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Kaufkraftbereinigte Familienzulagen
Kälin Irène · P-F · Nationalrat · Aargau · Grüne Fraktion
Antrag der Mehrheit
Die Initiative abschreiben
Antrag der Minderheit
(Herzog Verena, Aeschi Thomas, de Courten, Glarner, Rösti, Schläpfer)
Die Initiative nicht abschreiben
Proposition de la majorité
Classer l'initiative
Proposition de la minorité
(Herzog Verena, Aeschi Thomas, de Courten, Glarner, Rösti, Schläpfer)
Ne pas classer l'initiative
Präsidentin (Kälin Irène, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Feri Yvonne · Mit-F · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion
Die vorliegende parlamentarische Initiative verlangt eine Anpassung des Bundesgesetzes über die Familienzulagen, damit Kinder- und Ausbildungszulagen für im EU-Ausland lebende Kinder kaufkraftbereinigt entrichtet werden. Hierfür sollen die Zulagen um 100 Franken gekürzt werden, wobei gleichzeitig für Kinder und Jugendliche mit Wohnsitz in der Schweiz ein Zuschlag von 100 Franken zum Ausgleich von Kaufkraftnachteilen eingeführt werden soll.
Wir stehen in der zweiten Phase der Beratung dieser parlamentarischen Initiative. Beide Räte haben dieser parlamentarischen Initiative vor einiger Zeit Folge gegeben. Ihre SGK-N hat am 18. August 2022 Anhörungen durchgeführt.
Für die Umsetzung der parlamentarischen Initiative müsste technisch eine neue Leistungsart, beispielsweise ein "Zuschlag für Kinder mit Wohnsitz in der Schweiz", in die Systeme der IT-Pools implementiert werden. Das wäre gemäss den Anhörungsteilnehmenden bestimmt machbar. Schwieriger wäre die Abklärung des Domizils. Die Angaben beruhen auf der Selbstdeklaration der Zulagenbezügerinnen und -bezüger im Anmeldeformular. Wird mit der Einführung eines Zuschlags von 100 Franken der Wohnsitz für die Zulagenhöhe relevant, würde die aktuelle Praxis nicht mehr genügen. Um Missbräuchen vorzubeugen, müsste periodisch eine Überprüfung des Wohnsitzes erfolgen. Ein zentrales Einwohnerregister existiert bis heute noch nicht. Das periodische Einholen einer Wohnsitzbestätigung bei allen Zulagenbezügerinnen und -bezügern mit Wohnsitz in der Schweiz wäre daher ein unverhältnismässiger Aufwand, solange kein solches elektronisches Register vorhanden und somit kein Registerabgleich möglich ist.
Zu den Ausbildungszulagen: Bei diesen soll gemäss der parlamentarischen Initiative ein Anspruch auf den Zuschlag entstehen, wenn das betreffende Kind während mindestens fünf der letzten zehn Jahre seinen Wohnsitz in der Schweiz hatte. Diese Daten sind in den Registern ebenfalls nicht enthalten.
Die Familienzulagen der Arbeitnehmenden werden über die Arbeitgebenden abgewickelt; das heisst, es würde ein Mehraufwand für die Arbeitgebenden entstehen. Dort, wo Gesamtarbeitsverträge gelten, die höhere Leistungen als die gesetzlichen Kinder- und Ausbildungszulagen vorsehen, gibt es ebenfalls spezielle Herausforderungen. Es sind 20 von 26 Kantonen, die aktuell von der Bundeskompetenz Gebrauch machen, höhere Zulagen vorzusehen. Die parlamentarische Initiative äussert sich nicht dazu, wie in diesen Fällen vorgegangen werden soll.
Ich komme zur Frage der Vereinbarkeit der Initiative mit dem europäischen Koordinationsrecht. Die Klage, welche die EU-Kommission im Jahr 2019 gegen Österreich erhob, wurde vom Gerichtshof der EU entschieden. Das Urteil ist deutlich: Österreich muss das Gesetz ändern und wird verpflichtet, die fehlenden Gelder zurückzubezahlen. Das wäre bei der Umsetzung der parlamentarischen Initiative auch für die Schweiz zu erwarten. Wir haben uns mit den Bilateralen Abkommen darauf geeinigt, dass überall in Europa für alle Arbeitnehmenden inklusive ihre Kinder die gleichen Bestimmungen wie für die sogenannten Inländerinnen und Inländer gelten sollen.
Die Minderheit der SGK-N möchte keine Diskriminierung der Schweizer und Schweizerinnen. Sie will keinen ungerechtfertigten Export von Sozialleistungen. Es geht der Minderheit einerseits darum, die Sozialkosten zu reduzieren, und andererseits, wie bereits erwähnt, um die Gleichbehandlung.
Die Minderheit sieht auch einen grossen Unterschied zwischen der Schweiz und Österreich. Bekanntlich sind wir nicht in der EU, und natürlich müssen Bestimmungen des Freizügigkeitsabkommens beachtet werden. Gemäss der Minderheit gäbe es aber Möglichkeiten, eine Umsetzung reglementskonform zu gestalten. Die Minderheit erwähnt dabei die Schubert-Praxis, welche dann angewendet wird, wenn das Parlament von völkerrechtlichen Verpflichtungen abweichen will.
Wie erwähnt, sind wir in der zweiten Phase. Die SGK-N gab der Initiative am 16. November 2018 mit 15 zu 9 Stimmen Folge. Die SGK-S stimmte diesem Beschluss am 21. November 2019 mit 6 zu 5 Stimmen zu. Der Nationalrat hat in der Frühjahrssession 2022 die Frist zur Ausarbeitung einer Vorlage ohne Gegenantrag bis zur Frühjahrssession 2024 verlängert. Ihre Kommission hat am 18. August 2022 mit 17 Stimmen der Abschreibung zugestimmt, gegen die Abschreibung waren 7 Stimmen bei 1 Enthaltung.
Bitte folgen Sie der Mehrheit Ihrer Kommission.
Nantermod Philippe · Mit-M · Nationalrat · Wallis · FDP-Liberale Fraktion
C'est ici l'histoire d'un vrai travail parlementaire qui a commencé par l'analyse d'un projet qui semblait à la majorité de la commission être une bonne idée. Mais après de longs débats, des auditions et une analyse juridique, la majorité de la commission est arrivée à la conclusion qu'il valait mieux classer ce projet d'initiative parlementaire. Mon rôle ici est de vous expliquer pourquoi.
L'idée de base n'est pas, comme je l'ai dit, mauvaise. L'initiative propose de réduire l'allocation familiale de base d'une centaine de francs pour verser ensuite un supplément aux parents dont l'enfant est domicilié en Suisse, constatant que le pouvoir d'achat n'est quand même pas exactement le même si l'on est domicilié en Suisse ou dans les pays limitrophes. Nous savons qu'un nombre de personnes non négligeable ne vivent pas au même endroit que celui où elles travaillent. C'est le cas de tous les frontaliers.
La commission, en novembre 2018, avait décidé de donner suite à cette initiative parlementaire, par 15 voix contre 9. Au mois de novembre 2019, la commission soeur du Conseil des Etats avait, quant à elle, décidé de lui donner suite par 6 voix contre 5.
La commission de notre conseil s'est ensuite réunie le 3 février 2022 et a pris la décision de prolonger le délai pour analyser à nouveau le dossier à l'aune de l'opinion des caisses de compensation d'allocations familiales et à l'aune d'une affaire juridique. Parce que nous n'étions pas les seuls à avoir cette idée: l'Autriche s'était aussi lancée dans un processus similaire et une action judiciaire avait été menée par la Commission européenne contre l'Autriche, précisément en application des directives européennes sur les questions de droit social et du principe de non-discrimination.
Cela étant, les jugements ayant été rendus, notre commission s'est réunie à nouveau cet été, le 8 août 2022, et a pris acte des éléments suivants.
D'abord il y a eu un jugement de la Cour de justice de l'Union européenne - le jugement C-328/20 pour ceux que cela intéresse -, qui constate que l'Autriche n'avait pas le droit de traiter différemment les ressortissants d'autres Etats que l'Autriche en fonction de leur domicile, quant au montant des allocations familiales. Il s'agit d'une discrimination qui n'est pas compatible avec le droit communautaire. Or, comme vous le savez - on en a assez parlé ces dernières années -, la Suisse est liée d'une manière indirecte à ce droit à travers les accords de libre circulation des personnes.
Le Tribunal fédéral a relevé à son tour que la Suisse devait appliquer ces règles et qu'il appliquerait ces règles tant que cette dernière était liée par les accords de libre circulation.
Ainsi, nous avions deux options. Soit nous renoncions à ce projet pour les ressortissants de l'Union européenne, soit nous dénoncions l'Accord sur la libre circulation des personnes pour pouvoir l'appliquer. Cette deuxième option n'en est naturellement pas une. Quand bien même l'idée paraîtrait bonne, il serait disproportionné de laisser tomber l'ensemble de l'édifice bilatéral pour la mettre en oeuvre.
La commission a donc réfléchi à une deuxième option, c'est-à-dire appliquer l'initiative uniquement à des personnes qui ne sont pas des ressortissants de l'Union européenne, donc à des personnes qui bénéficieraient d'allocations familiales et qui seraient domiciliées en dehors de l'Union européenne. Cela peut être le cas de certains pays des Balkans, par exemple, ou de la Thaïlande, où on sait qu'un certain nombre de Suisses vont passer, par exemple, leur retraite.
Pour cela, nous avons entendu les représentants de deux caisses d'allocations familiales de deux pays frontaliers - frontaliers parce que, dans la première étape, il était question des frontaliers. Nous avons pu constater que les cas dont il était question, c'est-à-dire de personnes qui bénéficieraient d'allocations familiales mais qui seraient domiciliées en dehors de l'Union européenne, sont extrêmement rares. On parle ici de moins de 1 pour cent des personnes étrangères. Ainsi, pour quelques dizaines de cas, multipliés par les 100 francs économisés par mois, il eût fallu mettre en oeuvre une véritable usine à gaz législative et administrative que les caisses elles-mêmes, quand bien même elles auraient économisé quelques centaines de francs, nous invitaient à ne pas mettre en place.
Pour ces raisons - une bonne idée devenue une mauvaise idée, parce que trop complexe à mettre en oeuvre et n'apportant pas grand-chose -, la commission a estimé, par 17 voix contre 7 et 1 abstention, qu'il valait mieux classer cette initiative parlementaire dans la mesure où elle n'était en réalité pas réalisable. Elle vous propose de faire de même.
La minorité Herzog Verena, qui sera représentée par mon collègue de Courten, estime de son côté qu'il est possible de mettre en oeuvre cette initiative parlementaire malgré tout. Je me réjouis d'entendre ses arguments, comme vous d'ailleurs, mais ce n'est pas mon rôle de vous les présenter.
Je vous invite à suivre la majorité de la commission.
de Courten Thomas · Mit-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Sie haben von den Kommissionsberichterstattern jetzt nochmals aufgezeigt bekommen, was die Geschichte dieser parlamentarischen Initiative ist. Ich erinnere Sie nochmals daran, dass der Nationalrat und der Ständerat dieser parlamentarischen Initiative Folge gegeben haben. Es ist schon eine Weile her, nämlich vier Jahre, und in dieser Zeit scheinen jetzt einige von Ihnen entweder die Meinung geändert zu haben oder die Arbeit zu scheuen, die es zu erledigen gilt, wenn man diese parlamentarische Initiative gemäss dem Auftrag, den Sie erteilt haben, umsetzen möchte.
Ich möchte nochmals daran erinnern, was die Ziele dieser parlamentarischen Initiative sind.
Das erste Ziel ist: Der ungerechtfertigte Export von Sozialleistungen soll eingedämmt oder gestoppt werden, indem bei Grenzgängern und Kurzaufenthaltern nur noch kaufkraftbereinigte Familien- und Ausbildungszulagen für im Ausland lebende Kinder zu entrichten sind. Somit könnten wir unsere Sozialkosten erheblich reduzieren, denn bei den Familienzulagen fallen mit Abstand die grössten Sozialkosten im Ausland an, und die Tendenz ist weiterhin steigend; wir reden von Hunderten von Millionen Franken, die so ins Ausland fliessen.
Das zweite Ziel ist, mehr Gerechtigkeit gegenüber unseren in der Schweiz wohnhaften Familien zu schaffen. Es ist nicht nachvollziehbar, weshalb ein Kurzaufenthalter, der mit seinem Kind z. B. in Polen, Rumänien, Tschechien oder irgendwo, wo die Kaufkraft wesentlich tiefer ist, lebt, durch die Familienzulage dort besser gestellt ist als in der teuren Schweiz. Das Ziel der Familienzulagen ist immer noch, die Familien zu entlasten, und nicht, die Familien entsprechend zu finanzieren.
Die Kommissionssprecher haben eindeutig aufgezeigt, dass wir Anhörungen durchgeführt haben, dass wir uns mit der Thematik beschäftigt haben, dass wir die Punkte, die wir in der Kommission erarbeiten und regeln müssen, identifiziert haben. Jetzt gilt es einfach, diese Arbeit zu machen, statt die parlamentarische Initiative für diejenigen, denen das Anliegen nicht so wichtig ist, durch die Hintertür zu entsorgen.
Deshalb bitte ich Sie, der Fristverlängerung zuzustimmen, statt die parlamentarische Initiative abzuschreiben, und die Kommission ihre Arbeit machen zu lassen.
Kälin Irène · P-F · Nationalrat · Aargau · Grüne Fraktion
Präsidentin (Kälin Irène, Präsidentin): Die Mehrheit der Kommission beantragt, die parlamentarische Initiative abzuschreiben. Eine Minderheit Herzog Verena beantragt, die parlamentarische Initiative nicht abzuschreiben.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 143 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 51 Stimmen
(0 Enthaltungen)