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Medikamentenabgabe durch Ärztinnen und Ärzte. Margen verringern und nötigenfalls Einkommensverluste kompensieren
Steiert Jean-François · Mit-M · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion
Die Motion unter dem Titel "Medikamentenabgabe durch Ärztinnen und Ärzte. Margen verringern und nötigenfalls Einkommensverluste kompensieren" ist ein Versuch, zwischen dem vollständigen Verbot der Selbstdispensation, das von einigen Kolleginnen und Kollegen im Rat gefordert wurde, und den heutigen Exzessen, bei denen Ärzte über zusätzliche Margen mehrere Hunderttausend Franken aus dem Verkauf von Medikamenten erzielen, einen Mittelweg zu finden.
Die Motion schlägt vor, die heutige Marge von 15 Prozent, die Ärztinnen und Ärzte im Einklang mit den geltenden Rechtsvorschriften bei der Abgabe von Medikamenten erzielen können, um mindestens die Hälfte zu reduzieren. Daraus resultieren selbstverständlich Einkommensverluste, die nicht mit unseren Prioritäten in Bezug auf die Förderung der Hausarztmedizin kompatibel sind. Deshalb verlangt die Motion als zweiten Schritt, dass allfällige Einkommensverluste dort, wo es nötig ist - das gilt insbesondere für Randregionen -, durch geeignete Massnahmen teilweise kompensiert werden können. Das kann beispielsweise über eine Differenzierung des Taxpunktwertes geschehen, über die Entschädigung nichttariflicher Leistungen wie der Teilnahme an Qualitätszirkeln oder über analoge Massnahmen.
Wir müssen den Hausärztinnen und Hausärzten ausreichende Einkommen garantieren. Das gehört zur flächendeckenden Versorgung durch Hausarztpraxen, die wir praktisch über alle Parteien hinweg fordern. Problematisch und in Europa praktisch einzigartig ist die Tatsache, dass das ärztliche Einkommen zum Teil massiv von der Menge und der Art der verkauften Medikamente abhängig ist, weil so die finanziellen Anreize in Widerspruch zu einer aus therapeutischer Sicht optimalen Medikamentenwahl und damit zum Bemühen um beste Behandlungsqualität stehen. Es geht nicht darum, einzelnen Ärztinnen und Ärzten vorzuwerfen, sie würden, ökonomisch bedingt, therapeutische Massnahmen priorisieren. Sie werden in den allermeisten Fällen zweifellos nach bestem Wissen und Gewissen handeln. Sie sind aber häufig überhaupt nicht in der Lage, sich den oft etwas tendenziösen Informationen zu entziehen, die ihnen unter anderem durch die Pharmaindustrie bezüglich der Wirkung der neuen Heilmittel geliefert werden. Wir haben hier das Problem, dass zu wenig an unabhängigem Wissen zur Verfügung steht.
Dieses Problem können wir kurzfristig nicht lösen. Mit der Motion wird Ihnen aber der Mittelweg vorgeschlagen, die Marge grundsätzlich um die Hälfte zu reduzieren und den Verlust mit nichttarifären Massnahmen zu kompensieren, wo es nötig ist. Damit sollen die falschen Anreize bei der Medikamentenverschreibung abgeschafft werden, ohne dass unnötigerweise am Einkommen der Allgemeinpraktiker und der Hausärztinnen und Hausärzte gerüttelt wird.
Ich danke Ihnen für die Annahme dieser Motion.
Burkhalter Didier · BR-M · Bundesrat · Neuenburg
Par sa motion, le groupe socialiste demande donc, vous l'avez entendu, de réduire au moins de moitié, c'est-à-dire de 15 à 7,5 pour cent, la prime relative au prix comprise dans la part relative à la distribution lors de la vente de médicaments par des médecins propharmaciens et de compenser si nécessaire une part des pertes de revenu qui en résultent par des mesures appropriées.
Le 2 septembre 2009, le Conseil fédéral a proposé de rejeter la motion, vu les différentes mesures qu'il a arrêtées au 1er juillet 2009 afin de réduire le coût des médicaments. Il avait notamment baissé de 3 pour cent la prime relative au prix comprise dans la part relative à la distribution pour l'ensemble des canaux de distribution. Le Conseil fédéral redoutait qu'une réduction à 7,5 pour cent de la prime relative au prix pour les médecins propharmaciens entraîne des demandes de compensation correspondantes en ce qui concerne les pertes de revenu. En outre, la baisse du prix des médicaments dans le cadre de la propharmacie risque également de créer un avantage concurrentiel par rapport aux pharmacies, ce qui pourrait avoir pour conséquence d'affaiblir trop fortement le système de distribution actuel.
Dans le cadre de la révision ordinaire de la loi sur les produits thérapeutiques, deuxième étape, le Conseil fédéral avait proposé de limiter la remise de médicaments par les médecins. A l'aune des résultats de cette procédure, le Conseil fédéral a décidé, le 6 avril dernier, il y a donc quelques jours seulement, de soumettre la limitation de la remise de médicaments par les médecins à une analyse plus approfondie. Nous estimons que la collaboration interdisciplinaire des différentes professions médicales représente une condition essentielle pour garantir des soins sûrs et intégrés. Dans cette perspective, il convient de mieux définir la répartition des rôles entre les médecins et les pharmaciens.
En vue de la publication du message sur la révision ordinaire de la loi sur les produits thérapeutiques au début de l'année prochaine, le Département fédéral de l'intérieur veut tester des mesures qui tiennent compte des développements du projet "managed care" et de la révision de la loi sur les professions médicales et qui empêchent le plus possible, lors de la remise de médicaments, des incitations conduisant à des prescriptions ou à une diffusion inappropriée, donc à trop de médicaments et à trop de volume. Nous voulons empêcher ces incitations mais par des mesures différentes de celles qui avaient été envisagées dans la consultation sur la loi sur les produits thérapeutiques.
Il faudra également prendre en considération les discussions entre les partenaires tarifaires FMH et Santésuisse concernant un nouveau modèle de remise des médicaments indépendant des marges ainsi que l'étude d'une nouvelle baisse de la part relative à la distribution.
Vu ce qui précède, le Conseil fédéral estime qu'une baisse différenciée de la part relative à la distribution ne constitue qu'une mesure isolée auprès des médecins. C'est pourquoi nous rejetons cette motion, mais nous sommes décidés à trouver une bonne solution qui règle réellement les problèmes dans ce domaine, aussi bien les problèmes d'incitations négatives que de "volumes négatifs" - si on peut dire ainsi. Nous cherchons cette solution pour le début de l'année prochaine.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 42 Stimmen
Dagegen ... 103 Stimmen