05.061
Verbot oder Beschränkung des Einsatzes bestimmter konventioneller Waffen (Protokoll V)
Bugnon André · 2VP-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Lors de sa séance du 23 janvier dernier, la Commission de la politique de sécurité a examiné le message du Conseil fédéral sur le Protocole V complétant la Convention sur les armes classiques. Ce nouveau protocole, que le Conseil fédéral propose aux chambres d'approuver par un arrêté fédéral, est relatif aux restes explosifs de guerre.
C'est le 10 octobre 1980, sous l'égide des Nations Unies, qu'a été conclue à Genève la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination (Convention sur les armes classiques). Cette convention se compose d'un traité-cadre et de protocoles. A ce jour, quatre protocoles ont été signés.
Les pays contractants ont voulu restreindre leur droit d'infliger des dommages à l'adversaire de façon illimitée et faire en sorte que les populations civiles soient épargnées en toutes circonstances. Les Etats parties à la convention ne sont pas nécessairement liés à chaque protocole ou à la dernière version de chaque protocole. Il est aussi important de savoir que le traité-cadre concerne actuellement aussi bien des conflits nationaux que des conflits internationaux.
Le Protocole V qui nous concerne actuellement a été initié par le Comité international de la Croix-Rouge en l'an 2000. Ce dernier souhaitait que soit réglée la question des restes explosifs de guerre. Adopté à Genève le 28 novembre 2003 par les Etats parties à la Convention sur les armes classiques, le protocole prévoit l'obligation pour les Etats contractants d'enlever les restes explosifs de guerre qui se trouvent sur leur sol ainsi que l'obligation pour ceux qui ont utilisé ces munitions explosives de contribuer à leur enlèvement en fournissant une aide technique, des moyens financiers ou du personnel. Il stipule en outre l'obligation d'enregistrer et d'archiver les renseignements concernant les munitions explosives utilisées et d'échanger les informations en vue de faciliter leur enlèvement. Il prévoit enfin des mesures pour avertir et sensibiliser les populations civiles du potentiel de risques des restes explosifs de guerre, ainsi qu'une aide et une coopération internationales.
Le Protocole V comprend 11 articles ainsi qu'une annexe technique précisant les règles d'application pour sa mise en oeuvre. Il est compatible avec l'ordre juridique suisse et sa ratification n'aura pas de conséquences financières prévisibles pour la Confédération et les cantons.
Lors de la discussion sur cet objet, la commission a reconnu que la Suisse a toujours oeuvré en faveur des intérêts humanitaires, et qu'il est logique que le Conseil fédéral propose au Parlement la ratification de ce nouveau protocole. Tant les considérations humanitaires visant à protéger les populations civiles des effets délétères des conflits armés que l'absence jusqu'ici dans le droit international humanitaire de règles pertinentes au sujet des restes explosifs de guerre militent pour la ratification du Protocole V, qui sera annexé à la Convention sur les armes classiques du 10 octobre 1980. Le Conseil des Etats a accepté cette ratification par 31 voix sans opposition ni abstention.
Après avoir posé un certain nombre de questions sur les modalités d'application du Protocole V, questions auxquelles des réponses objectives ont été apportées, la commission a procédé au vote. Ainsi, c'est par 20 voix sans opposition et 2 abstentions que la commission recommande au Parlement d'adopter l'arrêté fédéral concernant la ratification du protocole du 28 novembre 2003 à la convention déjà citée.
C'est pourquoi je vous demande, au nom de la commission, d'en faire de même.
Gyr-Steiner Josy · Mit-F · Nationalrat · Schwyz · Sozialdemokratische Fraktion
Mit dieser Botschaft unterbreitet der Bundesrat den eidgenössischen Räten das Protokoll V vom 28. November 2003 über explosive Kriegsmunitionsrückstände zum Übereinkommen vom 10. Oktober 1980 über das Verbot oder die Beschränkung des Einsatzes bestimmter konventioneller Waffen, die übermässige Leiden verursachen oder unterschiedslos wirken können, zur Genehmigung. Das Übereinkommen über konventionelle Waffen wurde 1980 im Rahmen der Vereinten Nationen in Genf aus der völkerrechtlichen Einsicht heraus abgeschlossen, dass das Recht, dem Gegner zu schaden, nicht unbegrenzt ist und die Zivilbevölkerung unter allen Umständen geschont werden muss. Es besteht aus einem Rahmenübereinkommen und einzelnen Protokollen. Das Rahmenübereinkommen enthält die allgemeinen Bestimmungen für die dazugehörigen Protokolle und bildet gleichzeitig die Grundlage für künftige Verbote oder Beschränkungen weiterer konventioneller Waffensysteme.
Das zur Diskussion stehende Protokoll V über explosive Kriegsmunitionsrückstände wurde am 28. November 2003 verabschiedet. Es geht davon aus, dass Munitionsrückstände nach bewaffneten Auseinandersetzungen viele humanitäre Probleme verursachen. Beim Einsatz von explosiver Munition einschliesslich Streumunition stellt die hohe Anzahl Blindgänger bzw. explosiver Kriegsmunitionsrückstände - das ist explosive Munition, die im Zielbereich nicht ihrer Funktionsweise entsprechend explodiert ist - ein schwerwiegendes humanitäres Problem dar. Auch nach Beendigung des bewaffneten Konflikts fordern Kriegsmunitionsrückstände noch viele zivile Opfer und sind ein grosses Hindernis für den gesellschaftlichen und den wirtschaftlichen Wiederaufbau eines betroffenen Landes. Zudem verhindern sie an vielen ehemaligen Konfliktschauplätzen die Rückkehr der Zivilbevölkerung in ihre angestammten Wohngebiete. Statistiken, z. B. aus Kosovo, belegen, dass mindestens gleich viele Personen durch explosive Kriegsmunitionsrückstände, meist Streumunition, verletzt oder getötet wurden wie durch Personenminen.
Angesichts der grossen Anzahl betroffener Länder wurde der Bedarf an internationaler Unterstützung bei der Räumung solcher Rückstände und bei der Betreuung und Rehabilitation der Opfer immer erheblicher, und es wurde die politische Forderung nach einer internationalen Regelung erhoben. Sowohl die Staaten, die entsprechende Munition eingesetzt haben, als auch diejenigen, auf deren Gebiet sich die Munitionsrückstände befinden, werden in die Pflicht genommen. Die Schweiz hat die Ausarbeitung des Protokolls V aktiv unterstützt. Die Ratifizierung des Protokolls wäre eine logische Folge unserer bisherigen humanitären Politik. Der Bundesrat hat an seiner Sitzung vom 17. August 2005 beschlossen, das Protokoll V unter dem Vorbehalt der parlamentarischen Genehmigung anzunehmen.
Die Sicherheitspolitische Kommission hat sich am 23. Januar 2006 mit diesem Protokoll befasst. Eintreten war in der SiK unbestritten, einzelne kritische Fragen und Bemerkungen wurden trotzdem angebracht. Unter anderem findet es die Ratslinke paradox, dass wir Abkommen über den beschränkten Einsatz bestimmter konventioneller Waffen haben, die aber für die Polizei nicht gelten, oder dass ein Unternehmen, das dem Bund gehört, diese Kanistermunition produziert. Dazu wurden folgende Aussagen gemacht: dass die Ruag die Lizenz hat, das 12-Zentimeter-Minenwerfer-Kanistergeschoss 98 in Europa zu vertreiben, dies bisher aber noch nie gemacht hat und dass Protokoll V das Ergebnis einer Abwägung zwischen humanitären Gesichtspunkten und militärischen Anforderungen ist.
Weiter wurde von einem Votanten darauf aufmerksam gemacht, dass sich die wesentlichen Dinge, auf die es in der Praxis ankommt, im technischen Anhang zum Protokoll V befinden und der technische Anhang nicht die gleiche Verbindlichkeitsstufe hat wie das Protokoll. Hierzu wurde ausgeführt, dass der technische Anhang Hilfe zur konkreten praktischen Anwendung der verbindlichen Artikel 1 bis 11 sein solle; er solle den verpflichtenden Charakter dieser Artikel nicht infrage stellen.
Weiter wurde auch die Frage gestellt, ob durch die Unterzeichnung von Protokoll V wirklich keine finanziellen Mehrverpflichtungen entstehen. Das Protokoll stellt keinen Mehraufwand dar, weil sich die Schweiz bereits jetzt insbesondere im Bereich der Minenräumung engagiert.
Die SiK beantragt Ihnen Zustimmung zum Beschluss des Ständerates. Die Kommission hat mit 20 Stimmen für die Annahme des Entwurfes gestimmt; 2 Nationalräte haben sich der Stimme enthalten. Der Ständerat als Erstrat hat dem Bundesbeschluss am 15. Dezember 2005 einstimmig, mit 31 zu 0 Stimmen, zugestimmt.
Ich bitte Sie, der Ratifizierung des Protokolls V zuzustimmen.
Calmy-Rey Micheline · VPBR-F · Bundesrat · Genf
Le Protocole relatif aux restes explosifs de guerre est le cinquième et le plus récent instrument de droit international humanitaire juridiquement contraignant adopté dans le cadre de la Convention sur les armes classiques. Il se base sur les principes généraux du droit international humanitaire selon lesquels les parties en conflit n'ont pas un droit illimité quant au choix des moyens et méthodes de guerre et doivent en toutes circonstances épargner la population civile.
Les quatre premiers protocoles limitant ou interdisant l'emploi de certaines armes classiques particulières et annexés à la convention-cadre ont été adoptés entre 1980 et 1996. Ils couvrent les éclats non localisables, les mines, pièges et autres dispositifs, les armes incendiaires ainsi que les armes à laser aveuglantes. La convention-cadre et ses protocoles s'appliquent aussi bien aux conflits internationaux que non internationaux.
La Suisse a ratifié la convention et ses trois premiers protocoles en 1982, puis le Protocole II modifié ainsi que le Protocole IV en 1998.
Le Protocole V prévoit des mesures postconflictuelles visant à réduire une menace grave et insidieuse qui pèse sur les populations civiles résidant dans des zones où ont eu lieu des conflits armés. Cette menace, c'est celle des restes explosifs de guerre, c'est-à-dire de munitions qui, une fois tirées, contrairement à leur vocation initiale, n'ont pas explosé et parsèment longuement encore, après la fin des hostilités, les lieux qui ont servi de champ de bataille. Les mesures prévues par le Protocole V sont le résultat de la prise en considération à la fois des besoins militaires et des besoins d'humanité.
Deux clans se sont affrontés durant de nombreuses années: les pays qui veulent améliorer la protection des populations civiles, dont la Suisse, et ceux dont les intérêts militaires passent avant. Le Protocole V est bien sûr un compromis entre ces deux tendances. Les mesures consistent essentiellement à obliger les Etats d'enlever les restes explosifs de guerre se trouvant sur leur sol, d'archiver, d'échanger les informations relatives aux munitions utilisées, ou encore de sensibiliser la population civile, et aussi d'obliger les utilisateurs de munitions explosives de fournir une aide technique, financière ou personnelle pour éliminer celles qui n'auraient pas explosé.
Les détails techniques de l'application du protocole sont contenus dans son annexe technique qui, quant à elle, n'est pas juridiquement contraignante. Afin d'assurer sa mise en oeuvre au niveau national, le protocole prévoit un mécanisme de respect des dispositions, en fait une sorte d'autocontrôle des Etats, qui doivent fournir un rapport.
Conformément à sa tradition humanitaire, la Suisse a, lors des négociations relatives au Protocole V, activement soutenu la cause humanitaire et le renforcement du droit international humanitaire.
Le Conseil fédéral vous propose aujourd'hui l'acceptation du Protocole V, car il contribue à renforcer substantiellement le droit international humanitaire existant et s'inscrit dans les buts suivis par la politique suisse en matière de déminage humanitaire, qui englobe à l'heure actuelle déjà l'enlèvement des restes explosifs de guerre.
De plus, la ratification du Protocole V permettrait de confirmer l'engagement humanitaire de la Suisse. Il est compatible avec l'ordre juridique suisse et sa mise en oeuvre n'engendre pas de coûts supplémentaires pour la Suisse, puisque sa politique de déminage inclut, à l'heure actuelle déjà, l'enlèvement des restes explosifs de guerre ainsi que des mesures d'accompagnement destinées aux victimes des restes explosifs de guerre.
Janiak Claude · P-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesbeschluss betreffend das Protokoll vom 28. November 2003 über explosive Kriegsmunitionsrückstände (Protokoll V) zum Übereinkommen vom 10. Oktober 1980 über das Verbot oder die Beschränkung des Einsatzes bestimmter konventioneller Waffen, die übermässige Leiden verursachen oder unterschiedslos wirken können
Arrêté fédéral concernant le Protocole du 28 novembre 2003 relatif aux restes explosifs de guerre (Protocole V) annexé à la Convention du 10 octobre 1980 sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Art. 1, 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1, 2
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Abstimmung
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 136 Stimmen
(Einstimmigkeit)