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Neue Landeshymne. Keine strategische Notwendigkeit
Comte Raphaël · P-M · Ständerat · Neuenburg · FDP-Liberale Fraktion
Le président (Comte Raphaël, président): L'interpellateur s'est déclaré partiellement satisfait de la réponse écrite du Conseil fédéral. Il souhaite l'ouverture de la discussion. - Ainsi décidé.
Graber Konrad · Mit-M · Ständerat · Luzern · CVP-Fraktion
Die Schweizerische Gemeinnützige Gesellschaft hat einen Künstlerwettbewerb zur Schaffung eines neuen Textes der Schweizer Nationalhymne lanciert. Im Finale vom 12. September 2015 wurde ein Siegerprojekt gekürt. Demnach soll der Wortlaut der Hymne neu wie folgt lauten:
"Weisses Kreuz auf rotem Grund,
unser Zeichen für den Bund:
Freiheit, Unabhängigkeit, Frieden.
Offen für die Welt, in der wir leben,
woll'n wir nach Gerechtigkeit streben.
Frei, wer seine Freiheit nützt,
stark ein Volk, das Schwache stützt.
Weisses Kreuz auf rotem Grund,
singen wir vereint aus einem Mund."
Ob mit diesem Wortlaut ein Mehrwert gegenüber dem bisherigen Text geschaffen wird, kann jede und jeder in unserem Rat selber beurteilen; ich persönlich bezweifle dies.
In dieser Zeit des Umbruchs, in der sich die Schweiz mit Migrationsfragen, mit Fragen zum Verhältnis zur EU auseinandersetzt und zum Teil auch unter internationalem Druck steht, ist es aus meiner Sicht nicht angezeigt, hier noch ein weiteres Feld der Verunsicherung zu öffnen. Gefragt ist Stabilität.
Meines Erachtens kann eine Hymne durchaus ihren Anteil zum nationalen Zusammenhalt leisten. Der Bundesrat will sich in seiner Antwort auf Frage 1 dazu leider nicht äussern und meint, dass es schwierig sei, den Einfluss der Landeshymne auf den politischen Zusammenhalt einzuschätzen. Ohne Not ist der innere Zusammenhalt aber aus meiner Sicht bestimmt nicht zu gefährden. Wir haben uns zur Genüge mit externen Kräften auseinanderzusetzen.
Selbstverständlich lässt sich über den Wortlaut der geltenden Hymne diskutieren. Aber jede Zeit würde wohl zu einem anderen Text führen. Nationalhymnen sind immer Geschmackssache. Meiner Meinung nach dürfen Geschichte und Traditionen in diesem Kontext aber auch nicht unterschätzt werden.
Meine Befürchtung war, dass beim Fernsehpublikum der Sendung "Potzmusig", deren Produzenten damals diese Aktion lancierten respektive dann praktisch die Jury für diese Hymne bildeten, der Eindruck entstehen könnte, dass mit diesem Wettbewerb der Text der geltenden Hymne offiziell gegen jenen des Siegerprojektes ausgewechselt wird. Offensichtlich ist es nun der Gemeinnützigen Gesellschaft nicht gelungen, mit ihrem Projekt einer neuen Hymne zum Durchbruch zu verhelfen, was ich natürlich begrüsse. Dass dies nicht geschehen ist, zeigt auch, dass die geltende Hymne noch stark verankert ist.
Die Gemeinnützige Gesellschaft will nun aber offensichtlich für das Siegerprojekt in der Gesellschaft noch werben, Goodwill schaffen und dann auch politisch vorstellig werden. Persönlich würde ich davon abraten, aber die Gemeinnützige Gesellschaft, die sich früher als wichtige sozialpolitische Organisation der Schweiz grosse Verdienste erworben hat, ist in dieser Frage natürlich souverän. Sie ist auch autonom, was die Interpretation und wohl auch die Ausdehnung ihres Zweckartikels betrifft.
Ich bin befriedigt darüber, dass der Bundesrat, wie er in Ziffer 2 seiner Antwort ausführt, nicht von sich aus tätig werden will und für die Einführung eines neuen Textes der Nationalhymne keine strategische Notwendigkeit erkennt. Falls die Schweizerische Gemeinnützige Gesellschaft das Projekt aber tatsächlich weiterverfolgen und politisch vorstellig werden sollte, wäre eine entsprechende Eingabe aus meiner Sicht als Petition zu behandeln. Das heisst, die zuständigen Kommissionen hätten zuerst die Frage zu beurteilen, ob das Anliegen überhaupt verfolgenswürdig ist. Ich bin zuversichtlich, dass diesbezüglich in den beiden Räten respektive in den beiden Kommissionen bestimmt keine Mehrheit für eine parlamentarische Initiative oder einen Vorstoss zu gewinnen wäre. Ich bin dem Bundesrat auch dankbar, dass er sich bezüglich der Behandlung einer allfälligen Eingabe das von mir skizzierte Vorgehen vorstellen kann und dass er vor allem in dieser Frage vor allem nicht selber aktiv werden will.
Ich möchte zum Schluss daran erinnern, dass der Schweizerpsalm vor 170 Jahren entstanden ist, dann 1961 provisorisch und erst zwanzig Jahre später, nämlich 1981, zur offiziellen Landeshymne bestimmt worden ist. "Wer seine Wurzeln nicht kennt, hat keinen Halt." Dieses Zitat sollten wir auch in der Frage der Nationalhymne als Leitgedanken nehmen und es folgendermassen ergänzen: "Wer seine Wurzeln nicht kennt, hat keinen Halt und auch keine Zukunft."
Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg
Je me suis demandé, Monsieur Graber, si nous allions chanter. Manifestement non, en tout cas pas ce matin. Et donc, je répondrai en parlant et non en chantant; c'est peut-être mieux pour vous. (Hilarité)
Je constate que, manifestement, le destin de l'hymne national suisse est une question qui intéresse le Parlement. Au cours des derniers mois, il y a eu plusieurs interventions qui ont eu pour objet le concours de réécriture du texte, qui a été lancé, comme vous l'avez mentionné, par la Société suisse d'utilité publique. Et le Conseil fédéral, dans ce cadre ou dans un cadre plus large, a eu l'occasion de prendre position sur des motions déposées en 2014 au Conseil national, la motion Keller Peter 14.3336 et la motion Estermann 14.4244, et de répondre à toute une série d'interpellations des mêmes auteurs en 2013 (13.4244) et en 2014 (14.3811) ainsi qu'à une question Romano en 2015 (15.5373).
Il me paraît adéquat ici de rappeler le contexte. L'hymne national suisse a été composé dans la première moitié du XIXe siècle. Il a été ensuite introduit de manière provisoire en 1961, de manière définitive en 1981. Depuis son introduction en 1961, il y a eu plusieurs tentatives de le modifier. Jusqu'ici, aucune des propositions faites n'a jamais convaincu. Et j'aimerais aussi vous rappeler que la Confédération n'est pas associée au projet de la Société suisse d'utilité publique, que le projet n'est pas non plus financé par la Confédération, ni directement ni indirectement. Dans le fond, toute association dans notre pays doit pouvoir se sentir libre de mener un débat ou de susciter parmi ses membres un débat sur tout sujet, y compris celui-ci. Donc, il y a ce concours que vous avez mentionné. Il y a un texte qui a été choisi, que vous nous avez lu. Mais j'aimerais vous dire ici clairement que la Confédération, à ma connaissance, n'a reçu aucune demande de modification de l'hymne national.
Voilà pour le contexte. Que demandez-vous dans votre interpellation? Vous posez la question de l'opportunité stratégique d'adopter un nouvel hymne national, du rôle que serait appelé à jouer le Conseil fédéral. Vous suggérez dans votre interpellation, et dans votre intervention de ce matin, que le Conseil fédéral ne devrait pas porter politiquement ce projet. Il ne figure d'ailleurs pas dans le programme de législature, pas plus qu'il ne figurait pas dans le programme de la législature précédente. Vous avez pu le remarquer et vous aurez encore l'occasion d'en débattre. Ce n'est pas un projet du Conseil fédéral; cela n'est donc pas une priorité stratégique, c'est très clair.
Le Conseil fédéral a déjà eu l'occasion, à de multiples reprises ces deux ou trois dernières années, mais déjà auparavant, soit en 2004, en 2008, d'expliquer, de manière circonstanciée, pourquoi il ne voyait pas de raison de prendre l'initiative de faire modifier l'hymne national. Il estimait - il estime d'ailleurs toujours - que la version actuelle n'avait pas à craindre la comparaison avec des créations plus modernes, que sa notoriété en faisait un hymne national tout à fait convenable pour notre pays. En 2004 et en 2008, il avait déjà rappelé qu'il serait sans doute difficile à une nouvelle création de rencontrer une adhésion générale.
Nous restons fidèles à cette ligne. Il n'y a pas de raison non plus d'en faire une grosse histoire. Nous ne voyons, à l'heure actuelle, aucune nécessité stratégique d'introduire un nouvel hymne national. Ce que je peux vous dire, c'est que le Conseil fédéral n'a pas pour ambition de prendre une quelconque initiative à ce sujet. S'il devait y avoir, tout à coup, un mouvement d'une large partie de la population qui voudrait des modifications, alors il faudra mener le débat. Cela ne paraît pas être le cas aujourd'hui.
Si la Société suisse d'utilité publique devait décider de déposer de son côté une proposition auprès de la Confédération, elle pourrait le faire. Ensuite, il appartiendrait au Conseil fédéral et au Parlement d'en décider.
Pour terminer sur ce sujet, j'aimerais réaffirmer que, quoi qu'il arrive, le Conseil fédéral ne décidera pas de son propre gré et sans consulter le Parlement.
Redisons-le clairement: si une proposition devait être faite, nous ne prendrions pas de décision sans consulter le Parlement, quand même bien cela se faisait ainsi dans le passé, me semble-t-il. Cela ne se ferait plus de cette manière aujourd'hui, parce que nous avons bien perçu et compris que c'était une question qui vous intéressait. Si une proposition devait être déposée, il reviendrait au Parlement de se prononcer également. Mais je le répète: à ma connaissance, aucune proposition n'a été déposée. Le Conseil fédéral ne voit donc aucune raison d'agir dans le domaine.
Nous pourrons, Monsieur Graber, à une prochaine occasion, chanter ensemble l'hymne national dans sa teneur actuelle, encore que, si je maîtrise le texte en français, qui n'est pas tout simple, le texte en allemand est pour moi une autre affaire. Mais le plurilinguisme et la question des langues nationales constituent aussi la richesse de notre pays. Je me réjouis d'ailleurs de discuter de ce sujet tout à l'heure avec vous, puisqu'il figure aussi à l'ordre du jour.