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TACC 99 2010-03-03

99 · Tribunal arbitral des assurances Vaud

Vom 3. März 2010

https://lexipedia.io/de/docs/ch-vd/tribunal-arbitral-assurances/99/fr/tacc-99-2010-03-03

Abgerufen am 31. Aug. 2026

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Quelle

Geltung: Wie spätere Gerichte diesen Entscheid behandelt haben, wurde nicht ausgewertet.

99

TACC 99 2010-03-03

TRIBUNAL CANTONAL

TRIBUNAL D’ACCUSATION

Séance du 3 mars 2010

Présidence de M. J.-F. M E Y L A N , président Juges : M. Krieger et Mme Byrde Greffier : M. Addor

*****

Art. 260, 294 let. f CPP

Faits

Vu l'enquête n° PE08.015729-CHM instruite d'office par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre A.R.________ et B.R.________ pour contrainte, vu l'ordonnance du 21 janvier 2010, par laquelle le magistrat instructeur a prononcé un non-lieu, frais à l'Etat, vu le recours exercé en temps utile par la partie civile A.M.________ contre cette décision, vu les pièces du dossier;

Considérants

attendu que A.M.________ conteste le non-lieu rendu par le magistrat instructeur, qu'il semble demander que A.R.________ et B.R.________ soient condamnés du chef de contrainte; attendu que le 21 juillet 2008, A.M.________ a adressé au juge d'instruction une dénonciation avec constitution de partie civile (P. 5), deux animateurs d'une église évangélique, de l'avoir forcé, en usant de pressions d'ordre psychologique, à signer une reconnaissance de dette en faveur de son épouse B.M.________ portant sur un montant de 130'000 francs, que B.M.________, qui affirme avoir été présente au moment de ces faits, assure que son mari n'a d'aucune manière été contraint à signer la reconnaissance de dette litigieuse (PV aud. 3, p. 2), qu'elle a expliqué que le montant de 130'000 fr., selon l'estimation de son avocat, correspondait à la valeur des objets que son mari aurait emportés sans son consentement (PV aud. 3, p. 3), portées contre eux (PV aud. 4, p. 2; PV aud. 5, p. 2), qu'ils ont confirmé en substance les déclarations de B.M.________, selon lesquelles le recourant avait prélevé les rentes AI de son épouse et disposé sans droit d'objets appartenant à celle-ci, qu'il n'est pas établi que les intimés, qui doivent être mis au bénéfice de leurs déclarations, ont employé l'un des moyens de contrainte mentionnés à l'art. 181 CP pour amener le recourant à signer la reconnaissance de dette litigieuse, qu'au demeurant, le recourant a admis avoir apposé de fausses signatures sur les deux exemplaires de reconnaissances de dette (PV aud. 1), peu disposé qu'il était apparemment à prendre l'engagement de payer, à raison de 500 fr. par mois, la prétendue dette de 130'000 francs, que le recourant reproche également aux intimés de l'avoir forcé à leur remettre, à la manière d'une dîme, 10 % de ses revenus, que les intimés se sont défendus d'avoir agi de la sorte, qu'ils ont indiqué que les fidèles de l'église étaient libres de donner ce qu'ils voulaient, selon leurs moyens (PV aud. 4, p. 2 et 5, p. 2), que ces déclarations sont confirmées par l'épouse du recourant ainsi que par la déposition d'un témoin (PV aud. 2, p. 2 in fine; PV aud. 3, p. 3 R. 5), qu'il n'est pas non plus avéré que les intimés auraient exercé sur B.M.________ une influence préjudiciable à ses intérêts, que les intimés ont déclaré avoir cherché à venir en aide à

l'épouse du recourant, dans la situation difficile où elle se trouvait, ce que l'intéressée a confirmé, que ces explications sont crédibles, qu'il faut remarquer au surplus que la dénonciation a été déposée alors qu'une procédure de séparation divisait le couple, le recourant paraissant ne pas accepter le départ de son épouse (P. 17 et 18), que c'est dès lors à juste titre que le juge d'instruction a considéré que l'enquête n'avait pas permis d'établir que le recourant, son épouse ou d'autres fidèles de l'église avaient été victimes d'actes de contrainte de la part des intimés, que le recourant, qui se borne à exposer sa propre version des faits, ne fournit aucun élément de nature à remettre en cause ces constatations, qu'aucune mesure d'instruction supplémentaire ne paraît susceptible de contribuer davantage à la manifestation de la vérité; attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée, que les frais d'arrêt sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP).

Dispositif

Par ces motifs, le Tribunal d'accusation, statuant à huis clos :

I. Rejette le recours. II. Confirme l'ordonnance.

III. Dit que les frais d'arrêt, par 330 fr. (trois cent trente francs), sont mis à la charge de A.M.________.

IV. Déclare l'arrêt exécutoire.

Le président : Le greffier :

Du

L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est recourant personnellement, qui a procédé sans le concours de son conseil, aux intimés, ainsi qu’au Ministère public, par l'envoi d'une copie complète :

Il est également communiqué pour information par l'envoi d'une copie complète au conseil du recourant : - Mme Véronique Fontana, avocate (pour A.M.________).

Il est communiqué en outre par l'envoi d'une copie complète à:

  • M. le Procureur général du canton de Vaud,

  • M. le Juge d'instruction cantonal.

Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1 LTF).

Le greffier :

Seither geänderte Bestimmungen

Dieser Entscheid legt Bestimmungen aus, deren Erlass seither erneut konsolidiert wurde. Ob der Artikel selbst geändert hat, ist nicht erfasst.

  • Schweizerisches Strafgesetzbuch, Art. 181 — gelesen in der Fassung vom 1. Januar 2010; der Erlass wurde am 1. Dezember 2010, 1. Januar 2011, 1. Juli 2011, 1. Oktober 2011, 1. Januar 2012, 1. Juli 2012, 16. Juli 2012, 1. Oktober 2012, 1. Januar 2013, 19. März 2013, 1. April 2013, 1. Mai 2013, 1. Juli 2013, 1. Januar 2014, 1. Juli 2014, 1. Januar 2015, 1. Januar 2016, 1. Juli 2016, 1. Oktober 2016, 1. Januar 2017, 11. Juli 2017, 1. September 2017, 12. Dezember 2017, 1. Januar 2018, 1. März 2018, 1. März 2019, 1. Juli 2019, 1. November 2019, 1. Februar 2020, 3. März 2020, 1. Juli 2020, 1. Juli 2021, 1. Januar 2022, 1. Juni 2022, 22. November 2022, 1. Januar 2023, 23. Januar 2023, 1. Juli 2023, 1. August 2023, 1. September 2023, 6. Dezember 2023, 1. Januar 2024, 1. Juli 2024, 1. Januar 2025, 1. August 2025, 1. Januar 2026 und 12. Juni 2026 erneut konsolidiert.
  • Schweizerische Strafprozessordnung, Art. 260, Art. 294 und Art. 307 — gelesen in der Fassung vom 1. Januar 2010; der Erlass wurde am 1. Januar 2011, 1. Juli 2011, 1. Juli 2012, 1. Oktober 2012, 1. Februar 2013, 12. März 2013, 1. April 2013, 1. Mai 2013, 21. Januar 2014, 1. Juli 2014, 25. November 2014, 1. Januar 2015, 1. Januar 2016, 1. Juli 2016, 1. Oktober 2016, 1. Januar 2017, 1. September 2017, 1. Januar 2018, 1. März 2018, 1. Januar 2019, 1. März 2019, 1. Februar 2020, 1. März 2021, 1. Juli 2021, 1. Juli 2022, 1. Januar 2023, 23. Januar 2023, 1. Juli 2023, 1. August 2023, 1. Januar 2024, 1. Juli 2024 und 1. April 2025 erneut konsolidiert.
  • Bundesgesetz über das Bundesgericht, Art. 78, Art. 100 und Art. 113 — gelesen in der Fassung vom 1. Januar 2009; der Erlass wurde am 1. Januar 2011, 1. April 2011, 5. Dezember 2011, 1. Januar 2012, 1. April 2012, 1. Oktober 2012, 1. Januar 2013, 1. Februar 2013, 1. Juli 2013, 1. Januar 2014, 1. Juli 2014, 1. August 2014, 1. November 2015, 1. Januar 2016, 1. Januar 2017, 1. April 2017, 1. Juni 2017, 1. Januar 2018, 1. Januar 2019, 1. Januar 2021, 1. Januar 2022, 1. Juli 2022, 1. Januar 2024, 1. Februar 2024, 1. Juli 2024, 1. Januar 2025, 1. April 2026 und 13. Mai 2026 erneut konsolidiert.