92-2015
Verwaltungsbehörden 18.03.1993 92.2015
18. März 1993Deutsch81 min
Source admin.ch
Pétitions 216 18 mars 1993 trafic malgré tout restreint, et n'ont donné lieu qu'à de rares problèmes, il faut bien le dire. Certes, y a-t-il eu, l'été passé, à Chiasso, le refus opposé à l'entrée en Italie d'un convoi de 13 chevaux provenant de Russie. Les transporteurs ont, après la «commission» de cet incident, quitté avec leurs animaux l'aire de la douane suisse, et sitôt que le vétérinaire a eu connaissance de cet incident il a renvoyé les animaux en Allemagne; entre temps on avait eu le temps, naturellement, de donner une très large publicité médiatique à l'événement Mais réellement, il n'est pas représentatif d'une situation générale et nous pouvons dire qu'à l'importation en Suisse notamment, les contrôles que nous exerçons le sont dans des conditions de nature à préserver parfaitement la santé et le psychisme des animaux J'ajoute que la sévérité avec laquelle l'Office vétérinaire fédéral procède à ces contrôles est connue dans toute l'Europe et qu'un certain nombre de transports internationaux d'animaux contournent la Suisse pour éviter des contrôles trop rigoureux ou trop absolus. Cela ne veut pas dire que les contrôles réclament du temps et des mesures lourdes et compliquées qui pourraient mettre en péril la santé des animaux, cela veut simplement dire que les responsables de ces contrôles procèdent minutieusement à leurs travaux, et, qu'en respectant les sévères dispositions d'application de la convention européenne que la Suisse prend, ils administreront du même coup, à tous les animaux, les soins et les précautions nécessaires. Ils nous assurent en outre que les installations actuelles suffisent pour la maîtrise de cet exercice. C'est la raison pour laquelle j'ai dû proposer au Conseil fédéral, qui le propose à son tour à votre conseil, de renoncer à votre motion. On. Morniroli: Dunque sono certo di aver contribuito all'ulteriore sensibilizzazione in questo settore. Devo dire che la Sua risposta mi soddisfa pienamente; sono disposto a ritirare la mozione. Je suis satisfait de la réponse et je retire la motion. Zurückgezogen - Retiré #ST# Petitionen - Pétitions 92.2015 Petition Walaulta Reto Datenschutzregelung bei Telefon-Taxauszügen Pétition Walaulta Reto Protection des données et extrait de taxes téléphoniques Herr Danioth unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
Erwägungen
1.
Inhalt der Petition Am 26. Mai 1992 reichte Reto Walaulta eine Petition ein, die folgenden Wortlaut hat: «Als Natel-C-Abonnent war ich froh um einen vollständigen Auszug über meine geführten Telefongespräche. Nachdem die gesetzliche Grundlage unverhältnismässig stark geändert hat, ersuche ich Sie, eine Korrektur vorzunehmen. Sinngemäss soll der vollständige Taxauszug weiterhin möglich sein, wenn ein Anschluss ausschliesslich durch einen Abonnenten allein benutzt wird.... Den PTT selbst ist es offenbar verwehrt, in solchen Fällen-wenn unterschriftlich eine Alleinbenutzung bestätigt wird - einen vollständigen Auszug zu erstellen. Seit Abonnementsbeginn 1989 hatte ich den Taxauszug mitabonniert. Wieso ist der EJesitzstand im vorliegenden Fall nicht gewahrt? Man hätte doch für bisherige Abonnenten die vollständige Ausführung weiterhin zulassen dürfen. Datenschutz hin oder her, wo kommen wir denn hin, wenn man einfach willkürlich Rechte von Staatsbürgern schmälert? Antrag an National- und Ständerat: Abänderung der entsprechenden Grundlagen im obgenannten Sinne, damit es den PTT wieder möglich ist, anständige, d. h. vollständige Telefon-Taxauszüge zu erstellen. Meine persönliche Meinung zu diesem Problem ist übrigens, dass hier ganz gewaltig übertrieben wird. Wenn einer ein Gespräch führen will, das niemand nachträglich eruieren kann, soll er aus einer öffentlichen Sprechstelle ohne Repetitionstaste telefonieren!»
2.
Erwägungen der Kommission Die neuen Bestimmungen über das Telefongeheimnis und betreffend Herausgabe von Informationen an Telefonabonnenten im neuen Fernmeldegesetz vom 21. Juni 1991, das am 1. Mai 1992 in Kraft getreten ist, wurden in verschiedenen Zuschriften an die Generaldirektion PTT und an die Ratspräsidenten kritisiert. Das alte Telegraphen- und Telephonverkehrsgesetz vom 14. Oktober 1922 enthielt keine Vorschriften betreffend Herausgabe von Informationen an Abonnenten. Hingegen war in Artikel 10 der Verordnung vom 17. August 1983 zum erwähnten Gesetz festgelegt, dass der Abonnent eines Anschlusses das Recht hat, von den PTT Angaben über Rufnummern, Namen und Adressen der angewählten Personen zu verlangen. In einem Gutachten vom 24. August 1988 zur Frage des Datenschutzes im Telekommunikationsbereich kam das Bundesamt für Justiz zum Schluss, dass unter dem Aspekt des Datenschutzes die Herausgabe der erwähnten Angaben durch die PTT fragwürdig sei. Bei der Ausarbeitung des in der Petition kritisierten Artikels 17 im neuen Fernmeldegesetz vom 21. Juni 1991 musste der Gesetzgeber zwei Anliegen berücksichtigen: einerseits die Verantwortung des Abonnenten für die Verwendung seines Anschlusses und andrerseits das Fernmeldegeheimnis, auf welches ein Benutzer eines Anschlusses aufgrund des Schutzes der Persönlichkeitsrechte, wie sie in Artikel 28 des Zivilgesetzbuches verankert sind, Anspruch hat Mit dem neuen Fernmeldegesetz wurde eine Gesetzesgrundlage für das Herausgeben dieser Angaben geschaffen, die den Anliegen des Datenschutzes Rechnung trägt. Das neue Fernmeldegesetz sieht vor, dass der Abonnent von den PTT eine genaue Aufstellung folgender Angaben betreffend seinen Anschluss verlangen kann: - Zeitpunkt der Auftragserteilung (insbesondere Anwählen einer Telefonverbindung); - die Art der Dienstleistung; - das Entgelt für die Dienstleistung; - die Ortszentralen, mit denen die angewählten Anschlüsse verbunden sind. Mit diesen Bestimmungen können auch die Interessen des Benutzers geschützt werden. Es darf in diesem Zusammenhang darauf hingewiesen werden, dass Unterschriften für ein Referendum gegen das Fernmeldegesetz vom 21. Juni 1991 gesammelt wurden, dass aber das Referendum nicht zustande kam. M. Danioth présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
1.
Contenu de la pétition Le 26 mai 1992, M. Reto Walaulta a transmis une pétition formulée comme il suit: «En tant qu'abonné au réseau Natel C, j'appréciais de pouvoir disposer d'un extrait complet des taxes de mes conversations téléphoniques. Après que la base légale ait été démesurément modifiée, je vous prie d'entreprendre une correction. Il devrait être possible, par analogie, de disposer d'un extrait complet des taxes lorsqu'un raccordement est utilisé exclusivement par un seul abonné.... Il semble qu'il soit interdit aux PTT, dans de tels cas, de fournir un extrait des taxes -- 1 of 17 -18. März 1993 217 Petitionen complet, même en présence d'une attestation écrite de l'utilisation exlusive. Depuis que je suis abonné, soit en 1989, j'ai demandé qu'on me fournisse l'extrait des taxes. Pourquoi dans ce cas la réglementation actuelle n'est-elle pas maintenue? On aurait pu continuer de fournir l'extrait complet aux anciens abonnés. Dispositions sur la protection des données ou pas, où allonsnous si les droits des citoyens sont limités de manière arbitraire? Proposition au Conseil national et au Conseil des Etats: modification de la disposition concernée afin que les PTT puissent à nouveau communiquer des extraits de taxes convenables, c'est-à-dire complets. D'ailleurs, mon opinion personnelle sur ce problème est que dans ce cas, on a énormément exagéré. Lorsque quelqu'un veut avoir une conversation téléphonique que personne ne puisse reconstituer par la suite, il est alors contraint d'utiliser une cabine publique sans touche de répétition!»
2.
Considérations de la commission Les nouvelles dispositions sur le secret des télécommunications et la communication d'informations aux abonnés, de la nouvelle loi sur les télécommunications du 21 juin 1991, entrées en vigueur le 1 er mai 1992, ont fait l'objet de plusieurs critiques écrites adressées à la Direction générale des PTT ainsi qu'aux présidents des Chambres. L'ancienne loi du 14 octobre 1922, réglant la correspondance télégraphique et téléphonique, ne contenait aucune disposition concernant la communication d'informations aux abonnés. Par contre, l'article 10 de l'ordonnance du 17 août 1983, sur l'application de la loi susmentionnée prévoyait expressément que l'abonné à un raccordement téléphonique avait le droit d'exiger des PTT le numéro appelé, les nom et adresse de la personne appelée. Dans une expertise du 24 août 1988 sur la question de la protection des données dans le domaine des télécommunications, l'Office fédéral de la justice est arrivé à la conclusion que, considérée sous l'aspect de la protection des données, la communication des indications citées était problématique. Lors de l'élaboration de l'article 17 de la loi, mis en cause dans la pétition, le législateur a dû prendre deux requêtes en considération: d'une part, la responsabilité de l'abonné quant à l'utilisation de son raccordement et, d'autre part, le secret de télécommunication auquel adroit l'utilisateur d'un raccordement, en vertu de la protection privée des droits de la personnalité telle que prévue par l'article 28 du Code civil suisse. Avec la nouvelle loi sur les télécommunications, une base légale a été élaborée, qui tient compte des impératifs de la protection des données. La nouvelle loi prévoit que l'abonné peut obtenir les indications suivantes des PTT concernant son raccordement: - l'heure à laquelle l'ordre a été donné (en particulier la sélection d'une communication téléphonique); - la nature de la prestation; - la rémunération de la prestation; - les centraux locaux auxquels sont reliés les raccordements appelés. Grâce à ces dispositions, les intérêts de l'utilisateur peuvent également être protégés. Il faut également signaler que des signatures pour un référendum contre la nouvelle loi sur les télécommunications du
21.
juin 1991 ont été récoltées, mais que le référendum n'a pas abouti. Antrag der Kommission Die Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen beantragt, von der Petition Kenntnis zu nehmen, ihr aber keine Folge zu geben. Proposition de la commission La Commission des transports et des télécommunications propose de prendre acte de la pétition sans y donner suite. Angenommen -Adopté 92.2016 Petition IG Velo »Bahn und Bus 2000» mit dem Velo Pétition IG vélo «Rail et Bus 2000» avec le vélo Herr Danioth unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
1.
Inhalt der Petition Am 7. Mai 1992 reichten die IG Velo Schweiz, die Interessengemeinschaft Oeffentlicher Verkehr (IGöV) und der Verkehrs-Club der Schweiz (VCS) eine Petition ein, die von rund 25 000 Personen unterschrieben worden ist. Die Petition ist an die eidgenössischen Räte, den Bundesrat und die Kantone gerichtet Die Petition hat folgenden Wortlaut: «Mit dem System 'Bahn und Bus 2000' soll ein attraktives und dichtes Netz von öffentlichen Verkehrsmitteln entstehen, die im Takt mindestens stündlich verkehren werden. Doch nicht vor jeder Haustür befindet sich eine Bus/Tram-Station oder ein Bahnhof. Anderseits sind aber die meisten Wege zu einem Bahnhof oder einer Haltstelle so kurz, dass sich das Velo als ideales Zubringerfahrzeug anbietet. Vor allem im Ausflugsund Ferienverkehr besteht auch Bedarf, Velos in öffentlichen Verkehrsmitteln zu transportieren, um den Aktionsradius des muskelbetriebenen Zweirads zu vergrössern. Die Kombination Bahn/Velo ist unbestritten die verkehrspolitisch sinnvollste und umweltfreundlichste. Die unterzeichneten Personen verlangen deshalb, dass bei der Realisierung von 'Bahn und Bus 2000' auch die folgenden Massnahmen fürs Velo getroffen werden: - Velozufahrten zu Stationen Um das Velo als Zubringer zu Bahn, Bus und Tram zu fördern, sind direkte und sichere Velozufahrten zu den Bahnhöfen und Haltestellen zu schaffen. Bahnareale müssen für Velos durchlässig sein. Die Zugänge zu den Perrons sollen Rampen oder Treppen mit Veloschieberillen aufweisen. -Velomitnahme Der Transport von Velos mit Bahn und Bus muss verbessert werden; vor allem sind die Fahrzeuge der öffentlichen Verkehrsmittel auch auf den Velotransport auszurichten. Die Tarife dürfen nicht abschreckend ausgestaltet sein. - Velo-Parkieranlagen(Bike and Ride) An Stationen sind die bestehenden Veloparkplätze zu verbessern und allenfalls zu vergrössern. Erweiterte und neue Anlagen müssen witterungssicher, diebstahlsicher und gleisnah sein. Bei mehreren hundert Veloabstellplätzen ist die Einrichtung von Fahrradstationen nach holländischem Vorbild zu prüfen (Anlagen mit überwachter Parkierung, Vermietung, Reparatur, Verkauf von Velos und Zubehör). - Velovermietung Das bestehende Mietvelosystem soll ausgebaut und optimal auf die Kundenbedürfnisse ausgerichtet werden (bediente Stationen, längere Schalteröffnungszeiten).»
2.
Erwägungen der Kommission Die Kommission beurteilt die Forderungen der Petition als grundsätzlich berechtigt. Die Realisierung ist aber zu einem Teil Sache der Kantone und Gemeinden. Der Nationalrat hat schon ein Postulat zu dieser Petition überwiesen, das folgenden Wortlaut hat: «Der Bundesrat wird aufgefordert, auf die Transportunternehmungen in folgendem Sinne Einfluss zu nehmen:
1.
Die Transportunternehmungen setzen sich für gute Zufahrten und Abstellmöglichkeiten für Velos bei den Bahnhöfen ein.
2.
Die Mitnahme von Velos (nach dem Selbstverladesystem) ist - soweit dies betrieblich zu bewältigen ist - zu einem günstigen Preis zu ermöglichen.
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Pétitions 218 18 mars 1993
3.
Bei Rollmaterialbeschaffungen wie auch bei Revisionen ist den technischen Anforderungen für den Velotransport Rechnung zu tragen.
4. Die schweizerischen Transportunternehmungen setzen sich in internationalen Organen für die Aufrechterhaltung und Ermöglichung des Velotransportes im internationalen Verkehr ein.» Das Postulat wurde von der Kommission des Nationalrates wie folgt begründet: «Die Forderungen betreffend Velozufahrten zu den Stationen sowie Velo-Parkieranlagen (Bike and Ride) fallen in den Zuständigkeitsbereich der Gemeinden und Kantone. Die Petition ist deshalb richtigerweise auch an die Kantone gerichtet. Aber auch die Transportunternehmungen sollen in dieser Frage die Initiative ergreifen. Es ist zurzeit noch offen, ob allenfalls aufgrund des Treibstoffzollgesetzes Beiträge aus Treibstoffgeldern an den Bau von Veloabstellplätzen bei Bahnhöfen ausgerichtet werden könnten. Der Entscheid darüber ist Sache des Bundesrates. Die Forderungen betreffend Velovermietung gehören in den marktwirtschaftlichen Bereich der SBB. Die Liste der Stationen, an denen Velos gemietet werden können, ist lang. Zurzeit umfasst sie über 200 Stationen. Die Kommission sieht in diesem Bereich keinen Handlungsbedarf. Zu den Anliegen betreffend Mitnahme der Velos in den Zug: Der konventionelle Verlad der Velos durch das Bahnpersonal in die Gepäckwagen ist sehr kostenintensiv, hat ungünstige Auswirkungen auf den Bahnbetrieb und ist auch für den Bahnkunden keine ideale Lösung, weil das Velo sehr oft nicht im gleichen Zuge mitfahren kann und deshalb früher zur Bahn gebracht werden muss. Aus Kosten-Nutzen-Ueberlegungen ist es kaum sinnvoll, diese Beförderungsart auszubauen. Heute ist es für den Passagier nur in sehr beschränktem Masse möglich, das Velo mit in die Eisenbahn zu nehmen, weil das im Einsatz stehende Rollmaterial nicht dafür geeignet ist. Bei den Gepäckwagen ist die Ladefläche sehr hoch, und das Velo kann während der Fahrt nicht beaufsichtigt werden. In den Personenwagen des Regionalverkehrs sind die Vorräume zum Teil für die Mitnahme von Velos eingerichtet worden, aber dies ist nur eine Notlösung für Einzelfälle. In die Intercity- und die Schnellzugswagen können normalerweise keine Velos mitgenommen werden. Wie dies in der Petition angedeutet wird, besteht möglicherweise eine Lösung in besonderen Niederflur- oder Doppelstockwagen, bei denen der Passagier leicht das Velo selbst in den Zug verladen und während der Fahrt beaufsichtigen kann. Aehnliche Spezialwagen für Gepäckrollis und Passagiere sind heute in den Pendelzügen zwischen Täsch und Zermatt im Einsatz. Solche Mehrzweckwagen könnten möglicherweise sowohl für Velos als auch für Kinderwagen, Rollstühle, beladene Gepäckroller usw. verwendet werden. Ein Teil des Wagens kann mit Sitzen für die Reisenden ausgerüstet werden, der Laderaum mit Klappsitzen. Diese Wagen könnten aber nur in weniger stark besetzten Zügen mitgeführt werden. Die Kosten für das Mitnehmen der Velos wären aber kaum gering, denn der Flächenbedarf für ein Velo ist etwa gleich gross wie derjenige für einen Sitzplatz im Zuge. Die Preise sollen aber nicht abschreckend sein.» Die Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen des Ständerates kann sich diesen Ueberlegungen anschliessen. M. Danioth présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
4. Die schweizerischen Transportunternehmungen setzen sich in internationalen Organen für die Aufrechterhaltung und Ermöglichung des Velotransportes im internationalen Verkehr ein.» Das Postulat wurde von der Kommission des Nationalrates wie folgt begründet: «Die Forderungen betreffend Velozufahrten zu den Stationen sowie Velo-Parkieranlagen (Bike and Ride) fallen in den Zuständigkeitsbereich der Gemeinden und Kantone. Die Petition ist deshalb richtigerweise auch an die Kantone gerichtet. Aber auch die Transportunternehmungen sollen in dieser Frage die Initiative ergreifen. Es ist zurzeit noch offen, ob allenfalls aufgrund des Treibstoffzollgesetzes Beiträge aus Treibstoffgeldern an den Bau von Veloabstellplätzen bei Bahnhöfen ausgerichtet werden könnten. Der Entscheid darüber ist Sache des Bundesrates. Die Forderungen betreffend Velovermietung gehören in den marktwirtschaftlichen Bereich der SBB. Die Liste der Stationen, an denen Velos gemietet werden können, ist lang. Zurzeit umfasst sie über 200 Stationen. Die Kommission sieht in diesem Bereich keinen Handlungsbedarf. Zu den Anliegen betreffend Mitnahme der Velos in den Zug: Der konventionelle Verlad der Velos durch das Bahnpersonal in die Gepäckwagen ist sehr kostenintensiv, hat ungünstige Auswirkungen auf den Bahnbetrieb und ist auch für den Bahnkunden keine ideale Lösung, weil das Velo sehr oft nicht im gleichen Zuge mitfahren kann und deshalb früher zur Bahn gebracht werden muss. Aus Kosten-Nutzen-Ueberlegungen ist es kaum sinnvoll, diese Beförderungsart auszubauen. Heute ist es für den Passagier nur in sehr beschränktem Masse möglich, das Velo mit in die Eisenbahn zu nehmen, weil das im Einsatz stehende Rollmaterial nicht dafür geeignet ist. Bei den Gepäckwagen ist die Ladefläche sehr hoch, und das Velo kann während der Fahrt nicht beaufsichtigt werden. In den Personenwagen des Regionalverkehrs sind die Vorräume zum Teil für die Mitnahme von Velos eingerichtet worden, aber dies ist nur eine Notlösung für Einzelfälle. In die Intercity- und die Schnellzugswagen können normalerweise keine Velos mitgenommen werden. Wie dies in der Petition angedeutet wird, besteht möglicherweise eine Lösung in besonderen Niederflur- oder Doppelstockwagen, bei denen der Passagier leicht das Velo selbst in den Zug verladen und während der Fahrt beaufsichtigen kann. Aehnliche Spezialwagen für Gepäckrollis und Passagiere sind heute in den Pendelzügen zwischen Täsch und Zermatt im Einsatz. Solche Mehrzweckwagen könnten möglicherweise sowohl für Velos als auch für Kinderwagen, Rollstühle, beladene Gepäckroller usw. verwendet werden. Ein Teil des Wagens kann mit Sitzen für die Reisenden ausgerüstet werden, der Laderaum mit Klappsitzen. Diese Wagen könnten aber nur in weniger stark besetzten Zügen mitgeführt werden. Die Kosten für das Mitnehmen der Velos wären aber kaum gering, denn der Flächenbedarf für ein Velo ist etwa gleich gross wie derjenige für einen Sitzplatz im Zuge. Die Preise sollen aber nicht abschreckend sein.» Die Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen des Ständerates kann sich diesen Ueberlegungen anschliessen. M. Danioth présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
1. Contenu de la pétition Le 7 mai 1992, l'Association IG Vélo Suisse, la Cl pour les transports publics (Citrap) et l'Association transports et environnement (ATE) ont déposé une pétition signée par en gros
25 000 personnes. La pétition est adressée aux conseils législatifs, au Conseil fédéral et aux cantons. La pétition a la teneur suivante: «Le système 'Rail et Bus 2000' a pour objet la création d'un réseau dense et attractif de transports publics. Si tout le monde n'habite pas à côté d'une gare ou d'un arrêt de bus, la plupart des gens n'ont pas à parcourir une grande distance pour atteindre la plus proche station. Pour ces courts trajets, la bicyclette s'impose comme le mode de déplacement idéal. D'autre part, le transport des vélos dans les trains permet d'accroître le rayon d'action de ce véhicule non polluant et ainsi de satisfaire, entre autres, les besoins du cyclotourisme. Associer le train et le vélo, c'est promouvoir la combinaison de moyens de transport la plus intelligente et la plus respectueuse de l'environnement. Les personnes soussignées demandent donc que soient prises, dans le cadre de la réalisation de 'Rail et Bus 2000', les mesures suivantes en faveur du vélo: - Accès des cyclistes aux stations La promotion du vélo comme moyen de transport complémentaire au train, au bus et au tram passe par la création de voies cyclables permettant un accès direct et sûr aux gares et arrêts des transports publics. Le périmètre des gares doit être 'perméable' aux déplacements des cyclistes. L'accès au quai doit être facilité par des rampes. -Transport de vélos Le transport des vélos dans les trains et les bus doit être amélioré; il s'agit avant tout d'intégrer cette préoccupation dans la conception et l'équipement des véhicules des transports publics. Les tarifs de ce transport ne doivent pas être dissuasifs. - Places de parc pour vélos (bike and ride) Les places de parc pour bicyclettes dans les gares doivent être proches des quais et offrir une protection contre les intempéries et le vol. Lorsque le nombre de places atteint une certaine importance (plusieurs centaines), il convient d'envisager la création d'une gare cycliste selon le modèle hollandais (surveillance du parking, location, réparation, vente de vélos et d'accessoires). - Location de vélos Le système actuel de location de vélos doit être développé et aménagé de manière optimale en fonction des besoins des usagers (desserte des gares, heures d'ouverture des guichets).»
2. Considérations de la commission La commission estime que les demandes exprimées par la pétition sont fondamentalement justifiées. Cependant, leur réalisation est en grande partie l'affaire des cantons et des communes. Le Conseil national a d'ores et déjà transmis un postulat concernant cette pétition, postulat formulé comme suit: «Le Conseil fédéral est prié d'intervenir auprès des entreprises de transport afin qu'elles appliquent les principes ci-après:
1. Les entreprises de transport s'engagent à améliorer les accès et les possibilités de déposer les vélos à la gare.
2. Sur tous les moyens de transports publics, il devrait être possible, moyennant un prix raisonnable et lorsque l'exploitation le permet, d'emmener un vélo (manutention par l'usager).
3. Lors de l'acquisition de matériel roulant et lors de révisions, on tiendra compte des particularités techniques du transport des vélos.
4. Les entreprises de transport suisses s'engagent dans les organismes internationaux pour que le transport des vélos reste possible entre les différents pays.» La commission du Conseil national motive le postulat de la façon suivante: «Les demandes concernant les voies cyclables permettant un accès aux gares ainsi que les places de parc pour vélos (bike and ride) appartiennent au domaine de compétences des communes et des cantons. C'est la raison pour laquelle la pétition est également adressée aux cantons, à juste titre d'ailleurs. Mais les entreprises de transports doivent également prendre l'initiative dans ce domaine. La question de savoir si, le cas échéant, il est possible, en se fondant sur la loi sur l'utilisation des droits d'entrée sur les carburants, de verser des contributions aux frais de construction de places de parc pour vélos près des gares, est encore ouverte. En l'occurrence, la décision appartient au Conseil fédéral. Les demandes concernant la location de vélos appartiennent aux prestations relevant de l'économie de marché propre aux CFF. La liste des stations où il est possible de louer des vélos est longue. Actuellement, elle compte plus de 200 gares. La -- 3 of 17 -18. März 1993 219 Petitionen commission ne considère pas qu'il y ait une lacune à combler en l'espèce. Quant aux requêtes concernant le transport des vélos par le train, il y a lieu de relever ce qui suit: le chargement conventionnel des vélos dans les voitures à bagages par le personnel des gares est très coûteux et comporte des inconvénients du point de vue de l'exploitation ferroviaire; cette solution n'est pas non plus idéale pour les usagers parce qu'il est fréquent que la bicyclette ne puisse pas être transportée dans le même train que l'usager et que, par conséquent, elle doive être amenée plus tôt à la gare. Pour des raisons de rapport entre les coûts et les profits, développer ce type de transports n'a presque pas de sens. Actuellement, les passagers ne peuvent prendre leur vélo dans le train que dans une mesure réduite parce que le matériel roulant n'est pas conçu à cet effet La surface de chargement des voitures à bagages est située à une hauteur très élevée et la bicyclette ne peut être surveillée pendant le transport. La plate-forme des voitures de voyageurs a été en partie aménagée, dans le trafic régional, pour permettre le transport des vélos, mais il s'agit d'un expédient prévu pour des cas isolés. Dans les trains intercités et les trains directs, il n'est ordinairement pas possible de prendre avec soi des bicyclettes. Comme cela est suggéré dans la pétition, une solution serait peut-être envisageable dans des voitures particulières à plancher bas ou à deux étages: le passager pourrait charger luimême facilement son vélo et le surveiller durant le trajet. Des voitures semblables pour des chariots porte-bagages et passagers sont actuellement en service sur les navettes entre Täsch et Zermatt. De telles voitures à usages multiples peuvent vraisemblablement être aussi bien utilisées pour le transport de bicyclettes que pour celui de voitures d'enfants, de fauteuils roulants, etc. Une partie des wagons pourraient être équipés avec des sièges pour les voyageurs et le secteur de chargement avec des sièges rabattables. Mais ces voitures ne peuvent être introduites que dans des trains moins fortement fréquentés. Cependant, les coûts de transport des vélos ne pourraient pratiquement pas être bas parce que la surface nécessaire au transport d'une bicyclette est à peu près la même que celle d'une place assise dans un train. Les prix ne doivent cependant pas être prohibitifs.» La Commission des transports et des télécommunications du Conseil des Etats peut se rallier à ces considérations. Antrag der Kommission Die Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen beantragt, die Petition dem Bundesrat zur Kenntnisnahme zu überweisen. Proposition de la commission La Commission des transports et des télécommunications propose de transmettre la pétition au Conseil fédéral pour qu'il en prenne connaissance. Angenommen - Adopté 92.2026 Pétition Zisyadis Joseph Amnestie für Volkszählungsverweigerer Pétition Zisyadis Joseph Amnistie pour les réfractaires au recensement fédéral 1990 HerrZimmerli unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
1. Mit Eingabe vom 30. September 1992 reichte Nationalrat Joseph Zisyadis ein Amnestiegesuch ein, mit welchem er die eidgenössischen Räte ersucht, «in Anbetracht des politischen Klimas, in dem die Volkszählung stattfand, und angesichts der Tatsache, dass die Verweigerer unterschiedlich behandelt wurden, eine Amnestie für die Verurteilten zu bewirken».
2. Die Kommission für Rechtsfragen des Ständerates befasste sich am 10. Februar 1993 mit dieser Eingabe. Sie hält dazu folgendes fest:
2.1 Amnestie und Begnadigung sind in Artikel 85 Ziffer 7 der Bundesverfassung unter den Gegenständen aufgeführt, die in den Geschäftskreis der eidgenössischen Räte fallen. Lieber Begriff, Gegenstand, Voraussetzungen und Form der Amnestie kennt das Bundesrecht keine besonderen Bestimmungen (vgl. hingegen zur Begnadigung Art 394-396 des Strafgesetzbuches, StGB).
2.2 Wie Begnadigung ist auch die Amnestie ein Akt der Staatshoheit, mit dem in den ordentlichen Gang der Rechtspflege eingegriffen wird: Begnadigung ist der gänzliche oder teilweise Verzicht des Staates auf den Vollzug einer rechtskräftig ausgesprochenen Strafe zugunsten einer Einzelperson. Sie erfordert eine individuelle Prüfung des Verurteilten und wird in der Regel aus Gründen der Billigkeit, die in der betreffenden Person liegen, gewährt (vgl. Aubert II Nr. 1467; Fleiner/Giacometti 8541; Burckhardt 680; BB119551946). Amnestie ist der Verzicht des Staates auf die Strafverfolgung oder den Strafvollzug gegenüber einer Mehrzahl von Personen, die nicht individuell bestimmt sind, deren Widerhandlungen aber durch ein gemeinsames generelles Merkmal bezeichnet werden. Der Verzicht erfolgt aus wichtigen Gründen des öffentlichen Interesses (vgl. Aubert II Nr. 1467; Burckhardt 680; Schultz AT l 256; Schwander 245f.; BBI 1955 l 946; VEB 16.31). Jede Amnestie ist notwendigerweise eine Teilamnestie: Soll nicht die gesamte Strafrechtsordnung ausser Kraft gesetzt werden, muss eine Amnestie stets nach verschiedenen Kriterien abgegrenzt werden. Die Wirkungen der Amnestie bestehen in einer Einschränkung der Kompetenzen, die den Strafbehörden normalerweise zukommen. Die Einschränkung geht mehr oder weniger weit, je nach dem Stadium, in dem sich die Strafverfahren befinden, und je nach dem Inhalt des Amnestiebeschlusses. Amnestie kann also bedeuten, dass auf die Einleitung von Strafverfahren verzichtet wird, hängige Strafverfahren eingestellt oder bereits ausgesprochene, noch nicht verbüsste Strafen erlassen werden. Das ausgesprochene Urteil als solches bleibt aber bestehen. Die Amnestie ist nach übereinstimmender Meinung von Parlament und Bundesrat an keine besonderen Voraussetzungen geknüpft So bedarf es keines Gesuchs der Beschuldigten oder Verurteilten. Besteht ein öffentliches Interesse an einer Amnestie, kann sie von Amtes wegen verfügt werden (BBI 1955 l 947). Die Amnestie braucht sich nicht auf die Gesuchsteller zu beschränken. Sie muss vielmehr auch die anderen Personen erfassen, deren Widerhandlungen das massgebende Merkmal aufweisen und deren Strafbefreiung im öffentlichen Interesse steht
2.3 Der Entscheid, ob einem Amnestiebegehren Folge zu geben sei, ist in erster Linie nach politischen Erwägungen zu treffen. Die Amnestie wird im Interesse des Staates gewährt, nicht oder jedenfalls nicht vorwiegend aus Rücksicht auf die betroffenen Personen. Die Umstände der einzelnen Tat, die Person des Straffälligen und die Härte, mit welcher ihn die Strafe trifft, d. h. alle für die Begnadigung ausschlaggebenden Faktoren, haben gegenüber allgemeinen staatspolitischen Erwägungen zurückzutreten.
2.4 Die eidgenössischen Räte machten in ihrer bisherigen Praxis die Gewährung der Amnestie von der Voraussetzung abhängig, dass ein öffentliches Interesse am Verzicht auf die Ahndung der Widerhandlung besteht, dem ein ganz besonderer Wert zukommt. Nur wenn dieses öffentliche Interesse höher gewertet wird als jenes an der Verhängung und Vollstreckung der gesetzlichen Sanktionen, d. h. als das Interesse an Rechtssicherheit und Rechtsgleichheit, betrachtet das Parlament die Amnestie als gerechtfertigt. Als vornehmlich geeignet für die Amnestie bezeichnete der Bundesrat in seinem Be-- 4 of 17 -Pétitions 220 18 mars 1993 rieht vom 20. Januar 1939 über die Amnestiegesuche zugunsten der Teilnehmer am Spanischen Bürgerkrieg «vor allem innere Unruhen, nach deren Beilegung die öffentliche Meinung im Interesse des Friedens und der Versöhnung der Parteien den Verzicht auf die Ahndung der begangenen strafbaren Handlungen begrüsst und wünscht» (BB119391124). Zuständig für den Erlass von Amnestiebeschlüssen ist die Bundesversammlung in allen Fällen, in denen ein Delikt dem eidgenössischen Recht untersteht (vgl. BBI 1939 l 120 und dort zitierte Literatur; Aubert II Nr. 1467; Schultz AT 234).
2.5 Die Entscheidung des Gesetzgebers darüber, ob eine Strafe vollzogen oder erlassen wird, muss sachgerecht und rechtsgleich sein. Sinn der Amnestie kann es nämlich keineswegs sein, eine Korrektur an Gesetzen bzw. an der Gerichtspraxis zu sein. Amnestie ist ein Ventil des Rechts, d. h., das Recht wird dort ausser Kraft gesetzt, wo durch gesellschaftlichen Druck der Vollzug der Strafe als derart stossend erachtet wird, dass der Sinn der Strafe ins Gegenteil gekehrt würde. Eine Amnestie kann dann gewährt werden, wenn die zuständige Behörde der Ueberzeugung ist, dass die Strafvollstreckung von der öffentlichen Meinung als unerträglich empfunden wird, wenn sie sogar Erbitterung und politische Leidenschaften provozieren würde.
3. Die Kommission hält fest, dass im vorliegenden Fall die erwähnten Voraussetzungen zur Gewährung einer Amnestie nicht vorliegen. M. Zimmerli présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
1. Dans une requête du 30 septembre 1992, M. Joseph Zisyadis, conseiller national, a déposé une demande d'amnistie, en priant les Chambres fédérales, «au vu du contexte politique évident entourant le recensement 1990, et au vu de la diversité de traitement, infligé aux réfractaires, à autoriser une amnistie des condamnations».
2. Le 10 février 1993, la Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats a examiné cette requête. Elle se prononce comme suit:
2.1 L'amnistie et la grâce relèvent de la compétence des Chambres fédérales, selon l'article 85 chiffre 7 de la Constitution fédérale. Pour le reste, le droit fédéral n'a pas de disposition précisant la notion, l'objet, les conditions, les effets et la forme de l'amnistie (s'agissant de la grâce, voir les articles 394 à 396 du Code pénal).
2.2 Comme la grâce, l'amnistie relève de la souveraineté de l'Etat Toutes deux constituent une intervention dans le cours ordinaire de l'administration de la justice. La grâce est un acte par lequel l'Etat renonce partiellement ou totalement à l'exécution d'une peine executive et frappant une seule personne. Elle nécessite un examen approfondi du cas du condamné. En règle générale, elle est prononcée pour des raisons d'équité liées à la personne concernée (voir Aubert II No 1467; Fleiner/Giacometti 854ss; Burckhardt680; FF 19551942). Pour l'amnistie, l'Etat renonce à poursuivre ou punir un certain nombre de personnes non déterminées individuellement, mais dont les délits présentent des caractères communs. Elle est prononcée pour des raisons importantes d'intérêt public (voir Aubert II No 1467; Burckhardt 680; Schultz AT I 256; Schwander 245ss; FF 19551942; VEB16.31 ). Toute amnistie est par nature partielle. Si l'on ne veut pas abolir l'ensemble de l'ordre juridique, elle doit nécessairement être limitée en vertu de certains critères. L'amnistie implique une limitation des compétences normalement attribuées aux autorités judiciaires. Cette limitation est plus ou moins poussée, selon le stade où se trouvent les procédures pénales, et selon la teneur du décret d'amnistie. Selon le cas, une amnistie peut donc signifier la renonciation à l'ouverture d'une procédure pénale, la suspension des procédures en cours, ou la remise des peines déjà prononcées, mais non encore exécutées. Par contre, un jugement prononcé n'en est pas annulé pour autant. De l'avis commun du Conseil fédéral et de l'Assemblée fédérale, l'amnistie n'est soumise à aucune condition particulière. Ainsi, une requête de l'inculpé ou du condamné n'est pas nécessaire. Si l'amnistie répond à un intérêt public, elle peut être décrétée d'office (FF 1955 I 943). Elle ne doit pas être limitée aux requérants. Au contraire, elle doit s'appliquer à tous les auteurs des délits répondant aux critères déterminants et dont l'acquittement répond à l'intérêt public.
2.3 La réponse à une demande d'amnistie dépend primordialement de considérations politiques. Elle est accordée dans l'intérêt de l'Etat et non pas, ou tout au moins pas essentiellement, en considération des personnes touchées. Les circonstances dans lesquelles les délits ont été commis, la personne des prévenus, la dureté de la peine - tous critères déterminants dans le cas d'une grâce - passent au second plan par rapport aux considérations de politique générale de l'Etat
2.4 Jusqu'ici, les Chambres fédérales ont subordonné l'amnistie à l'existence d'un intérêt public important à la suspension des poursuites engagées contre les auteurs d'infractions. Autrement dit, ce n'est que lorsque l'intérêt public lié à une suspension des poursuites est jugé plus important que celui attaché à l'exécution des peines - donc en fin de compte à la sûreté du droit et à l'égalité de traitement - que le Parlement a jugé l'amnistie justifiée. Selon le Conseil fédéral, «l'amnistie est surtout indiquée en cas de troubles intérieurs, lorsque l'opinion publique, une fois le calme revenu désire, dans l'intérêt de la paix et de la réconciliation des parties, que l'on renonce à réprimer les délits commis» (FF 1939 1124, conclusion du rapport du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale concernant les demandes d'amnistie en faveur des participants à la guerre civile espagnole, du 20 janvier 1939). C'est l'Assemblée fédérale qui est compétente pour la proclamation des amnisties dans tous les cas où un délit tombe sous le coup du droit fédéral (voir FF 19391120, ouvrages cités; Aubert II No 1467; Schultz AT 234).
2.5 La décision du législateur quant à l'exécution ou à la levée d'une peine doit répondre aux impératifs d'opportunité et d'équité. L'amnistie ne doit pas être un correctif des lois ou de la pratique des tribunaux Elle équivaut à une suspension du droit, effectuée lorsque la société juge l'exécution d'une peine si choquante que celle-ci risque d'aller à fin contraire. Ainsi, l'autorité compétente peut déclarer une amnistie lorsqu'elle est persuadée que l'exécution de la peine serait jugée insupportable par l'opinion publique, voire lorsqu'elle risque de provoquer du ressentiment ou de déchaîner les passions politiques.
3. Dans le cas présent, la commission constate que les exigences mentionnées pour la proclamation d'une amnistie sont inexistantes. Antrag der Kommission Die Kommission für Rechtsfragen beantragt, dem Amnestiebegehren keine Folge zu geben. Proposition de la commission La Commission des affaires juridiques propose de ne pas donner suite à la demande d'amnistie. Angenommen -Adopté -- 5 of 17 -18. März 1993 221 Petitionen 93.2000 Petition der Aktionsgruppe Regenwald, Basel Schweiz tropenholzfrei Pétition du Groupe d'action Forêts tropicales, Bàie Suisse et forêts tropicales Herr Cavelty unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
1. Am4. November 1992 reichte die Aktionsgruppe Regenwald Basel eine Petition zur Rettung des Regenwaldes und für eine tropenholzfreie Schweiz mit etwa 30 000 Unterschriften ein. Die Hauptanliegen der Regenwald-Petition sind ein genereller Einfuhrstopp für Tropenhölzer und die Anerkennung der Landrechte der Ureinwohner.
2. Der Bundesrat ist der Ansicht, dass die Hauptursache der Zerstörung der Regenwälder heute nicht der Handel mit Tropenhölzern, sondern die Brandrodung durch ärmere Bevölkerungskreise in den entsprechenden Ländern ist. Der Bundesrat konzentriert sich deshalb auf eine Mitarbeit in den zuständigen internationalen Gremien, welche sich mit der Intensivierung und Koordination der Anstrengungen zum Schutz und zur nachhaltigen Bewirtschaftung der tropischen Waldressourcen befassen. Eine wesentliche Verbesserung im Sinne einer Konsumenteninformation sieht er auch in der Schaffung eines Labels, d. h. eines breit abgestützten und kosteneffizient kontrollierten Kennzeichens. Dadurch hätte der informierte Konsument die Wahl, aufgrund von ökologischen und entwicklungspolitischen Kriterien seinen Kaufentscheid zufallen. Die entsprechenden Vorarbeiten auf der Ebene der Europäischen Gemeinschaft sind schon unter aktiver Mitarbeit der Schweiz im Gange. (Die Motion Simmen vom 16. Dezember 1992 [92.3523] sowie die Motion Wick vom 16. Dezember 1992 [92.3521] zielen bezüglich des Labels übrigens in die gleiche Richtung.)
3. Die einstimmige Kommission teilt die Auffassung des Bundesrates. M. Cavelty présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
1. Le 4 novembre 1992, le Groupe d'action Forêts tropicales Baie déposait une pétition forte de 30 000 signatures environ dans le but de sauver les forêts tropicales et pour une Suisse sans bois tropical. Les objets principaux de la pétition sont de parvenir à une interdiction générale d'importer en Suisse les bois tropicaux et de reconnaître les droits des indigènes sur leu r territoire.
2. Le Conseil fédéral est d'avis que la cause principale de la destruction de la forêt tropicale n'est pas aujourd'hui le commerce des bois tropicaux, mais plutôt le défrichage par le feu qu'effectuent dans leur propre pays les populations les plus déshéritées. C'est pourquoi le Conseil fédéral concentre son action sur une coopération avec les instances internationales compétentes, chargées d'intensifier et de coordonner les efforts entrepris pour protéger et garantir une exploitation contrôlée des ressources des forêts tropicales. Il voit également une amélioration essentielle dans le sens d'une information des consommateurs par la création d'un label, c'est-à-dire d'un sigle largement protégé et d'un contrôle efficace des coûts. Ainsi, le consommateur informé aurait le choix de prendre sa décision d'achat en fonction de critères écologiques et favorables aune politique de développement. Les travaux préparatoires y relatifs au niveau de la Communauté européenne sont déjà en cours et avec la collaboration active de la Suisse. (La motion Simmen du 16 décembre 1992 [92.3523] ainsi que la motion Wick du 16 décembre 1992 [92.3521] vont du reste, en ce qui concerne le label, dans le même sens.)
3. La commission partage à l'unanimité l'avis du Conseil fédéral. Antrag der Kommission Die Aussenpolitische Kommission beantragt die Ueberweisung der Petition zur Kenntnisnahme an den Bundesrat, verbunden mit dem Ersuchen, seine oben dargelegte Politik weiterzuführen. Proposition de la commission La Commission de politique extérieure propose de transmettre la pétition au Conseil fédéral pour qu'il en prenne connaissance, tout en l'invitant à poursuivre sa politique telle qu'elle est décrite ci-dessus. Angenommen-Adopté 93.2001 Pétition Koprivec Josip Ratifikation der Zusatzprotokolle 1 und 4 der Europäischen Menschenrechtskonvention Pétition Koprivec Josip Ratification des Protocoles additionnels 1 et 4 de la Convention européenne des droits de l'homme Herr Cavelty unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht: Am 9. September 1992 reichte Herr Koprivec eine Petition ein, mit der er die Ratifikation der Zusatzprotokolle 1 und 4 der Europäischen Menschenrechtskonvention (EMRK) verlangt. Als Begründung benützt er seinen gegenwärtig hängigen Zivilprozess gegen den Staatsrat des Kantons Tessin, wobei er aber nicht klar sagt, auf welche Bestimmung(en) der Zusatzprotokolle er sich bezieht. Aus Gründen der Gewaltentrennung ist es klar, dass sich das Parlament nicht zu einem hängigen Prozess äussern kann. Die Kommission beschloss jedoch, unabhängig vom laufenden Verfahren des Petenten ganz allgemein auf die Frage betreffend die Wünschbarkeit der Ratifikation der beiden Zusatzprotokolle durch die Schweiz einzutreten. Diese Zusatzprotokolle ergänzen die Liste der von der EMRK garantierten Rechte und Freiheiten in folgenden Bereichen: Zusatzprotokoll 1; - Eigentumsgarantie; - Rechtauf Bildung; - Pflicht zur Durchführung freier und geheimer Wahlen. Zusatzprotokoll 4: - Verbot des Schuldverhafts; - Niederlassungs- und Auswanderungsfreiheit; - Beschränkung der Ausweisungsmöglichkeiten. Der Bundesrat hat bis jetzt lediglich das Zusatzprotokoll 1 unterzeichnet und sich in seiner Antwort vom 20. August 1991 auf das Postulat Columberg vom 19. Juni 1991 zu diesem Thema bereit erklärt, einen Bericht über die Vor- und Nachteile einer Ratifikation des Zusatzprotokolls 1 auszuarbeiten. Der Bundesrat steht im Rahmen seiner Bestrebungen zur Verbesserung des universellen und europäischen Menschenrechtsschutzes einer Ratifikation dieses Instrumentes nach wie vor positiv gegenüber. Bezüglich des Zusatzprotokolls Nr. 4 hat der Bundesrat bis jetzt auf eine Ratifikation wegen der Verwerfung des Ausländergesetzes 1982 in der Volksabstimmung verzichtet. Er beabsichtigte eine erneute Ueberprüfung der Ratifikation dieses Protokolls im Rahmen der Neuorientierung der Ausländerge-- 6 of 17 -Pétitions 222 18 mars 1993 setzgebung im Rahmen der schweizerischen Integration in Europa Aufgrund der Ablehnung des EWR-Abkommens wird es hier natürlich eine Verzögerung geben. Die Kommission ist sich mit dem Bundesrat darin einig, dass die Ratifikation dieser beiden Zusatzprotokolle mittelfristig wünschbar ist, dass aber andere Vorhaben im Menschenrechtsbereich (Ratifikation der Uno-Konventionen über die Rechte des Kindes, über die Beseitigung sämtlicher Formen der Frauendiskriminierung sowie die Ratifikation des Fakultativprotokolls zum Internationalen Pakt der Uno über die bürgerlichen und politischen Rechte aus dem Jahre 1966 betreffend die Abschaffung der Todesstrafe) gegenwärtig Priorität haben. M. Cavelty présente au nom de la commission le rapport écrit suivant: Par sa pétition du 9 septembre 1992, M. Koprivec demande la ratification des Protocoles additionnels 1 et 4 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). Il invoque comme argument le procès civil pendant qu'il a intenté contre le Conseil d'Etat du canton du Tessin, sans toutefois spécifier clairement à quelle(s) disposition(s) des Protocoles additionnels il se réfère. En raison du principe de la séparation des pouvoirs, il n'appartient pas au Parlement de se prononcer sur un procès pendant. Toutefois, la commission a décidé, indépendamment du cours de la procédure concernant le pétitionnaire, d'entrer en matière sur la question générale de l'opportunité de la ratification par la Suisse des deux Protocoles additionnels. Ces deux protocoles additionnels complètent la liste des droits et libertés garantis par la CEDH dans les domaines suivants: Premier protocole additionnel - garantie de la propriété; -droit à l'instruction; - obligation d'organiser des élections législatives libres à bulletins secrets. Protocole additionnel 4 - interdiction de la privation de liberté pour dettes; - droit de libre circulation et d'émigration; - limitation des possibilités d'expulsion. Jusqu'à aujourd'hui, le Conseil fédéral n'a signé que le premier Protocole additionnel et s'est déjà déclaré prêt, dans sa réponse du 20 août 1991 au postulat Columberg du 19 juin 1991 relatif à cette question, à préparer un rapport sur les avantages et inconvénients d'une ratification du premier Protocole additionnel. Le Conseil fédéral continue à considérer comme positive une ratification de cet instrument dans la poursuite de ses efforts pour améliorer la protection européenne et universelle des droits de l'homme. En ce qui concerne le Protocole additionnel 4, le Conseil fédéral a renoncé jusqu'à aujourd'hui à une ratification en raison du rejet par le peuple en 1982 de la loi sur les étrangers. Il avait l'intention de procéder à un nouvel examen de la ratification de ce protocole à l'occasion de la nouvelle orientation de la législation sur les étrangers dans le processus d'intégration de la Suisse à l'Europe. Toutefois, le rejet de l'Accord sur l'Espace économique européen a naturellement pour conséquence de retarder encore une fois la ratification de ce protocole. La commission partage l'avis du Conseil fédéral, selon lequel la ratification de ces deux Protocoles additionnels est souhaitable à moyen terme, mais qu'en ce moment d'autres objets dans le domaine des droits de l'homme (ratification de la convention de l'ONU relative aux droits des enfants, de celle sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes de même que la ratification du Protocole facultatif du Pacte international de l'ONU relatif aux droits civils et politiques de 1966 concernant l'abolition de la peine de mort) ont la priorité. Antrag der Kommission Die einstimmige Aussenpolitische Kommission beantragt, die Petition dem Bundesrat zur Kenntnisnahme zu überweisen. Proposition de la commission La Commission de politique extérieure unanime propose de transmettre la pétition au Conseil fédéral pour qu'il en prenne connaissance. Angenommen -Adopté 93.2004 Petition einer Gruppe von Künstlern und Künstlerinnen, Kunststudenten und Kunststudentinnen aus Luzern Forderungen für die Opfer der Massenvergewaltigungen in Bosnien-Herzegowina Pétition d'un groupe d'artistes, d'étudiants et d'étudiantes de Lucerne Victimes de viols collectifs en Bosnie-Herzégovine Herr Cavelty unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht: Im November 1992 reichte eine Gruppe von Künstlern und Künstlerinnen, Kunststudenten und Kunststudentinnen aus Luzern eine mit zahlreichen Unterschriften versehene Petition an die eidgenössischen Räte betreffend die Massenvergewaltigungen in Lagern in Bosnien-Herzegowina ein. Die Petition ersucht die eidgenössischen Räte, alles im Bereich ihrer Kompetenzen zu tun, damit die folgenden Forderungen der Petition erfüllt werden: «- Das sofortige Evakuieren der Frauen aus den Vergewaltigungslagern mit Hilfe der Friedenstruppe der Uno und den unmittelbaren Transfer in die Schweiz; - dass diese Frauen vorbehaltlos den Status und die Rechte eines politischen Flüchtlings erhalten; - dass diese Frauen ein Anrecht auf unterstützende Therapieformen bekommen; - dass alle diese Frauen in den Medien nicht zusätzlich zur Ware der Sensationsgeilheit degradiert werden, sondern dass ihnen das Recht zusteht, über die Verletzungen ihrer Menschenwürde mit Achtung zu berichten.» Die Kommission Hess sich von der Verwaltung über die von den schweizerischen Behörden im Zusammenhang mit den Forderungen der Petition geplanten oder bereits getroffenen Massnahmen orientieren. Im folgenden eine Uebersicht: - Die Schweiz wird als Depositarstaat der Genfer Konventionen im August 1993 in Genf eine Internationale Konferenz zum Schutz der Kriegsopfer durchführen. Thematisch wird sich diese Konferenz schwergewichtig auf die Bestätigung, Einhaltung und Durchsetzung des humanitären Völkerrechts konzentrieren. - Die Schweiz ist eines der am meisten engagierten Länder im Zusammenhang mit den Bemühungen zur Schaffung eines Internationalen Gerichtshofes zur Verfolgung der im ehemaligen Jugoslawien begangenen Kriegsverbrechen. Ein solches Gericht dürfte sich mit den folgenden vier Anklagepunkten befassen: «ethnische Säuberungen», Behandlung von Gefangenen, sexuelle Gewalt und Massenmord. - Die Schweiz hat dem Hochkommissariatfür Flüchtlinge der Uno (HCR) die Bereitschaft signalisiert, vergewaltigte Frauen in unserem Land aufzunehmen und zu betreuen. Im Zusammenhang mit dem Problem der Kinder, die jetzt schon auf die Welt kommen, unterstützt die Schweiz die diesbezüglichen Bemühungen des Unicef, welches hier bereits schon engagiert ist Man ist auf Verwaltungsseite der Meinung, dass es richtig sei, dass diese Hilfe durch diese zentralen Organisationen (HCR/Unicef) gesteuert und international koordiniert werde.
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18. März 1993 223 Petitionen -Am 9. Dezember 1992 verurteilte Bundespräsident Felber vor der Vereinigten Bundesversammlung die Verletzungen des humanitären Völkerrechts im Krieg im ehemaligen Jugoslawien. -Am 18. Dezember 1992 richteten die Ratspräsidenten einen Appell zur Beachtung der Menschenrechte sowie des humanitären Völkerrechts im ehemaligen Jugoslawien an die beiden Kammern des Bundesparlaments der Republik Jugoslawien sowie an die Parlamente der Republik Serbien und der Republik Montenegro. Die einstimmige Kommission unterstützt die oben dargelegten Massnahmen, Bemühungen und Appelle. M. Cavelty présente au nom de la commission le rapport écrit suivant: En novembre 1992, un groupe d'artistes et d'étudiants et d'étudiantes de Lucerne a déposé auprès des Chambres fédérales une pétition, munie de nombreuses signatures, concernant les victimes de viols collectifs dans les camps de Bosnie-Herzégovine. La pétition demande aux Chambres fédérales de tout entreprendre, dans le domaine de leur compétence, pour que les exigences suivantes soient satisfaites: «- l'évacuation immédiate des femmes des camps de détention avec l'aide des forces de maintien de la paix de l'OIMU et leur transfert immédiat en Suisse; - l'octroi sans réserve à ces femmes du statut de réfugiées politiques et des droits y afférents; - l'octroi à ces femmes du droit de bénéficier de diverses formes de soutiens thérapeutiques; - éviter que ces femmes ne soient encore plus avilies en étant considérées dans les médias comme objets à sensation, mais plutôt leur accorder le droit de s'exprimer sur les violations de leur dignité humaine.» L'administration fédérale a informé la commission sur les mesures déjà prises ou à prendre en relation avec les demandes de la pétition. Dans leur ensemble, ces mesures sont les suivantes: - en sa qualité d'Etat dépositaire des Conventions de Genève, la Suisse organisera en août 1933 une Conférence internationale sur la protection des victimes de guerre. Les thèmes de discussion se concentreront principalement sur la confirmation, le respect et l'application du droit international public humanitaire; - la Suisse est un des pays les plus engagés pour tenter de créer un tribunal international chargé de poursuivre les crimes de guerre perpétrés dans l'ancienne Yougoslavie. Un tel tribunal devrait être saisi des quatre chefs d'accusation suivants: «épuration ethnique», traitement des prisonniers, violences sexuelles et menaces de mort; - la Suisse a fait part au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) de sa disponibilité à accueillir dans notre pays des femmes violées et de les prendre en charge. En ce qui concerne les enfants nés à la suite de ces viols, la Suisse soutient les efforts actuels de l'Unicef, déjà engagés activement dans ce domaine. De l'avis de l'administration, il est juste que cette aide soit menée conjointement par ces deux organisations centrales (HCR/Unicef) et qu'elle soit coordonnée sur le plan international; - le 9 décembre 1992, M. Felber, président de la Confédération, a condamné, devant les Chambres fédérales réunies, les violations du droit international public humanitaire commises durant la guerre dans l'ancienne Yougoslavie; - le 18 décembre 1992, les présidents des deux conseils ont lancé un appel en faveur du respect des droits de l'homme ainsi que du droit international public humanitaire aux deux Chambres du Parlement de la République fédérale de Yougoslavie de même qu'au Parlement de la République de Serbie et à celui de la République du Monténégro. A l'unanimité, la commission appuie les mesures susmentionnées, les efforts et appels. Antrag der Kommission Die Aussenpolitische Kommission beantragt die Ueberweisung der Petition an den Bundesrat zur Kenntnisnahme, verbunden mit dem Ersuchen, seine bisherige Politik weiterzuführen. Proposition de la commission La Commission de politique extérieure propose de transmettre la pétition au Conseil fédéral pour qu'il en prenne connaissance, tout en lui demandant de poursuivre la politique qu'il a suivie jusqu'ici dans ce domaine. Angenommen -Adopté 93.2011 Pétition Urweider Niklaus Amnestie für Spanienkämpfer Pétition Urweider Niklaus Amnistie pour les combattants de la guerre d'Espagne Herr Zimmerli unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
1. Mit Eingabe vom 6. Januar 1993 reichte Niklaus Urweider ein Rehabilitierungs- bzw. Amnestiegesuch für die Schweizer, die als junge Freiwillige am Spanischen Bürgerkrieg (1936-1939) teilnahmen, ein. Er begründet sein Gesuch insbesondere damit, dass diese Menschen, die aus Ueberzeugung für Menschenrechte und -würde, aber auch für ihr Land kämpften, noch heute als Verbrecher gelten, da sie nie offiziell rehabilitiert worden sind.
2. Die Kommission für Rechtsfragen befasste sich am 10. Februar 1993 mit der Eingabe. Sie hält dazu folgendes fest:
2.1 Eine Rehabilitierung der Spanienkämpfer im strafrechtlichen Sinne (Art. 57ff. des Militärstrafgesetzes bzw. Art 77ff. des Strafgesetzbuches) ist mit der Löschung der Strafregistereinträge und allenfalls der Wiedereinsetzung in die bürgerliche Ehrenfähigkeit und die Amtsfähigkeit bereits erfolgt
2.2 Es stellt sich daher die Frage, ob dem Anliegen des Gesuchstellers mit einer Amnestie nach Artikel 85 Ziffer 7 der Bundesverfassung entsprochen werden könnte.
2.3 Amnestie und Begnadigung sind in Artikel 85 Ziffer 7 der Bundesverfassung unter den Gegenständen aufgeführt, die in den Geschäftskreis der eidgenössischen Räte fallen. Ueber Begriff, Gegenstand, Voraussetzungen und Form der Amnestie kennt das Bundesrecht keine besonderen Bestimmungen (vgl. hingegen zur Begnadigung Art. 394-396 des Strafgesetzbuches, StGB).
2.4 Wie die Begnadigung ist auch die Amnestie ein Akt der Staatshoheit, mit dem in den ordentlichen Gang der Rechtspflege eingegriffen wird: Begnadigung ist der gänzliche oder teilweise Verzicht des Staates auf den Vollzug einer rechtskräftig ausgesprochenen Strafe zugunsten einer Einzelperson. Sie erfordert eine individuelle Prüfung des Verurteilten und wird in der Regel aus Gründen der Billigkeit, die in der betreffenden Person liegen, gewährt (vgl. Aubert II Nr. 1467; Fleiner/Giacometti 854f.; Burckhardt 680; BB119551946). Amnestie ist der Verzicht des Staates auf die Strafverfolgung oder den Strafvollzug gegenüber einer Mehrzahl von Personen, die nicht individuell bestimmt sind, deren Widerhandlungen aber durch ein gemeinsames generelles Merkmal bezeichnet werden. Der Verzicht erfolgt aus wichtigen Gründen des öffentlichen Interesses (vgl. Aubert II Nr. 1467; Burckhardt 680; Schultz AT l 256; Schwander 245f.; BBI 1955 l 946; VEB 16.31). Jede Amnestie ist notwendigerweise eine Teilamnestie. Soll nicht die gesamte Strafrechtsordnung ausser Kraft gesetzt werden, muss eine Amnestie stets nach verschiedenen Kriterien abgegrenzt werden.
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Pétitions 224 18 mars 1993 Die Wirkungen der Amnestie bestehen in einer Einschränkung der Kompetenzen, die den Strafbehörden normalerweise zukommen. Die Einschränkung geht mehr oder weniger weit, je nach dem Stadium, in dem sich die Strafverfahren befinden, und je nach dem Inhalt des Amnestiebeschlusses. Amnestie kann also bedeuten, dass auf die Einleitung von Strafverfahren verzichtet wird, hängige Strafverfahren eingestellt oder bereits ausgesprochene, noch nicht verbüsste Strafen erlassen werden. Das ausgesprochene Urteil als solches bleibt aber bestehen. Die Amnestie ist nach übereinstimmender Meinung von Parlament und Bundesrat an keine besonderen Voraussetzungen geknüpft So bedarf es keines Gesuchs der Beschuldigten oder Verurteilten. Besteht ein öffentliches Interesse an einer Amnestie, kann sie von Amtes wegen verfügt werden (BBI 1955 l 947). Die Amnestie braucht sich nicht auf die Gesuchsteller zu beschränken. Sie muss vielmehr auch die anderen Personen erfassen, deren Widerhandlungen das massgebende Merkmal aufweisen und deren Strafbefreiung im öffentlichen Interesse steht.
2.5 Der Entscheid, ob einem Amnestiebegehren Folge zu geben sei, ist in erster Linie nach politischen Erwägungen zu treffen. Die Amnestie wird im Interesse des Staates gewährt, nicht oder jedenfalls nicht vorwiegend aus Rücksicht auf die betroffenen Personen. Die Umstände der einzelnen Tat, die Person des Straffälligen und die Härte, mit welcher ihn die Strafe trifft, d. h. alle für die Begnadigung ausschlaggebenden Faktoren, haben gegenüber allgemeinen staatspolitischen Erwägungen zurückzutreten.
2.6 Die eidgenössischen Räte machten in ihrer bisherigen Praxis die Gewährung der Amnestie von der Voraussetzung abhängig, dass ein öffentliches Interesse am Verzicht auf die Ahndung der Widerhandlung besteht, dem ein ganz besonderer Wert zukommt. Nur wenn dieses öffentliche Interesse höher gewertet wird als jenes an der Verhängung und Vollstreckung der gesetzlichen Sanktionen, d. h. als das Interesse an Rechtssicherheit und Rechtsgleichheit, betrachtet das Parlament die Amnestie als gerechtfertigt. Als vornehmlich geeignet für die Amnestie bezeichnete der Bundesrat in seinem Bericht vom 20. Januar 1939 über die Amnestiegesuche zugunsten der Teilnehmer am Spanischen Bürgerkrieg «vor allem innere Unruhen, nach deren Beilegung die öffentliche Meinung im Interesse des Friedens und der Versöhnung der Parteien den Verzicht auf die Ahndung der begangenen strafbaren Handlungen begrüsst und wünscht» (BB119391124). Zuständig für den Erlass von Amnestiebeschlüssen ist die Bundesversammlung in allen Fällen, in denen ein Delikt dem eidgenössischen Recht untersteht (vgl. BBI 1939 l 120 und dort zitierte Literatur; Aubert II Nr. 1467; Schultz AT234).
2.7 Die Entscheidung des Gesetzgebers darüber, ob eine Strafe vollzogen oder erlassen wird, muss sachgerecht und rechtsgleich sein. Sinn der Amnestie kann es nämlich keineswegs sein, eine Korrektur an Gesetzen bzw. an der Gerichtspraxis zu sein. Amnestie ist ein Ventil des Rechts, d. h., das Recht wird dort ausser Kraft gesetzt, wo durch gesellschaftlichen Druck der Vollzug der Strafe als derart stossend erachtet wird, dass der Sinn der Strafe ins Gegenteil gekehrt würde. Eine Amnestie kann dann gewährt werden, wenn die zuständige Behörde der Ueberzeugung ist, dass die Strafvollstreckung von der öffentlichen Meinung als unerträglich empfunden wird, wenn sie sogar Erbitterung und politische Leidenschaften provozieren würde.
3. Der Bundesrat hatte bereits mehrmals Gelegenheit, zur Frage einer Amnestie für die Spanienkämpfer Stellung zu nehmen. In seiner Stellungnahme zum Postulat Pini (91.3214), zur Motion Günter (89.462), zum Postulat Wyler (78.585, AB 1979 N 531) und zur Einfachen Anfrage Robbiani (82.680, AB 1982 N 1483) vertrat er die Auffassung, die Voraussetzungen für eine Amnestie seien nicht erfüllt Das Militärstrafgesetz stellt in Artikel 94 die Leistung von fremdem Militärdienst ohne Erlaubnis des Bundesrates nach wie vor unter Strafe. Der Grund dafür liegt in erster Linie in der Wahrung der eigenen Wehrkraft; daneben sind aber auch neutralitätspolitische Gründe von Bedeutung. Die Strafbestimmung hat nach Ansicht des Bundesrates nach wie vor ihre Berechtigung. Eine Amnestieim Falle derSpanienkämpferkönntedie Berechtigung der Bestimmung und damit ihre präventive Wirkung für künftige Anwendungsfälle grundsätzlich in Frage stellen.
4. Die Kommission stimmt den Argumenten des Bundesrates zu und hält fest, dass im vorliegenden Fall die erwähnten Voraussetzungen zur Gewährung einer Amnestie nicht vorliegen. Unabhängig von der Ablehnung der Amnestie ist aber anzuerkennen, dass die überwiegende Mehrheit der Spanienkämpfer aus achtenswerten Beweggründen gehandelt hat und heute in allen Ehren und Rechten steht M. Zimmerli présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
1. Le6janvier 1993,M. NiklausUrweideradéposéunepétition par laquelle il demande respectivement la réhabilitation et l'amnistie des Suisses, jeunes engagés volontaires dans la guerre d'Espagne (1936-1939). Il motiva sa requête en particulier par l'argument selon lequel ces gens qui se sont battus par conviction pour les droits et la dignité de l'homme mais aussi pour leur pays sont encore aujourd'hui considérés comme des criminels par le fait qu'ils n'ont jamais été réhabilités.
2. Le 10 février 1993, la Commission des affaires juridiques a examiné cette requête. Elle se prononce comme suit:
2.1 Une réhabilitation des combattants de la guerre d'Espagne conformément au droit pénal (art. 57ss. du Code pénal militaire et art 77ss. du Code pénal) a déjà été obtenue par la radiation de l'inscription au casier judiciaire et par la réintégration dans l'exercice des droits civiques et dans la capacité d'assumer une fonction publique.
2.2 La question se pose de savoir si une amnistie conformément à l'article 85 chiffre 7 de la Constitution fédérale répondrait à la requête du pétitionnaire.
2.3 L'amnistie et la grâce relèvent de la compétence des Chambres fédérales, selon l'article 85 chiffre 7 de la Constitution fédérale. Pour le reste, le droit fédéral n'a pas de disposition précisant la notion, l'objet, les conditions, les effets et la forme de l'amnistie (s'agissant de la grâce, voir les art. 394 à
396 du Code pénal).
2.4 Comme la grâce, l'amnistie relève de la souveraineté de l'Etat Toutes deux constituent une intervention dans le cours ordinaire de l'administration de la justice: La grâce est un acte par lequel l'Etat renonce partiellement ou totalement à l'exécution d'une peine executive et frappant une seule personne. Elle nécessite un examen approfondi du cas du condamné. En règle générale, elle est prononcée pour des raisons d'équité liées à la personne concernée (voir Aubert II No 1467; Fleiner/Giacometti 854ss.; Burckhardt 680; FF 19551 942). Pour l'amnistie, l'Etat renonce à poursuivre ou punir un certain nombre de personnes non déterminées individuellement, mais dont les délits présentent des caractères communs. Elle est prononcée pour des raisons importantes d'intérêt public (voir Aubert II No 1467; Burckhardt 680; Schultz AT I 256; Schwander 245ss.; FF 19551942; VEB 16.31). Toute amnistie est par nature partielle. Si l'on ne veut pas abolir l'ensemble de l'ordre juridique, elle doit nécessairement être limitée en vertu de certains critères. L'amnistie implique une limitation des compétences normalement attribuées aux autorités judiciaires. Cette limitation est plus ou moins poussée, selon le stade où se trouvent les procédures pénales, et selon la teneur du décret d'amnistie. Selon le cas, une amnistie peut donc signifier la renonciation à l'ouverture d'une procédure pénale, la suspension des procédures en cours, ou la remise des peines déjà prononcées, mais non encore exécutées; par contre, un jugement prononcé n'en est pas annulé pour autant. De l'avis commun du Conseil fédéral et de l'Assemblée fédérale, l'amnistie n'est soumise à aucune condition particulière. Ainsi, une requête de l'inculpé ou du condamné n'est pas nécessaire. Si l'amnistie répond à un intérêt public, elle peut être décrétée d'office (FF 1955 I 943). Elle ne doit pas être limitée aux requérants. Au contraire, elle doit s'appliquer à tous les -- 9 of 17 -18. März 1993 225 Petitionen auteurs des délits répondant aux critères déterminants et dont l'acquittement répond à l'intérêt public.
2.5 La réponse à une demande d'amnistie dépend primordialement de considérations politiques. Elle est accordée dans l'intérêt de l'Etat et non pas, ou tout au moins pas essentiellement, en considération des personnes touchées. Les circonstances dans lesquelles les délits ont été commis, la personne des prévenus, la dureté de la peine tous critères déterminants dans le cas d'une grâce - passent au second plan par rapport aux considérations de politique générale de l'Etat.
2.6 Jusqu'ici, les Chambres fédérales ont subordonné l'amnistie à l'existence d'un intérêt public important à la suspension des poursuites engagées contre les auteurs d'infractions. Autrement dit, ce n'est que lorsque l'intérêt public lié à une suspension des poursuites est jugé plus important que celui attaché à l'exécution des peines - donc en fin de compte à la sûreté du droit et à l'égalité de traitement - que le Parlement a jugé l'amnistie justifiée. Selon le Conseil fédéral, «l'amnistie est surtout indiquée en cas de troubles intérieurs, lorsque l'opinion publique, une fois le calme revenu désire, dans l'intérêt de la paix et de la réconciliation des parties, que l'on renonce à réprimer les délits commis» (FF 1939 1124, conclusion du rapport du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale concernant les demandes d'amnistie en faveur des participants à la guerre civile espagnole, du 20 janvier 1939). C'est l'Assemblée fédérale qui est compétente pur la proclamation des amnisties dans tous les cas où un délit tombe sous le coup du droit fédéral (voir FF 1939 1120 et ouvrages cités; Aubert II No 1467; Schultz AT 234).
2.7 La décision du législateur quant à l'exécution ou à la levée d'une peine doit répondre aux impératifs d'opportunité et d'équité. L'amnistie nedoit pas être un correctif des loisou de la pratiquedes tribunaux. Elleéquivautàunesuspensiondu droit, effectuée lorsque lasociété juge l'exécution d'une peine si choquante que celle-ci risque d'aller afin contraire. Ainsi, l'autorité compétente peut déclarer une amnistie lorsqu'elle est persuadée que l'exécution de la peine serait jugée insupportable par l'opinion publique, voirelorsqu'ellerisquedeprovoquerdu ressentiment ou de déchaîner les passions politiques.
3. A plusieurs occasions, le Conseil fédéral a eu la possibilité de s'exprimer au sujet de la question d'une amnistie en faveur des combattants de la guerre d'Espagne. Dans ses réponses au postulat Pini (91.3214), à la motion Günter (89.462), au postulat Wyler(78.585, BO 1979 N 531) et à la question ordinaire Robbiani (82.680, BO 1982 N 1483), il était d'avis que les conditions d'amnistie n'étaient pas remplies. L'article 94 du Code pénal militaire réprime celui qui a pris du service dans une armée étrangère sans l'autorisation du Conseil fédéral. Il s'agit avant tout de garantir notre propre force de défense; cependant, des motifs de politique de neutralité jouent également un rôle important. Le Conseil fédéral est d'avis que la disposition pénale demeure justifiée. Une amnistie dans le cas des combattants de la guerre d'Espagne pourrait remettre en question la justification de la disposition et son effet préventif à l'égard de cas d'applications futurs.
4. La commission approuve les arguments du Conseil fédéral et constate que, dans le cas présent, les exigences mentionnées pour la proclamation d'une amnistie sont inexistants. Indépendamment du refus d'une amnistie, il faut cependant admettre que la grande majorité des combattants de la guerre d'Espagne a agi pour des motifs honorables et qu'elle jouit aujourd'hui de tous ses droits civiques. Antrag der Kommission Die Kommission für Rechtsfragen beantragt, dem Amnestiebegehren keine Folge zu geben. Proposition de la commission La Commission des affaires juridiques propose de ne pas donner suite à la demande d'amnistie. Angenommen -Adopté 93.2012 Petition Wälchli Philipp Verschiedene Gesetzesänderungen Pétition Wälchli Philipp Diverses modifications de lois Herr Zimmerli unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
1. Mit Eingabe vom 24. November 1992 reichte Herr Philipp Wälchli eine Petition ein. Der Petent fordert das Parlament auf, das Strafgesetzbuch betreffend medizinische Eingriffe zu ändern, Artikel 335 Ziffer 2 StGB aufzuheben, einen Strafartikel gegen Verletzung der Sprachenfreiheit einzuführen sowie eine einmalige Einbürgerungsaktion durchzuführen. Er begründet seine Eingabe insbesondere mit den heute herrschenden Verhältnissen.
2. Die Kommission für Rechtsfragen befasste sich an ihrer Sitzung vom 10. Februar 1993 mit dieser Eingabe sowie einer Stellungnahme des EJPD. Sie kommt mit diesem zu folgenden Schlüssen:
2.1 Aenderung des Strafgesetzbuches betreffend medizinische Eingriffe: Der Petent regt die Schaffung neuer Straftatbestände an, welche das Vorgehen bei medizinischen Eingriffen regeln sollen. Da der Bereich medizinischer Heilseingriffe durch die Körperverletzungstatbestände strafrechtlich genügend geregelt wird, erscheint diese Neuregelung nicht als notwendig.
2.2 Aufhebung von Artikel 335 Ziffer 2 StGB: Bis zum Ablauf der Uebergangsfrist gemäss Artikel 72 Absatz 1 des Bundesgesetzes über die Harmonisierung der direkten Steuern der Kantone und Gemeinden (StHG) wird Artikel 335 Ziffer 2 als Grundlage für das dem StHG widersprechende kantonale Steuerstrafrecht im Bereich der direkten Steuern in Kraft bleiben müssen. Danach kann Artikel 335 Ziffer 2 aufgehoben werden. Ob Artikel 335 Ziffer 1 noch beibehalten werden muss, ist dann ebenfalls zu prüfen. Beides kann im Rahmen der Revision des Allgemeinen Teils des Strafgesetzbuches, des Jugendstrafrechts und des Dritten Buches erfolgen.
2.3 Einführung eines Strafartikels gegen Verletzung der Sprachenfreiheit: Die Sprachenfreiheit ist als ungeschriebenes Grundrecht durch die Bestimmungen des Strafgesetzbuches, durch das Verfahrensrecht sämtlicher Rechtsbereiche sowie durch das Bundesprivatrecht bereits geschützt. Demgegenüber scheint ein spezieller Strafartikel wenig geeignet, den generellen Schutz dieses Grundrechtsbereiches sicherzustellen.
2.4 Einmalige Einbürgerungsaktion: Eine einmalige Einbürgerungsaktion lässt sich mangels einer verfassungsrechtlichen Grundlage nicht direkt durch eine Aenderung des Bürgerrechtsgesetzes verwirklichen. Mit der vom Bundesrat am 28. Oktober 1992 vorgeschlagenen Verfassungs- und Gesetzesänderung betreffend die erleichterte Einbürgerung junger, in der Schweiz aufgewachsener Ausländerinnen und Ausländer werden jedoch für einen grossen Personenkreis erhebliche Einbürgerungserleichterungen geschaffen, weshalb sich eine einmalige Einbürgerungsaktion nicht aufdrängt. M. Zimmerli présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
1. Le 24 novembre 1992, M. Philipp Wälchli déposait une pétition. Le pétitionnaire demande au Parlement de modifier les dispositions du Code pénal relatives aux interventions médicales, d'abroger l'article 335 chiffre 2 CP, d'introduire un article pénal contre la violation de la liberté linguistique ainsi que de procéder à une action unique de naturalisation. Il motive sa requête essentiellement en considération des conditions actuellement prépondérantes.
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Pétitions 226 18 mars 1993
2. La Commission des affaires juridiques a traité cette requête ainsi qu'une prise de position du DFJP lors de sa séance du 10 février 1993. Elle est parvenue aux conclusions suivantes:
2.1 Modification des dispositions du Code pénal relatives aux interventions médicales: Le pétitionnaire propose de créer de nouveaux éléments constitutifs des faits susceptibles de régler la pratique en matière d'interventions médicales. Or, du fait que le domaine des interventions médicales est suffisamment réglé du point de vue pénal, grâce à l'état de fait en matière de lésions corporelles, cette nouvelle réglementation n'est pas nécessaire.
2.2 Abrogation de l'article 335 chiffre 2 CP: Jusqu'à l'expiration du délai transitoire selon l'article 72 alinéa premier de la loi fédérale sur l'harmonisation fiscale des cantons et des communes, l'article 335 chiffre 2 devra rester en vigueur en tant que base pour le droit cantonal pénal fiscal contradictoire en matière d'impôts directs. Ensuite, l'article 335 chiffre 2 pourra être abrogé. Il y a également lieu d'examiner si l'article 335 chiffre 1 doit être maintenu. Les deux choses peuvent être envisagées dans le cadre de la révision de la partie générale du Code pénal, du droit pénal des mineurs et du Livre troisième.
2.3 Introduction d'un article pénal contre la violation de la liberté linguistique: En tant que droit fondamental non écrit, la liberté linguistique est déjà protégée par les dispositions du Code pénal, du Code de procédure pénale, par le droit de procédure de l'ensemble des domaines juridiques. En revanche, un article pénal spécial destiné à créer une protection générale du domaine de ce droit fondamental semble peu indiqué.
2.4 Action unique de naturalisation: Faute de bases constitutionnelles, il n'est pas possible de réaliser directement une action unique de naturalisation par une modification de la loi sur la naturalisation. Par la modification constitutionnelle et légale, proposée par le Conseil fédéral le 28 octobre 1992, concernant la naturalisation facilitée des jeunes étrangers élevés en Suisse, un cercle important de personnes pourront cependant bénéficier d'allégements considérables en matière de naturalisation. C'est la raison pour laquelle une action unique de naturalisation n'est pas urgente. Antrag der Kommission Die Kommission für Rechtsfragen beantragt, von der Petition Kenntnis zu nehmen, ihr aber keine Folge zu geben. Proposition de la commission La Commission des affaires juridiques propose de prendre connaissance de la pétition, sans y donner suite. Angenommen -Adopté 93.2013 Petition des Vereins gegen Tierfabriken Deklarationspflichtfür Importeier Pétition de l'Association contre les fabriques d'animaux Obligation de déclarer les oeufs importés Herr Jagmetti unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
1. Der Verein gegen Tierfabriken hat am 17. August 1992 eine Petition eingereicht, in der eine Deklarationspflicht für alle Verkaufsprodukte verlangt wird, in denen Importeier, Eimassen oder Bestandteile aus ausländischen Eiern enthalten sind. In der Schweiz ist die grausame Käfighaltung von Legehennen verboten. Die Importeier müssen für den Konsumenten erkennbar gestempelt sein. Doch in vielen Produkten der Nahrungsmittelindustrie werden solche Importeier aus Käfighaltung verwendet, ohne dass der Konsument dies erkennen kann. Dieser Zustand istaustier-und konsumentenschützerischer Sicht unbefriedigend. Auch ist es unzulässig, die einheimische Landwirtschaft einer «unsauberen» ausländischen Konkurrenz, an der gewisse einheimische Nahrungsmittelhersteller beteiligt sind, schutzlos auszusetzen.
2. Das Eidgenössische Departement des Innern hat am 7. Oktober 1992 dazu Stellung genommen. Gemäss Artikel 178 der Lebensmittelverordnung sind für die Stempelung der Importeier die Bestimmungen der Verordnung vom 15. August 1990 über den Eiermarkt und die Eierversorgung massgebend. Nach den Bestimmungen von Artikel 20 des revidierten Lebensmittelgesetzes könnte der Bundesrat bestimmen, dass dem Konsumenten Angaben über die Produktionsart gemacht werden müssen. Diese Angaben müssten sich in jedem Fall auf das ursprüngliche Produkt beziehen, d. h. auf die Eier beschränken. Eine Ausdehnung auf alle zusammengesetzten Lebensmittel, in denen importierte Eier oder Eimassen als Zutat verwendet werden, ist weder wünschbar noch realisierbar. Zudem würde sie den Dispositionen des freien Warenverkehrs nicht entsprechen und die schweizerischen Nahrungsmittelhersteller gegenüber den ausländischen Herstellern diskriminieren.
3. Die Kommission hat diese Petition am 26. Januar 1993 behandelt Ihrer Ansicht nach hat man dem Begehren der Petitionäre mit der Revision des Lebensmittelgesetzes Rechnung getragen. In seiner neuen Formulierung enthält das Lebensmittelgesetz die notwendigen Grundlagen. M. Jagmetti présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
1. L'Association contre les fabriques d'animaux a déposé le 17 août 1992 une pétition demandant que l'on introduise en Suisse une obligation de déclarer tous les produits vendus, dans lesquels sont contenus des oeufs importés, des oeufs sans coquille ou des composants d'oeufs issus d'oeufs étrangers. En Suisse, l'élevage industriel cruel des poules pondeuses est interdit Les oeufs importés doivent être marqués et donc reconnaissables pour le consommateur. Pourtant, dans de nombreux produits de l'industrie des denrées alimentaires, on utilise des oeufs importés issus d'élevages industriels sans que le consommateur puisse le reconnaître. Pour des raisons de protection des animaux et des consommateurs, cette situation est défavorable. Il n'est également pas admissible d'exposer l'agriculture indigène à une «sale» concurrence étrangère avec laquelle coopèrent certaines industries alimentaires.
2. Le Département fédéral de l'intérieur a pris position le 7 octobre 1992. Selon l'article 178 de l'ordonnance sur les denrées alimentaires, les dispositions de l'ordonnance du 15 août 1990 concernant le marché des oeufs et l'approvisionnement en oeufs sont applicables pour le marquage des oeufs importés. D'après les dispositions de l'article 20 révisé de la loi sur les denrées alimentaires, le Conseil fédéral pourrait décider que des indications sur la manière de produire doivent être fournies au consommateur. Ces indications devraient en tout cas se rapporter au produit originel, soit se limiter aux oeufs. Une extension à toutes les denrées alimentaires utilisant des oeufs sans coquille ou des composants d'oeufs n'est ni souhaitable ni réalisable. De plus, elle ne correspondrait pas aux dispositions touchant la libre circulation des marchandises et discriminerait les fabricants suisses de denrées alimentaires par rapport aux fabricants étrangers.
3. La commission a traité cette pétition le 26 janvier 1993. Elle estime que la demande des pétitionnaires a été prise en considération par la révision de la loi sur les denrées alimentaires. Cette dernière contient en effet, dans sa nouvelle formulation, les bases nécessaires. Antrag der Kommission Die Kommission für Wirtschaft und Abgaben beantragt, von der Petition Kenntnis zu nehmen, ohne ihr Folge zu geben.
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18. März 1993 227 Petitionen Proposition de la commission La Commission de l'économie et des redevances propose de prendre connaissance de la pétition sans y donner suite. Angenommen -Adopté 93.2014 Petition der Europäischen Union gegen den Missbrauch der Tiere. Für ein Verbot der Einfuhr von Delikatessen, die auf tierquälerische Art gewonnen werden Pétition de l'Union européenne contre le mauvais traitement des animaux. Interdiction d'importer des délicatesses issues d'animaux maltraités Herr Jagmetti unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
1. Die Europäische Union gegen den Missbrauch der Tiere hat am 31. August 1992 eine Petition für das Verbot der Einfuhr von Froschschenkeln und von Produkten aus Gänse- und Entenlebern (Stopflebern) eingereicht Auch wenn die beiden erwähnten «Delikatessen» in der Schweiz aus Tierschutzgründen nicht mehr produziert werden dürfen, ist ihre Einfuhr immer noch gestattet Demzufolge können sie nach wie vor in unserem Lande feilgeboten und konsumiert werden. Das aber widerspricht dem Zweck des Verbotes, denn sowohl Froschschenkel als auch Erzeugnisse aus Gänse- und Entenstopfleber werden auf tierquälerische Art gewonnen. Niemand ist auf den Verzehr dieser Produkte angewiesen. Wenn weiterhin Froschschenkel in unser Land importiert werden, tragen wir damit zur Gefährdung und schliesslich zur Ausrottung des Froschbestandes in den Herkunftsländern bei. Dies aber hat zur Folge, dass sich in diesen Ländern die Insekten gewaltig vermehren, was zu einer immensen Anwendung von chemischen Insektenvertilgungsmitteln und damit zu einer bedrohlichen Vergiftung der Gewässer und Böden führt. Das gewaltsame Stopfen von Gänsen und Enten bewirkt eine schmerzhafte und krankhafte Anschwellung der Leber. Die Einfuhr krank gemachter Tiere ist auch aus Gründen der Volksgesundheit zu verwerfen.
2. In seiner Stellungnahme vom 23. Oktober 1992 weist das Eidgenössische Volkswirtschaftsdepartement darauf hin, dass der Erlass eines Einfuhrverbots für Froschschenkel und Produkte aus Gänse- und Entenstopflebern in die Kompetenz des Bundesrates fällt (Art 9 des Tierschutzgesetzes vom 9. März 1978). Die Herstellung von Froschschenkeln ist in der Schweiz nicht verboten. Ebenso ist ein Verbot der Zwangsfütterung in der schweizerischen Tiergesetzgebung nicht ausdrücklich enthalten. Aus Gründen des Artenschutzes gelten nach der Verordnung vom 20. April 1988 über die Ein-, Durch-und Ausfuhr von Tieren und Tierprodukten für die Einfuhr von Froschschenkeln einschränkende Auflagen. Stopflebern können jedoch frei eingeführt werden, sofern sie nach den im Exportland geltenden Vorschriften hergestellt worden sind und den schweizerischen lebensmittelhygienischen Anforderungen entsprechen. Im Rahmen des Gatt ist ein Einfuhrverbot für ein Lebensmittel nur zulässig, wenn das Lebensmittel die Gesundheit von Mensch und Tier auf dem Gebiet der Schweiz nachweislich gefährdet und keine anderen Mittel zur Abwehr dieser Gefahr in Betracht fallen. In der EG gibt es für das Inverkehrbringen sowohl von Froschschenkeln wie von Produkten aus Gänseund Entenstopflebern keine Einschränkungen. Das Argument, dass niemand auf den Verzehr dieser Produkte angewiesen sei, ist unerheblich für den Erlass eines Einfuhrverbots. Dasselbe gilt für Argumente des Umweltschutzes wie etwa die angeblich drohende Gewässerverschmutzung in den Herkunftsländern. Die Zwangsfütterung von Gänsen und Enten bewirkt zwar eine Zunahme des Fettgehaltes der Leber bei diesen Tieren, es ist indessen nicht nachgewiesen, dass sich der Konsum dieses Organs schädlich auf die Gesundheit des Menschen auswirken würde. Das Departement vertritt abschliessend die Meinung, dass jede Person selbständig darüber zu entscheiden hat, ob sie ein Produkt weiterhin konsumieren oder ob sie aus Tierschutzoder anderen Gründen darauf verzichten will. Es gehört nicht zu den Aufgaben des Staates, der Bürgerin oder dem Bürger ein bestimmtes Essverhalten vorzuschreiben.
3. Die Kommission hat diese Petition am 26. Januar 1993 behandelt Sie hält fest, dass die Tierschutzbemühungen im Rahmen des Europarates auf guten Wegen sind. M. Jagmetti présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
1. L'Union européenne contre le mauvais traitement des animaux a déposé une pétition le 31 août 1992 visant à interdire l'importation de cuisses de grenouilles ou de produits à base de foie d'oie ou de canard (foie gras). Bien que les deux «délicatesses» mentionnées ci-dessus ne peuvent plus être produites en Suisse pour des raisons de protection des animaux, leur importation est toujours autorisée. Ainsi elles peuvent être comme toujours mises en vente et consommées dans notre pays. Cela contredit le but de l'interdiction, car aussi bien les cuisses de grenouilles que le foie gras découlent d'un mauvais traitement des animaux. La consommation de ces produits n'est un besoin pour personne. Si l'importation de cuisses de grenouilles dans notre pays se poursuit, nous contribuerons à la mise en danger et finalement à l'extermination des grenouilles des pays d'origine. Cela a pour conséquence, dans ces pays, une multiplication excessive des insectes et, par là-même, une utilisation énorme de produits chimiques anti-insectes, qui conduit à un danger d'empoisonnement des eaux et des sols. Le gavage forcé des oies et des canards a pour effet un gonflement douloureux et excessif du foie. L'importation d'animaux rendus malades doit également être empêchée pour des raisons de santé publique.
2. Dans sa prise de position du 23 octobre 1992, le Département fédéral de l'économie publique fait savoir qu'une interdiction d'importer des cuisses de grenouilles et des produits à base de foie d'oie et de canard est de la compétence du Conseil fédéral (art. 9 de la loi du 9 mars 1978 sur la protection des animaux). La production de cuisses de grenouilles n'est pas interdite en Suisse. De même, une interdiction du «gavage» n'est pas expressément contenue dans la législation suisse touchant les animaux. L'ordonnance du 20 avril 1988 concernant l'importation, le transit et l'exportation d'animaux et de produits d'animaux prévoit des restrictions à l'importation de cuisses de grenouilles pour des raisons de protection des espèces animales. En ce qui concerne le foie gras, il peut être importé librement pour autant qu'il soit produit dans le pays d'exportation selon les prescriptions en vigueur et qu'il corresponde aux exigences suisses en matière d'hygiène alimentaire. Dans le cadre du Gatt, une interdiction d'importer une denrée alimentaire n'est admise que si l'on peut prouver que celle-ci met en danger la santé de l'homme et de l'animal sur le territoire suisse et qu'il n'y a aucun autre moyen de prévenir ce danger. Dans la CE, il n'y a aucune limitation à la circulation des cuisses de grenouilles et des produits à base de foie d'oie et de canard. L'argument consistant à dire que la consommation de ces produits n'est pas un besoin n'a aucune signification pour la mise en place d'une interdiction d'importer. Il en va de même pour des arguments touchant à la protection de l'environnement du pays d'origine, tels que les risques d'empoisonnement des eaux. Le «gavage» des oies et des canards provoque certes une -- 12 of 17 -Pétitions 228 18 mars 1993 augmentation de la teneur en matières grasses du foie de ces animaux. Cependant, il n'a jusqu'à présent pas été prouvé que la consommation de cet organe a une influence néfaste sur la santé de l'homme. Pour conclure, le département est d'avis que chaque personne doit décider librement si elle souhaite continuer à consommer tel ou tel produit ou si, pour des raisons de protection des animaux ou pour d'autres raisons, elle souhaite y renoncer. Ce n'est pas la tâche de l'Etat de prescrire au citoyen un comportement alimentaire déterminé.
3. La commission a traité cette pétition le 26 janvier 1993. Elle constate que, dans le cadre du Conseil de l'Europe, les travaux relatifs à la protection des animaux sont en bonne voie. Antrag der Kommission Die Kommission für Wirtschaft und Abgaben beantragt, von der Petition Kenntnis zu nehmen, ohne ihr Folge zu geben. Proposition de la commission La Commission de l'économie et des redevances propose de prendre connaissance de la pétition sans y donner suite. Angenommen -Adopté 93.2015 Petition Pfarrer H. Rickli Generelle Steuererhöhung Pétition pasteur H. Rickli Augmentation générale des impôts Herr Jagmetti unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
1. Herr H. Rickli, pensionierter Pfarrer, hat am 19. September 1992 eine Petition für eine zweiprozentige generelle Steuererhöhung auf Gemeinde-, Kantons- und Bundesebene eingereicht. Die Defizit- und Verschuldungspolitik muss ein Ende nehmen. Auf die Dauer bringt sie niemandem etwas, sondern ist eine tödliche Bedrohung für die kommenden Generationen. Gewiss: Sparen ist möglich und vernünftig, aber das reicht nicht Wir müssen, selbst wenn diese Massnahme unpopulär ist, die Steuern jetzt erhöhen, trotz und gerade wegen der Rezession. Der öffentlichen Hand erwachsen vermehrte Aufgaben. Eine «generelle» Steuererhöhung ist nötig; sie ermöglicht es, das Gerangel um Kantone und Gemeinden mit günstigem Steuersatz zu beenden. Steuern sind zwar eine Last, aber auch ein gerechter Beitrag an etwas, das uns allen zugute kommt und das wir gemeinsam und demokratisch zum Wohl unserer Mitmenschen - und besonders auch zugunsten der Benachteiligten - beschlossen haben. Nach drei Jahren werden wir wissen, ob diese 2 Prozent zur Sanierung der Finanzen ausreichen oder ob grössere Opfer erforderlich sind.
2. In seiner Stellungnahme vom 4. Dezember 1992 teilt das Eidgenössische Finanzdepartement mit, dass der Bundesrat dem Parlament 1993 eine Vorlage für ein zweites Sanierungsprogramm unterbreiten wird, in welchem auch einnahmenseitige Massnahmen vorgeschlagen werden. Eine generelle Steuererhöhung um 2 Prozent ist indessen keine geeignete Massnahme, um der öffentlichen Hand zusätzliche Mittel zu beschaffen. Abgesehen davon, dass die Höchstsätze der beiden wichtigsten Einnahmenquellen des Bundes (Warenumsatzsteuer, direkte Bundessteuer) in der Verfassung festgelegt sind, würde eine lineare Erhöhung der Steuersätze um 2 Prozent eine zu wenig differenzierte und ausgewogene Lösung darstellen. Gerade im Bereich der direkten Einkommenssteuern der natürlichen Personen muss der Bund eine gewisse Zurückhaltung üben. Zurzeit sehen sich einige Kantone und zahlreiche Gemeinden durch ihre angespannte Finanzlage veranlasst, die Einkommenssteuern zu erhöhen. Eine bundesweite generelle Satzerhöhung würde damit in erster Linie den Spielraum der kantonalen und kommunalen Behörden beschneiden. Aus den genannten Gründen beantragt das Departement, den in der Petition enthaltenen Vorschlag abzulehnen.
3. Die Kommission hat diese Petition am 26. Januar 1993 behandelt Sie erinnert daran, dass eine neue Finanzordnung auf der Tagesordnung der eidgenössischen Räte steht M. Jagmetti présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
1. Le pasteur retraité H. Rickli a déposé une pétition le 19 septembre 1992 en vue d'augmenter de manière générale les impôts de 2 pour cent au niveau des communes, des cantons et de la Confédération. Il faut en finir avec une politique de déficit et d'endettement A la longue, elle ne mène à rien et est une menace mortelle pour les générations futures. Economiser, c'est certes possible et judicieux, mais ça ne suffit pas. Il faut augmenter les impôts maintenant même si c'est impopulaire, malgré et à cause de la récession. Les collectivités publiques doivent faire face à des tâches croissantes. Une augmentation «générale» des impôts est nécessaire, car elle permettra d'éviter les bousculades gênantes dues à la recherche de lieux fiscalement avantageux. Les impôts sont une charge, mais sont aussi une contribution juste dont nous profitons tous et que nous avons décidé ensemble, démocratiquement, pour le bien de nos semblables et particulièrement en faveur des défavorisés. Après trois ans, nous saurons si ces 2 pour cent suffisent pour l'assainissement des finances, ou s'il faut exiger plus.
2. Dans sa prise de position du 4 décembre 1992, le Département fédéral des finances communique que le Conseil fédéral soumettra au Parlement en 1993 un projet pour un deuxième programme d'assainissement des finances, dans lequel des mesures ayant trait aux recettes seront proposées. Une augmentation générale des impôts de 2 pour cent n'est pas une mesure appropriée permettant aux collectivités publiques d'obtenir des ressources supplémentaires. En dehors du fait que les taux maximaux des deux plus importantes sources de revenu de la Confédération (impôt sur le chiffre d'affaires, impôt fédéral direct) sont ancres dans la constitution, un relèvement linéaire du taux d'imposition de 2 pour cent serait une mesure trop peu différenciée et trop peu proportionnée. En ce qui concerne l'impôt direct sur le revenu des personnes physiques, la Confédération doit bien évidemment faire preuve d'une certaine retenue. A l'heure actuelle, quelques cantons et de nombreuses communes, vivant une situation financière délicate, se voient contraints d'augmenter les impôts directs. Un relèvement général du taux d'imposition n'aurait pour effet que de restreindre la marge de manoeuvre des autorités cantonales et communales. Pour l'ensemble des raisons citées, le département est d'avis qu'il faut refuser la proposition contenue dans la pétition.
3. La commission a traité cette pétition le 26 janvier 1993. Elle rappelle qu'un nouveau régime des finances est actuellement à l'ordre du jour des Chambres fédérales. Antrag der Kommission Die Kommission für Wirtschaft und Abgaben beantragt, von der Petition Kenntnis zu nehmen, ohne ihr Folge zu geben. Proposition de la commission La Commission de l'économie et des redevances propose de prendre connaissance de la pétition sans y donner suite. Angenommen -Adopté -- 13 of 17 -18. März 1993 229 Petitionen 93.2016 Petition des Vereins gegen Tierfabriken Importverbot für Pelze Pétition de l'Association contre les fabriques d'animaux Interdiction d'importer des fourrures Herr Jagmetti unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
1. Der Verein gegen Tierfabriken hat am 17. November 1992 eine Petition für ein Importverbot für Pelze aus Ländern, in denen Pelztiere in Käfigen ohne Auslauf gehalten werden, eingereicht Neulich hat die Fernsehsendung «Kassensturz» einmal mehr aufgedeckt, wie immer noch - diesmal in Russland - grausame Pelztierfabriken betrieben werden, die auch den Schweizer Markt beliefern. Artikel 9 des Tierschutzgesetzes lautet: «Der Bundesrat kann aus Gründen des Tierschutzes die Ein-, Aus- und Durchfuhr von Tieren und tierischen Erzeugnissen an Bedingungen knüpfen, einschränken oder verbieten.» Mit Befremden stellen wir fest, dass unsere Landesregierung von dieser Kompetenz kaum Gebrauch macht und zugunsten eines masslosen Freihandels den Schweizer Markt für Produkte öffnet, die unter grausamer Tierquälerei zustande kommen (z. B. Gänsestopfen, Lebendrupfen von Gänsen oder die Verwendung von Legebatterien für Hühner), wobei sie nicht einmal wenigstens eine Warendeklaration verlangt. Sind die Handelsverträge des Gatt und des EWR, welche es zulassen, dass anständige Produzenten von skrupellosen Tierquälern aus dem Markt verdrängt werden, nicht zutiefst unmenschlich? Wir hoffen daher, dass Sie den Bundesrat mit einer Motion dazu zwingen, den Import von Pelzen aus Tierschutzgründen zu verbieten und dieses Verbot ins Tierschutzgesetz aufzunehmen.
2. Das Eidgenössische Volkswirtschaftsdepartement hat am 12. Januar 1993 dazu Stellung genommen. Es erinnert daran, dass der Bundesrat aus Tierschutzgründen dazu ermächtigt ist, die Ein-, Aus- und Durchfuhr von Tieren und tierischen Erzeugnissen an bestimmte Bedingungen zu knüpfen, einzuschränken oder zu verbieten. Der Bundesrat hat bisher noch für kein tierisches Erzeugnis Gebrauch von dieser Kompetenz gemacht. Der Grund für seine Zurückhaltung liegt im Territorialitätsprinzip, nach dem das im jeweiligen Herkunftsland geltende Recht zu respektieren ist. Demgemäss werden Produkte aus dem Ausland zur Einfuhr zugelassen, sofern sie nach den im exportierenden Lande geltenden Vorschriften hergestellt worden sind. Nach Auffassung des Departements kann ein solches Einfuhrverbot nicht damit gerechtfertigt werden, dass dadurch den betroffenen Tieren ein besserer Schutz zuteil wird. Schätzungen gehen dahin, dass der schweizerische Import nicht mehr als 2 Prozent des weltweiten Angebots an Zuchtpelzen ausmacht Die schweizerischen Behörden haben keine Möglichkeit, direkten Einfluss auf die Tierschutzgesetzgebung anderer Staaten zu nehmen. Der Bundesrat setzt sich hingegen für die Lösung der Tierschutzprobleme auf multilateraler Ebene ein. Nur mit internationalen Normen für den Tierschutz können gegen Verstösse Massnahmen an der Grenze getroffen werden.
3. Die Kommission hat diese Petition am 26. Januar 1993 behandelt Sie schliesst sich der Stellungnahme des Eidgenössischen Volkswirtschaftsdepartementes an. M. Jagmetti présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
1. L'Association contre les fabriques d'animaux a déposé le
17 novembre 1992 une pétition demandant que l'on interdise 30-S l'importation de fourrures venant de pays dans lesquels les animaux à fourrure sont tenus en cage sans disposer d'un espace libre. Récemment, l'émission «Kassensturz» a révélé une fois de plus, cette fois-ci en Russie, la fabrication industrielle cruelle d'animaux à fourrure dont le produit est aussi livré sur le marché suisse. L'article 9 de la loi sur la protection des animaux stipule: «Pour des raisons relevant de la protection des animaux, le Conseil fédéral peut subordonner à certaines conditions l'importation, l'exportation et le transit d'animaux ainsi que de produits d'origine animale, les limiter ou les interdire.» Il est irritant de constater que notre gouvernement fait à peine usage de cette compétence et qu'il ouvre le marché suisse à un libre commerce démesuré de produits issus d'animaux cruellement maltraités. Le gavage et le plumage vivant des oies, les oeufs issus de poules élevées en batterie en sont des exemples. On aurait pu pour le moins exiger une déclaration de marchandises. Les accords commerciaux du Gatt et de l'EEE qui évincent du marché les producteurs convenables au profit des «bourreaux» d'animaux sans scrupules ne sont-ils pas profondément inhumains? Nous souhaitons donc que, par une motion, vous contraigniez le Conseil fédéral à interdire l'importation pour des raisons de protection des animaux et à adapter la loi y relative.
2. Le Département fédéral de l'économie publique a pris position le 12 janvier 1993. Il rappelle que le Conseil fédéral peut, pour des raisons relevant de la protection des animaux, subordonner à certaines conditions l'importation, l'exportation et le transit d'animaux ainsi que de produits d'origine animale, les limiter ou les interdire. Jusqu'à présent, le Conseil fédéral n'a usé de ce droit à rencontre d'aucun produit d'origine animale. La raison de sa réserve est le principe de la territorialité selon lequel le droit en vigueur dans le pays de provenance doit être respecté: les marchandises étrangères sont acceptées pour autant qu'elles aient été produites conformément aux prescriptions en vigueur dans le pays exportateur. Il n'est pas possible, selon le département, de justifier cette interdiction d'importation en argumentant qu'elle permettrait une meilleure protection des animaux concernés. Selon certaines estimations, les importations suisses ne concernent qu'environ 2 pour cent du marché mondial des fourrures provenant d'animaux d'élevage. Les autorités suisses n'ont pas la possibilité d'exercer une influence directe sur la législation des autres Etats en matière de protection des animaux En revanche, le Conseil fédéral s'engage pour une solution des problèmes au niveau multilatéral. Seules des normes internationales de protection des animaux permettront de prendre des mesures à la frontière en cas d'infractions.
3. La commission a traité cette pétition le 26 janvier 1993. Elle se rallie à l'avis du Département fédéral de l'économie publique. Antrag der Kommission Die Kommission für Wirtschaft und Abgaben beantragt, von der Petition Kenntnis zu nehmen, ohne ihr Folge zu geben. Proposition de la commission La Commission de l'économie et des redevances propose de prendre connaissance de la pétition sans y donner suite. Angenommen-Adopté -- 14 of 17 -Pétitions 230 18 mars 1993 93.2017 Petition der Sektion Schweiz der Internationalen Gesellschaft für Menschenrechte (IGFM) Menschenrechtsverletzungen in Ex-Jugoslawien Pétition de la Section suisse de la Société internationale pour les droits de l'homme (SIDH) Violations des droits de l'homme en ex-Yougoslavie Herr Cavelty unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht: Am 25. Januar 1993 reichte die Sektion Schweiz der Internationalen Gesellschaft für Menschenrechte (IGFM) folgende Petition an die eidgenössischen Räte ein: «An ihrer Generalversammlung vom 23. Januar 1993 in Solothurn rufen die Mitglieder der Internationalen Gesellschaft für Menschenrechte (IGFM), Sektion Schweiz, die eidgenössischen Behörden einstimmig auf:
1. als Depositärstaat der Genfer Konventionen alles daranzusetzen, dass Verletzungen dieser Konvention verhindert werden, und wo sie erfolgen, diese international bekanntzumachen. Es ist zu diesem Zweck so bald wie möglich eine Internationale Konferenz der Signatarstaaten zur Einhaltung der Konvention einzuberufen;
2. alles daranzusetzen, dass unsere Behörden sich mit allen Mitteln gegen die Menschenrechtsverletzungen in Ex-Jugoslawien zur Wehr zu setzen;
3. alles daranzusetzen, dass rasch ein Internationaler Gerichtshof für Kriegsverbrechen und Menschenrechtsverletzungen geschaffen wird;
4. sofort dafür zu sorgen, dass die in der Schweiz befindlichen Flüchtlinge aus Ex-Jugoslawien über die Menschenrechtsverletzungen befragt werden, um Material für spätere Kriegsverbrecherprozesse sicherzustellen.» Die Kommission liess sich von der Verwaltung über die von den schweizerischen Behörden im Zusammenhang mit den Forderungen der Petition geplanten oder bereits schon getroffenen Massnahmen orientieren. Im folgenden eine Uebersicht: - Die Schweiz wird als Depositarstaat der Genfer Konventionen im August 1993 in Genf eine Internationale Konferenz zum Schutz der Kriegsopfer durchführen. Thematisch wird sich diese Konferenz schwergewichtig auf die Bestätigung, Einhaltung und Durchsetzung des humanitären Völkerrechts konzentrieren. - Die Schweiz ist eines der am meisten engagierten Länder im Zusammenhang mit den Bemühungen zur Schaffung eines Internationalen Gerichtshofes zur Verfolgung der im ehemaligen Jugoslawien begangenen Kriegsverbrechen. Ein solches Gericht dürfte sich mit den folgenden vier Anklagepunkten befassen: «ethnische Säuberungen», Behandlung von Gefangenen, sexuelle Gewalt und Massenmord. - Die Schweiz hat dem Hochkommissariat für Flüchtlinge der Uno (HCR) die Bereitschaft signalisiert, vergewaltigte Frauen in unserem Land aufzunehmen und zu betreuen. Im Zusammenhang mit dem Problem der Kinder, die jetzt schon auf die Welt kommen, unterstützt die Schweiz die diesbezüglichen Bemühungen des Unicef, welches hier bereits schon engagiert ist. Man ist auf Verwaltungsseite der Meinung, dass es richtig sei, dass diese Hilfe durch diese Organisationen (HCR/Unicef) gesteuert und international koordiniert werde. -Am 9. Dezember 1992 verurteilte Bundespräsident Felber vor der Vereinigten Bundesversammlung die Verletzungen des humanitären Völkerrechts im Krieg im ehemaligen Jugoslawien. -Am 18. Dezember 1992 richteten die Ratspräsidenten einen Appell zur Beachtung der Menschenrechte sowie des humanitären Völkerrechts im ehemaligen Jugoslawien an die beiden Kammern des Bundesparlaments der Republik Jugoslawien sowie an die Parlamente der Republik Serbien und der Republik Montenegro. Die einstimmige Kommission unterstützt die oben dargelegten Massnahmen, Bemühungen und Appelle. M. Cavelty présente au nom de la commission le rapport écrit suivant: Le 25 janvier 1993, la section suisse de la Société internationale pour les droits de l'homme (SIDH) a déposé auprès des Chambres fédérales la pétition suivante: «A l'occasion de leur assemblée générale du 23 janvier 1993 à Soleure, les membres de la Société internationale pour les droits de l'homme (SIDH), section suisse, en appellent à l'unanimité aux autorités fédérales pour que
1. tout soit entrepris, en tant qu'Etat dépositaire des Conventions de Genève, pour empêcher des violations de ces conventions; et pour faire savoir, sur le plan international, où elles ont lieu. A cette fin, il y a lieu de convoquer dès que possible une Conférence internationale des Etats signataires pour le respect de ces conventions;
2. tout soit entrepris afin que nos autorités s'opposent par tous les moyens aux violations des droits de l'homme dans l'exYougoslavie;
3. tout soit entrepris pour instituer rapidement un tribunal international des crimes de guerre et des violations des droits de l'homme;
4. l'on veille à interroger les réfugiés de l'ex-Yougoslavie qui se trouvent en Suisse sur les violations des droits de l'homme afin de rassembler les éléments utiles et nécessaires en vue d'intenter plus tard des procès à rencontre de criminels de guerre.» L'administration fédérale a informé la commission sur les mesures déjà prises ou à prendre en relation avec les demandes de la pétition. Dans leur ensemble, ces mesures sont les suivantes: - en sa qualité d'Etat dépositaire des Conventions de Genève, la Suisse organisera en août 1993 une conférence internationale sur la protection des victimes de guerre. Les thèmes de discussion se concentreront principalement sur la confirmation, le respect et l'application du droit international public humanitaire; - la Suisse est un des pays les plus engagés pour tenter de créer un tribunal international chargé de poursuivre les crimes de guerre perpétrés dans l'ancienne Yougoslavie. Un tel tribunal devrait être saisi des quatre chefs d'accusation suivants: «épuration ethnique», traitement des prisonniers, violences sexuelles et menaces de mort; - la Suisse afait part au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) de sa disponibilité à accueillir dans notre pays des femmes violées et de les prendre en charge. En ce qui concerne les enfants nés à la suite de ces viols, la Suisse soutient les efforts actuels de l'Unicef, déjà engagée activement dans ce domaine. De l'avis de l'administration, il est juste que cette aide soit menée conjointement par ces deux organisations centrales (HCR/Unicef) et qu'elle soit coordonnée sur le plan international; - le 9 décembre 1992, M. Felber, président de la Confédération, a condamné, devant les Chambres fédérales réunies, les violations du droit international public humanitaire commises durant la guerre dans l'ancienne Yougoslavie; - le 18 décembre 1992, les présidents des deux Conseils ont lancé un appel en faveur du respect des droits de l'homme ainsi que du droit international public humanitaire aux deux Chambres du Parlement de la République federative de Yougoslavie de même qu'au Parlement de la République de Serbie et à celui de la République du Monténégro. A l'unanimité, la commission appuie les mesures susmentionnées, les efforts et appels.
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18. März 1993 S 231 Petitionen Antrag der Kommission Die Aussenpolitische Kommission beantragt die Ueberweisung der Petition an den Bundesrat zur Kenntnisnahme, verbunden mit dem Ersuchen, seine bisherige Politik weiterzuführen. Proposition de la commission La Commission de politique extérieure propose de transmettre la pétition au Conseil fédéral pour qu'il en prenne connaissance, tout en lui demandant de poursuivre la politique suivie jusqu'ici dans ce domaine. Angenommen -Adopté Schluss der Sitzung um 12.30 Uhr La séance est levée à 12 h 30 -- 16 of 17 -Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Petitionen Pétitions In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1993 Année Anno Band I Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Ständerat Conseil Conseil des Etats Consiglio Consiglio degli Stati Sitzung 10 Séance Seduta Geschäftsnummer --Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 18.03.1993 - 08:00 Date Data Seite 216-231 Page Pagina Ref. No 20 022 618 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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