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Stopp dem Präventionswahnsinn
Frehner Sebastian · Mit-M · Nationalrat · Basel-Stadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich habe in etwa das gleiche Problem wie unser Fraktionspräsident Adrian Amstutz. Er hat es mit dem Bundesamt für Statistik und ich mit dem Bundesamt für Gesundheit (BAG) und dem Thema Prävention.
Ich sage nicht, es brauche gar keine Prävention. Prävention kann tatsächlich nützlich sein. Ich glaube beispielsweise, dass die Stop-Aids-Kampagne in den Neunzigerjahren richtig und wichtig war. Sie hat viele Menschenleben gerettet. Als das HIV-Virus auftauchte, wussten die meisten Menschen nicht, wie man sich vor einer Ansteckung schützt. Oder wenn ich an meine Primarschulzeit zurückdenke: Da kamen zweimal im Jahr Zahnärzte der Schulzahnklinik in die Schule, um die Zähne der Schüler zu prüfen. Dies hat dazu geführt, dass im Kanton Basel-Stadt viel weniger Leute Probleme mit ihren Zähnen bekamen. So weit, so gut.
Was aber die selbsternannten Gesundheitsapostel im BAG anstellen, hat teilweise nichts mehr mit Prävention zu tun, sondern ist der reine Versuch der Indoktrinierung der Bevölkerung mit eigenen Ideologien und Vorstellungen. Bei der Love-Life-Kampagne, die vordergründig der Aidsbekämpfung dienen sollte, engagierte das BAG Laiendarsteller, die nachher in einem Filmchen sehr viel nackte Haut zeigten. Der Bund als Casting-Agentur für Sexfilme - hervorragend, nicht? Ebenso finanzierte das BAG Gratis-Wellnessferien für Schwule in einem Viersternehotel auf dem Stoos. Das Angebot richtete sich zwar an an HIV erkrankte Männer, geprüft wurde das aber nicht. Jeder Mann konnte sich anmelden. Die angebotenen Workshops waren zudem freiwillig. Das ist mir eine wirklich sehr wertvolle Prävention!
Auch mit ideologischen Studien fällt das BAG immer wieder auf, wie zum Beispiel mit der Studie, welche die angeblich alkoholbedingten Kosten für die Gesellschaft aufzeigt, oder der Studie, die uns verbieten will, Wurst zu essen. Was antwortet der Bundesrat - bzw. wieder einer dieser Weltverbesserer aus dem BAG; es ist ja nicht der Bundesrat, der das schreibt - auf meine Motion? "Alle heutigen Kampagnen und Aktivitäten im Präventionsbereich verfügen über eine spezifische Rechtsgrundlage. Die Massnahmen sind evidenz- und wissenschaftsbasiert, halten sich an die Vorgaben des Bundes (u. a. Forschung), werden evaluiert und erzielen nachgewiesenermassen Wirkung."
Ich weiss, Herr Bundesrat, Sie verteidigen mit Verve Ihre Institutionen. Das ist auch Ihr gutes Recht. Trotzdem möchte ich Sie doch gleich zu einem Beispiel fragen, wenn wir das Beispiel Gratis-Wellnessferien für Homosexuelle nehmen: Was ist die Rechtsgrundlage dafür? Wo liegt für Sie die Evidenz und wissenschaftliche Basis dieser Massnahme? Was hat die Evaluation dieser Massnahme ergeben? Können Sie mir etwas über die nachgewiesene Wirkung sagen? Ich kann Ihnen sagen, was die nachgewiesene Wirkung war: Da haben sich ein paar Jungs auf Kosten des Steuerzahlers ein schönes Wochenende gemacht - mehr Wirkung war da nicht. Das BAG scheint bezüglich Prävention also gar nichts zu lernen. Deshalb gibt es nur eins: Kürzung der Mittel und des Personalbestandes.
Bitte unterstützen Sie meine Motion.
Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Monsieur Frehner, j'ai bien entendu votre plaidoyer contre la prévention. Ne pensez-vous pas que si l'on faisait plus de prévention, il y aurait moins de coûts pour la santé en termes de soins? Et que dites-vous du fait que la Suisse fait figure de mauvaise élève du point de vue de l'OCDE?
Frehner Sebastian · Mit-M · Nationalrat · Basel-Stadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich habe Ihnen ja gesagt, ich habe nichts gegen Prävention, Frau Kollegin. Ich habe ja gesagt: Wenn Zahnärzte die Zähne von Schulkindern anschauen, Karies feststellen und dann dafür sorgen, dass die Kinder ihre Zähne pflegen, dann ist das eine gute Sache. Ich weiss aber wirklich nicht, was bei Wochenenden auf dem Stoos - nomen est omen, wahrscheinlich - da oben passieren soll und was der Nutzen sein soll.
Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg
Tout d'abord, Monsieur Frehner, si vous n'avez pas d'autre exemple à citer dans ce débat que celui d'une association privée et d'un événement qui s'est déroulé il y a cinq ans, c'est que nous faisons probablement du très bon travail en matière de prévention. Si vous n'avez rien trouvé d'autre à nous reprocher que l'activité d'une association privée il y a cinq ans, alors c'est que probablement le travail en matière de prévention n'est pas si mauvais que cela.
Un autre point que je veux mentionner - permettez-moi de vous décevoir, Monsieur Frehner -, c'est que les avis sur les interventions déposées au Parlement émanent du Conseil fédéral. Ces textes sont étudiés en détail et discutés au sein du Conseil fédéral et c'est sur la base de ces textes que nous prenons des décisions. Alors, vous pouvez, d'un revers de main, critiquer la personne qui a peut-être fourni les éléments et rédigé l'avis concernant votre motion, mais j'aimerais vous dire que nous n'assumons pas seulement la responsabilité des avis qui sont donnés, nous les portons - que ce soit dit une fois pour toutes et que ce soit clair pour toutes et tous ici présents.
Concernant la prévention, le nombre de nouvelles infections par le virus du sida était de 2000 par année en Suisse, en 1991. En 2015, il était d'environ 500. Ce sont 500 cas de trop, mais c'est quatre fois moins qu'en 1991. Il y a donc 1500 nouvelles infections du sida en moins chaque année dans notre pays par rapport à 1991. Ce n'est pas seulement une chose réjouissante pour les personnes concernées, qui ne vont pas être malades, c'est aussi très réjouissant pour les coûts de la santé, si l'on sait que chaque personne atteinte du sida occasionne, au cours de sa vie, des coûts de 1 million de francs à la charge du système de santé. Avec 1500 personnes par année en moins, c'est donc 1,5 milliard de francs qui ne seront pas dépensés pour des traitements.
Nous savons par ailleurs que les retours sur investissements des dépenses pour la prévention sont très favorables. Que ce soit au niveau des coûts de la santé ou pour la rentabilité des entreprises, ils ont des conséquences économiques très importantes. Une étude de 2010, menée par l'Institut WIG (Winterthurer Institut für Gesundheitsökonomie) et l'Institut de recherches économiques de l'Université de Neuchâtel, arrive à la conclusion que le retour sur investissements est très élevé, que chaque franc investi dans la prévention de l'abus d'alcool rapporte 23 francs et que chaque franc investi dans la prévention de la consommation de tabac rapporte 41 francs. Ce ne sont pas des chiffres du Conseil fédéral, ce sont des chiffres de cette université et de cet institut - je ne fais que répéter les conclusions auxquelles les scientifiques ont abouti.
Le potentiel d'économies qui subsiste est très élevé, parce que nous savons que les maladies non transmissibles, contre lesquelles le seul moyen d'agir est de modifier son comportement, induisent 80 pour cent des coûts de la santé.
A chaque fois que vous payez 500 francs de primes, 400 francs sont destinés au traitement des conséquences de maladies non transmissibles. Pour faire baisser ces 400 francs ou pour limiter leur évolution, il n'y a que la prévention qui peut jouer un rôle. En effet, le seul moyen de prévenir l'apparition de maladies non transmissibles ou de retarder leur apparition, c'est la prévention.
J'aimerais encore parler brièvement du budget. Je ne sais pas, Monsieur Frehner, si vous savez quelle part représente le crédit alloué à l'OFSP pour la prévention dans l'ensemble des dépenses allouées à la prévention en Suisse: c'est un peu moins de 1 pour cent. Donc, si vous vouliez vraiment vous attaquer aux questions de prévention et aux dépenses trop élevées dans ce domaine, il faudrait peut-être vous attaquer d'abord aux 99,1 pour cent restants. Ce sont des investissements dans les entreprises, des investissements des cantons, des investissements réalisés par les communes, des dépenses que réalisent les privés. Au total, 1,8 milliard de francs ont été investis en 2015 dans la prévention en Suisse, mais seulement 17 millions de francs l'ont été de la part de l'Office fédéral de la santé publique, tous domaines confondus, à savoir sida, nutrition, activité physique, tabac, alcool, drogue, migrants et jeunes.
Je dois encore vous dire que le budget de l'OFSP pour la prévention a été divisé par deux depuis 2004. "Er wurde halbiert seit 2004." Je ne crois donc pas que l'on puisse dire que, dans ce domaine, il y ait un problème ingérable qui nécessiterait une prise de décisions immédiate et importante.
C'est par cette argumentation que j'aimerais vous inviter, au nom du Conseil fédéral in corpore - et non pas au nom de l'Office fédéral de la santé publique -, à rejeter la motion.
Abstimmung
Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 90 Stimmen
Dagegen ... 100 Stimmen
(2 Enthaltungen)
Schluss der Sitzung um 12.10 Uhr
La séance est levée à 12 h 10