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Eine PUK zur Krankenversicherung
Riniker Maja · P-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Page, Aeschi, Büchel Roland, Thalmann-Bieri)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Page, Aeschi, Büchel Roland, Thalmann-Bieri)
Donner suite à l'initiative
Präsidentin (Riniker Maja, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht des Büros erhalten.
Addor Jean-Luc · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Cette initiative parlementaire concerne toutes les Suissesses et tous les Suisses. Ma proposition consiste-t-elle, comme certains lui en font grief, à tirer au canon sur des moineaux? Une commission d'enquête parlementaire (CEP) est concevable, selon l'article 163 de la loi sur le Parlement, "en cas d'événements d'une grande portée sur lesquels il est indispensable de faire la lumière". La problématique de l'augmentation constante des primes d'assurance-maladie et du constat que font les Suisses, année après année, de l'incapacité du système et du Parlement à maîtriser ce problème n'est-elle justement pas un événement récurrent, en plus d'une grande portée, sur laquelle il est nécessaire que nous nous donnions les moyens de faire la lumière, ce que nous avons été incapables de faire jusqu'ici?
Nous avons mis sur pied une CEP pour traiter de la reprise de Credit Suisse par UBS. Il s'agit ici d'une autre forme de faillite, si j'ose le dire, pas d'une grande banque disparue dans une mégafusion, mais d'une assurance sociale essentielle, puisqu'elle concerne quand même juste tous les habitants de ce pays.
Dans le développement de mon initiative, je parle de "diverses initiatives populaires dont aucune ne semble capable de réunir une majorité"; je l'ai écrit il y a quelques mois. On ne pas peut dire que les résultats des votations fédérales du 9 juin 2024 m'aient donné tort: aucune des initiatives alors rejetées, tant par le peuple que par les cantons, n'avaient à l'évidence trouvé l'oeuf de Colomb. Le problème reste manifestement entier.
Personne n'identifie clairement ou n'a le courage d'identifier clairement les causes de ce phénomène très inquiétant pour la population et surtout - on en a déjà parlé à plusieurs reprises depuis un moment - pour celles et ceux qui n'arrivent plus à payer leurs primes d'assurance-maladie. Une commission d'enquête parlementaire n'est pas un moyen excessif pour résoudre ce problème.
Malheureusement, notre Parlement n'est plus crédible, puisque, de fait, depuis des années, il se montre incapable de résoudre ce problème. Les Commissions de la sécurité sociale et de la santé publique, plus que les autres - c'est un fait -, sont littéralement colonisées par des lobbyistes en tous genres du domaine de la santé, avec, pour conséquence, des blocages dont nous ne finissons pas de ne pas sortir.
Nous devons donc, malheureusement, faire le constat que nous sommes arrivés au bout des capacités du Parlement pour résoudre ce problème avec des moyens ordinaires. Je propose ainsi que nous nous donnions les moyens d'aller au fond du problème et que nous fassions le travail que les commissions se sont montrées, de fait, incapables de faire jusqu'ici, c'est-à-dire de procéder à un examen complet et aussi indépendant - évidemment, c'est la clé - que possible de la situation et des perspectives que nous avons le devoir d'offrir à la population, avec pour objectif de restaurer la crédibilité d'une assurance sociale, qui participe de façon significative à notre cohésion sociale.
Page Pierre-André · 1VP-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Je rapporte ce soir au nom de la minorité du Bureau de notre conseil à propos de l'initiative parlementaire Addor. La démarche de notre collègue vise à instituer une Commission d'enquête parlementaire sur l'assurance-maladie, afin d'examiner les causes de l'augmentation des primes et de faire des propositions pour y remédier. La minorité que je défends propose de donner suite à l'initiative parlementaire, alors que le bureau a décidé, par 8 voix contre 3, de ne pas y donner suite.
Voilà bien une évidence que personne dans cette enceinte, comme dans notre pays, ne conteste: notre système suisse d'assurance-maladie est malade, comme en témoignent les hausses récurrentes des primes. Autre évidence, aussi réelle que la première: pour l'heure, aucune solution ne réunit une majorité. Nos processus législatifs sont bloqués. Les influences de divers groupes d'intérêts sont aussi nombreuses et diverses que puissantes. Et le citoyen assuré continue de payer. Dès lors, il nous apparaît à nous, membres de la minorité du bureau, qu'une Commission d'enquête parlementaire peut ouvrir un chemin vers une solution, car pareille commission est conforme aux dispositions de notre loi sur le Parlement.
Cette commission va pouvoir procéder à un réexamen complet et détaillé, et surtout indépendant, de la situation et des perspectives que nous pouvons offrir à notre population. Il est nécessaire que notre système d'assurance-maladie retrouve sa crédibilité pour nos concitoyennes et concitoyens.
La majorité de notre bureau est de l'avis qu'une commission d'enquête parlementaire ne sera pas en mesure de freiner les hausses des primes; ce verdict tombe avant même d'avoir essayé. Je réaffirme en conclusion la volonté de ma minorité de soutenir cette initiative parlementaire, d'instituer une commission d'enquête parlementaire et, ainsi, de tout entreprendre afin de stopper l'emballement de ces augmentations et de trouver une solution pragmatique et pérenne. Une commission d'enquête parlementaire pourra le faire.
Je vous invite à soutenir ma minorité et à accepter l'institution d'une commission d'enquête parlementaire pour l'assurance-maladie.
Rechsteiner Thomas · Mit-M · Nationalrat · Appenzell I.-Rh. · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Das Büro des Nationalrates hat an der Sitzung vom 3. Mai 2024 die parlamentarische Initiative Addor diskutiert und geprüft. Das Büro beantragt mit 8 zu 3 Stimmen, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben. Die Minderheit Page beantragt, wie Sie gehört haben, das Gegenteil.
Diese parlamentarische Initiative verlangt drei Punkte:
1. Es ist eine PUK einzusetzen.
2. Diese PUK soll die Ursachen für den ständigen und untragbaren Anstieg der Krankenversicherungsprämien ergründen.
3. Die PUK soll die Instrumente festlegen, mit deren Hilfe künftig auf eine finanziell tragbare Krankenversicherung gehofft werden kann.
Zuerst zu den gesetzlichen Grundlagen: Unter dem 9. Titel des Parlamentsgesetzes, konkret in den Artikeln 163 bis 171, werden die Rahmenbedingungen für eine PUK genannt. Das Parlament ist zuständig für die Oberaufsicht über den Bundesrat, die Bundesverwaltung, die eidgenössischen Gerichte und die anderen Träger von Aufgaben des Bundes. Die Aufsicht und auch die Arbeit einer allfälligen PUK beziehen sich auf die Anwendung des geltenden Rechts durch die eidgenössischen Exekutiv- und Judikativbehörden. Die Problematik der Prämienentwicklung im KVG fällt nun eben gerade nicht in die alleinige Zuständigkeit der eidgenössischen Exekutiv- und Judikativbehörden, sondern in erster Linie in die Zuständigkeit der Legislative, also in unsere. Und die Legislative ist nicht Teil des Anwendungsbereichs der genannten Oberaufsicht.
Eigentlich müsste die PUK das Parlament untersuchen, weil es im Rahmen der Krankenversicherungsgesetzgebung keine Vorkehrungen getroffen hat, um die Kosten und dann auch die Prämien zu senken. Eine PUK, zusammengesetzt aus Mitgliedern des zu überprüfenden Parlamentes, ist da schlicht und einfach nicht sinnvoll. Würde tatsächlich eine PUK geschaffen, würden also Mitglieder des Parlamentes in diese PUK delegiert - mit ganz grosser Wahrscheinlichkeit die Mitglieder der zuständigen Sachbereichskommission, der SGK. Das würde in der Praxis zu einer zweiten SGK mit einem Fokus auf das KVG führen.
Ich komme noch zu den beiden weiteren Punkten: die Ursachen ergründen und Instrumente festlegen. Für die Ergründung der Ursachen des Prämienanstiegs ist eine PUK - das ist die schärfste Waffe des Parlamentes, welche nur in sehr seltenen Fällen verwendet wird - weder angezeigt noch sinnvoll. Die Ursachen des Prämienanstiegs sind bereits in vielen Untersuchungen und Berichten, ja sogar in Vorstössen, durchleuchtet und publiziert worden. Es gab sogar eine Volksinitiative, welche eine Kostenbremse im Gesundheitswesen einführen wollte und auch eine prämiensenkende Wirkung erzielt hätte. Sie wurde abgelehnt. Ob die potenziellen Arbeitsergebnisse einer PUK neue Erkenntnisse liefern würden, ist zumindest für die Mehrheit des Büros fraglich.
Das Gesundheitssystem mit finanziell tragbaren Prämien neu zu denken, ist klar Aufgabe des Parlamentes. Im Übrigen sind die Verantwortlichkeiten und Aufgaben im KVG nicht auf Bundesverwaltung und Bundesrat beschränkt, sondern Versicherte, Kantone, Krankenversicherer und Leistungserbringende sowie die jeweiligen Aufsichten sind ebenfalls Stakeholder. Eine Ausdehnung der PUK auf diese Akteure im Gesundheitswesen ist einerseits nicht möglich - den gesetzlichen Rahmen habe ich eingangs erwähnt -, andererseits wird die Aufsicht und Kontrolle bei Kantonen, Leistungserbringern und Versicherern bereits heute vorgenommen.
Die Mehrheit des Büros anerkennt, dass die steigenden Gesundheitskosten ein Problem sind und dass nicht nur die Legislative dafür verantwortlich ist, sondern die Exekutive - also das BAG, das EDI, der Bundesrat - und die Judikative auch Verantwortung tragen. Das Problem der steigenden Krankenversicherungsprämien ist jedoch über das ordentliche Gesetzgebungsverfahren zu lösen. Dort gilt es, die entsprechenden Mehrheiten zu schaffen. Das Büro sieht nicht, wie die Einsetzung einer PUK den Prämienanstieg bremsen könnte.
Das Büro, an dessen Sitzung ich als Stellvertreter von Nationalrat Philipp Matthias Bregy teilgenommen habe, beantragt mit 8 zu 3 Stimmen, der parlamentarischen Initiative Addor keine Folge zu geben. Ich bitte Sie, diesem Antrag zu folgen.
Abstimmung
Präsidentin (Riniker Maja, Präsidentin): Die Mehrheit des Büros beantragt, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit Page beantragt, der parlamentarischen Initiative Folge zu geben.
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 18 Stimmen
Dagegen ... 170 Stimmen
(3 Enthaltungen)
Schluss der Sitzung um 18.50 Uhr
La séance est levée à 18 h 50