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Entscheid

94-3476

Verwaltungsbehörden 12.06.1995 94.3476

12. Juni 1995Deutsch14 min

Source admin.ch

Erwägungen

2.

Stimmen zugestimmt. Der Antrag des Bundesrates für Überweisung als Postulat wurde insbesondere durch einen Rechtsvergleich begründet, dem zufolge keiner der Mitgliedstaaten des Europarates eine derartige Lösung vorsieht. Der Bundesrat erklärte sich bereit, die Mitwirkung des Parlamentes auf eine Konsultation eines geeigneten parlamentarischen Organs zu beschränken. Eine Kompromisslösung zeichnete sich in der Debatte in dem Sinne ab, dass der Bundesrat das Antragsrecht und das Parlament das Veto- oder Genehmigungsrecht hätte. Erwägungen der Kommission Die Kommission für Rechtsfragen befasste sich am 10. April 1995 mit dieser Motion. Die Mehrheit der Kommission ist der Meinung, dass das Mitspracherecht des Parlamentes bei den Richterwahlen am Europäischen Gerichtshof einer gewissen Logik und dem Prinzip der Gleichbehandlung entspricht, da die Bundesversammlung auch die Bundesrichterinnen und Bundesrichter wählt. Die Kommission ist der Meinung, dass der Wortlaut der Motion einen gewissen Spielraum für die Gestaltung des Verfahrens zulässt. Die Minderheit der Kommission, die für eine Überweisung als Postulat stimmte, ist hingegen der Meinung, dass die Wahl nicht politisiert werden sollte und die Unabhängigkeit des schweizerischen Richters gewährleistet bleiben müsse. Insbesondere bemängelt diese Minderheit, dass der im Ständerat beratene Kompromissvorschlag (Antragsrecht des Bundesrates und Veto- oder Genehmigungsrecht der Bundesversammlung) nicht genügend präzisiert wurde.

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12. Juni 1995 1237 Parlamentarische Initiative. Parlamentarische Immunität Reimann Maximilian (V, AG) présente au nom de la Commission des affaires juridiques (CAJ) le rapport écrit suivant: Situation initiale A l'heure actuelle, la liste de candidats est établie par le Conseil fédéral. La Suisse est représentée par un juge qui est élu par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Le choix s'effectue sur la base d'une liste de trois candidats déposée par chaque Etat membre du Conseil de l'Europe. Chaque pays concerné est libre de fixer la procédure applicable pour la désignation du candidat. Le Conseil des Etats a approuvé la transmission de cette intervention sous forme de motion par 30 voix contre 2. La proposition du Conseil fédéral de la transmettre sous forme de postulat s'appuyait sur une comparaison du droit démontrant qu'aucun des Etats membres du Conseil de l'Europe ne prévoit une telle formule. Le Conseil fédéral s'est déclaré disposé à limiter la participation du Parlement à la consultation d'un organe parlementaire compétent. Une solution de compromis, selon laquelle le Conseil fédéral disposerait d'un droit de proposition et le Parlement d'un droit d'approbation ou de veto, a été ébauché lors des débats. Considérations de la commission La Commission des affaires juridiques s'est penchée sur cette motion le 10 avril 1995. La majorité de la commission considère que le droit de regard du Parlement sur les candidatures des juges suisses à la Cour européenne des droits de l'homme correspond à une certaine logique ainsi qu'au principe d'égalité de traitement, étant donné que l'Assemblée fédérale élit également les juges fédéraux. La commission est enfin d'avis que la teneur de la motion laisse une certaine marge de manoeuvre dans l'aménagement de la procédure. La minorité de la commission, qui s'est prononcée en faveur d'une transmission sous forme de postulat, estime au contraire que des considérations d'ordre politique ne doivent pas intervenir dans le choix des juges, dont il convient de garantir la neutralité. La minorité critique notamment le fait que la solution de compromis débattue au Conseil des Etats (droit de proposition du Conseil fédéral et droit d'approbation ou de veto de l'Assemblée fédérale) n'a pas été suffisamment précisée. Antrag der Kommission Die Kommission beantragt mit 8 zu 7 Stimmen, die Motion zu überweisen. Antrag Columberg Ablehnung der Motion Schriftliche Begründung Die von ständerätlicher Seite vorgebrachten Überlegungen sind aus innenpolitischer Sicht durchaus verständlich. Aus praktischen Gründen kann dieser Vorschlag aber nicht realisiert werden, weil: -die Mitgliedstaaten lediglich ein Vorschlagsrecht für die Richterwahlen haben; - die Bundesversammlung drei Vorschläge mit Reihenfolge unterbreiten müsste, wobei in der Regel dann die Wahlbehörde des Europarates (Parlamentarische Versammlung) wenn auch nicht in jedem Fall - die erstgenannte Person wählt; - es unter diesen Umständen kaum möglich sein würde, drei ausgewiesene Persönlichkeiten zu finden, die bereit wären, diese Prozedur über sich ergehen zu lassen (besonders jene die unter Position 2 oder 3 aufgeführt würden); - schliesslich unter diesen Umständen die Bedeutung der Vereinigten Bundesversammlung als feierliche Wahlbehörde eine Abwertung erfahren würde. Dem Grundgedanken der Motion, den eidgenössischen Räten ein Mitspracherecht bei den Vorschlägen zur Richterwahl einzuräumen, könnte sicher in einer anderen Form Rechnung getragen werden, z. B. über die Schweizer Parlamentarierdelegation beim Europarat oder über die Ratsbüros. Proposition de la commission La commission propose, par 8 voix contre 7, de transmettre la motion. Proposition Columberg Rejeter la motion Abstimmung - Vote Für Überweisung der Motion 41 Stimmen Dagegen 62 Stimmen #ST# 91.424 Parlamentarische Initiative (Ruesch) Revision der Gesetzesbestimmungen über die parlamentarische Immunität Initiative parlementaire (Ruesch) Révision des dispositions légales sur l'immunité parlementaire Bericht und Gesetzentwurf der RK-SR vom 20. Januar 1994 (BBI II 848) Rapport et projet de loi de la CAJ-CE du 20 Janvier 1994 (FF II 832) Stellungnahme des Bundesrates vom 29. Juni 1994 (BBI III 1429) Avis du Conseil fédéral du 29 juin 1994 (FF III 1415) Beschluss des Ständerates vom 5. Oktober 1994 Décision du Conseil des Etats du 5 octobre 1994 Kategorie IV, Art. 68 GRN - Catégorie IV, art. 68 RCN Antrag der Kommission Nichteintreten Proposition de la commission Ne pas entrer en matière Reimann Maximilian (V, AG), Berichterstatter: Wir haben es bei dieser parlamentarischen Initiative Ruesch mit der Frage der relativen Immunität der Mitglieder der Bundesversammlung und der von dieser gewählten Behörden und Magistratspersonen zu tun. Die vom Ständerat überwiesene Vorlage zielt darauf ab, diese relative Immunität etwas einzuschränken. Die Strafverfolgung soll danach einer Ermächtigung der eidgenössischen Räte bedürfen, wenn sich die strafbare Handlung «zur Hauptsache» auf ihre amtliche Tätigkeit oder Stellung bezieht; neu ist also der Passus «zur Hauptsache». Wir haben uns in der Kommission intensiv mit dieser neuen Formulierung befasst, obwohl sie lediglich aus zwei zusätzlichen Worten besteht. Ebenfalls haben wir den Bundesrat sowie das Bundesgericht konsultiert, da Immunitätsfragen diese beiden Behörden analog zu uns betreffen. Schliesslich sind wir mit 15 zu 1 Stimmen bei 4 Enthaltungen zum Entscheid gelangt, Ihnen Nichteintreten auf die Vorlage zu beantragen oder, mit anderen Worten ausgedrückt, es bei der heutigen Praxis bewenden zu lassen. Dazu die drei wichtigsten Gründe:

12. Juni 1995 1237 Parlamentarische Initiative. Parlamentarische Immunität Reimann Maximilian (V, AG) présente au nom de la Commission des affaires juridiques (CAJ) le rapport écrit suivant: Situation initiale A l'heure actuelle, la liste de candidats est établie par le Conseil fédéral. La Suisse est représentée par un juge qui est élu par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Le choix s'effectue sur la base d'une liste de trois candidats déposée par chaque Etat membre du Conseil de l'Europe. Chaque pays concerné est libre de fixer la procédure applicable pour la désignation du candidat. Le Conseil des Etats a approuvé la transmission de cette intervention sous forme de motion par 30 voix contre 2. La proposition du Conseil fédéral de la transmettre sous forme de postulat s'appuyait sur une comparaison du droit démontrant qu'aucun des Etats membres du Conseil de l'Europe ne prévoit une telle formule. Le Conseil fédéral s'est déclaré disposé à limiter la participation du Parlement à la consultation d'un organe parlementaire compétent. Une solution de compromis, selon laquelle le Conseil fédéral disposerait d'un droit de proposition et le Parlement d'un droit d'approbation ou de veto, a été ébauché lors des débats. Considérations de la commission La Commission des affaires juridiques s'est penchée sur cette motion le 10 avril 1995. La majorité de la commission considère que le droit de regard du Parlement sur les candidatures des juges suisses à la Cour européenne des droits de l'homme correspond à une certaine logique ainsi qu'au principe d'égalité de traitement, étant donné que l'Assemblée fédérale élit également les juges fédéraux. La commission est enfin d'avis que la teneur de la motion laisse une certaine marge de manoeuvre dans l'aménagement de la procédure. La minorité de la commission, qui s'est prononcée en faveur d'une transmission sous forme de postulat, estime au contraire que des considérations d'ordre politique ne doivent pas intervenir dans le choix des juges, dont il convient de garantir la neutralité. La minorité critique notamment le fait que la solution de compromis débattue au Conseil des Etats (droit de proposition du Conseil fédéral et droit d'approbation ou de veto de l'Assemblée fédérale) n'a pas été suffisamment précisée. Antrag der Kommission Die Kommission beantragt mit 8 zu 7 Stimmen, die Motion zu überweisen. Antrag Columberg Ablehnung der Motion Schriftliche Begründung Die von ständerätlicher Seite vorgebrachten Überlegungen sind aus innenpolitischer Sicht durchaus verständlich. Aus praktischen Gründen kann dieser Vorschlag aber nicht realisiert werden, weil: -die Mitgliedstaaten lediglich ein Vorschlagsrecht für die Richterwahlen haben; - die Bundesversammlung drei Vorschläge mit Reihenfolge unterbreiten müsste, wobei in der Regel dann die Wahlbehörde des Europarates (Parlamentarische Versammlung) wenn auch nicht in jedem Fall - die erstgenannte Person wählt; - es unter diesen Umständen kaum möglich sein würde, drei ausgewiesene Persönlichkeiten zu finden, die bereit wären, diese Prozedur über sich ergehen zu lassen (besonders jene die unter Position 2 oder 3 aufgeführt würden); - schliesslich unter diesen Umständen die Bedeutung der Vereinigten Bundesversammlung als feierliche Wahlbehörde eine Abwertung erfahren würde. Dem Grundgedanken der Motion, den eidgenössischen Räten ein Mitspracherecht bei den Vorschlägen zur Richterwahl einzuräumen, könnte sicher in einer anderen Form Rechnung getragen werden, z. B. über die Schweizer Parlamentarierdelegation beim Europarat oder über die Ratsbüros. Proposition de la commission La commission propose, par 8 voix contre 7, de transmettre la motion. Proposition Columberg Rejeter la motion Abstimmung - Vote Für Überweisung der Motion 41 Stimmen Dagegen 62 Stimmen #ST# 91.424 Parlamentarische Initiative (Ruesch) Revision der Gesetzesbestimmungen über die parlamentarische Immunität Initiative parlementaire (Ruesch) Révision des dispositions légales sur l'immunité parlementaire Bericht und Gesetzentwurf der RK-SR vom 20. Januar 1994 (BBI II 848) Rapport et projet de loi de la CAJ-CE du 20 Janvier 1994 (FF II 832) Stellungnahme des Bundesrates vom 29. Juni 1994 (BBI III 1429) Avis du Conseil fédéral du 29 juin 1994 (FF III 1415) Beschluss des Ständerates vom 5. Oktober 1994 Décision du Conseil des Etats du 5 octobre 1994 Kategorie IV, Art. 68 GRN - Catégorie IV, art. 68 RCN Antrag der Kommission Nichteintreten Proposition de la commission Ne pas entrer en matière Reimann Maximilian (V, AG), Berichterstatter: Wir haben es bei dieser parlamentarischen Initiative Ruesch mit der Frage der relativen Immunität der Mitglieder der Bundesversammlung und der von dieser gewählten Behörden und Magistratspersonen zu tun. Die vom Ständerat überwiesene Vorlage zielt darauf ab, diese relative Immunität etwas einzuschränken. Die Strafverfolgung soll danach einer Ermächtigung der eidgenössischen Räte bedürfen, wenn sich die strafbare Handlung «zur Hauptsache» auf ihre amtliche Tätigkeit oder Stellung bezieht; neu ist also der Passus «zur Hauptsache». Wir haben uns in der Kommission intensiv mit dieser neuen Formulierung befasst, obwohl sie lediglich aus zwei zusätzlichen Worten besteht. Ebenfalls haben wir den Bundesrat sowie das Bundesgericht konsultiert, da Immunitätsfragen diese beiden Behörden analog zu uns betreffen. Schliesslich sind wir mit 15 zu 1 Stimmen bei 4 Enthaltungen zum Entscheid gelangt, Ihnen Nichteintreten auf die Vorlage zu beantragen oder, mit anderen Worten ausgedrückt, es bei der heutigen Praxis bewenden zu lassen. Dazu die drei wichtigsten Gründe:

1. Wir haben sämtliche Immunitätsfälle der Jahre 1970 bis 1994 daraufhin überprüft, wie sie vom Parlament wohl behandelt worden wären, wenn der vom Ständerat beschlossene Gesetzestext Geltung gehabt hätte. Das Ergebnis war sowohl aufschlussreich als auch ernüchternd: Es wäre praktisch in allen Fällen gleich entschieden worden.

2. Der Bundesrat zeigte zunächst Verständnis für die parlamentarische Initiative Ruesch, war mit dem konkreten Text jedoch nicht ganz glücklich, da in materieller Hinsicht kaum etwas geändert hätte. Der Ermessensspielraum des Parlamentes bliebe de facto nämlich gleich. In der Folge verzichtete der Bundesrat aber auf einen weiteren Formulierungsvorschlag.

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Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Motion des Ständerates (RK-SR 94.024) Wahlvorschlag für die schweizerischen Richter am Europäischen Gerichtshof für Menschenrechte Motion du Conseil des Etats (CAJ-CE 94.024) Liste de candidats des juges suisses à la Cour européenne des droits de l'homme In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1995 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 06 Séance Seduta Geschäftsnummer 94.3476 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 12.06.1995 - 14:30 Date Data Seite 1236-1237 Page Pagina Ref. No 20 025 740 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.

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