17.3595
Grundbildung und Berufsbildung. Die Schweizer Erfahrungen in den ärmsten Ländern der Welt bekanntmachen
Carobbio Guscetti Marina · 1VP-F · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion
La presidente (Carobbio Guscetti Marina, prima vicepresidente): Il signor Peter Keller si oppone al postulato.
Béglé Claude · Mit-M · Nationalrat · Waadt · CVP-Fraktion
Les programmes de développement instaurés dans les pays pauvres permettent d'enclencher des modernisations. Mais il est clair que leur impact serait décuplé si, localement, il y avait davantage de personnes capables de prendre le relais. Mais pour cela il faudrait que les gens sachent au moins lire, écrire et compter, à savoir être au bénéfice d'une formation de base. Ce serait encore mieux s'ils pouvaient aussi recevoir par la suite une formation professionnelle de type dual, les préparant à un métier. Or il s'agit précisément d'un domaine où la Suisse a démontré une vraie compétence internationalement reconnue. La question posée est dès lors de savoir comment adapter ce savoir-faire aux conditions des pays moins développés pour en maximiser l'efficacité.
C'est ainsi que ce postulat, que le Conseil fédéral propose d'adopter, a pour but que la Direction du développement et de la coopération mette davantage l'accent sur l'éducation de base et la formation professionnelle dans les pays pauvres. La pauvreté engendre la pauvreté. C'est vrai en Suisse comme ailleurs. Aujourd'hui, 120 millions d'enfants, de six à quinze ans, ne vont pas à l'école, selon un rapport de l'Unesco de 2015. 30 millions d'entre eux sont du continent africain. Il s'agit principalement d'enfants ouvriers qui aident leurs parents, de filles à donner en mariage précoce ou d'enfants des régions en conflit, comme dans le nord du Mali, où 150 000 enfants ne vont pas l'école en raison de l'insécurité persistante.
Les conséquences en sont connues: ces garçons non scolarisés deviennent des adultes analphabètes, pour qui tout apprentissage professionnel s'avère ensuite difficile, voire impossible. Ces filles non scolarisées tombent rapidement enceintes et voient souvent leur vie cantonnée à la maternité et aux travaux domestiques. Le taux de natalité au Niger, un des pays les plus pauvres du monde, est ainsi de sept enfants et demi par femme. Il est clair qu'une population peu ou pas formée peinera à donner les impulsions nécessaires pour sortir le pays de la pauvreté.
Tout ou presque y fonctionne de manière rudimentaire, quasiment sans infrastructures, sans administration, sans production agricole, sans petites entreprises, etc. Dès lors, les jeunes de ces pays auront aussi du mal à imaginer leur avenir dans un contexte aussi peu stimulant, surtout lorsqu'ils voient sur l'écran de leur téléphone ce que les pays dits riches semblent pouvoir leur offrir. C'est pourquoi il faut aider ces pays à sortir du cercle vicieux de la pauvreté en favorisant l'éducation pour tous. Ce qui est, rappelons-le, l'un des 17 Objectifs de développement durable de l'Agenda 2030 de l'ONU.
L'éducation est aussi une priorité du message sur la coopération internationale 2017-2020, qui prévoit, comme l'a précisé le Conseil fédéral dans son avis, d'augmenter de 50 pour cent les moyens consacrés à l'éducation de base et à la formation professionnelle par rapport au message pour la période 2013-2016. Les enjeux sont énormes: scolariser tous les enfants; faire en sorte que tous les enfants scolarisés terminent leur cursus de base; faire en sorte que le niveau d'enseignement soit d'une qualité suffisante; offrir des possibilités de formation professionnelle débouchant sur un métier. Concrètement, il s'agit d'étudier comment adapter l'expérience du système suisse au contexte spécifique des pays en question. Cela concerne l'école obligatoire, en s'appuyant sur certaines compétences développées dans les écoles suisses tout en les adaptant aux conditions locales: gouvernance décentralisée, participation active des parents, forte capacité d'intégration d'enfants issus de groupes sociaux, culturels et linguistiques fort variés, programme complet stimulant les compétences cognitives, méthodologiques ou sociales des uns et des autres, établissement de passerelles afin de permettre à chacun de progresser à son rythme.
Ce tronc commun devrait se poursuivre par une formation professionnelle de type dual, en salle de classe et sur le lieu de travail, avec la forte adéquation d'un tel système aux besoins des entreprises locales. Les bénéfices attendus sont les suivants: au niveau social, cela permettrait d'augmenter le taux de scolarisation, d'uniformiser la qualité de la formation, de permettre aux jeunes femmes de s'intégrer dans la vie active et de renforcer la cohésion sociale entre les régions. Au plan économique, cela favoriserait le développement d'un tissu de PME locales, l'autonomie financière des agriculteurs et la baisse du chômage. On peut ainsi espérer un meilleur ancrage de la population sur place et donc moins de candidats à la migration.
La Direction du développement et de la coopération a lancé en mai 2017 une réflexion allant dans ce sens. En approuvant ce postulat, le Conseil national soutiendrait la mise en oeuvre du message sur la coopération internationale 2017-2020 et permettrait surtout de mettre en valeur l'une des compétences majeures de la Suisse: la scolarisation de base et la formation professionnelle.
Keller Peter · Mit-M · Nationalrat · Nidwalden · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Wenn ich richtig nachgezählt habe, sind wir bei Vorstoss Nummer 87 unseres geschätzten Kollegen Béglé angelangt, beim Postulat 17.3595, "Grundbildung und Berufsbildung. Die Schweizer Erfahrungen in den ärmsten Ländern der Welt bekanntmachen".
Von welchen Erfahrungen spricht der Postulant? Es ist in der Begründung die Rede von einem "ziemlich lückenlosen Angebot von Stützmassnahmen", namentlich sind hier aufgeführt die Bereiche Psychologie, Logopädie und Förderunterricht, es ist von mehrsprachigem Unterricht die Rede, vom Einsatz des Internets, ja, es geht dem Postulanten sogar um didaktische Methoden, die er anwenden will, nämlich die Individualisierung des Unterrichts, mehr interaktiver Unterricht statt, wie er es nennt, kolonial geprägter Frontalunterricht. Eigentlich fehlt uns nur noch der Wunsch, dass wir den Lehrplan 21 in Afrika einführen. Zur Veranschaulichung: Wir reden hier von Staaten beispielsweise in Afrika, die eine zwischen 20 und 80 Prozent hohe Analphabetenrate aufweisen. Wir reden von Staaten, in deren Schulen es manchmal an den grundlegendsten Materialien fehlt. Dann ist von Schweizer Erfahrungen im Bereich des Einsatzes von Internet die Rede; es soll nun an Orten eingesetzt werden, wo nicht einmal die Stromversorgung gewährleistet ist und vielleicht eine Wandtafel im Schulzimmer steht.
Nun, der Postulant hat ja eingeschränkt, dass man das schweizerische Bildungssystem nicht eins zu eins reproduzieren könne. Ich weiss nicht, ob es eins zu zwei, eins zu fünf oder eins zu zehn sein muss. Hier fehlt uns eine mathematische Grössenordnung. Ich kann nur wiederholen, was Kollege Büchel zum vorherigen Postulat gesagt hat: Die Bildung ist bereits Bestandteil der Entwicklungshilfe; sie ist eine Priorität der laufenden Botschaft des Bundesrates zur internationalen Zusammenarbeit 2017-2020.
Wenn wir zusammenfassen: Es ist erstens ein sympathisches Anliegen, das wenig mit der Realität zu tun hat. Zweitens wird die Verwaltung beschäftigt. Es ist drittens auch - verzeihen Sie mir den Ausdruck - eine höhere Banalität, die Sie fordern. Es ist klar, dass wir in diesen Staaten nicht mit unserem Schweizer Hochglanzmodell einfahren können. Ich denke auch, dass das Anliegen bereits in angepasster Form umgesetzt wird. Damit bin ich beim vierten und letzten Punkt: Es gilt ja dann, Bilanz zu ziehen, wie diese Bildungsprogramme jetzt in diesen Staaten umgesetzt wurden. Wir werden ja in Bälde eine neue Botschaft zur internationalen Zusammenarbeit bekommen, dann können wir über dieses Anliegen diskutieren. Jetzt hier gewissermassen bei Halbzeit dieser Botschaft Banalitäten abzuklären ist der falsche Weg.
Ich bitte Sie deshalb, dieses Postulat abzulehnen.
Cassis Ignazio · BR-M · Bundesrat · Tessin
Bildung ist zentral für die Chancengleichheit und die Perspektive auf ein selbstbestimmtes Leben. Sie ist die Basis für eine nachhaltige Entwicklung von Staaten. Das ist die Grundvorstellung des Bundesrates. Mit der Botschaft zur internationalen Zusammenarbeit 2017-2020 erhöht die Schweiz ihr Engagement im Bereich der Grundbildung und Berufsbildung um 50 Prozent. Es handelt sich um 660 Millionen Franken auf vier Jahre verteilt.
Notre modèle de formation professionnelle est connu à l'étranger; l'expertise suisse est fortement demandée. Je vous donne un exemple.
Die Schweiz hat in der Mongolei eine Lehrplanreform unterstützt, dank der im Jahr 2017 rund 150 000 Jugendliche einen Beruf erlernen konnten, für den es auf dem dortigen Arbeitsmarkt einen klaren Bedarf gibt.
Le système d'éducation de base suisse, la "scolarité obligatoire", est moins connu dans le monde, mais ce système a de nombreuses qualités que recherchent les pays partenaires de la Direction du développement et de la coopération. Par exemple, c'est un système décentralisé; il est axé sur le plurilinguisme; il inclut les migrants et les enfants handicapés avec des difficultés.
Die Deza hat eine Studie in Auftrag gegeben, um den Mehrwert der Schweizer Schulbildung für Entwicklungsländer zu prüfen. Die Studie wird im Sommer dieses Jahres präsentiert, und sie wird uns auch zeigen können, ob die Hypothese stimmt, dass sich Investitionen in die Grundbildung innerhalb der Deza-Projekte lohnen, oder ob sie sich nicht lohnen. Deshalb ist der Bundesrat willens, dieses Postulat zur Annahme zu empfehlen, weil - wie im vorigen Fall - ohnehin eine solche Arbeit gemacht wird.
Auch hier kann ich das Gleiche wiederholen: Bei solchen Diskussionen geht es um zwei mögliche Wege. Man kann für die Ablehnung stimmen, es braucht das Postulat ja nicht, da ohnehin bereits etwas gemacht wird, oder man stimmt für die Annahme, weil es ohnehin in die bereits eingeschlagene Richtung geht. Der Bundesrat hat sich hier für den zweiten Weg entschieden.
Abstimmung
La presidente (Carobbio Guscetti Marina, prima vicepresidente): Il Consiglio federale propone di accogliere il postulato.
Abstimmung - Vote
Für Annahme des Postulates ... 84 Stimmen
Dagegen ... 106 Stimmen
(1 Enthaltung)