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Stabilisierung des Ausländeranteils
Pfister Theophil · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Auch nach der Volksabstimmung vom 24. September 2000 bleibt die Zuwanderungsfrage in der Schweiz ein zentrales politisches Thema - dies haben auch die fast 40 Prozent Jastimmen zur 18-Prozent-Initiative aufgezeigt. Hätte die Initiative Massnahmen statt Quoten verlangt, wäre die Zustimmung möglicherweise noch wesentlich höher ausgefallen.
Der Bundesrat macht in seiner Stellungnahme geltend, dass er ein ausgewogenes Verhältnis zwischen schweizerischer und ausländischer Bevölkerung anstrebt. Noch vor einigen Jahren war die Stabilisierung des Ausländeranteils das erklärte vordringliche Ziel, das der Bundesrat anstrebte, dann aber nicht erreichen konnte.
Dass es die Wirtschaft war, die die Arbeitskräfte wünschte und damit, entgegen dem Willen der Regierung, das Anwachsen des Ausländeranteiles verursachte, ist wohl eine Legende. Die Entwicklung hat uns vielmehr überrollt. Lediglich 20 Prozent der Einwanderung konnten direkt über die Bewilligungserteilungen gesteuert werden; rund 15 Prozent wären theoretisch durch eine nicht automatisch erfolgende Umwandlung zu steuern, 30 Prozent der Zuwanderung erfolgen über den Familiennachzug, 20 Prozent durch Heirat und die Aufnahme von Flüchtlingen. Das heisst: Rund die Hälfte der Zuwanderung ist nicht mehr direkt steuerbar. Nach unserer Auffassung ist auch diesem Bereich die volle Aufmerksamkeit zu schenken und sind die nötigen Massnahmen einzuleiten.
Nach wie vor übt unser Land auf viele Angehörige ärmerer Länder eine hohe Anziehungskraft aus. Dieser Faktor zwingt die Schweiz, die notwendigen Massnahmen gegen die Einwanderung hier und die Abwanderung von Arbeitskräften - und damit auch von Aufbaukräften und Verbrauchern - dort zu treffen.
Der Bundesrat weist in seiner Stellungnahme zur Motion auf den Entwurf zum neuen Ausländergesetz hin. Das neue Gesetz soll Lücken schliessen, die die geschilderte Misere im Ausländerwesen verursacht hat. Der vorliegende Entwurf ist in seiner Ausgestaltung jedoch noch zu wenig klar auf Restriktionen ausgerichtet, vielmehr lehnt er sich an die Kategorien der bilateralen Verträge an - man denke beispielsweise an das Kurzaufenthalterstatut. Dabei ist insbesondere der Familiennachzug zu kritisieren, der ein Viertel der Einwanderungen ausmacht. Hier wird in einem Bereich Raum gelassen, in dem angeblich nur noch Bewilligungen für qualifizierte Arbeitskräfte möglich sind.
In seiner Antwort erwähnt der Bundesrat auch die Efta-Staaten. Dabei ist zu unterstreichen, dass die Personenfreizügigkeit im Rahmen der bilateralen Verträge nur für die EU-Staaten gilt. Das Stimmvolk hat mit seinem Ja nicht Ja zu einer Ausdehnung auf die Efta-Staaten gesagt.
Der Hinweis auf die Integration suggeriert, dass sich damit die heutigen Probleme lösen liessen. Dabei räumt der Bundesrat immerhin ein, dass die Integrationsfähigkeit, Integrationsbereitschaft und Integrationsmöglichkeiten nicht überschritten werden dürften. Man muss sich angesichts eines Ausländeranteiles von über 70 Prozent an gewissen Schulen allerdings fragen, wo für den Bundesrat die Grenzen liegen.
Neben dem neuen Ausländergesetz sind besonders die frühzeitigen und konsequenten Massnahmen und Entscheidungen des Bundesrates ein massgeblicher Faktor in der Wahrnehmung des erfolgten oder unterlassenen staatlichen Handelns. Noch bestehen ein gewisses Mass an Vertrauen und die Hoffnung, dass es nun gelingen möge, die teilweise akuten Probleme mit Ausländern in unserem Land zu entschärfen und die geforderte Stabilisierung auch tatsächlich zu erreichen.
Dieses noch vorhandene Restvertrauen gibt den Ausschlag, dass wir mit der Umwandlung in ein Postulat einverstanden sein können.
Der Bundesrat muss deshalb an seine Versprechungen bezüglich eines restriktiven Ausländergesetzes im Rahmen des Abstimmungskampfes erinnert werden. Nur mit restriktiven und lückenlosen Massnahmen wird es in unserem Land gelingen, in dieser Frage wieder eine Beruhigung einzuführen.
Garbani Valérie · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion
Il est faux de dire que la Suisse a une politique des portes ouvertes. Depuis l'entrée en vigueur de la première loi sur le séjour et l'établissement des étrangers, le 1er janvier 1934, la Suisse a clairement fait état de ses prérogatives d'Etat-nation, en soumettant notamment la délivrance d'autorisations de séjour à des contingents déterminés en fonction des besoins de l'économie.
Ces dernières années, notre politique migratoire, basée sur des critères d'admission discriminatoires, car liés à la nationalité, à l'exemple de la politique des trois cercles, a produit des clandestins, soit des travailleuses et des travailleurs sans statut légal, des saisonniers dont le permis n'a pas été renouvelé, des membres d'une famille n'étant pas en droit de requérir le bénéfice du regroupement familial. Notre société les ignore, mais elle les utilise pour effectuer les travaux les plus ingrats et les plus mal rémunérés, ce qui provoque corollairement un dumping salarial. Alors que je parle d'êtres humains, vivant dans des situations les plus précaires, d'autres - en se référant à ces mêmes êtres humains - parlent d'abus.
A mon avis - et il diverge en cela de celui du Conseil fédéral et des auteurs de la motion -, ce n'est pas en fixant des critères d'admission très restrictifs que l'on va mettre fin à ce que je nomme la forme la plus inhumaine de migration, c'est-à-dire la clandestinité. Ce n'est pas en fixant ces critères d'admission restrictifs que l'on va mettre fin à la peur de la "Überfremdung" et aux sentiments xénophobes qui en découlent. Le revers de la pièce d'une politique d'admission sévère est précisément la migration cachée, voire - et cela existe, je l'admets - le recours à la procédure d'asile. C'est précisément ce verso de la pièce qui attise la peur de l'invasion étrangère.
Je me dois cependant de relever que la majorité des requérants d'asile ne sont pas des réfugiés économiques. Lorsque M. Pfister exige du Conseil fédéral qu'il prenne des mesures pour stabiliser la population étrangère, il a notamment à l'esprit la limitation du droit au regroupement familial. Or, je rappelle que ce droit est un droit fondamental garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Quant à la lutte contre les mariages blancs, il existe également un droit au mariage: le favor matrimonii.
A mon sens, une nouvelle loi sur les étrangers cohérente - je préfère par ailleurs parler de loi sur l'accueil des migrants et des migrantes -, devrait tenir compte de la réalité et du proche et lointain futur, plutôt que de se limiter à une vision à court terme. Le déclin démographique de la Suisse et la reprise économique qui s'amorce obligeront à recourir à la main d'oeuvre, particulièrement pour les emplois peu ou pas qualifiés, en dehors de l'Union européenne. Il est en effet illusoire, voire naïf de penser que la Suisse pourra faire appel au Bassin européen, car les Etats membres de l'Union européenne subissent également une carence en main d'oeuvre peu ou pas qualifiée.
Ce qui m'apparaît fondamental pour l'avenir, c'est la suppression de la discrimination quant à l'accès au marché du travail. Une autorisation de séjour devrait être accordée à toutes celles et tous ceux qui disposent d'un contrat de travail, avec la suppression de tout contingent. Comme la loi sur les travailleurs détachés s'applique également aux non-ressortissantes et non-ressortissants de l'Union européenne, le respect des conditions de travail usuelles de la branche et du lieu serait garanti. Le travail au noir et le dumping salarial, et dès lors la plupart des sentiments xénophobes, pourraient alors, sinon être éradiqués, à tout le moins notablement réduits, et ce bien davantage qu'avec le discours de limitation du nombre des étrangères et des étrangers.
Je vous propose donc de ne pas transmettre le postulat.
Simoneschi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion
Intervengo su questa mozione, che il Consiglio federale propone di trasformare in postulato. Ma pregherei le colleghe ed i colleghi di leggere bene, molto bene il testo della mozione. In questo testo si dice che non ci si deve limitare a disciplinare la questione dell'ammissione degli stranieri ma che si deve conseguire una stabilizzazione della loro quota, nonostante la libertà di circolazione delle persone sancita dagli accordi bilaterali. In pratica, il testo avanza le stesse proposte dell'iniziativa popolare "per una regolamentazione della popolazione", che, fortunatamente, il popolo svizzero ha respinto molto chiaramente.
Chiedo ai rappresentanti dell'UDC, che molto spesso invocano il popolo, di ricordarsi che il popolo svizzero, molto chiaramente, con una bella maggioranza, ha detto di no ad una quota, perché è arbitraria, inapplicabile e anche xenofoba. Sappiamo infatti che quel genere di quota porta a distinguere gli stranieri in categorie: da una parte quelli che ci vanno bene, perché ci servono, e che quindi facciamo venire, d'altra parte quelli che non ci vanno bene, perché non ci servono - come per esempio i famigliari - e che allora non accettiamo. Questo modo di procedere significa andare contro la Convenzione dei diritti umani, contro il diritto fondamentale al ricongiungimento famigliare, contro tutto.
Per cui, sinceramente, io non riesco a capire come mai il Consiglio federale è disposto ad accettare questo postulato, che nella sua essenza contiene gli stessi errori, precisi e identici, che l'iniziativa popolare "per una regolamentazione della popolazione" conteneva.
Vi chiedo quindi di non accettare questo postulato.
Metzler Ruth · BR-F · Bundesrat · Appenzell I.-Rh.
Der Motionär und die Unterzeichner der Motion wollen offenbar, dass die Stabilisierung des Ausländerbestandes in der Schweiz auf Gesetzesstufe festgeschrieben wird. Die Zahl der in der Schweiz lebenden Ausländerinnen und Ausländer kann aber nur über restriktive Zulassungsbedingungen für erstmals einreisende Ausländerinnen und Ausländer gesteuert werden.
Ich gehe mit dem Motionär und den Unterzeichnern der Motion insofern einig, als ein ausgewogenes Verhältnis zwischen der schweizerischen und der ausländischen Bevölkerung anzustreben ist. Dieses ausländerpolitische Ziel ist nicht neu und vom Bundesrat schon in den Achtzigerjahren festgelegt worden. Das, Frau Simoneschi, ist auch der Sinn, den der Bundesrat in dieser Motion sieht, und es ist der Grund, weshalb der Bundesrat mit der Umwandlung in ein Postulat einverstanden ist.
Dieses Ziel des Bundesrates ist nach wie vor gültig und wurde auch im Entwurf des neuen Bundesgesetzes für Ausländerinnen und Ausländer, im neuen Ausländergesetz, verankert.
Ich möchte noch ein Wort zum Familiennachzug sagen und mich den Worten von Frau Garbani anschliessen. Es kann nicht das Ziel des Bundesrates sein - das ersehen Sie auch aus dem neuen Ausländergesetz -, dass man beim Familiennachzug restriktiv sein will. Die Erfahrung zeigt, dass sämtliche Integrationsbestrebungen erfolgreich sind und die Integration viel besser gewährleistet werden kann, wenn Ausländerinnen und Ausländer, die in unser Land kommen und bei uns arbeiten, ihre Familien mitnehmen können. Insofern soll keine Einschränkung beim Familiennachzug erfolgen, sondern sollen restriktive Zulassungsbestimmungen bei der Zulassung von ausländischen Arbeitskräften in unser Land gelten.
Bei der Beurteilung dieses ausgewogenen Verhältnisses ist eine Gesamtschau anzustreben, und es sind dabei sowohl gesellschaftliche, bevölkerungspolitische, wirtschaftliche, kulturelle wie auch umweltbezogene Elemente mit zu berücksichtigen.
Das ausgewogene Verhältnis lässt sich am besten am Grad der gelebten und wahrgenommenen Integration der Ausländerinnen und Ausländer in unserem Land beurteilen. Nach Auffassung des Bundesrates wäre ein ausgewogenes Verhältnis deshalb dann nicht mehr gegeben, wenn Integrationsfähigkeit, Integrationsbereitschaft und auch Integrationsmöglichkeiten bei der ausländischen Bevölkerung nicht mehr vorhanden wären oder von den Schweizer Bürgerinnen und Bürgern grundsätzlich infrage gestellt würden.
Das angestrebte ausgewogene Verhältnis, Frau Simoneschi, ist deshalb qualitativ zu betrachten und keine Frage von Quoten. Dies hat sich auch ganz deutlich anlässlich der Volksabstimmung über die 18-Prozent-Initiative gezeigt.
Im Sinne meiner Ausführungen und mit Blick auf die künftige Vorlage zu einem griffigen Ausländergesetz ist aber der Bundesrat bereit, die vorliegende Motion als Postulat entgegenzunehmen.
Hess Peter · 1VP-M · Nationalrat · Zug · Christlichdemokratische Fraktion
Herr Pfister ist mit der Umwandlung der Motion in ein Postulat einverstanden. Frau Garbani bekämpft auch das Postulat.
Abstimmung - Vote
Für Überweisung des Postulates .... 45 Stimmen
Dagegen .... 40 Stimmen
Schluss der Sitzung um 13.10 Uhr
La séance est levée à 13 h 10