19.3597
StGB. Vergehen gegen die Familie. Verweigerung des Rechts auf persönlichen Verkehr mit Strafe bedrohen
Engler Stefan · P-M · Ständerat · Graubünden · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Antrag der Mehrheit
Ablehnung der Motion
Antrag der Minderheit
(Schwander, Rieder)
Annahme der Motion
Proposition de la majorité
Rejeter la motion
Proposition de la minorité
(Schwander, Rieder)
Adopter la motion
Präsident (Engler Stefan, Präsident): Es liegt Ihnen ein schriftlicher Bericht der Kommission vor. Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Sommaruga Carlo · Mit-M · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Le 13 juin 2019, le conseiller national Philippe Nantermod déposait la motion que nous traitons, chargeant le Conseil fédéral d'introduire, par une modification du code pénal, une infraction pour les cas de refus fautif de confier un mineur au détenteur du droit aux relations personnelles. La disposition devait prendre la forme d'une extension de l'article 220 du code pénal sur l'enlèvement de mineur ou d'une nouvelle infraction.
Notre collègue du Conseil national a fait valoir à l'appui de sa motion que si le code civil, révisé en 2014 et 2017, affirme l'autorité parentale conjointe et encourage la garde partagée, lors des divorces, le droit de visite est parfois bafoué lorsque l'un des parents en empêche abusivement l'exercice, ce qui peut mener à une aliénation parentale considérée comme une forme de maltraitance envers l'enfant et le parent écarté. Il souligne que la Cour européenne des droits de l'homme et le Tribunal fédéral ont reconnu la gravité de ces situations. Dès lors que le droit de l'enfant d'entretenir des relations personnelles avec chacun de ses parents est un droit fondamental, l'entrave fautive au droit de visite tout comme l'enlèvement parental, de son point de vue, devraient être sanctionnés, ce qui devrait avoir un effet préventif certain et réduire les comportements fautifs.
La motion a été acceptée par le Conseil national en date du 4 mai 2021, par 100 voix contre 78 et 2 abstentions. Toutefois, lors du premier traitement de cette motion par notre conseil, le 7 mars 2022, nous avons décidé d'en suspendre le traitement. Le Conseil national a également accepté la suspension. Cette dernière était motivée par le fait que le Conseil fédéral, même s'il rejetait la motion, estimait que la pénalisation de l'empêchement d'exercer le droit de visite ne pouvait guère servir le bien de l'enfant, qui est prioritaire, et pouvait même se révéler contre-productive. Il indiquait qu'il avait accepté le postulat Müller-Altermatt 19.3503, "Moins de conflits en lien avec l'autorité parentale. Mesures en faveur de l'enfant, de la mère et du père", déposé en mai 2019. L'auteure de ce postulat demandait un rapport d'évaluation des instruments existants dans les différents cantons et demandait de proposer des modifications qui permettraient de trancher plus rapidement et de traiter plus efficacement les cas où les droits et obligations décidés par une autorité ou convenus entre les parties ne seraient pas respectés, notamment si un parent empêche l'autre d'avoir des contacts avec l'enfant.
Le 6 juin 2025, le Conseil fédéral a publié le rapport "Juridiction et procédure en droit de la famille : état des lieux et propositions de réforme", qui répondait à cinq postulats, dont le postulat Müller-Altermatt que je viens de citer, qui avait justifié la suspension du traitement de la motion dont nous discutons. Ce rapport s'appuie sur une enquête réalisée dans les cantons, sur une conférence publique et sur un avis de droit. Les résultats ont montré qu'il y avait nécessité de légiférer. Premièrement, pour procéder à l'unification des compétences judiciaires afin de statuer sur les questions relatives aux enfants en supprimant la différence procédurale entre enfants de parents mariés et non mariés. Deuxièmement, pour adapter la procédure judiciaire aux spécificités des litiges familiaux. Et troisièmement - c'est le thème de la motion dont nous discutons -, pour encourager et renforcer l'interdisciplinarité et les méthodes de résolution amiable des litiges, notamment ceux liés à l'exercice de la parentalité. Le rapport relève que la résolution amiable des questions relatives aux enfants a un impact positif, tant sur le bien de l'enfant et sa relation avec ses parents que sur la charge de travail des tribunaux et des autorités, puisque dans des cas conflictuels, il arrive souvent que plusieurs procédures et mesures de protection de l'enfant soient engagées, ce qui se traduit par des procédures plus longues et plus coûteuses.
Lors de sa séance du 17 novembre 2025, la Commission des affaires juridiques a décidé de se pencher à nouveau sur la motion à la lumière des réflexions figurant dans le rapport que je viens brièvement de résumer. La majorité de la commission conclut que l'introduction d'une disposition pénale risquerait d'ajouter de la tension dans des situations familiales déjà délicates, lesquelles devraient en premier lieu être prises en charge par le recours à la médiation ou à d'autres instruments de droit civil. Elle partage ainsi l'avis du Conseil fédéral et des autorités cantonales consultées lors de l'élaboration du rapport, qui estiment qu'une sanction pénale ne permettrait pas d'atteindre l'objectif recherché. Par 8 voix contre 2 et 2 abstentions, la commission vous propose de rejeter la motion. Une minorité, qui fera valoir elle-même ses arguments, propose de l'adopter. Merci de suivre la proposition de la majorité de la commission.
Schwander Pirmin · Mit-M · Ständerat · Schwyz · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ja, es geht um Kinder, und es kommt jetzt wieder eine schwierige Zeit für diejenigen Kinder, die Mühe haben, beide Elternteile zu sehen - Weihnachten oder auch Ostern sind die zwei Zeiten im Jahr, wo es immer wieder sehr schwierige Situationen gibt.
Die Kommission für Rechtsfragen des Ständerates befürchtet, dass die Familiensituation mit der Einführung einer Strafbestimmung noch komplizierter wird. Ich spreche aber von den Fällen, die gar nicht mehr komplizierter werden können, letztlich von den schlimmsten Fällen von Familiensituationen. Man kann sich die Frage stellen, um was es eigentlich geht. Es geht um die Fälle, in denen das Kind bzw. die Kinder den Bezug und die Besuchsrechte zu beiden Elternteilen ausüben wollen - also die Kinder wollen. Ich spreche nicht von denjenigen Fällen, in denen die Kinder einen Elternteil nicht sehen wollen, das gibt es auch. Ich spreche von den Kindern, die wollen, eindeutig wollen. Und ich spreche von Situationen, bei denen die Mediation nicht gewirkt hat, bei denen die verschiedenen fachlichen Akteure nichts bewirken konnten, bei denen die begleitenden Besuchsrechte nichts bewirken konnten, bei denen familientherapeutische Massnahmen nichts bewirken konnten. Also komplizierter geht es einfach nicht mehr. Wir sprechen von diesen Fällen, und das sind nicht Einzelfälle, die Praxis zeigt es immer wieder.
Wenn ich meine Mails anschaue, dann stelle ich fest, dass sich die Mails bezüglich dieser Fälle eben an Weihnachten verzehnfachen. Kinder melden sich bei unseren Organisationen und rufen uns eigentlich um Hilfe, damit sie endlich einmal beide Elternteile sehen können. Alle Massnahmen haben bis jetzt also nichts gewirkt, um das geht es. Die Kantone bemühen sich schon lange, das muss ich Ihnen sagen; die Kindes- und Erwachsenenschutzbehörden bemühen sich, aber es nützt einfach nichts.
Zwei, drei Beispiele, und das sind konkrete Fälle: Wie beginnt es? Zehn Minuten bevor der eine Elternteil das Besuchsrecht ausüben will, kommt die Meldung: Das Kind ist krank, wir sind auf dem Weg zum Arzt - nicht überprüfbar. Zehn Minuten bevor eben ein Elternteil das Besuchsrecht ausüben will, kommt die Meldung: Wir stehen im Stau, wir wissen nicht, wann wir zurückkommen - nicht überprüfbar. Ein weiteres konkretes Beispiel von vor zwei Wochen: Zehn Minuten oder noch weniger, sieben Minuten bevor der Elternteil das Kind abholen möchte, kommt eine Whatsapp-Nachricht: Das Kind will nicht, wir sind jetzt bei Freunden.
Das sind Beispiele und nicht Einzelbeispiele, Herr Bundesrat. Da gibt es Hunderte von Fällen, in denen die Kinder wollen, aber irgendwie eine Situation geschaffen wird, in der die Übergaben einfach nicht stattfinden. Und die Behörden und alle haben sich in der Vergangenheit wirklich bemüht, über Jahre hinweg - ich spreche nicht von einem Mal -, sie haben sich über Jahre hinweg bemüht, hier etwas zu machen, und es passiert nichts.
Jetzt wurde noch gesagt, man hätte ja Artikel 220 des Strafgesetzbuches. Der Motionär möchte auch, dass man dort etwas ändert. Wir haben diese Bestimmung in der Organisation und überall schon mehrmals angerufen. Die Staatsanwälte sagen, sie genüge nicht für diese Fälle, die ich jetzt geschildert habe; es genügt einfach nicht.
Also, ich bitte Sie, hier einen Ansatz zu wählen, bei dem wir sagen: Nein, wir müssen ein zusätzliches Instrument haben für den Fall, dass eben alles andere nichts nützt. Ich sage nicht, dass die anderen Instrumente nicht eingesetzt werden sollen. Aber ich bin überzeugt, dass hier etwas passiert, wenn wir zum Beispiel - und der Motionär schliesst das ja nicht aus - Artikel 220 des Strafgesetzbuches dahin gehend ändern, dass eben nicht einfach über Jahre hinweg im letzten Moment gesagt werden kann, das Kind sei jetzt krank oder man sei jetzt gerade im Stau. Dann kann man eben eine Strafanzeige zum Wohle der Kinder machen, die den anderen Elternteil besuchen möchten.
Ich bitte Sie, die Minderheit zu unterstützen.
Binder-Keller Marianne · Mit-F · Ständerat · Aargau · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Ich erachte die Problematik, die Kollege Schwander gerade geschildert hat, schon auch als erheblich, auch wenn wir in diesem Bereich bereits eine gesetzliche Regelung haben. Aber ich habe mich schon mehrmals mit Gruppierungen von Betroffenen getroffen, meist waren es Väter. Es waren Situationen von einer unglaublichen Traurigkeit; es waren Väter, die ihre Kinder in kürzester Zeit in einem gewissen Sinne verloren haben, weil sich die Paare nicht verantwortungsvoll finden konnten und die Kinder entfremdet werden. Man muss sich das vorstellen: Ein Vater und eine Mutter haben zusammen kleine Kinder, die sie sehr lieben. Dann geschieht eine Scheidung, eine Trennung, und dann verschwinden diese Kinder sozusagen aus dem Blickfeld der Väter, weil die Mütter nicht verantwortungsbewusst genug sind, eine für beide Seiten tragbare Lösung zu finden. Es kann aber umgekehrt auch sein, dass die Mütter hier alleingelassen werden.
Wenn man einmal an einer solchen Veranstaltung war und gesehen hat, welche Schmerzen und welche psychischen Probleme im Laufe der langen Jahre, in denen man die Kinder nicht mehr sieht, verursacht werden, dann muss man dieses Problem ernst nehmen. Dänemark hat jetzt gerade eine Lösung gefunden, durch welche diese Entfremdungssituationen besser analysiert werden, und es werden rechtliche Möglichkeiten geschaffen, solche zu unterbinden.
Ich weiss, dass dies ein heikler Bereich ist, und gerade bestrafen zu wollen, ist in diesem Bereich eine ganz ausserordentlich heikle Sache. Aber die Situation, in welcher sich diese Väter und diese Mütter befinden, ist ernst zu nehmen. Letztlich geht es ja auch um das Kindswohl. Ein Kind hat ja auch beide Eltern verdient, einen Vater und eine Mutter, auch wenn sich die beiden Partner trennen. Hier besteht eindeutig die Situation, dass es zwar gesetzliche Regelungen gibt, diese aber einfach nicht vollzogen werden.
Aus diesem Grund werde ich dem Antrag der Minderheit auf Annahme der Motion zustimmen.
Chassot Isabelle · Mit-F · Ständerat · Freiburg · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Les observations qui viennent d'être faites m'invitent à réagir. Je souhaiterais réagir concernant deux éléments. Dans le cadre des travaux de la commission - que nous avons accomplis de manière approfondie -, nous sommes conscients du problème et de l'importance du maintien des relations personnelles entre un des parents et son enfant ou ses enfants. Cela est même au coeur des discussions que nous avons menées dans ce cadre. Nous avons examiné de manière approfondie un rapport sur ce sujet et qui montre où se situent les solutions : dans une amélioration de la médiation, mais aussi dans une amélioration du maintien de ce lien, par l'intervention, par exemple, des autorités de protection de l'enfance.
Ce qui est cependant en discussion ici, c'est une solution dans le cadre du droit pénal ; c'est la menace d'une sanction pénale. J'entends bien la minorité, qui pense que la menace d'une sanction pénale pourrait soutenir l'exercice de ce droit. Cependant, il faut prendre en compte le stade suivant ; si la menace ne fonctionne pas, cela veut dire qu'il faut passer à la sanction pénale. Ce dont je suis certaine, c'est qu'une sanction pénale n'améliorera pas la relation entre les deux parents ni le bien de l'enfant, mais qu'elle surchargera, en revanche, les autorités pénales. Or, nous avons entendu plusieurs fois durant cette session qu'aujourd'hui déjà, le nombre d'affaires est en augmentation. Je crois qu'il faut chercher les solutions là où elles sont possibles, et malheureusement, dans ce dossier-là, elles ne le sont pas dans le droit pénal. Des solutions doivent être trouvées. Le maintien du lien de filiation, le maintien de la relation personnelle est essentiel, mais il faut garantir de bonnes conditions pour pouvoir l'exercer.
Je vous prie donc de soutenir la majorité.
Jans Beat · BR-M · Bundesrat · Basel-Stadt
Es ist so: Es sind schlimme Fälle; es sind tragische Geschichten, die sich abspielen, und es sind nicht wenige. Diese Einschätzung teilen wir alle, auch die Mehrheit der Kommission.
Sie hat ja - das wurde von Frau Chassot sehr richtig gesagt - einen entsprechenden Bericht in Auftrag gegeben und diesen dann vor allem auch im Hinblick auf die Entscheidungsfindung berücksichtigt. Dieser Bericht ist wichtig und interessant. Wir haben nämlich bei den Gerichten und bei den Kesb in allen Kantonen nachgefragt, ob sie eine neue Strafbestimmung für Besuchsrechtsverletzungen befürworten würden. Die Antworten fielen durchaus unterschiedlich aus, aber die Mehrheit sprach sich dagegen aus. Denn in solchen Situationen den Nachweis des Straftatbestandes zu erbringen, sei, so der Tenor, enorm schwierig. Die Verteidigung könne sagen, das Kind wolle nicht, das Kind verweigere den Besuch. Wie wollen Sie hier den Beweis erbringen, dass das anders ist? Das halten die zuständigen Behörden für enorm schwierig. Sie kommen dann nicht darum herum, das Kind zu befragen und es so in ein strafrechtliches Verfahren einzubeziehen. Das ist eine grosse Herausforderung, insbesondere für das betroffene Kind. Das ist der Hauptgrund, warum die Mehrheit dazu Nein sagt.
Es gibt aber auch Kantone, die gesagt haben, man müsse den Vorschlag prüfen, in wenigen Einzelfällen könne das tatsächlich nützlich sein. Der Bundesrat ist aber nach diesem Bericht wie Ihre Kommission doch zum Schluss gekommen, dass das Strafverfahren letztlich für die Gewährleistung dieser Besuchsrechte nicht geeignet ist. Um den notwendigen Rechtsfrieden herzustellen, bedarf es in solchen Fällen auch der Bereitschaft der beiden Elternteile, miteinander zu reden und Lösungen zu finden. Wir können dieses Problem am Schluss strafrechtlich nicht lösen.
In solchen Fällen sollte vielmehr versucht werden, den Konflikt zwischen den Eltern zu entschärfen, auf die Wiederherstellung der Kommunikation zwischen den Eltern hinzuarbeiten und so zu einvernehmlichen Lösungen zu kommen. Und Sie haben recht, Herr Schwander, manchmal gelingt das nicht, aber es ist mit Blick auf die Bedürfnisse der Kinder wahrscheinlich der richtige Weg; wir sollten weiter versuchen, diesen Weg zu gehen.
Der Bundesrat kommt im Bericht vom 6. Juni 2025 zum Schluss, dass es in diesem Bereich Handlungsbedarf gibt, diesem jedoch über Anpassungen im Familienverfahrensrecht Rechnung getragen werden sollte. Hier wollen wir Möglichkeiten schaffen, um die Mediation besser abzustützen und solche Fälle vielleicht auch in einem früheren Stadium zu vermeiden. Aus Sicht des Bundesrates besteht im Strafrecht aber kein Handlungsbedarf. Anders gesagt, im Strafrecht gibt es keine Handlungsmöglichkeit, die geeignet wäre, um diese Art von Problemen zu lösen.
In diesem Sinne beantrage ich mit dem Bundesrat und der Mehrheit der Kommission, diese Motion abzulehnen.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 23 Stimmen
Dagegen ... 18 Stimmen
(1 Enthaltung)