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Keine überstürzte Einführung neuer Labortarife. Prozess Trans-AL 2 weiterführen und sorgfältig abschliessen
Häberli-Koller Brigitte · 1VP-F · Ständerat · Thurgau · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Präsidentin (Häberli-Koller Brigitte, erste Vizepräsidentin): Der Interpellant ist von der schriftlichen Antwort des Bundesrates teilweise befriedigt und beantragt Diskussion. - Dem wird nicht opponiert.
Germann Hannes · Mit-M · Ständerat · Schaffhausen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Unter der eher kryptischen Bezeichnung Trans-AL 2 hat das EDI im Jahr 2017 ein Projekt für eine sorgfältige Überprüfung zur Neutarifierung der Laboranalysen gestartet. Sie sehen, hinter "Trans-AL 2" versteckt sich der Begriff "Transformation Analysenliste". Der Bundesrat hat diese Überprüfung zu Recht angestossen, denn die Preise auf der bestehenden Laborliste sind nicht mehr aktuell. Das räumen auch die Labors selber ein.
Vorweg zwei positive Elemente:
1. Der Prozess Trans-AL 2 ist trotz pandemiebedingtem Unterbruch grösstenteils weit fortgeschritten, dies nicht zuletzt dank der engen Zusammenarbeit des BAG mit Fachpersonen der Labordiagnostik FAMH.
2. Das BAG stützt sich bei den Berechnungen auf gesicherte Daten und Modelle.
Anstatt nun aber die Ergebnisse dieser ganzheitlichen Prüfung abzuwarten, verkündete der Bundesrat in seiner Antwort auf die Frage Lohr 22.7005 am 7. März 2022, die Einführung eines Übergangstarifs zu prüfen. Deshalb habe ich den Bundesrat gebeten, mir vier Fragen zu beantworten. Dabei ging es vor allem darum zu klären, warum der Bundesrat nicht die Ergebnisse des Prozesses Trans-AL 2 abwartet und worin er die besondere Dringlichkeit eines Übergangstarifs sieht.
Dass der Bundesrat letzte Woche nun sogar vorgeprescht ist und ab 1. August 2022 eine lineare Senkung der Labortarife um 10 Prozent vornehmen will, finde ich inakzeptabel; dies umso mehr, weil als Grundlage stets fragwürdige Auslandpreisvergleiche herangezogen werden.
Die Stellungnahme des Bundesrates vom 22. Mai dieses Jahres ist vor diesem neusten Hintergrund mehr als unbefriedigend. Beim Auslandvergleich wurden offensichtlich zwei Themen vermischt, der Prozess Trans-AL 2 und die Einführung eines Übergangstarifs. In der Antwort zu Ziffer 2 wird angegeben, dass das EDI plane, sowohl die Auslandvergleiche von Santésuisse als auch jene des Preisüberwachers zur Ausarbeitung des Übergangstarifs mit einzubeziehen. Die Antwort auf meine Frage gemäss Ziffer 3 legt hingegen nahe, dass die Tarifkürzung nicht auf dem Auslandpreisvergleich des Preisüberwachers beruhe. Nun, Herr Bundesrat, was gilt denn nun genau? Ich bitte Sie, die Antworten auf meine Fragen zu überarbeiten und dabei klar zu definieren, ob man sich bei den einzelnen Prozessen, Übergangstarif und Trans-AL 2, auf Auslandpreisvergleiche stützt.
An dieser Stelle erinnere ich nochmals an die bekannte Problematik des Auslandpreisvergleichs: Schweizer Löhne sind bekanntlich im Vergleich zum Ausland zwei- bis dreimal höher. Eine Fachperson im Gesundheitswesen verdient bei uns deutlich mehr als eine Berufskollegin im Ausland. Wollen Sie unseren Fachleuten im Laborbereich einfach die Löhne kürzen und bei gleichbleibenden Lebenshaltungskosten auf Auslandniveau senken? Es kommt dazu, dass Laboranalysen personalintensiv sind. Die Personalkosten machen fast 40 bis 50 Prozent aus.
Wer also beim Personal spart, nimmt zwangsläufig längere Wartezeiten bei Laborresultaten in Kauf. Eigentlich sollte uns noch deutlich in Erinnerung sein, welche Bedeutung die Labors gerade in der Pandemie hatten. Wir sind darauf angewiesen, so rasch wie möglich präzise Ergebnisse zu erhalten. Wer hier sparen will, muss ebenso in Kauf nehmen, dass die gut funktionierende, dezentrale und damit schnelle und flexible Versorgungsstruktur in der Schweiz zerstört wird. Dies würde vor allem zulasten der Rand-, Land- und Bergregionen gehen.
Darüber hinaus möchte ich auf die vom Bundesrat angesprochene Dringlichkeit eines Übergangstarifs eingehen. Es besteht keinerlei Dringlichkeit. Die Laborkosten machen seit Jahren unverändert rund 6,5 Prozent der Kosten pro Kopf in der obligatorischen Krankenversicherung und rund 2 bis 3 Prozent der gesamten Gesundheitskosten aus. Die Einführung eines Übergangstarifs ist darum nicht notwendig und lässt sich auch politisch nicht rechtfertigen. Hektik ist bekanntlich kein guter Ratgeber.
Lassen Sie das BAG den laufenden Prozess Trans-AL 2 zielstrebig und sorgfältig zu Ende führen. Denn eine qualitativ hochwertige und zeitlich zuverlässige Laborantwort ist entscheidend für die nachfolgende medizinische Behandlung und deren Erfolg. Ihre Hausärztin, Ihr Hausarzt oder die Ärzte in Ihrem Spital werden Ihnen das bestätigen.
Ich bitte Sie, diesen Fakten Rechnung zu tragen.
Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg
Je ne vais pas revenir sur la réponse écrite à l'interpellation, mais je vais rappeler quelques éléments qui me paraissent importants dans ce contexte.
Tout d'abord le fait que la révision totale de la liste des analyses date de 2009; elle a donc 13 ans. Fin 2017, il y a donc cinq ans, en raison de l'évolution rapide du diagnostic médical en laboratoire, l'OFSP a entamé une nouvelle révision de la liste des analyses, dans le cadre du projet que vous avez mentionné.
La première phase s'est achevée avec l'entrée en vigueur d'une liste des analyses modifiée sur le plan du contenu et de la structure. C'était en janvier 2021.
La deuxième phase vise une tarification nouvelle pour toutes les positions de la liste des analyses. Cela a été lancé en étroite collaboration avec l'ensemble des acteurs, en novembre 2020. Tout cela a pris du retard parce que la section qui est impliquée dans ce dossier a été fortement impliquée dans le cadre de la gestion de la pandémie de Covid-19, entre 2020 et aujourd'hui. Il y a donc un certain retard qui a été pris. La deuxième phase va prendre un certain temps parce qu'il faut réévaluer chaque analyse d'après les règles applicables en économie d'entreprise et structurer cela de manière appropriée. Donc cela prend du temps.
En parallèle, il y a les travaux du Parlement. Le 19 juin 2020, le Conseil national a adopté la motion dont nous avons déjà parlé, il a été suivi par votre conseil le 6 décembre 2021.
Lors de ces deux débats, il a été répété, y compris ici, au Conseil des Etats, qu'il y avait eu une forte augmentation des coûts de laboratoire au cours des dernières années, que les tarifs étaient nettement plus élevés qu'à l'étranger et qu'il fallait agir avec une certaine célérité.
Il y a également un rapport du Surveillant des prix qui est sorti en février 2022, il y a donc un peu plus de trois mois, et qui arrive à la conclusion que les tarifs des dix analyses médicales générant les coûts les plus élevés en Suisse sont nettement supérieurs aux prix moyens relevés dans plusieurs pays autour de nous à titre de comparaison. Dans le cadre de ses travaux sur la comparaison avec les prix pratiqués à l'étranger, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national a auditionné le Surveillant des prix au début du mois d'avril, elle a également entendu l'Association des laboratoires médicaux de Suisse et demandé une mise en oeuvre rapide de la motion Lohr 19.4492 de 2019. On est déjà en 2022.
C'est dans ce cadre et dans ce contexte que le Conseil fédéral souhaite pouvoir réaliser rapidement des économies sur les analyses de laboratoire en introduisant un tarif transitoire. Il s'agirait dans un premier temps d'une réduction linéaire de 10 pour cent pour toutes les positions de la liste des analyses à partir du 1er août 2022. On s'attend en effet à ce que l'évaluation débouche plutôt sur des prix inférieurs. Ce sont donc 10 pour cent que l'on peut prendre rapidement, sans grand risque de se tromper. Dans ce cadre, j'aimerais préciser que toutes les analyses rapides réalisées par les médecins de famille, par exemple, qui sont particulièrement importantes pour les soins de base, sont exclues de cette réduction tarifaire.
Voilà les raisons pour lesquelles nous agissons de cette manière: parce que du retard a été pris et parce que le Parlement a toujours insisté jusqu'ici pour que l'on avance rapidement. Avec, je crois, une certaine stabilité dans cette évolution, on va revoir chaque position, mais cela va prendre des années. C'est pourquoi, dans l'intervalle, nous allons baisser de 10 pour cent les tarifs qui n'ont pas encore été touchés.