Lexipedia

Entscheid

99-016

Verwaltungsbehörden 06.04.1999 99.016

6. April 1999Deutsch78 min

Source admin.ch

Sachverhalt

III.

Au niveau des projets, une décentralisation signifie que les décisions d'octroi ne seront plus de la compétence de la Confédération, mais des cantons ou des régions. Cette décentralisation sera toutefois liée au respect de certaines conditions dictées par les pratiques communautaires et fédérales: par exemple au titre de l'évaluation, de l'information du public, du champ d'application, de la coordination avec les politiques sectorielles et du respect des règles de concurrence. 2459 -- 21 of 38 --

Erwägungen

233.

Coopération transnationale INTERREG III sera certainement un axe important de promotion de la coopération transnationale. La Confédération et les cantons doivent donc y participer pour intégrer le territoire suisse dans les stratégies européennes d'aménagement. Le champ d'application pour cette coopération est vaste. La Confédération et les cantons devront, dans le cadre de l'élaboration des programmes opérationnels ou actions pilotes de coopération transnationale, fixer des priorités précises qui devront, entre autres, garantir que l'engagement suisse soit conforme aux politiques touchées. C'est ainsi que devront avant tout être retenus les thèmes suivants: - intégration de la Suisse dans les réseaux européens de communications, de transports et d'énergies; - rapports entre ville et campagne; - aménagement du territoire et protection de l'environnement; - développement économique (p. ex., tourisme, transfert et valorisation des savoir-faire et des technologies, etc.) - formation et recherche (p. ex., constitution de réseaux entre les MES et les instituts de recherche universitaires actifs au niveau d'un espace transnational); - sauvegarde et promotion du patrimoine culturel. La participation financière de la Confédération à ces actions transnationales dépendra des secteurs d'engagement, la part fédérale étant prépondérante pour des politiques relevant de sa compétence ou présentant des intérêts confédéraux. Par contre pour des domaines où les compétences sont partagées ou essentiellement de nature cantonale, le financement de la partie suisse devra être représentatif de cette répartition des tâches.

234.

Coopération interrégionale La consultation a démontré que des collectivités publiques suisses, mais aussi des privés, sont intéressés à développer avec des partenaires européens des actions de coopération interrégionale. La CE entend promouvoir la coopération interrégionale par deux instruments: - par la future initiative communautaire INTERREG III; dans les espaces transnationaux issus de la coopération du même nom, des projets de coopération interrégionale (entre villes, entre ville et campagne, entre régions rurales, entre secteurs public et privé, etc.) pourront être réalisés. Ils auront pour objectif d'initier entre les partenaires un échange de connaissances et de savoir-faire et de permettre la réalisation commune de certains projets. Les modalités de mise en oeuvre de cette coopération seront définies conformément aux principes d'application de la coopération transnationale. - par des actions innovatrices qui seront lancées dans le cadre de l'article 10 du FEDER. De tels programmes de coopération interrégionale, similaires à l'initiative RECITE, seront certainement proposés par la CE. Afin de permettre à des partenaires suisses de s'associer à de telles actions qui ne se limitent pas à des espaces transnationaux, mais qui couvrent l'ensemble du territoire de l'UE, il est important de prévoir cette marge de manœuvre au niveau fédéral. 2460 -- 22 of 38 --

24.

Mesures d'accompagnement

241 Introduction Dans le cadre du programme fédéral en faveur d'INTERREG IIA, les mesures d'accompagnement proposées ont constitué une valeur supplémentaire par rapport à INTERREG I, car elles ont permis la création, voire le renforcement dans chaque programme transfrontalier des coordinations régionales (entre les cantons). Elles ont également contribué à un échange régulier et continu d'informations et de connaissances entre les partenaires suisses à cette initiative communautaire. Elles ont enfin débouché sur une démarche systématique d'évaluation qui a pu être coordonnée avec le dispositif prévu du côté européen. L'évaluation finale confirme, voire renforce ces constats, en recommandant pour INTERREG III un renforcement des activités d'information et d'animation. L'intention du Conseil fédéral est de maintenir ses mesures d'accompagnement et de leur attribuer, comme pour INTERREG IIA, 10% des moyens sollicités, soit 4 millions de francs pour la période 2000-2006. Un tel projet a, par ailleurs, fait l'objet d'une large approbation dans le cadre de la consultation.

241 Introduction Dans le cadre du programme fédéral en faveur d'INTERREG IIA, les mesures d'accompagnement proposées ont constitué une valeur supplémentaire par rapport à INTERREG I, car elles ont permis la création, voire le renforcement dans chaque programme transfrontalier des coordinations régionales (entre les cantons). Elles ont également contribué à un échange régulier et continu d'informations et de connaissances entre les partenaires suisses à cette initiative communautaire. Elles ont enfin débouché sur une démarche systématique d'évaluation qui a pu être coordonnée avec le dispositif prévu du côté européen. L'évaluation finale confirme, voire renforce ces constats, en recommandant pour INTERREG III un renforcement des activités d'information et d'animation. L'intention du Conseil fédéral est de maintenir ses mesures d'accompagnement et de leur attribuer, comme pour INTERREG IIA, 10% des moyens sollicités, soit 4 millions de francs pour la période 2000-2006. Un tel projet a, par ailleurs, fait l'objet d'une large approbation dans le cadre de la consultation.

242 Actions communes au titre de la coopération régionale Ces mesures ont pour but de rendre plus efficace la participation de la Suisse à IN-TERREG III et d'en améliorer la transparence. Trois types d'actions sont essentiellement envisagés: - création et exploitation d'une plate-forme d'échanges d'informations et d'expériences. Lors de la planification et de la réalisation des programmes et des projets bénéficiant d'un soutien au titre d'INTERREG III, il est possible d'acquérir une précieuse expérience. Afin de permettre un transfert quasi permanent de savoir-faire et d'expérience entre les responsables de ces activités, au niveau national, régional, cantonal et local et au niveau des porteurs de projet et autres intéressés, il convient de mettre sur pied un réseau qui favorise cet échange. Dans la mesure du possible, ce réseau devrait être également ouvert à des contacts internationaux dans le cadre de PUE. C'est à ce prix seulement qu'on obtiendra des effets de synergie et de diffusion, sans lesquels le programme ne pourra pas remplir sa fonction d'incitation. - mise en place d'un dispositif d'évaluation continue de l'action de la Confédération dans son ensemble et d'un controling des programmes et des projets en particulier. Ce dispositif devrait permettre d'apprécier de manière globale la valeur ajoutée de cet instrument et de corriger, à court et moyen terme, sa mise en œuvre. Il serait également envisageable d'instaurer, comme le prévoit la CE dans son projet de «réforme des fonds structurels», une réserve de performance, qui devrait être significative, au moins 10 % des crédits attribués sur la base des quotas régionaux, et qui serait seulement attribuée à mi-parcours aux programmes les plus performants, déterminés sur la base d'une expertise intermédiaire. - soutien à certaines actions ponctuelles et ciblées; on pense en particulier à de nécessaires campagnes d'information et de sensibilisation pour promouvoir la participation de divers acteurs publics et privés en Suisse aux nouveaux programmes de coopération transnationale et interrégionale. Certaines de ces actions pourraient porter sur l'ensemble du territoire ou sur des régions particulières. 2461 -- 23 of 38 -Ces différentes activités feront l'objet de mandats externes, entre autres soumis à l'avis du groupe de travail Confédération-cantons. La Confédération financera l'essentiel de ces activités d'accompagnement.

243 Actions spécifiques au titre de la coopération transfrontalière Comme pour INTERREG IIA, le Conseil fédéral entend poursuivre son soutien aux coordinations régionales qui, du fait de la décentralisation envisagée et du dispositif permanent de contrôle et d'évaluation qui y est lié, devraient assumer des tâches d'exécution encore plus importantes. Les coordinations régionales suivantes sont actuellement en activité: - programme Rhin Supérieur Centre-Sud: la Regio Basiliensis; - programme Alpenrhein-Bodensee-Hochrhein: le canton de Saint-Gall; - programme Franche-Comté/Suisse: la Communauté de travail du Jura; - programme Rhônes-Alpes/Suisse: le canton de Vaud. Ces instances régionales ont permis d'instaurer une coordination plus efficace entre les cantons et des pratiques administratives plus performantes. Elles ont contribué de manière dynamique à l'animation transfrontalière en organisant avec leurs partenaires étrangers des conférences de presse, des séminaires, des séances d'information et en mobilisant de nombreux acteurs socio-économiques régionaux. Les cantons ou les régions sont responsables de la mise en œuvre de ces activités transfrontalières. Ils peuvent s'adresser à la Confédération qui peut prendre en charge une partie des dépenses liées aux actions régionales susmentionnées. Dans le cadre d'INTERREG IIA, la Confédération a octroyé des aides financières représentant 50 % des coûts à charge de la partie suisse, ce qui impliquait une prestation financière au moins équivalente de la part des organes régionaux ou cantonaux. Cette pratique sera réexaminée dans le cadre des travaux préparatoires pour l'ordonnance du Conseil fédéral.

3 'Conséquences financières et effets sur l'état du personnel

31 Sur le plan de la Confédération

311 Conséquences financières Compte tenu de l'extension du champ d'application de l'initiative INTERREG III (nouveaux domaines: coopérations transnationale et interrégionale) et de l'importante augmentation attendue de la contribution communautaire (environ 3 milliards d'Ecus pour 1994-1999; 6 à 7 milliards d'Euros annoncés pour 2000-2006) et vu les résultats intermédiaires de l'application de l'arrêté fédéral INTERREG IIA, les besoins financiers ont été évalués à 39 millions de francs, répartis sur sept ans (2000-2006), ce qui représente 5,57 millions par année. Pour les raisons susmentionnées, c'est un crédit-cadre global de 39 millions de francs qui est proposé, qui se répartit entre les deux domaines d'intervention suivants: - participation à des projets 35 millions de francs - mesures d'accompagnement 4 millions de francs 2462 -- 24 of 38 -Dans la mesure où la réalisation de la majorité des projets est liée à une action entre partenaires étrangers et suisses et donc à des contraintes de coordination administrative et décisionnelle, les crédits annuels ne pourront être répartis de manière linéaire sur la période 2000-2006. C'est pour cette même raison qu'il est prévu dans le projet d'arrêté fédéral de financement que la Confédération puisse contracter des engagements particuliers jusqu'au 1er juillet 2007, ceci afin de permettre que les projets qui auront été approuvés par la CE à la date-butoir du 31 décembre 2006 puissent être encore décidés par la Confédération. Les dépenses pour cette mesure générale sont à la charge des ressources générales de la Confédération. De modestes moyens financiers seront prévus dans le budget 2000 et dans le plan financier 2001. Les paiements les plus importants seront effectués par la suite, essentiellement à la fin de la période concernée et ceci afin d'éviter un chevauchement avec les crédits de paiement pour INTERREG IIA. Les paiements pourront s'étaler sur quelque neuf ans, à partir de l'an 2000.

312 Frein aux dépenses Le présent projet est soumis aux dispositions de l'article 88, 2e alinéa, de la constitution, et doit être adopté à la majorité de tous les membres dans chaque conseil.

313 Effets sur l'état du personnel De par ses nouveaux axes de coopération, INTERREG III implique pour les principaux offices fédéraux concernés, à savoir l'OFDE et l'OFAT, des tâches supplémentaires pour la mise en œuvre des arrêtés fédéraux et donc un besoin complémentaire en personnel. Ce renforcement en personnel pourrait être opéré à moyen terme dans le cadre des efforts de réorganisation actuellement menés au sein de l'administration fédérale.

32 Sur le plan des cantons et des régions La nouvelle initiative INTERREG III 'équivaut pour la Suisse à une extension du champ d'application matériel et géographique et à une période plus longue de mise en oeuvre. Par rapport à INTERREG II, l'engagement financier de la Suisse devra être encore plus marqué. Etant dorine que l'aide fédérale ne couvrira qu'une partie des coûts à charge de la partie suisse, l'application de cet arrêté fédéral va certainement occasionner une charge financière supplémentaire pour les maîtres d'œuvre des projets et pour les autorités publiques concernées (en particulier les cantons, au titre de la coopération transfrontalière). Il n'est toutefois pas possible de chiffrer en l'état ses conséquences financières. Il faut également remarquer que la pratique de subventionnement de la Confédération sera différente suivant le type de coopération concerné (transfrontalier, transnational ou interrégional) et aura donc des répercussions financières distinctes pour les cantons et les régions. Les cantons disposent actuellement des capacités en personnel nécessaires à l'application de l'arrêté fédéral INTERREG IIA. Toutefois, si la participation des cantons 2463 -- 25 of 38 -devrait être intensifiée au titre d'INTERREG III, ceci aurait certainement des conséquences sur leurs capacités en personnel.

4 Programme de la législature Bien que le présent projet d'arrêté fédéral ne soit pas expressément mentionné dans le programme de législature 1995-199921, il correspond pleinement aux objectifs de la période législative en cours. Mentionnons l'idée-force n° 1 (Renforcement de la cohésion nationale), l'objectif 34 (Traits essentiels de l'aménagement du territoire/Programme de réalisation) et l'objectif 35 (Réorientation de la politique régionale). Il satisfait également à l'idée-force retenue pour les relations internationales, en permettant d'étayer par des mesures de politique intérieure les objectifs en matière de politique étrangère.

5 Relation avec le droit européen Les modalités de la participation à cette action européenne sont essentiellement réglées par le droit communautaire. Les arrêtés fédéraux proposés, qui devraient promouvoir la participation suisse à ce programme européen, équivalent à un rapprochement des pratiques d'encouragement suisse et communautaire.

6 Bases juridiques

61 Constitutionnalité L'arrêté fédéral de portée générale proposé se fonde en premier lieu sur la compétence générale de la Confédération en matière de politique étrangère. En effet, le soutien à une participation suisse à la coopération régionale en Europe constitue un élément essentiel de la politique d'intégration et donc de la politique extérieure. Cet arrêté fédéral repose également sur l'article 31his, 3e alinéa, lettre c, et l'article 22iu!"cr de la constitution fédérale. Aux termes de l'article 31his, 3e alinéa, lettre c, de la constitution, la Confédération est habilitée à édictcr des prescriptions pour assurer l'existence économique des régions et peut prendre des mesures en vue de protéger et de maintenir l'activité économique. Le genre et la nature des mesures mises en oeuvre pour atteindre l'objectif fixé relèvent en principe de la compétence du législateur fédéral. Il suffit que ces mesures, d'une part, paraissent justifiées du point de vue de l'intérêt politique général et que, d'autre part, elles aient pour but et soient à même de pallier la menace économique qui pèse sur les régions en question. Les mesures qui dérogent au principe de la liberté du commerce et de l'industrie doivent répondre aux exigences de la subsidiarité et de la proportionnalité; c'est ce que l'on entend par l'expression «s'il le faut» figurant à l'article 31his, 3e alinéa, de la constitution. L'article 22M"illcr de la constitution attribue aux cantons la compétence d'aménager le territoire. Pour ce faire, ils doivent appliquer les principes que la Confédération a élaboré par voie législative. Il charge en outre la Confédération d'encourager et de

21 FI- 1996 II 289 2464

-- 26 of 38 --

coordonner les efforts des cantons et de collaborer avec eux. C'est particulièrement le cas lorsque des mesures prises soit par la Confédération soit par les cantons ont des effets au-delà de la frontière ou lorsque des mesures prises dans les Eîtats limitrophes ont des effets sur le territoire suisse.

62 Forme de l'acte à adopter II a déjà été mentionné dans le message du Conseil fédéral à propos d'INTERRI'Xî II que si une telle mesure devait être renouvelée, voire institutionnalisée, elle devrait, le cas échéant, se fonder sur une base légale formelle. Cette condition est satisfaite avec la présente proposition. Etant donné le caractère temporaire de cette mesure, la base légale revêt la forme d'un arrêté fédéral de portée générale. L'arrêté de crédit, qui ne contient pas de règles de droit, doit revêtir la forme de l'arrêté fédéral simple, conformément à l'article 8 de la loi sur les rapports entre les conseils22; en tant que tel il n'est pas sujet au référendum. 40262

22 RS171.11 2465

-- 27 of 38 --

to 2466 Programmes régionaux INTERREG il avec participation suisse ©OFDE 1998 nCarte 3 a. nVI & régions 5' Vi INTERREG H n PO Ti M O II e x n re les VI la 02 e VI VI re re est f as VI VI o ciée re 3». 3 1 1

-- 28 of 38 --

Annexe 2 Evaluation finale de l'arrêté fédéral INTERREG IL Rapport de synthèse Mandat de l'Office fédéral du développement économique et de l'emploi

16 décembre 1998

1. Introduction L'évaluation finale de l'arrêté fédéral INTERREG II a été agendée et réalisée avant le terme du programme lui-même. Il est néanmoins possible d'apprécier les premiers résultats23 dans l'optique d'une éventuelle participation de la Confédération au programme INTERREG III de l'Union européenne (UE)-4. L'évaluation intermédiaire mettait l'accent sur les stratégies de coopération transfrontalière déployées dans chacune des régions. Les prestations de la Confédération, en termes de pilotage et de coordination, ont été évaluées grâce à des entretiens réalisés avec les représentants des régions, des cantons et de la Confédération et ont été discutées au sein de groupes de travail. L'évaluation finale porte, quant à elle, sur la stratégie développée par la Confédération en matière de coopération transfrontalière et sur la cohérence entre les différents objectifs poursuivis par l'Etat. Un autre point important réside dans l'appréciation, telle que le permet l'état d'avancement du programme, des effets constatés au niveau des projets. Ces différents éléments ont été appréhendés par le biais d'un questionnaire adressé à l'ensemble des porteurs de projets et d'une analyse des documents issus de la Confédération et des cantons. Ces documents comprennent des dossiers administratifs, des comptes rendus de débats parlementaires fédéraux ainsi que des documents destinés au grand public. Divers axes de la politique de la Confédération peuvent être identifiés qui sont importants pour la mise en œuvre de l'arrêté fédéral INTERREG II. Dans ce cadre, nous avons procédé à l'analyse de la cohérence entre les divers objectifs formulés au niveau de la Confédération ainsi qu'à l'appréciation de leur coordination avec les objectifs poursuivis par les régions et cantons, et ce dans la perspective d'un partage des tâches selon le principe de subsidiarité. La première partie du présent rapport de synthèse est consacré à l'appréciation des objectifs d'INTERREG II et des effets induits par ce programme dans différents domaines. Dans un deuxième temps, nous procéderons à la présentation des implications politico-stratégiques de cette évaluation en termes de participation à INTERREG III. Dans la troisième partie, nous formulerons quelques recommandations quant à la mise en place et au déroulement d'un éventuel programme INTERREG III.

23 Toutefois, de nombreux projets sont encore en cours de réalisation, et certains ne sont même pas encore approuves. C'est la raison pour laquelle cette évaluation doit être considérée, dans la perspective d'une analyse d'impacts, comme une seconde évaluation intermédiaire.

24 A signaler la mise en consultation, par le Conseil fédéral, du projet d'arrêté fédéral sur la promotion de la participation suisse à l'initiative communautaire de coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale (INTERREG III), pour la période 2000 (juillet 1998), et de son rapport explicatif. 2467 -- 29 of 38 -Le but de ce rapport de synthèse est de générer une discussion des résultats de l'évaluation dans chaque région et de présenter les résultats de manière ciblée, et ce dans l'optique d'un éventuel arrêté fédéral INTERREG III. Rappelons également que cette évaluation doit permettre d'apprécier les effets de la participation de la Confédération à INTERREG II et qu'elle privilégie par conséquent le point de vue de celle-ci, les cantons et régions se situant quelque peu en retrait.

2. Les effets de la participation de la Confédération à INTERREG II L'arrêté fédéral INTERREG II comporte deux axes principaux qui orientent les activités de la Confédération -dans le domaine de la coopération transfrontalière: - la politique d'intégration, - la politique régionale. Ces deux dimensions se situent dans un champ de tensions dans lequel interviennent également d'autres éléments tels que: - la coordination avec les politiques sectorielles importantes, ainsi que le prévoit l'arrêté fédéral INTERREG II, - la coordination avec les politiques à impact spatial, ainsi qu'elle est exprimée à travers la participation suisse à INTERREG IIC25, - de même que la cohésion nationale en tant qu'idée-forcc du Programme de la législature 1995-1999 de la Confédération. Les effets en termes de politique d'intégration Des enjeux à la fois de politiques intérieure et extérieure exercent une influence sur la politique européenne de la Suisse. Dans ce contexte, l'arrêté fédéral INTERREG II fait partie d'une stratégie qui place l'apprentissage de l'Autre, l'interconnaissance par-delà les frontières au centre de ses préoccupations. L'analyse des documents montre que, au sein du Conseil fédéral, les arguments reposent essentiellement sur les aspects «intégration» de la coopération transfrontalière. En revanche, dans les débats parlementaires, ce sont les éléments de politique régionale qui dominent. Du point de vue de la Confédération, les deux objectifs peuvent être étroitement connectés. En effet, les deux politiques cherchent à trouver une réponse à des problèmes qui ont un caractère transfrontalier ou qui sont générés par le contexte transfrontalier. Néanmoins, dans les documents, on ne précise pas comment cette connexion devrait être concrètement encouragée. A cet égard, la représentation la plus répandue, aussi bien au sein des services fédéraux concernés que dans les régions, est que les effets de synergie entre objectifs de politique régionale et de politique d'intégration se développent d'eux-mêmes. Des projets portant sur des thèmes divers sont soutenus grâce aux fonds INTER-REG. De même, les groupes cibles de chaque projet sont très variés, et ce de manière à ce que de nombreuses personnes issues des régions frontalières puissent en profiter. Par ailleurs, l'analyse du questionnaire montre que la majorité des porteurs de projets sont des nouveaux venus dans le programme INTERREG. Les personnes interrogées donnent davantage de poids à la question de l'intégration qu'à celle de la plus-value régionale: une meilleure compréhension des voisins européens constitue

25 INTERREG 11C est le volet consacre à la collaboration transnationale. 2468

-- 30 of 38 --

une préoccupation dominante. En outre, on constate, parmi les personnes consultées, une similarité des attentes. INTERREG pose avant tout les bases d'une meilleure compréhension et d'une mise en réseau par-delà les frontières, éléments qui sont une condition du développement des régions frontalières. La grande majorité des projets traversent les frontières intercantonales et, très souvent, c'est l'ensemble de la région INTERREG, ou du moins une bonne partie de celle-ci, qui est concernée. La coopération transfrontalière acquiert une certaine assise, ce qui conduit à l'amélioration de la qualité de la collaboration par-delà les frontières - INTERREG contribue particulièrement à ce phénomène, et ce par le biais des nombreux projets qu'il soutient. Comme les objectifs d'intégration sont dominants au niveau des projets, la maxime «ce qui est bon pour la région est bon pour la Suisse» gagne en signification. En effet, des synergies peuvent être développées entre la micro-intégration intervenant au niveau régional et la macro-intégration de la Confédération: celle-ci peut s'appuyer sur le succès des projets réalisés pour développer sa politique d'information grand public. Néanmoins, dans cette optique, il est nécessaire d'accroître la notoriété des projets ainsi que celle du programme INTERREG dans son ensemble. Les effets en ternies de politique régionale L'arrêté fédéral INTERREG II s'inscrit dans le contexte de la nouvelle orientation de la politique régionale. Au centre des préoccupations se situent le renforcement du principe d'efficience et le travail de collaboration au sein de grandes régions. La politique régionale, jusqu'à présent très fortement tournée vers la péréquation financière entre régions, doit davantage être ciblée sur la compétitivité régionale. INTERREG II fournit aux régions la possibilité de mettre à profit les opportunités qui se présentent à elles et de développer leurs potentialités. De fait, l'analyse montre que la coopération transfrontalière se donne des priorités différentes selon la situation régionale initiale, et ce par le biais des projets réalisés. Un élément important de la nouvelle orientation de la politique régionale réside dans la volonté d'oeuvrer à la constitution d'entités régionales plus grandes et comparables aux régions européennes. La Confédération, dans le cadre d'INTERREG II, travaille avec de telles régions. De fait, la coopération transfrontalière a conduit à une meilleure coordination entre cantons participant à une même région INTER-REG. En outre, les crédits fédéraux réservés aux mesures d'accompagnement soutiennent la constitution de lieux de coordination et s'inscrivent ainsi dans les orientations de la politique régionale. Sur le plan régional, le programme INTERREG II constitue un complément aux activités de coopération transfrontalière existantes. Dans les régions bénéficiant d'une longue tradition de collaboration transfrontalière, le programme est utilisé à des fins de stabilisation des bases de la coopération, ainsi qu'à la réalisation de projets exemplaires. Les régions disposant d'une tradition de coopération transfrontalière moins importante attendent d'INTERREG qu'il génère des impulsions, et ce en particulier par la mise en place des structures d'information et des réseaux d'acteurs nécessaires. Les types de projets réalisés et les structures respectives des régions INTERREG reflètent ces différences. Les effets sur la cohésion nationale Le renforcement de la cohésion nationale constitue l'idée-force du programme de législature 1995-1999 du Conseil fédéral. La répartition des crédits fédéraux IN2469 -- 31 of 38 -TERREO entre les cinq régions frontalières tient compte de ce principe de base. Chaque région peut, selon ses possibilités, utiliser l'opportunité que représentent ces fonds. La clé de répartition employée prend en considération aussi bien les potentialités de la coopération transfrontalière dans une région que les obstacles à cette même coopération. Dix pour cent des crédits fédéraux sont réservés aux mesures d'accompagnement, qui doivent permettre d'accroître la coordination entre régions et cantons. C'est au sein du Groupe d'accompagnement, auquel participent à la fois des représentants de la Confédération et des cantons, que sont prises les décisions concernant la répartition des fonds entre les régions INTERREG. L'analyse des questionnaires montre que le programme INTERREG n'a, jusqu'à présent, pas eu de réel impact sur les cantons de l'intérieur. A travers ses directives, l'UE circonscrit régionalementjes projets qui doivent avant tout servir à atténuer les désavantages dont souffrent souvent les régions frontalières en raison de leur position marginale. Selon les êvaluateurs, il n'y a cependant aucune raison de craindre que le soutien financier dispensé par le biais des fonds INTERREG lèse les cantons de l'intérieur. En effet, les montants mis à disposition sont trop faibles pour cela. La coordination avec l'aménagement du territoire et les politiques sectorielles Le programme INTERREG permet de soutenir des projets dans de très nombreux domaines. Si l'on souhaite que ce programme contribue aux politiques importantes à la fois aux niveaux cantonal et fédéral, il est nécessaire de déployer un gros effort de coordination. La participation de la Confédération à INTERREG doit permettre de fournir une contribution à la réalisation de tâches relevant des politiques sectorielles. Un tel objectif est formulé dans l'arrêté fédéral INTERREG II aussi bien que dans les comptes rendus des débats parlementaires. Les domaines potentiellement concernés vont de l'aménagement du territoire à une politique économique extérieure active, en passant par la politique des transports et la protection de l'environnement. Dans ce cadre, l'aménagement du territoire est considéré comme faisant partie des enjeux de politiques sectorielles relevant de la responsabilité de la Confédération. Les enjeux liés à l'aménagement du territoire jouent un.rôle important, et ce particulièrement dans les régions. Les études réalisées et les concepts élaborés dans ce domaine constituent souvent la base sur laquelle se développent des projets de coopération transfrontalière. En ce qui concerne l'aménagement du territoire, le programme INTERREG agit au niveau de grandes entités régionales, alors que la coordination entre les objectifs régionaux d'aménagement du territoire et les objectifs posés par les «Grandes lignes de l'organisation du territoire» (OFAT, 1996) est laissée aux cantons. La Confédération dispose aujourd'hui, avec la Conférence pour l'organisation du territoire nouvellement instituée, d'un organe qui peut prendre en charge les travaux de coordination nécessaires. En ce qui concerne les autres politiques sectorielles, aucune coordination entre projets n'a lieu au niveau fédéral, à quelques exceptions près où les organes de la Confédération sont sollicités. Dans le cas contraire, les services fédéraux, à partir des informations obtenues auprès des acteurs régionaux, conseillent une coordination à une large échelle spatiale. La majorité des projets sont donc orientés régionalement. L'analyse des questionnaires adressés aux porteurs de projets met en évidence un engagement important de la part des administrations cantonales sectorielles qui travaillent à la mise en place de réseaux agissant dans des domaines spécifiques. Ces 2470 -- 32 of 38 -réseaux dépassent en général les frontières des cantons - respectivement des Länder, des Régions et des Départements - et contribuent à la coordination entre projets. De la subsidiarité du programme Le programme INTERREG recèle de grandes opportunités en termes de prise en charge subsidiaire de certaines tâches. Comme d'autres programmes initiés par les fonds structurels de PUE, le programme INTERREG fonctionne selon le principe de subsidiarité. Cela signifie que l'objectif général du programme n'est pas censé être atteint par la mise en œuvre d'une série de mesures issues d'une planification centrale et détaillée. Au contraire, la philosophie du programme permet la réalisation de nombreux projets sectoriels, avec leurs objectifs respectifs, qui, ajoutés les uns aux autres, peuvent contribuer à l'atteinte de l'objectif général. Ce principe de subsidiarité permet aux régions de fixer leurs propres priorités. Le principe de subsidiarité fait également partie de la tradition de la politique régionale helvétique qui a connu ses débuts avec le concept de développement régional lié à la «Loi fédérale sur l'aide en matière d'investissement dans les régions de montagne» (LIM) et qui a été poursuivie avec «Regio Plus». L'analyse du questionnaire adressé à l'ensemble des porteurs de projets montre que chaque région INTERREG fixe, au niveau des projets, des priorités différentes. Cela concerne aussi bien les types d'acteurs mobilisés que les types de projets réalisés. Deux éléments font d'INTERREG un programme innovateur: l'impulsion donnée par la réalisation de projets pilotes et la mise en réseaux des acteurs par-delà les frontières.

3. INTERREG III: mise en perspective La nécessité de l'aide fédérale dans le cadre d'INTERREG II est incontestée au sein des services fédéraux et cantonaux ainsi que chez les représentants régionaux concernés. L'analyse des questionnaires a mis en évidence le fait que, pour beaucoup de projets, les crédits fédéraux sont non seulement souhaitables, mais encore nécessaires. L'aide fédérale offre la possibilité à de nouveaux cercles de population des régions frontalières de participer à la coopération transfrontalière. Quelles seraient donc les conséquences d'une non-participation de la Suisse au programme INTER-REG III prévu par l'UE? Les effets sur les relations régionales extérieures de la Suisse seraient différents selon le degré de développement de la coopération transfrontalière. La microintégration peut s'appuyer, dans la plupart des régions, sur des institutions et des mécanismes de collaboration existants. Les régions pénalisées seraient celles qui débutent dans la coopération transfrontalière. Cependant, dans toutes les régions, les partenaires suisses verraient leur degré d'influence sur le choix des thèmes de la collaboration transfrontalière se réduire. Cela concerne avant tout la conception des programmes opérationnels qui font office de plans de développement régionaux. La macro-intégration se trouverait dans une situation plus difficile. Une nonparticipation de la Confédération au programme INTERREG III constituerait un signal négatif à l'attention de l'UE, alors qu'une participation à INTERREG III soulignerait l'engagement de la Suisse en termes de politique d'intégration. En Suisse, la collaboration au sein de grandes régions serait freinée par cette nonparticipation de la Confédération à INTERREG III. La coopération entre cantons, 2471 -- 33 of 38 -régions et Confédération perdrait là un instrument, ce qui pourrait aller de pair avec un affaiblissement des régions frontalières périphériques. A l'opposé, quels sont les avantages stratégiques de la poursuite de l'engagement de la Confédération dans le programme INTERREG? Comme le montre le passage d'INTERREG I à INTERREG 11, la poursuite de la participation à la politique européenne de coopération transfrontalière conduit à une plus grande intégration. Les acteurs des régions frontalières sont insérés dans des réseaux techniques et politiques. Les cantons peuvent, en tenant compte de leur propre situation, agir de façon relativement indépendante. Ils ont droit à la parole au sein d'institutions transfrontalières qui disposent d'un certain pouvoir de décision (choix des projets à soutenir). La manière dont la Confédération participe jusqu'à présent à INTERREG II permet de renforcer la cohésion nationale dans la mesure où les échanges entre cantons et régions sont plus nombreux. Ces échanges pourront encore être intensifiés et étendus aux cantons de l'intérieur. En effet, le programme INTERREG III de l'UE comprendra, outre la coopération transfrontalière, deux autres niveaux de collaboration: les collaborations transnationale et interrégionale. Cela représente pour la Suisse une augmentation des possibilités de développer une politique d'intégration cohérente sur le plan national. La collaboration transnationale offre l'opportunité d'une meilleure coordination de l'aménagement du territoire au niveau européen, et plus particulièrement en ce qui concerne les réseaux de transports et d'infrastructures. A cette échelle spatiale, la distinction entre cantons frontaliers et cantons de l'intérieur ne se justifie plus. La coopération interrégionale doit permettre aux régions et aux villes qui partagent des problèmes et des potentialités similaires de se rencontrer pour instaurer un nouveau mode d'échange d'expériences. H est actuellement encore difficile d'apprécier les implications de la combinaison de-ces trois dimensions spatiales de la coopération. En tous les cas, INTERREG III nécessitera un aménagement en ce qui concerne le partage des responsabilités entre services fédéraux concernés (OFDE, OFAT, BI, DDIP, etc.).

4. Recommandations Le bilan de l'application de l'arrêté fédéral INTERREG II doit globalement être considéré comme positif. Néanmoins, dans la perspective d'un éventuel INTERREG III, il est possible, dans certains domaines, d'améliorer l'efficacité du programme: Organisation du programme: La Confédération n'a aucune influence sur le programme INTERREG III en général ni sur les programmes opérationnels régionaux. Cela ne pose pas de réel problème dans la mesure où l'UE et la Suisse fixent en principe les mêmes conditions à leur soutien; par exemple, il n'est pas possible de fournir des aides publiques qui pourraient engendrer une distorsion de la concurrence. La capacité de pilotage de la Confédération doit donc se concentrer sur les besoins internes de coordination. Répartition des crédits: Une répartition claire des crédits entre les trois niveaux de coopération promus dans le cadre d'INTERREG III est nécessaire. Le partage des fonds destinés à la coopération transfrontalière doit être fait de façon à ce que soit encouragée la compétitivité des régions et que soient récompensés l'esprit d'initiative et l'engagement des acteurs régionaux. Mais cette répartition doit également se faire en fonction des caractéristiques régionales telles que la puis2472 -- 34 of 38 -sance/faiblesse économique, la topographie et le degré de développement de la coopération transfrontalière. Les critères mis en œuvre jusqu'à présent semblent de fait adaptés. Un partage des fonds qui n'auraient pas été utilisés doit être possible vers la fin du programme. De plus, une séparation claire entre les moyens destinés au financement des projets et les fonds devant servir à un encadrement technique est également nécessaire. Information du grand public: Le programme INTERREG offre la possibilité aux citoyennes et citoyens de participer directement, par le biais de projets pilotes, à des expériences de coopération transfrontalière. Néanmoins, une sensibilisation du large public nécessite des efforts supplémentaires d'information de façon à toucher des personnes qui ne sont pas directement concernées par le projet. Une partie des crédits fédéraux doit être employée dans ce but. Les porteurs de projets et les régions sont responsables de la diffusion de l'information liée aux projets particuliers. L'information du grand public sur des thèmes liés à la politique d'intégration peut toutefois être renforcée par des exemples marqués de succès tirés des régions frontalières. Travail de coordination: Les deux niveaux de coopération supplémentaires introduits par INTERREG III engendrent un accroissement du travail de coordination pour la Confédération - ainsi que pour les cantons et régions. Les objectifs stratégiques de ces deux nouveaux axes de collaboration doivent être élaborés conjointement avec les cantons et les régions. Cela demande également une meilleure coordination entre les différents services fédéraux concernés (OFDE, OFAT, BI, DDIP, etc.), de même qu'une répartition claire des tâches et des rôles entre chacun. Règles du jeu: La collaboration entre Confédération et cantons doit être affinée dans le cadre d'INTERREG III, et ce notamment en termes de subsidiarité. D'une part, la gestion des crédits devrait être décentralisée et devenir de la responsabilité principale des cantons. D'autre part, la Confédération doit, en contrepartie, accentuer ses efforts en matière d'échanges d'information, de médiation et d'animation. Dans cette perspective, la Confédération devrait être représentée au sein des organes de décision de chaque région.

5. En conclusion Comme INTERREG III sera ciblé sur trois niveaux de coopération, la plus-value du programme en termes d'intégration n'en sera que plus élevée. En effet, à la microintégration promue par la coopération transfrontalière s'ajoutent les collaborations transnationale et interrégionale qui mettent l'accent sur des enjeux d'intégration supplémentaires au niveau européen. La Suisse peut donc en attendre des effets positifs. Cela concerne la planification des infrastructures à une grande échelle spatiale de même que les processus d'apprentissage qui sont liés aux échanges d'expériences interrégionaux. Selon les évaluateurs, l'adoption par le Parlement suisse d'un arrêté fédéral sur la participation de la Confédération au programme INTERREG III de l'Union européenne est donc souhaitable. 40262 2473 -- 35 of 38 -Arrêté fédéral Projet relatif à la promotion de la participation suisse à l'initiative communautaire de coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale (INTERREG III), pour la période 2000-2006 du L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu la compétence de la Confédération en matière de politique étrangère; vu les art. 22lual"et 31bis de la constitution; vu le message du Conseil fédéral du 17 février 1999', arrête: Art. 1 Principe La Confédération encourage, pendant la période de 2000-2006, la participation suisse aux programmes, projets et actions innovatrices de coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale réalisés dans le cadre de l'initiative communautaire INTERREG III et de l'article 10 du Fonds européen de développement régional (FEDER)2. Art. 2 Financement L'Assemblée fédérale fixe le crédit-cadre par arrêté fédéral simple. Art. 3 Rapport Le Conseil fédéral fait rapport annuellement à l'Assemblée fédérale sur la libération et l'utilisation des crédits alloués. Art. 4 Exécution Le Conseil fédéral édicté les dispositions d'exécution. Art. 5 Référendum, durée de validité et entrée en vigueur

1 Le présent arrêté est de portée générale, il est sujet au référendum facultatif. - Il a effet jusqu'au 31 décembre 2006.

3 Le Conseil fédéral fixe la date de l'entrée en vigueur. 40262-AI

1 FF 1999 2439

2 JO 1988 L 185 2474

-- 36 of 38 --

Arrêté fédéral Projet sur le financement de mesures visant à promouvoir la participation suisse à l'initiative communautaire de coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale (INTERREGIII), pour la période 2000-2006 du L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu l'art. 2 de l'arrêté fédéral du...' relatif à la promotion de la participation suisse à l'initiative communautaire de coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale (INTERREG III), pour la période de 2000 à 2006; vu le message du Conseil fédéral du 17 février 19992, arrête: Art. 1 Afin de financer des mesures visant à promouvoir la participation suisse à l'initiative communautaire de coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale (INTERREG III), un crédit-cadre de 39 millions de francs au plus est octroyé pour la période de 2000 à 2006. Art. 2

1 Le crédit cadre est réparti comme suit: En mio-dc lra. Participation à des projets 35 b. Mesures d'accompagnement 4

2 Le Conseil fédéral peut procéder à des ajustements mineurs dans cette répartition. Art. 3 Les engagements particuliers peuvent être contractés jusqu'au 1er juillet 2007. Art. 4 Le présent arrêté, qui n'est pas de portée générale, n'est pas sujet au référendum. 40262-A2

1 RS...; RO... (FF 1999 2474)

2 FF 1999 2439 2475

-- 37 of 38 --

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Message relatif à la promotion de la participation suisse à l'initiative communautaire de coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale (INTERREG III), pour la période 2000-2006 du 17 février 1999 In Bundesblatt Dans Feuille fédérale In Foglio federale Jahr 1999 Année Anno Band 3 Volume Volume Heft 13 Cahier Numero Geschäftsnummer 99.016 Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum 06.04.1999 Date Data Seite 2439-2475 Page Pagina Ref. No 10 109 786 Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv digitalisiert. Le document a été digitalisé par les. Archives Fédérales Suisses. Il documento è stato digitalizzato dell'Archivio federale svizzero.

-- 38 of 38 --