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Rüstungsbeschaffungen. Verbesserung des Evaluationsverfahrens und Erhalt des politischen Handlungsspielraums bis zum Typenentscheid

62894 · Amtliches Bulletin

Vom 12. Dez. 2023

https://lexipedia.io/de/docs/ch/ab-bo-bu/62894/de/rustungsbeschaffungen-verbesserung-des-evaluationsverfahrens-und-erhalt-des-politischen-handlungsspielraums-bis-zum-typenentscheid

Abgerufen am 10. Sept. 2026

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Geschäft: Rüstungsbeschaffungen. Verbesserung des Evaluationsverfahrens und Erhalt des politischen Handlungsspielraums bis zum Typenentscheid (23.4324)

23.4324

Rüstungsbeschaffungen. Verbesserung des Evaluationsverfahrens und Erhalt des politischen Handlungsspielraums bis zum Typenentscheid

Molina Fabian · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion

In ihrem Bericht vom 9. September 2022 beurteilte die Geschäftsprüfungskommission Ihres Rates ausgewählte Aspekte des Evaluationsverfahrens für das neue Kampfflugzeug der Schweizer Armee auf ihre Rechtmässigkeit und ihre Zweckmässigkeit. Die GPK-N hielt fest, dass die technische Evaluation rechtmässig war, bemängelte aber, dass Armasuisse darauf verzichtete, soweit möglich auch die Erfahrungen von Ländern einzubeziehen, welche die evaluierten Kampfflugzeuge schon betreiben. Der Hauptkritikpunkt der GPK-N bezog sich auf die Rahmenbedingungen der Beschaffung und die Behandlung des Geschäfts im Bundesrat. Die Kommission legte dar, dass der Bundesrat seinen Handlungsspielraum durch eigene Entscheide frühzeitig und unnötig einschränkte und sich dessen erst beim Typenentscheid bewusst wurde. Dies führte dazu, dass er beim Typenentscheid keine Möglichkeit mehr hatte, allenfalls auch politische oder aussenpolitische Überlegungen einzubeziehen, und lediglich das Resultat der technischen Evaluation bestätigen konnte - mit dem Ergebnis, das Ihnen allen bekannt ist. Das hatte wiederum aussenpolitisch negative Auswirkungen für die Schweiz.

Die GPK-N formulierte, gestützt auf diese Erkenntnisse, fünf Empfehlungen. Da die Kommission die Antworten des Bundesrates darauf teilweise als unzureichend erachtete und die Differenzen mit dem Bundesrat nicht ausgeräumt werden konnten, entschied sie sich, die Empfehlungen in ein Postulat umzuwandeln. Mit dem vorliegenden Postulat verlangt die GPK-N konkret, dass der Bundesrat in einem Bericht darlegt:

1. wie bei künftigen Rüstungsbeschaffungen der Handlungsspielraum bis zum Typenentscheid erhalten bleiben soll und diesbezügliche Fragen bereits zu Beginn des Beschaffungsprozesses vertieft abgeklärt werden können;

2. wie frühzeitig geprüft wird, inwiefern im Beschaffungsverfahren aussenpolitische Aspekte einbezogen werden sollen und wie die Ziele, Inhalte und Zuständigkeiten für die Verhandlungen mit anderen Staaten klar geregelt werden können;

3. wie zu Beginn des Beschaffungsprozesses klare Regeln aufgestellt werden, wie die Koordination und gegenseitige Information im Bundesrat zur Beschaffung sowie die Verhandlungen und die Kommunikation mit den Vertretungen der beteiligten Länder erfolgen sollen;

4. wie bei künftigen Rüstungsbeschaffungen auch Referenzen von anderen Ländern bzw. Anwendern eingeholt und im Evaluationsverfahren einbezogen werden können und schliesslich

5. wie bei der Kommunikation von grossen Beschaffungsentscheiden mit aussenpolitischem Bezug das EDA einzubeziehen ist.

Die GPK-N ist klar der Meinung, dass die Lehren aus den Fehlern bei der Kampfjetbeschaffung gezogen werden und diese Aspekte bei künftigen Rüstungsbeschaffungen berücksichtigt werden sollen.

Ich bitte Sie entsprechend im Namen Ihrer Kommission, zur Stärkung der aussenpolitischen Kohärenz und der Entscheidungsprozesse im VBS dem vorliegenden Postulat zuzustimmen.

Wehrli Laurent · Mit-M · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

Ce postulat a été déposé par la majorité de la Commission de gestion de notre conseil, à la suite de plusieurs échanges avec le Conseil fédéral en regard de la procédure d'évaluation du nouvel avion de combat. La majorité de votre commission n'a pu en effet considérer que le Conseil fédéral avait complètement répondu à ses questions concrètes. Elle a donc dû transformer ses recommandations en postulat, afin que le Conseil fédéral examine ces questions de manière formelle et approfondie.

Pour mémoire, dans son rapport du 9 septembre 2022, la Commission de gestion de notre conseil a évalué la légalité et l'opportunité de certains aspects de la procédure d'évaluation suivie pour le choix du nouvel avion de combat de l'armée suisse. Si elle a constaté que l'évaluation technique était conforme au droit, elle a déploré qu'Armasuisse ait renoncé à s'appuyer autant que possible sur les expériences réalisées par d'autres pays dans lesquels les avions soumis à l'évaluation étaient déjà opérationnels.

Selon la Commission de gestion, les points les plus contestables étaient les conditions-cadres de l'acquisition et le traitement de l'objet par le Conseil fédéral. La commission a constaté que le Conseil fédéral avait restreint d'emblée et inutilement sa marge de manoeuvre, ce dont il s'est rendu compte seulement au moment de choisir l'avion. Par conséquent, il ne pouvait plus prendre en considération des questions politiques, notamment des aspects de politique extérieure, et n'avait plus d'autre choix que de confirmer le résultat de l'évaluation technique.

Se fondant sur ces constatations, la Commission de gestion a formulé cinq recommandations. Considérant que certaines des réponses du Conseil fédéral à ce sujet n'étaient toujours pas satisfaisantes après divers échanges, la majorité de la commission a donc décidé de transformer ses recommandations en postulat, regrettant que le Conseil fédéral poursuive dans sa volonté de ne pas y répondre de manière complète.

La commission déplore notamment que le Conseil fédéral n'ait pas voulu analyser ses conclusions et recommandations d'un point de vue matériel. Elle souhaite donc souligner que le cadre fixé par le droit en vigueur pour la répartition des rôles entre le Conseil fédéral et la haute surveillance parlementaire ne fonctionne que si les deux organes sont disposés à dialoguer de manière approfondie. Elle regrette enfin que, dans son avis sur le postulat, le Conseil fédéral estime une fois de plus qu'il a suffisamment approfondi le rapport de la Commission de gestion de notre conseil.

De manière résumée, je rappelle ici quelles sont ces cinq recommandations. Premièrement, il s'agit de préserver la marge de manoeuvre du Conseil fédéral jusqu'au choix. Deuxièmement, d'examiner suffisamment tôt dans quelle mesure des aspects de politique extérieure peuvent être pris en considération. Troisièmement, de définir clairement, au début du processus, les modalités de coordination et d'échange d'informations au sein du Conseil fédéral, ainsi que de négociation et de communication avec les représentations des pays impliqués. Quatrièmement, de déterminer quelles références d'autres pays ou d'autres utilisateurs pourraient être demandées et intégrées dans la procédure d'évaluation. Cinquièmement, d'impliquer le Département fédéral des affaires étrangères lors de la communication d'importantes décisions en matière d'acquisition qui comprennent des aspects de politique extérieure.

Pour toutes ces raisons, la majorité de votre Commission de gestion vous recommande de prendre en considération ce postulat. Il en va d'un renforcement qualitatif indispensable des procédures des futures acquisitions d'armement.

Fridez Pierre-Alain · Mit-M · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion

Je salue le travail de votre commission. Dans le rapport, vous indiquez que le Conseil fédéral avait l'obligation très claire de se baser uniquement sur les aspects techniques de l'évaluation, qui a été faite par Armasuisse de manière totalement opaque, et c'est pour cela qu'il n'a pas eu la possibilité de discuter d'autre chose.

Je vous rappelle quand même que le prix a été modifié en réduisant artificiellement les heures de vol du F-35. Qu'en pensez-vous? Est-ce que vous avez examiné le fait que, en date du 28 juin 2021, l'Office fédéral de la justice avait enjoint au Conseil fédéral de choisir le F-35 parce qu'il n'y avait pas de discussion possible, notamment au regard de la différence de prix, qui était trop importante à cause de cette modification artificielle des heures de vol?

A ce sujet, je vous informe juste qu'il y a un livre très intéressant à lire. (Hilarité)

Wehrli Laurent · Mit-M · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

Je ne sais pas s'il s'agit d'une minute de publicité ou une vraie question. Je pense que c'est plutôt une affirmation. Je rappelle que ce postulat vise les procédures et ne remet pas en cause cette procédure-là et le choix qui a été fait.

Amherd Viola · VPBR-F · Bundesrat · Wallis

Die GPK-N - es wurde gesagt - hat verschiedene Aspekte des Evaluationsverfahrens für das neue Kampfflugzeug untersucht und in ihrem Bericht vom 9. September 2022 dokumentiert. Als Resultat hat die GPK-N fünf Empfehlungen aufgestellt.

Der Bundesrat hat diese Empfehlungen vertieft geprüft und am 9. Dezember 2022 dazu Stellung genommen. Der Bundesrat hält in seiner Stellungnahme fest, dass er die Empfehlungen 1, 3 und 4 als erfüllt erachtet.

Mit der Empfehlung 1 schlägt die GPK-N vor, die Erarbeitung von Massnahmen zu realisieren, welche dem Bundesrat bei künftigen Rüstungsbeschaffungen einen Handlungsspielraum bewahren. Das revidierte Vergaberecht, das am 1. Januar 2021 in Kraft getreten ist, sichert diesen Handlungsspielraum zu; ich verweise auf Artikel 21 und Artikel 29 des Bundesgesetzes über das öffentliche Beschaffungswesen.

Mit der Empfehlung 3 fordert die GPK-N bei grossen Rüstungsgeschäften eine frühzeitige Prüfung der aussenpolitischen Aspekte. Diese Empfehlung erachtet der Bundesrat als erfüllt: Der Bundesrat hat diesen Spielraum und nutzt ihn auch. Die neuen rechtlichen Grundlagen bei Rüstungsbeschaffungen lassen, wie vorhin erläutert, einen politischen Spielraum zu. Es ist selbstverständlich, dass die aussenpolitischen Aspekte frühzeitig behandelt werden.

In der Empfehlung 4 regt die GPK-N an, bei bedeutenden Rüstungsgeschäften klarer zu regeln, wie die Koordination und gegenseitige Information im Bundesrat und mit den Vertretungen der beteiligten Länder erfolgen sollen. Auch diese Empfehlung erachtet der Bundesrat als erfüllt. Die Koordination wurde schon frühzeitig geregelt, und der Bundesrat hat entsprechend entschieden.

Mit der Empfehlung 5 hat die GPK-N dazu geraten, die Praxis der Abschlussgespräche mit den unterlegenen Anbieterinnen zu hinterfragen. In der Zwischenzeit hat das VBS diese Praxis überprüft und entsprechend dem Wunsch der GPK angepasst. Somit erachtet der Bundesrat mittlerweile auch diese Empfehlung als erfüllt.

Der Bundesrat hat einzig die Empfehlung 2 abgelehnt. Mit der Empfehlung 2 wird verlangt, dass man Referenzen bei anderen Ländern einholt, die auch Rüstung beschaffen. Wir haben sie abgelehnt, weil die Referenzen von anderen Anwendern mit den eigenen Bedürfnissen praktisch nicht zu vergleichen sind; es gibt sehr unterschiedliche Anforderungen. Damit sind solche Referenzen wenig aussagekräftig. Zudem steht der Aufwand einer derartigen Informationsbeschaffung in keinem Verhältnis zum allenfalls möglichen Nutzen.

Sie sehen: Der Bundesrat hat sich einerseits im Rahmen seiner Stellungnahme vom 9. Dezember 2022 detailliert mit den im Postulat aufgeworfenen Fragen auseinandergesetzt. Andererseits hat das VBS die Empfehlung 5 umgesetzt und die Praxis der Abschlussgespräche überprüft.

Aus all diesen Gründen beantragt der Bundesrat die Ablehnung des Postulates.

Nussbaumer Eric · P-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion

Präsident (Nussbaumer Eric, Präsident): Die Kommission beantragt, das Postulat anzunehmen. Der Bundesrat beantragt, es abzulehnen.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 88 Stimmen

Dagegen ... 95 Stimmen

(5 Enthaltungen)