05.3499
Einheitliche Luftreinhaltevorschriften in der ganzen Schweiz. Keine unnötigen Wettbewerbsverzerrungen
Verfahrensbeitrag
Präsident (Janiak Claude, Präsident): Sie haben einen Bericht der Kommission für Umwelt, Raumplanung und Energie erhalten. Die Kommission beantragt mit 19 zu 0 Stimmen die Annahme der Motion gemäss ihrem Änderungsantrag.
Messmer Werner · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Freisinnig-demokratische Fraktion
Obwohl ich für die Kommission spreche, möchte ich doch meine Interessenbindung offen legen: Als Präsident des Schweizerischen Baumeisterverbandes bin ich selbstverständlich von diesem Thema direkt betroffen.
Ich möchte Ihnen zuerst sagen, wie es zu dieser Motion Jenny kam. Wir kennen die Luftreinhalte-Verordnung als Basisdokument für die Regelung einer Partikelfilterpflicht in der Bauwirtschaft. Nun hat diese Verordnung eine gestaffelte Einführung vorgesehen. Diese Frist der Einführungsstaffelung ist inzwischen abgelaufen. Obwohl diese Frist nun abgelaufen ist, stellen wir schon seit einiger Zeit fest, dass diese Vorschriften in den einzelnen Kantonen sehr unterschiedlich angewendet werden. Es gibt Kantone, die diese Vorschrift des Bundes verschärfen; andere Kantone haben bis heute gar nichts gemacht. Das führt natürlich zu einer grotesken Situation auf dem Binnenmarkt Schweiz, vor allem darum, weil es heute für viele Bauunternehmen selbstverständlich ist, dass sie interkantonal arbeiten müssen und können. Ich stelle zudem fest, dass in den Regionen immer mehr Spezialabkommen zwischen der Bauwirtschaft und den kantonalen Verwaltungen getroffen werden. Das führt dann noch vermehrt zu unterschiedlichen Anwendungen. Dieser Zustand ist für die Bauwirtschaft ein unmöglicher Zustand; diese Praxis ist wettbewerbsverzerrend, wenn nicht sogar diskriminierend.
Zudem hat sich in der Praxis gezeigt, dass es einige Lösungen gibt, die völlig inakzeptabel sind. So kennen wir heute die Anwendungspflicht bezogen auf eine sogenannte A- oder B-Baustelle. Das heisst: Baustellen ab einem gewissen Volumen sind filterpflichtig; andere Baustellen mit einem kleineren Volumen sind nicht filterpflichtig. Das kann zu sehr grotesken Situationen führen - wenn ich daran denke, dass das Pressegebäude, das wir unweit von hier umbauten, vom Volumen her filterpflichtig war, aber nur einige wenige kleine Maschinen auf der Baustelle waren. Als die Gerechtigkeitsgasse mit mehreren Grossmaschinen renoviert wurde, war das vom Volumen her eigentlich nicht filterpflichtig. Das sind natürlich groteske Entwicklungen, die wir nicht weiter so handhaben sollten.
Darum braucht es hier eine Korrektur, und mit der Motion Jenny wollten wir diese Korrektur anbringen. Der Titel der Motion Jenny sagt es schon: Es geht um den einheitlichen Vollzug der Luftreinhalte-Vorschriften und das Verhindern von unnötigen Wettbewerbsverzerrungen.
Der UREK des Nationalrates war nun aber die Formulierung der Motion Jenny zu offen, zu weit und zu undurchsichtig. Man stellte fest, dass vor allem in der Landwirtschaft Ängste entstanden, dass die Landwirtschaft unter dem Tisch plötzlich zu mehr gezwungen würde. Und es gab Ängste vor einer versteckten Aufweichung der Partikelfilterpflicht im Vergleich zu heute, vor einer versteckten Abschaffung der Partikelfilterpflicht. Die Kommission anerkannte die Notwendigkeit der Korrekturen, aber allein bezogen auf die Bauwirtschaft. Das führte zur Abänderung der Motion Jenny so, wie sie Ihnen heute vorliegt.
Ich lese die Änderung nochmals vor: "Der Bundesrat wird beauftragt, den Vollzug der Luftreinhalte-Vorschriften beim Einsatz von Baumaschinen mit Partikelfiltern in Bezug auf Leistung und Alter der Maschinen sowie Einstufung der Baustellen in der ganzen Schweiz zu harmonisieren." Die Motion bezieht sich im Moment also lediglich auf die Bauwirtschaft. Und als Vertreter der Bauwirtschaft lege ich hier bewusst noch einmal ein Bekenntnis ab: Der Schweizerische Baumeisterverband will keine Abschaffung der Partikelfilterpflicht. Er ist sogar für eine leichte Ausdehnung der heutigen Regelung zugunsten einer Harmonisierung und einer Gleichstellung aller Kantone. Damit habe ich das hier auch gesagt.
Ich bitte Sie, nicht mehr allzu lange zu diskutieren, sondern diesem Vorhaben möglichst bald, wie auch die Kommission, einstimmig zuzustimmen.
Nordmann Roger · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion
La commission a examiné la motion Jenny d'un oeil critique. Pour mémoire, je rappelle son libellé: "Le Conseil fédéral est chargé d'élaborer une réglementation qui assure l'exécution uniforme des prescriptions sur la protection de l'air dans toute la Suisse. Il examinera en outre l'applicabilité des prescriptions en vigueur en se basant sur les expériences faites jusqu'à présent, et adaptera ces prescriptions, le cas échéant."
La commission n'a pas pu se rallier à ce texte car il n'était pas clair si, finalement, on aboutirait à une augmentation, à un statu quo ou à une réduction des émissions de particules fines. En outre, le texte de la motion parle de l'entier de la protection de l'air, mais le développement se concentre sur les filtres à particules, en particulier dans les chantiers. Entre les lignes, et même dans celles-ci, on entrevoyait un assouplissement de l'obligation du filtre à particules, ce qui ne serait pas allé dans le bon sens. D'un autre côté, et le rapporteur de langue allemande l'a amplement souligné, les dispositions actuelles en matière de filtres à particules pour les machines de chantier, telles que prévues dans la directive Air chantier, et leur application ne sont pas optimales; le filtre n'est obligatoire que pour les machines de plus de 18 kilowatts et que sur certains types de chantier. Dans le jargon, on parle de chantiers B identifiés en fonction de leur emplacement, de la surface et du cubage excavé, construit ou démoli. Cette réglementation - formellement, il s'agit d'une recommandation - a été introduite en deux étapes: d'abord à 37 kilowatts en 2003, puis, ensuite, à 18 kilowatts en 2005. Cela signifie qu'il reste actuellement légal d'engager des grosses machines de chantier dépourvues de filtres, à condition de les confiner à des petits et moyens chantiers, justement situés souvent en zones urbaines; c'est l'exemple de la Gerechtigkeitsgasse mentionné par Monsieur Messmer.
Inutile de vous dire que cette directive est très compliquée à contrôler et facile à contourner. A ce propos, on a même découvert des filtres factices, sans parler de l'extrême diversité de l'application. Certains cantons sont en effet plus sévères dans l'évaluation des chantiers et d'autres n'ont pas encore mis en vigueur l'abaissement de 37 à 18 kilowatts. Cette situation crée des distorsions de concurrence entre les entreprises qui ont fait un effort important pour équiper leur parc de machines et celles qui ne l'ont pas fait. Le flou et les lacunes de la réglementation récompensent les attentistes, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas encore fait l'effort pour protéger l'air, et donc aussi la santé de leurs employés.
Pour toutes ces raisons, la commission a souhaité clarifier le texte, le champ et l'intention de la motion Jenny en chargeant le Conseil fédéral d'harmoniser l'application des règles, le cas échéant en les adaptant quelque peu.
Si vous suivez la commission - il n'y a pas de proposition contraire -, la motion prévoira que: "Le Conseil fédéral est chargé d'harmoniser au niveau national l'exécution des prescriptions en matière de protection de l'air pour ce qui est de l'utilisation d'engins de chantier équipés de filtres à particules, en retenant les critères de puissance et d'ancienneté des engins et compte tenu des différentes catégories de chantiers."
En commission, l'auteur de cette proposition de modification a précisé dans quelle direction l'harmonisation devait aller, en spécifiant par écrit les deux points suivants dans le développement de sa proposition: l'harmonisation souhaitée de la mise en oeuvre doit éliminer autant que possible les disparités entre les cantons et favoriser l'emploi accru du filtre à particules pour les machines de chantier. A noter que la commission a, par contre, rejeté une proposition de moratoire visant de facto à suspendre l'application de ces prescriptions jusqu'à l'application d'une norme européenne dans plusieurs années.
La commission vous invite donc à soutenir la version modifiée de la motion Jenny parce qu'elle contribue à résoudre le problème.
Leuenberger Moritz · BPR-M · Bundesrat · Zürich
Ich bin froh, dass die Kommission die Motion abgeändert und auf den wesentlichen Punkt gebracht hat. Der Bundesrat kann sich der Kommission anschliessen und ist froh, wenn Sie die Motion annehmen.
Verfahrensbeitrag
Angenommen gemäss Antrag der Kommission
Adopté selon la proposition de la commission
Janiak Claude · P-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Ich mache Sie noch auf die Einladung, die Sie erhalten haben, aufmerksam: Die Gemeinde Flims lädt uns heute Abend zur Einstimmung auf die Bündner Session zu einem Apéro ein. Ich würde mich freuen, wenn ein beachtlicher Teil von Ihnen dieser Einladung Folge leisten würde.
Schluss der Sitzung um 18.25 Uhr
La séance est levée à 18 h 25