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Entscheid

92-068

Verwaltungsbehörden 02.03.1993 92.068

2. März 1993Deutsch11 min

Source admin.ch

Erwägungen

9.

novembre 1990. La signature par la Suisse est intervenue conformément à la décision du Conseil fédéral du 14 août 1991. Le Conseil fédéral nous propose maintenant de ratifier cette convention, même si nous sommes pratiquement les premiers à le faire, d'une part, parce qu'elle représente un pas important dans le cadre des efforts internationaux en matière de lutte contre le crime organisé et, d'autre part, parce qu'il est très important de donner un signe de notre volonté et de notre détermination à combattre ce fléau. La ratification serait en outre la suite logique de la participation active de notre pays à -- 1 of 3 -Confiscation du produit du crime. Convention 50 N 2 mars 1993 l'élaboration de la convention. En outre, il faut dire que la convention ne nous engage pas dans des modifications de lois internes, car notre droit actuel répond déjà aux exigences de celle-ci, bien que des dispositions conçues de façon plus efficace dans le projet de deuxième train de mesures relatives à la lutte contre le crime organisé - projet qui ne subit aucun préjudice par la ratification - s'approcheraient davantage encore des buts de la convention. Afin d'être en mesure de combattre plus efficacement le crime organisé et de faciliter l'entraide judiciaire, les législations nationales sur le blanchissage d'argent et la confiscation, encore fortement divergentes actuellement, doivent être harmonisées. La convention formule précisément, aux articles 2 à 6 du deuxième chapitre, des normes nationales minimales. L'article 6 constitue une disposition essentielle de la convention, qui oblige les Etats parties à conférer le caractère d'infraction pénale aux actes de blanchissage d'argent commis intentionnellement Ici, la Suisse a dû faire une réserve, car, selon l'article 305bis du Code pénal suisse, le blanchissage n'est punissable que lorsque l'argent a été obtenu par un crime et non par un délit ou une infraction quelconque. Par contre, la convention ne limite pas le champ des infractions principales, c'est-àdire des différents délits préalables au blanchissage d'argent La réserve est possible selon l'article 6 chiffre 4 de la convention. La Suisse doit donc, conformément à sa conception du blanchissage d'argent, formuler une réserve aux termes de laquelle l'article 6 chiffre 1 de la convention n'est applicable que lorsque les infractions principales sont qualifiées de crimes par le droit pénal suisse. Les articles 7 à 35 de la convention constituent le troisième chapitre et règlent la coopération internationale. L'article 7 en fixe les principes généraux. Alors que le chiffre 1 pose le principe de la plus large collaboration possible, le chiffre 2 esquisse les niveaux de la coopération, c'est-à-dire la confiscation, l'entraide aux fins de dépistage et de séquestre provisoire d'éléments de preuve et de valeurs patrimoniales illégalement acquises. Au vu des objectifs à atteindre et du danger que constitue la criminalité pour la société, la commission vous propose à l'unanimité de ratifier la convention avec les réserves formulées par le Conseil fédéral, c'est-à-dire: à l'article 6 chiffre 1, la convention ne s'applique que si l'infraction principale est un crime; à l'article 21 chiffre 2, la notification d'actes judiciaires doit intervenir par l'intermédiaire des autorités suisses compétentes, soit l'Office fédéral de la police; à l'article 25 chiffre 3, les demandes d'entraide et leurs annexes doivent être présentées dans l'une des trois langues nationales ou avec traduction certifiée conforme; enfin, à l'article 32 chiffre 2, le principe de la spécialité, principe qui vaut généralement pour toute l'entraide judiciaire, est encore une fois souligné. Par conséquent, au nom de la commission qui l'afait à l'unanimité, je vous demande d'accepter le message et de ratifier la convention. Bundesrat Koller: Das organisierte Verbrechen hat in den letzten Jahren besorgniserregende Dimensionen angenommen. Allein im internationalen Drogenhandel werden heute Jahresumsätze erzielt, deren Grössenordnung auf mehrere hundert Milliarden Franken geschätzt wird. Von der damit verbundenen Kapitalakkumulation geht das spezifische Bedrohungspotential des organisierten Verbrechens aus, welches über die Verletzung von geschützten Rechtsgütern weit hinausreicht Namentlich die Reinvestition von verbrecherischem Kapital in den Finanzkreislauf birgt die Gefahr einer Unterwanderung der legalen Wirtschaft und letztlich auch staatlicher Institutionen. Die Notwendigkeit, angehäuftes Kapital in den Wirtschaftskreislauf zu integrieren, bildet aber auf der anderen Seite gleichzeitig die wesentliche Schwachstelle des organisierten Verbrechens. Hier muss daher auch eine effiziente Gegenstrategie ansetzen. Die Schweiz hat mit der raschen Einführung der Strafbestimmungen gegen die Geldwäscherei und die mangelnde Sorgfalt bei Finanzgeschäften im Jahre 1990 einen wesentlichen Schritt unternommen, der auch international Beachtung gefunden hat Sowohl seitens des Bundesrates als auch des Parlamentes wurde jedoch schon damals darauf hingewiesen, dass es mit diesen neuen Geldwäschereistrafnormen nicht sein Bewenden haben kann, sondern dass weitere strafrechtliche Mittel für eine effiziente Bekämpfung des organisierten Verbrechens notwendig sind. Der Bundesrat wird Ihnen daher noch in diesem Jahr ein sogenanntes zweites Massnahmenpaket zur Bekämpfung des organisierten Verbrechens unterbreiten. Dieses zweite Massnahmenpaket wird vor allem neu gefasste Einziehungsbestimmungen, einen neuen Straftatbestand der kriminellen Organisation und das Melderecht des Financiers umfassen. Eine wirksame landesrechtliche Strafgesetzgebung allein ist jedoch nicht ausreichend, um das organisierte Verbrechen effizient zu bekämpfen. Kriminelle Organisationen operieren gerade im Finanzbereich grenzüberschreitend und nützen Lücken in den jeweiligen innerstaatlichen Gesetzen resolut aus. Deshalb muss vor allem die internationale Rechtshilfe in diesem Bereich verbessert werden. Das ist denn auch das Grundanliegen des vorliegenden Uebereinkommens. Es hat sich nämlich gezeigt, dass das bestehende Europäische Uebereinkommen über die Rechtshilfe in Strafsachen die Einziehung von Deliktserträgen nur unzureichend ermöglicht Hier hat die Europäische Justizministerkonferenz im Jahre 1986 angesetzt und die Ausarbeitung dieser neuen Konvention in die Wege geleitet. Nach Drucklegung unserer Botschaft hat Grossbritannien am 28. September 1992 das Uebereinkommen als Erststaat ratifiziert In der Schweiz sind wir in der glücklichen Lage, dass das geltende Recht ohne weiteres die Ratifikation dieses Europaratsübereinkommens ermöglicht. Ich möchte keine weiteren Details anführen und verweise auf die ausführliche Botschaft. Ich bin Ihnen dankbar, wenn Sie - wie der Ständerat - dieses Uebereinkommen genehmigen. Die Schweiz setzt damit erneut ein Zeichen, dass es ihr mit der Bekämpfung des organisierten Verbrechens wirklich ernst ist. Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen L'entrée en matière est décidée sans opposition Detailberatung - Discussion par articles Titel und Ingress, Art. 1-4 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Titre et préambule, art. 1-4 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen -Adopté Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes 121 Stimmen (Einstimmigkeit) An den Bundesrat-Au Conseil fédéral -- 2 of 3 -Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Geldwäscherei, Ermittlung, Beschlagnahme und Einziehung von deliktischen Vermögenswerten. Uebereinkommen Blanchiment, dépistage, saisie et confiscation du produit du crime. Convention In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1993 Année Anno Band I Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 02 Séance Seduta Geschäftsnummer 92.068 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 02.03.1993 - 08:00 Date Data Seite 49-50 Page Pagina Ref. No 20 022 325 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.

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