BGE 20 I 413
BGE 20 I 413
1. Januar 1894Deutsch18 min
Source fallrecht.ch
412 C. Civilreehtspfiege. IV. Huftpfiicht del' Eisenbahnen bei Totltungen untl Verictzungen. 1\"°79. 413
aUf ®runb ber ?8eftimmungen biefe~ re~tem fiiUen. iffienn nun ber lUJ.wberricf)ter in biejer iffieife i.lorging, 10 ift l)ier(tlI~ nidjt erfidjtIidj, baB er bie \Jon il)m augerufel1en -'8efttmmungen bC5 IV. Haftpflicht eibgenoffifdjeu D6ngationenredjte~ a!~ eibgenoiiifdje;3 1Recf)t unb der Eisenbahn- und Dampfschift'unternehmungen nidjt i.lie[mel)l', auf ®runb ber citterien lUorfdjrift ber 3iirdjerifdjen bei Todtungen und Verletzungen. ~ii.li!vro3eaorbnung, ag \)Orau;3gefe~ten Sl1l)a1t be~ mat;geoenben Responsabilite des entreprises de chemins de fer au;3(anbifdjen 1Red)te5 3ur ~{ml.lenbul1g georacl)t l)aoe. ~i3 mug et de bateaux it vapeur l)ier baJ;Ctttf l)ingemiefen merben, baj3, u>ie ba;3 -'8unbe;3geridjt mel)rfad) aui3gefvrodjen 9at, ):lie Jtomvetena be§l -'8unbe~gertcl)lei3 en cas d'accident entrainant mort d'homme nidjt barauf gegrfmbet luerben fann, baB bie lUorinftanaen lUor~ ou lesions corporelles. fcf)rtften be~ eibgenoffifcf)en 1Redjtei3 oei bem tantoua!eu ~Redjt untemorfenen 1Jtedjti3\lerl)iiftniffen angeu>enbet l)a6en~ fiir meIdje 79. ATret d~t 9 "Wai 1894 dans la cause Muller fratt ber fcmtona{en ®eic§ge6ung cibgenofjifcf)e ®efe~ei3oefttmmun~ contre Jnra-Simplon. gen gcHeu foUen, inbem bie 910rmen be§l eibgenofiifdjen 1Redjtei3 in il)rer ~nu>enbung aUf bem rantona!en 1Jted)t unterftel)clIbe Jacob Muller, (l'Oberhofen (Berne), mari de la demande- 1Red)t~i.ler9aUniffe nid)t Emft 6unbe§lgefe~Hd)er fonbem fraft fQn~ resse, est entre au service de Ia Compagnie Jura-SimpIon, Ie tona!gefe~Ud)cr %torbnung, nid)t ct!;3 1Red)t;3fa~e bc;3 eibgenoffi~ 10 Octobre 1890, comme manmuvre au depot de locomotives fd)en, fonbern be;3 rantona!en 1Red)tei3 ge(ten 0. ~mtltd)e eamm~ de Neuchatel; il etait charge du soin de nettoyer et de videI' lung ber Xmnbe;3gerid)tfidjm &ntfdjeibungen XVI, Ei. 168 &ru>. 2, Ie cendrier des locomotiveset il etait paye a raison de 3 fro Ei. 805 ~riu. 2). ~6enfo miifien im i.lorHegenben ~arre bie llon 25 C. par jour. ber morinftan~ angemenbeten ~(ornten be;3 eibgenoffifd)en Do1iga~ Le 19 Aout 1892 a 9 heUl'es 45 minutes du matin, un acci- tionenred)tei3 nid)t al;3 1Red)t~iii~e be:8 etbgenofiifd)en, fonb'ern be~ dent lui sunint dans les circonstances suivantes : mQBgeoenben aU;31iinbifd)en t"l1ed)te;3 aufgefaBt werben; ei3 fann Un train venait d'arriver de Bienne a 9 h. 23, et la machine ba~er mit ®runb nicl)t geiagt merben, oaf) bie ~ntfd)eibung ber de ce train devait continuer son service en repartant avec un lUorinftana aUf ber ~nmenbung eibgenoffifcf)en lRed)tei3 oeruge unb autre train pour les Verrieres a 10 heures du maUn. Pendant tft fomit feine ber in ~d. 56 be;3 -'8unbei3gefe~e~ wer oie Dr~ cet intervalle, cette machine fut conduite par son mecanicien gauifation bel' -'8unbc;3recl)t;3vf1ege entl)altenen lUctQu;3fe~ungen Gustave Borel sur la voie de la plaque, cote est, Oil elle sta- ber ounbe~geridjtHcf)en Jtomllctcn3 f1cge6en. tionna pour Ie chargement de son tender. :tlemnad) 1)at ba~ -'8unbei3gerid)t Pendant que ce chargement s'operait, 11uller se glissa SOlIS edannt: la machine pour en videI' et nettoyer Ie cendrier. n etait encore occupe a ce travail, lorsque Ie mecanicien Borel, qui ~uf bie iffieiteraiel)lmg ber -'8ef(agten \l.lirb megen ,Jnfomveten~ ignorait sa presence sous la machine, donna, des que Ie char- be~ -'8unbc;3geridjte;3 nidjt eingetreten unb ei3 l)at bemnadj in aUen gement fut complet, un coup de sifflet pour ann onceI' Ie depart ~et{en oet bem UrtcH bel' ~'P:peUationi3fammer be;3 Doergerid)te~ de sa machine. En entendant ce signal, Muller voulut sortir bei3 $tanton;3 .3iirid) llom 7. ~ult 1894 fein -'8cu>enben. de dessous la machine, mais il etait trop tard ; la machine etait en mouvement et Muller fut pris sous une des roues du tender. Sa mort fut instantanee.
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C'est a la suite de cet accident que la veuve de la victime, llettoyee, et que Fun des employes a dit qU'a ce train on vidait Barbara Muller nee Kohli reclama de la Compagnie, Ie 20 Jan- toujours Ie cendrier. vier 1893. - en son nom et en celui de ses deux enfants. Le tribunal cantonal constate en outre qu'a la gare de Neu- Louise-M~rguerite Muller, nee Ie jonr meme de l'accident, et chatel, comme dans d'autres gares, il existe des fosses des- Rosine-Emma Kohli, u:;e fille nature lIe qn'cllc ~1.Vait eue avant iinees au vidage et au nettoyage du cendrier des locomotives, son mariage et que Ie defunt soignait, - nne indemnite de €t sur lesquelles les machines Bont amenees, de maniene a 25000 francs et une rente de 300 francs par enfant jusqu'a ce permettre aux employes charges de ce travail, de l'executer que chacune d'eHes eut atteint rage de 18 ans. Dans sa sans aucun danger; mais que l'usage s'etait introduit a Neu- clemande du 27 Septembre 1893, la veuve Kohli reduisit ces chatel de ne plus utiliseI' ces fosses ; que les employesn'avaient conclusions a la somme de 20 000 francs, avec interet a 5 % meme jamais rec.;u l'ordre de les utiliseI' ; que si la machine des l'ouverture de l'action. La Compagnie conteste rien devoir, se trouvait sur une fosse, on utilisait sans doute celle-ci pour en alIeguant la propre faute de la victime, attendu que l'ope- videI' Ie cendrier, sinon on Ie vidait ou la machine se trollvait, ration du nettoyage du cendrier ne devait pas etre entreprise sans avoir regu d'ordres du mecanicien; que lorsqu'une ma- avant que l'employe en ait prealablement, sinon re~u l'ordre chine arrivait au depot pour s'y approvisionner, on nettoyait du mecanicien, au moins prevenu celui-ci; or Muller n'a re'lu en meme temps Ie cendrier sans la placer sur la fosse, surtout du mecanicien aucun ordre, et ne l'a pas prevenu. .quand les machines devaient repartir tout de suite. Le 6 Decembre 1893 la cause vint devant Ie tribunal can- C'est en se fondant sur ces constatations de fait que Ie tri- tonal de Neuchatel, lequel a fait les constatations de fait ci- bunal cantonal a admis que Muller a ete atteint par la roue apres: du tender et ecrase, en accomplissant un travail qui rentrait Le mecanicien Borel a declare que sa machine, qui avait dans ses attributions, et qu'il executait dans les conditions ou ete nettoyee la veille, et qui n'avait parcouru depuis ce mo- ce travail etait tolere, c'est-a-dire sans faute de sa part; qu'il ment que Ie court trajet de Neucbatel a Bienne et retour, ne agissait ce jour la comme il avait l'habitude de Ie faire, et devait pas etre nettoyee Ie lendemain matin, et comme c'est executait son travail conscienciensement, en bon travailleur et Muller lui-meme qui avait fait Ie nettoyage la veille, Borel €mploye honnete et exact qu'il etait, seion les declarations croit que Muller s'est trompe de machine et croyait en net- unanimes des temoins. toyer une autre. Borel a ajoute que l'on ne doit pas aIler sous Le tribunal a en revanche admis l'existence d'une negligence une machine sans en avertir Ie mecanicien. D'autres employes et faute grave de la part de la Compagnie, en ce sens qu'elle ont explique que les locomotives qui n'ont pas ete videes 1~ avait laisse tomber en desuetude l'usage des fosses, destinees veille, doivent l'etre par les employes sans qu'ils aient a precisement a soustraire a tout danger les employes charges attendre pour cela dE'S ordres speciaux; que quand les ma- de videI' les cendriers ; Ie jugement ajoute qu'il y a relation chines doivent repartir tont de suite, on n'a pas trop de temps directe de cause a eflet entre l'habitude dangereuse, fatalement pour les nettoyer, et que Muller n'avait pas meme eu 1.0 prise, de ne plus utiliser les fosses, et l'accident survenu a minutes a cet efi'et; que]e mecanicien qui fait approvisionner Muller, et que la Compagnie a si bien compris Ia faute qu'elle sa machine d'eau et de charbon sait bien que l'on profite d~ avait commise, que Ie lendemain de la mort de Muller, elle a ce moment pour en nettoyer Ie cendrier, sauf pour ce ~~l donne l'ordre a ses employes de videI' a l'avenir les cendriers concerne les machines nettoyees la veHle; que Muller VISl- sur les fosses. tait toujours une machine pour voir si eUe avait besoin cl'etre Par ces motifs Ie tribunal cantonal a condamne la Compa- xx - 1894 27
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!!1lil' Jura·Simplon a payer a la demanderesse et a ses deux: precedent. Bien que le jugement cantonal 11e le constate pas :nfants la somme capitale de 12500 francs, avec interet a d'une maniEll"e expresse, il y a lieu d'admettre, vu les temoi- 5 G! des le jour de l'introduction de la demande, a savoir gnages intervenus, et en application de l'art. 82 de la nouvelle H 920 francs a titre d'indemnite po ur le prejudice pecuniaire. loi sur l' organisation judiciaire federale, que le nettoyage de la demontre et 680 francs, ensuite de la negligence grave de la machine en question avait ete pratique la veille de l'accident. Compaunie en application de l'art. 7 de la loi federale snr TI parait resulter egalement des temoignages entendus, qu'en la resp~ns;bilite des chemins de fer, du let Juillet 1875. pareil cas l'employe prepose ä. ce travail, s'il voulait proceder C'est contre ce jugement, depose le i 7 Mars 1894, que la aun nouveau nettoyage le lendemain, demandait, clans la regle, Compagnie a recouru en temps utile au Trib~m~l federal, con- au mecanicien si c'etait necessaire. Cependant i1 ne ressort cluant a ce qu'il lui plaise reformer le dlt Jugement : a) pas de l'audition des ternoins cites sur ce point special, la principalement, en adoptant les conclusi?ns lib~ratoire~ dl' la preuve, a satisfaction de droit, que MuHer ait eu l'obligation reponse et b) snbsidiairement, en redmsant, a connalssance stricte d'adresser cette question au conducteur de la 10como- de justice, l'indemnite allouee a la demancler~sse" . tive. La Compagnie n'a pas pretendu qu'il existät aucune La demanderesse a recouru egalement an trIbunal de ceans,. prescription reglementaire sur ce point, et le mecanicien par voie d'adhesion, et conclu au maintien de l'indemnite de Borel l1'a pas declare, dans sa premiere audition officielle, H 920 francs, et a l'augmentation notable de celle de 580 qu'il y ait eu a eet egard un usage general et obligatoire ; il francs a elle allouees par le jugement cantonal. La dite deman- s'est borne, en effet, a dire que « d'habitude les nettoyeurs deresse a obtenu le benefice du pauvre. charges de cette besogne demandent au mßcanicien si le cen- Dans lems plaidoiries de ce jour, le Conseil cle la Compa- drier a besoin d'etre video » gnie a repris ses conclusionsliberatoires, et l'avocat. Jaccot~e~, TI ne saurait donc etre question, de ce premier chef, de Ia au nom de la demanderesse, a repris les concIuslOns ongl- meconnaissance d'un devoil' impose a la victime, ni, par con- naires de sa demande en 20 000 francs cle dommages-interets. se quellt., d'une faute speciale de sa part, cela d'autant moins Slatuant snr ces [aits et considerant en droit: que le mecanicien Borel a declare ne pouvoir s'expliquer l'acte 1() TI est, tout d'abord, incontestable que l'accident se trouve de MuHer, employe conseiencieux et actif, autrement que par dans un rapport direct de cause a effet avec le mouvemellt l'eITeur qu'il aurait cOlnmise en croyant que la loeomotive en imprime a une locomotive, et qu'il est des 10rs survenu dans question n'avait pas ete deja nettoyee Ia veille, ou en pensant l'exploitation. nettoyer une autre Iocomotive. 20 La Compagnie a resiste a la demande ue la veuve Muller A supposer meme que MuHer, dans sa grande hate, ait en pn~tendant que le defunt avait ete lui-meme la cause de reellement commis une pareilIe confusion, cette erreur ne l'accident ce qui a pour eflet cle liberer la defenderesse d~ saurait lui etre imputee a faute, attendu qu'il agissait en toute toute res~onsabilite, aux termes de l'art. 2 in fine de,la 101 bonne foi et. dans l'inieret bien entendu du service. federale sur la responsabilite des entreprises de chemlllS de La Compagnie a cherche 11, demontrer, en second lien, fer, du l ec Juillet 1875. l'existence de Ia propre faute de MuHer en soutenant qu'il Pour justifier cette exception, la Compagnie estime enpre- n'aurait du sous aucun pretexte se glisser sous la locomotive miere ligne que Muller n'aurait du proceder au nettoyage, dn sans en avertir le mecanicien. cendrier de la locomotive que sur un ordre expres du mec~ Ainsi qu'il a deja ete dit, il n'a pas ete davantage invoque, nicien, attendu que ce nettoyage avait deja eu lieu 1e SOli sur ce point, par la defenderesse, de disposition reglementaire
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faisant un devoir aux employes preposes au nettoyage des pratique eminemment perilIeuse a un mode de nettoyage cendriers, d'avertir le mecanicien chaque fois qu'ils veuleut exempt de tout danger, a commis une faute; elle l'a d'ailleurs se livrer a leur travail. La seule question a resoudre est done elle-meme implicitement reconnu en donnant l'ordre expres} eelle de savoir si, par des eonsiderations d'ordre general il y apres l'accident, d'utiliser a I'avenir les fosses pour le net- a lieu d'assimiler l'om.ission de eet avertissement a une negli- toyage, soit vidage des cendriers. genee ou a une faute. Contrairement toutefois a l'appreciation du tribunal can- A eet egard il faut remarquer que les ternoins entendus se tonal, cette faute n'apparait pas comme grave dans le sens contredisent sur le pointde savoir si l'emp1oye auquel incombe de ~a loi, attendu que pour meriter cette qualification, il fau- 1e travail de nettoyage dont il s'agit est tenu d'avertir le me- dralt que la negligenee de la Compagn.ie eut ete te11e que toute canieien, avant de s'introduire sous 1a locomotive arretee. personne, meme douee d'une prudence seulement ordinaire Il ressort toutefois de l'ensemble des dits temoignages que, eut du considerer le danger comme imminent. Or tel n'est lorsque la locomotive n'avait pas deja ete nettoyee le soir pas le eas dans l'espece et le tribunal de ceans ne l'a d'ail- preeedent, il etait toujours d'usage, a la gare de NeuehateI, leurs jamais admis lorsqu'il s'agissait d'abus qui s'etaient de pro ce der a ce travail sans avertir le mecanieien, penclant introduits ensuite d'une tolerance de fait. le stationnement que la machine faisait pour charger de l'eau Il suit de tout ce qui precede que la Compagnie doit etre et du charbon, avant de repartir avec un train prochain. A dec1aree responsable, conformement au principe general pro- supposer meme que "Muller ait, de ce chef, commis une impru- clame a l'art. 2 de la loi du 1er Juillet 1875 precitee, pour 18 dence, celle-ci trouve son excuse dans 1a bäte avec laquelle dommage survenu a Ia partie demanderesse ensuite de la cet employe devait, pendant le temps tres court aSi5igne au mort du sieur J. Muller. chargement de charbon, s'acquitter d'un travail considere 40 En ce qui a trai~ a la fixation du montant de l'iudemn.ite, comme indispensable. il y a lieu, eontrairement au jugement cantonal, de mettre a 30 En revanche il a ete impllte a faute a la Compagnie Ia base de son calcuI, non point Page de la victime (32 ans), d'avoir laisse s'introduire, contrairement ades prescriptions mais celui de Ia dame MuHer, de 34 ans au moment de l'ac- existantes, l'habitude de vider les cendriers sans utiliser a cet cident, puisque la somme a allouer a titre d'indemnite a cette effet les fosses disposees a Ia gare de NellcMtel, et dont derniere depend de sa Yie probable, c'est-a-dire du temps l'usage exclut toute possibilite d'accident. pendant lequel eHe aurait ete entretenue par son mali. En Sur ce point le jugement eantonal a constate qu'en effet la outre les facteurs admis en ligne de compte par le jugement Compagnie avait tolere le nettoyage de la machine, non seu- du tribunal eantonal doivent etre rectiiies encore a un double lement sur les fosses construites dans ce but, mais partout point de vue ; d'une part 1e nombre de jours de travail amme} ailleurs sur les rails, et notamment sur la voie de la plaque flue fournissait la victime ne peut etre taxe a 365, puisque tournante, pendant que la machine stationnait pour s'approvi~ tout employe de chemin de fer jouit d'un certain nombre (le sionner d'eau ou de eharbon; cette constatation concorde jours de repos, mais qu'i1 doit etre reduit a 320, chiffre arImis d'ailleurs entierement avec les temoignages entendus sur ce par la Compagnie. point special. Ür, si l'on retient que le nettoyage des machines D'autre part, il y a lieu de faire abstraction. dans la deter- sur les fosses a ce destinees aurait eu pour effllt de faire dis- mination du chiffre rIe l'indemnite, de l'entreÜen de l'enfant paraitre tout periI, il y a lieu d'admettre que la Compagnie, que la dame Muller avait eu avant son mariage; bien que 1e an tolerant une infraction a une me sure de precaution qu'elle defunt se soit charge volontairement cle I'entretien de cette avait elle-meme introduite, et en laissant se substituer une enfant, il ne l'a jamais reconnue comme nee de ses ceuvres,
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et par consequent cet entretien n'etait pas, en I'absence de toute disposition de la 10i neuchateloise dans ce sens, « a la 80. UrteH ~l)m 7. ,Juni 1894 in 0aef}en 0tnmmoaef} charge de la personne tuee » dans Ie sens de la loi de 1875. gegen 0ef}meta erifef}e (£enttQfOal)n. Si Ie texte fran~ais de l'art. 5, aI. 2 peut laisser sub sister quelque doute a ce sujet, toute ambiguite disparait en presence A. vuref) UrteH ~om 29. ill,aq 1894 l)ai bul3 Doergerief}t du texte allemand (Ie la melle disposition, lequel ne met au ~el3 stuntonl3 0o{oHjllrll erfannt: benefice de l'indemnite que les personnes a l'entretien des- L vie iBetrugte ift gel)aUen, bem stlager au te3Ul)Ien: queUes la victime etait obligee (verpfiichtet) et ce dans la a. eine 0ef}abenerfa~fumme ~on 4500 ~r.; mesure ou cet entretien leur a ete enleve par suite de la b. ben rMft&nbigen 5tag(ol)u, 90~r. 28 ~tl3.; mort du defunt. c. 3inl3 ~on biefcn oeiben iSetr&gen a5 % feit 8. ,Januar 1893. 50 En tenant compte des divers facteurs a prendr~ en con- 2. vie s:j3r03el3foften erliegen aut ber iBef(agten u. f. m. sideration pour la fixation de l'indemnite a allouer ala deman- B. @egen biefei3 UrtcH erf(arte bie iBetragte bie iBerufung an deresse et a sa filIe legitime, tels que l'age de la dame Muller, bal3 iBunbei3gerief}t, inocm fie liemltragte, ei3 fei bie stlage ci63U~ Ie salaire de la victime et Ie nombre de jours de travail annuel meifen, e~entueU hie 'Oom Doergerief}t gcfvroef}ene ~ntfef}abigung que J. Muller fournissait, la portion de son gain total qu'il -au rebu3ieren. pouvait consacrer a sa famille, et evaluee par Ie tribunal can- vet .sWiger fef}lof3 fief} 'oarauf ber iBerufung an unb fteUte ben tonal a 2 francs par jour de travail; si l'on (leduit du resultat 2intrag, ei3 fei in 2ioiinbernng bei3 ooergerief}tUef}cn Urteifi3 il)m une somme correspondante a l' avantage retire par les deman- ·bfe gan3e stlagl3fumme ~on fm iBetrage 12,000 ~r. neojt 3ini3 deresses du fait qu'il leur est accorde un capital, payable a 5 Ufo feit 17. I!luguft 1892 fib: ~erminberte @rmctMfal)igfeit immediatement, et non une rente) un montant total de 9000 nnb 134 ~r. 20 (,£ti3. £ol)n ~om 17. I!luguft 1892 oii3 8. ,Ja~ francs, dont 7500 francs pour la veuve Muller, et 1500 francs nunr 1893 3u3ufvreef}en. 3ug(eief) fuef}tc er um bai3 I!ltmenred)t pour sa fiUe Louise-Marguerite :Nluller, apparait comme un nadj, me(djei3 tl)m, unter iBefteUung feinei3 oii3l)erigen 2inmnftel3, juste equivalent du dommage par elles souffert. fitr ben iSorftnub ~or iBunbel3gerief}t oettliUigt ttlurbe.
Dispositiv
Par ces motifs, vai3 iBunbei3gericf)t aiel)t in @tmiigu n 9 ; Le Tribunal federal 1. ,Jol)nnn 0tammoaef}, geo. 1866, ttlar oet ber 0ef}meiaerijef}en ~entra(onl)n als3 0irecfenmarter nl1geftent unb l)atte a(l3 fo(djer (aut prononce: ber in feinet jUage geHenb gemaef}ten @ingaoe eincn tiigUef}cn mer~ 10 Le recours de la Compagnie Jura-Simplon e.st ecarte, en bienft ~on 3 ~r. 40 (,£t~. 'lrm 17. ~ruguft 1892 acenb£! foUte er ce qui concerne les conclusions principales. bel)ufl3 stontroUe bie 0trecfe 0ef}onenmerb~9(eu~viinifon mit ber 20 Les conclusions subsidiaires de la dite Compagnie sont vriifine oefal)ren. 3u biejem iBeQufe ful)r Ct uorjef}rift~gemiifj um partiellement admises, en ce sens que la somme a payer par '9 Ul)r 2 illlinuten ~on bet 0tation 0ef}onenttlerb ao uub (angte um elle a la partie demanderesse est reduite a 9000 francs, soit :9 UQr 15 >mhmtel1 in viinifon an, 'Oon mo er oi~ aum @nb; 7500 francs pour la veuve, et 1500 francs pour l'enfant Muller, puuft feincr vienfttour, 9(eu~viinifon, 1430 >meter 3urucf3u(egcn avec interet au 5 % des Ie jour de l'introduction de Ia de- ~attc. DottloQ( nUll cmetfannterma13cu cine miertelftunoe baau maude. {jeuugt l)iitte, murbe er, 1.000 >meter '0011 ber 0tation viinifon 3° Les parties sont deboutees de toutes autres ou plus -entfernt, um 9 Ul)r 51 >minuten ~on bem mit 16 >minuten amples conclusions. ~etfviitung ~on I!larau fommenben 3age 9(t. 528 iioerfal)ten