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Entscheid

93-3403

Verwaltungsbehörden 29.11.1994 93.3403

29. November 1994Deutsch120 min

Source admin.ch

Erwägungen

1.

Das Referendum gegen den Rebbaubeschluss hat seine Ziele erreicht: Die Weinqualität hat sich verbessert, und die Einfuhrprivilegien sind abgebaut worden. Der besondere Schutz der Weissweine steht nicht zur Diskussion, denn eine unkontrollierte Öffnung der Grenze würde den Bund zusätzlicher Einnahmen berauben und den Markt aus dem Gleichgewicht bringen. Die Weinbaubetriebe, die dadurch gefährdet würden, müssten zusätzlich unterstützt werden, und das würde bedeutend mehr kosten als die heutigen, beschränkten Beiträge.

2.

Weissweinimporte müssen deshalb in Zukunft auf die im Gatt vereinbarte Menge beschränkt bleiben. Es handelt sich um ein Jahreskontingent, das leicht höher ist als das ursprüngliche Schweizer Angebot; Einfuhren, die über das Kontingent hinausgehen, werden mit einer zusätzlichen Zollabgabe belastet, die innerhalb der nächsten sechs Jahre um

15.

Prozent reduziert werden muss.

3.

Eine zusätzliche Liberalisierung darf nur mit Zustimmung aller Beteiligten und unter Berücksichtigung der Entwicklung erfolgen. Auch sollte dabei die Regelung unserer Beziehungen zu den europäischen Nachbarn abgewartet werden; immerhin ist die Schweiz ein wichtiger Abnehmer ihrer Produktion (55 Prozent des Konsums stammen aus diesen Ländern).

4.

Mit Mitteln aus dem Rebbaufonds müssen Massnahmen zur Förderung der für den Export bestimmten Weine ergriffen werden (gegenwärtig wird weniger als 1 Prozent der Produktionsmenge ausgeführt). Texte de l'interpellation du 29 septembre 1994 Dans la perspective des décisions sur l'Accord du Gatt, quelle est la position du Conseil fédéral sur les points suivants?

1.

Les objectifs du référendum contre l'arrêté fédéral sur la viticulture ont été atteints par une amélioration de la qualité des vins et par la suppression des privilèges liés à leur importation. La protection spéciale des vins blancs n'est pas mise en cause, car une ouverture incontrôlée des frontières priverait la Confédération de nouvelles recettes et nuirait à l'équilibre du marché. Le soutien des exploitations ainsi mises en péril nous coûterait alors beaucoup plus que les frais réduits qui leur sont consacrés aujourd'hui.

2.

Les importations de vins blancs doivent donc demeurer limitées à l'avenir aux exigences du Gatt II s'agit d'un contingent annuel légèrement augmenté par rapport à l'offre suisse et d'une taxe douanière dissuasive pour les surplus, avec réduction de 15 pour cent sur six ans.

3.

Une libéralisation supplémentaire ne doit donc intervenir que par consensus, après observation de l'évolution et lorsque nous aurons mis au point nos relations avec nos voisins européens dont la Suisse est un client important (55 pour cent de la consommation).

4.

Des mesures-cadres sont à prendre à travers le fonds vinicole pour promouvoir les vins suisses à l'exportation (actuellement moins de 1 pour cent de la production). Mitunterzeichner - Cosignataires: Béguin, Bloetzer, Cavadini Jean, Cottier, Coutau, Danioth, Frick, Martin Jacques, Petitpierre, Reymond, Schallberger, Seiler Bernhard (12) #ST# 93.3403 Interpellation Uhlmann Uruguay-Runde und gesunder Bauernstand Uruguay Round et saine paysannerie Wortlaut der Interpellation vom 21. September 1993 Der baldige Abschluss der Uruguay-Runde ist im Interesse der Schweizer Volkswirtschaft Der Industrie- und Dienstleistungsstandort Schweiz erhält neuen Auftrieb. Doch unsere Bauern sind hart getroffen. Industrie, Gewerbe und Dienstleistungssektor sind von der Landwirtschaft ebenso abhängig, wie die Landwirtschaft vom Erfolg dieser Sektoren abhängig ist Bei der Annahme der Schlussakte der Uruguay-Runde sind daher Massnahmen zu treffen, die einen gesunden Bauernstand und eine leistungsfähige Landwirtschaft erhalten. Das Einkommen der Landwirte muss durch Direktzahlungen gesichertwerden.

1.

Die Multifunktionalität der Landwirtschaft soll in der Uruguay-Runde anerkannt werden, und für Direktzahlungen gemäss Artikel 31 a und 31 b des Landwirtschaftsgesetzes besteht aufgrund unserer Gatt-Verpflichtungen keine Begrenzung. Was gedenkt der Bundesrat zu unternehmen, damit das bäuerliche Einkommen nach Annahme der Schlussakte der Uruguay-Runde durch Direktzahlungen in dem Ausmass gesichert ist, in dem die Schweiz zum Abbau bestehender Subventionen verpflichtet wird?

2.

Rechnet der Bundesrat damit, dass die nach Abschluss der Uruguay-Runde möglichen Einsparungen mittelfristig ausreichen werden, um unserem Bauernstand durch Direktzahlungen das Überleben zu ermöglichen? Was gedenkt der Bundesrat kurzfristig vorzukehren?

3.

Die Umsetzung der Uruguay-Runde soll dazu führen, dass heute bestehende Formen des Grenzschutzes unserer landwirtschaftlichen Produktion in Zölle umgewandelt werden. Dies führt zu einer erheblichen Steigerung der Zolleinnahmen. Wie hoch werden diese zusätzlichen Einnahmen sein?

4.

Was gedenkt der Bundesrat vorzukehren, um sicherzustellen, dass die dadurch realisierten Mehreinnahmen, soweit sie zur Sicherung des Einkommensverlustes nötig sind, den Landwirten zugute kommen?

5.

Die produktespezifischen Subventionen müssen am Ende der Uruguay-Runde markant, das BLW spricht von 1,4 Milliarden Franken, abgebaut werden. Welche Massnahmen wird der Bundesrat ergreifen, um sicherzustellen, dass diese Gelder nicht der Bundeskasse anheimfallen, sondern den Landwirten in Form von Direktzahlungen zugute kommen?

6.

Die Menge der Landwirtschaftsprodukte, deren Export heute durch Subventionen erleichtert wird, muss in Etappen weiter gesenkt werden. Dadurch werden heute budgetierte Mittel frei. Was gedenkt der Bundesrat vorzukehren, damit diese Mittel den Landwirten in Form von Gatt-konformen Direktzahlungen zugute kommen?

7.

Die Umstellung von produktionsabhängigen Subventionen auf Direktzahlungen wird Preissenkungen bewirken. Erwartet der Bundesrat, dass diese Preissenkungen zu einer Vergrösserung der Nachfragemenge führen werden? Texte de l'interpellation du 21 septembre 1993 La conclusion prochaine du cycle de négociations dit Uruguay Round est dans l'intérêt de l'économie suisse. En effet, elle apportera une nouvelle impulsion à notre pays en tant que place économique et profitera notamment à l'industrie et aux services. Pourtant, nos paysans seront durement touchés. Or l'industrie, les petites entreprises et le secteur des services d'une part, et l'agriculture d'autre part, dépendent les uns des autres pour leur bon fonctionnement Au cas où l'Acte final du Cycle d'Uruguay serait donc adopté, il y aurait lieu de prendre des mesures pour maintenir une paysannerie saine et une agri-- 1 of 22 -29. November 1994 1097 Gatt/Uruguay-Runde culture performante. Le revenu agricole doit être garanti par des paiements directs.

1.

La multifonctionnalité de l'agriculture doit être reconnue dans le contexte de l'Uruguay Round. D'ailleurs, en ce qui concerne les paiements directs (articles 31 a et 31 b de la loi sur l'agriculture), nos engagements par rapport au Gatt n'imposent aucune limitation. Que compte faire le Conseil fédéral pour assurer que, après l'adoption de l'Acte final, le revenu paysan bénéficie, sous forme de paiements directs, d'une compensation équivalente à la diminution des subventions à laquelle la Suisse sera tenue?

2.

Le Conseil fédéral estime-t-il que les économies qui seront vraisemblablement réalisées à moyen terme après la conclusion du cycle suffiront pour permettre la survie de notre paysannerie au moyen de paiements directs? Que pense-t-il entreprendre à court terme?

3.

La mise en application de l'Uruguay Round doit aboutir à la transformation en droits de douane des formes existantes de protection de notre agriculture à la frontière. Ceci devrait amener une augmentation notable des recettes douanières. A combien peut-on estimer ces recettes supplémentaires?

4.

Que pense faire le Conseil fédéral pour que ce surplus de recettes bénéficie aux agriculteurs, dans la mesure où cela sera nécessaire pour compenser leur baisse de revenu?

5.

Les subventions en faveur de produits spécifiques devront être fortement diminuées après la conclusion de l'Uruguay Round (l'Ofag évoque le chiffre de 1,4 milliard de francs). Quelles mesures le Conseil fédéral compte-t-il prendre pour éviter que ces montants ne soient pas simplement versés à la caisse fédérale, et pour en faire profiter les agriculteurs sous forme de paiements directs?

6.

Le volume des exportations de produits agricoles facilitées actuellement par des subventions doit être abaissé par étapes. De la sorte, des crédits budgétaires seront libérés. Que compte faire le Conseil fédéral pour que ces montants profitent aux paysans sous forme de paiements directs conformes au Gatt?

7.

La transformation de subventions spécifiques aux produits en paiements directs amènera des baisses de prix. Le Conseil fédéral estime-t-il que ces baisses aboutiront à une augmentation de la demande? Mitunterzeichner- Cosignataires: Bisig, Gadient, Ruesch, Seiler Bernhard, Zimmerli (6) Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 19. September 1994 (vgl. Botschaft 94.080, BB11994IV1060) Rapport écrit du Conseil fédéral du 19 septembre 1994 (cf. message 94.080, FF 1994IV1103) Präsident: Wir kommen zu einem ersten Schwerpunkt der Session. Es geht um eine Vorlage, die für die künftigen Handelsbeziehungen der Schweiz von zentraler Bedeutung ist. Sie wissen es: Der Bundesrat und die schweizerischen Unterhändler haben während vieler Jahre über die Gatt-Abkommen verhandelt. Jetzt sind wir an der Reihe. Flückiger Michel (R, JU), rapporteur: Les huitièmes négociations mondiales sur les tarifs douaniers et le commerce, dites de l'Uruguay Round, parce que lancées à Punta del Este, en Uruguay précisément, en 1986, ont abouti, le 15 avril 1994, par de nouveaux traités auxquels 124 Etats sont parties, représentant 90 pour cent du commerce mondial. Rappelons que le premier Accord général du Gatt aété conclu en 1947. La Suisse y a adhéré en 1960, à titre provisoire, et en 1966 à titre de membre à part entière. Au cas où notre pays ne serait pas en mesure de ratifier les traités de l'Uruguay Round l'année prochaine, alors la Suisse courrait le risque de perdre sa qualité de partie contractante acquise en 1966. L'isolement qui en résulterait pour notre commerce serait rien moins que catastrophique. Mais il est permis de se demander si les mots les plus forts ont encore un sens pour les réfractaires aux réalités les plus évidentes. En tout état de cause, il convient de fournir un très grand effort de vulgarisation dans cette matière complexe du Gatt, dans la perspective, hypothétique heureusement, d'un référendum et, plus généralement, dans un but d'information, afin de démontrer que notre appartenance au Gatt ne comporte ni perte de souveraineté ni d'autres contraintes que celle de respecter des traités librement souscrits et qui seront appliqués par la majorité des Etats de la planète. Aussi, est-il bon d'insister sur le fait que le Gatt, contrairement à l'Union européenne avec laquelle on pourrait être tenté de tirer un parallèle qui, par ailleurs, serait sans pertinence, n'est pas une organisation supranationale. Simplement, les traités qui en composent la substance sont convenus par les parties contractantes et, pour la Suisse, l'approbation de l'Assemblée fédérale est formellement requise. Le Gatt n'est ni plus ni moins qu'une organisation du commerce mondial, qui émet des règles. Il n'est donc pas un accord de libre-échange comme l'AELE, il n'est pas une union douanière comme l'Union européenne. Mais revenons au cycle d'Uruguay et à l'approbation des accords qui le concluent. A l'origine, les objectifs de ce cycle se résumaient en quatre points: amélioration de l'accès aux marchés par l'échange de concessions douanières et la suppression d'obstacles non tarifaires; élimination d'obstacles relatifs au commerce des ressources naturelles et des produits tropicaux; mise à jour et renforcement des règles du système commercial multilatéral; élargissement du champ d'application de l'accord général à de nouveaux domaines tels que les services, les investissements et la propriété intellectuelle, ainsi qu'une application plus effective des règles du Gatt au secteur du commerce des produits agricoles et des textiles; enfin, renforcement du Gatt en tant qu'institution, afin de faire face avec plus d'efficacité aux nouvelles tâches et d'assurer, au niveau international, une meilleure cohérence avec les autres institutions telles que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Je le répète, ces objectifs ont été finalement atteints le

15.

décembre 1993 à Genève. L'Acte final a été signé à Marrakech le 15 avril 1994 par 124 Etats, comme déjà indiqué. Le Conseil fédéral a soumis les deux messages relatifs à l'approbation des Accords du Gatt et au projet de modifications législatives aux Chambres fédérales le 19 septembre 1994. Votre Commission de politique extérieure a traité le message afférent aux Accords de l'Uruguay Round lors de sa séance du

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octobre 1994. C'est à l'unanimité, sans opposition, que la commission est entrée en matière; nous y reviendrons. Pour la Suisse, le cycle d'Uruguay revêt une triple signification. Sur le plan politique, il renforce la stabilité au sein de la communauté internationale. Sur le plan économique, il opère une activité stimulante sur l'ensemble de l'économie mondiale. Sur le plan juridique, il renforce la crédibilité et l'efficacité du système commercial multilatéral. Les accords négociés couvrent, je le répète, plus de 90 pour cent du marché mondial, alors que la Russie et la Chine ne sont pas encore membres du Gatt. Mais il faut savoir que, pour ces deux mondes, ces deux hypermarchés que sont la Russie et la Chine, les procédures d'adhésion sont en cours. Si les précédents cycles de 1947 à 1973 ont permis de réduire les tarifs douaniers sur les produits manufacturés de 40 à 10 pour cent, puis de 10 à 6,4 pour cent en moyenne avec le Tokyo Round de 1973 à 1979, on passe à 4 pour cent en moyenne avec l'Uruguay Round. Ces données, pour rébarbatives qu'elles paraissent, parce que hérissées de pour cent, sont d'une importance capitale pour la Suisse dont l'économie est très fortement orientée vers l'exportation. Pas un citoyen, pas une citoyenne, quelle que soit sa fonction dans notre société, n'oubliera que sans ses exportations la Suisse cesserait d'être prospère. Les moyens d'assurer que les moins bien nantis reçoivent les aides solidaires de notre communauté feraient tout simplement défaut Alors, les geignards auraient enfin motif à se plaindre, mais il n'y aurait plus personne pour les entendre et donner suite à leurs doléances.

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Gatt/Cycle d'Uruguay 1098 29 novembre 1994 L'an dernier, l'industrie suisse a exporté des produits pour

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milliards de francs. Par tête d'habitant et par rapport au produit intérieur brut, les exportations suisses sont de beaucoup supérieures à celles de la plupart des pays européens. A l'exportation de marchandises, il convient d'ajouter les exportations de services, soit 14 milliards de francs en 1993. Le tiers de nos exportations de marchandises est destiné à des pays extraeuropéens. Le Conseil fédéral et les décideurs économiques du pays ne s'y trompent pas, qui ont entrepris de quadriller les régions dont les marchés connaissent une expansion spectaculaire dans certains cas. Je rappelle les voyages dits «mixtes» parce que, sous la conduite de M. Delamuraz, chef du Département fédéral de l'économie publique, ils comprennent aussi bien des personnalités du secteur privé que de hauts fonctionnaires de notre diplomatie économique. C'est ainsi qu'une délégation de représentants de l'économie suisse s'est rendue au Vietnam du 3 au 7 juillet 1994, au Chili et en Argentine du 28 juillet au 2 août, et en Indonésie du 7 au 11 octobre dernier. Tout cela «colle», si vous me passez l'expression, avec l'intensification d'échanges bilatéraux soumis aux Accords du Gatt, en particulier à l'Accord instituant l'Organisation mondiale du commerce, l'OMC, qui se présente en substance de la manière suivante. Dans le domaine classique du Gatt, les droits de douane sur les produits industriels sont réduits d'un tiers en moyenne. Dans certains secteurs, les droits sont ramenés à zéro, ou réduits de moitié, voire stabilisés. En effet, les droits de douane sont éliminés notamment sur les produits pharmaceutiques, les équipements médicaux, agricoles et de construction; des réductions tarifaires supérieures à 50 pour cent sont prévues sur les instruments scientifiques; les droits de douane sont harmonisés à un niveau situé entre 5,5 et 6,5 pour cent dans le secteur des produits chimiques; les droits de douane supérieurs à 15 pour cent sont réduits de moitié pour un grand nombre de produits, dont les textiles en particulier. L'accord prévoit une réduction tarifaire moyenne de plus d'un tiers pour les autres produits. Dans le secteur des règles pour le commerce mondial, les trois principes fondamentaux du Gatt - clause de la nation la plus favorisée, traitement national, interdiction des restrictions quantitatives et subventions à l'exportation - se trouvent renforcés par une amélioration de la clause de sauvegarde et par plus de discipline dans les domaines de subventions. Les règles du Gatt seront améliorées de manière que les règlements techniques, les normes industrielles et les réglementations sanitaires et phytosanitaires ne créent pas d'obstacles inutiles au commerce. Ils permettront également une meilleure protection des Etats et de nos entreprises contre les applications abusives des régimes de licences d'importation. De plus, et nous l'avons vu avec le volume de nos exportations dans ce domaine, les principes du Gatt sont élargis aux services, ce qui représente un réel avantage pour nos entreprises de services: l'accord vise une amélioration constante de l'accès au marché et du traitement national. La propriété intellectuelle fait l'objet d'accords pour combattre la contrefaçon de marchandises et la piraterie des droits d'auteur. Inutile d'insister sur l'intérêt de tels accords pour le pays exportateur, par exemple, de pièces d'horlogerie de grand renom et de prestige international, souvent copiées, mais jamais égalées en qualité. En ce qui concerne les investissements à l'étranger, aucun Etat partie au Gatt ne peut prendre des mesures relatives aux investissements qui vont à rencontre des principes du Gatt L'accord inclut naturellement un volet agricole. Or, personne ne l'ignore, les milieux agricoles, l'Union suisse des paysans pour ne pas la nommer, sont encore dubitatifs par rapport à l'Accord du Gatt sur l'agriculture, àtelle enseigne que le lancement d'un référendum semblerait, soyons prudents, dépendre des résultats des délibérations des Chambres. On comprend les organisations agricoles et leurs affiliés, soucieux de voir limiter au maximum les effets de l'Accord sur l'agriculture et de compter avec une sécurité du financement des paiements compensatoires. C'est tout l'objectif des propositions de l'agriculture du 12 octobre dernier d'obtenir l'ancrage du principe de transfert - entendre des moyens financiers conformes au Gatt - au niveau de la loi pour garantir la compensation des pertes économiques du secteur primaire dues au Gatt. Autrement dit, les paiements directs destinés à maintenir le caractère multifonctionnel de l'agriculture doivent, de l'avis des premiers intéressés, dès lors qu'ils sont expressément autorisés par l'Accord sur l'agriculture, trouver dans la législation une expression claire et précise. L'Accord sur l'agriculture repose sur les quatre engagements suivants:

1.

A l'avenir, seuls les droits de douane seront admis en tant qu'instrument de protection contre les importations de produits agricoles.

2.

On procédera à une libéralisation limitée des importations de produits agricoles en réduisant les droits de douane au minimum de 15 pour cent et en moyenne de 36 pour cent sur une période de 6 ans.

3.

On réduira de 20 pour cent sur une période de 6 ans le soutien interne qui stimule la production agricole, comprendre que les 80 pour cent de ce soutien peuvent être maintenus.

4.

On réduira dans un délai de 6 ans de 36 pour cent les subventions à l'exportation qui sont une des causes principales du désordre qui règne actuellement sur les marchés agricoles mondiaux. En outre, les quantités de produits exportés à l'aide de subventions devront être réduites de 21 pour cent. L'agriculture est un élément incontournable des relations économiques mondiales et pas seulement l'agriculture en Europe, nous pensons aux pays du Sud, producteurs de produits de base, par exemple de cacao. L'objectif de favoriser les échanges de produits agricoles en libéralisant, jusqu'à un certain point seulement, un secteur jusqu'ici très fortement - on pourrait dire trop fortement-tributaire de mesures protectionnistes, engendrera bien entendu des turbulences qui pourront toutefois être maîtrisées grâce aux mesures réalistes d'accompagnement, dont les paiements directs. L'Accord sur les marchés publics vise les achats publics liés aux biens, aux services et aux mandats de construction. Il s'applique également aux cantons ainsi qu'aux autorités et entreprises publiques, à tous les échelons qui opèrent dans les secteurs de l'eau, de l'énergie et des transports. Petit clin d'oeil: ces effets s'apparentent aux avantages que la Suisse aurait retirés de l'Espace économique européen. L'Accord sur les textiles et les vêtements implique une réduction progressive des limitations quantitatives et une réduction importante des taxes douanières. Quelques mots au sujet de l'Accord instituant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et du Mémorandum d'accord sur les règles et procédures régissant le règlement des différends: la nouvelle Organisation mondiale du commerce devrait entrer en vigueur le 1er janvier 1995. Cette organisation internationale a son siège à Genève et nous nous souvenons que cette domiciliation n'était pas évidente. L'OMC se substituera au secrétariat du Gatt et formera le cadre institutionnel qui surveillera la gestion des quelque 30 accords négociés dans l'Uruguay Round. L'OMC aura la forme d'une organisation internationale classique de coopération intergouvernementale. Ses organes directeurs ne seront pas indépendants - c'est important - et n'auront donc pas le pouvoir d'imposer de nouvelles obligations. Comme déjà dit, l'OMC n'est pas une organisation supranationale. La procédure de règlement des différends comprend un organe ad hoc dit de «règlement des différends», des groupes d'experts ainsi qu'une instance de recours aux compétences strictement établies. Pour refuser le rapport d'un panel d'experts, il faut un consensus au sein de l'Organe de règlement des différends. Cette procédure assure la plus grande transparence dans l'application des règles prescrites et la plus grande sécurité. En résumé, il est permis d'affirmer que ces mécanismes assureront une surveillance des politiques commerciales nationales des plus rigoureuses, conférant toute l'efficacité voulue aux Accords de l'Uruguay Round. Venons-en, pour terminer, aux considérations de la commission. Ses membres sont tous d'avis que la Suisse ne peut se permettre de rester en dehors de la future OMC. Il est vrai, di-- 3 of 22 -29. November 1994 1099 Gatt/Uruguay-Runde sons-nous, que les acteurs économiques de notre pays devront faire preuve de dynamisme et de capacité d'adaptation à des marchés encore plus ouverts, donc plus compétitifs. Mais il est indéniable que les répercussions de cette ouverture seront bénéfiques pour l'ensemble de notre économie. Avec les Accords du Gatt, l'économie suisse, très fortement tournée vers l'exportation - c'est un refrain que nous ne nous lasserons pas de répéter-, bénéficiera de la réduction moyenne de plus d'un tiers des droits de douane et de réductions plus poussées dans les domaines qui intéressent directement nos exportateurs, comme les produits pharmaceutiques, produits chimiques, appareils monstante de l'accès au marché et du traitement national. La propriété intellectuelle fait l'objet d'accords pour combattre la contrefaçon de marchandises et la piraterie des droits d'auteur. Inutile d'insister sur l'intérêt de tels accords pour le pays exportateur, par exemple, de pièces d'horlogerie de grand renom et de prestige international, souvent copiées, mais jamais on entre les Etats pour favoriser cette collaboration. La volonté politique suisse d'adhérer à lafuture OMC n'est pas combattue. Il ne faut pas nier que des adaptations internes seront parfois difficiles, notamment, nous l'avons vu, dans le domaine de l'agriculture. On note aussi des réticences de la part d'associations d'entraide en faveur des pays en voie de développement, ainsi que d'organisations vouées à la défense de l'environnement. Or, il faut souligner que, parmi les tâches identifiées de la future OMC, l'application du nouveau droit dans le respect des intérêts des pays les plus pauvres, la protection des travailleurs et celle de l'environnement figurent en bonne place. Dans les négociations de l'Uruguay Round, les droits de douane appliqués par les pays développés sur les produits industriels en provenance des pays en voie de développement ont été réduits de 34 pour cent en moyenne. Les nouvelles règles du Gatt offrent donc à ces pays des conditions-cadres propices au développement de leurs exportations. Certaines oeuvres d'entraide, qui ont déjà affirmé qu'elles ne lanceraient pas le référendum contre les Accords du Gatt, exigent que la politique commerciale de notre pays respecte les principes et objectifs de notre politique de développement et que des compensations soient accordées aux pays les moins avancés, ce qui n'est pas, disons-nous, incompatible avec nos intérêts. La commission a pris en compte les remarques et réserves exprimées par ces organisations. Pour autant, gardons-nous de donner l'impression de vouloir éviter atout prix le référendum. Au contraire, informons, développons le dialogue et tentons de convaincre les hésitants qu'il n'y a pas d'alternative à l'OMC. Encore une fois, si la Suisse ne devait pas être membre de l'OMC, ce serait dramatique pour notre économie, essentiellement exportatrice (remarque de la commission). Au cas où cette hypothèse, à laquelle nous ne voulons pas croire, devait se réaliser, la Suisse, ne pouvant faire partie de la solution globale âprement négociée avec 124 pays, devrait alors négocier bilatéralement avec chacun de ces Etats les mesuresacceptéesdans le cadre de l'Uruguay Round. Ceci coûterait cher, très cher, serait très laborieux et sans garantie de succès. Alors, je crois qu'il en résulterait un véritable gâchis. J'en viens aux propositions de votre commission. Parallèlement aux négociations de l'Uruguay Round, les accords plurilatéraux issus du Tokyo Round ont été révisés. Il s'agit de l'Accord sur les marchés publics, la viande bovine et le secteur laitier. Au contraire des accords visés par l'OMC, ils n'engagent que les parties signataires et non pas tous les membres de l'OMC. La Suisse étant partie à ces accords, ils font l'objet d'un arrêté fédéral séparé, non soumis au référendum facultatif. La commission, à l'unanimité, vous recommande de voter l'arrêté fédéral portant approbation des accords plurilatéraux révisés parallèlement aux négociations commerciales multilatérales conduites sous l'égide du Gatt (Cycle d'Uruguay). Enfin, toujours à l'unanimité, la commission propose de voter le premier arrêté fédéral, soumis, celui-là, au référendum facultatif, portant approbation des accords internationaux conclus dans le cadre des négociations commerciales multilatérales conduites sous l'égide du Gatt (Cycle d'Uruguay). De la Déclaration de Punta del Este à la Conférence de Marrakech, le 15 avril dernier, près de neuf années se sont écoulées. Le Conseil fédéral, en particulier le chef du Département fédéral de l'économie publique, a suivi de bout en bout une négociation impliquant très étroitement l'OFAEE et l'Office fédéral de l'agriculture. Au fil du déroulement du cycle, des rapports successifs ont démontré que nos négociateurs étaient particulièrement actifs et que nombre d'adaptations doivent beaucoup aux interventions et à l'influence de la Suisse. Dans un pays où l'autorité est plus volontiers brocardée que ses succès mis en évidence, je prends sur moi d'adresser un vibrant hommage à M. Delamuraz, conseiller fédéral, et à ses collaborateurs impliqués dans le défi du Gatt, qu'ils ont parfaitement relevé et maîtrisé. Simmen Rosmarie (C, SO): Ich danke Ihnen dafür, dass ich nach meinem Eintretensvotum gleich auch noch zu meiner Interpellation 93.3644 («Uruguay-Runde und ärmste Entwicklungsländer») sprechen kann. Was die Gattlex-Vorlagen anbelangt, möchte ich Sie bitten, die Eintretensdebatte morgen, vor der Behandlung der einzelnen Gesetze, durchzuführen. Ich werde jetzt also lediglich als Mitglied der Aussenpolitischen Kommission sprechen. Der Gatt-Vertrag, wie er aus der Uruguay-Runde hervorgegangen ist, stellt wahrscheinlich das grösste und komplexeste je ausgehandelte Vertragswerk dar. Dieses Vertragswerk hat zum Ziel, den Welthandel vom Protektionismus zu befreien und weltweit allen Ländern gleich lange Spiesse in ihren Handelsbeziehungen zu gewährleisten. Die drei Grundpfeiler des Abkommens, das in Zukunft den Welthandel regeln wird, sind:

1.

Meistbegünstigung, d. h., ein Land behandelt alle Staaten untereinander gleich;

2.

Inländerbehandlung, d. h., ein Land benachteiligt ausländische Produkte gegenüber den inländischen nicht;

3.

Zölle als grundsätzlich einzige Schutzmassnahmen an der Grenze. Die Schweiz ist in besonders hohem Masse auf geordnete internationale Handelsbeziehungen angewiesen: zum einen, weil ihre Wirtschaft die Hälfte ihres Erlöses durch Export erarbeitet, und zum anderen, weil die Schweiz als an Fläche und Einwohnern kleines Land nur durch Funktionieren der Regeln davor geschützt wird, von mächtigeren Partnern an die Wand gedrückt zu werden. Wo das Gesetz des Dschungels herrscht, haben Kleinere nicht die besten Chancen. Nur mit einer erfolgreichen Wirtschaft verdienen wir aber jenes Geld, das wir brauchen, um unsere Staatsaufgaben zu finanzieren. Sozialwerke wie die AHV, die IV oder die Arbeitslosenversicherung, aber auch Wirtschaftszweige wie die Landwirtschaft, die wir erhalten wollen, die aber auf dem internationalen Markt nur beschränkt konkurrenzfähig sind - sie alle sind auf die Stärke unserer Gesamtwirtschaft angewiesen. Das Ergebnis der Uruguay-Runde, wie es heute vorliegt, wurde wesentlich von den Schweizer Unterhändlern mitgestaltet, und einmal mehr zeigt es die Möglichkeiten auf, welche die Schweiz hat, wenn sie sich dazu entschliesst, dabeizusein und an harten Verhandlungen mitzukämpfen. Gerade im Bereich der Landwirtschaft trägt das Abkommen, was die Festschreibung der verschiedenen Aufgaben der Landwirtschaft betrifft, eindeutig die Handschrift der Schweizer Unterhändler. Es steht für mich ausser Frage, dass die Schweiz das Gatt-Abkommen ratifizieren muss. Eine vernünftige Alternative gibt es nicht. Die Weiterführung des Status quo gibt es nicht. Es gäbe nur den vertragslosen Zustand, das heisst den völligen wirtschaftlichen Alleingang, aber der Alleingang - gegen den Rest der Welt-wäre für ein kleines Land keine brauchbare Lösung, sondern ein Desaster. Es beschäftigt mich sehr, dass trotz der offensichtlichen Notwendigkeit eines Beitritts viele Leute, vor allem auch Frauen, einem solchen Schritt skeptisch gegenüberstehen. Weshalb es sich so verhält, möchte ich Ihnen anhand einer Geschichte kurz erklären: Eine Expedition war in raschem Tempo im Urwald unterwegs. Sie kam gut voran, bis sich die Träger eines Morgens plötzlich weigerten, weiterzugehen. «Wir können nicht mehr weitergehen», erklärten sie, «wir sind so schnell -- 4 of 22 -Gatt/Cycle d'Uruguay 1100 29 novembre 1994 vorangekommen, dass unsere Seelen nicht Schritt halten konnten. Wir müssen hier warten, bis sie nachgekommen sind.» Viele Leute in der Schweiz sind heute in einer solchen Gemütslage. Sie sehen zwar mit dem Verstand ein, dass wir das Gatt-Abkommen brauchen, aber sie haben grosse Mühe, dieses gigantische Werk zu akzeptieren. Der grenzenlose Welthandel, der in Zukunft noch wachsen wird, macht ihnen Angst Wir sind gut beraten, wenn wir diese Leute dort «abholen», wo sie stehen, und ihre Ängste ernst nehmen. Diese Ängste sind nicht einfach unbegründet. Die Steigerung des Handelsvolumens, wie sie beabsichtigt und erwartet wird, hat in der Tat nicht nur Vorteile. Sie bedeutet auch eine Steigerung der Menge transportierter Waren. Diese Transporte verschlingen nichterneuerbare Ressourcen und verursachen Immissionen, z. B. wird die Atmosphäre mit CCk belastet, denn die Waren werden nicht mit Segelschiffen um die Welt transportiert, sondern mit Frachtern, die mit Erdöl betrieben werden. Welche indirekten Folgen solche Immissionen haben können, erleben wir momentan in diesem milden, «grünen» November. In solchen Fragen nach den Langzeitwirkungen der Vergrösserung des Welthandels ist «Uruguay» sehr weit von «Rio» entfernt, obwohl beide auf demselben Kontinent liegen. Die Frage nach der Nachhaltigkeit des neuen Systems wäre kardinal, doch sie wurde bisher zuwenig gestellt und schon gar nicht beantwortet In Marrakesch ist zwar eine Nachfolgerunde zur Uruguay-Runde beschlossen worden, jedoch «als Frucht mühsamer Verhandlungen». Es ist eine unserer grossen Zukunftsaufgaben, zusammen mit anderen Ländern, denen die Nachhaltigkeit der Entwicklung ebenfalls ein Anliegen ist, alles zu unternehmen, damit dieses wichtige Thema nicht sangund klanglos von der Traktandenliste verschwindet Ein Abseitsstehen beim Gatt-Vertrag unsererseits würde uns nicht nur schwere wirtschaftliche Nachteile bringen, sondern uns auch der Möglichkeit berauben, weiterhin an der stetigen Verbesserung der Welthandelsordnung mitzuarbeiten. Ich sage es deshalb noch einmal mit Nachdruck: Am Gatt führt kein Weg vorbei. Wir können das Abkommen auch nicht neu verhandeln und da und dort noch eine Retusche anbringen. Das Gatt-Abkommen, wie es vorliegt, bietet uns Rahmenbedingungen, mit denen wir unsere wirtschaftliche Zukunft gestalten können. Es offeriert nicht Lösungen, sondern Möglich-keiten. Es liegt nun an uns, wie wir sie nutzen wollen. Niemand durchschaut heute bis in alle Details, wie sich die Gatt/WTO-Übereinkommen auswirken werden. Wir tun mit der Unterzeichnung den ersten Schritt auf einem langen Weg, aber den können und müssen wir tun! Ich möchte nun noch meine Interpellation 93.3644 («Uruguay-Runde und ärmste Entwicklungsländer») begründen. Ich habe es gesagt: Das Gatt-Vertragswerk ist eine Notwendigkeit, der sich kein Land entziehen kann. Nur aufgrund international anerkannter Handelsregeln ist ein weltweiter Handel überhaupt möglich. Gerade weil wirtschaftlich schwächere Staaten ein eminentes Interesse daran haben, dass transparente, berechenbare und offene Handelsregeln bestehen, haben auch sehr viele Entwicklungsländer das Abkommen bereits unterzeichnet Ebenso unbestritten ist jedoch, dass die Anpassungen, welche die Einführung der neuen Regeln, hauptsächlich der Zollsenkungen, mit sich bringt, nicht für alle Länder gleichermassen leicht zu verkraften sind. Generell lässt sich sagen, dass industrialisierte Länder den grössten Nutzen haben. Auch fortgeschrittene Länder des Südens, vor allem in Asien und Lateinamerika, gehören, wenn auch in bescheidenerem Masse, zu den Gewinnern der Uruguay-Runde. Die ärmeren und ärmsten Länder in der Karibik und in Afrika jedoch sind, zumindest kurzfristig, die Verlierer. Ich möchte Ihnen zwei Hauptgründe dafür nennen und mögliche Lösungen aufzeigen.

1.

Die allgemeine Zollsenkung im Gatt führt dazu, dass die Vorzugszölle, die den ärmeren Ländern z B. durch das Abkommen von Lomé bisher zugestanden worden waren, weitgehend an Wert verlieren. Künftig werden für diese Länder, obwohl sie wirtschaftlich viel schwächer sind, weitgehend dieselben Bedingungen gelten wie für andere Länder auch. Gleichzeitig aber werden verarbeitete Produkte, auch nach der Uruguay-Runde, immer noch stärker belastet als Rohwaren. Damit sich hierfür diese Länder die Schere nicht immer noch weiter öffnet, müssen Importzölle auf verarbeiteten Waren noch einmal gesenkt und die Märkte des Nordens für verarbeitete Produkte des Südens weiter geöffnet werden. Das bringt dem Süden Arbeit und Verdienst

2.

Durch die Reduktion von Subventionen für Landwirtschaftsprodukte werden die Preise weltweit tendenziell steigen. Langfristig ist das erwünscht, weil höhere Preise als Anreiz für die lokalen Bauern wirken, selber mehr zu produzieren. Kurz- und mittelfristig bringt das jedoch beim Import von Nahrungsmitteln in den ärmsten Ländern zusätzliche Probleme, indem ihre Importrechnungen steigen. Es läge nun auf der Hand zu sagen, in solchen Fällen müsse diesen Ländern eben Nahrungsmittelhilfe geleistet werden. Diese Massnahme ist jedoch äusserst restriktiv und nur in eigentlichen Katastrophenfällen anzuwenden. Wir wissen aus Erfahrung, dass der Landwirtschaft in der Vergangenheit durch zu reichliche und vor allem durch falsche Nahrungsmittelhilfe vor Ort schwerster Schaden zugefügt wurde. Erstes Gebot ist deshalb die Wiederherstellung einer funktionierenden Nahrungsmittelproduktion für den Inlandmarkt Darauf aufbauend folgen in einem zweiten Schritt die Verarbeitung und der Export von tierischen und pflanzlichen Rohstoffen und letztlich, wie bereits erwähnt, die Öffnung der Märkte des Nordens für die verarbeiteten Produkte. Durch solche Massnahmen ist es möglich, dass auch arme Länder von den Vorteilen des Gatt werden profitieren können. Wir werden morgen verschiedene Gesetzesanpassungen beraten, die wir zur Umsetzung des Gatt-Übereinkommens vorzunehmen haben. Das grossie Paket betrifft die Landwirtschaft Sie ist in der Schweiz, zusammen mit der verarbeitenden Nahrungsmittelindustrie, jener Wirtschaftszweig, welcher durch das Gatt-Abkommen am meisten betroffen wird. Die WAK beantragt deshalb, im Entwurf zur Änderung des Landwirtschaftsgesetzes eine Übergangsbestimmung einzufügen. Diese sieht vor, dass die Mittel, die heute zur internen Stützung der Landwirtschaft aufgewendet werden und welche aufgrund des Gatt-Übereinkommens abgebaut werden müssen, in Gatt-kompatible Massnahmen umgelagert werden. Ich zweifle nicht daran, dass das Parlament den Anträgen der Kommissionen folgen wird. Die Schweiz ist aufgrund ihrer Wirtschaftskraft in der Lage, die Übergangsprobleme der Landwirtschaft durch interne Umlagerungen selber aufzufangen. Diese Möglichkeit haben aber nicht alle Länder. Der kürzlich veröffentlichte Bericht über die Auswirkungen der Uruguay-Runde auf die Entwicklungsländer kommt zum Schluss, dass die Auswirkungen - weder die positiven noch die negativen - nicht überschätzt werden dürfen. Trotzdem signalisiert auch diese Evaluation Handlungsbedarf gegenüber den Entwicklungsländern. Es ist deshalb wichtig, dass das Instrumentarium der schweizerischen Entwicklungszusammenarbeit von Bawi und DEH den neuen Gegebenheiten angepasst und ein eigentliches Programm für handelspolitische Massnahmen, vor allem für die Schwerpunktländer schweizerischer Entwicklungszusammenarbeit, vorbereitet wird. Wenn die ärmeren Entwicklungsländer aus der Uruguay-Runde Nutzen ziehen sollen, fällt das nicht einfach «vom Himmel». Vielmehr braucht es, neben kompensatorischen, vor allem auch positive Massnahmen. Ich denke da z. B. an die Ausbildung und Beratung von Unterhändlern des Südens, an die Stärkung eines effizienten Zollwesens oder an die Unterstützung beim Aufbau eines eigenständigen Sortenschutzrechts. Wenn sich die Schweiz dafür stark gemacht hat, dass der WTO/Gatt-Sitz in Genf angesiedelt wird, so sind damit auch Verpflichtungen verbunden. Zu dieser allgemeinen Verantwortung des Sitzlandes zählt es auch, den schwächeren Mitgliedern der WTO eine wirksame Vertretung ihrer Interessen zu ermöglichen. Ich stelle zum Schluss mit grosser Genugtuung fest, dass der Bundesrat in dieser Beziehung schon einiges geleistet hat, ich erwähne z. B. die Finanzierung von Büroräumlichkeiten für ärmere Entwicklungsländer, und ich bin ihm dafür sehr dankbar.

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29.

November 1994 1101 Gatt/Uruguay-Runde Ich möchte ihn darin auch unterstützen und dazu ermutigen, nächstes Jahr, anlässlich der Erneuerung des Rahmenkredites für wirtschafts- und handelspolitische Massnahmen in Entwicklungsländern, aus diesen positiven Massnahmen einen eigentlichen Schwerpunkt zu machen. Rhinow René (R, BL): Wahrscheinlich sind wir uns hier in diesem Saal einig: Wir müssen die Gatt/WTO-Abkommen genehmigen - im Interesse unseres Landes, im Interesse unserer Wohlfahrt und letztlich auch im Interesse unserer gemeinsamen Zukunft Denn ohne Gatt wäre wohl die Schweiz als ganze, nicht nur ihre Wirtschaft, auf Dauer existentiell gefährdet. Die neuen Abkommen sind für den Kleinstaat Schweiz, für das Exportland Schweiz und für das Nicht-EWR- und Nicht-EU-Land Schweiz von ganz besonderer Bedeutung. Der Kleinstaat Schweiz ist auf verlässliche und geschützte internationale Regeln angewiesen. Im Gegensatz zu einer grossen Wirtschaftsmacht fehlt ihm das Gewicht, eigene Interessen notfalls durch Machtgebrauch oder Verhängung von Sanktionen durchzusetzen. Stabilisierung und Berechenbarkeit der internationalen Handelsbeziehungen sind für uns ein vorrangiges Anliegen. Die Verbesserung und Aufwertung des institutionellen Rahmens, vor allem das neue Schlichtungsverfahren innerhalb der WTO, dienen gerade unseren Interessen. Das Exportland Schweiz - man kann auch sagen: das von ausländischen Märkten stark abhängige Land - profitiert in grossem Umfang vom freien Welthandel und von der Stärkung des Wettbewerbs. Deshalb ist es zu begrüssen, dass der Zutritt zu den Märkten in aller Welt verbessert wird, dass die Dienstleistungen im Rahmen des Gatt einbezogen werden, ist doch die Schweiz diesbezüglich weltweit das fünftgrösste Exportland, das sogar einen Exportüberschuss erzielt. Nach neuesten Schätzungen soll der Anteil der Exporte am Bruttoinlandprodukt in 10 bis 15 Jahren von gegenwärtig 40 auf

55.

Prozent ansteigen. Vom Erfolg oder Misserfolg des Exportsektors ist- und das immer mehr- die ganze Wirtschaft betroffen, auch die kleinen und mittleren Unternehmungen. Es ist zu begrüssen, dass Erfindungen und Urheberrechte im Trips-Abkommen geschützt werden. Nicht nur, weil wir die weltweit höchste Patentdichte pro Kopf der Bevölkerung haben, sondern weil Bildung unsere einzige namhafte Ressource darstellt. Es ist zu begrüssen, dass Investitionen im Ausland nun besser geschützt werden, ist die Schweiz doch sechstgrösste Direktinvestorin im Ausland. Das Nicht-EWR- und Nicht-EU-Land Schweiz braucht die neuen Abkommen, weil vor allem im öffentlichen Beschaffungswesen dadurch Nachteile kompensiert werden, welche aus unserer Nichtmitgliedschaft in den erwähnten Organisationen und Verträgen resultieren. Dabei ersetzt das Gatt allerdings weder einen EWR- noch einen EU-Beitritt. Alles spricht somit für die neuen Abkommen, doch werden verschiedene Bedenken laut, welche insbesondere ökologische Probleme, weltweite Entwicklungsfragen und die nationale Landwirtschaft betreffen. Ohne auf diese Probleme hier näher einzugehen, lässt sich doch eine gemeinsame Antwort formulieren. Auch wenn in Einzelfällen Probleme zu Recht geltend gemacht werden, so lassen sich diese ohne Schweizer Beteiligung keineswegs besser lösen - oder umgekehrt formuliert: Die Schweiz kann als Mitglied von Gatt/WTO mehr für die eigene Landwirtschaft, für die Entwicklung ärmerer Staaten und für die Bewältigung globaler ökologischer Herausforderungen unternehmen als ohne diese Mitwirkung. Dass wir etwas unternehmen, liegt einzig und allein bei uns. Das sollte eigentlich alle davon überzeugen, von einem Nein abzusehen, denn dieses nützt mirtei- wie längerfristig niemandem, weder der Landwirtschaft noch den Armen dieser Welt und schon gar nicht der Umwelt. Es gilt also, die Stimmbürger und Stimmbürgerinnen von dieser Sachlage zu überzeugen, und dies, wie ich meine, unabhängig davon, ob nun das Referendum wirklich ergriffen wird oder ob es nicht ergriffen wird. Dabei sollten wir uns von zwei Überlegungen leiten lassen: einerseits von der Offenheit und Ehrlichkeit der Information und den Argumenten und anderseits vom Verzicht auf den Grundsatz, der bei Abstimmungen leider immer häufiger anzutreffen ist, nämlich dass der Zweck jedes Mittel heilige. Und so erfüllt es mich mit einer gewissen Sorge, wenn in Propagandabroschüren die neuen Abkommen mit den Behauptungen angepriesen werden, es handle sich nur um einen Handelsvertrag und unsere Souveränität bleibe uneingeschränkt erhalten. Beides stimmt in dieser absoluten Form nicht, sonst würden im übrigen auch die Gegner der WTO im amerikanischen Kongress, der auch heute mit der Beratung beginnt, ihre Haltung nicht gerade mit drohenden Souveränitätsverlusten begründen. Wir treten einer Organisation bei: der Welthandelsorganisation. Wir unterziehen uns einem multilateralen Vertragswerk, das nicht nur den Handel regelt Wir sind einem Schlichtungsverfahren unterstellt, dessen Ergebnis für uns bindend ist. Wir verzichten also mit dem Vertragsabschluss auf ein Stück Autonomie, freilich im Rahmen einer schleichenden Erosion - ich betone: einer durch die Globalisierung vieler Probleme unausweichlichen, schleichenden Erosion - unserer faktischen Unabhängigkeit. Ich kritisiere diese Entwicklung nicht, denn sie liegt dann im Interesse unseres Volkes, wenn wir dadurch mehr Einfluss auf die Gestaltung unserer Lebensbedingungen erhalten. Aber wir sollten offen dazu stehen und dem Volk klaren Wein einschenken. Es ist auch unklug, andere, später mögliche aussenpolitische Schritte von vornherein nur aus abstimmungstaktischem Kalkül zu erschweren, indem wir hier eine umfassende Unabhängigkeit zelebrieren, die in Tat und Wahrheit nicht mehr existiert und künftig noch weniger existieren wird. Sagen wir darum offen, worum es geht: Es geht um eine weitere freiwillige Einbindung in internationale Strukturen, die zwar gewisse, vertretbare Autonomieverluste mit sich bringt, aber für die Zukunft unseres Landes und unserer gesamten Wirtschaft von existentieller Bedeutung ist. Ich bin überzeugt, dass das Volk diese Botschaft versteht Ruesch Ernst (R, SG): Dass der Beitritt der Schweiz zum Gatt für unsere Exportindustrie und damit für unsere Volkswirtschaft von existentieller Bedeutung ist, dürfte allgemein anerkannt sein. Diese Erkenntnis dürfte sich allgemein durchgesetzt haben, doch wird sie heute und morgen trotzdem noch einmal von 20 Rednern bestätigt werden. Ein Land, das jeden zweiten Franken im Ausland verdient, kann ja nicht anders, als beizutreten. Angesichts der weitverbreiteten Skepsis unseres Volkes gegenüber neuen internationalen Verträgen kann man nicht genug auf drei Umstände hinweisen:

1.

Die WTO ist keine supranationale Organisation. Ein Vergleich mit der EU ist deshalb fehl am Platz; hier möchte ich den Akzent etwas anders setzen als Kollege Rhinow. Die Verstärkung der Erosion unserer Unabhängigkeit ist- im Vergleich zu einem EU-Beitritt - bei einem Beitritt zur WTO von marginaler Bedeutung. Die Dimensionen in bezug auf den Unabhängigkeitsverlust sind in diesem Fall ganz anders, viel geringer, besonders weil wir beim Gatt ja bereits mitmachen und uns schon bisher an die internationale Regelungen gehalten haben, die jetzt allerdings ergänzt werden. Aber die Fragen des Gatt-Beitritts und des EU-Beitritts haben ganz verschiedene Dimensionen.

2. Im Falle einer Ablehnung des Beitrittes gilt nicht weiterhin der Status quo. Der alte Gatt-Vertrag läuft aus. Die Organisation, der wir seit 1966 angehören und in welcher wir seit 1958 mitmachen, verschwindet und wird durch eine neue ersetzt Wenn wir dabei nicht mitmachen würden, fiele unser Land vollständig aus dem Regelwerk des Welthandels heraus und wäre ohne wirksame Instrumente allen diskriminierenden Praktiken ausgesetzt. Namhafte Wissenschafter, wie z. B. Professor Hauser von der Hochschule St Gallen, schreiben denn auch unermüdlich in ihren Artikeln, ein Gatt-Alleingang würde uns noch wesentlich grössere negative Momente bringen als der EWR-Entscheid von damals. Professor Hauser ist einer der Befürworter eines EU-Beitrittes, ein Befürworter der internationalen Bindungen der Schweiz.

2. Im Falle einer Ablehnung des Beitrittes gilt nicht weiterhin der Status quo. Der alte Gatt-Vertrag läuft aus. Die Organisation, der wir seit 1966 angehören und in welcher wir seit 1958 mitmachen, verschwindet und wird durch eine neue ersetzt Wenn wir dabei nicht mitmachen würden, fiele unser Land vollständig aus dem Regelwerk des Welthandels heraus und wäre ohne wirksame Instrumente allen diskriminierenden Praktiken ausgesetzt. Namhafte Wissenschafter, wie z. B. Professor Hauser von der Hochschule St Gallen, schreiben denn auch unermüdlich in ihren Artikeln, ein Gatt-Alleingang würde uns noch wesentlich grössere negative Momente bringen als der EWR-Entscheid von damals. Professor Hauser ist einer der Befürworter eines EU-Beitrittes, ein Befürworter der internationalen Bindungen der Schweiz.

3. Nach unserem Nein zum EWR kommt dem Gatt-Vertrag eine erhöhte Bedeutung zu. Zwar wird der Gatt-Vertrag die

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Gatt/Cycle d'Uruguay 1102 29 novembre 1994 Nachteile des EWR-Neins nicht kompensieren, aber doch mildern. Ein Nein würde sie ganz sicher wesentlich steigern. Die EU-Staaten sind nach wie vor unsere wichtigsten Handelspartner. Wir dürfen aber die aussereuropäischen Märkte, insbesondere den ostasiatischen Raum und Lateinamerika, nicht vernachlässigen. Der Gatt/WTO-Vertrag wird uns den Zugang zu diesen Märkten erleichtern. Heute wird das weltweite Auftragsvolumen im öffentlichen Beschaffungswesen auf 2500 Milliarden Franken pro Jahr geschätzt Eine enorme Summe, an der wir auch teilhaben können. In den letzten drei Jahren hat sich der Anteil der asiatischen Märkte am gesamten Exportvolumen der schweizerischen Maschinen- und Elektroindustrie von 12 auf 15 Prozent erhöht Im Gegensatz zu Europa, wo nach dem unseligen Nein zum EWR wenigstens der Freihandelsvertrag von 1972 ein vertragliches Auffangnetz bildet, haben wir mit den Staaten des asiatischen Wirtschaftsraumes nur das Gatt-Abkommen, welches allgemeinverbindliche Regeln des Handels kodifiziert Wir sind hier à tout prix auf das Gatt angewiesen. Primär betroffen sind natürlich jene Leute, welche die unerwünschten Nebenwirkungen über sich ergehen lassen müssen. Man kann bekanntlich auch in der Politik nicht den Fünfer und das Weggli haben. Bei den Medikamenten gibt es unerwünschte Nebenwirkungen, und bei politischen Verträgen gibt es sie auch. Primär betroffen von diesen unerwünschten Nebenwirkungen sind die Landwirtschaft und die Lebensmittelindustrie, welche landwirtschaftliche Produkte verarbeitet Wir dürfen die Landwirtschaft nicht auf dem «Altar des Gatt» opfern. Andererseits werden wir ohne Gatt die Mittel gar nicht mehr verdienen, die wir benötigen, um die Landwirtschaft zu unterstützen. Die von der WAK beider Räte vorgeschlagene Änderung des einschlägigen Gesetzes erlaubt es uns, der Landwirtschaft das zu geben, was sie benötigt, um zu überleben. Wir tragen mit dem, was wir Ihnen morgen vorschlagen, wohl auch der Resolution des Schweizerischen Bauernverbandes weitgehend Rechnung. Weitere Bedenken - aus ökologischer Sicht - stehen im Raum, Sie haben davon gehört Dazu ist aber klar festzuhalten, dass wir die ökologischen Probleme dieser Erde nicht dadurch lösen können, dass sich die kleine Schweiz freiwillig in ein Armenhaus umwandelt Den Bedenken aus der Sicht der Entwicklungshilfe ist entgegenzuhalten, dass wir den ärmsten Entwicklungsländern nicht helfen, indem wir zusehen, wie 124 Staaten den Welthandel entwickeln, und wir, weil wir nicht mitmachen, verarmen. Eine verarmte Schweiz wird übrigens auch weniger Entwicklungshilfe leisten können als eine reiche. Eines unserer Probleme liegt darin, die Staatsfinanzen wieder in den Griff zu bekommen. Vom Defizit des Bundes sei etwa die Hälfte struktureller, die andere Hälfte konjunktureller Art, wird gesagt Wenn wir dieses konjunkturelle Defizit abbauen wollen, müssen wir die Wirtschaft ankurbeln. Nachdem der Bundesrat immer noch Mühe bekundet, echte Revitalisierungsmassnahmen für unsere Wirtschaft vorzuschlagen, ist der Gatt/WTO-Vertrag das Wichtigste für die Verbesserung der Situation unserer Volkswirtschaft Bei einer Ablehnung des Gatt/WTO-Vertrages gäbe es in diesem Staat nur Verlierer: die Exportindustrie und die Landwirtschaft, die Arbeitslosen und diejenigen, die Arbeit haben, die Jungen und die Rentner. Unsere Unterhändler haben in diesem Abkommen während jahrelangen zähen Verhandlungen für die Schweiz ein Optimum herausgeholt. Unseren Unterhändlern gebühren dafür Dank und Anerkennung. Mit den Anträgen der WAK im Sektor Landwirtschaft ist die «Suppe Gatt» wohl für die meisten von uns geniessbar geworden. Dennoch sehen so und so viele Leute immer noch ein Haar in der Suppe. Diesen möchte ich einfach sagen: Lieber ein Haar in der Suppe als die Suppe im Haar. Dies hätten wir nämlich bei einem Nein zum Gatt-Vertrag. Ich bitte Sie deshalb, auf die Vorlage einzutreten und ihr zuzustimmen und vor allem ihr auch im Volk zum Durchbruch zu verhelfen. Schiesser Fritz (R, GL): Acht Jahre haben die Verhandlungen in der wohl wichtigsten Verhandlungsrunde des Gatt gedauert. Wenn man sich die Zahl der beteiligten Länder vergegenwärtigt, 124, und sich vor Augen hält, welche unterschiedlichen Interessen unter einen Hut zu bringen waren - zugegebenermassen unter einen grossen Hut -, sich weiter darüber Rechenschaft gibt, dass die Abkommen zur Errichtung der WTO einen viel umfassenderen Bereich abdecken als das bisherige Gatt, so muss man hier wahrlich von einer Mammutleistung sprechen. Diese enormen Leistungen aller Beteiligten, insbesondere unserer Regierung und vor allem unserer Verhandlungsdelegation, wollen wir vorweg anerkennen und auch entsprechend würdigen. Die Abkommen und Vereinbarungen zur Schaffung der WTO bringen nicht nur eine Liberalisierung des Marktzuganges durch den Abbau von Zöllen und nichtzollmässigen Handelshemmnissen. Ebenso sollen protektionistische Handelspolitiken wie technische oder gesundheitsrechtliche Vorschriften und Subventionen durch verpflichtende Vereinbarungen eingedämmt werden. Darüber hinaus erweitern die Abkommen im Zusammenhang mit der WTO den Regelungsbereich auf für unser Land wichtigen Gebieten, wie Dienstleistungen, Direktinvestitionen und Schutz des geistigen Eigentums. Institutionelle Erneuerungen sollen zudem helfen, die Durchsetzbarkeit der eingegangenen Verpflichtungen zu verstärken. Aktuelle Bestrebungen im amerikanischen Kongress, diesen Mechanismus aus den Angeln zu heben, müssen uns deshalb beunruhigen. Betrachtet man dieses Regelwerk aus der Sicht unseres Landes, so kann eigentlich kein Zweifel darüber bestehen, dass dieses Regelwerk in unserem Interesse liegt. Als Exportnation für Güter und Dienstleistungen müssen wir an möglichst offenen Märkten interessiert sein. Als Investoren müssen uns Regeln im Bereich der Direktinvestitionen besonders interessieren, und der international verstärkte Schutz des geistigen Eigentums ist angesichts unserer Stellung in diesem Bereich und des heutigen enormen Schadenpotentials durch allerlei Nachahmungen ebenfalls von besonderer Bedeutung. Dass schliesslich die Kleinen - und zu denen gehören wir- auf die Durchsetzung des Rechts gegenüber der Eigenmächtigkeit der Starken bauen können müssen, müsste eigentlich ebenfalls jedermann einleuchten. Leuchtet dies aber wirklich jedermann ein? Der Zeitabschnitt, den wir durchleben, und die allgemeine Stimmung in unserem Lande sind der Eingehung internationaler Verpflichtungen nicht eben hold. Wir haben fertig ausgehandelte Verträge und Abkommen zurückgewiesen. Auch im vorliegenden Fall, also bei den Gatt/WTO-Übereinkommen, wurde schon ziemlich früh von allen möglichen Seiten -von der Landwirtschaft, von Entwicklungshilfeorganisationen oder von Umweltschutzkreisen - mit dem Zaunpfahl des Referendums gewunken. Zum einen sollte diese Machtdemonstration dazu dienen, eigene innenpolitische Interessen durchzusetzen, zum anderen hat man versucht, bestimmte Drittinteressen wahrzunehmen. Partikulärinteressen stehen also auch in dieser Auseinandersetzung im Vordergrund. Die Betrachtung des Ganzen, die Würdigung der Interessenlage der Allgemeinheit, die überlässt man den anderen. Auch das ist symptomatisch für unsere Zeit In dieser Situation müssen sich eigentlich alle Kreise, auch jene, die im Zusammenhang mit den Gatt/WTO-Abkommen Partikulärinteressen vertreten, einmal fragen, was ein Nein heissen würde. Aussenpolitisch wäre das zweifellos ein enormer Rückschlag für unser Land, nachdem die Genehmigung der Gatt/WTO-Abkommen in zahlreichen Ländern schon über die Bühne gegangen ist und eigentlich nur in den Vereinigten Staaten von Amerika zu grösseren Diskussionen führt Unsere politische Isolation würde zweifellos beträchtlich verstärkt Wir wären wohl das einzige wirtschaftlich hochentwickelte Land, das diesen Weg beschreiten würde. Gravierender wären aber die wirtschaftlichen Folgen. Wem käme es heute in den Sinn, aus dem Gatt-Abkommen von 1947 auszuscheiden, dieses gleichsam zu kündigen? Wer zu den neuen Gatt/WTO-Abkommen nein sagt - aus welchen Gründen auch immer, und mögen diese für ihn noch so existentiell sein -, bewirkt letztlich ein Ergebnis, das dem Austritt -- 7 of 22 -29. November 1994 1103 Gatt/Uruguay-Runde aus dem heutigen Gatt-Abkommen gleichkommt. Formell bliebe zwar das heutige Gatt-Abkommen bei einem Nein unseres Landes weiterhin bestehen. All jene Staaten indessen, die die Abkommen zur Errichtung der WTO ratifizieren werden - und dazu werden wohl alle unsere wichtigsten Handelspartner gehören -, werden mit grosser Wahrscheinlichkeit das Gatt-Abkommen von 1947 kündigen. Andernfalls hätten sie unserem Land aufgrund der Meistbegünstigungsklausel des Gatt von 1947 die Vorteile der von uns nicht genehmigten Gatt/WTO-Abkommen zu gewähren, ohne dass wir die sich aus diesen Abkommen ergebenden Verpflichtungen zu tragen hätten. Eine solche Rechtslage wird kein Staat akzeptieren. Wir können also im Falle eines Neins nicht darauf vertrauen, «mit wehenden Haaren im Gegenwind» und «mit der Suppe in den Haaren» auf dem Trittbrett des WTO-Wagens mitzufahren. Nein zu den Gatt/WTO-Abkommen heisst am Schluss auch ganz klar Nein zum Gatt von 1947. Wer will die Verantwortung für ein solches Ergebnis tragen? Zwar kann nicht bestritten werden, dass dort, wo viel Licht ist, auch Schatten sein muss. Auch wenn die Vorteile der Gatt/ WTO-Abkommen für unser Land offensichtlich sind, gibt es in diesem riesigen Regelwerk auch Nachteile, es gibt Verlierer, und es gibt Schwachstellen. In dieser Beziehung ist die Botschaft des Bundesrates da und dort zu optimistisch, zu wenig kritisch, geht zu oft über diese Nachteile hinweg und belegt die Schwachstellen zu wenig. Besonderer Aufmerksamkeit bedürfen neben der Landwirtschaft, für die wir - so glaube ich eine für alle Seiten akzeptable Lösung gefunden haben, namentlich die Situation der ärmsten Entwicklungsländer - Frau Simmen hat das dargelegt -, die ökologischen Folgen - auch die sind dargelegt worden - und die regionalpolitischen Auswirkungen im eigenen Land. Ich denke hier vor allem an die Auswirkungen der Abkommen auf die Wirtschaft in den Randregionen. Auch dieser Aspekt muss in Zukunft näher beleuchtet werden. In all diesen Bereichen haben wir indessen in unserem Land bisher Mittel und Wege gefunden, um die anstehenden Probleme anzupacken. Ich bin überzeugt, dass wir im Rahmen unserer Entwicklungs-, Umwelt- und Regionalpolitik mit den entsprechenden Anstrengungen und dem entsprechenden Willen auch für die negativen Auswirkungen der Gatt/WTO-Abkommen in diesen drei Bereichen Lösungen finden werden, die dazu beitragen, diese Nachteile und negativen Auswirkungen zu mildern oder zu beseitigen. Die Losung kann also nicht einfach heissen: Nein zu Gatt/ WTO. Vielmehr ist ein klares und deutliches Ja angesagt, verbunden allerdings mit dem festen Willen, Nachteile im Rahmen unserer Möglichkeiten zu beheben. Nur das ist ein Weg, der in die Zukunft führt; ein Nein hiesse, in die Vergangenheit zurückzukehren. Nachdem unser Vizepräsident gestern laut einer Zeitungsmitteilung ausgeführt hat: «Förschi mache, nicht zurückbleiben!», kann die Losung heute nur heissen: «Eintreten und den Gatt/WTO-Abkommen zustimmen!» Onken Thomas (S, TG): Selbstverständlich kommt die Schweiz am Gatt-Abkommen nicht vorbei! Natürlich gibt es wie schon meine Kolleginnen und Kollegen betont haben nicht die geringste Chance, sich aus diesem Vertragswerk auszuklinken. Wer so sehr mitgehangen ist wie wir, der ist auch mitgefangen. Mitgehangen sind wir als exportorientiertes, erfindungsreiches Land im globalen Handelsgeflecht, mitgehangen als weltweiter Dienstleister und geschickter Broker, mitgehangen als einflussreicher Patentverwalter und Technologievermittler, aber eben auch mitgefangen im Sachzwang «Weltmarkt». Keine Rede also davon, dass es hier noch etwas souverän und frei zu entscheiden gäbe, es sei denn in waghalsiger, ja geradezu existenzgefährdender Absicht. Eine Diskussion, wie sie jetzt in den USA aufflammt - man hat bereits darauf hingewiesen - und vielleicht dort gerade noch Sinn macht, weil durch das Abseitsstehen dieses grossen Landes mit seinem politischen Gewicht und seiner wirtschaftlichen Potenz das ganze Regelwerk gefährdet werden könnte: eine solche Diskussion ist in der Schweiz obsolet. Nein, wir sind im Grunde genommen ohne Alternative, und es gibt auch keine tröstlichen Optionen, auf die wir uns hier zurückziehen könnten. Bestenfalls gibt es ein paar interne flankierende Massnahmen zugunsten der Verlierer im eigenen Land. Ich stelle das nüchtern und ohne Larmoyanz fest Es ist einfach eine Tatsache, und so gesehen, könnten wir aus rein schweizerischer Perspektive eigentlich zur Tagesordnung übergehen. Doch ich finde, dass wir, soweit es die allgemeine Unübersichtlichkeit überhaupt zulässt, zumindest realisieren und auch benennen sollten, worauf wir uns hier einlassen. Das Gatt ist gewissermassen die Apotheose der Marktwirtschaft im Weltmassstab, und vielleicht wird es dereinst einmal als ein Kulminationspunkt der grenzenlosen, freien, das heisst weitgehend deregulierten kapitalistischen Ökonomie in die Geschichte eingehen. Die Weltökonomie erhält hier ein Regelwerk, in dem der Weltmarkt und sein reibungsloses Funktionieren das Mass aller Dinge sind. Weltökonomie statt Nationalökonomie! Dieser Prozess, der längst im Gange ist, setzt sich hier fort. Nationale Volkswirtschaften verlieren im Zeitalter der globalen wirtschaftlichen Vernetzung zunehmend an Eigenständigkeit und damit auch der nationalstaatliche Ordnungsrahmen, den zu setzen wir, wir als Gesetzgeber, gewohnt waren. Selbst dort, wo wir unsere Regelkompetenz noch wahrnehmen, soweit der politische Wille dazu vorhanden ist, und nicht von vornherein die Segel streichen, selbst dort vermag sich die transnationalistische Wirtschaft dem Zugriff fast nach Belieben zu entziehen. Diese Dynamik wird sich noch verschärfen, und ich wundere mich - nein, eigentlich wundere ich mich überhaupt nicht -, dass in diesem so augenscheinlichen und hier formal bekräftigten Zusammenhang so wenig von Souveränitätsverlust die Rede ist. Ich bin daher Kollege Rhinow dankbar, dass er darauf hingewiesen hat, denn nationalstaatlicher Souveränitätsverlust findet hier - ein bisschen verklausuliert vielleicht, ein bisschen verbrämt - statt Er würde freilich auch ohne das Gatt stattfinden-das ist einzuräumen -, aber hier wird er gleichsam noch «beglaubigt», und das müssteunseigentlich als Politikum beschäftigen. Stattdessen schicktdie Wirtschaftsförderung in ihrer betulichen Kampagne ausgerechnet die ehemaligen EWR-Gegner an die Front und lässt sie dem Volk erklären, das Gatt sei eben mitnichten der EWR und hier drohten weit und breit keine Einbussen der staatlichen Selbstbestimmung. Schön war's, Ihr Schlaumeier! Beim EWR hätten wir uns für die begrenzte, überschaubare Preisgabe immerhin ein Stück Transparenz an nachvollziehbarer, politisch legitimierter supranationaler Mitwirkung eingehandelt. Was jedoch erhalten wir hier? Wo bleibt hier das politische Gegenstück? Beim Sitz der WTO in Genf vielleicht, wo wir dann schon zum Rechten sehen werden? Na ja, wir haben nicht einmal eine Ahnung, nach welchen Grundsätzen und Leitlinien die Schweiz dort agieren wird. Beim Internationalen Währungsfonds und bei der Weltbank gibt es immerhin die Grundsätze der Entwicklungszusammenarbeit, auf die unser Handeln ausgerichtet sein muss und an denen es gemessen werden kann. Doch hier, ich wüsste keine analoge Verpflichtung. Die Weltökonomie hat ihre Terms of trade, hat ihr vertragliches Regelwerk. Und die Weltpolitik? Wo bleibt denn die verheissene neue Weltordnung? Wo ist die politisch-demokratische Entsprechung, die anstelle der zunehmend überforderten Nationalstaaten die entfesselten Marktkräfte, den bis zur Aggressivität verschärften Wettbewerb, die sich zwischen Wohlstands- und Armutsverteilung öffnende Schere und die sich akzentuierenden Ungleichheiten - die wir ja selbst im eigenen Land wahrnehmen können einbindet, reguliert, ausgleicht? Wo? Nirgends, weit und breit nirgends! Die Aufgabe wäre jedoch, die Globalität dieses Marktes und diese sich überall der Verantwortung entziehende Wirtschaft politisch verantwortlich zu organisieren und demokratisch zu legitimieren. Das ist die grosse Herausforderung, der wir uns noch zu stellen haben werden, doch das ist wohl ein wenig ein kühner, gar ein aberwitziger Gedanke in einem Land, das sich als «Nische» wähnt, sich schon auf kontinentaler Stufe der politischen Mitverantwortlichkeit entzieht und sich noch immer in der Illusion seiner unantastbaren nationalen Souveränität und Autarkie wiegt -- 8 of 22 -Gatt/Cycle d'Uruguay 1104 29 novembre 1994 Nichts könnte die Misere der Politik, der für ein globales Gemeinwohl, für eine Art Weltwohlfahrt verantwortlichen Politik, besser aufzeigen als die Konferenz von Marrakesch: Acht Jahre lang ein zähes Verhandeln, am Schluss ein einzigartiger Showdown vor der Weltöffentlichkeit mit all den guten und den bösen Kräften und den Helden, fast wie im Film. Und endlich steht dieses Gatt, und danach räsoniert man über die Sozialverträglichkeit und macht sich Gedanken über die Ökobilanz der ganzen Übung, und Nachbesserungen werden an Folgekonferenzen und in zukünftigen Runden in Aussicht gestellt, und die ersten «Reparaturequipen» nehmen bereits Aufstellung.

46 Jahre alt ist das Gatt, 46 Jahre und eigentlich kein bisschen weise. Denn der neue Vertrag ist vielleicht ein welthandelspolitischer Durchbruch-und das verdient Anerkennung-, aber er ist kein Meilenstein in Richtung eines anderen, vernunftvolleren, sparsameren, umweltverträglicheren, ressourcenschonenderen Wirtschaftens. Es wird nochmals, vielleicht letztmals, im alten Stil «eins drauf gesetzt». 270 Milliarden US-Dollars an Wohlstandsgewinnen und Wachstumseffekten locken und blenden - und verblenden vielleicht auch. «Cui bono? Zu wessen Nutzen und Frommen? Welcher Art ist denn dieses Wachstum?» so müsste doch unbedingt gefragt werden. Ist es ein qualitatives, ist es ein nachhaltiges Wachstum? Löst die Uruguay-Runde die Forderungen der Konferenz von Rio ein? Welche Kosten stehen den angeblichen Gewinnen gegenüber? Welchen Zusatzverkehr, welchen weiteren Verbrauch erschöpflicher Energiequellen erzeugt diese Güterund Dienstleistungsproduktion, die hier angekurbelt wird? Und wer trägt die Kosten? Und wie verteilen sich die Gewinne, wo wir doch aus dem eigenen Land aufgrund von neueren Statistiken wissen, dass die Disparitäten wachsen? Werden diese Erträge durch weitere Rationalisierungen, Straffungen, Verlagerungen, Produktivitätssteigerungen erzeugt, oder besteht wenigstens eine kleine Aussicht darauf, dass wir einige tausend der 36 Millionen Arbeitslosen in den OECD-Ländern von der Strasse zurück in die Betriebe holen können? Und wo ist hier der Kohäsionsfonds, der im Weltmassstab für Ausgleich sorgen könnte, wie es beim EWR vorgesehen war, und wo wir ja auch bereit waren, entsprechende Einzahlungen zu leisten? Fragen über Fragen, aber keine Antworten. Augen zu und durch! Die selbstheilenden Kräfte des Marktes sollen's offenbar richten: Sie werden es aber nicht! Marktwirtschaft und Freihandel allein garantieren noch nicht ein ausgewogeneres Wohlergehen und die Einbindung der wirtschaftlichen Tätigkeit in das Soziale und in das Ökologische. Die Komponenten der Rücksichtnahme und der ausgleichenden Gerechtigkeit entwickeln und gewinnen die Marktkräfte nicht aus sich selbst, sondern sie werden durch die Politik gesetzt, und hier bestehen ganz einfach ein Defizit und deshalb ein erheblicher Nachholbedarf. Ich stimme diesem Gatt-Abkommen zu, aber ich tue es nicht im Hochgefühl, einen Beitrag zur Nachhaltigkeit und damit zum globalen Gemeinwohl zu leisten. Ich tue es im Bewusstsein der Vorteile für die Schweiz, gewiss, aber auch der Schwäche der Politik bei der Ausgestaltung dieses Vertrages und im Wissen, wohl schon bald zu Nachbesserungen und zu «Reparaturarbeiten» aufgeboten zu werden. Cavadini Jean (L, NE): II serait déraisonnable, voire dangereux, de ne pas approuver les accords plurilatéraux révisés parallèlement aux négociations commerciales multilatérales conduites sous l'égide du Gatt Le seul intitulé de l'arrêté fédéral suggère la complexité et la globalité d'un accord qui tire son origine dans le projet d'une organisation internationale de commerce conçue dans l'immédiate après-guerre. C'est dire que nous apportons bien sûr notre approbation au résultat d'une longue histoire; c'est dire aussi que nous ne saurions être pris de court par le contenu de ce traité. C'est dire enfin que nous avons atout mettre en oeuvre pour que le résultat de ces impressionnantes négociations ne soit pas compromis, par exemple, par un refus populaire. Notre pays a en effet tout intérêt à l'entrée en vigueur de ces accords. Notre tissu économique, notre vocation commerciale, notre dépendance des échanges internationaux, tout nous incline à dire que la Suisse commettrait une lourde erreur en s'opposant aux Accords du Gatt On l'a déjà dit ce matin, l'économie helvétique gagne un franc sur deux à l'étranger. L'évolution récente des tendances nous prouve l'internationalisation croissante des échanges et nous indique l'arrivée de nouveaux et actifs acteurs sur la scène de commerce mondial. Tous les secteurs de notre industrie ont à tenir compte, par exemple, de l'élargissement de ces mêmes marchés. Le pouvoir économique est redistribué et cette fois à l'échelle de la planète. Nous souscrivons donc aux objectifs qui ont guidé les travaux de négociation, l'amélioration de l'accès au marché par l'échange de concessions douanières, le renforcement des règles du système commercial multilatéral, l'élargissement du champ d'application de l'accord aux domaines des services, des investissements et à la propriété intellectuelle. Nous approuvons sans réserve les résultats obtenus. Cela ne signifie pas que les conséquences ne seront qu'enthousiasmantes pour la Suisse. Notre approbation entraînera des modifications importantes des structures agricoles. Toute mutation engendre la crainte et nous croyons qu'il convient d'abord de rassurer, dans la mesure du possible, celles et ceux qu'inquiètent les nouvelles donnes dans ce domaine. Il conviendra dorénavant de garantir l'accès au marché, de redéfinir le soutien interne et de limiter les subventions à l'exportation. Le chemin que prenait l'agriculture suisse n'était pas celui-là et certaines reconversions seront délicates. On ne peut cependant écarter sans autre les craintes exprimées par les milieux agricoles, qui font valoir une chute de leurs revenus de l'ordre de 20 pour cent, entraînée, prétend-on, par l'application de mesures visant à nous mettre en conformité déjà avec les Accords du Gatt. Les prochaines années seront plus difficiles encore. On paiera, et dans tous les sens du terme, une évolution peu saine de l'agriculture; qu'on songe simplement aux productions animales, fromages, produits laitiers et à leur futur traitement Le deuxième point qui peut soulever des objections est relatif à l'intérêt des pays en voie de développement. On vient d'apprendre que ceux-ci font l'objet d'un traitement particulier différencié. Ils pourront certes bénéficier des efforts de libéralisation des pays développés sans avoir eux-mêmes à ouvrir leurs propres marchés. De plus, les concessions tarifaires qui leur seront accordées par un pays développé ne seront pas accordées aux autres pays développés. Après s'être sentis, on l'a dit, peu concernés, les pays en développement ont fréquemment modifié leur politique économique. Or, ils ont intérêt, ils doivent avoir intérêt, à ne pas être l'objet de mesures protectionnistes et à l'ouverture de marchés. Mais l'inégalité, la disparité de leurs capacités les empêchent de présenter un front uni. Ils tireront certains avantages de l'intégration au domaine agricole dans le Gatt Ils n'en auront pas moins d'énormes difficultés à honorer les engagements pris, que ce soit en particulier dans le domaine de la protection de la propriété intellectuelle ou dans les mesures concernant les investissements. Le Conseil fédéral rappelle que même ce système généralisé de préférence qui leur a été octroyé est considéré par les pays en développement comme moins favorable que les concessions obtenues dans le cadre du Gatt qui sont étendues à l'ensemble des parties contractantes en vertu de la clause de la nation la plus favorisée. Le message qui présente les Accords du Gatt est encore plus volumineux que celui qui sous-tendait le Traité sur l'Espace économique européen. On se retrouve lecteur obligé de plus de 1000 pages. Mais l'objet est à la mesure du volume. Nous voulons simplement par ce rappel mettre en rapport l'importance des accords pour l'avenir du pays et la modicité des textes législatifs que nous avons à modifier. C'est dire que la Suisse s'inscrit déjà dans les perspectives dessinées par les Accords du Gatt Nous avons a convaincre chacun que non seulement nous ne perdons rien dans cette aventure, mais que, bien au contraire, nous serons renforcés par cette gigantesque libéralisation du commerce mondial. Bloetzer Peter (C, VS): Die Vorteile eines Beitritts zur neuen Welthandelsorganisation sind für ein Land wie die Schweiz, -- 9 of 22 -29. November 1994 1105 Gatt/Uruguay-Runde das jeden zweiten Franken in der Außenwirtschaft verdient, derart überwiegend, dass sich die Frage des Nichtbeitritts kaum ernsthaft stellt. Der erfolgreiche Abschluss der Uruguay-Runde darf nicht nur als sehr positivfür unsere Wirtschaft gewertet werden, sondern es darf auch festgestellt werden, dass die Schweiz einen überdurchschnittlichen Teil zum erfolgreichen Abschluss der Uruguay-Runde beigetragen hat. Dies betrifft nicht nur, aber insbesondere den Bereich Landwirtschaft, wo die Einführung der Multifunktionalität massgeblich auf den Beitrag der schweizerischen Unterhändler zurückzuführen ist. Bundesrat und Verwaltung verdienen Dank und Anerkennung für die grosse geleistete Arbeit. Der erfolgreiche Abschluss der Uruguay-Runde und die Schaffung der Welthandelsorganisation WTO werden sich zweifellos nicht nur auf die schweizerische Wirtschaft, sondern ebensosehr auf die Weltwirtschaft positiv auswirken. Die Liberalisierung der Weltwirtschaft ist eine wichtige Voraussetzung für ein nachhaltiges weltweites Wirtschaftswachstum, auf das wir angewiesen sind, wenn wir die grossen Probleme unserer Epoche meistern und lösen wollen. Ich denke vor allem an das brennende Problem der Arbeitslosigkeit, waren doch im gesamten OECD-Raum 1993 über 35 Millionen Arbeitslose zu verzeichnen. Wenn wir unsere politischen Grundwerte wie Freiheit, pluralistische Demokratie und Schutz der Menschenrechte weiter hochhalten wollen, so sind wir auf Wirtschaftswachstum und Liberalisierung der Wirtschaft angewiesen. Die neue Welthandelsordnung wird damit einen wertvollen Beitrag zur Verstärkung der internationalen Zusammenarbeit und auch zur weltweiten Sicherheit leisten. Der sicherheitspolitische Aspekt dieser Vorlage ist nicht zu unterschätzen. Mit der Unterzeichnung der Uruguay-Schlussakte und der Ratifizierung ist die Arbeit aber bei weitem noch nicht getan: Es muss nun weltweit und in den einzelnen Mitgliedstaaten eine eigentliche Strategie zur Liberalisierung des Welthandels aufgebaut und umgesetzt werden. Wenn auch die Vorteile der neuen Welthandelsordnung bei weitem überwiegen, so darf doch nicht übersehen werden, dass sie auch ihre Kehrseiten hat. Die Nachteile sind auszugleichen und in den Auswirkungen abzudämpfen. In unserem Lande werden sie vor allem für die Landwirtschaft und für die Berg- und Randgebiete zu erwarten sein. Im Bereich der Landwirtschaft haben wir mit dem 7. Landwirtschaftsbericht und mit der Revision der Landwirtschaftsgesetzgebung die Voraussetzungen hierzu geschaffen. Die ersten Resultate sind positiv, die Entwicklung geht zweifellos in die richtige Richtung. Im Bereich der Regionalpolitik wird uns der Bundesrat voraussichtlich im Verlaufe des nächsten Jahres ein neues, griffiges Programm unterbreiten. Zu verweisen ist in diesem Zusammenhang auch auf die Interreg-Vorlage, welche in diesem Rat voraussichtlich in der Sondersession zu Beginn des nächsten Jahres beraten wird. Beide Massnahmen, sowohl diejenige im Bereich der Landwirtschaftspolitik als auch diejenige im Bereich einer griffigen Regionalpolitik, sind auf gesunde öffentliche Finanzen und insbesondere auf eine gesunde, florierende Wirtschaft angewiesen, wenn sie realisiert werden sollen; hierzu ist diese Vorlage ein gutes, geeignetes Mittel. Es sei dies in diesem Zusammenhang unterstrichen. Weltweit muss eine Strategie der wirklichen Liberalisierung aufgebaut und umgesetzt werden. Gemeinsam mit den Bretton-Woods-lnstitutionen und der OECD muss die neue WTO die notwendigen Normen und Kontrollmassnahmen schaffen, um neue Diskriminierungen im Welthandel zu vermeiden. Zwei Bereiche geben in diesem Zusammenhang zu Sorgen Anlass: Umweltschutz- und Arbeitsnormen. In beiden Bereichen muss dafür gesorgt werden, dass alle Konkurrenten, welche am Weltmarkt antreten, über gleich lange Spiesse verfügen. Für unsere Exportwirtschaft, aber auch für ein weltweites qualitatives Wirtschaftswachstum ist dies von grösster Bedeutung. Es wird eine vordringliche Aufgabe der WTO sein, Normen nicht nur zu schaffen, sondern sie auch nachhaltig und wirksam durchzusetzen. Die Schweiz hat alles Interesse daran, das Abkommen möglichst rasch zu ratifizieren, nicht nur damit diese Vorlage innenpolitisch umgesetzt werden kann, sondern damit wir auch im Rahmen der neuen Welthandelsorganisation als aktives Mitglied unsere Interessen wahren können. Ich beantrage Ihnen Eintreten und Zustimmung zur Vorlage. Cavelty Luregn Mathias (C, GR): Ich bin wie meine Vorredner ebenfalls für Eintreten und stimme der positiven Bewertung, die hier kundgetan wurde, ohne Bedenken zu. Dass man dem Abkommen beitreten muss, steht für mich ausser Frage. Auch ich schliesse mich dem Dank an den Bundesrat und an die Verhandlungsdelegation an. Meine folgenden Ausführungen befassen sich mit den Auswirkungen des Gatt auf die Kantone und die Regionen. Mir scheint es durchaus erlaubt und für uns Standesvertreter gar geboten, sich mit der Frage zu befassen, ohne als kleinlich gelten zu müssen - einige Vorredner haben dies übrigens schon getan. Gemäss der St. Galler Studie gibt es keine Kantone und keine Regionen, die wegen dem Gatt zu den Verlierern gehören. Es gibt aber solche, die mehr, solche, die weniger, und solche, die nichts direkt gewinnen. Letztere, namentlich die Bergregionen, würden gemäss der St. Galler Studie wenigstens indirekt gewinnen, indem sie vom verbesserten Einkommen in den übrigen Regionen, unter anderem touristisch, profitierten, nach dem auch von mir anerkannten Grundsatz: «Wenn es den anderen gutgeht, geht es auch uns besser.» Als Vertreter eines touristischen Bergkantons höre ich dies natürlich gerne und hoffe nur, dass vom höheren Einkommen unserer Landsleute in den reicheren Regionen nicht allzuviel für Ferien in der Karibik oder sonstwo im Ausland ausgegeben wird. Da wir niemandem vorschreiben wollen und können, wo er seine Ferien verbringen soll, muss die öffentliche Hand - als indirekte Folge des Gatt - vermehrt darum besorgt sein, dass die Rahmenbedingungen im schweizerischen Tourismus verbessert werden, damit wir mit dem nahen und entfernteren Ausland konkurrenzfähig bleiben. Ich begnüge mich hier lediglich mit einigen Stichworten wie Mehrwertsteuer, Hotelkredite, Parahotelleriestatistik, Behandlung der Saisonniers, Beitrag an die SVZ, Alpenkonvention usw., wo wir in der letzten Zeit dringend gebotene Rücksichtnahme etwas vermissen mussten. So gut wie die Landwirtschaft, die mit vollem Recht einen Ausgleich für entstehende Nachteile verlangt, muss auch der Tourismus davon ausgehen können, dass die allgemeinen Vorteile des Gatt auch zu seinen Gunsten, zur Verbesserung seiner Rahmenbedingungen, umgesetzt werden. Damit komme ich zu einem grundsätzlichen Punkt: Ich möchte die Forderung nach einem angemessenen Ausgleich über die Landwirtschaft und über den Tourismus hinaus überhaupt auf alle weniger bevorteilten Regionen ausdehnen, und zwar aus folgender Überlegung grundsätzlicher Natur: Die Schweiz war aus existentiellen Gründen stets bemüht, einen vernünftigen Ausgleich zwischen Arm und Reich, zwischen Berg und Tal, zwischen Land und Agglomerationen zu schaffen. Ziel war und ist eine dezentralisierte Besiedelung unseres Landes im Interesse von uns allen. Die Schweiz bleibt nur so lange die Schweiz, als sie aus Berg und Tal, Stadt und Land besteht. Zudem würde eine Abwanderung aus den Bergregionen in die Städte bedeutend mehr Probleme und Kosten als eine angemessene Unterstützung der Land- und Bergregionen mit sich bringen. Um das bisherige Gleichgewicht zu halten, wurden verschiedene Instrumente geschaffen. Ich erwähne hier vor allem das Investitionshilfegesetz, welches auf eine Motion des seinerzeitigen Standesvertreters Brosi aus Graubünden, und Danioth aus Uri zurückgeht - Ludwig Danioth, den Vater unseres Kollegen Hans Danioth. Das Investitionshilfegesetz wurde in den siebziger Jahren geschaffen und hat eine gute Aufgabe gehabt und sie auch gut erfüllt Bezweckt ist damit eine Vorteils- und Nachteilsausgleichung, damit das Land auf einer «geraden Ebene» bleibt. In der letzten Zeit laufen wir Gefahr, dass diese «gerade Ebene» durch Bevorteilung gewisser Landesteile - ich sage nicht unberechtigte Bevorteilung, ich akzeptiere sie - bzw. der dort angesiedelten Branchen, Exportindustrie, Banken, Versicherungen usw. ohne Vorteilsausgleichung zu einer «schiefen Ebene» werden -- 10 of 22 -Gatt/Cycle d'Uruguay 1106 29 novembre 1994 könnte. Wenn diese Ebene «schief» bleiben würde, würde die Land- und Bergbevölkerung leichter in die Agglomerationen «abrutschen», und dies zum Nachteil von uns allen! Erlauben Sie mir in diesem Zusammenhang die Erwähnung der Mehrwertsteuer als hervorstechendes Beispiel für ein Ungleichgewicht, für einen Vorteil zugunsten eines erweiterten «goldenen Dreiecks» - und weniger zugunsten der Berg- und Randgebiete. Verstehen Sie mich recht, ich möchte damit niemandem neidvoll Vorwürfe machen und auch nicht Rand- und Berggebiete gegen Agglomerationen ausspielen. Ich möchte lediglich rechtzeitig und am richtigen Ort einen - wie mir scheint - im Interesse aller liegenden, notwendigen Akzent setzen: zugunsten einer ausgeglichenen Besiedelung unseres Landes mittels angemessener Vorteilsausgleichung. Das «Rutschen» auf der «schiefen Ebene» hat bereits begonnen: Grossbanken, Versicherungen, grosse Unternehmen aller Art haben zum Teil ihre Zweigniederlassungen in den Regionen bereits geschlossen. Die Erosion des Berggebietes findet je länger, je rasanter statt, und sie wird bald dramatisch. Man darf sich nicht von der momentanen Finanzlage einzelner Kantone täuschen lassen. Zum Teil stehen die entsprechenden Kantone nur deshalb finanziell nicht schlechter da, weil ihnen die Bundesmittel fehlen, um dringende Investitionen an die Hand zu nehmen. Dies wird sich rächen. Ich habe soeben ein Fax unserer Regierung bekommen, in dem darauf hingewiesen wird, dass der Bundesrat die Mitfinanzierung der dringend nötigen Umfahrungen von Klosters und Flims abgelehnt hat Ich lese in meiner heutigen Zeitung aus Graubünden: «Krisensitzung bei der RhB. RhB braucht dringend Geld, doch der Bund klemmt» Ich sage das nur als Beispiel. Man muss die Regionen, die jetzt weniger profitieren, mittels Hilfestellungen wieder auf die «gerade Ebene» bringen. Mir scheint die Gatt-Diskussion, wo doch einige Disparitäten entstehen könnten, der richtige Ort zu sein, um auf diese Probleme aufmerksam zu machen. Mir scheint auch die Zeit richtig, nicht zuletzt angesichts der immer einschneidenderen Sparanstrengungen und einer angekündigten Spar-lnitiative, die leicht zur Benachteiligung der schwächeren Regionen gereichen könnte, was im Interesse der ganzen Schweiz nicht geschehen darf. Was not tut und für mich eine nicht wegzudenkende Verpflich-tung des Bundes bedeutet, ist eine rasche und gründliche Anpassung der Regionalpolitik. Ich bitte den Bundesrat und Sie alle, eine neue Generation des Investitionshilfegesetzes, eine Art «IHG II», zu schaffen, damit die notwendige Berücksichtigung der übrigen landwirtschaftlichen und touristischen Begehren möglich wird. In diesem Sinne votiere ich für Eintreten und stimme der Vorlage gerne zu. Gadient Ulrich (V, GR): Wenn die Schweiz als kleines Land ohne Rohstoffe und ohne grossen Heimmarkt ihren handelspolitischen Besitzstand und den Zugang zu den Weltmärkten wahren will, muss sie die multilateral vereinbarten Regeln und Disziplinen festigen und weiter ausbauen. Denn ein Kleinstaat unseres Zuschnitts kann sich, wie dies die hervorragend dokumentierte Botschaft aussagt, zur Durchsetzung seiner Interessen einzig auf das Völkerrecht berufen. Die vollständige Beseitigung der Zölle in mehreren Sektoren, die Ausdehnung der Gatt-Grundsätze auf die für uns so vitalen Bereiche der Dienstleistungen, der bessere internationale Schutz des geistigen Eigentums, die Verbesserung der Investitionsbedingungen bei den Auslandinvestitionen und die Stärkung der Regeln des Welthandels zielen auf den offenen Zugang zum Welthandel. Mit dem aussenwirtschaftspolitischen Sicherheitsnetz des Gatt werden auch bei uns Arbeitsplätze erhalten und geschaffen. Noch zu oft wird in unserem Lande die Bedeutung der Tatsache verkannt, wie sehr der nationale Wohlstand vom Bestehen und Gedeihen der Exportindustrie abhängt, wieviel diese auch zur Tragfähigkeit unserer Sozialwerke beiträgt Das Gatt deckt heute mit 124 Mitgliedstaaten 90 Prozent des gesamten Welthandels ab. Ein Nein der Schweiz würde uns nicht nur den Zugang zur WTO verwehren; wir würden damit auch die Position im bestehenden, seit 1947 fortlaufend entwickelten Gatt aufs Spiel setzen. Wenn die Meinung vertreten wird, das Gatt ersetze den EWR-und den EU-Beitritt, trifft dies allerdings keineswegs zu. Denn die weit intensivere und umfassendere Ausgestaltung der innereuropäischen Handelssysteme bedeutet für einen europäischen Staat ein Mehreres und wirkt sich heute auf ein Nichtmitglied immer folgenschwerer aus: Die EU bleibt wirtschaftlich das europäische Gravitationszentrum. Dies vorangestellt, komme ich als Vertreter des grössten Bergkantons des Landes nicht umhin, die Belange des Gatt, wie Herr Cavelty das soeben getan hat, noch kurz anzusprechen; ich beschränke mich dabei auf den Landwirtschaftssektor. Dieser ist Verlierer, und dabei steht natürlich die Berglandwirtschaft an erster Stelle. Bereits seit 1992 sind verschiedene agrarpolitische Massnahmen den Gatt-Regeln angepasst worden. Das hat zu einer markanten Rückbildung des landwirtschaftlichen Einkommens im Berggebiet geführt, von einem gegenüber dem Talgebiet bedeutend tieferen Niveau ausgehend, um 15 bis 20 Prozent Dieser Einkommensrückgang wird sich weiterhin fortsetzen, deshalb sind Anpassungsprogramme für den ländlichen Raum unverzichtbar. Man muss Verständnis dafür haben, wenn die ländlichen Regionen mit Blick auf diese Entwicklung dem Gatt mit Skepsis begegnen. Man unterschätze die möglichen Auswirkungen einer solchen Reaktion nicht! Es braucht mehr als agrarpolitische Massnahmen. Ein greifendes regionalpolitisches Programm muss baldmöglichst entwickelt und umgesetzt werden. Die SAB hätte es - zu Recht! - begrüsst, wenn dies gerade gleichzeitig mit der Vorlage der Gatt-Beschlüsse hätte geschehen können. Die Konzentrationsprozesse gehen ohnehin weiter voran. Es wird immer schwieriger, zu ausgeglichenen Wirtschaftsstrukturen in der Peripherie zu kommen. Da muss das regionalpolitische Instrumentarium einer Neuorientierung zugeführt werden, und auch die darauf bezüglichen politischen Applikationen sind anzupassen. Es zeichnet sich auch noch eine weitere Schwierigkeit ab: Es ist zwar gelungen - und das ist eines der Verdienste der schweizerischen Verhandlungsdelegation -, die produktionsunabhängigen Direktzahlungen, den Grundsatz der Multifunktionalität der Landwirtschaft und die Verbesserung der Schutzklausel völkerrechtlich zu verankern. Das ist, gemessen an der ursprünglichen Forderung der grossen Agrarexporteure nach integralem Abbau aller Zölle und Subventionen im Landwirtschaftsbereich, ohne Zweifel ein ganz markanter und bemerkenswerter Fortschritt Der Abbau der internen produktegebundenen Stützung um 20 Prozent bedeutet aber - abgesehen vom Verlassen eines in der schweizerischen Landwirtschaftspolitik seit Jahrzehnten, seit der Schaffung des Landwirtschaftsgesetzes, geltenden Prinzips - für die Schweizer Landwirtschaft eine Reduktion um ungefähr 1 Milliarde Franken (Basis 1993). Da jedoch die weder absatz- noch preiswirksamen Massnahmen nicht reduziert werden müssen, sondern im Gegenteil weiter ausgebaut werden dürfen, kann eine Reduktion des Abbaus erreicht werden. Die von der WAK beantragte Übergangsbestimmung im Landwirtschaftsgesetz, welche die Umlagerung der abgebauten Mittel auf nichtabzubauende Massnahmen vorsieht, ist zu begrüssen. Sie ist geeignet, den Druck etwas zu verringern. Sie ist auch gesetzessystematisch richtig plaziert. Auch ist wichtig, dass das, was einmal umgelagert worden ist, später nicht abgebaut wird. Trotz den längerfristig sichtbar werdenden rigorosen Einbussen - das ist nun der von mir angesprochene Punkt- bleibt die Tatsache bestehen, dass bei der Erfüllung der Gatt-Verpflich-tungen die schweizerischen Preise auch am Ende der Übergangsphase immer noch wesentlich über dem Preisniveau der EU liegen werden. Mit anderen Worten: Das Agrardossier, das Gegenstand der bilateralen Verhandlungen der Schweiz mit der EU bildet, erhält einen höchst akuten Stellenwert, der über die Gatt-Konsequenzen hinausgeht. Ich bitte um Auskunft darüber, wie sich der Bundesrat in diesem Sektor zu verhalten gedenkt Ist es zutreffend, dass wir beim Ja zur Gatt-Vorlage als WTO-Mitglied die Meistbegünstigungsklausel zu berücksichtigen haben und dass damit wei-- 11 of 22 -29. November 1994 1107 Gatt/Uruguay-Runde ter gehende Zugeständnisse gegenüber der EU auf Verlangen auch sämtlichen Gatt/WTO-Partnerländern zugebilligt werden müssen? Wenn das der Fall ist, erhält natürlich das Agrardossierfür uns eine hohe Brisanz. Mit Blick auf die innenpolitische Implikation muss der Inhalt dieses Dossiers meines Erachtens zwingend vor der massgeblichen Schlussrunde in unserem Lande politisch abgesichert sein. Das aber wird ein effizientes Sicherungsnetz für unsere Landwirtschaft bedingen. Deshalb müssen die heute vorliegenden Lösungsansätze weiterentwickelt und dabei zeitgerecht allseits akzeptable, existenzsichernde Voraussetzungen geschaffen werden - ein alles andere als einfaches, aber ein unverzichtbares Anliegen im Sinne einer glaubwürdigen und wirksamen Politik des nationalen Ausgleichs. Ich bin für Eintreten auf die Vorlage. Delalay Edouard (C, VS): En effet, quelques mots tout d'abord sur le plan général en ce qui concerne le Gatt, avant que je ne développe mon interpellation dans une seconde partie. Une meilleure circulation des biens et des services constitue toujours, sur les plans économique, politique et social, une amélioration du niveau de vie des populations. C'est un principe de base, car une meilleure circulation des biens et des services introduit la division internationale du travail et fait en sorte que les marchandises soient produites dans les régions où elles le sont à meilleur compte. Le libre accès facilité au marché et la levée des barrières douanières non tarifaires facilitent également, pour leur part, les échanges entre les peuples et entraînent par là même une élévation de leur niveau de vie. A cela s'ajoute, pour la Suisse, le fait que nous sommes par nature un pays exportateur, dont la proportion de la production vendue à l'étranger est l'une des plus fortes au monde et constitue l'origine de notre bien-être, le fondement des places de travail que nous créons et de notre niveau de vie en général. En raison de ces considérations, nous ne pouvons qu'accepter les Accords du Gatt. Même si nous savons que nous n'avons rien à dire pour modifier ces accords, nous devons être bien conscients que le Gatt va modifier notre vie. Il s'agit donc de demeurer vigilants, car la déréglementation, la libéralisation, qui sont les composantes essentielles du Gatt, entraînent toujours avec elles la centralisation et la concentration. A cet égard, nous devons prendre garde à deux écueils: le premier a déjà été évoqué et porte sur le risque de voir notre marché particulièrement cultivé par des produits bon marché, fabriqués dans des conditions sociales critiquables selon nos critères et ne répondant pas toujours à notre volonté affirmée d'avoir des productions proches de la nature et respectueuses de l'environnement. Notre pouvoir d'achat élevé sera d'autant plus attractif pour nos voisins que la lutte pour l'exportation est souvent pour eux une contrainte en raison de surproductions chroniques. Je ne songe pas seulement, en évoquant ceci, à la production agricole, mais à tous les produits agroalimentaires. Le deuxième risque de concentration est plutôt intérieur, par les avantages que le Gatt ne manquera pas d'apporter aux régions fortement industrialisées de notre pays et à celles dont la densité est élevée en matière de production de services. Il s'agit dès lors, me semble-t-il, de façon interne, de ne pas négliger les correctifs indispensables aux distorsions que le Gatt introduira lorsqu'il sera appliqué pleinement. Je souhaite donc obtenir, de la part du Conseil fédéral, des assurances, ou tout au moins son point de vue, sur les mesures internes qu'il entend prendre pour éviter une sorte de dumping social déguisé, pour renforcer une politique régionale conforme à nos principes de solidarité, pour empêcher que les produits tirés des échanges facilités ne soient absorbés par une sorte de prolifération des transports, et pour le maintien des branches plus faibles de notre économie. Voilà pour les principes généraux C'est donc une approbation de principe aux Accords du Gatt, mais avec des réserve en ce qui concerne la déréglementation et la centralisation qui sont contenues en germes dans ces accords. Mon interpellation est étroitement en rapport avec les Accords du Gatt, mais porte aussi sur l'attitude à plus long terme de la Suisse en matière d'importation et, plus spécialement, sur la politique douanière appliquée au commerce des vins. Notez d'emblée que j'ai beaucoup de compréhension pour les commerces d'importation et pour la grande distribution, qui jouent un rôle d'approvisionnement du pays de premier plan et qui savent d'ailleurs bien défendre leurs intérêts. J'ai également le respect le plus profond pour les consommateurs suisses qui doivent pouvoir choisir parmi une gamme de vins de qualité, tout en payant le prix le plus juste possible. Mais il s'agit en l'espèce d'opérer une pesée des intérêts en présence, et s'il s'agit de prendre en compte ceux des importateurs et des grands distributeurs, ainsi que les intérêts légitimes des consommateurs, il convient aussi de ne pas livrer les producteurs suisses pieds et poings liés aux lois implacables du libre-échange, et cela à n'importe quel prix. Le comité référendaire, qui avait obtenu le rejet de l'arrêté fédéral sur la viticulture le 1er avril 1990, a réclamé, lors d'une conférence de presse tenue à la fin juillet 1994, la libéralisation totale des importations de vin blanc. Dès 1995, seul devrait subsister un contingent tarifaire de 1,705 million d'hectolitres, avec un libre choix d'importer du vin blanc ou du vin rouge, en vrac ou en bouteilles. Les membres du comité référendaire espéraient ainsi faire pression sur la commission des spécialistes de l'économie viti-vinicole suisse, chargée de conseiller le chef du Département fédéral de l'économie publique en matière viticole, à qui il reviendra de prendre finalement la décision et de présenter un projet au Conseil fédéral. Nous relevons qu'en 1990 les opposants à l'arrêté fédéral sur la viticulture ne revendiquaient pas la libéralisation des importations, ils se déclaraient même très favorables à une protection spéciale pour les vins blancs suisses. Ils voulaient, d'une part, un renforcement des normes qualitatives pour les vins suisses et, d'autre part, la suppression des importateurs qu'on appelait «les importateurs de salon». L'arrêté fédéral du 19 juin 1992 sur la viticulture a considérablement durci les dispositions sur les teneurs naturelles minimales en sucre pour les vins suisses, et a imposé à tout le vignoble indigène une limitation stricte des rendements pour les vins de première catégorie. Comme président de la Commission des appellations contrôlées pour le canton du Valais, je sais que ces dispositions sont très strictement appliquées par les cantons viticoles. J'ajoute même qu'aucun pays au monde ne connaît, aujourd'hui, de telles dispositions, d'autant plus que les cantons ont encore augmenté ces exigences pour leurs vignobles, ce qui a permis un assainissement du marché indigène, pour l'instant aux seuls frais des producteurs et encaveurs suisses. L'ouverture incontrôlée des frontières mettrait en péril l'équilibre de notre marché qui se verrait courtisé par des excédents mondiaux de vins produits principalement par nos fournisseurs habituels que sont nos voisins: la France, l'Italie et l'Espagne; et ces vins sont souvent bradés à des prix très bas. Le contingent global de 1,705 million d'hectolitres prôné par le comité référendaire menace le vignoble indigène. En effet, les quantités totales de vin rouge importées chaque année atteignent environ 1,45 million d'hectolitres. Le solde du contingent global permettrait donc d'importer quelque 25 millions de litres de vin blanc supplémentaires, soit trois fois plus que ce que l'on connaît aujourd'hui. Partant du constat que la consommation de vin blanc dans le pays sera au mieux stable, chaque litre de vin blanc importé en plus prendra la place d'un litre de vin indigène, cela va de soi. Et sachant que la production suisse est d'environ I litre au mètre carré aujourd'hui, l'importation supplémentaire ferait perdre l'équivalent de 1750 hectares au vignoble suisse, c'est-àdire le quart des surfaces de blanc que l'on connaît aujourd'hui. La production fait pour sa part un effort et propose de passer à l'importation officielle, selon les Accords du Gatt, de

75 000 hectolitres de vin blanc à 85 000 hectolitres, c'est-àdire une augmentation de 10000 hectolitres (1 million de litres). Cette quantité pourrait être importée avec un tarif de base. La production a une attitude compréhensive pour les

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Gatt/Cycle d'Uruguay 1108 29 novembre 1994 conditions du marché et propose de la sorte de conserver ce qu'on appelle actuellement le «contingent exceptionnel». Si le marché l'exige, le Conseil fédéral pourrait accorder un contingent supplémentaire au même tarif de base. A cette proposition, les négociants, les importateurs répondent qu'il faudrait ajouter aux 75 000 hectolitres de base chaque année un contingent additionnel et annuel de 10 000 hectolitres. Cela conduirait concrètement à aboutir en l'an 2002 la même année que les Jeux olympiques d'hiver en Valais! -à une libéralisation totale des marchés. C'est cela que je juge inacceptable. Ces propositions opposées des producteurs, des importateurs et du grand commerce trouvent leurs défenseurs respectifs jusqu'au sein de la commission des spécialistes chargée de présenter les propositions au Conseil fédéral. Aujourd'hui, nous savons qu'un blocage existe au sein de cette commission, si bien que c'est le Conseil fédéral qui devra prendre la décision finale sur proposition du chef du Département fédéral de l'économie publique, M. Delamuraz. C'est précisément cette décision politique qui a entraîné mon interpellation. Je souhaite, Monsieur le Conseiller fédéral, que vous informiez les citoyens, à l'occasion de ce débat sur le Gatt, de vos intentions et de celles du Conseil fédéral au sujet des importations de vin blanc. En particulier, nous voulons savoir si vous vous en tiendrez à l'offre suisse au Gatt sur ce point, ou si vous soutenez le principe d'une libéralisation supplémentaire contrôlée dans le temps. Nous n'ignorons pas non plus que les négociations bilatérales avec l'Europe vont donner l'occasion aux pays voisins d'exercer une pression pour vendre leurs vins chez nous, parce que notre pouvoir d'achat est élevé, et surtout parce qu'ils connaissent des excédents de production importants, vu qu'ils n'ont pas les limitations à la production que nous connaissons nous-mêmes. En Suisse, où la production a réalisé ces dernières années des pas de géant dans la limitation quantitative et dans l'amélioration de la qualité, nous faisons preuve d'une grande ouverture puisque le 55 pour cent de notre consommation nous vient déjà de l'étranger. Sachez, Monsieur le Conseiller fédéral, que les producteurs de vin ne sont pas opposés au Gatt, dont les accords respectent la spécificité de notre production. Ils comptent cependant sur votre arbitrage politique pour que le Conseil fédéral prenne en compte efficacement leurs besoins et ne les livre pas à des négociations qui iraient trop au-delà et trop vite vers une libéralisation sauvage du marché. Il n'est sans doute pas dans l'intention du Conseil fédéral de faire disparaître près de 2000 hectares de vigne, ce qui serait évidemment contraire aux intérêts économiques et sociaux de toute une population, particulièrement en Suisse romande, et contraire aux intérêts publics par la suppression des ressources fiscales que toute activité économique implique nécessairement Nous attendons donc en conclusion que le Conseil fédéral ne cède pas à la pression des plus forts, mais sache négocier ce domaine de l'implantation des vins blancs avec sagesse, en appliquant une ouverture très progressive, et en usant des possibilités offertes par la tarification douanière pour suppléer et compléter le côté strict que nous offrent aujourd'hui les protections douanières quantitatives. Je vous remercie d'avance, Monsieur le Conseiller fédéral, des assurances que vous allez pouvoir, à l'occasion de cette interpellation, donner aux représentants de la production. Uhlmann Hans (V, TG): Zuerst einige Gedanken zum Eintreten und dann ein paar Überlegungen zu meiner Interpellation (93.3403, «Uruguay-Runde und gesunder Bauernstand»). Ich nehme es vorweg: Ich bin selbstverständlich für Eintreten auf die Vorlage zum Gatt/WTO-Übereinkommen, ich bin aber auch für Eintreten auf die einzelnen Gesetz- und Beschlussentwürfe, die wir im Rahmen der morgigen Sitzung behandeln werden. Grundsätzlich unterstütze ich die Ratifizierung des aus der Uruguay-Runde resultierenden Abkommens. Ich gehe mit allen Vorrednern einig: Die Teilnahme der Schweiz an diesem Vertragswerk ist für unsere Volkswirtschaft von entscheidender, ja existentieller Bedeutung. Ich anerkenne auch, dass die Bemühungen des Bundesrates und der schweizerischen Gatt-Unterhändler besonders in der Endphase doch noch ein für die Schweiz und besonders für die Landwirtschaft akzeptables Verhandlungsresultat gebracht haben. Es wurde anerkannt, und es ist auch unbestritten, dass die grosse Mehrheit unserer Bevölkerung Vorteile aus diesem Vertragswerk haben wird. So werden durch den Abbau von Handelsschranken unsere Firmen konkurrenzfähiger, was wiederum - so hoffen wir alle miteinander- Arbeitsplätze sichert; ja, vielleicht können auch wieder vermehrt Arbeitsplätze geplant werden. Konsumentinnen und Konsumenten werden mindestens tendenziell - günstiger einkaufen können, sofern - das möchte ich ganz klar betonen - Zwischen- und Detailhandel die günstigen Preise weitergeben. Ich gewichte diese Interessen gleich stark wie die Erfüllung der Ziele des 7. Landwirtschaftsberichtes. Wir brauchen beides: Wir brauchen generell eine starke Wirtschaft, besonders eine starke Exportwirtschaft, wir brauchen aber auch eine intakte schweizerische Landwirtschaft. Wir tun gut daran, bei der innenpolitischen Rechtsanpassung immer wieder beide Ziele vor Augen zu haben. Ich attestiere hier der Kommission für Wirtschaft und Abgaben, dass sie diese Ziele anvisiert hat und auch - mindestens teilweise - durch ihre Anträge erreichen kann. Die Grundlage wird jedoch nicht griffig genug sein, wenn die drei Landwirtschaftsvorlagen, die am 12. März 1995 zur Abstimmung kommen, scheitern sollten. Für die schweizerische Landwirtschaft steht bei den Verhandlungen über den Gatt-Abschluss also mehr auf dem Spiel, als jetzt vielleicht allgemein angenommen wird. Wir sehen die Notwendigkeit der Gatt-Übereinkommen ein: Die Bauern wollen nicht von vornherein Opposition machen. Das ist in der Haltung der bäuerlichen Vertreter, auch des Schweizerischen Bauernverbandes, deutlich zum Ausdruck gekommen. Es wird jedoch erwartet, dass der Bundesrat, das Parlament und auch das Schweizervolk die Leistungen unserer Landwirtschaft nicht vergessen und die innenpolitischen Weichen so stellen, dass diese Landwirtschaft ihre Aufgaben im Interesse des Gesamtwohls unseres Landes längerfristig erfüllen kann-ich betone: längerfristig. Ich persönlich stimme dem Gatt/WTO-Übereinkommen zu, allerdings unter dem Vorbehalt, dass die innenpolitische Umsetzung im Sinne der Kommission von unserem Rat beschlossen wird. Ich hätte die Gesamtabstimmungen lieber in einer anderen Reihenfolge gesehen, also zuerst über die Gesetz- und Beschlussentwürfe und dann über das Übereinkommen. Wir haben noch die Schlussabstimmungen, die allenfalls eine gewisse Differenzierung ermöglichen. Ich bin überzeugt: Unsere Verhandlungen und unsere Beschlüsse werden von verschiedenen Gruppen sehr genau verfolgt Das Resultat dieser Verhandlungen ist auch sehr wichtig, und es wird auch sehr von diesem abhängen, ob schliesslich ein Referendum ergriffen wird oder nicht Ich meine, es wäre sehr zu begrüssen, wenn man die grossen Ängste, die viele Leute in diesem Land in bezug auf die Auswirkungen durch unsere Beschlüsse haben, mehr als mildern könnte. Nun noch ein paar Bemerkungen zu meiner Interpellation. Ich muss ein paar Zahlen bzw. Daten anführen. Diese Interpellation stammt vom 21. September 1993. Es ist völlig unüblich, dass im Ständerat eine Interpellation so lange schubladisiert oder auf die lange Bank geschoben wird. Die Uruguay-Runde wurde am 15. Dezember 1993 durch die Annahme des Entwurfes der Schlussakte beendet Am 15. April 1994 wurde das Abkommen in Marrakesch unterzeichnet Ich habe natürlich ein gewisses Verständnis, dass sich der Bundesrat die Überlegung gemacht hat: «Der Uhlmann kann warten, bis die Botschaft kommt.» So ist es auch herausgekommen. Mit der Botschaft 1 und 2 über das Gatt-Abkommen bzw. die innenpolitische Rechtsanpassung hat der Bundesrat die Antwort auf meine Interpellation teilweise auch gegeben. Auch wenn die Antwort teilweise gegeben wurde, ist sie jedoch zu spät gekommen und nicht genügend, um sicherzustellen, dass der einheimischen Landwirtschaft das Überleben gesichert werden kann.

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29. November 1994 1109 Gatt/Uruguay-Runde Erst mit den Anträgen der Kommission werden - dank Artikel Ibis der Übergangsbestimmungen des Landwirtschaftsgesetzes und weiteren Bestimmungen in den folgenden Gesetzen - einigermassen erträgliche Voraussetzungen für die bedrängte Landwirtschaft nach dem Inkrafttreten des Gattbzw, des WTO-Abkommens geschaffen. Ich muss Ihnen jedoch sagen, dass diese minimalen Absicherungen längerfristig nicht genügen werden, um die Existenz der einheimischen Landwirtschaft zu sichern. In der Botschaft fehlen klare Aussagen in bezug auf die verlässliche Finanzierung von Gatt-konformen Instrumenten der Agrarpolitik - insbesondere die Zusicherung ausreichender Direktzahlungen auf längere Sicht -, und Vorstellungen über die Sicherstellung der erforderlichen Mittel fehlen ebenso. Angesichts der Tatsache, dass die Einkommen der Bauernfamilienseit 1989 um nicht weniger als 30 Prozent gesunken sind, kommt diesem Aspekt besondere Bedeutung zu. Gerade aufgrund dieser Tatsache begreifen Sie wahrscheinlich, weshalb ich vor rund 14 Monaten diese Interpellation eingereicht habe. Bei der Umsetzung der Tarifizierung bleibt der Bundesrat ebenso vage. Es wäre zu begrüssen gewesen, wenn wesentliche Punkte - etwa die Höhe der Zollkontingente und der Tarife, die Kriterien für die Verteilung von Zollkontingenten, die Handhabung der Schutzklausel - schon sichtbar auf Gesetzesstufe geregelt wären. Ich stelle also fest, dass meine Interpellation durch die Botschaften nur teilweise beantwortet wurde. Es wird sich nun zeigen, ob der Bundesrat in der Lage ist, die noch nicht beantworteten Fragen so zu beantworten, dass ich beruhigt und auch zufrieden bin; ich bin gespannt darauf. Ich möchte noch etwas nachholen. Alle diese Vorlagen, die wir morgen behandeln werden, werden den jungen, initiativen Bauern wohl kaum genügen. Es ist nötig, dass wir innenpolitisch den jungen Bauern mehr Spielraum lassen, damit sie eben auch initiativ sein können. Es geht nicht an, dass wir immer noch Massnahmen haben, gesetzliche Einschränkungen, die das verunmöglichen. Ich hoffe sehr, Herr Bundesrat, dass sich auch auf diesem Gebiet in nächster Zeit etwas tut Bisig Hans (R, SZ): Die neue Welthandelsordnung ist ein multilaterales Regelwerk, dessen Bedeutung für die Schweiz hier und heute durchaus 20mal dick unterstrichen werden darf. Auch wenn wir immer auf die europäischen Märkte angewiesen sein werden, hat der Welthandel für unsere Wirtschaft gerade nach dem EWR-Nein des Schweizervolkes eine besondere und erst noch wachsende Bedeutung. Als kleines Land mit bescheidenen Rohstoffvorkommen und einem für die Wohlstandsabsicherung ungenügenden Binnenmarkt muss die Schweiz an jeder Marktöffnung besonders interessiert sein, dies um so mehr, als diese sich, wie bei den Gatt/WTO-Übereinkommen, ohne eigentliche Souveränitätsverluste realisieren lässt. Ich verstehe zwar die offensichtliche Absicht der Kollegen Rhinow und Onken, die EU-Beitrittsoption im Gespräch zu halten, teile aber ihre Meinung bezüglich Souveränitätsverlust-Vergleich absolut nicht. Wie vielfach festgestellt wird, profitiert letztlich jede Bürgerin und jeder Bürger vom Verhandlungsergebnis der Uruguay-Runde. Im Gegensatz zum Entscheid über den EWR-Beitritt existiert für unser Land auch keine echte Alternative zur WTO. Eine Ratifizierung der Ergebnisse der Uruguay-Runde ist für mich gegeben. Ich habe mich aber nicht zu Wort gemeldet, um Binsenwahrheiten zu verbreiten. Mir geht es um die regionalpolitischen Folgen. Richtigerweise wird festgestellt, dass von der Ratifizierung der Gatt/WTO-Übereinkommen nicht nur der Exportsektor, sondern in der Folge auch die Landwirtschaft, die Zulieferer und sogar die Sozialwerke profitieren. Das ist aber nur die halbe Wahrheit Ganz abgesehen von der Landwirtschaft fallen regional unterschiedlich starke Vorteile an. Herr Kollega Schiesser hat es kurz angetönt, und Kollega Cavelty hat den touristischen Standpunkt eingebracht Selbst unter Berücksichtigung der erheblichen indirekten Wirkungen bleibt für die Regionen des Alpengebietes nicht allzuviel übrig. Für diese ist es entscheidend, wieweit sie von den verbesserten Einkommen in den übrigen Gebieten touristisch profitieren können. Das Fazit der Studie «Auswirkungen der Uruguay-Runde auf die Regionen», dass keine ins Gewicht fallende Vergrösserung regionaler Disparitäten zu erwarten sei und dass damit nur geringer regionalpolitischer Handlungsbedarf begründet werde, muss darum relativiert werden. Meine Bedenken werden durch den sich in der Vernehmlassung befindenden Bericht «Grundzüge der Raumordnung Schweiz» mehr als nur bestätigt. In dieser Schrift wird unmissverständlich festgestellt, dass sich die wirtschaftlichen Aussichten in agrarisch-gewerblichen, ländlichen Regionen und in grossen Teilen der Berggebiete eher ungünstig präsentierten und dass der industriell-gewerbliche Sektor in manchen Regionen strukturelle Schwächen aufweise, die sich insbesondere bei einer Verschärfung des Wettbewerbes negativ auswirken würden. Im Bereich der Dienstleistungen sei eher mit einem Arbeitsplatzabbau zu rechnen, zum Beispiel wegen Schliessung ertragsschwacher Filialen oder Konzentration der Produktion. Auch die Zahl der landwirtschaftlichen Betriebe werde weiter abnehmen und die Summe aller landwirtschaftlichen Einkommen sinken. Mit einem «sanften Tourismus» und einer Erhöhung des Erholungswertes der Landschaft alleine lassen sich diese Defizite sicher nicht ausgleichen. Der regionalpolitische Handlungsbedarf ist wesentlich grösser, als generell angenommen wird. Der in den Gatt/WTO-Abkommen enthaltene Spielraum muss zugunsten der Landwirtschaft genutzt werden. Ebensowichtig ist aber auch eine optimale Einbindung der historisch gewachsenen Mittel- und Kleinzentren des ländlichen Raumes und des Berggebietes in das Städtesystem als wesentliche Voraussetzung des sozialen, wirtschaftlichen und kulturellen Lebens in den einzelnen Landesteilen. Mit dem Konzept «Bahn und Bus 2000» und der Neat ist oder wäre dies möglich. Den Worten müssen aber Taten folgen. Und mir fehlt langsam der Glaube! Die aktuelle Situation im öffentlichen Verkehr und die bereits bekannten Projekte lassen gar nichts Gutes erwarten. Wenn es nach dem Willen des SBB-Verwaltungsrates geht, werden die Neat-Züge ohne Halt bis ins Südtessin «donnern», wodurch die Neat-Vertröstungen des Bundesrates im Bericht «Bahn 2000» Lügen gestraft werden. Aufhorchen lässt auch das Fahrplanprojekt der SBB für die Periode 1995-1997. Für die Regionen am Gotthard ist bereits der gegenwärtige «SBB-Schrumpfkurs» an der Grenze des Erträglichen. Ein weiterer Abbau der Verbindungen zwischen Lugano und der Urschweiz mit Unterbrüchen im Taktfahrplan von bis zu drei Stunden ist ganz einfach daneben und inakzeptabel. Die Schweiz wird sowohl insgesamt als auch in den einzelnen Kantonen oder Regionen grosse Vorteile von der Uruguay-Runde erzielen können. Wie die erwähnte Studie feststellt, sind die Kantone und Regionen aber als unterschiedliche Gewinner zu bezeichnen, indem deutliche Differenzen bestehen. Diese regionalen Disparitäten gilt es zu beachten, und den möglichen Ausgleich gilt es zu schaffen, wenn die Uruguay-Runde für die Schweiz zur Erfolgsgeschichte werden soll. Beim Ausgleich denke ich nicht ans Geldverteilen, sondern vielmehr an faire Wettbewerbsbedingungen, vor allem an die Einbindung des ländlichen Raumes und des Berggebietes in das Städtesystem. Ich stimme selbstverständlich für die Genehmigung der Vorlage. Cottier Anton (C, FR): Je voudrais exposer mon point de vue sur la nature des rapports multilatéraux par rapport à ceux du bilatéralisme. Mais auparavant, permettez-moi d'exprimer au Conseil fédéral et à son représentant, M. Delamuraz, conseiller fédéral, au secrétaire d'Etat et à son équipe de négociateurs, notre reconnaissance. En effet, la Suisse a pris une part active et influente à de nombreux stades des négociations et dans de nombreux domaines. J'en veux pour preuve l'introduction du caractère multifonctionnel de l'agriculture, le renforcement des droits de la propriété intellectuelle et l'établissement des règles de la procédure d'arbitrage. Ainsi, le bilan des négociations est positif pour notre pays et les Accords du Gatt montrent les avantages que la Suisse peut retirer des négociations multilatérales. La force et la puissance -- 14 of 22 -Gatt/Cycle d'Uruguay 1110 29 novembre 1994 régissent les négociations bilatérales. Leur résultat est en fin de compte surtout influencé par le puissant, par celui qui maîtrise les négociations. C'est la loi du plus fort Or, la nature des négociations multilatérales est toute différente. Le petit pays lutte à armes égales avec les grandes nations ou les unions d'Etats. Les hésitations des Etats Unis dans la ratification des Accords du Gatt illustrent à quel point grands et petits sont placés sur le même niveau. Non pas la loi de la force, mais celle de l'égalité, de l'équité, détermine le résultat des négociations multilatérales. Concrètement, dans les Accords du Gatt, la clause de la nation la plus favorisée doit être concédée à chacun des membres. Aucune différence dans le traitement n'est ainsi admise. L'égalité est de rigueur. En outre, le principe de la réciprocité empêche toute lésion à l'intérieur des accords. L'équité et le droit inspirent donc les rapports entre les parties contractantes. Or, l'objectif premier de ces accords ne consiste pas seulement en la liberté des échanges, mais aussi en la sécurité du droit. Un ordre économique international est établi. La piraterie économique en sera bannie. Il s'agit enfin de renforcer la stabilité politique et la paix, et c'est là tout l'intérêt du multilatéralisme. Notre pays doit donc être partie prenante à ces accords. Des motifs économiques et politiques l'exigent Que faut-il penser dès lors de la critique avancée par nos collègues, MM. Rhinow et Onken, sur la perte de souveraineté? Comme moi, ces deux collègues sont en somme des défenseurs du multilatéralisme en général. Leur discours m'étonne. Perte de souveraineté nationale, oui, mais aussi gain de souveraineté. Certaines activités, comme l'économie, la protection de l'environnement et d'autres, ne peuvent être conçues dans les seules limites nationales, sinon leurs effets restent insuffisants, voire fragmentaires. En étendant ces activités au-delà des frontières nationales, certes une partie de la souveraineté est abandonnée, mais cet abandon est compensé par la part que la Suisse prendra, en dehors de ses frontières, dans d'autres pays, à l'établissement des règles qui doivent régir les échanges internationaux. Il ne faut pas parler de perte de souveraineté, mais d'une mise en commun de la souveraineté. Plusieurs intervenants ont exprimé tout à l'heure leur préoccupation au sujet des effets du Gatt sur la population de nos contrées rurales. Les régions en profitent de façon diverse. L'étude des professeurs Graf et Hauser, qui a été mentionnée tout à l'heure, le démontre. L'intérêt des régions rurales et périphériques est certes plus faible que celui des agglomérations, et pour un pays multiculturel l'équilibre entre les régions est indispensable. C'est là que doivent intervenir les institutions internes du fédéralisme, pour assurer que la prospérité soit répartie de manière à ce que les régions les moins favorisées y trouvent aussi leur compte. Il nous appartient à nous, et non pas aux Accords du Gatt, d'organiser cette répartition interne. Au surplus, la Suisse a toujours eu la vocation des échanges. Elle a continué à commercer avec ses voisins dans des conditions historiques très difficiles. A l'heure de l'ouverture des marchés, ce serait un comble pour ce pays libre-échangiste de rester à quai, et ce, d'autant plus que cette ouverture des marchés est réglée de manière à éviter des guerres commerciales, dont la Suisse, petit pays, ne pourrait que souffrir, et à instaurer une paix dynamique et favorable à la prospérité commune. Seiler Bernhard (V, SH): «Die Wirtschaft braucht den im Gatt abgesicherten Zutritt zu fremden Märkten, die Wirtschaft will faire Regeln auf den Weltmärkten. Wir verschliessen uns dieser Einsicht nicht, schliesslich hängt auch die Landwirtschaft vom Wohlergehen der Wirtschaft ab.» Das ist ein Zitat des Präsidenten des Schweizerischen Bauernverbandes im Vorwort zur Broschüre «Standpunkt des Schweizerischen Bauernverbandes zum Gatt». Dies ist grundsätzlich auch meine Meinung. Der Präsident des Schweizerischen Bauernverbandes vermerkt dann allerdings weiter, dass das Gatt für die schweizerische Landwirtschaft einschneidende Auswirkungen haben wird, und gibt der Hoffnung Ausdruck, dass Bundesrat und Parlament dafür sorgen werden, dass die Landwirtschaft trotzdem zuversichtlich in die Zukunft schauen kann. Diese Hoffnung wird Herr Bundesrat Delamuraz sicher in seinem Eintretensvotum heute unterstützen. Er wird uns auch wiederholen, was er bereits beim Abschluss des Vertrages gesagt hat, nämlich: dass die Ratifizierung eine existentielle Frage für unsere Wirtschaft, vor allem für unsere Exportwirtschaft, sei, die eindeutig davon profitieren wird. Vorteile rechnen sich auch andere Bevölkerungsgruppen aus, z. B. die Konsumentinnen oder das Konsumentinnenforum. Sie erhoffen sich von einem grösseren Warenangebot und vom Wegfallen von Importabgaben und staatlichen Unterstützungen schliesslich tiefere Nahrungsmittelpreise. Auch wird einem suggeriert, dass mit dem Gatt-Vertrag der Welthandel noch freier wird und damit Arbeitsplätze und der Wohlstand gefördert werden. Man ist sich also einig, dass der vorliegende Gatt-Vertrag viele Vorteile, vor allem auch für unsere Wirtschaft, beinhaltet Bei nüchterner Überlegung kommt man aber auch zum Schluss, dass Gewinne auch von jemandem bezahlt werden müssen. Dass dies unsere Bauern sein werden, weiss man nicht erst seit dem Vertragsabschluss. Die Rechnungen der ETH kommen auf Mindereinnahmen für die schweizerische Landwirtschaft in der Grössenordnung von insgesamt 1,4 Milliarden Franken für die nächsten sechs Jahre. Berücksichtigt man, dass für die Berechnung dieses Ausfalles die Zahlen der Jahre 1993 oder 1992 beigezogen werden, sollte man sich im klaren sein, dass von einem bäuerlichen Einkommen ausgegangen wird, das etwa 25 bis 30 Prozent unter dem sogenannten Paritätslohnanspruch gelegen hat. Wenn man also von einem zwischen der Landwirtschaft und der übrigen Wirtschaft einigermassen vergleichbaren Einkommen ausgehen will, dann sind diese 1,4 Milliarden Franken die untere Grenze. Sicher positiv zu vermerken sind die Anstrengungen und Beschlüsse im Zusammenhang mit der Behandlung der Initiative des Schweizerischen Bauernverbandes, dem sogenannten Gegenvorschlag, der gute Ansätze enthält, damit zumindest ein Teil der Einkommensverluste durch Direktzahlungen wieder wettgemacht werden können. Nur hat diese Initiative zuerst noch die Hürde der Volksabstimmung im März des nächsten Jahres zu nehmen. Aber selbst ein Ja zu dieser Initiative ist kein allzu verlässlicher Garant dafür, dass dann das Geld für diese Direktzahlungen vorhanden ist und von den Räten zur Verfügung gestellt wird. Ich habe deshalb Verständnis für die Bauern, die sich überlegen, ob sie gegen das Gatt-Abkommen nicht das Referendum ergreifen sollten. Das ist nur eine Drohung von einzelnen bäuerlichen Komitees, und ich verstehe nicht, weshalb einige Gatt-Befürworter gleich nervös werden und diese Überlegungen hart verurteilen. Es geht hier um ein absolut legales, demokratisches Recht Ich betone aber, dass die Vertreter des Schweizerischen Bauernverbandes dieses Wort des Referendums nicht in den Mund genommen haben. Für die Mehrzahl der Schweizer Bauern und auch für mich ist klar, was auf dem Spiele steht. Nicht erst mit dem Abschluss der Uruguay-Runde hat man auf bäuerlicher Seite erkannt, dass die Agrarpolitik Ausgangs des 20. Jahrhunderts angepasst werden muss. Ein recht massiver Druck auf die schweizerische Landwirtschaft besteht schon länger aus dem benachbarten EU-Raum und direkt natürlich auch entlang unseren Grenzen, z. B. bedingt durch den sogenannten Einkaufstourismus. Unsere Produzentenpreise, die im Vergleich zum Ausland höher sind, sind ja nicht die Folge zu guter Einkommen unserer Landwirte. Die Gründe kennen Sie alle, ich brauche sie nicht aufzuzählen. Durch das Gatt-Abkommen, das wissen wir auch, werden die Preise innerhalb der nächsten sechs Jahre weiter drastisch reduziert Zudem wird - und das, finde ich, ist ein grosser Nachteil dieses Abkommens - auch das Gesamtproduktionsvolumen kleiner werden. Weil das Dreiphasensystem nicht Gattkonform ist, soll dieses durch eine - aus meiner Sicht untaugliche, unwirksame-Schutzklausel ersetzt werden. Natürlich gibt es auch gewisse Vorteile. Sicher ist es erwünscht, dass der bisher eher übertriebene Schutz reduziert wird und unsere landwirtschaftliche Produktion mehr Wettbewerb ausgesetzt wird und dass unsere Produkte längerfristig auch in grösserem Umfange exportiert werden können - das wird ja auch im Zusammenhang mit dem Gatt versprochen.

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29. November 1994 1111 Gatt/Uruguay-Runde Auch bei einem weiteren Wachstum unserer Landwirtschaftsbetriebe, also bei einer weiteren Strukturveränderung Richtung grössere Betriebe, sollen sie auch in Zukunft Familienbetriebe bleiben. Sie sollten aber, und das ist für mich das Zentrale, auch zukünftig in erster Linie Nahrungsmittelproduzenten bleiben können und den tüchtigen und innovativen Bauern ein besseres Einkommen ermöglichen als einem sogenannten Landschaftsgärtner. Mit einigen Verbesserungen, ich denke vor allem an den Teil der Landwirtschaft im Gattlex, die noch angebracht werden können oder müssen, glaube ich, kann auch diese Zielsetzung, wie ich vorhin gesagt habe, für die schweizerische Landwirtschaft unter Gatt-Bedingungen erreicht werden. Ich bin daher für Eintreten, in der Hoffnung, dass Sie dann mithelfen, ein paar Verbesserungen noch zustande zu bringen und so dem Gattlex das zu geben, was auch den Landwirten dann eine gewisse Hoffnung gibt. Schallberger Peter-Josef (C, NW): Bei der ersten Konfrontation mit den neuen Gatt-Verträgen wurde den Mitgliedern der WAK der Rat gegeben, bei Diskussionen nicht zu sehr in Details zu gehen, sondern vor allem die Gesamtbedeutung für die Exportwirtschaft zu schildern. Wer die Schlagzeilen in der Presse verfolgte, konnte feststellen, dass diesem Ratschlag nachgelebt wurde. Schon vor Erscheinen der Botschaft wurden Komitees gebildet, welche zum Teil geradezu euphorisch ans Werk gingen. Sie haben auch mich überzeugt, dass der Ausstieg aus dem Gatt-Regelwerk für unsere Wirtschaft verheerend wäre. Tatsächlich ist es in der Schweiz seit der Mitgliedschaft im Gatt allen mehr oder weniger gutgegangen. Ein Zurück ist schlicht nicht möglich. Besonders unsere dank importierten Rohstoffen und importierten Arbeitskräften aufgeblähte und gottlob florierende Exportwirtschaft ist vom Gatt abhängig. Daran glaube ich. An die Behauptung, es werde beim freien Markt allen auf dieser Erde bessergehen, glaube ich jedoch nicht. Bei ungehindertem Wettbewerb wird es immer Gewinner und Verlierer geben. Wenn ich beobachte, was in den Jahrzehnten seit Ende des Zweiten Weltkrieges an Veränderungen und Entwicklungen, nicht bloss in der Schweiz, sondern weltweit, geschehen ist, ergibt sich ein eher ernüchterndes Bild. Ich weiss, ich nehme das Risiko auf mich, in den weihevollen Stunden des Gatt-Lobgesangs die Andacht zu stören. Aber vor allem zwei Folgen der Freihandels- und Wettbewerbsmentalität bedrücken mich nebst Umweltproblemen und bereiten mir Zukunftssorgen:

1. der Wahn zur Grosse, die brutale Verdrängung des Kleinen und Schwächeren;

2. die als Selbstverständlichkeit hingenommene Sockelarbeitslosigkeit. Der erstgenannten Zeiterscheinung sehen wir auch in der Schweiz tatenlos zu, weil wir gegen die Marktmächte hilflos sind. Wir sehen zu, wie beispielsweise durch Fusionen Grosser Kleine wettbewerbsunfähig gemacht werden, wie Regionalbanken «geschluckt», Versicherungen aufgekauft, Detaillisten verdrängt, Gewerbebetriebe in den Konkurs getrieben werden. Gefällt Ihnen das? Mir gefällt es nicht. Als Schüler freuten wir uns in den Religionsstunden wohl am meisten, dass David Goliath besiegte. Aber das war ja Altes Testament, passt nicht ins Gatt-Zeitalter, zur Wirtschaftsmentalität von heute. Dagegen würde der um Jahrtausende zurückliegende Turmbau von Babel viel besser in unsere Zeit passen. Dem Wahn zur Grosse folgt in der Regel der Grössenwahn. Schon oft haben Grössenwahnbesessene kleiner als nur klein geendet, wie etwa der Niedergang gefeierter Finanzhaie und Immobilienspekulanten zeigt. Die lapidare Feststellung, diese Wunderknaben seien an ihrem Missgeschick selber schuld, tröstet die mitgerissenen Geldgeber und Lieferanten kaum. Mir scheint, der Menschheit von heute sei das gesunde Mass abhanden gekommen, und ich vermute, dass die beste Kapuzinerpredigt daran überhaupt nichts ändern könnte. Zur zweiten recht zweifelhaften Errungenschaft unserer Zeit, der sogenannten Sockelarbeitslosigkeit: Ich erinnerte mich in den letzten Tagen an eine Veranstaltung, die vor etwa dreissig Jahren stattgefunden hatte, bei der über die Verkraftbarkeit von Arbeitszeitverkürzungen diskutiert wurde. Jugendlich, wie ich schon damals war, warnte ich davor, die menschliche Arbeitskraft allzusehr zu verteuern, und ich erinnerte an die Möglichkeiten der Technik, den Menschen wegzurationalisieren. Schon damals war ich davon überzeugt, dass die Industrie rücksichtslos das billigere Produktionsmittel wählen würde. Ich beschwor damals die Diskussionsteilnehmer, dass das Gleichgewicht zwischen Geben und Nehmen langfristig zu suchen sei. Selbstverständlich dachte ich dabei auch an meinen Berufsstand und weitere Wirtschaftsgruppen, die mit kurzen Arbeitszeiten niemals mithalten können und somit auf dem damals angespannten Arbeitskräftemarkt im Nachteil waren. Sie kennen die heutigen Verhältnisse. Sie wissen, wie gross die Anzahl der wegrationalisierten Arbeitsplätze ist, und Sie kennen die menschlichen und finanziellen Folgen. Aber vielleicht haben Sie sich noch kaum überlegt, ob es verantwortbar ist, durch die Kopie von Agrarpolitiken anderer Länder, die gescheitert sind, nun auch noch zusätzlich einige zehntausend Bauern arbeitslos zu machen. Damit bin ich bei meinem letzten Gedankengang angekommen, bei der Beurteilung der Gatt-Verträge durch die «bäuerliche Brille». Es ist mir völlig unverständlich, weshalb sich die Europäische Union von den USA und weiteren grossen Agrarstaaten zur Unterstellung der Landwirtschaft unter die Gatt-Regelungen zwingen liess. Die enormen topographischen, strukturellen und im Falle von Australien sowie Neuseeland auch klimatischen Vorteile werden den Ländern des europäischen Kontinents bei den viel zu billigen Transportkosten kostspielige Probleme bescheren. Viele Bauern unseres Landes haben zudem Angst davor, dass bei uns der brutale Verdrängungsprozess der EU und die menschenunwürdige Ausbeutung der bäuerlichen Bevölkerung auch bei den aufgezwungenen Grossstrukturen nachgeahmt werden könnten. Persönlich bin ich jedoch davon überzeugt, dass sich die Verantwortlichen unseres Landes vernünftiger und menschlicher verhalten werden, solange wir Herr im eigenen Hause bleiben. So war es bereits bei den Vertragsverhandlungen in verdankenswerter Weise das Hauptverdienst der Schweizer Unterhändler, dass die Multifunktionalität der Landwirtschaft akzeptiert wurde. So werden bei der Anpassung der vielen Verordnungen und bei deren Anwendung die hierfür Zuständigen doch wohl auch in Zukunft bedenken, dass es nicht kanadische, sondern Schweizer Bauern sind, die unsere Versorgungssicherheit in allfälligen Notzeiten gewährleisten; dass es nicht amerikanische, sondern Schweizer Bauern sind, die die dezentrale Besiedlung unseres vielfältigen Landes erhalten; dass es nicht australische, sondern Schweizer Bergbauern sind, welche unsere herrlichen Landschaften mit Liebe und Aufopferung pflegen und damit auch die Grundlage für unseren sehr bedeutungsvollen Wirtschaftszweig Tourismus sicherstellen. Ich kann mir schlecht vorstellen, dass ein wirklich verantwortungsbewusster Politiker die grosse und vielfältige Bedeutung unserer Landwirtschaft negiert und diese «aushungern» lässt. Die heutige, prekäre Einkommenssituation kann unmöglich von Dauer sein, ohne dass unser Volksganzes Schaden erleidet. Mehrere Votanten dieser Debatte zeigten Verständnis für diese Tatsachen. Es gibt einen gängigen, nicht überaus sympathischen und eher zuviel gebrauchten Begriff im politischen Vokabular: Ich meine das Wörtchen «Sachzwang». Ich glaube, dass dieser Begriff wohl selten bei politischen Entscheidungen dermassen zutrifft wie bei den Gatt/WTO-Verträgen. Unsere Exportwirtschaft ist existentiell auf unsere Zustimmung angewiesen. Meine Zustimmung erfolgt mit der Zuversicht, dass auch den Verlierern, nicht zuletzt dem Bauernstand, eine ehrbare Existenz auch in Zukunft zugebilligt wird. Büttiker Rolf (R, SO): Aus Sicht der Schweizer Wirtschaft geht es bei der Gatt-Vorlage um mehr Ordnung und fairere Spielregeln auf dem «Marktplatz Globus». Es sind nicht nur die letztlich in Franken und Rappen messbaren Errungenschaften bei den Zöllen, welche die Bedeutung des Abkommens ausma-- 16 of 22 -Gatt/Cycle d'Uruguay 1112 29 novembre 1994 chen, sondern ebenso die verfeinerten Mechanismen und Verfahren:

1. Das neue Gatt-Handelsrecht sorgt in verschiedenen Punkten für fairere Spielregeln. Dazu drei für mich wesentliche Bereiche für die Schweizer Wirtschaft: Erstens: Der weltweite Subventionswettlauf wird gebremst Verboten sind alle handelsverzerrenden Exportsubventionen, die nachweislich einen Anteil von 5 Prozent des Werts des Endproduktes übersteigen. Dies garantiert auch den schweizerischen Exporteuren ausgeglichenere Wettbewerbsbedingungen. Zweitens: Die Gatt-Klausel zum Schutz der inländischen Industrie kann unter der strengen Kontrolle der Vertragspartner künftig nur noch angerufen werden, wenn ein Kausalzusammenhang zwischen höheren Importen und Nachteilen für die einheimische Wirtschaft begründet werden kann. Drittens: Bei Investitionen im Ausland - das ist für die Schweizer Wirtschaft besonders von Bedeutung - hat das Gatt-Mitglied die ausländische Firma gleich zu behandeln wie einheimische Unternehmen. Fairere Wettbewerbsbedingungen haben die Marktteilnehmer auch dank der präzisierten Antidumpingmassnahmen oder.der Beseitigung weiterer technischer Handelshemmnisse zu erwarten.

2. Gatt/WTO bedeutet ein «grösseres Handelshaus mit offeneren Türen». Die Ergebnisse der Uruguay-Runde können dabei nur gesamthaft, als Paket, übernommen werden. Entweder gehört ein Land der neuen Handelsorganisation mit all ihren Abkommen an, oder es steht vollständig ausserhalb der neuen Welthandelsordnung. Das neue Gatt/WTO bringt somit institutionell wie auch bezüglich seines inhaltlichen Geltungsbereiches einen qualitativen und quantitativen Sprung und kann nicht bloss als Weiterentwicklung der bisherigen Ordnung verstanden werden. Es ist für mich vielmehr als Anfangsstufe eines neuen Prozesses zur umfassenden Regelung der Welthandelsbeziehungen zu werten.

3. Katastrophale Folgen eines Alleingangs: Vor allem in gewissen Landwirtschaftskreisen spielt man mit dem Gedanken, angesichts der verlangten Verpflichtungen auf eine Unterzeichnung des neuen Gatt-Regelwerks zu verzichten. Diese Haltung ist kurzsichtig und trägt den gesamtwirtschaftlichen Rahmenbedingungen der Wirtschaftspolitik nicht Rechnung. Für die schweizerische Wirtschaft insgesamt wäre ein Alleingang ausserhalb des neuen Gatt/WTO ausserordentlich gefährlich. Man würde damit nicht nur auf die Vorteile der Uruguay-Runde verzichten, sondern die bisherige Rechtssicherheit des Marktzugangs weitgehend verlieren. Das alte Gatt wird in einer Übergangsphase zwar noch bestehenbleiben. Diejenigen Länder, die der neuen Welthandelsordnung beitreten, werden aber aus dem alten Gatt austreten oder dann die Anwendung des Meistbegünstigungsprinzips sehr stark einschränken müssen. Andernfalls liefen sie Gefahr, die Vorteile des neuen Gatt/WTO ohne entsprechende Gegenleistungen an die ausserhalb der neuen Struktur verbleibenden alten Gatt-Mitglieder weitergeben zu müssen. Die Risiken eines Gatt-Alleingangs wären aus meiner Sicht wesentlich höher als die mit dem negativen EWR-Entscheid verbundenen wirtschaftlichen Nachteile. Ausserhalb des Gatt/ WTO wäre die Schweiz der Machtpolitik der grossen Länder ausgesetzt, und die Unternehmen müssten eine erhebliche Rechtsunsicherheit im Marktzutritt in Kauf nehmen. Die schweizerische Wirtschaft kann sich angesichts ihrer starken internationalen Verflechtung einen Gatt-Alleingang nicht leisten. Dies gilt auch für inlandorientierte Branchen, deren Entwicklung stark vom Wirtschaftsgang der Exportindustrie abhängt. Der Gatt-Alleingang käme für die Schweiz einem Start in eine aussenwirtschaftliche Wüste gleich, und dies erst noch ohne Kompass. Ich meine, die Notwendigkeit ist der beste Ratgeber. In diesem Sinne bin ich für Eintreten ohne Wenn und Aber. Morniroli Giorgio (D, TI): Bei der EWR-Debatte anlässlich der Herbstsession 1992 haben 33 oder 34 Kolleginnen und Kollegen ein Votum abgegeben. Nur vier haben sich gegen das Abkommen ausgesprochen und in der Schlussabstimmung auch dagegen gestimmt, nur zwei - ich Inbegriffen - haben für meinen Nichteintretensantrag gestimmt Das Schweizervolk hat uns vier dann auch recht gegeben, ein Umstand, der retrospektiv meine damalige SOminütige Rede rechtfertigen mag. Heute kann ich mich kürzer fassen. Coerente con quanto ho sostenuto in questo Consiglio in occasione del dibattito a proposito della ratifica dell'accordo sullo Spazio economico europeo, dichiaro il mio sostegno al presente Accordo sul Gatt. Lo faccio perché sono più che mai convinto della validità delle mie affermazioni allora esposte, in particolare quando ebbi a dire: «La discussione in Europa sottrae importanza all'attenzione che merita l'evoluzione dell'economia mondiale, mentre lo sviluppo e la dinamica dei Paesi non tradizionalmente industrializzati assumono sempre maggiore considerazione. Un'apertura della Cina potrebbe per esempio comportare una modifica sconvolgente nel rapporto domanda-offerta Con riferimento a simili evoluzioni la Svizzera deve presentarsi aperta verso tutti i paesi.» (BU 1992 S 787, trad. dal tedesco) II mio «sì» è quindi d'obbligo, ben conscio comunque delle problematiche che l'accordo pone in diversi settori della vita economica e sociale del nostro Paese. Es gilt, Vorteile und Nachteile des Gatt/WTO-Abkommens für unser Land gegeneinander abzuwägen. Es handelt sich um ein umfangreiches Vertragswerk, dessen Grundziel der freie Welthandel ist Hier gilt es zu differenzieren: In vielen Wirtschaftszweigen (ich denke z. B. an technische Produkte) ist der freie Welthandel erwünscht, da durch die Konkurrenz die technische Entwicklung gefördert und dem Konsumenten ein grosses Angebot an hochwertigen Erzeugnissen garantiert wird. Mit der Uruguay-Runde soll nun aber das Prinzip des Freihandels verabsolutiert werden. Es sollen auch Bereiche dem Freihandelsprinzip unterstellt werden, in denen das kleinräumige Wirtschaften naturgemäss viel vorteilhafter wäre: die Landwirtschaft, die Dienstleistungen und die kulturellen Werke. Die Gatt-Philosophie könnte zu einer Welt führen, in welcher der Kanadier nur noch Weizen produziert, der Inder nur noch Baumwolle, der Nigerianer nur noch Erdnüsse, der Deutsche nur noch Automobile, der Italiener nur noch Herrenkleider und der Schweizer nur noch Uhren und Käse. Als positive Auswirkungen seien jene im Bereich des Schutzes der Herkunftsbezeichnungen und der Erfinderpatente oderstellvertretend - auch im Bereich der schweizerischen Privatversicherer erwähnt, ein Sektor, der in der Schweiz 48 000 und im Ausland 88 000 Arbeitsstellen garantiert Le conseguenze per l'ambiente? Secondo gli esperti sono da considerare sopportabili, visto anche che l'accordo non vieta ai singoli Stati di applicare sul proprio territorio misure più incisive a difesa dell'ambiente. Kommen wir aber zum Zweig, der am schwersten betroffen wird, zur Landwirtschaft: Da convinto sostenitore dell'agricoltura quale componente irrinunciabile nel contesto globale della nostra difesa integrata e con ciò della salvaguardia della nostra indipendenza, non posso evidentemente trascurare gli effetti negativi che il Gatt comporta per tale pilastro del nostro Paese. L'atteggiamento possibilista dell'Unione dei contadini svizzeri, la quale ritiene che l'agricoltura possa soprawivere anche nel contesto Gatt, comunque a determinate condizioni, mi tranquillizza Vorrei però che il Consiglio federale garantisca di nulla tralasciare per soddisfare tali condizioni, segnatamente di operare in favore di misure fiancheggiatrici concrete, di un finanziamento affidabile della politica agraria, di un mantenimento delle parti di mercato conquistate, di sfruttare al massimo tutte le possibilità doganali concesse, di favorire gli adattamenti mediante una politica degli investimenti mirata al miglioramento delle strutture produttive e di promuovere una deregolamentazione a favore dell'agricoltura Mi rassicura pure lo studio incoraggiante allestito dall'Istituto per l'Agricoltura del Politecnico federale svizzero di Zurigo, studio che segnala i vari problemi derivanti dal Gatt per i nostri contadini, ma che li ritiene digeribili. Devo comunque menzionare la preoccupazione manifestata dall'Unione contadini Ticinesi, la quale ritiene che, tenuto conto del particolare assetto fondiario e pianificatorio in cui opera l'agricoltura ticinese, le ripercussioni dell'Accordo Gatt -- 17 of 22 -29. November 1994 1113 Gatt/Uruguay-Runde nel nostro Cantone saranno più acute di quanto affermato dal Consiglio federale nel suo rapporto del 5 luglio 1994. Pur non opponendosi all'accordo, consapevoli dell'importanza che riveste per il benessere sociale ed economico futuro della Svizzera, i contadini ticinesi sperano di poter contare su diverse misure per loro vitali, in particolare concernenti il sostegno interno, il sostegno all'esportazione, misure concernenti l'importazione, misure collaterali e di deregolamentazione, autonomia regionale per la politica agricola, misure atte a ridurre i costi di produzione, la promozione della cooperazione transfrontaliera, l'integrazione nella politica economica regionale, un'adeguata politica in materia di territorio agricolo, infine la promozione della formazione e dell'aggiornamento professionali. Non posso che sostenere tutti questi desiderata dei nostri contadini, i quali fanno appello alla nostra solidarietà confederata e non usano, lo voglio sottolineare, toni rivendicativi di stampo sindacale. Ribadisco il mio sostegno all'Accordo Gatt, convinto dell'impatto tutto sommato positivo per il futuro sociale ed economico del nostro Paese, benché con qualche riserva mentale e sperando che i nostri agricoltori non vengano delusi. Iten Andreas (R, ZG): Nach dieser Diskussion, in der die Gatt-Verträge, wie erwartet, eine allgemeine Zustimmung fanden, möchte ich die Akzente noch etwas anders setzen. Zuerst aber: Aus der Sicht meines Kantons sind die Gatt-Abkommen lebenswichtig; die Regierung hat denn auch in ihrer Vernehmlassung die Ratifikation klar begrüsst. Ich schliesse mich dieser positiven Würdigung an. Der internationale Handel und Austausch ist Grundlage unseres Wohlstandes. Wer also kann gegen die Gatt-Verträge sein? Es ist gut, dass Herr Büttiker vorhin noch einmal auf die positiven Aspekte der Gatt-Verträge hingewiesen hat. Ich möchte deshalb nur auf innenpolitische Folgen aufmerksam machen, die es dringend zu beachten gilt. Jede Öffnung der Märkte, jede Dynamisierung der wirtschaftlichen Tätigkeit, hat gegenläufig innenpolitische Konsequenzen, die nicht unterschätzt werden dürfen. Ich weise auf vier Punkte hin:

1. Je mehr sich der Megatrend in der Wirtschaft verstärkt, um so ohnmächtiger fühlt sich der einzelne Mensch. Er hat das Gefühl, seine Autonomie und Selbstbestimmung einzubüssen; er fühlt sich ausgeliefert. Die wirtschaftlichen Führungskräfte erhalten mehr Einfluss, und die grossen internationalen Konzerne haben mehr Macht. Um so sorgfältiger und umsichtiger muss in den Betrieben auf das menschliche Klima geachtet werden, um so mehr muss der Mensch in den Mittelpunkt gestellt werden. Zu Peter-Josef Schallberger möchte ich sagen, dass der Prozess, den er kritisiert hat, wahrscheinlich irreversibel ist. Um so mehr muss aber in der Wirtschaft eine Geisteshaltung postuliert werden, nach der der Mensch als Mensch respektiert und geachtet wird. Daran müssen wir auch als Politiker erinnern; wir dürfen in dieser Anstrengung nicht nachlassen.

2. Die Verunsicherung auf den untersten Ebenen der Betriebe kann sich auch innenpolitisch auswirken, indem die sozialen Spannungen und Kämpfe zunehmen. Es gehört deshalb zu den vornehmen Aufgaben der Politik, innenpolitische Gegengewichte zu setzen. Der Bürger darf nicht das Gefühl bekommen, die Internationalisierung mache ihn zu einem reinen Handels- oder Wirtschaftsobjekt. «Heimat» erhält unter dieser Bedingung eine neue Bedeutung. «Heimat» ist ein Zukunftsbegriff, er wird also wieder stärker ins Zentrum rücken.

3. Wir wissen, dass bei der Dynamisierung der Märkte die Disparitäten zwischen den Regionen zunehmen. Die Herren Bisig und Cavelty und auch andere haben darauf nachdrücklich hingewiesen. Der soziale Ausgleich ist darum wichtig. Der Staat hat hier eine vornehme Aufgabe. Ich begrüsse deshalb Projekte, die sich mildem regionalen Ausgleich beschäftigen. Die Technologiepolitik des Bundes, wie sie die GPK mit Herrn Bundesrat Delamuraz diskutiert, sieht regionale Ausgleichsprojekte vor. Die Bevölkerung im ländlichen Raum muss von «Bern» vernehmen, dass der regionale Ausgleich nicht ein leeres Wort ist

4. Dazu gehört, dass die Bedenken der Landwirtschaft ernst zu nehmen sind. Wir stellen im allgemeinen fest, dass die sogenannte Urproduktion in ihrem Wert und in ihrer Bedeutung immer mehr abgewertet und unterschätzt wird. Wir können heute feststellen, dass in Deutschland und Frankreich Landwirtschaftsbetriebe mit einer bewirtschafteten Fläche von

50 Hektaren und mehr nur noch Nebenerwerbsbetriebe sind und keine vollwertige Existenz mehr darstellen. Ohne mich im Detail zu verlieren, möchte ich hier die Ansicht vertreten, dass die Massnahmen zugunsten der Landwirtschaft so zu treffen sind, dass Betriebe mit 20 Hektaren und mehr bewirtschafteter Kulturfläche auch noch in absehbarer Zeit eine Familienexistenz sichern können. Dass sich die Bauern ernsthaft Gedanken über die Zukunft ihres Berufsstandes machen, widerspiegelt sich augenscheinlich in der Entwicklung der Schülerzahlen der landwirtschaftlichen Schulen in den letzten Jahren. In einigen Kantonen wurden bereits Schulen geschlossen, in anderen sind die Schülerzahlen in den letzten Jahren ganz markant zurückgegangen. Diese Hinweise zeigen deutlich, dass sich überall in Europa, und darüber hinaus, Stadt-Land-Gegensätze auftun. Das ist auch bei uns der Fall. Gatt ist, nicht nur wirtschaftlich betrachtet, auch ein innenpolitisches Problem und müsste vom Bundesrat und vom Parlament zu einem innenpolitischen Thema gemacht werden. Ich bin für Eintreten auf die Vorlage. Gemperli Paul (C, SG): Heute morgen ist schon sehr viel über das Grundsätzliche zum Gatt gesagt worden. Ich möchte nicht längst Gesagtes wiederholen. Jedermann ist ja für Eintreten, und Überzeugte noch einmal zu überzeugen ist meines Erachtens überflüssig. Ich möchte einen Gedanken aufnehmen: die Frage der Arbeitsplätze. Wir haben in diesem Saal schon verschiedentlich über die Arbeitsplätze diskutiert, nicht zuletzt auch im Zusammenhang mit der Arbeitslosenversicherung. Wir waren uns darüber einig, dass es darum geht, den Wirtschaftsstandort Schweiz zu erhalten und dass das Gatt/WTO-Abkommen der Weg ist, um neue Arbeitsplätze zu schaffen und bestehende Arbeitsplätze zu erhalten. Die Ratifizierung des Gatt/WTO-Abkommens ist deswegen wichtig, weil wir damit eine ganz entscheidende Rahmenbedingung für unser Land setzen. Ich habe noch einen zweiten Gedanken, der mir etwas auf der Seele lastet Die Schweiz ist seit Jahrzehnten eine Nation, die Handel treibt, die hochwertige Produkte herstellt und diese in der Welt anbietet und auch verkauft. Ich glaube, dieses Qualitätsempfinden, dieses Forschen und Entwickeln und dieses Präsentsein auf der ganzen Welt sind ein Teil der schweizerischen Identität. Das gehört zu uns. Wenn wir diese Identität nicht mehr hätten, würde letztlich auch die Schweiz als Ganzes leiden. Ich glaube, auch das ist ein Element, das diesen Staat letztlich zusammenhält: das Wissen um die gemeinsame Tüchtigkeit, darum, im wirtschaftlichen Bereich etwas erarbeiten und etwas erreichen zu können. Ich glaube, auch unter diesem Gesichtspunkt haben wir allen Grund, dem Gatt/ WTO-Abkommen zuzustimmen. Ich halte auch dafür, dass das Gatt kein Ersatz für den EWR ist. Aber nachdem wir den Beitritt zum EWR verweigert haben, ist das Gatt für uns noch wichtiger geworden. Wir müssen wenigstens versuchen, einheitliche Regeln zu schaffen, damit wir zu einem Austausch von Gütern und Dienstleistungen auf globaler Ebene kommen können. Ich glaube, in dieser Hinsicht ist das Gatt/WTO-Abkommen von entscheidender Bedeutung. Dann noch etwas zum Souveränitätsverlust, der vorhin angeführt wurde: Wir haben bei allen internationalen Verträgen, die wir abgeschlossen haben, in der einen oder anderen Weise einen Souveränitätsverlust erlitten. Auch die Eidgenossen auf dem Rütli haben einen Souveränitätsverlust in Kauf genommen, weil sie in bestimmten Situationen gemeinsam handeln mussten und nicht mehr allein handeln konnten. Das ist angesichts der Globalisierung, der wir heute gegenüberstehen, nicht das Problem. Gemeinsame Probleme, gemeinsamer Austausch von Gütern und Dienstleistungen verlangen auch gemeinsame Regeln, -- 18 of 22 -Gatt/Cycle d'Uruguay 1114 29 novembre 1994 und ohne diese müsste letztlich jeder wieder auf sich selber zurückfallen. Nun gibt es ein Problem im Zusammenhang mit dieser Ratifizierung: Es geht um das «Gesetz der unerwünschten Nebenwirkungen» oder, populärer ausgedrückt, die Tatsache, dass dort, wo Licht ist, eben auch Schatten ist Es können nicht alle immer gleich viel von allen Massnahmen profitieren. Und da ist es unbestritten, dass sich der Druck auf die schweizerische Landwirtschaft erhöhen wird, wobei wir allerdings innenpolitisch mit dem 7. Landwirtschaftsbericht bereits auch Zeichen gesetzt haben, nicht allein im Zusammenhang mit dem Gatt Ich teile aber die Meinung, dass im Gefolge des Gatt/WTO-Abkommens die Landwirtschaft nicht nur Nachteile entgegenzunehmen hat Wir dürfen anerkennen, dass es unserer Verhandlungsdelegation gelungen ist, die Multifunktionalität der Landwirtschaft zu verankern. Das scheint mir eine entscheidende Grosse zu sein, ein Fortschritt Jedes Land hat mit der Verankerung dieses Prinzips das Recht, eine ihm eigene Landwirtschaft zu betreiben. Das ist eine Sicherheit, die wir in diesem «internationalen Konzert» haben. Die schweizerische Verhandlungsdelegation verdient Dank dafür, dass sie diesen wichtigen Fortschritt erzielen konnte. Weiter ist es für mich wichtig, dass die produkteunabhängigen Direktzahlungen zum Ausgleich der Einkommensausfälle anerkannt werden. Auch hiermit ist ein Instrument geschaffen worden, das dann, wenn wir es richtig einsetzen, unserer Landwirtschaft ein Überleben gewährleisten kann. Es gibt zwar Umstellungen, aber letztlich ist ein Instrument vorhanden. Das Problem liegt nicht so sehr in den Instrumentarien, die wir heute zur Verfügung haben, sondern das Problem liegt darin das ist die Angst -, dass diese Instrumente nicht eingesetzt werden. In der Richtung, glaube ich, ist der Vorschlag unserer WAK richtig, dass wir eine Umlagerung der Preisabbaumassnahmen auf das Gebiet der Direktzahlungen vornehmen sollten, mindestens während der Übergangsfrist Dann kommt dazu, dass die Sonderschutzkjausel es erlaubt, den schweizerischen Agrarmarkt - in einer Übergangsfrist wenigstens - vor überbordenden Importen zu schützen. Ich glaube, in der Richtung ist einiges erreicht worden. Es gilt jetzt meines Erachtens, nicht so sehr die Instrumentarien zu kritisieren, sondern mit diesen Instrumentarien zu operieren; wichtig ist vielmehr, dass man sagt, was diese Instrumentarien konkret bringen, und dass man das Vertrauen schaffen kann, dass diese Instrumentarien auch tatsächlich eingesetzt werden, eben zur Erhaltung einer leistungsfähigen Landwirtschaft Ich glaube, hier liegt das Problem, hier muss das Vertrauen geschaffen werden, damit auch letztlich die Landwirtschaft dem Gatt/WTO-Abkommen zustimmen kann. Gestatten Sie mir noch ein Wort zur Regionalpolitik. Ich habe diese Unterlagen sehr eingehend studiert und die Auswirkungen der Uruguay-Runde auf die Regionen angesehen, nicht zuletzt deswegen, weil ich ja auch in einem Kanton wohne, der etwas unter dem «Randlagesyndrom» leidet Ich muss hier doch etwas warnen: Wir Schweizer haben uns angewöhnt, wenn wir einen Franken mehr bekommen, sogleich zwei bis drei Franken zu verlangen; und so kommt mir jetzt diese Diskussion vor. Ich möchte doch bitten, auch die Fakten zu beachten. Wenn Sie nämlich die Seite 21 dieses- meines Erachtens guten und detaillierten - Berichtes ansehen, dann stellen Sie fest, dass eben z. T. auch schwache Regionen und Randregionen in dieser ganzen Situation Gewinner sein können, in dieser ganzen Situation. An zweiter Stelle bei den Gewinnern steht der Jura An vierter Stelle steht der Kanton Neuenburg. Meines Wissens sind das nicht Kantone, die sich durch besondere Finanzkraft auszeichnen. Sie sind eindeutig Gewinner des Gatt und dieser gesamten Situation. Im oberen Mittelfeld und im Mittelfeld haben wir beispielsweise die Kantone St Gallen - auch nur ein mittelstarker Kanton -, Thurgau, Tessin und Appenzell Ausserrhoden. Es ist also nicht so, dass die Randregionen nur leiden, es gibt auch Randregionen, die profitieren. Aber dennoch: Die relativen Wohlstandsunterschiede können natürlich verstärkt werden; das muss beachtet werden. Aber dieses Problem ist nicht das Problem des Gatt, sondern des politischen Willens, der sich im Landesinnern zeigen muss, des politischen Willens, hier zu einem gerechten Ausgleich unter den Regionen zu kommen. Das Gatt/WTO-Abkommen löst nicht alle unsere Probleme. Das Gatt/WTO-Abkommen verlangt von uns, dass wir später innenpolitisch neue Schritte unternehmen, dass wir überprüfen, wo Vorteile, wo Nachteile entstanden sind und dann zu gerechten Ausgleichsmassnahmen schreiten; aber immer unter Berücksichtigung der Tatsache, dass es auch bei den Schwachen nicht einfach nur Verlierer, sondern eben auch Gewinner geben wird. In diesem Sinne bin ich für Eintreten auf die Vorlage. Jagmetti Riccardo (R, ZH): Wer mit Parlamentariern oder auch mit Regierungsmitgliedern - Sie verzeihen die Reihenfolge, Herr Bundesrat - anderer Staaten spricht, ist erstaunt, wie wenig Gewicht unsere Gesprächspartner dem Gatt geben. Gewiss, auch für sie ist das Abkommen bedeutsam, aber das Gespräch führt dann rasch zu anderen Fragen. Prioritär scheint unseren europäischen Gesprächspartnern die globale Handelsordnung nicht Sind wir auf dem richtigen Weg, wenn wir selbst im Gatt/WTO-Abkommen und allem, was dazu gehört, einen so grossen und wichtigen Schritt sehen, der die Hälfte unseres Rates veranlasst - und zu allem Überfluss eben auch noch mich -, in der Eintretensdebatte das Wort zu ergreifen? Dass wir dem Abkommen solches Gewicht geben, halte ich für richtig. Für die Schweiz kommt nämlich 1994 dem Gatt und den damit verbundenen multilateralen Handelsübereinkünften mehr Gewicht zu als unseren europäischen Handelspartnern. Erstens sind wir mit der Europäischen Union einstweilen nur durch das Freihandelsabkommen von 1972 verbunden, so dass wir am gemeinsamen Markt nur in begrenztem Mass teilnehmen und von der Wirtschaftsmacht, welche die Europäische Union gegenüber Mitbewerbern auf den Weltmärkten geltend machen kann, nicht profitieren. Zweitens gehen wohl zwei Drittel unserer Exporte nach Destinationen in Europa Das bedeutet aber zugleich, dass ein Drittel in aussereuropäische Märkte geht. Ein hoher österreichischer Beamter sagte mir, die Exporte unseres Nachbarlandes gingen nur 500 Kilometer weit Wir haben bei aller Bedeutung, den der europäische Warenaustausch für uns hat, auch im Welthandel einen Platz. Die asiatischen Märkte sind die grössten Wachstumsmärkte der letzten Jahre. Das ist namentlich für unsere Maschinenindustrie von Bedeutung, die wichtigster Exportzweig bleibt und mehr als zwei Drittel ihrer Produktion ins Ausland verkauft Daher braucht unser Land eine Welthandelsordnung. Ja, Herr Onken, wir unterstellen uns dieser Ordnung, wenn wir morgen dem Entwurffür einen Bundesbeschluss über die Genehmigung der in den Multilateralen Handelsverhandlungen unter der Ägide des Gatt (Uruguay-Runde) erzielten Ergebnisse zustimmen. Auch die Teilnahme an den plurilateralen Verträgen bindet uns. Zugleich aber binden sich die anderen Länder uns gegenüber. Vergessen wir das nicht Wir gehören nicht zu den G-7-Staaten, den sieben Grossen der Weltwirtschaft, sind aber von den globalen Märkten abhängig. Das gilt für die Wirtschaftslage unseres Landes, damit aber auch für die wirtschaftliche Lage der Bevölkerung und für unsere sozialen Einrichtungen. Und hier sichert uns die multilaterale Ordnung faire Wettbewerbsbedingungen. Auf gleich lange Spiesse ist der kleine Mitbewerber ganz besonders angewiesen, damit er nicht später im bilateralen Verhältnis die Bedingungen der Grossen einfach übernehmen muss. Vergessen wir also nicht: Bindung ist da Sie schränkt unsere Handlungsfreiheit ein. Sie schränkt aber auch die Handlungsfreiheit der anderen uns gegenüber ein, und das ist für den Wettbewerbsteilnehmer von besonderer Bedeutung. Es gilt im übrigen nicht nur für die weltweit tätigen Unternehmen. Im Gegenteil, diese können ihre Produktionsstandorte verlagern und haben das auch schon teilweise getan. Aber für jene, die nur einen Produktionsstandort in der Schweiz haben und trotzdem am internationalen Wettbewerb teilnehmen, ist das von allergrösster Bedeutung.

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29. November 1994 1115 Gatt/Uruguay-Runde Ähnliche Überlegungen gelten für das Trips-Abkommen über Urheberrecht, Patentrecht usw. Die Schweiz hat erst 1888 ein Patentgesetz erlassen. Vorher nutzte unsere langsam sich entwickelnde Industrie die Innovation der anderen. Heute stehen wir auf der Seite der Innovatoren, die darauf angewiesen sind, dass die enormen Forschungsanstrengungen nicht einfach von den anderen gratis mitgenutzt werden. Das gilt in besonderem Masse für unsere chemische Industrie. Aber es gilt auch für die innovativen kleinen und mittleren Betriebe, die Nischenpolitik betreiben und Produkte entwickelt haben, mit denen sie in einem kleinen Bereich eine wichtige Stellung im Wettbewerb einnehmen. Die Überlegungen gelten schliesslich für die Dienstleistungen, also für das Gats-Abkommen. Unsere Handelsunternehmen, Banken und Versicherungen erbringen ihre internationalen Leistungen nicht einfach hier, um sie zu exportieren, sondern in zunehmendem Masse auch im Ausland, wo sie Arbeitsplätze scharfen und Steuern bezahlen. Das ist vernünftig, es ist auch in einem gewissen Sinne gerecht, aber wir sollten durch die multilaterale Ordnung verhindern, dass die Verlagerung ins Ausland immer weiter voranschreitet. Das mag nun nach dem Egoismus des reichen Landes tönen. Ich möchte es anders benennen: Behauptung der Stellung eines kleineren Landes im globalen und härter werdenden Wettbewerb. Nicht einer Weltordnung schlechtweg treten wir bei, wenn wir beiden Beschlussentwürfen zustimmen, sondern einer Welthandelsordnung. Wir brauchen darüber hinaus - das ist völlig unbestritten eine Friedens- und Sicherheitsordnung, die wir in der KSZE massgeblich mittragen und, von mir aus gesehen, auch in der Uno mittragen sollten. Wir brauchen über die Handelsordnung hinaus eine Umweltordnung. In diesem Sinne sind wir der Klimakonvention und der Konvention über die biologische Vielfalt sowie verschiedenen europäischen Abkommen beigetreten. Auch ich bin der Meinung, dass das Nord-Süd-Gefälle uns stark betrifft, weil Hunger und Elend in weiten Teilen der Welt unserer Wertordnung widersprechen und ein grosses Konfliktpotential beinhalten. Ja zur Welthandelsordnung zu sagen heisst aber nicht, dass die anderen Aufgaben, die einer globalen Lösung bedürfen, vernachlässigt werden sollen. Heute aber steht die Welthandelsordnung zur Debatte, und hier geht es um die Öffnung und um gerechte Bedingungen im Wettbewerb, auf die unser Land angewiesen ist. Weber Monika (U, ZH): Es liegt mir daran, noch ein paar nüchterne Worte zu formulieren und vor allem ein bisschen zu entdramatisieren. Ich habe das Gefühl, als seien wir an einer Beerdigung, und dabei denke ich, wir sollten mit ein bisschen Freude in die Zukunft schauen. Man muss auch darauf hinweisen, dass wir mit den Gatt/WTO-Übereinkommen, mit der Ratifizierung der achten Runde, keine Neuerfindung des Gatt machen, sondern wir sind ja bereits seit 1958 im Beobachterstatus und seit den sechziger Jahren als Vollmitglied mit dabei. Wenn man sich überlegt, welches die drei Funktionen des Gatt sind, kann man zuerst einmal sagen: Für die Schweiz entscheidend ist sicher, dass sich die Gatt-Verträge nicht mehr allein auf die Waren beziehen, sondern auch auf die Dienstleistungen und auf das geistige Eigentum. Das ist der entscheidende Punkt, und das ist für die Schweiz sehr wichtig. Ich denke da z. B. an den Textilbereich, an den Computerbereich usw., an all die Bereiche, wo wir Chancen haben, auf dem Weltmarkt tätig zu sein. Zweitens ist ganz entscheidend, dass das Gatt seit eh und je immer dafür da war, dem schrittweisen Abbau der Handelshemmnisse förderlich zu sein. Auch das hat für uns nur positive Folgen auf dem Weltmarkt gehabt. Drittens - auch das ist ganz entscheidend für die Schweiz bedeutet das Gatt, dass Regelungen zugunsten der Berechenbarkeit des Welthandels gemacht werden. Gerade dieses Faktum kommt einem kleinen Land zugute, es ist ganz entscheidend, und die Meistbegünstigungsklausel ist für uns sogar existentiell wichtig. Ich denke, dass zum Teil doch ein bisschen stark in Nabelschau gemacht wurde. Das ist legitim, aber diese Sichtweise geht im Grunde genommen an der Sache vorbei: Wir lösen durch das Gatt keine innenpolitischen Probleme, das müssen wir ganz deutlich sagen. Dafür ist das Gatt gar nicht zuständig. Das Gatt dient, wie gesagt, insbesondere auch der Berechenbarkeit des Welthandels. Die Dynamisierung der Märkte findet auf jeden Fall statt, und sie findet schon jetzt statt Ob wir wollen oder nicht, es ist einfach so. Deshalb ist es für uns wichtig, dass diese Berechenbarkeit da ist Man hat von Verlierern und Gewinnern gesprochen. Davon spricht man schon seit Monaten. Eigentlich bedaure ich es, dass man in Verlierer und Gewinner einteilt. Ich denke, dass das Gatt und insbesondere die neue Welthandelsorganisation eine Notwendigkeit sind, und es ist für uns eine Notwendigkeit, dabei zu sein. Es ist wichtig für uns alle, ob wir Landwirte, Nichtlandwirte, Städter oder Konsumenten sind. Es ist für uns alle ein Gewinn, wenn Sie es so wollen. Die Landwirtschaft ist durch zwei Massnahmen touchiert auch hier ein bisschen Nüchternheit in die Sache. Es wurde bis jetzt immer nur gesagt, die Landwirtschaft sei der Verlierer. Ich bin nicht dieser Meinung. Ich meine, die Landwirtschaft muss sich ohnehin in den nächsten Jahren gemäss 7. Landwirtschaftsbericht in eine Richtung bewegen, die nicht so einfach ist, und wir müssen sicher aufpassen, dass sie uns erhalten bleibt. Aber wir müssen auch die Strukturen nicht weiter zementieren - Sie kennen meine Meinung. Was bringt das Gatt für die Landwirtschaft? - Es bringt einen Abbau der Zölle. Diese wurden aber so hoch angesetzt, dass für die Landwirtschaft im Grunde genommen nichts verlorengeht. Das müssen wir einfach sehen. Wir haben darüber nicht gesprochen. Kein Mensch in diesem Rat hat darüber gesprochen. Aber es ist so, dass die Zölle so angesetzt wurden, dass sich im Grunde genommen die Konsumenten fragen müssen, ob sie nicht höhere Preise bezahlen müssen, zumindest in den nächsten Jahren. Man hat hier also bereits auf die Landwirtschaft Rücksicht genommen. Die Landwirtschaft wird weiter dadurch tangiert, dass die interne Stützung abgebaut wird. Aber auch dieser Abbau wird durch die Direktzahlungen aufgefangen - ich glaube, da sind wir uns ja einig. Die Probleme der Landwirtschaft sind auch ohne Gatt-Diskussion da, und sie müssen in den nächsten Jahren bewältigt werden. Wir haben auch Probleme in Bereichen im Anschluss an die Landwirtschaft, Probleme in der Nahrungsmittelindustrie, und diese wiederum sind von den Gatt-Vereinbarungen unseres Landes abhängig und auch von den Gatt-Abkommen unserer Nachbarn. Ich bin der Meinung, dass wir uns generell fragen sollten: Welches sjnd unsere Chancen? Da gibt es in der Textilbranche ganz sicher Chancen, im Bereich des geistigen Eigentums, in der Maschinenindustrie und im Dienstleistungssektor ganz generell. Ich denke, anstatt immer nur zu klagen, sollten wir einmal einen positiven Ton anschlagen und eine Aufbruchsstimmung markieren. Ich bin für Eintreten auf die Vorlage. Flückiger Michel (R, JU), rapporteur: La première observation à faire aux termes d'un débat intéressant autant qu'instructif, c'est que, parmi les orateurs, personne - je dis bien personne - ne s'est opposé à l'entrée en matière, ce qui est conforme avec l'unanimité acquise en commission en faveur de ces accords. Certes, quelques collègues ont émis des réserves inspirées de la situation de l'agriculture, elle-même influencée par l'Accord du Gatt sur l'agriculture. Cependant, ces collègues n'ont pas contesté que les Accords du Gatt forment un tout qui profitera à notre économie en général, une conviction que votre commission partage, comme déjà dit, à l'unanimité. La plupart d'entre vous ont procédé aune démarche prospective et affirmé qu'il est permis de penser que l'issue du Cycle d'Uruguay bonifiera notre économie, qu'il est permis de penser que les finances publiques, à leur tour, profiteront d'un retour plus marqué de la croissance et que, dans la foulée, on équilibrera probablement plus facilement nos budgets publics et que les moyens d'assurer les paiements directs compensatoires à l'agriculture seront ainsi disponibles.

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Gatt/Cycle d'Uruguay 1116 E 29 novembre 1994 C'est un président privilégié que celui d'une commission unanime qui vous recommande et vous réitère d'entrer en matière. Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu Schluss der Sitzung um 12.30 Uhr La séance est levée à 12 h 30 -- 21 of 22 -Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Uhlmann Uruguay-Runde und gesunder Bauernstand Interpellation Uhlmann Uruguay Round et saine paysannerie In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1994 Année Anno Band IV Volume Volume Session Wintersession Session Session d'hiver Sessione Sessione invernale Rat Ständerat Conseil Conseil des Etats Consiglio Consiglio degli Stati Sitzung 02 Séance Seduta Geschäftsnummer 93.3403 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 29.11.1994 - 08:00 Date Data Seite 1096-1116 Page Pagina Ref. No 20 025 095 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.

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