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Keine Bundesbeiträge für Lesungen von Dragqueens!

67872 · Amtliches Bulletin

Vom 6. Mai 2025

https://lexipedia.io/de/docs/ch/ab-bo-bu/67872/de/keine-bundesbeitrage-fur-lesungen-von-dragqueens

Abgerufen am 13. Sept. 2026

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Geschäft: Keine Bundesbeiträge für Lesungen von Dragqueens! (23.3904)

23.3904

Keine Bundesbeiträge für Lesungen von Dragqueens!

Addor Jean-Luc · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Dans le cadre du soutien aux organisations actives dans le domaine de la promotion de la lecture, l'Office fédéral de la culture (OFC) a conclu avec Bibliomedia un contrat de prestations pour les années 2021 à 2024 - il se trouve que cette intervention date un peu, j'en suis navré, je suis tributaire de l'ordre du jour de ce conseil. Ce contrat définit les objectifs et les tâches de cette fondation de droit public. Celle-ci a pour tâche d'oeuvrer à la promotion de la lecture et au développement des bibliothèques de lecture publique. En particulier, elle a le mandat de soutenir les bibliothèques dans leur mission d'accueil du public et de promotion de la lecture.

Pourtant, Bibliomedia propose parmi ses "animations pour les écoles" des lectures destinées aux enfants faites par une drag-queen. Les prestations, facturées 500 francs de l'heure - je vais songer à changer de métier -, sont ainsi promues par cette fondation financée par la Confédération; le comédien proposé bénéficie même d'une adresse électronique au nom de la fondation.

Des lectures proposées par des drag-queens ne font à l'évidence pas partie de la promotion de la lecture. En outre, au tarif indiqué, elles se trouvent largement au-dessus du prix du marché pour des lectures, ce qui laisse penser que les moyens pourraient être mieux investis pour atteindre les objectifs affichés par la fondation. Il est pour le moins inapproprié que des moyens alloués pour le soutien des bibliothèques et la promotion de la lecture soient affectés à des activités idéologiques. Contrairement à ce que soutient le Conseil fédéral, sous réserve d'une minorité qui a réussi à instrumentaliser une fondation - de droit public, je le rappelle -, cette propagande LGBT ou autre ne correspond à aucun appel du public. J'en veux d'ailleurs pour preuve nos rangs singulièrement clairsemés. Cette propagande est en outre singulièrement peu adaptée à des enfants de 4 à 6 ans, qui constituent pourtant bien le public cible.

Un communiqué de Bibliosuisse mentionne par ailleurs que ces heures de lecture "offrent aux enfants la possibilité de voir différentes identités de genre et différents rôles de genre", ce qui "permet d'aider les enfants à se forger une opinion et à leur transmettre des connaissances sur les modèles liés aux rôles". Alors là, il faudra qu'on m'explique en quoi ce verbiage idéologique pourrait bien correspondre aux attentes en matière de promotion de la lecture.

Le contrat de prestations prévoit qu'en cas de mauvaise exécution ou de non-exécution par le bénéficiaire de l'aide financière, l'Office fédéral de la culture peut réduire les moyens ou exiger le remboursement des aides financières. C'est très exactement ce que je demande au nom, j'ose le dire, de tous les contribuables de ce pays qui refusent de contribuer, par leurs impôts, à exposer leurs enfants à ce type de propagande idéologique.

Baume-Schneider Elisabeth · BR-F · Bundesrat · Jura

Le Conseil fédéral vous propose de rejeter la motion, car il estime que Bibliomedia a la possibilité de décider comment elle met en oeuvre sa promotion, non seulement de la lecture, mais aussi de la diversité en matière culturelle. Vous avez régulièrement parlé d'approche idéologique: je ne crois pas que c'est la volonté de Bibliomedia. D'ailleurs, cette proposition de Bibliomedia entre dans les offres de lecture. Ces offres sont régulièrement sollicitées et ont du succès.

J'aimerais dire que la discussion que l'on mène est aussi très sensible, parce que la question a déjà été abordée, que ce soit au niveau médiatique ou autre, à réitérées reprises. A un moment donné, l'animateur drag-queen qui était engagé par Bibliomedia a dû cesser ou a décidé de cesser ses activités, parce qu'il faisait l'objet de menaces. Je pense donc qu'il faut toujours faire attention à la manière d'aborder une question ou à la façon dont une institution soumet son offre à un public.

Bibliomedia est une fondation de droit public. Elle oeuvre effectivement sur mandat de la Confédération pour la promotion de la lecture, mais également pour le développement des bibliothèques. Les offres de lecture par les drag-queens font justement partie de cette offre de promotion. Il y a encore lieu de préciser qu'elles sont bien sûr organisées sur base volontaire et que la participation aux lectures est facultative.

Depuis 2024, l'offre a été progressivement relancée en Suisse romande. Il semble, selon Bibliomedia, que le public est enthousiaste. Je crois donc que l'on en fait une approche idéologique, alors qu'il s'agit d'une offre comme d'autres par Bibliomedia.

Dans ce cadre, le Conseil fédéral propose le rejet de la motion.

Abstimmung

Präsidentin (Riniker Maja, Präsidentin): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 79 Stimmen

Dagegen ... 108 Stimmen

(5 Enthaltungen)