskonvention (Art. 33) und der Europäischen Menschenrechtskonvention (Art. 3) geltende Verbot respektiere, wonach niemand in einen Staat abgeschoben werden darf, in welchem ihm politische Verfolgung oder unmenschliche Behandlung droht (Prinzip des Non-refoulement). Der Bericht begründet dies v. a. mit dem Hinweis darauf, dass die Schweiz von den Organen der Europäischen Menschenrechtskonvention in Strassburg noch nie wegen einer Verletzung von Artikel 3 EMRK verurteilt worden sei. Alle Kenner/innen der schweizerischen Asylpraxis wissen, dass die Realitäten bezüglich Ausschaffungen in Folterstaaten keineswegs derart unproblematisch sind, wie es der Bericht an das Uno-Komitee gegen die Folter wahrhaben will. Der entsprechende Teil dieses Berichts ist unvollständig und muss als schönfärberisch bezeichnet werden. So erwähnt er nur die zwei Fälle, in welchen die Menschenrechtskommission in Strassburg eine Beschwerde gegen die Schweiz wegen Verletzung von Artikel 3 EMRK abwies; unerwähnt bleiben hingegen die zurzeit vor den Strassburger Organen hängigen Verfahren sowie diejenigen Fälle, in welchen eine trotz Foltergefahr drohende Abschiebung nur dank Einleitung eines EMRK-Verfahrens verhindert werden konnte, ohne dass diese Verfahren formell abgeschlossen wurden. Der Bericht verschweigt ebenfalls zwei gravierende Fälle von Verletzung des Non-refoulement-Prinzips durch die Schweiz, in welchen die Betroffenen faktisch (noch) keine Möglichkeit hatten, diese Verletzung in Strassburg geltend zu machen: - Der albanischsprachige Jugoslawe Januz Salihi wurde nach ' Ablehnung seines Asylgesuchs 1986 von den Schweizer Behörden ausgeschafft und in Belgrad direkt der jugoslawischen Polizei übergeben; seither befindet er sich in Haft - er hat wegen seiner in der Schweiz ausgeübten friedlichen politischen Aktivität in Jugoslawien eine sechseinhalbjährige Freiheitsstrafe zu verbüssen. - Der zweite Fall betrifft die zwei kurdischen Ex-Asylbewerber, welche nach ihrer Rückkehr in die Türkei wegen des Verdachts der Unterstützung einer illegalen Organisation fast ein halbes Jahr im Gefängnis verbrachten und dabei gefoltert wurden. Der eine der beiden war im April dieses Jahres ausgeschafft worden, obwohl das UNHCR, Amnesty International und andere Organisationen ausdrücklich auf die Gefahr politischer Verfolgung aufmerksam gemacht hatten. Der Sprecher des DFW hat versucht, diese Verletzung des Non-refoulement-Prinzips durch verharmlosende und irreführende Erklärungen abzustreiten. Ich stelle deshalb dem Bundesrat die folgenden Fragen:

1.

Ist der Bundesrat nicht der Ansicht, die erwähnten Fälle von Verletzungen des Non-refoulement-Prinzips seien dem internationalen Ansehen der Schweiz abträglich? Hält es der Bundesrat nicht für angezeigt, den in dieser Hinsicht unvollständigen Bericht an das Uno-Komitee gegen die Folter zu ergänzen?

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Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Matthey Schweizerische Depeschenagentur. Bundeshilfe Interpellation Matthey Avenir de l'ATS. Soutien de la Confédération In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1990 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 16 Séance Seduta Geschäftsnummer 89.743 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 23.03.1990 - 08:00 Date Data Seite 738-739 Page Pagina Ref. No 20 018 483 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.

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