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Entscheid

E-2385/2015

Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi

22. April 2015Deutsch22 min

Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) e... Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi; décision du SEM du 31 mars 2015 Ice.modal.stop('form:resultTable:10:tt_ps'); Ice.modal.stop('form:resultTable:10:tt_reg');

Source admin.ch

Erwägungen

2.

du règlement Dublin III, aux termes duquel, si le demandeur est titulaire d'un visa en cours de validité, l'Etat membre qui l'a délivré est responsable de l'examen de la demande de protection internationale,

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E-2385/2015 Page 5 que, le 18 mars 2015, les autorités lituaniennes ont expressément accepté de prendre en charge la recourante, sur la base de l'art. 12 par. 2 du règlement Dublin III, que la Lituanie a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande d'asile de l'intéressée, que ce point n'est pas contesté, qu'il n'y a aucune sérieuse raison de croire qu'il existe, en Lituanie, des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la CharteUE (cf. art. 3 par. 2 2ème phrase du règlement Dublin III), que ce pays est lié par cette Charte et signataire de la Convention du

4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH, RS 0.101), de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105), de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, en applique les dispositions, que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection internationale [refonte] [JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-après: directive Procédure]; directive no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale [refonte] [JO L 180/96 du 29.6.2013, ci-après: directive Accueil]), que, dans ces conditions, l'application de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III ne se justifie pas en l'espèce, que, lors de son audition au CEP, la recourante a déclaré s'opposer à son transfert en Lituanie au motif qu'elle n'était jamais allée dans ce pays, dans -- 5 of 10 -E-2385/2015 Page 6 lequel elle n'avait aucune attache et qu'elle souhaitait demeurer en Suisse, où elle avait des amis prêts à lui apporter leur soutien, que, comme l'a relevé le SEM dans sa décision, le règlement Dublin III ne confère toutefois pas aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, les meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de l'examen de leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3, auquel il y a lieu de se référer par analogie), que, dans son recours, la recourante fait valoir, pour la première fois, sa crainte de ne pas voir sa demande d'asile examinée de manière impartiale en Lituanie, vu l'hostilité régnant dans ce pays à l'égard des russophones et vu les alliances politiques entre la Lituanie et l'Ukraine, qu'elle rappelle avoir déclaré, lors de son audition au CEP, qu'elle avait fui l'Ukraine après avoir été agressée et battue par des miliciens en raison du fait qu'elle ne parlait que le russe et souligne que les Lituaniens sont majoritairement et notoirement hostiles à la minorité russophone, que, comme relevé plus haut, la Lituanie, membre du Conseil de l'Europe et de l'Union européenne, est toutefois présumée respecter la sécurité des demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une protection conforme au droit international et au droit européen conformément à la directive Procédure, qu'à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne saurait considérer qu'il apparaît au grand jour – sur la base de positions répétées et concordantes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), du Commissaire des droits de l'homme du Conseil de l'Europe, ainsi que de nombreuses organisations internationales non gouvernementales – que la législation sur le droit d'asile n'est pas appliquée en Lituanie, ni que la procédure d'asile y est caractérisée par des défaillances structurelles d'une ampleur telle que les demandeurs d'asile n'ont pas de chances de voir leur demande sérieusement examinée par les autorités lituaniennes, ni qu'ils ne disposent pas d'un recours effectif, ni qu'ils ne sont pas protégés in fine contre un renvoi arbitraire vers leur pays d'origine (cf. arrêt de la CourEDH M.S.S. contre Belgique et Grèce du 21 janvier 2011, 30696/09), que cette présomption peut, certes, être renversée, -- 6 of 10 -E-2385/2015 Page 7 que la recourante n'a toutefois fourni aucun élément concret susceptible de démontrer que la Lituanie ne respecterait pas, à son égard, le principe du non-refoulement, et donc faillirait à ses obligations internationales en la renvoyant dans un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement menacées, ou encore d'où elle risquerait d'être astreinte à se rendre dans un tel pays, que certes l'attitude des autorités lituaniennes est teintée de méfiance envers la Russie dans le contexte notamment de la crise ukrainienne et que les événements récents ont renforcé les sentiments de peur dans la population, que les sources sur lesquelles la recourante s'appuie ne font que confirmer la crainte générale de voire la Russie déstabiliser les Etats baltes, que l'on ne saurait cependant en déduire, comme le fait la recourante, que les autorités lituaniennes n'examineront pas correctement une demande de protection d'une Ukrainienne, sous prétexte qu'elle est russophone, que, dans ces circonstances, le transfert de l'intéressée en Lituanie ne l'expose à l'évidence pas à un refoulement en cascade qui serait contraire au principe du non-refoulement, ancré à l'art. 33 Conv. réfugiés ou découlant de l'art. 4 de la CharteUE, de l'art. 3 CEDH ou encore de l'art. 3 Conv. torture, que la recourante fait encore valoir sa crainte pour sa sécurité en cas de transfert en Lituanie, vu sa situation de femme seule, appartenant à la minorité russophone mal perçue de la population comme des autorités, ainsi que le risque de se trouver confrontée à l'hostilité de réfugiés ukrainiens dans ce pays, que cette crainte subjective n'est toutefois pas objectivement fondée sur des indices concrets et convergents dont il y aurait lieu d'inférer un risque de traitements prohibés pour la recourante en cas de transfert dans ce pays, que l'éventualité d'une aggravation de la situation des minorités russophones en cas d'extension du conflit ukrainien, invoquée dans le recours, ne saurait être assimilée à un tel risque sérieux et avéré, qu'il appartiendra, le cas échéant, à la recourante de s'adresser aux responsables des centres d'accueil ou à la police locale si elle devait être confrontée, après son transfert en Lituanie, à des comportements hostiles, -- 7 of 10 -E-2385/2015 Page 8 qu'en regard de son parcours (formation, voyages), il ne peut être retenu qu'elle est un personne particulièrement vulnérable et qu'elle sera dans l'impossibilité de faire valoir ses droits, qu'au vu de ce qui précède le transfert de la recourante en Lituanie ne heurte aucune obligation de la Suisse fondée sur le droit international et s'avère licite, que la recourante n'a au surplus pas fait valoir d'autres éléments susceptibles de contraindre le SEM à un examen plus avant de sa demande pour des raisons humanitaires, au sens de l'art. 29a al. 3 OA1, qu'au vu de ce qui précède, le SEM était fondé à ne pas faire application de la clause discrétionnaire prévue par l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, que la Lituanie demeure dès lors l'Etat responsable de l'examen de la demande d'asile de la recourante au sens du règlement Dublin III, que, dans ces conditions, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en matière sur sa demande d'asile, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers la Lituanie, en application de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du renvoi n'étant réalisée (art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile relative à la procédure [OA 1, RS 142.311]), que, cela étant, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 à 4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF 2010/45 précité consid. 10), qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), que, dans la mesure où il a été immédiatement statué sur le fond, la demande formulée dans le recours tendant à l'octroi de l'effet suspensif est sans objet, -- 8 of 10 -E-2385/2015 Page 9 que, les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée (cf. art. 65 al. 1 PA), que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la charge de la recourante, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), (dispositif page suivante)

4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH, RS 0.101), de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105), de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, en applique les dispositions, que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection internationale [refonte] [JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-après: directive Procédure]; directive no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale [refonte] [JO L 180/96 du 29.6.2013, ci-après: directive Accueil]), que, dans ces conditions, l'application de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III ne se justifie pas en l'espèce, que, lors de son audition au CEP, la recourante a déclaré s'opposer à son transfert en Lituanie au motif qu'elle n'était jamais allée dans ce pays, dans -- 5 of 10 -E-2385/2015 Page 6 lequel elle n'avait aucune attache et qu'elle souhaitait demeurer en Suisse, où elle avait des amis prêts à lui apporter leur soutien, que, comme l'a relevé le SEM dans sa décision, le règlement Dublin III ne confère toutefois pas aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, les meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de l'examen de leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3, auquel il y a lieu de se référer par analogie), que, dans son recours, la recourante fait valoir, pour la première fois, sa crainte de ne pas voir sa demande d'asile examinée de manière impartiale en Lituanie, vu l'hostilité régnant dans ce pays à l'égard des russophones et vu les alliances politiques entre la Lituanie et l'Ukraine, qu'elle rappelle avoir déclaré, lors de son audition au CEP, qu'elle avait fui l'Ukraine après avoir été agressée et battue par des miliciens en raison du fait qu'elle ne parlait que le russe et souligne que les Lituaniens sont majoritairement et notoirement hostiles à la minorité russophone, que, comme relevé plus haut, la Lituanie, membre du Conseil de l'Europe et de l'Union européenne, est toutefois présumée respecter la sécurité des demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une protection conforme au droit international et au droit européen conformément à la directive Procédure, qu'à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne saurait considérer qu'il apparaît au grand jour – sur la base de positions répétées et concordantes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), du Commissaire des droits de l'homme du Conseil de l'Europe, ainsi que de nombreuses organisations internationales non gouvernementales – que la législation sur le droit d'asile n'est pas appliquée en Lituanie, ni que la procédure d'asile y est caractérisée par des défaillances structurelles d'une ampleur telle que les demandeurs d'asile n'ont pas de chances de voir leur demande sérieusement examinée par les autorités lituaniennes, ni qu'ils ne disposent pas d'un recours effectif, ni qu'ils ne sont pas protégés in fine contre un renvoi arbitraire vers leur pays d'origine (cf. arrêt de la CourEDH M.S.S. contre Belgique et Grèce du 21 janvier 2011, 30696/09), que cette présomption peut, certes, être renversée, -- 6 of 10 -E-2385/2015 Page 7 que la recourante n'a toutefois fourni aucun élément concret susceptible de démontrer que la Lituanie ne respecterait pas, à son égard, le principe du non-refoulement, et donc faillirait à ses obligations internationales en la renvoyant dans un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement menacées, ou encore d'où elle risquerait d'être astreinte à se rendre dans un tel pays, que certes l'attitude des autorités lituaniennes est teintée de méfiance envers la Russie dans le contexte notamment de la crise ukrainienne et que les événements récents ont renforcé les sentiments de peur dans la population, que les sources sur lesquelles la recourante s'appuie ne font que confirmer la crainte générale de voire la Russie déstabiliser les Etats baltes, que l'on ne saurait cependant en déduire, comme le fait la recourante, que les autorités lituaniennes n'examineront pas correctement une demande de protection d'une Ukrainienne, sous prétexte qu'elle est russophone, que, dans ces circonstances, le transfert de l'intéressée en Lituanie ne l'expose à l'évidence pas à un refoulement en cascade qui serait contraire au principe du non-refoulement, ancré à l'art. 33 Conv. réfugiés ou découlant de l'art. 4 de la CharteUE, de l'art. 3 CEDH ou encore de l'art. 3 Conv. torture, que la recourante fait encore valoir sa crainte pour sa sécurité en cas de transfert en Lituanie, vu sa situation de femme seule, appartenant à la minorité russophone mal perçue de la population comme des autorités, ainsi que le risque de se trouver confrontée à l'hostilité de réfugiés ukrainiens dans ce pays, que cette crainte subjective n'est toutefois pas objectivement fondée sur des indices concrets et convergents dont il y aurait lieu d'inférer un risque de traitements prohibés pour la recourante en cas de transfert dans ce pays, que l'éventualité d'une aggravation de la situation des minorités russophones en cas d'extension du conflit ukrainien, invoquée dans le recours, ne saurait être assimilée à un tel risque sérieux et avéré, qu'il appartiendra, le cas échéant, à la recourante de s'adresser aux responsables des centres d'accueil ou à la police locale si elle devait être confrontée, après son transfert en Lituanie, à des comportements hostiles, -- 7 of 10 -E-2385/2015 Page 8 qu'en regard de son parcours (formation, voyages), il ne peut être retenu qu'elle est un personne particulièrement vulnérable et qu'elle sera dans l'impossibilité de faire valoir ses droits, qu'au vu de ce qui précède le transfert de la recourante en Lituanie ne heurte aucune obligation de la Suisse fondée sur le droit international et s'avère licite, que la recourante n'a au surplus pas fait valoir d'autres éléments susceptibles de contraindre le SEM à un examen plus avant de sa demande pour des raisons humanitaires, au sens de l'art. 29a al. 3 OA1, qu'au vu de ce qui précède, le SEM était fondé à ne pas faire application de la clause discrétionnaire prévue par l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, que la Lituanie demeure dès lors l'Etat responsable de l'examen de la demande d'asile de la recourante au sens du règlement Dublin III, que, dans ces conditions, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en matière sur sa demande d'asile, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers la Lituanie, en application de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du renvoi n'étant réalisée (art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile relative à la procédure [OA 1, RS 142.311]), que, cela étant, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 à 4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF 2010/45 précité consid. 10), qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), que, dans la mesure où il a été immédiatement statué sur le fond, la demande formulée dans le recours tendant à l'octroi de l'effet suspensif est sans objet, -- 8 of 10 -E-2385/2015 Page 9 que, les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée (cf. art. 65 al. 1 PA), que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la charge de la recourante, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), (dispositif page suivante)

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E-2385/2015 Page 10 le Tribunal administratif fédéral prononce:

1.

Le recours est rejeté.

2.

La demande d'octroi de l'effet suspensif est sans objet.

3.

La demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée.

4.

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge de la recourante. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt.

5.

Le présent arrêt est adressé à la recourante, au SEM et à l'autorité cantonale. Le juge unique: La greffière: William Waeber Isabelle Fournier

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