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Gesamthafte Wahl der Mitglieder des Bundesrates

22517 · Amtliches Bulletin

Vom 7. März 2013

https://lexipedia.io/de/docs/ch/ab-bo-bu/22517/de/gesamthafte-wahl-der-mitglieder-des-bundesrates

Abgerufen am 11. Sept. 2026

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Geschäft: Gesamthafte Wahl der Mitglieder des Bundesrates (11.491)

11.491

Gesamthafte Wahl der Mitglieder des Bundesrates

Lombardi Filippo · P-M · Ständerat · Tessin · Fraktion CVP-EVP

Antrag der Mehrheit

Der Initiative Folge geben

Antrag der Minderheit

(Stöckli, Abate, Bruderer Wyss, Engler, Lombardi, Niederberger)

Der Initiative keine Folge geben

Proposition de la majorité

Donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité

(Stöckli, Abate, Bruderer Wyss, Engler, Lombardi, Niederberger)

Ne pas donner suite à l'initiative

Il presidente (Lombardi Filippo, presidente): Avete ricevuto un rapporto scritto della commissione.

Cramer Robert · Mit-M · Ständerat · Genf · Grüne Fraktion

C'est le 19 décembre 2011 que notre collègue Minder a déposé son initiative parlementaire dont le titre est: "Election en bloc des membres du Conseil fédéral". Concernant le but de l'initiative, il n'y a pas lieu de faire de très grands développements puisque le titre indique très clairement l'objet de l'intervention et, si vous lisez le texte de l'initiative, vous voyez que Monsieur Minder indique comment on pourrait imaginer le fonctionnement de ce système d'élection en bloc du Conseil fédéral.

Votre commission a examiné une première fois cette initiative parlementaire le 2 avril 2012. Par une petite majorité de 6 voix contre 5, elle l'a transmise à la commission soeur du Conseil national, où elle a fait l'objet d'une discussion le 18 octobre 2012. Par 16 voix contre 7 et 2 abstentions, la commission du Conseil national propose de ne pas donner suite à l'initiative.

Notre commission s'est donc à nouveau réunie le 1er février 2013. Par 6 voix contre 6 et avec la voix prépondérante du président, elle a maintenu sa décision et estimé qu'il fallait donner suite à l'initiative. C'est l'objet du rapport d'aujourd'hui.

A vrai dire, si l'on consulte l'histoire de l'idée consistant à élire le Conseil fédéral en bloc, on voit qu'elle a été présentée régulièrement et qu'elle a trouvé des majorités diverses. Au fond, on peut dire que cette proposition est fortement discutée et qu'elle ne trouve jamais de majorité très claire pour être refusée.

On peut par exemple se souvenir, comme vous l'avez certainement découvert en lisant les considérations de la commission, qu'en 2001 et 2002, lors de l'élaboration de la loi sur le Parlement, l'idée d'une élection en bloc avait fait l'objet d'un examen approfondi et que le Conseil des Etats y était favorable. Nous y avions souscrit à l'époque par 22 voix contre 18, mais le Conseil national, pour sa part, avait été d'un avis différent, raison pour laquelle cette idée n'avait pas été retenue.

Quelques années auparavant, plus précisément en 1996, l'inverse s'est produit: le Conseil national avait transmis au Conseil des Etats une motion proposant l'élection en bloc, mais le Conseil des Etats l'avait rejetée par 19 voix contre 15.

Ce que l'on peut retenir de cela, c'est que l'idée est dans l'air, qu'elle réapparaît régulièrement, qu'elle a ses adeptes et ses détracteurs; on se souvient notamment que lors de l'élection fédérale où Madame Metzler n'avait pas été réélue, on s'était posé la question de savoir si d'autres modalités d'élection n'auraient pas changé les résultats. La question s'était également posée en 2011, au moment du renouvellement intégral du Conseil fédéral, où certains avaient proposé d'élire les conseillers fédéraux selon l'ordre d'ancienneté inverse. Bref, la question de la façon dont on élit les membres du Conseil fédéral fait l'objet de discussions récurrentes.

Finalement, ce qui m'a convaincu - puisque parler d'un choix de la commission est un peu délicat, le vote s'étant fait par 6 voix contre 6 -, c'est qu'il me semble qu'il faut essayer d'avoir un système d'élection du Conseil fédéral qui soit le moins possible susceptible de faire l'objet de manoeuvres. L'élection du Conseil fédéral est déjà le fait d'un très petit collège électoral, puisque nous ne sommes que 246 à avoir le droit d'élire les membres du gouvernement. Si en plus on favorise à l'excès des petits arrangements permettant à tel ou tel d'accéder au Conseil fédéral ou au contraire de lui en barrer la route, on fait de cet exercice un alibi; c'est en réalité dans la cuisine des partis que se fait la vraie élection du Conseil fédéral et cela est éminemment regrettable. Donc tout ce qui peut aller dans le sens d'une élection du Conseil fédéral la plus ouverte possible doit être soutenu.

Et là, pour ma part, je ne vois pas de raison de procéder différemment s'agissant de l'élection du Conseil fédéral de ce qu'on peut faire lorsqu'il s'agit d'élire des conseils dans les communes ou dans les cantons.

Pour sa part, la minorité de la commission - il faut quand même évoquer ses arguments, puisque cette minorité est égale à la majorité - considère qu'il ne faut pas surestimer les manoeuvres tactiques qui peuvent avoir lieu lors de l'élection du Conseil fédéral. Chaque règle permet ses propres manoeuvres, et la règle prévoyant l'élection en bloc permettrait probablement d'autres manoeuvres d'une autre nature, voire même encouragerait encore plus des ententes entre partis, pour mettre les candidats à l'abri de mauvaises surprises, et l'élection serait encore plus fermée qu'elle ne l'est aujourd'hui.

Pour ma part, il me semble qu'il vaut la peine de tenter un nouveau système, dès l'instant où je n'ai pas l'impression que celui que nous pratiquons actuellement soit très satisfaisant.

Stöckli Hans · Mit-M · Ständerat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion

Tatsächlich ist die Minderheit gleich stark wie die Mehrheit, sie ist nämlich im Laufe der Zeit gewachsen - nicht zuletzt vielleicht auch deshalb, weil die SPK des Nationalrates deutlich, mit 16 zu 7 Stimmen bei 2 Enthaltungen, das Vorhaben nicht weiter verfolgen will. Sie hat gesagt, zuerst solle der Ständerat entscheiden, ob er wirklich Handlungsbedarf orte.

Ich bin mit der Minderheit der Meinung, dass wir die Bundesrätinnen und Bundesräte haben, die wir verdienen. Das sind gute Leute. Wir haben in unserem System die Konkordanz - vielleicht mit einer Ausnahme, die es im Verlauf der nächsten Zeit noch zu bereinigen gilt - erreicht, bezüglich der Geschlechter, bezüglich der Parteizugehörigkeit, bezüglich der Sprachen und auch bezüglich der Repräsentanz der politischen Kräfte im Parlament.

Wo werden die Mängel geortet? Es wird gesagt, die Wahl sei ein Spektakel, ein taktisch geprägtes parteipolitisches Spiel. Ich erlaube mir, die Frage zu stellen: Wird das dann im neuen System mit der Wahlliste verhindert? Ich glaube kaum, weil es ja zur Wahl gehört, dass es eine Vorwahlphase gibt, dass die entsprechenden Arbeiten erledigt werden, dass Absprachen stattfinden und dass man sich einigen muss, welche Persönlichkeiten wir in unsere Regierung wählen wollen. Dann wird gesagt, man wolle die Kontinuität sichern. Aber meines Wissens haben wir diesbezüglich die höchste Kontinuität auf der ganzen Welt; es gibt kaum ein Land, welches derart sichere Ministerposten bietet wie die Schweiz.

Wenn man die Begründung der parlamentarischen Initiative analysiert, stellt man gewisse Widersprüche fest. Auf der einen Seite wird gesagt, man wolle Blockwahlen einführen. Man geht wahrscheinlich davon aus, dass in einer ersten Runde die Parteien vor allem ihre eigenen "Rösser" unterstützen wollen. Das wird dann dazu führen, dass es sicher mehrere Wahlgänge geben wird, auch bei Bestätigungswahlen. Ich wäre dann sehr erstaunt, Herr Minder, wenn das die Meinung wäre. Denn Sie selbst haben ja jetzt einen neuen Artikel 95 Absatz 3 Buchstabe a in die Bundesverfassung eingeführt, in dessen zweitem Satz steht, dass die Generalversammlung den Verwaltungsratspräsidenten und die Mitglieder des Vergütungsausschusses sowie den unabhängigen Stimmrechtsvertreter jährlich und einzeln zu wählen hat. Also müsste ich davon ausgehen, dass Sie für die Bundesratswahl sicher ein anderes System wollen, als Sie es für die Verwaltungsräte jetzt erreicht haben.

Dann wird von einer Themenwahl gesprochen. Ich sehe nicht ein, wie ein neues System dafür sorgen könnte, dass eine Themenwahl, eine inhaltliche Konkordanz, zustande kommt. Ich habe eher die Befürchtung, dass mit Ihrem System die Macht und die Entscheidungsstärke unseres Parlamentes, auch der Hinterbänklerinnen und Hinterbänkler, in die Partei- und Fraktionsspitzen verlagert würden. Das wäre eine Entmachtung eines Teils des Parlamentes.

Es ist auch nicht sichergestellt, dass die Ansprüche vor allem der sprachlichen Minderheiten und der Landesgegenden gewährleistet sein würden. Herr Cramer zieht den Vergleich mit den Wahlen in den Kommunen und in den Kantonen. Aber gerade im Kanton Bern haben wir einen verfassungsmässigen Anspruch des französischsprachigen Teils aufbauen müssen, damit in einem solchen System sichergestellt ist, dass dem genannten Anspruch auch Genüge getan wird.

Schliesslich bin ich überzeugt, dass der von Herrn Minder vorgeschlagene Systemwechsel eine Verkomplizierung bringen wird, sei es bei den Wiederwahlen oder bei den Nachwahlen. Ich habe noch im Ohr, dass man immer mehr verlangt, dass Parteien bei Ersatzwahlen zwei Vorschläge machen. Wie stellt man sich das dann mit einer Wahlliste vor, wenn eine Partei bei einer Zweiervakanz gleichzeitig zwei Leute vorschlagen muss? Das kann ich mir kaum vorstellen. Denn dadurch entsteht die Gefahr, dass keiner oder keine die Wahl schaffen wird.

Zusammengefasst Folgendes: Das heutige System hat zweifellos seine Mängel. Insgesamt aber hat es sich bewährt. Ein neues System würde kaum Verbesserungen bringen. Im Gegenteil, es würden eher mehr Fragen aufgeworfen als gelöst werden.

Minder Thomas · Mit-M · Ständerat · Schaffhausen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Das Thema Bundesratswahl ist ein Dauerbrenner, was geradezu beweist, dass Handlungsbedarf besteht. Erst vor Kurzem haben wir die Volksinitiative der SVP, welche die Wahl des Bundesrates durchs Volk verlangt, behandelt. Auch meine Idee - sie ist nicht neu, das stimmt - geht von einer Blockwahl aus.

In den letzten Jahren ist kaum eine Bundesratswahl ohne laute Nebengeräusche - das ist noch höflich ausgedrückt - durchgeführt worden. Der Angriff auf einen besetzten Bundesratssitz ist eigentlich falsch. Wir sollten aufhören, Bundesräte abzuwählen, wenn diese nicht gestohlen oder etwas Gravierendes verbrochen haben. Wir sollten dies auch nicht der Konkordanz wegen tun.

Dass einzelne Parlamentarier die Wiederwahl eines Landesregierungsmitgliedes ablehnen, ist in Ordnung, damit kann ich leben. Mir geht es bei meiner parlamentarischen Initiative vielmehr um die inszenierte Abwahl. Die SVP-Fraktion hat es sogar fertiggebracht, den Sitz des freisinnigen Bundesrates Burkhalter nicht anzugreifen, den ebenfalls freisinnigen Bundesrat und Unternehmer Schneider-Ammann aber aus der Regierung rauskicken zu wollen, obwohl sie ihn nur gerade ein Jahr zuvor vehement propagiert hatte. Solche Spielereien wurden das letzte Mal vom Parlament richtigerweise nicht goutiert, sind sie doch einer Magistratswahl unwürdig. Ich spreche lieber erst gar nicht vom Dauerangriff auf den Sitz von Frau Widmer-Schlumpf. Ich jedenfalls muss nicht lange im Parlament sitzen, um zu sehen, dass Frau Widmer-Schlumpf einen guten Job macht und vom Parlament nicht abgewählt werden sollte. Letztes Mal war es die SVP, ein anderes Mal wird es eine andere Partei sein, die, mit welchem Argument auch immer, ein Bundesratswahltheater verursacht. Solche Bundesratswahlen sind nicht im Sinne der politischen Stabilität. Klar, die Medien lieben solche Inszenierungen. Kaum eine Partei war in den letzten Jahren mit dem Ablauf der Bundesratswahlen richtig zufrieden - zumindest nicht, bis ihr Kandidat oder ihre Kandidatin am Ufer war.

Konkordanz hin oder her, auch dies war jahrelang ein Thema. Zurzeit funktioniert die Regierung auch ohne Konkordanz. Zumindest die Abwahl von Bundesrätin Metzler - sie wurde angesprochen - wurde damit begründet. Bei der Abwahl von Christoph Blocher wurden genauso fadenscheinige Argumente angeführt. Gottlob hat sich bei der letzten Bundesratswahl das Parlament für Stabilität entschieden und nicht den Constantin gespielt - Sie wissen, was ich damit meine. Der Präsident des FC Sion wechselt fast im Sechs-Monate-Rhythmus seine Trainer aus.

Die Idee der Blockwahl ist einfach, bestechend und gut verständlich - auch für das Volk. Gibt es zwei freie Sitze, so werden beide Bundesräte gleichzeitig gewählt. Man bekommt also einen einzigen Zettel mit zwei leeren Zeilen. Bei den Gesamterneuerungswahlen sind auf einem einzigen Zettel sieben leere Zeilen. Am Prozedere ändere ich nichts. So sind zum Beispiel im dritten Wahlgang keine neuen Kandidaten mehr zugelassen; wer das absolute Mehr erreicht, ist gewählt.

Die Bundesratswahl sollte eine Teamwahl sein; das ist eigentlich das Key-Element. Der Bundesrat ist ein Team, und er soll als Team funktionieren. Jedes Mitglied der Landesregierung ist gleichwertig, jedes hat eine Stimme. Daher ist auch das aktuelle Wahlprozedere nach dem Anciennitätsprinzip nicht korrekt und fair. Es gibt nämlich dem ältesten Mitglied des Bundesrates ganz klar den Vorteil, dass es - falls es nicht im ersten Wahlgang gewählt wird - in den verbleibenden sechs anderen Wahlgängen nochmals antreten kann. Sie alle kennen das Spiel mit den sieben Stühlen und acht Kindern, die darum herumrennen. Genau so war dies zumindest auch bei der letzten Bundesratswahl.

Kollege Stöckli, mit der Blockwahl gibt es viel weniger taktische Spielmöglichkeiten. Die Blockwahl des Bundesrates hat null und nichts mit börsenkotierten Unternehmungen und der Wahl ihrer Verwaltungsräte - einzeln oder in corpore - zu tun. Die taktischen Nebengeräusche werden sich mit der Blockwahl eher im Rahmen halten. Ich sage nicht, Kollege Stöckli, es seien keine Absprachen oder keine Abwahlen mehr möglich. Parteien können sich einigen, auf der siebten Zeile zum Beispiel einen wilden Kandidaten aufzuschreiben; das stimmt. Das Wahltheater - oder sogar der Wahlkrimi - wird jedoch, was den Ablauf der Wahl betrifft, definitiv geordneter. Überraschungen sind möglich, doch das öffentlich ausgetragene Rennen um diesen leeren Stuhl findet nicht mehr so offensichtlich statt.

Im Hinblick auf die Abstimmung über die Volksinitiative "Volkswahl des Bundesrates" der SVP wäre es clever, dieser Initiative ein wenig die Flügel zu stutzen, indem wir dem Volk klar zeigen, dass wir gewillt sind, das jetzige System zu hinterfragen. Diese parlamentarische Initiative wäre eine Art direkter oder indirekter Gegenvorschlag, denn auch die SVP-Volksinitiative "Volkswahl des Bundesrates" will ja bekanntlich eine Blockwahl. Die Regierungsratswahlen, wir haben es gehört, funktionieren auch nach dem Blockwahlsystem.

Ich bitte Sie, in der ersten Phase dieser parlamentarischen Initiative und damit diesem Vorschlag zuzustimmen.

Lombardi Filippo · P-M · Ständerat · Tessin · Fraktion CVP-EVP

Abstimmung - Vote

Für Folgegeben ... 8 Stimmen

Dagegen ... 30 Stimmen