Lexipedia

Entscheid

D-4118/2010

Asile et renvoi

17. August 2012Deutsch22 min

Asile et renvoi ; décision de l'ODM du 7 mai 2010 ... Asile et renvoi ; décision de l'ODM du 7 mai 2010 Ice.modal.stop('form:resultTable:3:tt_ps'); Ice.modal.stop('form:resultTable:3:tt_reg');

Source admin.ch

Erwägungen

10.

décembre 1984 (Conv. torture, RS 0.105), imputable à l'homme (cf. dans ce sens JICRA 1996 n° 18 consid. 14b/ee p. 186s.); qu'il faut préciser qu'une simple possibilité de mauvais traitements ne suffit pas et que la personne concernée doit rendre hautement probable qu'elle serait visée directement par des mesures incompatibles avec ces dispositions; que pour les raisons indiquées ci-dessus, tel n'est pas le cas en l'espèce; que par conséquent, l'exécution du renvoi est licite (art. 44 al. 2 et 83 al. 3 LEtr), qu'elle est également raisonnablement exigible, que suite à la cessation des hostilités entre l'armée sri lankaise et les LTTE, en mai 2009, le Sri Lanka ne connaît plus une situation de guerre, de guerre civile ou de violence généralisée sur l'ensemble de son territoire qui permettrait de présumer à propos de tous les requérants provenant de cet Etat l'existence d'une mise en danger concrète au sens de l'art. 44 al. 2 LAsi et de l'art. 83 al. 4 d LEtr (cf. ATAF 2011/24 consid. 12 et

13 ss); que dans cet arrêt (consid. 11.3, 11.4, 12 et 13), le Tribunal a actualisé sa dernière analyse de situation concernant le Sri Lanka qui datait de février 2008 (cf. ATAF 2008/2 consid. 7 p. 8 ss); qu'il est parvenu à la conclusion que l'exécution du renvoi était désormais en principe exigible dans l'ensemble de la province de l'Est (consid. 13.1), dans celle du Nord - à l'exception de la région du Vanni (consid. 13.2.2) -, à certaines conditions (consid. 13.2.1), et qu'elle l'était également dans les autres régions du pays (consid. 13.3), en particulier dans l'agglomération de Colombo, située dans la province de l'Ouest, -- 8 of 11 -D-4118/2010 Page 9 qu'en l'espèce, l'intéressée a vécu, selon ses propres dires, pendant plusieurs années à C._______ avec sa famille, avant son départ du pays, de sorte que conformément à la jurisprudence précitée, l'exécution de son renvoi dans cette région est en principe raisonnablement exigible, les éléments liés à sa personne devant encore être pris en compte afin de déterminer si l'exécution du renvoi impliquerait ou non une mise en danger concrète de celle-ci, que ses propos, confus et divergents, y compris en lien avec l'existence d'un réseau social ou familial à C._______, ne satisfont pas aux exigences légales de vraisemblance (cf. supra); que les problèmes qu'elle et son mari auraient rencontrés, ainsi que le fait que certains membres de sa famille auraient quitté leurs domiciles respectifs en partie en raison de ses problèmes, ont notamment été jugés invraisemblables; que dans ce contexte, le Tribunal n'a pas non plus de raison de tenir pour crédible le fait allégué qu'elle n'aurait aucun statut légal au Sri Lanka, et qu'elle ignorerait où se trouvent actuellement certains membres de sa famille, ou qu'elle n'aurait plus aucun contact avec eux depuis des années, en particulier avec son époux et ses enfants, que dans ces circonstances, le Tribunal considère plus vraisemblable qu'elle dispose encore à C._______ d'un réseau familial, ou à tout le moins d'un réseau social, que rien n'indique qu'elle ne serait pas à même de le localiser, de sorte qu'il puisse lui venir en aide, du moins dans un premier temps, pour faciliter sa réinstallation, que les motifs de santé invoqués ne sont pas déterminants; qu'elle n'a nullement étayé ses prétendus troubles psychiques, de sorte qu'ils ne peuvent être décisifs en matière d'exigibilité du renvoi; qu'elle ne semble d'ailleurs suivre aucun traitement spécifique dans ce cadre; que les problèmes de santé dont elle souffre encore (…) ne sont pas pour leur part d'une gravité telle qu'ils seraient susceptibles de faire obstacle à l'exécution du renvoi, selon les éléments ressortant du dossier, qu'au demeurant, les troubles allégués peuvent être pris en charge au Sri Lanka; qu'en effet, d'après les informations en possession du Tribunal (cf. notamment Country of Origin Information Report: Sri Lanka, Home Office UK, 18.02.2010), le pays dispose d'infrastructures médicales, en particulier de plusieurs institutions qui prodiguent des soins en matière de -- 9 of 11 -D-4118/2010 Page 10 santé mentale, notamment à Colombo (National Institute of Mental Health et Colombo South Teaching Hospital); que des organisations non gouvernementales présentes dans le pays proposent également des aides dans le domaine de la psychiatrie; que par ailleurs, les médicaments sont délivrés gratuitement et les substances non disponibles dans le pays peuvent facilement être importées depuis l'Inde voisine, que l'exécution du renvoi s'avère possible (art. 44 al. 2 LAsi et 83 al. 2 LEtr); qu'il incombe en effet à l'intéressée d'entreprendre toutes les démarches nécessaires pour obtenir les documents lui permettant de retourner dans son pays (art. 8 al. 4 LAsi), que le recours, en tant qu'il porte sur l'exécution du renvoi, doit être rejeté et le dispositif de la décision querellée confirmé sur ce point, que le recours s'avérant manifestement infondé, il peut être rejeté dans une procédure à juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), qu'il est renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la charge de la recourante, conformément aux art. 63 al. 1, 4bis et 5 PA et 1,

13 ss); que dans cet arrêt (consid. 11.3, 11.4, 12 et 13), le Tribunal a actualisé sa dernière analyse de situation concernant le Sri Lanka qui datait de février 2008 (cf. ATAF 2008/2 consid. 7 p. 8 ss); qu'il est parvenu à la conclusion que l'exécution du renvoi était désormais en principe exigible dans l'ensemble de la province de l'Est (consid. 13.1), dans celle du Nord - à l'exception de la région du Vanni (consid. 13.2.2) -, à certaines conditions (consid. 13.2.1), et qu'elle l'était également dans les autres régions du pays (consid. 13.3), en particulier dans l'agglomération de Colombo, située dans la province de l'Ouest, -- 8 of 11 -D-4118/2010 Page 9 qu'en l'espèce, l'intéressée a vécu, selon ses propres dires, pendant plusieurs années à C._______ avec sa famille, avant son départ du pays, de sorte que conformément à la jurisprudence précitée, l'exécution de son renvoi dans cette région est en principe raisonnablement exigible, les éléments liés à sa personne devant encore être pris en compte afin de déterminer si l'exécution du renvoi impliquerait ou non une mise en danger concrète de celle-ci, que ses propos, confus et divergents, y compris en lien avec l'existence d'un réseau social ou familial à C._______, ne satisfont pas aux exigences légales de vraisemblance (cf. supra); que les problèmes qu'elle et son mari auraient rencontrés, ainsi que le fait que certains membres de sa famille auraient quitté leurs domiciles respectifs en partie en raison de ses problèmes, ont notamment été jugés invraisemblables; que dans ce contexte, le Tribunal n'a pas non plus de raison de tenir pour crédible le fait allégué qu'elle n'aurait aucun statut légal au Sri Lanka, et qu'elle ignorerait où se trouvent actuellement certains membres de sa famille, ou qu'elle n'aurait plus aucun contact avec eux depuis des années, en particulier avec son époux et ses enfants, que dans ces circonstances, le Tribunal considère plus vraisemblable qu'elle dispose encore à C._______ d'un réseau familial, ou à tout le moins d'un réseau social, que rien n'indique qu'elle ne serait pas à même de le localiser, de sorte qu'il puisse lui venir en aide, du moins dans un premier temps, pour faciliter sa réinstallation, que les motifs de santé invoqués ne sont pas déterminants; qu'elle n'a nullement étayé ses prétendus troubles psychiques, de sorte qu'ils ne peuvent être décisifs en matière d'exigibilité du renvoi; qu'elle ne semble d'ailleurs suivre aucun traitement spécifique dans ce cadre; que les problèmes de santé dont elle souffre encore (…) ne sont pas pour leur part d'une gravité telle qu'ils seraient susceptibles de faire obstacle à l'exécution du renvoi, selon les éléments ressortant du dossier, qu'au demeurant, les troubles allégués peuvent être pris en charge au Sri Lanka; qu'en effet, d'après les informations en possession du Tribunal (cf. notamment Country of Origin Information Report: Sri Lanka, Home Office UK, 18.02.2010), le pays dispose d'infrastructures médicales, en particulier de plusieurs institutions qui prodiguent des soins en matière de -- 9 of 11 -D-4118/2010 Page 10 santé mentale, notamment à Colombo (National Institute of Mental Health et Colombo South Teaching Hospital); que des organisations non gouvernementales présentes dans le pays proposent également des aides dans le domaine de la psychiatrie; que par ailleurs, les médicaments sont délivrés gratuitement et les substances non disponibles dans le pays peuvent facilement être importées depuis l'Inde voisine, que l'exécution du renvoi s'avère possible (art. 44 al. 2 LAsi et 83 al. 2 LEtr); qu'il incombe en effet à l'intéressée d'entreprendre toutes les démarches nécessaires pour obtenir les documents lui permettant de retourner dans son pays (art. 8 al. 4 LAsi), que le recours, en tant qu'il porte sur l'exécution du renvoi, doit être rejeté et le dispositif de la décision querellée confirmé sur ce point, que le recours s'avérant manifestement infondé, il peut être rejeté dans une procédure à juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), qu'il est renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la charge de la recourante, conformément aux art. 63 al. 1, 4bis et 5 PA et 1,

2 et 3 let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), (dispositif page suivante)

-- 10 of 11 --

D-4118/2010 Page 11 le Tribunal administratif fédéral prononce:

1.

Le recours est rejeté.

2.

Les frais de procédure, d’un montant de 600 francs, sont mis à la charge de la recourante. Ils sont compensés avec l’avance de frais de même montant versée le 15 juillet 2010.

3.

Le présent arrêt est adressé à la recourante, à l’ODM et à l’autorité cantonale compétente. Le juge unique: Le greffier: Gérald Bovier Mathieu Ourny Expédition:

-- 11 of 11 --

Asile et renvoi | Lexipedia