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Dringende Massnahmen gegen die grenzüberschreitende Kriminalität

48157 · Amtliches Bulletin

Vom 18. Dez. 2019

https://lexipedia.io/de/docs/ch/ab-bo-bu/48157/de/dringende-massnahmen-gegen-die-grenzuberschreitende-kriminalitat

Abgerufen am 11. Sept. 2026

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Geschäft: Dringende Massnahmen gegen die grenzüberschreitende Kriminalität (19.4398)

19.4398

Dringende Massnahmen gegen die grenzüberschreitende Kriminalität

Moret Isabelle · P-F · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

La présidente (Moret Isabelle, présidente): Nous allons procéder au débat d'actualité demandé par plus de 75 parlementaires, comme le prévoit le règlement de notre conseil. Ce débat sera consacré à la criminalité transfrontalière.

Amaudruz Céline · Mit-F · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Il n'est pas dans les usages de notre conseil de traiter de questions cantonales, voire communales, mais c'est pourtant bien dans cette enceinte qu'il y a lieu de débattre de la situation. Les manquements du Conseil fédéral ont des conséquences concrètes à nos frontières. Vues d'ici, les agressions que je vais évoquer pourraient relever du fait divers. Pour les victimes, il en va tout autrement: la peur, parfois la douleur, vont les accompagner longtemps, bouleversant leur vie, leurs habitudes. Elles méritent que nous les écoutions; les victimes méritent notre attention. Mesdames et Messieurs, les victimes attendent que nous agissions.

Dimanche 13 octobre dernier vers 17 heures, une femme était agressée à Perly, village limitrophe. L'agresseur a frappé la victime à la tête d'une manière suffisamment violente pour qu'elle soit emmenée à l'hôpital en ambulance. Même si les blessures physiques peuvent guérir, le quotidien de cette femme est désormais bouleversé. Elle vivra avec la peur au ventre et hésitera à sortir, à pratiquer les activités dont elle était coutumière.

On peut organiser toutes les séances d'information pour rassurer la population, le mal est fait. Je relève à ce propos que si des autorités ont éprouvé le besoin de mettre sur pied ce genre de rencontres, c'est bien qu'il y a déjà un problème.

Le cas que je viens d'évoquer était le quatrième du genre en trois mois, avec à chaque fois des victimes en plein désarroi, effrayées comme tout un chacun par l'incapacité de l'Etat à assurer la protection des personnes et des biens.

Je continue. Dimanche 10 novembre, un jeune de Perly est agressé par une équipe venue de France en vue de lui dérober vingt francs. L'attaque échoue suite à l'intervention d'autres jeunes de Perly qui mettent en fuite les agresseurs.

Samedi 16 novembre, match retour: nouvelle expédition venue de France, mais avec un taser cette fois. La victime s'en sort avec une dent cassée et un fort traumatisme à un oeil. Là encore, un traumatisme physique et psychologique et une existence durablement perturbée.

Quelle est la réponse de nos autorités? Une soirée d'information. Il fallait être là pour écouter les victimes évoquer leur calvaire, les séquelles de ce qu'elles ont subi, la peur qu'elles éprouvent désormais et les sentiments d'être si seules face aux délinquants.

Il n'était pas question ce soir-là de sentiment d'insécurité, mais bien d'actes de violence évoqués par les personnes qui les ont subis. L'une des victimes a eu cette parole envers un représentant de la police: "Vous vous en foutez! Et c'est grave." Ces mots nous concernent aussi nous, acteurs politiques chargés de veiller à ce que l'Etat puisse assumer sa tâche fondamentale: assurer la sécurité des personnes et des biens.

Je dois bien l'avouer, les réponses du Conseil fédéral à mon interpellation urgente du 4 décembre dernier ne peuvent que renforcer le fort sentiment d'abandon éprouvé à nos frontières. Je cite quelques extraits: "La situation en matière de sécurité en Suisse, en particulier dans les régions frontalières, est régulièrement analysée. Rien ne permet cependant de confirmer une détérioration générale de la situation dans ces régions. [...] A l'heure actuelle, le Conseil fédéral ne voit aucune raison de réintroduire les contrôles systématiques à la frontière." En ce qui concerne l'engagement de la police militaire en soutien des garde-frontières, il est écrit: "Le Conseil fédéral ne voit cependant pas la nécessité d'un tel service pour le moment." De son propre aveu, le Conseil fédéral ne voit rien.

La situation dont nous parlons va bien au-delà de l'épiphénomène local et ponctuel. Depuis quelques mois, le canton de Vaud est aux premières loges en ce qui concerne les attaques de fourgons transporteurs de fonds. A chaque fois, c'est le même schéma désormais bien rôdé: le fourgon est bloqué, les convoyeurs menacés à la kalachnikov, une explosion, le butin dérobé, la scène nettoyée par le feu. Nyon en mai 2017, Chavornay en avril 2018, le Mont-sur-Lausanne en avril 2018 et juin 2019, La Sarraz en août 2019, et le 2 décembre dernier, à Daillens. A cette triste évocation, il convient d'ajouter le braquage auquel nous avons échappé grâce à l'efficacité de la police française qui a interpellé, fin octobre dernier, huit hommes se préparant à passer à l'action. Equipés d'armes et d'explosifs, ces individus projetaient de s'en prendre à un fourgon transportant des métaux précieux.

Je relève que cette vague d'attaques ne constitue malheureusement en rien une surprise pour l'UDC, qui avait averti dès le départ des conséquences que Schengen aurait sur la sécurité en Suisse.

Jusqu'ici, le Conseil fédéral n'a rien voulu entreprendre, laissant les cantons se débrouiller, alors que la sécurité à la frontière est une compétence fédérale. Lors de l'assaut à La Sarraz, en août 2019, un convoyeur a été agressé physiquement, ces blessures nécessitant là encore un transport à l'hôpital. Cette litanie mérite une réponse politique.

"Au vu de la nature de cet événement violent, il existe un intérêt public prépondérant à autoriser les transports de fonds la nuit avec des véhicules blindés lourds. Cela afin d'assurer la sécurité non seulement des transporteurs de fonds, mais aussi des citoyens et de la police." Ce sont les mots de Mme Béatrice Métraux, conseillère d'Etat verte du canton de Vaud, en charge de la sécurité. "Les polices cantonales ne peuvent pas sécuriser tous les transports de fonds. Ce qu'il faut, c'est que ces véhicules soient mieux protégés." C'est notre collègue Olivier Feller qui s'est exprimé ainsi. Comme on le voit, la question de la protection des véhicules de transports de fonds préoccupent à gauche comme à droite, sans grand résultat jusqu'ici.

Il est temps de nous y mettre et peut-être de s'inspirer de ce qu'ont fait nos voisins français pour contrarier les braqueurs. Face à une vague préoccupante d'attaques du type que j'évoque, les lois ont été modifiées, afin de n'utiliser que des fourgons blindés pour le transport de fonds équipés d'un dispositif rendant les biens inutilisables en cas d'assaut. Aujourd'hui, on ne déplore plus guère de braquages en France, les professionnels préférant manifestement la Suisse et ses coutumes dépassées en matière de sécurité.

J'entends certes que les fourgons lourds sont bruyants et que le bruit rend malade. Je pense tout de même que de deux maux, il faut choisir le moindre, et que le bruit est préférable aux attaques dont nous parlons. Les auteurs agissent désormais à proximité d'habitations. Que se serait-il passé si un voisin avait voulu agir? Quel sentiment peut-on avoir lorsque l'on assiste sous sa fenêtre à une attaque à main armée? Que faut-il expliquer aux enfants qui ont assisté à la scène? Il y a déjà eu un convoyeur blessé, faut-il attendre un mort? Toutes ces questions demandent des réponses rapides et fortes. Il serait bon que le Conseil fédéral se penche sur ces questions avant que l'irréparable ne se produise.

Plus généralement, c'est la question du franchissement aisé de la frontière par les criminels venus d'ailleurs qui se pose. J'aimerais, à ce propos, citer le premier vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans, qui disait ceci en septembre 2017: "Les règles énoncées dans le code frontières Schengen pour la réintroduction des contrôles aux frontières ont été élaborées à une autre époque marquée par d'autres difficultés. Les circonstances exceptionnelles auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui, notamment une menace terroriste accrue, nous ont conduits à proposer un code frontières Schengen mieux adapté à cette nouvelle ère. Les Etats membres devraient être autorisés à agir en cas de situation exceptionnelle, lorsqu'ils font face à des menaces graves pour leur ordre public ou leur sécurité intérieure." Menaces graves pour l'ordre public ou la sécurité intérieure: il me semble que cette définition correspond bien à ce que nous vivons actuellement.

J'ai commencé mon propos en exposant la situation à Genève. Je conclus de même.

Samedi 7 décembre dernier, en plein après-midi, il n'y avait que deux patrouilles de police disponibles pour les 500 000 habitants du canton. Il est vrai que cette situation doit beaucoup à des choix cantonaux erronés en matière de police, de sécurité, mais la délinquance importée n'est pas étrangère à des circonstances funestes. Même si les autorités cantonales se refusent à appeler à l'aide pour cause de fierté mal placée, nous devons aujourd'hui entendre les personnes qui ont exprimé leur malaise, leur crainte, leur douleur, notamment lors de la soirée d'information de Perly. Ces femmes qui ne doivent plus sortir avec un sac à main, ces jeunes gens qui sont la proie de petites frappes, plus généralement nos concitoyennes et nos concitoyens doivent voir à nos actes que nous ne nous en foutons pas!

Puisque le Conseil fédéral a choisi l'inaction, c'est à nous qu'il revient de le faire bouger. J'invite ainsi le chef du département à répondre aux questions suivantes:

Le Conseil fédéral est-il prêt à autoriser les transports de valeur nocturnes avec des fourgons blindés? Le Conseil fédéral est-il prêt à réinstaurer le contrôle aux frontières lorsque les agressions transfrontalières sont en hausse, comme c'est le cas aujourd'hui? Le Conseil fédéral est-il disposé à mettre en oeuvre les dispositions prévues par les accords de Schengen permettant un retour des contrôles en cas de situation exceptionnelle, ceci notamment à l'heure où le gouvernement évoque un risque de terrorisme pour ses membres? Le Corps des gardes-frontière dispose-t-il du personnel nécessaire pour permettre un engagement soutenu sur une certaine durée? Un engagement subsidiaire de l'armée est-il possible et, le cas échéant, envisagé? Les gardes-frontière sont-ils en mesure de refuser l'entrée en Suisse lorsque des indices laissent à penser que le ou les voyageurs prévoient de commettre une infraction? Le Conseil fédéral est-il disposé à reprendre la fermeture nocturne des postes de douanes secondaires, comme cela s'est fait au Tessin, hélas pour une durée d'essai de six mois seulement? Quelles seront les conséquences en matière de sécurité de la réforme des douanes annoncée le 10 avril dernier, à savoir le passage de l'Administration fédérale des douanes à l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières? Est-il vraiment judicieux de lancer cette réforme dans la situation actuelle?

Marchesi Piero · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Ondate di furti nelle abitazioni, esplosioni di bancomat, assalti armati violenti a furgoni portavalori - sì, tutto questo avviene nel tranquillo e sicuro Ticino. A preoccupare non è l'aumento dei reati, tutto sommato sotto controllo, ma piuttosto la violenza e la professionalità con cui essi vengono perpetrati attraverso i nostri confini, che di fatto sono un colabrodo, e questo malgrado il costante impegno delle nostre forze dell'ordine.

I primi dieci mesi del 2019 nel Luganese sono stati perpetrati 1102 furti, 377 con scasso, e nel Mendrisiotto 421 furti, 117 con scasso. I ladri agiscono spesso attraverso il confine verde, oramai incustodito, trasandato e dimenticato. In dieci mesi, cioè dal 23 novembre 2018 al 10 settembre 2019, sono stati assaltati ben 7 bancomat: a Coldrerio, Arzo, Stabio, Taverne, Novaggio, Monteggio e Comano. Le modalità sono sempre le stesse: interdizione di sistemi di sicurezza, esplosione del bancomat e fuga in pochi minuti attraverso i valichi incustoditi.

Il 5 luglio scorso, un portavalori che si recava alla Banca Raiffeisen di Monteggio, il comune dove sono sindaco, è stato preso d'assalto poco dopo le nove da un gruppo di malviventi armati di fucili mitragliatori. I delinquenti si sono poi dati alla fuga con la refurtiva di circa 800 000 franchi. Il portavalori in seguito è stato ritrovato in Italia, a venti chilometri dal confine - all'interno, legata, una guardia del portavalori.

Non siamo più di fronte a ladruncoli che rubano per fame ma a vere organizzazioni criminali che operano a titolo professionale. Il Ticino non deve diventare il Far West della Svizzera. La popolazione ha paura e chiede aiuto alla politica. Il municipio di Monteggio, sostenuto da tutti i comuni del Malcantone, in data 5 agosto scorso, ha indirizzato una missiva al Consiglio federale per chiedere maggiore sicurezza. La richiesta della mozione Pantani che propone la chiusura notturna dei valichi secondari è tuttora inevasa.

La Svizzera è certamente il luogo ideale per i criminali stranieri, perché ci sono ricchezza, dispositivi di sicurezza non sempre efficaci e infine buone possibilità di farla franca. Dal Consiglio federale ci aspettiamo una seria presa a carico del problema. Pertanto chiedo se il Consiglio federale intende coinvolgere maggiormente i cantoni nel garantire più sicurezza, se le guardie di confine possono essere indirizzate maggiormente alla sicurezza e meno alle operazioni doganali, e se eventualmente può essere impiegato anche l'esercito.

Regazzi Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Caro collega Marchesi, naturalmente concordo con le preoccupazioni che ha espresso per quel che riguarda il nostro cantone, il Ticino, e la sua sicurezza. La mia domanda è: come mai ieri al Consiglio degli Stati il gruppo del suo partito, l'UDC, ha votato contro il potenziamento delle guardie di confine?

Marchesi Piero · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Grazie, caro collega, per la domanda. Credo che i mezzi a disposizione della Confederazione siano molti. Credo che anche i diversi attori possono giocare un ruolo importante. È proprio la collaborazione tra Confederazione e cantoni, tra corpi di polizia cantonali e comunali, che può dare maggiori risultati; eventualmente si può impiegare anche l'esercito.

Strupler Manuel · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Gerne ergänze ich die Voten meiner Kolleginnen und Kollegen von der SVP-Fraktion.

Was mich beunruhigt, wo man dringend handeln muss und was die Kantone nicht alleine bekämpfen können, sind der grenzüberschreitende organisierte Drogen-, Menschen- und Waffenhandel sowie die dazugehörige organisierte Kriminalität inklusive Geldwäscherei. So ist es polizeibekannt, dass gerade der Heroin- und Kokainhandel bei uns in der Ostschweiz von Personen, die als Touristen einreisen, betrieben wird. Obwohl die Polizei genau weiss, dass dieser Handel aus zwei Städten im ehemaligen Jugoslawien organisiert wird, sind ihr die Hände gebunden. Die Schweiz unterstützt den Kosovo seit zwanzig Jahren mit einem Militäreinsatz, der jährlich fast 40 Millionen Franken kostet. Im Gegenzug dürfen wir gerade vom Kosovo eine viel effizientere Unterstützung bei der Rechtshilfe erwarten, um die Hintermänner dieser Machenschaften endlich dingfest zu machen. Es ist doch unsere Aufgabe, unsere Jugend besser vor diesem Gift zu schützen! Dafür braucht es aber auch einen effizienteren Grenzschutz.

Auch stört es mich gewaltig, dass Flüchtlinge, die in Deutschland registriert sind, bei uns Straftaten begehen, also grenzüberschreitend frei herumreisen können. Auch für diese Probleme brauchen wir verstärkt Kontrollen und eine einfachere Möglichkeit, Einreiseverbote auszusprechen und diese durchzusetzen. Sie sehen also: Wir brauchen keine Versprechen, sondern endlich ein richtiges Handeln!

Ich habe folgende Fragen an den Bundesrat: Hat der Bundesrat hier Lösungen? Sieht er die Möglichkeit, die Kantone an der Grenze besser zu unterstützen und bei diesen Problemen entsprechende Grundlagen zu schaffen, damit die Grenzwache besser und vor allem systematischer kontrollieren kann - auch mit elektronischen Mitteln - und verdächtige Personen und Personen ohne gültige Einreisepapiere oder Visa an der Einreise hindern kann?

Lüscher Christian · Mit-M · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion

Un pays heureux est un pays dans lequel les habitants se sentent libres de se mouvoir et de s'exprimer. Et pour être libre de se mouvoir, il faut que l'Etat assure une de ses tâches essentielles: le maintien de la sécurité. Sans noircir le trait, cette sécurité n'est que partiellement assurée dans certains cantons, et en particulier dans certaines communes en bordure de la frontière.

Ainsi, à Genève, dans certaines communes qui bordent la frontière, des crimes d'une extrême gravité se produisent d'une manière régulière: des cambriolages avec actes de violence, voire des kidnapping d'occupants de maisons; des scènes de guérilla urbaine lors d'attaques et de braquages de bureaux de change par des hommes cagoulés et lourdement armés; des faits de "car-jacking", soit l'action consistant à extraire violemment un conducteur de sa voiture sous la menace d'une arme pour lui voler sa voiture, laquelle sera en général retrouvée incendiée après avoir été utilisée pour un braquage de banque commis en France. Ce qui caractérise tous ces méfaits, au demeurant gravissimes, je le répète, c'est la fuite immédiate de leurs auteurs en France, rendue aisée par l'absence totale de contrôles à la frontière.

Sans remettre du tout en cause les accords de Schengen, il est urgent que le Conseil fédéral mette enfin en oeuvre, comme le martèle le Parlement depuis déjà quatre ans, l'initiative 15.301 du canton de Bâle visant une nouvelle augmentation des effectifs du Corps des gardes-frontière et une répartition adéquate des ressources entre les régions.

L'augmentation du nombre de gardes-frontière est beaucoup trop lente. L'affectation des gardes-frontière n'est pas adéquate. On voit, par exemple, à Genève des dizaines de gardes-frontière affectés à tamponner des passeports plutôt qu'à se rendre aux frontières pour surveiller d'éventuels criminels qui entreraient en Suisse ou qui en repartiraient.

Genève est le talon d'Achille de la Suisse; le canton est frappé par des bandes venues de France. Il s'agit d'un problème fédéral et non pas d'un problème cantonal car, précisément, si les cantons de Genève et de Vaud prennent des mesures pour diminuer cette criminalité, les auteurs d'infraction se rendront plus en profondeur dans le pays et ne resteront pas forcément dans les cantons frontières.

Il faut donc prendre des mesures. Celles-ci consistent à faire plus de contrôles aux frontières. Ces mesures doivent être prises en coordination avec les cantons, avec lesquels il faut travailler main dans la main. Il s'agit de renseignement, il s'agit de prévention, il s'agit de répression du banditisme: tout cela doit être coordonné entre les gardes-frontière et les cantons.

Je vous remercie, Monsieur le président de la Confédération, vous qui êtes en charge du Département fédéral des finances, d'être sensible à la question de l'augmentation des gardes-frontière et de leur meilleure affectation. Il en va de la sécurité des citoyens genevois en particulier et suisses en général.

Feller Olivier · Mit-M · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

Depuis plusieurs mois, les attaques contre des convoyeurs de fonds se sont dramatiquement multipliées dans le canton de Vaud, à proximité de la frontière avec la France. Durant toute cette période, la communication du Conseil fédéral s'est particulièrement distinguée. On a rarement vu des réponses d'une telle vacuité sur un sujet qui touche à la sécurité de la population et des biens. En réponse aux questions, aux interpellations et aux motions que j'ai déposées avec d'autres, on a d'abord appris en août dernier que le Conseil fédéral refusait d'autoriser les transporteurs de fonds à utiliser des véhicules blindés lourds de plus de 3,5 tonnes et de les autoriser à circuler la nuit parce que: "Protéger la population contre le bruit est une préoccupation majeure du Conseil fédéral." Les déflagrations et les chocs psychologiques liés aux braquages à répétition n'avaient sans doute pas encore fait suffisamment de bruit dans certains bureaux bernois!

On a ensuite appris quelques semaines plus tard que le Conseil fédéral "condamne ces attaques et l'usage de la violence qu'elles impliquent". On est très heureux de l'avoir appris, comme on est très heureux d'apprendre que le Conseil fédéral "observe attentivement la situation". C'est vraiment très rassurant de savoir tout cela. On a même appris il y a quelques jours, dans la réponse à l'interpellation du groupe UDC 19.4398, qu'il n'y avait pas de "détérioration générale de la situation" et que la coopération policière transfrontalière s'avérait efficace. Circulez donc, il n'y a rien à voir! Sauf que j'aurais aimé savoir combien des auteurs des braquages survenus depuis deux ans ont été arrêtés grâce à cette "coopération transfrontalière efficace".

La dernière perle de la communication lumineuse du Conseil fédéral dans cette affaire date de lundi dernier. J'avais posé une simple question lors de l'heure des questions (19.5695): "Combien de véhicules lourds de plus de 3,5 tonnes circulent chaque nuit en Suisse?" Et que me répond le Conseil fédéral? Qu'il ne dispose pas d'informations à ce sujet! Il ne sait rien, apparemment, mais alors vraiment rien sur le nombre de véhicules lourds qui circulent sur les routes suisses pendant la nuit, entre 22 heures et 5 heures du matin. Comment cela? Le Conseil fédéral estime ne pas pouvoir autoriser les fourgons blindés de plus de 3,5 tonnes à transporter des fonds pendant la nuit parce qu'il s'agit de protéger la population contre le bruit! La nouvelle présidente de la Confédération pour 2020 elle-même a martelé depuis son élection qu'elle voulait faire de la protection de l'environnement sa priorité en 2020. Et ce bel et bon gouvernement ne sait pas, même approximativement, combien de véhicules lourds circulent la nuit dans notre pays, notamment pour transporter des biens de consommation périssables, à commencer par les fleurs coupées!

Je vous avoue que j'ai hésité à déposer une motion chargeant le Conseil fédéral de bien vouloir combler cette fâcheuse lacune et d'évaluer le nombre de véhicules lourds qui circulent la nuit sur notre territoire. Mais j'y ai renoncé: je me suis dit que je pourrais peut-être avoir l'information plus rapidement. Effectivement, après quelques rapides investigations, je suis en mesure d'informer le Conseil fédéral que le nombre de véhicules lourds qui circulent la nuit en Suisse s'élève à plusieurs centaines au moins - on est vraisemblablement proche du millier.

La morale de l'histoire, c'est qu'autoriser quelques véhicules blindés lourds - une bonne dizaine pour toute la Suisse - à transporter des fonds de nuit ne provoquerait guère de nuisances supplémentaires et que l'argument avancé par le Conseil fédéral pour leur refuser de circuler la nuit ne tient pas la route, c'est bien le cas de le dire! Mais évidemment, cela, le Conseil fédéral ne veut pas l'admettre. Il préfère rester dans le déni, le déni de la réalité.

Nicolet Jacques · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Cher Monsieur Feller, pouvez-vous me confirmer que notre frontière est devenue une passoire depuis l'entrée de la Suisse dans l'espace Schengen?

Feller Olivier · Mit-M · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

Je crois que la problématique n'est pas liée à Schengen. Nous avons affaire à un problème très ponctuel, qui s'est répété depuis deux ans dans le canton de Vaud, à savoir que des convoyeurs de fonds se font régulièrement attaquer, et ces attaques prennent de l'ampleur et sont de plus en plus dramatiques, ce qui pose évidemment de graves questions concernant la sécurité de la population et des biens.

Une des mesures simples et concrètes que certains ont demandées, dont je fais partie, dès le début du printemps de cette année, c'est d'autoriser les convoyeurs de fonds à utiliser des véhicules blindés lourds de 3,5 tonnes pendant la nuit, mais le Conseil fédéral persiste à ne pas donner cette autorisation aux convoyeurs de fonds. Par conséquent, il s'agit évidemment pour les gangsters qui viennent de la région lyonnaise d'une sorte d'appel d'air les incitant à venir chez nous, parce que chez nous, de toute façon, pendant la nuit, il n'y a que de petites camionnettes qui transportent des fonds et qu'il est donc très facile de les attaquer.

Le Conseil fédéral ne fait rien. Par contre, comme on l'a appris dans la réponse à l'interpellation du groupe UDC 19.4398 susmentionnée, il suit attentivement la situation. On est donc rassuré: au moins le Conseil fédéral suit l'actualité et lit les journaux!

Cattaneo Rocco · Mit-M · Nationalrat · Tessin · FDP-Liberale Fraktion

La criminalità transfrontaliera è purtroppo un fenomeno in crescita che sta creando sempre più insicurezza in Ticino, in modo particolare nella popolazione che abita nelle vicinanze dei valichi.

Die grenzüberschreitende Kriminalität ist in meinem Kanton, dem Tessin, ein besonders schwerwiegendes Phänomen. Der illegale Handel mit Waffen, Drogen, gefälschten Produkten sowie der Menschenhandel sind beträchtlich. Das setzt das Grenzwachtkorps bei uns unter hohen Druck. Diese Situation wird nicht nur im Tessin, sondern auch in den anderen Grenzkantonen der Schweiz erlebt. In den letzten Jahren haben die betroffenen Kantone zahlreiche Standesinitiativen eingereicht und zahlreiche Briefe an die Sicherheitspolitischen Kommissionen und an die Finanzkommissionen geschrieben und so um eine Aufstockung des Grenzwachtkorps gebeten.

Das Parlament hat im letzten Jahr schliesslich das Grenzwachtkorps um 44 Vollzeitstellen aufgestockt. Diese Stellen wurden jedoch bis heute noch nicht besetzt. Der Eindruck entsteht, dass die Exekutive Zeit gewinnen will, um die Auswirkungen des Transformationsprozesses der Eidgenössischen Zollverwaltung sowie des Projektes Dazit auf den Personalbestand des Grenzwachtkorps abzuwarten. Die Risiken an den Grenzen bleiben jedoch bestehen, und in den Grenzkantonen sinkt das Vertrauen in die Situation kontinuierlich. Man muss den Druck bei diesem Thema aufrechterhalten.

Ma la criminalità transfrontaliera si manifesta anche attraverso furti, scassi e atti criminali, specialmente nelle regioni vicino al confine. Il Ticino ne sa qualcosa. Penso per esempio ai ripetuti colpi ai numerosi bancomat, specialmente nel Mendrisiotto e nel Malcantone di cui abbiamo anche sentito prima, ma anche ad atti criminali avvenuti in altre regioni di frontiera della Svizzera come abbiamo pure sentito dal rapporto dei colleghi.

Sono colpi messi a segno da bande di criminali che probabilmente entrano nel nostro paese ed escono con troppa facilità dai nostri valichi secondari incustoditi e sempre aperti. Il tema dei valichi secondari tiene banco ormai da diversi anni. Quest'anno le Camere hanno deciso di non stralciare dal ruolo la mozione Pantani 14.3035, "Chiusura notturna dei valichi secondari tra Svizzera e Italia". Nella risposta all'interpellanza urgente di cui stiamo dibattendo, il Consiglio federale afferma che non è possibile confermare un peggioramento generale della situazione in materia di sicurezza nelle regioni di confine. Ma la situazione non è di certo migliorata. A dimostrarlo sono le numerose lettere inviate a Berna da parte dei comuni di frontiera del Ticino, in particolare comuni del Malcantone e del Mendrisiotto, che chiedono interventi più incisivi per risolvere questa situazione di costante incertezza e pericolo.

In conclusione, tutto ciò dimostra che servono misure più efficaci contro la criminalità transfrontaliera. Chi abita vicino alla frontiera in Ticino vive nell'insicurezza. L'insicurezza crea paura e questo va a scapito della qualità di vita. Alcune misure sono già state implementate, ma non bastano. Il Ticino si aspetta un maggiore sostegno e un atteggiamento più costruttivo da parte del Consiglio federale.

Romano Marco · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Il fenomeno è presente e relativizzarlo tramite statistiche non genera soluzioni né tantomeno rassicura le cittadine e i cittadini che vivono lungo il confine.

Das Phänomen muss nicht relativiert werden. Bürgerinnen und Bürger, die an der Grenze wohnen, möchten aus Bern Antworten hören und nicht nur Statistiken präsentiert bekommen.

Servono risposte e un impegno diretto della Confederazione. È evidente che la Svizzera rappresenta un bersaglio interessante e facile da raggiungere.

In questa sala vi è chi se la prende con accordi internazionali, chi continua solo a descrivere il fenomeno e chi come il PPD chiede interventi pratici e diretti, senza mai rinunciare a votare poi i mezzi per realizzarli. Non è rescindendo accordi internazionali che queste bande criminali si fermeranno; anzi la collaborazione, oggi definita molto buona ad esempio con le autorità italiane, permette spesso e volentieri di fermare subito le persone o di risalire a loro in poche settimane.

Ständig Schengen und Dublin zu erwähnen, ist parteipolitische Rhetorik. Die CVP nimmt die Situation ernst und schlägt konkrete Massnahmen vor. Intensivierte Aktionen seitens des Grenzwachtkorps und des Fedpol benötigen aber Ressourcen - und diese müssen hier, in diesen Räten, bewilligt werden.

Cosa vogliamo? Vogliamo che il corpo delle guardie di confine focalizzi l'attività sul controllo delle persone che si muovono lungo il confine. La densità di controlli va aumentata e per farlo servono effettivi. Gli effettivi dipendono dai mezzi finanziari a disposizione, e proprio chi continua a fomentare strumentalmente la discussione propone ogni anno di tagliare i crediti.

L'attuale riforma nell'Amministrazione federale delle dogane desta molta preoccupazione sul lato operativo. Vanno ascoltate maggiormente le persone che hanno esperienza e non va relativizzato l'impegno da parte delle guardie di confine nell'ambito della protezione del confine, a discapito di un approccio che vuole essere solo amministrativo. Dei mezzi finanziari aggiuntivi vanno poi investiti nelle nuove tecnologie che permettono di filmare e registrare tutti gli spostamenti al confine, sia sulle strade sia nel verde. La digitalizzazione aumenta le possibilità di controllo, urge investire e per farlo Berna deve approvare crediti. Chiedete a chi opera sul terreno, questi criminali scelgono il confine verde per muoversi. Non perdiamo risorse ed energie pensando solo a delle barriere fisiche lungo le strade.

Bern ist zuständig für die Kontrolle der Grenzen. Auf diesen Bereich muss im Moment fokussiert werden. Die laufende Reform bei der Zollverwaltung generiert Sorgen und missachtet die Erfahrung auf dem Terrain. Das Grenzwachtkorps ist eine Grenzpolizei und muss eine Grenzpolizei bleiben. Es darf nicht in eine administrative Behörde umgewandelt werden. Was benötigt wird, sind Ressourcen und Investitionen in neue Technologien, welche die Kontrolldichte bezüglich der Bewegungen entlang der Grenze erhöhen.

Ci vogliono più personale, più risorse, più controlli, più telecamere, apparecchi multifunzionali di controllo e riconoscimento e sistemi automatici di allarme. Questi investimenti vanno poi accompagnati con un'intensificazione del lavoro di intelligence con le forze di polizia limitrofe e tramite un maggior impegno anche da parte di Fedpol. La polizia federale deve impegnarsi anche in questo settore. Chi entra e commette crimini e poi cerca di tornare per esempio subito in Italia va fermato in anticipo - la polizia ticinese ha dimostrato di saperlo fare - rispettivamente va ricercato e perseguito in tempi rapidi. L'evoluzione dei crimini nell'ultimo anno impone una reazione a Berna, non solo una discussione in questa sala. Sappiamo bene come in questo ambito servano segnali forti che diano un effetto dissuasivo. La popolazione lo attende e la Confederazione deve mostrare maggiore attenzione nei confronti dei cantoni di confine.

In den Grenzregionen will man konkrete Massnahmen der Bundesbehörden sehen. Die Grenze ist ein physischer Raum, der überwacht werden muss. Es geht um Sicherheit und nicht nur um reine Verwaltung.

Marchesi Piero · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Collega Romano, lei critica che metto in discussione gli accordi internazionali, quello di Schengen in particolare. Non crede che non voler criticare questo accordo sia di fondo uguale a non voler affrontare l'origine del problema?

Romano Marco · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Assolutamente no! Perché è proprio grazie a Schengen che la polizia cantonale riesce a collaborare con la polizia italiana e spesso e volentieri a risalire a chi ad esempio fa saltare i bancomat. Dovessimo rimettere in discussione la nostra partecipazione internazionale resteremmo soli e aumenterebbe il carico amministrativo. Quello che serve è avere più risorse, ed è proprio quello che l'UDC non concede mai. Ancora in occasione dell'attuale dibattito sul preventivo il gruppo dell'UDC ha proposto tagli al personale. Ogni taglio al personale incide anche sulle guardie di confine, e meno guardie di confine significa meno controlli. Il problema non è Schengen, il problema è la volontà o meno di disporre delle risorse necessarie a combattere il fenomeno.

Maitre Vincent · Mit-M · Nationalrat · Genf · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

J'ai comme tout le monde pris attentivement connaissance de la réponse du Conseil fédéral à cette interpellation urgente. J'ai pris connaissance, comme mon collègue Feller, de la conclusion du Conseil fédéral qui est la suivante: "Rien ne permet cependant de confirmer une détérioration générale de la situation dans ces régions." Nous pourrions nous en satisfaire, puisque le Conseil fédéral dispose très vraisemblablement de données et de chiffres plus fiables et plus sûrs que nous, simples parlementaires. Mais, à y réfléchir deux fois, dans le seul canton de Genève, avec l'agression de quatre femmes et d'un adolescent en l'espace de quelques semaines seulement, c'en est définitivement trop pour admettre la seule fatalité.

J'ai également pris connaissance de la réponse à la quatrième question posée dans l'interpellation urgente et constaté que, du propre aveu du Conseil fédéral, des engagements et des renforts seraient possibles en réorganisant l'allocation des moyens et des postes aux frontières mais, nous dit le Conseil fédéral, "les ressources nécessaires à cet effet devraient être prises dans d'autres régions". Il est légitimement permis de douter de cela puisque, dans le seul canton de Genève, sur un effectif d'environ 350 gardes-frontière, près de la moitié du personnel est affecté exclusivement à l'aéroport international de Genève et au contrôle des passeports.

Pour le groupe du centre, il paraît évident que le Conseil fédéral doit aujourd'hui nous démontrer, sans remettre en question l'accord de Schengen, que celui-ci a finalement apporté plus d'avantages que d'inconvénients, notamment en matière de coopération des polices sur le plan international, par exemple en termes d'échanges d'informations issues des bases de données des différentes polices européennes. Il appartient au Conseil fédéral de nous démontrer maintenant qu'avec des mesures simples, concrètes et pragmatiques, il est possible de réaffecter des postes de gardes-frontière aux endroits où la situation est problématique. Surtout, il appartient au Conseil fédéral de nous démontrer que les questions de sécurité à la frontière ne doivent pas et ne peuvent plus être le seul apanage des partis populistes qui, finalement, en font leur lit à chaque élection et que, finalement, selon une tradition toute helvétique, il existe des solutions rapides - je l'ai dit -, concrètes et pragmatiques.

Nous remercions donc le Conseil fédéral d'agir maintenant, sans délai et sans retard, pour augmenter les effectifs du Corps des gardes-frontière et réallouer de façon plus adaptée et plus pragmatique les postes aux différents lieux où cela est nécessaire.

Flach Beat · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Grünliberale Fraktion

Die Kriminalitätsbekämpfung in der Schweiz ist Aufgabe der Kantone. Die Kantone rufen immer dann nach dem Bund, wenn es darum geht, beim Bund Geld abzuholen, das man selber nicht ausgeben möchte. Wenn es umgekehrt darum geht, Kompetenzen abzugeben, sagen die Kantone natürlich: Wir wollen das nicht! Das System funktioniert aber eigentlich gut.

Die Kriminalität in der Schweiz geht nach einem leichten Anstieg im Jahr 2012 zurück, und zwar eigentlich überall ausser in wenigen Bereichen. Dabei sind wir heute mehr Menschen als damals, und täglich überqueren mehr als zwei Millionen Menschen die Grenzen.

Wo ist es denn gemäss Statistik gefährlich in der Schweiz? Am gefährlichsten ist es zuhause, in den eigenen vier Wänden. Dort passieren die meisten schweren und schlimmen Verbrechen. Es sind sexuelle Handlungen mit Kindern, es sind Vergewaltigungen und ähnliche Dinge. Dort ist es tatsächlich statistisch am gefährlichsten in der Schweiz.

Aber es gibt natürlich auch grenzüberschreitende Kriminalität, das ist in den Grenzkantonen tatsächlich so. Dort sind die Kantone zusammen mit dem Grenzwachtkorps gefordert. Aber es ist nicht die Aufgabe des Grenzwachtkorps, die Kriminalität zu bekämpfen und die Sisyphusarbeit der Kriminalisten zu übernehmen, sondern das ist die Aufgabe der Kantone.

Der andere Teil der grenzüberschreitenden Kriminalität, der am Wachsen ist, und zwar sehr stark am Wachsen ist, betrifft den Bereich Cybercrime. Da geht es um Betrug, um Erpressung, um Kinderpornografie, um Drogenhandel, um Waffenhandel im Darknet. Es geht aber auch um Menschenhandel und um Menschen, die zur Prostitution gezwungen werden. Die Kantone arbeiten hier bereits zusammen, auch mit dem Bund, beispielsweise über die Melde- und Analysestelle Informationssicherung (Melani). Die Kantone Zürich und Bern haben sich in den vergangenen Jahren mit ihren Abteilungen sehr hervorgetan. Sie arbeiten auch mit dem Fedpol zusammen. Was es hier braucht, ist auch vermehrte internationale Zusammenarbeit, beispielsweise mit Europol, wo grosse Anstrengungen im Gange sind.

Wir Grünliberalen sind klar der Meinung, dass es eines der obersten Gebote für die Politik ist, für Sicherheit im Land zu sorgen. Der Bundesrat hat das auch erkannt, und die Kantone sind daran. Es gibt aber keinen Grund, jetzt quasi die Grenzen zu sperren. Es ist völlig unmöglich, auf diese Art und Weise irgendwelche Kriminalität einzuschränken, vielmehr braucht es mehr Zusammenarbeit. Es braucht Sisyphusarbeit der Kriminalisten, um die Kriminalität - insbesondere international im Darknet und im Internet - zu bekämpfen.

Egger Mike · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Geschätzter Kollege Flach, Sie haben in Ihren Ausführungen gesagt, es sei nicht Aufgabe des Grenzwachtkorps, die Kriminalität zu bekämpfen. Was ist denn nach Ihrer Meinung oder nach Ihrer Auffassung die Aufgabe des Grenzwachtkorps, wenn nicht die Kriminalitätsbekämpfung?

Flach Beat · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Grünliberale Fraktion

Aufgabe des Grenzwachtkorps ist es, im Rahmen seiner föderalistischen Aufgabe durch den Bund die Grenzen zu sichern; das betrifft insbesondere illegale Grenzübertritte und Ähnliches. Sie können aber nicht vom Grenzwachtkorps verlangen, dass es zwei Millionen Grenzübertritte kontrolliert. Rechnen Sie einmal aus, was das bedeuten würde. Diese zwei Millionen Grenzübertritte pro Tag sind nicht verteilt auf 24 Stunden und 365 Tage, sie finden ungefähr von morgens um 7 Uhr bis abends um 8 Uhr statt. Rechnen Sie mal hoch: Sagen wir 30 Sekunden pro Grenzübertritt, Kontrolle des Passes, und jeden Zehnten müssen Sie ein bisschen genauer anschauen - da kommen Sie auf Stunden, Tage, Wochen und Monate und auf einen Stau, der bis nach Karlsruhe reicht.

Pointet François · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Grünliberale Fraktion

Le groupe vert'libéral salue la réponse du Conseil fédéral et s'en trouve renforcé dans sa vision des solutions à apporter à ce type de problèmes. Mais les organisations fédérales concernées se doivent de réévaluer la situation et les ressources à engager de manière constante et proactive.

Il est clair que des actes délictueux sont toujours choquants et qu'il faut continuer à agir pour les prévenir ou les combattre et punir leurs auteurs. Mais la caisse de résonance apportée à certains événements spectaculaires ou répétitifs par les médias attise un sentiment d'insécurité qui n'est pas confirmé par les chiffres: la criminalité en Suisse se trouve sur une pente descendante, et ceci grâce au travail des acteurs du terrain à tous les niveaux.

La solution ne peut être de fermer les frontières, tout simplement car nous savons que c'est une cause perdue pour combattre la criminalité. Il faut laisser le génie local opérer et le soutenir par des appuis raisonnables, en fonction des ressources disponibles et de la situation. Et c'est comme cela que nous comprenons les réponses du Conseil fédéral.

Terminons en parlant d'actes orientés grand banditisme et qui préoccupent la Suisse romande: les attaques de transports de fonds. Ici aussi, ce n'est pas la fermeture des frontières qui aidera, mais des mesures techniques et organisationnelles. Nous attendons du Conseil fédéral une réaction forte en collaboration avec les cantons. Or on peut le dire, la réactivité du Conseil fédéral est dans le cas présent pour le moins timorée. Ce manque de réactivité alimente le sentiment d'insécurité et là, il est temps d'agir. Il est de la responsabilité des autorités fédérales de le faire.

Walder Nicolas · Mit-M · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion

A l'instar de ce qui se passe à Perly-Certoux à Genève, l'inquiétude des habitants confrontés à des actes criminels totalement inacceptables est légitime. Comme l'est d'ailleurs leur demande qu'on y apporte des réponses concrètes.

Pourtant, cette demande mériterait mieux qu'un portrait totalement caricatural des régions frontalières, dépeintes en espaces de non-droit, gangrénées par des bandes de criminels armés. Elle mériterait mieux aussi que l'obstination de certains à désigner l'étranger de facto coupable de tous les crimes commis dans ces régions, sans aucune analyse sérieuse des faits. Il faut dénoncer cette récupération politique d'une situation délicate, qui peut non seulement conduire à des drames humains, mais aussi à retarder la recherche de solutions efficaces.

Malheureusement, l'UDC ne se contente pas de caricaturer la situation. Elle nous propose aussi des réponses à l'emporte-pièce qui n'apporteront probablement aucune solution tangible pour les habitants. Oui, la réalité est complexe. Et même si certains criminels viennent bien de l'étranger, le renforcement des postes-frontières ne sera que de peu d'utilité.

Prenons l'exemple du transport de fonds en région genevoise, qui a été le prétexte de cette énième interpellation. Dans ce cas précis, les attaques sur les convois sont effectivement souvent perpétrées par des bandes d'individus très bien organisées, venant de la région lyonnaise. Pourtant, au vu de la minutie avec laquelle ils planifient leurs actes, il est fort probable que ce ne sont pas quelques tracasseries douanières qui pourraient les en dissuader. En cas de renforcement des contrôles aux frontières, ces individus auront vite fait de trouver une parade, par exemple en faisant transporter leurs armes dans des camions de marchandise et, ainsi, pouvoir entrer dans notre pays, le sourire aux lèvres, comme de simples touristes.

Si l'on veut vraiment réduire le nombre d'attaques de convois de fonds, il faudrait commencer par s'interroger sur les raisons qui les poussent à commettre leurs actes chez nous. Il semblerait que leur présence ne soit pas due à un hypothétique laxisme de nos polices cantonales ou de nos contrôles aux frontières, mais bien plutôt à l'introduction par nos voisins français d'un cadre légal particulièrement dissuasif pour les voleurs, qui non seulement fixe une limite aux sommes transportées, mais introduit aussi, en cas de vol, un système de destruction automatique des billets à l'aide de peinture.

Les réponses aux légitimes préoccupations de la population ne se trouvent pas prioritairement dans le renforcement des effectifs aux postes-frontières, mais surtout dans l'intensification de la collaboration de nos polices cantonales avec nos homologues européens afin de pouvoir approcher chaque problème de sécurité dans toute sa globalité et complexité et, ainsi, apporter aux citoyennes et aux citoyens des réponses ciblées, avec des mesures peut-être moins spectaculaires, mais beaucoup plus efficaces pour les protéger.

Pour finir, je profite de cette occasion pour inviter les groupes UDC, PLR et du centre à intervenir auprès de leurs députés genevois afin qu'ils cessent leur opposition à l'engagement d'une centaine de membres de la police cantonale, lequel vise à pouvoir enfin renforcer la sécurité dans notre canton. Vous en conviendrez, il n'y a rien de mieux pour la sécurité dans nos cantons que la présence de nombreuses et nombreux policières et policiers cantonaux.

Gysin Greta · Mit-F · Nationalrat · Tessin · Grüne Fraktion

È comprensibile che i recenti fatti di cronaca facciano scalpore e portino le autorità politiche e la società civile a interrogarsi su come contrastare fenomeni criminali di cui non abbiamo più o non abbiamo mai avuto l'abitudine. Sapere che bande armate senza scrupoli entrino indisturbate in Svizzera su auto rubate, armate di kalashnikov, disturbatori di frequenza e materiale esplosivo non è un pensiero tranquillizzante.

Detto questo, in materia di sicurezza è essenziale non lasciarsi guidare da singoli episodi o, ancora peggio, da emozioni e sensazioni soggettive. In Ticino, benché zona di frontiera, negli ultimi anni si è costatata una riduzione importante dei fenomeni criminali. Anche quest'anno i livelli della criminalità, rapine comprese, si situano su quelli del 2018 e sono di molto inferiori ai momenti di maggior allarme avuti nell'ultimo decennio. Chi parla del Ticino come di un nuovo Far West misconosce quindi la realtà dei fatti e le statistiche.

Rimane in ogni caso da affrontare il problema dell'assalto ai furgoni portavalori e ai bancomat. Bisogna garantire la sicurezza pubblica e quella dei conducenti di questi veicoli portavalori ed evitare parimenti che siano messi a repentaglio l'approvvigionamento e la redistribuzione sul territorio del denaro contante - uno scenario che oggi non può più essere del tutto escluso, specialmente in Romandia.

Per contrastare le bande armate il modo più immediato è securizzare gli obiettivi, ossia ridurre il quantitativo di soldi trasportati, il numero dei viaggi e aumentare la blindatura dei veicoli. Le maggiori misure di sicurezza sono ovviamente legate anche a maggiori costi per le ditte che effettuano i trasporti. È un problema su cui bisogna chinarsi per evitare il rischio di non avere più aziende che operano questi trasporti perché semplicemente non sono più redditizi. Già oggi in Svizzera abbiamo solamente due ditte che operano questi trasporti.

Securizzare gli obiettivi - il discorso vale anche per i bancomat - è la misura più immediata, velocemente attuabile e più efficace. Non necessita di un aumento degli effettivi di polizia o delle guardie di confine. Essenziale è in ogni caso il miglioramento nello scambio di informazioni con gli Stati confinanti: la collaborazione internazionale rimane un punto centrale in materia di lotta alla criminalità transfrontaliera.

È giusto, e con questo concludo, prendere sul serio la situazione, è giusto prendere contromisure, ma che siano delle soluzioni vere e non richieste che vanno bene per far parlare di sé e che non portano ad alcun miglioramento effettivo.

Glättli Balthasar · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion

Es ist so: Wenn solche Ereignisse wie jetzt zum Beispiel die Überfälle auf die Geldtransporter in den Medien sind, dann ist es klar - das ruft in der öffentlichen Debatte natürlich dann die Frage hervor, wie wir reagieren, ob die Massnahmen genügend sind und wie wir allenfalls, wenn die Massnahmen nicht genügend sind, zusätzliche Mittel anwenden könnten.

Was mich an dieser Interpellation stört, ist nicht, dass man das Thema aufnimmt. Das Thema ist sicher ein relevantes Thema. An dieser Interpellation stört mich, dass man die Illusion erweckt, mit geschlossenen Grenzen könnte dieses Problem dann am Schluss gelöst werden. Sie wissen es: Die Grünen waren immer wieder auch gerade gegenüber der Schengen-Zusammenarbeit kritisch. Aber Sie wissen auch: Gewisse dieser Massnahmen, die im Zusammenhang mit der Schengen-Zusammenarbeit erst etabliert wurden - namentlich auch der Datenaustausch -, helfen der Polizei bei der Bekämpfung von Verbrechen. Es ist nicht so, dass Schengen die Verbrechen fördert, sondern es ist so, dass Schengen versucht, die Mittel der Polizei zu erweitern, damit sie auch über die Grenzen hinweg Verbrechen besser bekämpfen kann, manchmal sogar mit Austausch von Informationen, die aus unserer Sicht problematisch sind. Aber das ist eine andere Diskussion, die wir nicht heute führen.

Ich habe mich in der Vorbereitung auf diese Debatte gefragt, weshalb solche einzelnen Verbrechen heute so grosse Schlagzeilen hervorrufen. Es könnte möglicherweise auch daran liegen, dass man sieht, dass eben Gewaltverbrechen - wenn man die Statistik nicht nur über die letzten paar Jahre, sondern über die letzten Jahrzehnte anschaut - immer weniger häufig vorkommen; und das ist ja eigentlich etwas Gutes. Ich glaube, auch wenn man sich von der Statistik allein keinen Trost holen kann, wenn man selbst von einem Verbrechen betroffen ist, ist es doch wichtig zu erwähnen, dass gerade die schweren Gewaltverbrechen, aber auch einfachere Gewaltverbrechen und Einbrüche in den letzten Jahren und Jahrzehnten massiv abgenommen haben. Das ist umso erstaunlicher, als die Bevölkerungszahl in den letzten Jahren gleichzeitig massiv gestiegen ist. Das heisst also, wir werden sicherer.

Das heisst aber auch: Wir sollten jetzt nicht einfach gewisse Sündenbockpolitiken in den Vordergrund stellen. Vielmehr heisst das: Wir sollten dafür sorgen, dass wir dort, wo wir tatsächlich zu noch mehr Sicherheit beitragen können - auch in den Kantonen, die dafür zuständig sind -, die entsprechenden Mittel sprechen.

Ich kann Ihnen versichern, die Grünen waren immer eine Partei, die sich Anliegen, wie beispielsweise die Anzahl von Stellen von Polizeibeamten zu erhöhen, nicht verwehrt hat. Sie haben es gerade beim Aufruf von Kollege Walder bezüglich des Kantons Genf gehört. Es wäre schön, wenn wir hier auch überparteilich die Lösungen entsprechend unterstützen könnten. Denn die Sicherheit bleibt eine kantonale Kernaufgabe, und entsprechend muss man dort dann auch die richtigen Mittel sprechen.

Amaudruz Céline · Mit-F · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Vous dites que la Suisse est devenue plus sûre. Comment expliquez-vous qu'à Genève, la police recommande aux femmes de ne plus sortir seules dans la rue?

Glättli Balthasar · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion

Die Situation, die ich geschildert habe, ist die, dass es wirklich bezüglich Gewaltverbrechen in den letzten Jahrzehnten eine Verbesserung gab. Das heisst nicht, dass jede Umgebung sicherer geworden ist, und das heisst auch nicht, dass es nichts mehr zu tun gibt. Gerade auch deshalb hat Kollege Walder Sie auf der rechten Ratsseite aufgefordert, dass Sie den zusätzlichen Stellen von Polizeibeamten im Kanton Genf entsprechend zustimmen.

Piller Carrard Valérie · Mit-F · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion

Le groupe socialiste prend au sérieux les préoccupations évoquées dans cette interpellation urgente. Nous sommes d'accord quant au fait que des mesures doivent être prises afin d'assurer la sécurité de la population, et notamment lors du transport de fonds. La décision du Grand Conseil vaudois, cette semaine, de mettre en place des mesures dissuasives et efficaces pour garantir la sécurité des convois va dans la bonne direction. Nous saluons les décisions qui ont été prises par le Conseil d'Etat vaudois par voie d'arrêté afin de renforcer la sécurité des transports de fonds. Les mesures prévoient notamment: des véhicules équipés d'un blindage et comportant, en plus du chauffeur, deux équipiers au minimum; une valeur maximale des biens transportés n'excédant pas 10 millions de francs; un dispositif de destruction automatique du contenu transporté.

Aussi, il est pour nous évident et important que les entreprises de transport de fonds prennent leurs responsabilités. Leur unique demande, aujourd'hui, est de pouvoir effectuer le transport de nuit avec des véhicules blindés, ce qui n'est pas suffisant en l'état. Il est évident qu'adopter un ensemble de mesures concrètes serait bien plus efficace - et c'est indispensable -, comme notamment le fait de disposer de personnel bien formé et assermenté, ou encore d'avoir à disposition des escortes aléatoires de police.

Un certain nombre de ces mesures sont de la compétence des cantons. Nous avons aussi une marge de manoeuvre au niveau fédéral nous permettant d'agir concrètement. Dans cet esprit, je ne peux que vous inviter à soutenir la motion 19.4106 de notre ancien collègue Nicolas Rochat Fernandez, chargeant le Conseil fédéral "de légiférer sur les activités de convoyage de fonds en définissant des standards notamment en matière d'équipement, de sommes convoyées, d'horaires de transport, de dispositifs de sécurité [...], d'infrastructures [...] et de formation du personnel". Nous avons l'occasion, dans ce conseil, d'agir de façon très concrète afin de renforcer la sécurité, notamment dans le transport de fonds, en adoptant la motion que j'ai évoquée et que je vous invite à soutenir.

Fridez Pierre-Alain · Mit-M · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion

Je vais vous parler de choses très concrètes. Je viens du Jura, de l'Ajoie, qui est à proximité de la frontière française, et c'est vrai que, dans ma région, la sécurité dans certains villages est parfois un peu aléatoire. On voit, par moment, de très nombreux cambriolages, et une certaine lassitude de la population.

C'est vrai qu'il faut des moyens dans ce domaine. Ces moyens, selon l'organisation de notre système de sécurité, ce sont les cantons qui doivent les offrir. Et c'est vrai que certains cantons, le mien par exemple, présentent quelques difficultés financières, et donc peinent à engager du personnel policier supplémentaire.

Le but de mon intervention est de dire la chose suivante: dans notre pays, il y a des problèmes de sécurité qui ne sont pas dramatiques, mais qui existent; il y a des risques pour la population, dans les domaines du terrorisme, de la cyberdéfense. La sécurité de la population, notamment la sécurité dans les régions frontalières, avec le crime organisé qui existe, n'est pas toujours assurée, et on ne met peut-être pas suffisamment de moyens à disposition pour lutter contre les vrais problèmes.

Les autorités cantonales réclament de longue date des moyens supplémentaires. On manquerait en Suisse de 3000 à 4000 policiers. Beaucoup d'argent pour notre sécurité est alloué à l'armée, avec dans certains domaines des investissements qui sont tout à fait inappropriés. Pour preuve, encore récemment, l'achat de lance-mines, ce qui était vraiment une aberration complète, les lance-mines étant faits pour se battre contre quelqu'un qui voudrait envahir notre territoire. Alors, il faut choisir maintenant lequel des pays qui nous entourent voudrait le faire; on est vraiment dans le mythe et le fantasme.

La Suisse va acquérir de nouveaux avions de combat hyperluxueux. Pourquoi? Les vrais dangers sont ailleurs. Ils sont notamment dans les problèmes frontaliers, et pour y remédier il faut des moyens. En fait, la proposition des socialistes consiste à réduire à terme les dépenses militaires et à offrir, par des moyens péréquatifs, étant donné les sommes devenues ainsi disponibles, aux cantons les moyens d'engager des policiers supplémentaires. Avec un demi-milliard de francs, on pourrait s'offrir ces 3000 policiers supplémentaires. On aurait de cette manière véritablement les moyens d'accroître la sécurité afin d'endiguer les problèmes de criminalité, transfrontalière en particulier. Cet argent servirait aussi à renforcer les moyens de lutter contre le terrorisme. Dans ce domaine, la police est aux premières loges. Ce sont des choix importants, des choix que, malheureusement, on renonce à faire. On continue de se plaindre, et pourtant c'est vraiment important.

Je vous appelle donc à réfléchir. J'ai le souvenir de députés issus de la droite qui, dans le dossier des gardes-frontière, proposaient d'augmenter la dotation destinée aux gardes-frontière et qui, au moment de l'examen du budget, refusaient d'allouer les moyens supplémentaires. Dans la région où j'habite, la collaboration "policière" entre les gardes-frontière et les polices cantonales est très importante, et je pense qu'il faudrait également augmenter la dotation allouée aux gardes-frontière. La sécurité de notre pays est importante, la sécurité est un droit, et cela nécessite de mettre à disposition des moyens. Utilisons les moyens financiers de notre pays, qui sont conséquents, efficacement et non pas pour acheter des armes inutiles, trop sophistiquées! La guerre traditionnelle n'est pas un risque que court notre pays, le risque est ailleurs.

Maurer Ueli · BPR-M · Bundesrat · Zürich

Wenn wir zuerst zur Statistik kommen, auf die wir in unserer Antwort auf die dringliche Interpellation 19.4398 Bezug nehmen, stelle ich fest, dass in den letzten fünf Jahren die Zahl der Delikte gegen Vermögen - und von diesen sprechen wir hier - in der Schweiz insgesamt von 370 000 auf 288 000 gesunken sind. Wir können also meiner Meinung nach feststellen, dass sowohl das Grenzwachtkorps wie auch die kantonalen Polizeikorps hier sehr gute Arbeit leisten. Die Zahl der Delikte nimmt zweifellos ab, das beweist die Statistik.

Aber - und damit komme ich auf Ihre Debatte zurück - wir haben eine gefährliche Zunahme: Die Gewaltbereitschaft ist heute wesentlich höher, wenn solche Delikte passieren; die Geldtransporte sind ein Beispiel dafür. Die entsprechende Brutalität und die Organisation auf der Gegenseite sind entscheidend gewachsen. Aber insgesamt, glaube ich, ist es durchaus angebracht, hier den kantonalen Polizeikorps und dem Grenzwachtkorps einen Dank auszusprechen, weil es im Laufe der letzten Jahre gelungen ist, die Anzahl der Delikte entscheidend zu senken. Die Zunahme der Brutalität, über die wir heute sprechen, ist eine andere Geschichte.

Sie haben verschiedentlich die Arbeit des Grenzwachtkorps bemängelt. Darf ich Ihnen einige Zahlen nennen? Jeden Tag überqueren 2,1 Millionen Leute die Schweizer Grenze, jeden Tag 1,1 Millionen Fahrzeuge, jeden Tag 24 000 Lastwagen. Das ist die Menge, die zu kontrollieren ist. Es ist eine völlige Illusion zu glauben, dass wir jede einzelne Person in irgendeiner Art kontrollieren können; jedes einzelne Fahrzeug zu kontrollieren, ist nicht möglich. Wir müssen also zusammen mit den kantonalen Polizeikorps und mit dem Fedpol risikobasiert kontrollieren. Diese risikobasierte Arbeit trägt durchaus Früchte. Auch dazu einige Zahlen: Wir halten jeden Tag durchschnittlich 67 Personen auf, die zur Fahndung ausgeschrieben sind. Wir haben also eine recht hohe Treffsicherheit: Aus diesem Heuhaufen von 2,1 Millionen gelingt es uns, täglich 67 Personen festzuhalten, die irgendetwas auf dem Kerbholz haben. Wir stellen jeden Tag durchschnittlich 22 Waffen sicher. Wir hindern jeden Tag 106 Lastwagen an der Weiterfahrt, weil sie Strassenverkehrsvorschriften nicht einhalten. Wir sichern jeden Tag an der Grenze 12 Kilogramm Drogen.

Da sehen Sie, dass wir risikobasiert arbeiten. Wir verzeichnen auch entsprechende Fortschritte. Die Erfolgszahlen steigen, weil wir gut arbeiten. Das ist unser "daily business". Wir arbeiten selbstverständlich täglich daran, uns zu verbessern.

Nun ist aber Ihr Problem, und das greifen Sie mit diesem Vorstoss auf, eine Tendenz, die uns ganz grosse Sorgen bereitet: Es besteht die Tendenz, dass auf der Gegenseite nicht mehr irgendwelche Einzeltäter stehen, Kleinkriminelle, sondern die Gegenseite ist heute organisiert. Sie ist auch technisch hervorragend ausgerüstet mit entsprechenden Waffen und schreckt vor keiner Brutalität zurück. Das ist das, was Sie beunruhigt, was auch uns beunruhigt. Hier braucht es neue Massnahmen, zusätzliche Massnahmen, um dem entgegenzuwirken.

Wenn ich zuerst die Forderung nach Aufstockung des Grenzwachtkorps aufnehme: Wir haben, um das in Erinnerung zu rufen, in der Eidgenössischen Zollverwaltung etwa 5000 Angestellte. Davon sind gut 2200 Grenzwächter und 2000 Zollbeamte. Die Zollbeamten sind heute nicht in der Lage, Personenkontrollen und Fahrzeugkontrollen durchzuführen, weil sie dazu nicht ausgebildet sind. Wir bauen mit Dazit unsere Zollorganisation um und befähigen Leute, die sich bisher nur mit dem technischen Zoll beschäftigen, dazu, auch Personenkontrollen durchzuführen oder Mängel an Fahrzeugen festzustellen. Jeden Tag sind es 106 Lastwagen, die nicht weiterfahren dürfen, weil sie den Anforderungen nicht genügen.

Damit steigt die Kompetenz, die dem Grenzwachtkorps zur Verfügung steht, sehr rasch. Wir führen bereits Umschulungen durch, sodass wir mit den Leuten, die das entsprechende Know-how haben, vermehrt Kontrollen durchführen können. Auch hier geht es selbstverständlich darum, das risikobasiert zu machen. Nicht jeder heutige Zöllner ist dann in der Lage, mitten in der Nacht ein Fahrzeug zu stoppen. Aber wir kennen ja verschiedene Gefahrenstufen.

Zusätzliche Leute im Grenzwachtkorps? Wenn Sie sagen, wir sollten mehr Leute einstellen, gebe ich den Ball an Sie zurück: Sie sind in der Regel jene, die die Kosten plafonieren, die Personaldecke bestimmen. Aber ob wir hundert Grenzwächter mehr oder weniger haben, spielt nicht einmal eine so grosse Rolle, wenn wir ganz ehrlich sind: Im Durchschnitt sind es täglich 2,1 Millionen Personen, welche die Grenze überqueren. Das macht mehr als 80 000 pro Stunde. In der Rushhour sind es pro Stunde vielleicht 300 000, 400 000, 500 000 Übertritte. Das zu kontrollieren, ist einfach nicht möglich. Stellen Sie sich die Staus an der Grenze vor, wenn wir jedes Fahrzeug kontrollieren müssen! Wir brauchen also eine risikobasierte Kontrolle.

Nun, wie lösen wir das? Eine Aufstockung des Grenzwachtkorps dauert auch lange. Wir bilden die Leute vier Jahre lang aus. Mit der Umschulung, die wir jetzt mit Dazit vornehmen, kommen wir rascher voran, und wir stützen uns auf bereits vorhandene Fähigkeiten.

Die Zusammenarbeit des Grenzwachtkorps mit dem Fedpol und den Kantonspolizeien funktioniert gut. Wir sprechen uns beispielsweise in Genf täglich ab, und wir haben wöchentlich Rapporte auf höherer Stufe. Es findet ein täglicher Austausch statt. Es wird aber nicht nur ausgetauscht, sondern es werden auch Aktionen koordiniert, damit wir die bescheidenen Kräfte, die wir letztlich haben, auch am richtigen Ort einsetzen und sie miteinander verbinden können. Da haben wir auch Erfolge erzielt - die Statistik spricht hier eine klare Sprache. So weit zum Fedpol, zu den Kantonspolizeien und zum Grenzwachtkorps.

Dann arbeiten wir auch in allen Bereichen gut mit den ausländischen Sicherheitsorganen zusammen. Gerade im Raum Genf finden wöchentlich Absprachen mit ihnen statt. Übungen werden miteinander durchgeführt, Aktionen werden miteinander durchgeführt. Das funktioniert sowohl im Tessin wie auch im Raum Genf. Im Raum Genf haben wir noch ein Problem mit Frankreich zu lösen, das betrifft die Nacheile. Wenn wir jemanden festhalten wollen, dürfen wir ihn nicht nach Frankreich verfolgen. Das wird ganz offensichtlich ausgenutzt, weil man - in Anführungszeichen - "wieder sicher" ist, wenn man einmal über die Grenze ist. An diesem Problem arbeiten wir seit einiger Zeit mit Frankreich. Ich denke, das werden wir auch lösen können. Mit den anderen Ländern funktioniert das recht gut.

Was uns auch immer wieder hilft, sind Hinweise aus der Bevölkerung. Leute, die an Grenzübergängen wohnen, melden Unregelmässigkeiten oder Auffälligkeiten jeweils dem Grenzwachtkorps oder dem entsprechenden Grenzwächter. Wir profitieren sehr viel davon, dass die Bevölkerung aufmerksam ist und Hinweise gibt, denen wir dann nachgehen können. Da sind wir eigentlich auf einem recht guten Weg.

Sie haben noch die Frage nach Nachtfahrbewilligungen für gepanzerte Fahrzeuge gestellt. Grundsätzlich ist diejenige Stelle für die Nachtfahrbewilligung zuständig, die das Fahrzeug immatrikuliert hat. In der Regel sind es also die Kantone, die eine Nachtfahrbewilligung erteilen. Es gibt einige Ausnahmen, für die das Bundesamt für Strassen, das ASTRA, zuständig ist.

Mir ist kein diesbezügliches Gesuch bekannt, das abgewiesen wurde. Aber wir müssen sehen: Diese Überfälle auf Geldtransporter sind recht neu. Es braucht ein gepanzertes Fahrzeug, es braucht jemanden, der dieses gepanzerte Fahrzeug auch fahren kann, und es braucht dann die Bewilligung. Solche Dinge passieren nicht über Nacht. Aber das läuft jetzt an, ich denke, dieses Problem wird man lösen.

Für uns ist auch ganz wichtig: Eine kriminelle Gegenseite erkennt natürlich sofort, wenn irgendwo ein Vakuum entsteht. Ganz offensichtlich identifiziert man jetzt ein gewisses Vakuum in der Schweiz. Dieses Vakuum müssen wir sofort füllen, weil es natürlich dazu einlädt, so etwas wie diese Überfälle zu machen. Nun haben wir selbstverständlich nicht auf Ihre Interpellation gewartet, sondern wir haben nach diesen ersten Überfällen sofort reagiert. Wir sind in Gesprächen mit den kantonalen Polizeikorps, wir sind in Gesprächen mit dem Fedpol, wir sind es auch mit Frankreich und Italien, wo wir im Moment die grössten Probleme haben.

Wir werden also nicht nur auf Personal setzen, sondern insbesondere auch auf technische Massnahmen: auf Kameras an Grenzübergängen und entsprechende Alarmierungssysteme bis hin zu den Handys unserer Mitarbeitenden, die dann damit sehen können, ob alles funktioniert, und sofort reagieren können. Aber auch hier müssen wir natürlich sehen: Es gibt bei den Massnahmen Grenzen. Wir könnten auch ein Gesichtserkennungssystem an den Grenzübergängen einbauen. In einer solchen Situation würde vielleicht noch eine Mehrheit Ja dazu sagen. Wir müssen aber auch aufpassen, dass wir nicht zu einer Überwachung unserer Mitbürgerinnen und Mitbürger kommen, die sie nicht wollen.

Vor dieser Güterabwägung stehen wir immer auch beim Einsatz von technischen Hilfsmitteln. Wir könnten hier noch einiges mehr machen. Wir werden auch ganz gezielt aussuchen, was wir machen können, um risikobasierter reagieren zu können. Aber wir haben auch den Schutz der Bevölkerung wahrzunehmen, die nicht überwacht werden will und diese Freiheit geniesst. Aufgrund dieser Güterabwägung werden wir auch weiter vorgehen.

Zusammenfassend kann ich sagen: Wir nehmen dieses Problem sehr ernst, können aber auch feststellen, dass wir in der Vergangenheit gute Arbeit geleistet haben. Die Zahl der Fälle geht zurück. Hier haben wir kein neues Phänomen, aber eine Tendenz, die schon länger sichtbar ist. In den letzten Wochen kam es zur Eskalation. Darauf ist sofort mit geeigneten Massnahmen zu reagieren. Wir stützen uns auf ein sehr gutes Netz der Zusammenarbeit mit dem Fedpol, mit den Kantonspolizeien sowie mit den ausländischen Sicherheitsbehörden ab. Da arbeiten wir und kommen Schritt für Schritt vorwärts. Ich möchte hier aber keine Illusionen wecken: Bei diesem Verkehr, den wir heute haben, ist es einfach nicht möglich, eine flächendeckende Kontrolle durchzuführen. Vielmehr müssen wir unser System risikobasiert noch besser ausbauen.

Roduit Benjamin · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Monsieur le président de la Confédération, la stratégie de contrôle a été présentée au public au printemps 2019. La fusion de l'Administration fédérale des douanes et du Corps des gardes-frontière suscite beaucoup de mécontentement, jusque dans la base. Pensez-vous qu'il est normal qu'une personne qui a passé sa vie dans un bureau doive rapidement intervenir - vous l'avez dit il y a quelques instants - avec une arme, avec un spray au poivre en ayant eu que quelques jours de sensibilisation? Est-ce vraiment de cette manière qu'on va améliorer la sécurité à nos frontières?

Maurer Ueli · BPR-M · Bundesrat · Zürich

Ja, ich bin überzeugt, dass das notwendig ist. In jedem Beruf müssen Sie eine Weiterbildung machen, um für neue Aufgaben vorbereitet zu sein. Nun ist nicht jeder heutige Zöllner, der zwanzig oder dreissig Jahre im Büro sass, in Zukunft mit der Pistole auf der Gasse - selbstverständlich nicht.

Aber die Leute freuen sich auf den Umbau, den wir planen. Ich war selbst an verschiedensten Anlässen; wir haben sechzig Anlässe in der ganzen Schweiz durchgeführt und Umfragen gemacht. Wir haben zum Beispiel im Genfer Flughafen jetzt gerade die ersten Leute, die umgeschult wurden und nun die Ausweis- und Personenkontrolle durchführen. Für die grosse Zahl unserer Mitarbeiter ist es eine Bereicherung, dass sie weitergebildet werden und neue Aufgaben erhalten können. Es gibt dann immer eine Anzahl von Leuten, die dem vorläufig mit Skepsis begegnen. Aber wir zwingen ja niemanden. Wir brauchen auch in Zukunft Leute, die im Büro arbeiten.

Nur nebenbei: Die Eidgenössische Zollverwaltung nimmt jeden Tag 62 Millionen Franken ein, etwa ein Drittel sämtlicher Staatseinnahmen wird an den Zollstellen generiert - Mehrwertsteuer, Mineralölsteuer usw. Die ganze Zollverwaltung ist also eigentlich auch die wichtigste Kasse.

Aber eben - es gibt Leute, die diesen Umbau wollen, die ihn möchten. Dazu gehören - um das noch auszuführen - beispielsweise auch Zöllner, die die Waren in einem Fahrzeug kontrollieren müssen. Heute sprechen 80 Prozent der Chauffeure keine Landessprache. Das sind meistens Leute aus den osteuropäischen Ländern. Diesen macht es schon etwas Eindruck, wenn da jemand in Uniform kommt und noch eine Waffe trägt. Viele Zöllner wünschen sich, dass sie besser auftreten können, damit sie mehr Respekt erzeugen. Wir machen diesen Umbau sehr sorgfältig und wägen die Veränderungen ab. Aber grundsätzlich wird dieser Umbau sehr begrüsst. Der Widerstand oder die Skepsis sind klein. Meiner Meinung nach, wenn ich das offen sagen kann, werden sie von den Gewerkschaften etwas gepflegt.

Strupler Manuel · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Wie in meinem Votum schon angetönt: Welche Möglichkeiten hat der Bundesrat, gerade auch im Zusammenhang mit unserem relativ teuren Militäreinsatz, die Behörden im Kosovo bei der Unterstützung der Bekämpfung des grenzüberschreitenden Drogen-, Menschen- und Waffenhandels stärker in die Pflicht zu nehmen? Da müsste der Bundesrat doch mehr Möglichkeiten haben, das Übel bei der Wurzel zu packen, und nicht zuwarten, bis die Täter hier sind und hier Straftaten begehen. Welche Möglichkeiten hat da der Bundesrat auch in Verbindung mit dem Militäreinsatz im Kosovo, den wir mit 40 Millionen Franken jährlich finanzieren?

Maurer Ueli · BPR-M · Bundesrat · Zürich

Ich kann das jetzt nicht umfassend beantworten. Der Kosovo ist eine Station auf der Durchmarsch-Achse für Drogen- und Menschenhandel Richtung Europa. Das ist allgemein bekannt. Die Behörden im Kosovo bemühen sich, und wir sind mit ihnen entsprechend unterwegs. Aber wir müssen schon ehrlich sein: Die Kriminalität ist heute international, sie kennt keine Grenzen. Wir können hier nur punktuell und immer wieder gezielt versuchen, die Situation zu verbessern. Ich bin auch der Meinung, dass wir im Kosovo mit den Behörden entscheidende Fortschritte erzielt haben, aber das Problem ist längst nicht gelöst.

Fridez Pierre-Alain · Mit-M · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion

Monsieur le conseiller fédéral, j'ai personnellement eu d'autres échos de la part des gardes-frontière par rapport à la question d'armer tout le personnel ou en tout cas une grande partie. Ma question est la suivante. Quand on donne un uniforme et une arme à quelqu'un, il faut que cette personne soit véritablement au point dans ses capacités de défense. Est-il prévu que les personnes qui seront dotées d'une arme suivent une formation particulière? Les gardes-frontière ont quasiment une formation militaire, alors qu'est-il prévu pour que ces personnes, avec une arme, soient quand même en sécurité?

Maurer Ueli · BPR-M · Bundesrat · Zürich

Zöllner, die in Zukunft eine Waffe tragen - und sei es auch nur ein Pfefferspray oder Binder als Handschellen -, werden selbstverständlich so ausgebildet, dass sie damit dann auch umgehen können. Und wenn sie so ausgebildet werden, setzt das voraus, dass sie so ausgebildet werden wollen. Wir werden nie im Leben jemanden dazu verknurren, eine Waffe zu tragen und sie einzusetzen, wenn jemand das nicht will.

Ich würde Sie gerne einladen: Kommen Sie doch einmal an eine Veranstaltung, bei der wir unsere Leute informieren oder bei der wir sie ausbilden! Das Klima, das dort herrscht, widerspricht völlig dem, was ich manchmal höre. Die Leute freuen sich wirklich auf diese Herausforderung. Natürlich haben sie Fragen. Aber es macht ja keinen Sinn, das weiterhin so getrennt zu machen. Kommen Sie doch einmal, wenn wir eine solche Ausbildung machen - Sie werden selbst begeistert sein!

Gysi Barbara · Mit-F · Nationalrat · St. Gallen · Sozialdemokratische Fraktion

Herr Bundespräsident Maurer, Sie haben gesagt, dass sich das Personal auf diese Veränderungen freue. Sie wissen, dass ich Präsidentin des Personalverbandes des Bundes bin. Ich erlebe, dass die Leute durchaus offen sind und wissen, dass es Veränderungen braucht. Es gibt aber eine grosse Skepsis. Es ist schlicht etwas zu einfach, wenn Sie sagen, die Leute freuten sich und es seien nur die Gewerkschaften, die da irgendetwas herbeireden würden. Ich erlebe in meinen Kontakten auch grosse Skepsis. Die Leute sind auch verunsichert. Ich bitte Sie einfach sehr, diese Bedenken, die geäussert werden, auch zu hören, sie aufzunehmen und nicht einfach wegzuwischen. Es muss möglich sein, Kritik zu äussern, die dann auch wirklich angenommen wird. Die Bedenken, die die Leute haben, sollten nicht einfach weggewischt werden. Ich glaube, die Kommunikation ist in den letzten Monaten nicht sehr gut gelaufen.

Maurer Ueli · BPR-M · Bundesrat · Zürich

Ich bin eigentlich nicht dieser Meinung. Die Zahlen, die wir haben, stimmen ziemlich überein. Wir machen nach unseren Kursen Umfragen: Etwa 93 Prozent der Leute begrüssen die Veränderungen. Bei uns sind es etwa 5000 Leute, die wir fragen. Wenn ich die Umfragen der Gewerkschaften anschaue, sehe ich, dass etwa 400 Leute nicht zufrieden sind. Das deckt sich etwa mit unseren Zahlen, und das nehmen wir selbstverständlich sehr ernst. Wir führen auch Einzelgespräche.

Schläpfer Therese · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Geschätzter Herr Bundespräsident, was kontrollieren an den Grenzen die Kameras, die Sie erwähnt haben, genau? Wann sind sie im Einsatz - tags und nachts?

Maurer Ueli · BPR-M · Bundesrat · Zürich

Sie sind grundsätzlich immer im Einsatz, vor allem auch an unbewachten Grenzübergängen. Damit werden in der Regel die entsprechenden Fahrzeugschilder kontrolliert. Es gibt dann diese Schilder, die aufgefallen sind, weil die Fahrzeuge mehrmals zirkuliert sind oder weil die Fahrzeuge zur Fahndung ausgeschrieben sind. Man versucht, risikobasiert zu melden.

Stellen Sie sich zum Beispiel das Tessin vor: Alle Wege führen dort irgendwann zum Ceneri - also muss man nicht an jedem einzelnen grünen Übergang präsent sein, sondern kann die Fahrzeuge dort anhalten, wo sie wieder durchkommen müssen, sozusagen durch die hohle Gasse. Dieses Alarmierungssystem funktioniert gut. Die Alarmierung über ein auffallendes Fahrzeug geht auf das Handy des entsprechenden Grenzwachtmitarbeiters. Der hat das also sofort und kann entsprechend reagieren. Das sind nur einige Beispiele.

Im Tessin gibt es das Problem der grünen Grenze. Wir haben entlang der Trampelwege im Wald Wildkameras aufgestellt, wie Sie sie von Luchsbeobachtungen kennen. Wir haben einiges gemacht, um die Situation zu verbessern.

Feller Olivier · Mit-M · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

Monsieur le conseiller fédéral, vous avez évoqué le fait que la Confédération collabore avec la France et les polices cantonales pour lutter contre la criminalité transfrontalière. Il y a eu, dans le canton de Vaud, des attaques contre des fourgons, des transporteurs de fonds, en mai 2017, en février 2018, en avril 2018, en juin 2019, en août 2019 et en décembre 2019. Pensez-vous que la collaboration entre les autorités françaises, les cantons et la Confédération est efficace?

Maurer Ueli · BPR-M · Bundesrat · Zürich

Ja, im Allgemeinen funktioniert die Zusammenarbeit mit Frankreich recht gut, vor allem auf der unteren Stufe mit den direkten Vis-à-vis auf der anderen Seite. Aber insgesamt hat Frankreich manchmal etwas komplizierte Wege, das müssen wir schon auch feststellen. Ich glaube, der direkte kleine Grenzverkehr zwischen den Beamten, an der Grenze zwischen Frankreich und dem Kanton Waadt oder wo auch immer, funktioniert. Im grösseren Grenzverkehr gibt es durchaus Verbesserungsbedarf, das stellen wir auch fest. Aber Frankreich ist etwas zentralistischer als wir.

Moret Isabelle · P-F · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

La présidente (Moret Isabelle, présidente): La discussion est terminée. L'interpellation urgente est ainsi liquidée.