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Entscheid

92-3174

Verwaltungsbehörden 09.06.1992 92.3174

9. Juni 1992Deutsch11 min

Source admin.ch

Erwägungen

1.

Wer ist für diese «Gestaltung» des Schweizer Pavillons verantwortlich?

2.

Kennt die sogenannt «künstlerische Freiheit» keine Grenzen mehr, wo Regeln des elementaren Anstands verletzt werden?

3.

Wie vertragen sich solch schweizerfeindlich-rassistische Bestrebungen mit den Intentionen des geplanten Antirassismusgesetzes?

4.

Auf welchen Termin hin wird dieser geschmacklose Tiefschlag «schweizerischen Kulturschaffens» korrigiert? Texte ofe l'interpellation du 2 juin 1992 A l'exposition universelle «Expo 92» de Séville, les visiteurs sont accueillis, devant le pavillon suisse, par des dames portant un t-shirt sur lequel il est inscrit «Suiza no existe». Voilà qui est typique de l'état d'esprit qui anime certaines personnes dans notre pays qui, selon l'interprétation officielle, semble aller lentement mais sûrement vers sa dissolution. Il est incroyable que notre pays soit présenté sous un jour aussi dégradant sur la scène internationale. Le groupe des Démocrates suisses et de la Ligue des Tessinois exhorte le Conseil fédéral à mettre immédiatement un terme aux agissements des «Suisses» qui ont conçu ce pavillon, dénigrant ainsi «leur» pays! Nous posons les questions suivantes au Conseil fédéral:

1.

Qui est responsable de l'«aménagement» du pavillon suisse?

2.

La «liberté artistique» ne connaît-elle plus de limites, même lorsqu'elle viole les règles de la bienséance la plus élémentaire?

3.

Dans quelle mesure ces efforts, qui ont un relent de racisme et d'hostilité à l'égard de la Suisse, sont-ils compatibles avec les objectifs du projet de loi contre le racisme?

4.

A quelle date réparera-t-on ce coup bas de mauvais goût, qui est l'oeuvre des «créateurs suisses»? Sprecher-Porte-parole: Keller Rudolf #ST# 92.3174 Dringliche Interpellation der Fraktion der Schweizerischen Volkspartei Schweizer Pavillon an der Weltausstellung in Sevilla Interpellation urgente du groupe de l'Union démocratique du centre Exposition universelle de Séville. Pavillon suisse Wortlaut der Interpellation vom 2. Juin 1992 Unmut über die Darstellung der Schweiz anlässlich der «Expo 92» in Sevilla macht sich breit. Massive Kritik an der Ausgestaltung des Schweizer Pavillons und die dadurch vermittelte Botschaft über die Schweiz äussern nicht nur die schweizerische Presse und der Verband Schweizerischer Verkehrsvereine, sondern vor allem die Besucher. Die Meinung, die eingesetzten Gelder seien verschleudert, die Schweiz lächerlich gemacht und dem Besucher verächtlich dargestellt worden, überwiegt Fragen an den Bundesrat:

1.

Wer war verantwortlich für die praktische Umsetzung des seinerzeit von Bundesrat und Parlament beschlossenen Konzepts «Ikarus» für die Beteiligung an der «Expo 92»? Wer war insbesondere verantwortlich für die Innenausstattung des Schweizer Pavillons und für die Auswahl der den Besuchern zu vermittelnden Aussagen und Botschaften?

2.

Erachtet der Bundesrat negative Aussagen über die Schweiz wie «Suiza no existe» (Bild am Eingang des Pavillons und als Aufdruck auf den T-Shirts der CH-Hostessen) oder «700 Jahre sind genug» (Leuchtschrift im Parterre des CH-Pavillons) als repräsentativ für die Schweiz und als geeignete Botschaft unseres Landes an die Welt?

3.

Erachtet der Bundesrat die Darstellung von schweizerischen Qualitätsprodukten in Form von primitiven Lehm- oder Tongegenständen als aussagekräftig und informativ? Wird mit solchen und anderen Ausstellungsgegenständen wie der «Galerie aus verlotterten Stühlen» oder des «Kehricht-Glasbodens» am Eingang zum Restaurant dem unvoreingenommenen Besucher nicht ein destruktives Bild der Schweiz vermittelt?

4.

Wurden die eingesetzten Gelder bewusst lediglich für die Darstellung eines Teiles der schweizerischen Kultur bereitgestellt? Warum kam die kulturelle Vielfalt unseres Landes nicht besser zum Ausdruck?

5.

Beurteilt der Bundesrat den CH-Pavillon in Sevilla insgesamt als gelungen im Sinne seiner Botschaft vom 24. Oktober 1990? Oder teilt er unsere Meinung, dass der vom Parlament bewilligte Kredit von 28 Millionen Franken optimaler hätte eingesetztwerden können?

6.

Ist der Bundesrat bereit, unverzüglich Sofortmassnahmen in die Wege zu leiten, um den CH-Pavillon so umzugestalten, dass der Weltöffentlichkeit ein der Wirklichkeit besser entsprechendes Bild über die pluralistische Schweiz vermittelt wird?

7.

Ist der Bundesrat bereit, aus dem «Vorfall Sevilla» in dem Sinne Konsequenzen zu ziehen, als er die Kontrolle über die Ausgestaltung künftiger schweizerischer und mit Steuergeldern finanzierter Pavillons an internationalen Ausstellungen besser gewährleistet? Texte de l'interpellation du 2 juin 1992 L'image donnée de la Suisse à l'occasion d'«Expo 92» à Séville a suscité un mécontentement général. Les critiques acerbes formulées à l'égard de l'aménagement du pavillon suisse et du message qu'il véhicule émanent non seulement de la presse suisse et de l'Union des sociétés suisses de développement, mais aussi des visiteurs eux-mêmes. D'une manière générale, on considère que les fonds mis à disposition ont été -- 1 of 3 -9. Juni 1992 N 885 Dringliche Interpellationen. Weltausstellung Sevilla gaspillés, que la Suisse a été ridiculisée et qu'on en a donné une image dégradante aux visiteurs. Le Conseil fédéral est donc prié de répondre aux questions suivantes:

1.

A qui a été confiée la responsabilité de concrétiser le projet «Icare», qui avait été adopté par le Conseil fédéral et le Parlement en vue de la participation suisse à «Expo 92»? Qui, plus précisément, était responsable de l'aménagement intérieur du pavillon suisse et du choix des messages et slogans à l'intention du public?

2.

Le Conseil fédéral considère-t-il que des slogans négatifs au sujet de la Suisse tels que «Suiza no existe» (à l'entrée du pavillon et sur les t-shirts des hôtesses suisses) ou «700 ans, ça suffit» (en caractères lumineux au rez-de-chaussée du pavillon suisse) sont représentatifs de la Suisse et qu'ils véhiculent un message approprié?

3.

Le Conseil fédéral estime-t-il que la présentation de produits de qualité suisses sous la forme d'objets primitifs en argile ou en terre glaise est expressive et instructive? En exposant ce genre d'oeuvres parmi d'autres, telles que la galerie de chaises défoncées ou, à l'entrée du restaurant, les plaques transparentes laissant apparaître des déchets, ne donne-t-on pas une image déplorable de la Suisse aux visiteurs non avertis?

4.

Les fonds mis à disposition ont-ils été investis intentionnellement pour ne refléter qu'une partie de la culture suisse? Pourquoi la diversité culturelle de notre pays n'a-t-elle pas été mieux mise en valeur?

5.

Le Conseil fédéral considère-t-il que le pavillon suisse à Séville est dans l'ensemble réussi au sens du message du

24.

octobre 1990? Ou estime-t-il comme nous que le crédit de

28.

millions de francs voté par le Parlement aurait pu être mieux utilisé?

6.

Le Conseil fédéral est-il prêt à mettre en oeuvre des mesures d'urgence en vue de transformer le pavillon suisse de manière à ce que le public international y trouve une image qui reflète mieux la réalité de la Suisse pluraliste?

7.

Le Conseil fédéral est-il disposé à tirer des enseignements de «l'incident de Séville» en s'engageant à mieux assurer dorénavant le contrôle de l'aménagement des pavillons suisses financés par les contribuables à l'occasion d'une exposition internationale? Sprecher - Porte-parole: Reimann Maximilian #ST# 92.3179 Dringliche Interpellation Mauch Rolf Schweizer Pavillon an der Weltausstellung in Sevilla Interpellation urgente Mauch Rolf Exposition universelle de Séville. Pavillon suisse Wortlaut der Interpellation vom 2. Juni 1992 Ich ersuche den Bundesrat, im dringlichen Verfahren zuhanden der interessierten und durch die Medien sensibilisierten, ja aufgeschreckten Oeffentlichkeit umfassend über die Vorder- und die Hintergründe des Zustandekommens und der Gestaltung des Schweizer Pavillons an der universellen Ausstellung «Expo 92» in Sevilla Aufschluss zu erteilen. Im besonderen frage ich den Bundesrat, welche Sofortmassnahmen er angeordnet hat, die sich aufdrängen, um die noch möglichen Verbesserungen an offensichtlichen Schwachstellen vorzunehmen. Texfe de l'interpellation du 2 juin 1992 Je prie le Conseil fédéral de donner, par le biais de la procédure urgente, au public intéressé et sensibilisé, voire effrayé par les médias, des informations exhaustives concernant les tenants et les aboutissants de la réalisation et de l'aménagement du pavillon suisse à l'exposition universelle «Expo 92» à Séville. Je demande plus particulièrement au Conseil fédéral quelles mesures d'urgence il a ordonnées, car il faut impérativement en prendre si l'on veut corriger des erreurs manifestes avant qu'il ne soit trop tard. Mitunterzeichner-Cosignataires: Keine-Aucun Schriftliche Begründung - Développement par écrit Nichts liegt mir ferner, als mich in Angelegenheiten der Kunst, insbesondere der staatlich administrierten Kunst, einzumischen, über welche die Meinungen weit auseinandergehen werden, so lange die Welt «existiert» (im Gegensatz zur Schweiz laut unserem Motto in Sevilla). Auch Ablauf und Hintergründe der Leidensgeschichte, ja des Dramas der Schweizer Vorbereitungen für «Expo 92» sickern langsam durch. Ich bin mir bewusst, dass der Auftrag für den Schweizer Pavillon gestützt auf eine Botschaft des Bundesrates an das Parlament vom 24. Oktober 1990 und entsprechende Vorberatungen durch die Kommissionen durch dieses Parlament selber erteilt wurde. Dieser Auftrag war (bewusst) sehr weit gefasst, und den Ideen des Projektverfassers und der Gestalter wurde absichtlich ein weiter Spielraum gelassen. Gegenstand sollte im Grundsatz die Schweizer Kultur in ihrer Vielfalt und Repräsentativitätsein. Es war sogar von einer «Botschaft an Europa» die Rede. Für diese Aufgabenstellung ist Unbestrittenermassen das Parlamentverantwortlich. Es hat damit, immer gestützt auf die ihm vorgelegte Botschaft und entsprechende Vorschläge, die gesamten attraktiven und für die gesamte Welt wichtigen Spitzenleistungen der Schweizer Wirtschaftund ihre touristischen, landschaftlichen Attraktionen, deren einzigartige Schönheit für den Schweizer Fremdenverkehr vital sind, von der breiten Schaufensterwirkung einer einmaligen Weltschau wie der in Sevilla im Gedenkjahr der (Wieder-)Entdeckung Amerikas ausgeschlossen. Davon ist als Faktum und erklärter Wille auszugehen. Von da bis zu der nun gewählten Präsentation liegt allerdings ein weiter Weg von Fragezeichen. Von einer einigermassen gesunden, nicht völlig degenerierten Nation werden der informierte, kultivierte Besucher aus dem globalen Bereich wie auch die Abermillionen von iberischen Touristen eine vorteilhafte, lebendige, attraktive und aktive Selbstdarstellung erwarten dürfen. Deshalb ist zu unterscheiden zwischen dem mit

28.

Millionen Franken dotierten Auftrag (wie beschrieben zur Darstellung unserer Kulturen und Kunst in guter Präsentationstechnik) einerseits und Diffamierungsabsichten sowie Unterdurchschnittlichkeit andererseits. Es sollte mit anderen Worten möglich sein, die Botschaft, die man nach offiziellem Auftrag bringen soll, so vorzustellen, dass davon auch etwas verstanden wird. Hier liegt das Versagen vor, dieser Auftrag ist nicht erfüllt. Der im Schweizer Pavillon eintreffende Besucher steht verständnislos vor einem bunten Sammelsurium zusammenhangloser Teilchen ohne roten Faden, ohne verständliche Erklärung in den verschiedenen Sprachen, auf deren Vielfalt wir so viel Wert legen. Der Besucher sieht keine plausible Aussage, er muss sich als mit Blödelkomik und Verballhornung unserer traditionellen Werte abgespiesen vorkommen und wendet sich verständnislos ab. Die Frage drängt sich dem Besucher auf, ob diejenigen Kreise hier ihr Betätigungsfeld gefunden haben, die im letzten Jahr mit «700 Jahre sind genug» demonstriert haben. Fazit: Sinn und Zweck meiner Interpellation und ihrer Dringlichkeit sind weder eine Bewertung von Kunst, die offenbar als einzige Form von Kultur ausgewählt wurde, noch die Aufwärmung skandalträchtiger Episoden und Geschehnisse, sondern der Versuch, das noch zum Bessern wenden und umgestalten zu lassen, was offensichtlich und nach allen mir bekannten Stimmen unhaltbar ist, weil für Besucher völlig unverständlich, oder was ganz fehlt Der Pavillon kann als Sofortmassnahme im Innern des Parterre (ohne Eingangsraum und Restaurant) und im ersten Obergeschoss mit gutem Willen -- 2 of 3 -Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Dringliche Interpellation der Fraktion der Schweizerischen Volkspartei Schweizer Pavillon an der Weltausstellung in Sevilla Interpellation urgente du groupe de l'Union démocratique du centre Exposition universelle de Séville. Pavillon suisse In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1992 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 06 Séance Seduta Geschäftsnummer 92.3174 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 09.06.1992 - 14:30 Date Data Seite 884-885 Page Pagina Ref. No 20 021 240 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.

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