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Totalrevision des Mitwirkungsgesetzes

6718 · Amtliches Bulletin

Vom 18. Dez. 2003

https://lexipedia.io/de/docs/ch/ab-bo-bu/6718/de/totalrevision-des-mitwirkungsgesetzes

Abgerufen am 10. Sept. 2026

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Quelle

Geschäft: Totalrevision des Mitwirkungsgesetzes (02.472)

02.472

Totalrevision des Mitwirkungsgesetzes

Verfahrensbeitrag

Antrag der Mehrheit

Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit

(Rennwald, Berberat, Donzé, Fässler, Genner, Goll, Gysin Remo, Rechsteiner Paul, Strahm)

Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité

Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité

(Rennwald, Berberat, Donzé, Fässler, Genner, Goll, Gysin Remo, Rechsteiner Paul, Strahm)

Donner suite à l'initiative

Hofmann Urs · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Mit meiner parlamentarischen Initiative beantrage ich Ihnen eine Revision des so genannten Mitwirkungsgesetzes. Das bestehende Gesetz ist zehn Jahre alt; es beschränkt sich trotz seines vielsagenden Titels faktisch auf reine Informationsrechte der Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer. Nur in einem sehr engen Bereich werden den Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmern bzw. deren Vertretungen eigentliche Mitwirkungsrechte eingeräumt. Für eine Revision dieses Gesetzes sprechen nicht nur grundlegende Überlegungen über die Stellung von Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmern in unserer Arbeitsgesellschaft, sondern vor allem auch die Erfahrungen der letzten Jahre.

Was hat sich in den Betrieben in den letzten Jahren getan? Dort, wo eine gesamtarbeitsvertraglich geregelte Sozialpartnerschaft besteht und wo diese auch mit Geist erfüllt ist und ihr nachgelebt wird, haben sich die Mitwirkungsrechte der Arbeitnehmenden stetig weiterentwickelt, und zwar durchwegs mit sehr guten Erfahrungen gerade auch für die Arbeitgeber, für die Firmenkultur und letztlich auch für die Qualität der getroffenen Entscheide. Dort jedoch, wo diese sozialpartnerschaftliche Tradition nicht besteht - und das ist, wie wir wissen, auch in unserem Land in sehr vielen Betrieben der Fall -, hat sich meist überhaupt nichts getan. Das rudimentäre Gesetz aus dem Jahre 1993 blieb toter Buchstabe. Es ist letztlich auch ein Etikettenschwindel und hat deshalb die Mitwirkung auch nicht gefördert, sondern hat sich durch seine Dürftigkeit und seine Inhaltslosigkeit geradezu als faktische Macht des Normativen gezeigt, indem die fehlende gesetzliche Regelung als Begründung für die fehlende Notwendigkeit einer effektiven Mitsprache der Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer herangezogen wird. Deshalb ist eine grundlegende Überarbeitung dieses Gesetzes heute notwendig.

Die parlamentarische Initiative ist bewusst sehr offen gehalten. Es geht darum, einen geeigneten Rahmen dafür zu schaffen, dass frei gewählte Vertreterinnen und Vertreter der Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer in denjenigen Bereichen, in denen sie auf betrieblicher Ebene direkt von den Entscheidungen des Arbeitgebers betroffen sind, mitsprechen und abgestuft nach einzelnen Fragestellungen mitentscheiden können. Ich denke dabei an Fragen der Personalpolitik, an Anstellungsbedingungen, an die Regelung der Aus- und Weiterbildung, an den Gesundheitsschutz, an die Geschlechtergleichstellung, an Sozialpläne bei Restrukturierungen und Umstrukturierungen.

Es geht somit nicht um die Einräumung von Mitbestimmungsrechten bei unternehmerisch-strategischen Fragen. Es wird auch nicht gefordert, dass externe Vertreter und Vertreterinnen der Arbeitnehmenden in Mitwirkungsgremien mitarbeiten können.

Die parlamentarische Initiative geht deshalb viel weniger weit, als dies bei der Mitbestimmungsdiskussion in den Siebzigerjahren und bei den entsprechenden Initiativen, die vom Volk abgelehnt wurden, der Fall war. Die parlamentarische Initiative will eigentlich etwas Selbstverständliches, nämlich, dass die immer wieder beschworenen mündigen Bürgerinnen und Bürger in unserem Land auch am Arbeitsplatz ernst genommen werden. Dass sich fehlende Mitwirkungsrechte, der fehlende Einbezug der Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer in betriebliche Entscheidungen, nachteilig auswirken können, haben zahlreiche Entwicklungen bei Firmen in unserem Land in den letzten Jahren gezeigt. Wirtschaftlicher Erfolg resultiert eben nicht nur aus "richtigen strategischen Entscheidungen" und der "richtigen strategischen Ausrichtung" einer Unternehmung, sondern wirtschaftlicher Erfolg bedingt motivierte Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter, die ihre Arbeitsbedingungen mitgestalten können und ihr persönliches Umfeld in den Betrieben als das ihrige akzeptieren und mittragen. Dazu wird eine auf unseren bewährten demokratischen Grundsätzen basierende Mitwirkungsordnung - als Rahmengesetz -, die diesen Namen auch effektiv verdient, Entscheidendes beitragen können.

Ich bitte Sie deshalb, der parlamentarischen Initiative Folge zu geben.

Rennwald Jean-Claude · Mit-M · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion

Au nom de la minorité de la commission, je vous demande de donner suite à l'initiative parlementaire Hofmann Urs.

A mes yeux, cette initiative parlementaire tombe à point et ceci pour plusieurs raisons.

La première raison, c'est que cette initiative parlementaire prévoit une élection obligatoire des représentants des travailleurs dans les entreprises. Et en effet, aujourd'hui, dans le monde du travail, on a de la peine à comprendre pourquoi il y a des représentants élus dans certaines entreprises, et pas dans d'autres. J'estime par ailleurs que laisser ouverte la question de savoir à partir de quelle taille d'entreprise il faudrait appliquer une telle obligation est une excellente chose, car ce genre de détail pourra être réglé dans la deuxième phase.

La deuxième raison qui m'entraîne à appuyer cette initiative, c'est que celle-ci propose de renforcer la protection des représentants des travailleurs contre le licenciement. Il est vrai que, dans ce domaine, on ne saurait parler de licenciements massifs, mais nous observons toutefois depuis quelques années une augmentation des cas de licenciement de ce genre et je crois que cela est très malsain, parce que ces licenciements-là vont à l'encontre d'un partenariat social bien compris. Pour ne prendre qu'un seul exemple, dans le canton du Jura, mon syndicat, la FTMH, se retrouve pratiquement chaque mois devant le Conseil de prud'hommes pour régler des licenciements de ce type avec la même entreprise, la FLASA, à Alle. Il est donc important de clarifier cette question aussi précisément et rapidement que possible.

En Suisse, le licenciement abusif d'un délégué syndical n'est le plus souvent sanctionné que par le versement d'une indemnité dérisoire de l'ordre de trois mois de salaire. Voici quelques temps, l'Union syndicale suisse a porté plainte contre la Confédération auprès de l'Organisation internationale du travail (OIT). La plainte accuse la Confédération de violer la Convention ratifiée par la Suisse sur le droit d'organisation et de négociation collective (no 98). Cette plainte cite onze cas d'entreprises qui ont abusivement licencié des syndicalistes actifs ces trois dernières années. Je crois qu'il est temps de mettre fin à cette tendance. Je note aussi à ce propos qu'en réaction à cette plainte, un représentant du SECO s'est déclaré sensible aux soucis du syndicat sur la précarisation des conditions de travail et la représentation des travailleurs.

Je note enfin, et c'est la troisième raison qui me fait apporter mon soutien à cette initiative, que celle-ci vise à conférer de véritables droits de participation aux salariés. Cela bien sûr ne signifie pas que la loi actuelle ne vaut rien, mais on doit admettre qu'elle n'est pas très étoffée puisqu'il s'agit surtout de droits d'information plutôt que de droits de participation et de codécision.

Je pense aussi que tout à l'heure, on va entendre le refrain traditionnel qui consiste à dire que ces questions doivent être réglées dans les CCT, les conventions collectives de travail, entre partenaires sociaux. Evidemment, comme syndicaliste je ne suis pas opposé à cette façon d'agir, bien au contraire. Mais je dois relever une fois de plus - je l'ai déjà relevé souvent, mais je le répète parce que la répétition est la mère de la pédagogie - que dans ce pays, les conventions collectives de travail ne couvrent qu'environ la moitié des salariés du secteur privé. Et même là où il y a des conventions, ces droits sont réglés de manière différente. Par conséquent, la loi pourrait jouer un rôle subsidiaire, du moins pour les salariés qui ne sont pas au bénéfice d'une convention collective.

J'ajoute également que la réalisation de cette initiative n'impliquerait quasiment pas de charges supplémentaires pour les entreprises. Et je pense aussi que les personnes qui sont mieux intégrées et plus motivées au sein de l'entreprise sont aussi plus performantes.

Enfin, j'aimerais rappeler à ceux qui ont oublié l'histoire qu'à l'origine, la participation n'est pas une idée de la gauche puisqu'elle a été portée par des gens comme le général de Gaulle et un courant politique comme la démocratie-chrétienne. Je ne sais pas s'il y a des gaullistes dans la salle, mais il y a en tout cas des démocrates-chrétiens, et j'espère qu'ils seront fidèles à cette idée.

Kaufmann Hans · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Die parlamentarische Initiative Hofmann Urs verlangt eine Totalrevision des Mitwirkungsgesetzes. Die Kommission beantragt Ihnen im Verhältnis von 12 zu 9 Stimmen bei 1 Enthaltung, dieser Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit - Sie haben es gehört - beantragt, der Initiative Folge zu geben.

Die vorgeschlagene Totalrevision des Bundesgesetzes vom 17. Dezember 1993 über die Information und Mitsprache der Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer in den Betrieben, das so genannte Mitwirkungsgesetz, soll schwergewichtig in drei Punkten revidiert werden.

1. Die Wahl einer Arbeitnehmervertretung sei in den Betrieben ab einer gewissen Grösse inskünftig für obligatorisch zu erklären. Bis jetzt ist es ja so, dass diese Wahl in den Betrieben mit mindestens 50 Mitarbeiterinnen und Mitarbeitern fakultativ ist.

2. Diese Arbeitnehmervertretungen sollen in dieser Funktion einen speziellen Kündigungsschutz geniessen.

3. Das bisherige Informationsrecht der Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer und ihre Mitwirkungsrechte sollen deutlich erweitert werden, indem die frei gewählten Arbeitnehmervertreter abgestuft nach einzelnen Bereichen Mitbestimmungs-, Mitsprache- und Informationsrechte zugestanden erhalten sollen.

Der Initiant will damit Mindeststandards für die Stellung sowie die Rechte und Pflichten der Arbeitnehmervertretungen festlegen und die Lücken der schweizerischen Rechtsordnung gegenüber dem europäischen Ausland schliessen.

Ihre Kommission war mehrheitlich der Meinung, dass eine weitere Einengung der Flexibilität der Unternehmen den Strukturwandel behindern und bremsen würde. Gerade in der heutigen Zeit wäre dies ein Nachteil für unsere Volkswirtschaft. Bemängelt wurde vor allem auch, dass der geforderten Mitwirkung keine entsprechende Mitverantwortung folgt. Als Beispiel wurden die paritätischen Pensionskassen aufgeführt: Auch hier wirken Arbeitnehmer mit, aber die finanzielle Verantwortung für die Verluste der meisten Pensionskassen wird von den Unternehmen und nicht von den Arbeitnehmern getragen, und schon gar nicht von den Gewerkschaften. Schliesslich ist auch die gesetzliche Regelung von eigentlichen Entscheidungsrechten bisher stets abgelehnt worden.

Die Kommissionsmehrheit will deshalb am bisherigen Gesetzestext festhalten und empfiehlt Ihnen, der parlamentarischen Initiative Hofmann Urs keine Folge zu geben.

Favre Charles · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion

Notre collègue Hofmann nous propose donc une révision totale de la loi sur la participation afin d'y intégrer trois éléments:

1. rendre obligatoire l'élection de représentants des travailleurs dans l'entreprise à partir d'une certaine taille. Aujourd'hui, cet aspect est facultatif;

2. renforcer la protection des représentants du personnel;

3. accorder le droit de codécision, de participation ou d'information, suivant les cas.

La majorité de votre commission propose de ne pas donner suite à cette initiative et s'appuie pour cela sur différents arguments.

Premièrment, je tiens à rappeler que ce débat n'est en rien nouveau. Le temps fort de ce débat, c'est 1993 où, dans la foulée du débat sur l'Espace économique européen, à travers Swisslex, des droits ont été accordés aux travailleurs dans ce domaine. Aujourd'hui, la marge de manoeuvre ou cet effet d'aspiration, je dirai, n'existe plus.

Deuxièmement, codécision implique coresponsabilité. Or, il n'y a aujourd'hui pas de véritable coresponsabilité, en particulier dans le domaine cité tout à l'heure, à savoir celui des caisses de pension, lorsqu'il s'agit de réalimenter des caisses qui sont en situation difficile.

Troisième argument qui a conduit la majorité de votre commission à proposer de ne pas donner suite à cette initiative: il s'agit aujourd'hui de prendre des décisions rapidement et d'avoir une très grande souplesse. Il s'agit donc de ne pas augmenter les difficultés et les lenteurs dans l'entreprise. Or, cette participation, voire la codécision, pourrait contribuer à une lenteur nuisible à l'entreprise.

Compte tenu de ces différents arguments, votre commission, par 12 voix contre 9 et avec 1 abstention, vous demande de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire Hofmann Urs.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Folgegeben .... 69 Stimmen

Dagegen .... 114 Stimmen