25.068
«De l’électricité pour tous en tout temps (Stop au blackout)». Initiative populaire et contre-projet indirect
Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Le président (Page Pierre-André, président): Nous allons mener un débat général sur l'initiative et traiterons également l'entrée en matière et la discussion par article sur le contre-projet indirect.
de Montmollin Simone · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe libéral-radical
Lors de sa séance des 20 et 21 avril dernier, la commission a examiné l'initiative populaire "De l'électricité pour tous en tout temps (Stop au blackout)", son contre-projet indirect ainsi que deux pétitions, 26.2007, "Non au retour du nucléaire !", et 26.2008, "Non à de nouvelles centrales nucléaires". L'initiative populaire vise à inscrire dans la Constitution que l'approvisionnement électrique doit être garanti en tout temps et à confier à la Confédération la définition des responsabilités nécessaires à cet effet. Selon les initiants, cet objectif implique notamment de pouvoir recourir à toutes les technologies de production disponibles, y compris le nucléaire. Ils soulèvent ainsi à la fois la question de la sécurité d'approvisionnement et remettent en question la répartition des compétences entre Confédération, cantons et acteurs du secteur électrique. L'objectif du contre-projet est de rétablir l'ouverture technologique en supprimant l'interdiction légale du nucléaire tout en refusant la modification constitutionnelle proposée dans l'initiative.
Dans le cadre de ses travaux préparatoires, la commission a procédé à de nombreuses auditions et notamment entendu des représentants de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire, de l'Association des entreprises électriques suisses, de Swissgrid, de la Conférence des directeurs cantonaux de l'énergie ainsi que de l'industrie électrique, du monde scientifique et d'organisations concernées.
En outre, lors de sa séance du 30 mars dernier, elle a chargé l'administration d'établir huit rapports complémentaires, notamment sur la rentabilité des projets hydroélectriques, sur les conséquences militaires et sécuritaires liées aux installations nucléaires, sur les questions de responsabilité civile et de couverture des dommages, sur les chaînes d'approvisionnement en combustible nucléaire, sur les réacteurs de quatrième génération, sur les besoins éventuels en centrales à gaz ainsi que sur le développement des énergies renouvelables.
Les auditions ont montré un consensus sur la nécessité de poursuivre le développement des énergies renouvelables, de renforcer les réseaux électriques et de garantir la sécurité d'approvisionnement à long terme. Les besoins futurs en électricité seront vraisemblablement plus élevés que ceux évalués en 2017 lors de l'adoption de la stratégie énergétique 2050, notamment en raison de l'électrification croissante des usages, des centres de données et du développement de l'intelligence artificielle. Une réévaluation de ces besoins est en cours. La commission a d'ailleurs déposé les deux postulats 26.3019 et 26.3020 pour lesquels des réponses sont attendues d'ici fin 2027 dans le cadre des nouvelles perspectives énergétiques 2060 en cours d'élaboration, qui devront permettre des analyses actualisées de l'approvisionnement futur en électricité. À cet égard, les auditions ont fait apparaître des appréciations divergentes quant au rôle du nucléaire.
La Conférence des directeurs cantonaux de l'énergie a indiqué que si les cantons rejetaient très largement l'initiative populaire, les positions sont plus nuancées sur le contre-projet indirect. Dix cantons demandent des analyses complémentaires, sept le soutiennent sous réserve du maintien du soutien aux énergies renouvelables et à l'hydraulique, tandis que huit s'y opposent. Les cantons ont demandé une actualisation des perspectives énergétiques et des précisions concernant les coûts, le financement, l'intégration d'éventuelles nouvelles centrales dans le système électrique suisse ainsi que la gestion à long terme des déchets radioactifs. Ils ont en revanche confirmé leur soutien à la poursuite de l'exploitation des centrales existantes, aussi longtemps que les exigences de sécurité sont remplies.
Ces appréciations ont émaillé également le débat d'entrée en matière de la commission. Plusieurs membres ont demandé le renvoi du projet au Conseil fédéral, estimant que les bases décisionnelles demeuraient insuffisantes, notamment en ce qui concerne les coûts, le financement, les risques résiduels, les conséquences sur le développement des énergies renouvelables et la gestion des déchets radioactifs. La majorité de la commission a toutefois considéré que ces interrogations, bien que légitimes, ne justifiaient pas un renvoi. D'une part, le contre-projet ne préjuge pas d'une future décision de construire de nouvelles centrales et, d'autre part, il ne remet pas en cause la stratégie énergétique 2050 ni les lois votées par le peuple en la matière ces dernières années. Le contre-projet vise uniquement à supprimer une interdiction générale afin de préserver toutes les options susceptibles de contribuer à la sécurité d'approvisionnement dans un contexte marqué par des incertitudes géopolitiques et une demande d'électricité en hausse. Maintenir une interdiction revient à donner un signal paradoxal qui consiste à vouloir garantir notre approvisionnement sans intégrer toutes les technologies dans la réflexion.
La commission est entrée en matière, par 13 voix contre 12. Elle a ensuite refusé la proposition de renvoi du contre-projet au Conseil fédéral, par 13 voix contre 11.
Ces demandes de précision, bien que légitimes, sont prématurées. Elles ne pourront trouver de réponse cohérente qu'en cas de projet concret, et non de manière théorique. Il y a quatre minorités à cet égard : les minorités I (Wismer Priska), II (Masshardt), III (Bäumle) et IV (Schlatter).
La commission a ensuite procédé à la discussion par article de la modification de la loi sur l'énergie nucléaire, soit du contre-projet à l'initiative, et s'est ralliée en tous points à la position du Conseil des États en refusant plusieurs propositions.
À l'article 12a, la minorité Wismer Priska vise à limiter la levée de l'interdiction aux seules centrales de quatrième génération. La majorité relève qu'une telle restriction reviendrait pratiquement à maintenir l'interdiction actuelle, car il existe actuellement plus de 90 concepts différents dans le monde, aucune définition n'existant pour qualifier ce que sera une centrale de quatrième génération. Cette proposition a été rejetée, par 13 voix contre 12.
À l'article 12b, la minorité Bäumle porte sur la responsabilité civile et les conséquences financières d'un accident nucléaire majeur. L'auteur considère que toute nouvelle centrale devrait être soumise à des exigences de couverture financière plus élevées. Pour la majorité, augmenter substantiellement les règles de couverture reviendrait à imposer des exigences plus élevées aux installations futures qu'aux centrales existantes, alors que celles-ci devraient être plus sûres. De tels coûts empêcheraient de facto tout nouveau projet. Cette proposition a été rejetée, par 13 voix contre 11.
Les questions de sécurité ont occupé une place importante dans les débats, notamment au regard des conflits récents et des risques d'attaques militaires hybrides ou terroristes. À l'article 13 alinéa 1 lettre ebis, une proposition exigeant une démonstration d'un niveau de protection complet et garanti contre ces menaces a été rejetée, par 13 voix contre 12, le risque zéro n'existant pour aucune infrastructure, fut-elle nucléaire.
Sur les questions de prolifération nucléaire, des dépendances géopolitiques et des chaînes d'approvisionnement, plusieurs propositions, à l'article 13 alinéa 1 lettres i et j, demandaient que les requérants démontrent le respect du droit international, des principes de non-prolifération ainsi que de standards élevés en matière de droits humains et d'environnement tout au long de la chaîne d'approvisionnement du combustible nucléaire. La majorité de la commission a reconnu l'importance de ces préoccupations, mais a estimé que les exigences proposées vont au-delà des mécanismes existants à l'échelle internationale et seraient extrêmement difficiles à mettre en oeuvre. Ces propositions aux lettres i et j ont donc été rejetées, par 16 voix contre 9. Il y a deux minorités.
Aux lettres k et l, selon certains membres de la commission, il n'est pas acceptable d'autoriser de nouvelles centrales sans solution pleinement établie pour l'élimination définitive des déchets. La majorité relève que la lettre d permettrait déjà d'imposer des conditions particulières le cas échéant. Certaines technologies en développement pourraient par ailleurs réduire la quantité ou la durée ainsi que la dangerosité des déchets produits. C'est pourquoi la majorité a rejeté ces propositions, par 16 voix contre 9, à la lettre k, et par 13 voix contre 9 et 3 abstentions, à la lettre l.
La commission s'est ensuite penchée sur la participation des populations concernées. À l'article 15, la commission a refusé, par 15 voix contre 9, que les communes situées dans la zone de protection d'urgence autour d'une centrale disposent d'un droit de codécision contraignant. Un tel mécanisme serait difficilement compatible avec le système actuel d'autorisation générale qui est accordée par l'instance fédérale, en l'occurrence par le Parlement, et non par les cantons ou les communes. Cela créerait un précédent.
S'agissant du financement, une proposition visait à introduire un nouvel article 86a pour exclure explicitement toute forme de soutien financier public, direct ou indirect, à de nouvelles centrales nucléaires, y compris par le biais de suppléments réseau, ainsi que toutes mesures d'encouragement. Cela a également été rejeté, par 13 voix contre 10, la commission constatant que le droit en vigueur ne permet de toute manière pas un tel soutien. Il n'est donc pas nécessaire d'inscrire une interdiction supplémentaire dans la loi.
Enfin, une proposition présentée comme un compromis visant à remplacer la suppression de l'interdiction par un moratoire jusqu'en 2035 a été rejetée, par 13 voix contre 12. C'est l'article 106 alinéas 1bis et 1ter. La majorité considère qu'un nouveau moratoire reporterait tout simplement les mêmes questions à une date ultérieure. L'expérience du moratoire entre 1990 et 2000 a montré par ailleurs qu'aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée pendant cette période.
Au terme de ses travaux, la commission a adopté le contre-projet indirect, par 13 voix contre 12.
À l'attention de la Commission de rédaction, elle relève qu'il n'est pas conforme à la pratique législative de faire figurer entre parenthèses, dans le titre de la loi, une référence au contre-projet indirect à l'initiative. Elle prie donc la Commission de rédaction de bien vouloir adapter ce titre.
Quant à l'initiative populaire, une proposition visant à recommander son acceptation a été rejetée, par 15 voix contre 9. La commission suit donc la position du Conseil fédéral et du Conseil des États.
Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Le président (Page Pierre-André, président): Vous aviez dix minutes pour vous exprimer, Madame de Montmollin.
de Montmollin Simone · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe libéral-radical
Je finirai juste par la conclusion. La majorité de la commission vous invite donc à ne pas fermer la porte et à soutenir le projet du Conseil fédéral, la décision du Conseil des États et la proposition de votre commission.
Egger Mike · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Bevor ich zur Vorlage komme, gestatte ich mir, einen kurzen Hinweis zuhanden der Redaktionskommission zu machen. Der Titel der Vorlage 1 lautet derzeit "Indirekter Gegenvorschlag zur eidgenössischen Volksinitiative 'Jederzeit Strom für alle (Blackout stoppen)'". Aus gesetzestechnischer Sicht ist es nicht üblich, eine Klammerbemerkung in einen Erlasstitel aufzunehmen. Die Bezeichnung "Blackout stoppen" gehört zum Titel der Volksinitiative, nicht aber zum Erlass selbst. Ich beantrage Ihnen deshalb, den Titel redaktionell anzupassen. Der korrekte Erlasstitel lautet: "Kernenergiegesetz (KEG). Änderung vom ..."; dies an dieser Stelle als Hinweis zuhanden der Redaktionskommission.
Die Kommission setzte sich intensiv mit der Initiative, der Botschaft des Bundesrates, dem indirekten Gegenvorschlag, den Vernehmlassungsergebnissen, dem Mitbericht der Finanzkommission sowie den beiden eingereichten Petitionen auseinander. Die Petition von Greenpeace Schweiz und die Petition des Bündnisses "Nein zu neuen AKW" wurden behandelt und entsprechend geprüft. Die Kommission beantragt Ihnen, die Volksinitiative zur Ablehnung zu empfehlen und dem indirekten Gegenvorschlag des Bundesrates zuzustimmen.
Die zentrale Frage der Vorlage lautet nicht, ob morgen ein neues Kernkraftwerk gebaut wird. Die zentrale Frage lautet vielmehr: Darf die Schweiz, dürfen ihre Stromproduzenten eine Technologie, die heute knapp 30 Prozent des Schweizer Stroms liefert, auch künftig überhaupt wieder in Betracht ziehen?
Der Bundesrat und die Kommission beantragen, die Volksinitiative zur Ablehnung zu empfehlen, weil sie weit über die Frage der Technologieoffenheit hinausgeht und erhebliche Eingriffe in die heutige Aufgabenverteilung zwischen Bund, Kantonen und Gemeinden vorsieht. Gleichzeitig sieht der Bundesrat aber vor, das Kernenergiegesetz anzupassen und das heutige Rahmenbewilligungsverbot für neue Kernkraftwerke entsprechend aufzuheben, was dem Kernanliegen der Initianten Rechnung trägt.
Die Kommissionsmehrheit unterstützt diesen Ansatz. Warum? Weil sich die energiepolitischen Rahmenbedingungen seit der Energiestrategie 2050 grundlegend verändert haben. Im Jahr 2017 sprach in der energiepolitischen Diskussion kaum jemand von netto null. Im Jahr 2017 sprach niemand über den heutigen Boom von Rechenzentren und künstlicher Intelligenz. Im Jahr 2017 ging man davon aus, dass Europa dauerhaft genügend Strom produzieren würde und Importe jederzeit verfügbar seien. Ebenfalls ging man von einer langsameren Entwicklung der Bevölkerungszahlen aus.
Heute wissen wir leider, dass die Welt etwas anders aussieht. Der Strombedarf steigt, und zwar massiv. Allein die Umsetzung der Klimaziele und der Netto-null-Strategie führt gemäss der Energieperspektive des Bundes zu einem zusätzlichen Strombedarf von 20 bis 30 Terawattstunden pro Jahr. Davon entfallen rund 14 Terawattstunden auf die Elektrifizierung des Verkehrs, 5 bis 8 Terawattstunden auf Wärmepumpen und Gebäude, weitere Terawattstunden entfallen auf Industrie, Digitalisierung und Rechenzentren. Gleichzeitig liefern unsere bestehenden Kernkraftwerke heute 20 bis 23 Terawattstunden Strom pro Jahr. Das bedeutet, dass wir künftig nicht nur die heutigen Kernkraftwerke ersetzen müssen, wir müssen zusätzlich den Mehrbedarf durch Elektrifizierung, Digitalisierung, Bevölkerungswachstum und Netto-null-Strategie decken. Wir sprechen deshalb langfristig von 35 bis 50 Terawattstunden zusätzlichem Strombedarf bzw. Ersatzbedarf.
Die Kommissionsmehrheit ist sich bewusst, dass wir weiterhin mehr Wasserkraft, mehr Solarenergie, mehr Speicher und leistungsfähige Netze brauchen. Wichtig ist der Kommission, dass diese Vorlage nicht als Gegenentwurf zu den erneuerbaren Energien angesehen wird, sondern als entsprechende Ergänzung. Die Wichtigkeit dieser Ergänzung wurde auch in der Kommission besprochen. Die sechzehn geplanten Wasserkraftprojekte liefern bis 2040 voraussichtlich rund 1 Terawattstunde zusätzliche saisonale Speicherproduktion. Der "Solar-Express" bringt zusätzlich rund 0,23 Terawattstunden. Zusammen mit anderen Technologien sprechen wir beim Ausbau von ungefähr 3 Terawattstunden zusätzlicher Winterproduktion. Dem stehen langfristig über 35 Terawattstunden an zusätzlichem Bedarf gegenüber. Genau deshalb diskutieren wir heute zusammen mit dem Bundesrat über die Kernenergieoption und suchen gemeinsam Lösungen, um die genannten Herausforderungen als Team für die Schweiz zu lösen.
Ich komme zu den Minderheitsanträgen. Der Antrag auf Nichteintreten wird den aktuellen Herausforderungen gemäss einer Mehrheit der Kommission nicht gerecht und greift zu kurz und wurde deshalb abgelehnt. Gerade weil die langfristige Versorgungssicherheit zu den grössten Herausforderungen unseres Landes gehört, wäre es nicht das richtige Signal, die Debatte bereits beim Eintreten abzuklemmen. Diese Frage verdient eine materielle Beratung.
Der Antrag der Minderheit I (Wismer Priska) verlangt die Rückweisung der Vorlage mit dem Auftrag, zunächst die Finanzierung neuer Kernkraftwerke vertieft abzuklären. Die Mehrheit lehnt dies ebenfalls ab. Dabei ist festzuhalten, dass sich auch die Finanzkommission des Nationalrates intensiv mit dieser Frage beschäftigt hat. Die Finanzkommission weist zu Recht darauf hin, dass mögliche zukünftige Kernkraftwerke erhebliche Investitionen erfordern würden und dass finanzielle Risiken transparent ausgewiesen werden müssen. Gleichzeitig hält die Finanzkommission aber auch fest, dass eine Strommangellage ihrerseits enorme volkswirtschaftliche Schäden verursachen würde. Gemäss nationaler Risikoanalyse können bei einer Winterversorgungslücke von 30 Prozent Schäden von rund 1 Milliarde Franken pro Tag entstehen. Für ein länger andauerndes Szenario werden Schäden von über 84 Milliarden Franken ausgewiesen.
Als Kommissionssprecher ist es mir wichtig, zu erwähnen, dass wir heute weder über ein Bauprojekt noch über ein Finanzierungsmodell entscheiden. Wir entscheiden heute und morgen darüber, ob die Schweiz bzw. die Stromproduzenten diese technologische Option überhaupt noch prüfen sollen. Solange Kernkraftwerke gesetzlich verboten sind, wird niemand Millionenbeträge in konkrete Projekte, Standortevaluationen oder Finanzierungsmodelle investieren.
Die weiteren Rückweisungsanträge verlangen neue Gesamtstrategien, zusätzliche Berichte oder eine ausschliessliche Ausrichtung auf erneuerbare Energien. Auch diese Anträge lehnte eine Mehrheit ab, dies, weil die Frage dieser Vorlage nicht lautet, welche Technologien künftig gewinnen, sondern ob der Staat weiterhin eine Technologie verbieten soll. Die Mehrheit der Kommission spricht sich aufgrund neuer Erkenntnisse und geopolitischer Gegebenheiten gegen ein solches Technologieverbot aus und gewichtet die Versorgungssicherheit der Schweiz höher als das aktuelle Verbot.
Auch die übrigen Anträge, die Ihnen als Minderheitsanträge vorliegen, lehnte eine Kommissionsmehrheit ab. Diese betreffen Sonderregelungen, zusätzliche Nachweise, zusätzliche Moratorien oder zusätzliche Bewilligungshürden. Die Mehrheit ist der Auffassung, dass Sicherheit, Umweltverträglichkeit, Entsorgung und Haftung bereits heute im Kernenergiegesetz, im Umweltrecht und in den ordentlichen Bewilligungsverfahren geregelt sind.
Im Namen der Mehrheit der Kommission beantrage ich Ihnen deshalb Zustimmung zum indirekten Gegenvorschlag des Bundesrates und die Ablehnung sämtlicher Minderheitsanträge. Ausserdem beantrage ich Ihnen - unter der Voraussetzung, dass die Anträge der Minderheiten abgelehnt werden -, die Volksinitiative zur Ablehnung zu empfehlen.
Grossen Jürg · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe vert'libéral
Geschätzter Herr Kommissionssprecher, Sie haben pflichtbewusst aufgelistet, wie viel mehr Energie wir brauchen, wie viel mehr Strom wir in den nächsten Jahren brauchen. Hat sich die Kommission auch mit dem Thema Stromeffizienz befasst? Dazu sagte der Bundesrat, eine Einsparung von 40 Prozent sei ohne Komforteinbusse möglich. Wir brauchen heute gleich viel Strom wie vor zwanzig Jahren. Obwohl wir 1,5 Millionen mehr Leute sind, 300 000 Elektroautos, 500 000 Wärmepumpen, 1500 E-LKW haben und schon über 100 Datencenter errichtet haben, brauchen wir gleich viel Strom. Hat sich die Kommission auch mit dem Thema der Stromeffizienz befasst, und wie gross ist dort das Potenzial?
Egger Mike · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Die Kommission hat sich schon mehrfach mit dem Thema der Stromeffizienz befasst. Es ist auch ausgewiesen, wie ich es ausgeführt habe, dass gewisse Entwicklungsschritte gemacht wurden. Aber es hat sich gezeigt, dass der Mehrbedarf, der jetzt auf die Schweiz zurollt, nicht so einfach zu decken ist. Darum kommt auch der Bundesrat zum Schluss, man sollte möglichst offen an diese Herausforderung herantreten. Wir sollten nicht eine Technologie priorisieren, sondern entsprechend in die Breite fahren.
Brenzikofer Florence · Mit-F · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe des VERT-E-S
Herr Kollege Egger, die klare Mehrheit der Kantone lehnt sowohl die Initiative als auch den Gegenvorschlag ab. Hat sich Ihre Kommission auch mit den Gründen, aus denen die Kantone diesen Gegenvorschlag ablehnen, auseinandergesetzt?
Egger Mike · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Die Gründe können Sie auch in den Vernehmlassungsantworten der Kantone nachlesen. Es muss aus Sicht der Mehrheit aber nicht nur auf die Kantone Rücksicht genommen werden, sondern auch auf die Wirtschaft oder die Stromproduzenten selbst. Und diese sind mehrheitlich klar für diesen indirekten Gegenvorschlag und unterstützen die Stossrichtung des Bundesrates.
Jauslin Matthias Samuel · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe vert'libéral
Herr Kollege Egger, Sie haben in Ihrem Votum die fünfzehn plus eins Wasserkraftprojekte angesprochen. Können Sie uns erklären, warum von diesen fünfzehn plus eins Wasserkraftwerken das Wasserkraftwerk in der Chlus nicht realisiert wird, obwohl uns der Bundesrat zugesichert hat, dass es sich unmittelbar vor der Realisierung befinde?
Egger Mike · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Das müssen Sie Bundesrat Rösti fragen, er kann Ihnen das sicherlich beantworten.
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Viele Profiteure und Lobbyisten rund um die erneuerbaren Energien fürchten im Zusammenhang mit der geplanten Aufhebung des Neubauverbots um Aufträge und Milliarden von Franken an Bundessubventionen. Über ihre Motive kann nur spekuliert werden. Es sind mutmasslich Eigennutz, Profit und/oder Ideologie. Für die heutige Diskussion sollte aber das Motiv einer sicheren und bezahlbaren Energieversorgung für die Schweiz im Zentrum stehen, es sollte um Fakten und nicht um Ideologie und auch nicht um persönliche Bereicherung gehen.
Wie die Versorgung der Schweiz insbesondere im Winter mit den Ausserbetriebnahmen von Gösgen und Leibstadt um das Jahr 2050 bewerkstelligt werden soll, ist äusserst fraglich. Seit Jahren ist bekannt, dass wir eine Lücke von 40 bis 50 Terawattstunden Strom zu schliessen haben. Viele scheinen diese Herausforderungen nicht zu kümmern. Sie trachten weiterhin nach ihren eigenen Interessen und dem Erhalt von Staatsgeld für Zubauten, mit denen diese Winterstromlücke nicht geschlossen werden kann. Um diese offenen Fragen zu beantworten, reicht es nicht, die Erträge des Flatterstroms zusammenzuzählen und zu behaupten, man könne so die Kernkraftwerke kompensieren. Nach wie vor produzieren Beznau, Leibstadt und Gösgen in Wintermonaten rund 40 bis 50 Prozent der gesamten Schweizer Stromversorgung, und zwar rund um die Uhr und auch bei Flaute und auch bei Dunkelheit.
Diese Strommengen lassen sich eben nicht mit alternativen Energien decken. Entsprechend haben sich sämtliche vermeintlichen Lösungsansätze der vergangenen Jahre vollständig in Luft aufgelöst. Zuerst dachte man, man könne die Lücken mit mehr Stromimporten decken. Dann propagierte man Geothermie, Wind und Solar, dann Solar in den Alpen, dann Solar auf Autobahnen, dann Solar in der Landwirtschaft, schliesslich die grossflächige Nutzung biogener und synthetischer Treibstoffe, Wasserstoffstrategien und viele weitere Luftballone. Nebst der Tatsache, dass viele dieser Vorhaben grosse lokale Widerstände auslösen oder technisch noch nicht ausgereift sind, bleibt am Ende die nüchterne Erkenntnis, dass das zwischenzeitlich verabschiedete Netto-null-Ziel und die Digitalisierung die Stromlücken am Ende noch deutlich vergrössern werden und dass sich diese Ziele ohne neue Kernkraftwerke ebenfalls in Luft auflösen werden.
Die Welt baut darum neue Kernkraftwerke. Ursula von der Leyen spricht im Zusammenhang mit dem damaligen Ausstieg sogar von einem strategischen Fehler und möchte Europa an einer weltweiten Renaissance der Kernkraft teilhaben lassen. Die UNO und die IAEA haben im Rahmen der Weltklimakonferenz COP28 in Dubai an der Notwendigkeit von Kernenergie zur Erreichung des Netto-null-Ziels festgehalten. Auch der Weltklimarat hat die Notwendigkeit der Kernenergie für die Erreichung des 2-Grad-Ziels bestätigt, ebenso die OECD und andere Organisationen.
Kurz und gut: Ohne neue AKW können Sie heute das Netto-null-Ziel zu Grabe tragen. Aus diesen und noch vielen weiteren Gründen, die ich in meinem Fraktionsvotum später noch ausführen werde, sind die Mehrheit des Ständerates und auch die Mehrheit der Nationalratskommission zur Überzeugung gekommen, dass die Option geschaffen werden muss, dereinst neue Kernkraftwerke zu planen und zu bauen.
Gebaut ist damit noch kein einziges Werk. Die Abschaffung des Neubauverbots schränkt uns auf dem herausfordernden Weg, die Versorgung auch nach 2050 zu garantieren, einfach ein kleines bisschen weniger ein. Diese Möglichkeit, diese Option mit althergebrachter und ewiggestriger Ideologie zu verbauen, ist für die Schweiz brandgefährlich; sie ist gefährlich für eine bezahlbare Versorgung und damit auch gefährlich für die Wettbewerbsfähigkeit unseres Landes und für unseren Wohlstand.
Aus diesen Gründen plädiert die SVP-Fraktion gemäss meiner Minderheit dafür, die Volksinitiative zur Annahme zu empfehlen. Bei Annahme des Gegenvorschlags würde die Volksinitiative zu gegebener Zeit zurückgezogen werden.
Bäumle Martin · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Herr Imark, Sie haben das Hohelied der Kernenergie für den Winterstrom gesungen. Können Sie mir sagen, wie viele Kilowattstunden Strom das Kernkraftwerk Gösgen zwischen November 2025 und Ende Februar 2026 für die Schweizer Winterversorgung produziert hat?
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Meines Wissens hatte Gösgen in dieser Zeit einen Ausfall. Das heisst aber nicht, dass es keine neuen Kernkraftwerke braucht. Ich habe es vorhin gesagt, Herr Bäumle: Es kommt irgendwann die Zeit, wo wir alle alten Kernkraftwerke abstellen müssen, und wir haben, Stand heute, keine Möglichkeit, diesen Strom zu ersetzen. Ja, es gibt Ausfälle, und je älter die Werke werden, desto höher steigt das Risiko für Ausfälle. Der Grund, warum wir heute diese Option schaffen müssen, ist, dass wir nach 2050 keine Lösung haben, wie wir im Winter diesen zuverlässig produzierten Strom ersetzen können.
Müller-Altermatt Stefan · Mit-M · Conseil national · Soleure · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Mit dem indirekten Gegenvorschlag zur Blackout-Initiative möchte der Bundesrat diese gleich umsetzen und das AKW-Neubauverbot aufheben. Begründet hat er seinen Gegenentwurf damit, dass man eine Option zur Schliessung der Winterstromlücke anbieten möchte. Ich möchte Ihnen darlegen, warum die Aufhebung des AKW-Neubauverbots weder etwas gegen die Winterstromlücke leisten kann noch eine Option anbietet.
Unser Stromsystem ist in den vergangenen Jahren in atemberaubender Geschwindigkeit dynamisiert worden, und es wird sich weiter dynamisieren. Batteriespeicher, zusätzliche Pumpspeicherwerke, Smart Meter werden die Last steuern, und auch das Angebot wird mit Solarenergie und Windkraft variabler. In diesem dynamischen System braucht man nicht eine zusätzliche Grundlastabdeckung, man braucht eine Restlastabdeckung. Atomkraftwerke sind aber Grundlastkraftwerke, sie leisten schlicht keinen Beitrag gegen Dunkelflauten oder eben gegen die Winterstromlücke - null.
Nun könnte man natürlich die AKW einsetzen, um im Winter diese Restlast abzusichern, während sie im Sommer halt einfach herumstehen. Das Problem dabei ist, dass AKW selbst im Ganzjahresbetrieb eine der teuersten Arten sind, Strom zu produzieren, und die Investitionshürde ist dermassen hoch, dass kein Privater sie jemals nehmen würde. Die drei neuen westeuropäischen AKW verursachten Kosten zwischen 11 Milliarden und über 40 Milliarden Euro und Bauzeiten zwischen 17 Jahren und unbestimmt. Bei Hinkley Point C wurden jetzt 40 Milliarden Euro verlocht, und der Reaktor läuft noch immer nicht. Das sind verheerende Zahlen. Die Atomkraft auf dem heutigen Stand ist ruinös, und einen anderen Stand gibt es nicht, obwohl uns ein solcher schon bald seit Jahrzehnten versprochen wird.
Wenn wir über die Bauzeiten sprechen, dann muss klar gesagt werden, dass das Jahr 2050 für die Inbetriebnahme bereits unerreichbar ist, selbst wenn man optimistisch ist und lediglich 15 Jahre für die Planung und 10 Jahre für den Bau rechnet. AKW sind also das falsche Konzept, sie sind ruinös teuer, und sie kommen zu spät. Dann kommt die Gegenseite und sagt: Es ist ja nur eine Option, etwas, was wir wieder ermöglichen wollen. Ich habe Ihnen die Bauzeiten genannt. Es gibt keine Option "neue AKW", es gibt nur einen Weg "neue AKW". Man muss sich jetzt auf den Weg machen, sollten die AKW rechtzeitig fertig sein.
Ich habe meinen Antrag in der Kommission, den jetzigen Antrag der Minderheit zu Artikel 106 Absatz 1bis, für ein Moratorium bis 2035 ja nicht ohne Hintergedanken eingereicht. Hätte Herr Bundesrat Rösti wirklich die Absicht, nur eine Option anzubieten, dann wäre es ausgesprochen klug, dies mit Annahme meines Antrages zu machen, denn 2035 wird man sehen, wie gross die Winterstromlücke 2050 dann tatsächlich sein wird. Und man wird 2035 auch wissen, wie weit die Atomkraft tatsächlich weiterentwickelt wurde. In Anbetracht dieser Unbekannten ist es nichts anderes als klug, noch neun Jahre zuzuwarten, es sei denn, man will nicht die Option Kernkraft bieten, sondern den Weg zur Kernkraft beschreiten.
Herr Rösti hat mit der Ablehnung des Antrages klar gesagt, dass man nicht bis 2035 warten könne, denn man müsse die Grundlagen für den Bau eines neuen AKW jetzt schaffen. Schenken Sie also bitte reinen Wein ein. Wenn der Gegenvorschlag durchgewunken wird, dann beginnen im UVEK tags darauf die Vorarbeiten für Gösgen II - ohne Abklärung der finanziellen Risiken, ohne Kenntnis der tatsächlichen Notwendigkeit, ohne Rücksicht auf die Nebenwirkungen, die bereits diese Arbeiten nach sich ziehen.
Die grösste Nebenwirkung und das relevanteste Risiko bei der Kernkraft ist das Problem der Stranded Assets. In den über zwanzig Jahren der Planungs- und Bauzeit ist es sehr wahrscheinlich, dass irgendwo auf der Welt ein Atomunfall passiert oder der Bau aufgrund von Klagen, Standortkonflikten oder Volksabstimmungen verhindert wird. Es ist aber auch möglich, dass schlicht und einfach die erneuerbaren Energien, Speicher und der flexible Strommarkt dafür sorgen, dass ein AKW nicht wettbewerbsfähig ist, noch bevor es gebaut werden kann. Wir wissen ja, dass kein Privater die Investitionshürde nehmen kann und will. Also müsste der Staat die Investitionen stemmen. Er würde dabei mit grösster Wahrscheinlichkeit Milliarden Franken in den Sand setzen.
Zum Schluss meiner leider sehr kurzen Redezeit möchte ich noch eine weitere Nebenwirkung betonen, die der Hauptgrund für die Nichtexistenz der Option Kernkraft ist. Die Versorgungssicherheit ist auch mir extrem wichtig. Warum? Die Aufhebung des Neubauverbots stärkt die Versorgungssicherheit nicht, sondern gefährdet sie. Die zwingend hochsubventionierte Dauerproduktion, nur schon die Aussicht darauf wird natürlich enorm investitionsdämpfend wirken. Das war auch der Grund, weshalb wir das Neubauverbot überhaupt in die Energiestrategie aufgenommen haben. Es ging nicht um Sicherheit oder Endlagerung, sondern einzig und allein um die Abwägung von Kosten und Nutzen. Die Kosten sind auch insofern hoch, als es dann keinen Anreiz mehr gibt, den anderen Weg zu gehen und in erneuerbare Energien zu investieren. Diese sind einfach wirklich der einzige Weg, der uns in Zukunft Versorgungssicherheit bietet.
Die neuen AKW, die quasi "energy only" sind, behindern zum Beispiel den Ausbau der Wasserkraft, also das, was neben Energie auch Speicher, Flexibilität, Systemdienstleistungen usw. bietet. Damit ist auch die Frage beantwortet, die Herr Egger vorhin nicht beantwortet hat. Das Wasserkraftwerk Chlus wird nicht gebaut, weil der Investitionsanreiz zu tief ist und man das Geld dafür nicht findet. Durch die Option Kernkraft vermindern wir diesen Investitionsanreiz zusätzlich. Es wird noch unrealistischer, dass Projekte wie die Chlus und die anderen fünfzehn Projekte gebaut werden, und es gibt noch weniger Versorgungssicherheit.
Zum Fazit: Die Aufhebung des AKW-Neubauverbots wäre nicht ein optionaler, sondern der definitive Beginn einer ruinösen Risikostrategie. Lehnen wir sie ab, und treten wir nicht auf den Gegenvorschlag ein!
Bäumle Martin · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Herr Kollege, wir diskutieren ja hier und heute über neue Kernkraftwerke, weil gesagt wird, es drohe eine Winterstromlücke, die Energiestrategie 2050 sei gescheitert und man müsse jetzt neue Kernkraftwerke zulassen. Können Sie mir sagen, warum Sie trotz dieser Kritik für ein Nichteintreten einstehen?
Müller-Altermatt Stefan · Mit-M · Conseil national · Soleure · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Die Winterstromlücke ist nichts Neues: Wir haben im Winter einen strukturellen Importbedarf. Allerdings darf man auch sagen, dass die Signale, die wir vonseiten der Fachstellen erhalten, also von Swissgrid und von der Elcom, vor ein paar Jahren noch weitaus alarmistischer waren als heute. Der Grund liegt vor allem darin, dass wir mit der Energiestrategie tatsächlich nicht versagt haben, sondern viel besser unterwegs sind, als das den Gegnern von einst lieb ist.
Ich wurde 2017 im Abstimmungskampf immer darauf hingewiesen, wir hätten viel zu ehrgeizige Ziele für den Ausbau der Erneuerbaren definiert. Wir hatten damals null Komma irgendetwas Solarstrom im Mix. Heute haben wir 17 Prozent. Wir werden die angeblich viel zu ehrgeizigen Ziele von damals bei der Fotovoltaik in der halben Zeit erreichen. Was wir damals auch nicht gedacht hätten: Heute wird die Hälfte der Fotovoltaikanlagen mit Speicher verbaut, und dadurch können wir mit Fotovoltaik eben auch die Defizite in anderen Bereichen, z. B. bei den Windkraftanlagen, wieder kompensieren. Das passt den Gegnern von damals nicht, aber die Schweiz hat sich 2017 auf den Weg in die Energiezukunft gemacht, und sie hat ein verdammt stabiles System aufgebaut.
Bis 2050 dürfte sich der strukturelle Importbedarf auf etwa 5 bis 10 Terawattstunden pro Winter stabilisieren. Mit mehr Flexibilität, strategischer Reserve und europäischer Integration - denn wir sind in Europa integriert und können uns gar nicht vom europäischen Stromnetz trennen -, mit all diesen Massnahmen werden wir das auch meistern. Das sind die drei effizientesten Lösungswege. Darüber hinaus ein teures AKW zu bauen, wäre volkswirtschaftlich völliger Blödsinn.
Bühler Manfred · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Herr Kollege, Sie haben uns weismachen wollen, dass KKW-Strom so wahnsinnig teuer sei. Ich blicke nach Frankreich; dort werden bekanntlich drei Viertel des Stroms von KKW produziert. Bevor man den Strom aus Erneuerbaren ausgebaut hat, hatte Frankreich den europaweit billigsten Strom, sehr stabil; EDF hatte keine nennenswerten Staatssubventionen und hat sich als Monopolist immer über den Strompreis finanziert. Wie erklären Sie uns jetzt, warum KKW-Strom so wahnsinnig teuer sein soll?
Müller-Altermatt Stefan · Mit-M · Conseil national · Soleure · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Ich erkläre Ihnen nicht, warum AKW-Strom so teuer ist. Das sehen Sie an den Zahlen der Neubauten. Ich erkläre Ihnen, warum er in Frankreich so günstig ist. Frankreich ist eine Atommacht. Wenn Sie sagen, in Frankreich gebe es keine Subventionen für die zivile Nutzung der Atomkraft - Entschuldigung, dann haben Sie wahrscheinlich seinerzeit das Transparent der Schweizer Nationalmannschaft verpasst, auf welchem es hiess: "Stop it, Chirac!" Es hat seine Gründe, dass Frankreich so günstig zu Atomstrom kommt. Es handelt sich um eine Querfinanzierung durch den Verteidigungshaushalt.
Masshardt Nadine · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste
Herr Kollege Müller-Altermatt, Sie haben Ihren Moratoriumsantrag erwähnt und begründet, aber nichts zu Ihrem Antrag gesagt, mit dem Sie verlangen, dass neue AKW nur gebaut werden dürfen, wenn sie militärisch komplett sicher sind. Weshalb diese Forderung, diese Minderheit? Was bedeutet das für unsere bestehenden AKW?
Müller-Altermatt Stefan · Mit-M · Conseil national · Soleure · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Ich hatte leider wirklich relativ wenig Redezeit, deshalb habe ich diesen Minderheitsantrag gar nicht erst begründet. Aber es ist natürlich schon so, dass AKW ein Sicherheitsrisiko sind - auch die bestehenden selbstverständlich -, aber die Schweizer Bevölkerung hat mehrfach gesagt, dass sie dieses Risiko tragen will; das haben wir jetzt halt. Die Schweizer Bevölkerung sagte Nein zur Atomausstiegs-Initiative, das Risiko für die bestehenden Atomkraftwerke nehme sie hin.
Die Frage ist jetzt aber, wie lange wir dieses Risiko tragen. Mit den bestehenden Atomkraftwerken tragen wir dieses Risiko noch 25 Jahre; planen wir jetzt ein neues und bauen es, dann werden wir dieses Risiko noch 100 Jahre lang tragen. Erteilen wir jetzt eine Rahmenbewilligung für ein AKW, welches nicht sicher ist, dann haben wir am Schluss ein AKW mit Sicherheitstechnik Stand 2026 oder vielleicht 2030. Dieses AKW mit Sicherheitstechnik Stand 2030 wird dann mit Kriegstechnik Stand 2100 konfrontiert. Niemand hier drin kann sagen, wie im Jahr 2100 im "theatre of war" und wie daneben im Cyberraum gekämpft wird. Wir würden ein Risiko, das wir jetzt tragen und das zu tragen wir jetzt bereit sind, in eine völlig ungewisse Zukunft vererben. Ich finde, das sollten wir nicht tun.
Grossen Jürg · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe vert'libéral
Ich gebe noch meine Interessenbindung bekannt: Ich bin Präsident von Swissolar. Herr Müller-Altermatt, Sie haben vorhin gesagt, wir seien mit dem Zubau bei der erneuerbaren Energie recht gut unterwegs. In den letzten drei Jahren haben wir pro Jahr im Durchschnitt mehr als 1,5 Terawattstunden zusätzlicher Produktion dazugebaut. Können Sie, wenn man sich nun die Ziele des Stromgesetzes bis 2050 anschaut, bestätigen, dass wir, wenn wir in diesem Tempo weitermachen, diese Ziele erreichen werden? Wir haben heute nicht einmal 10 Prozent des Solarpotenzials auf Gebäuden ausgeschöpft.
Müller-Altermatt Stefan · Mit-M · Conseil national · Soleure · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Es ist so; das kann ich Ihnen gerne bestätigen. Was dazu noch zu sagen ist: Wir müssen neben der Forcierung dieses Ausbaus natürlich noch smart werden. Wir brauchen die Laststeuerung, wir brauchen vielleicht dann auch Lastabwurf, der aber nicht wehtut. Wir brauchen Energieeffizienz, und wir brauchen halt nach wie vor die Integration ins europäische Stromnetz. Dagegen, gegen all diese Massnahmen kämpfen all diejenigen, die jetzt nach AKW schreien. Der Weg ist vorgegeben, und er ist erfolgreich; das kann man berechnen. Aber natürlich: Wissen tut man es erst, wenn gebaut ist, und deshalb werden wir diese Diskussion, bei aller Berechnung und bei allem Wissen, wahrscheinlich noch lange führen.
Wismer-Felder Priska · Mit-F · Conseil national · Lucerne · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Ich beantrage im Namen einer starken Minderheit die Rückweisung des indirekten Gegenentwurfes an den Bundesrat, mit dem Auftrag, die mögliche Finanzierung neuer Kernkraftwerke vor der Aufhebung des Neubauverbots vertieft abzuklären.
Den Mitgliedern unserer Minderheit geht es nicht darum, den Entscheid über neue Kernkraftwerke vorwegzunehmen. Es geht uns darum, die finanziellen Fakten auf den Tisch zu legen, bevor das Parlament und später wohl auch die Stimmbevölkerung über die Aufhebung des Neubauverbots entscheidet. Genau dies fordert auch die Mehrheit der Kantone und damit auch die Energiedirektorenkonferenz. Ebenso deutlich hat sich die Finanzkommission unseres Rates geäussert. In ihrem Mitbericht hält sie fest, die finanziellen Auswirkungen einer Aufhebung des Neubauverbots für Kernkraftwerke und die damit verbundenen Risiken für die öffentliche Hand seien vorgängig zu klären bzw. transparent auszuweisen und ihre Tragbarkeit für die öffentlichen Finanzen zu beurteilen. Das will die Finanzkommission. Sie hat auch geschrieben, die Aufhebung des Verbots von Rahmenbewilligungen für den Bau von Kernkraftwerken dürfe nicht losgelöst von den damit verbundenen finanziellen Auswirkungen betrachtet werden. Zudem erinnert sie uns daran, dass auch volkswirtschaftliche Kosten eines Blackouts im Blick zu behalten sind - das ist so.
Der Gegenentwurf aber, den uns der Bundesrat vorlegt, enthält nichts zur Finanzierungsfrage; er lässt diese Frage offen. Dabei hat Bundesrat Rösti in der Debatte vom 11. März im Ständerat selbst festgehalten, dass neue Kernkraftwerke nicht ohne staatliche Unterstützung realisiert werden können. Herr Bundesrat Rösti sagte wörtlich: "Es muss jede Stromproduktion subventioniert oder irgendwie unterstützt werden. Da muss man ehrlich sein, und - so ehrlich bin ich auch - das wird auch bei Kernkraftwerken, welcher Art auch immer, der Fall sein." (AB 2026 S 187) Das hat der Herr Bundesrat gesagt. Im selben Votum bezeichnete er die gleitende Marktprämie als ein spannendes und gutes Instrument.
Wenn also bereits heute davon ausgegangen wird, dass Unterstützungsmassnahmen nötig sein werden, dann müssen wir doch auch offenlegen, welche finanziellen Verpflichtungen und Risiken damit verbunden sind und wie und von wem diese getragen werden. Genau dazu aber finden Sie im Gegenentwurf kein einziges Wort. Das ist ein Blindflug, und ein Blindflug kann nicht im Interesse eines Parlamentes sein, das eigentlich zu Recht Wert auf finanzielle Transparenz und solide Staatsfinanzen legt. Ich bitte Sie deshalb, den Rückweisungsantrag meiner Minderheit I zu unterstützen.
Zu meiner zweiten Minderheit: Sie beschränkt den Gegenentwurf auf Kernkraftwerke der neuesten, der vierten Generation. Die entsprechenden Technologien befinden sich zwar noch in Entwicklung, gelten aber gemäss aktuellem Forschungsstand als deutlich vielversprechender als heutige Anlagen. Insbesondere wird erwartet, dass sie den Umgang mit radioaktiven Abfällen verbessern und dass deren Langzeitproblematik dadurch reduziert werden kann. Die Zahl von 500 Jahren - als Zeitraum, bis der radioaktive Abfall unter die Freigrenze der Strahlenschutzgesetzgebung fällt -, die in diesem Antrag steht, ist deshalb nicht aus der Luft gegriffen, sondern stützt sich auf die Aussagen von Forschenden wie dem Genfer Start-up Transmutex.
Bemerkenswert ist zudem: Auch die Initianten selbst haben bei der Unterschriftensammlung regelmässig mit den Vorteilen dieser neuen Generation argumentiert. Wenn wir uns eines Tages für den Bau neuer Kernkraftwerke entscheiden, sollten wir die modernsten, die effizientesten und die sichersten Technologien ermöglichen und nicht die Technologien, die heute schon verwendet werden.
Erlauben Sie mir zum Schluss noch eine Bemerkung an die Mitglieder der FDP in diesem Rat: Ihre Delegiertenversammlung hat am 12. Februar 2022 in Montreux beschlossen, das Neubauverbot lediglich für die nächste Generation von Kernkraftwerken zu lockern. Dieser Beschluss ging auf einen Kompromissvorschlag der FDP-Frauen unter der heutigen FDP-Präsidentin Susanne Vincenz-Stauffacher zurück. Der vorliegende Minderheitsantrag entspricht somit der Position Ihrer eigenen Basis und auch der Haltung gemäss Ihrem aktuellen Positionspapier. Wenn Sie nicht an Ihrer eigenen Parteibasis vorbeipolitisieren wollen, geschätzte Mitglieder der FDP-Fraktion, müssen Sie diesen Minderheitsantrag unterstützen.
Mit unseren beiden Anträgen verbessern wir den Gegenentwurf entscheidend. Erstens schaffen wir Transparenz über Kosten, Risiken und Finanzierungsmodelle. Zweitens stellen wir sicher, dass ein möglicher Neubau nur mit den modernsten und effizientesten Technologien erfolgen kann. Wir wollen mehr Klarheit, mehr Verantwortung und bessere Rahmenbedingungen für einen weitreichenden energiepolitischen Entscheid. Dafür bitte ich Sie um Ihre Unterstützung.
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Frau Kollegin, Sie sind eine bezahlte Interessenvertreterin einer Branche, die jedes Jahr 1,3 Milliarden Franken an Subventionen für den Bau von Anlagen entgegennimmt, die unsere Probleme nicht lösen. Jetzt tun Sie so, als ob beim Neubauverbot die Finanzierung im Zentrum stünde, obwohl das beim Beschluss des Neubauverbots gar nie der Fall war. Es gab Projekte, die vollständig privat finanziert worden wären, und Sie rücken jetzt diese Frage ins Zentrum - ausgerechnet Sie, die Sie so viel Bundesgeld kassieren. Wie kommen Sie eigentlich darauf, dass solche Projekte überhaupt subventioniert werden müssen?
Wismer-Felder Priska · Mit-F · Conseil national · Lucerne · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Herr Imark, ich komme nicht selber darauf. Es war die Aussage von Bundesrat Rösti in der Debatte des Ständerates, dass Kernkraftwerke nicht ohne Subventionen gebaut werden können und dass das heute bereits klar sei. Mein Antrag ist, dass wir genau diese Finanzierung vorgängig klären können, damit die Leute, die dann an der Urne darüber entscheiden sollen, ob wir uns für neue AKW einsetzen sollen oder nicht, auch wissen, dass das ein Preisschild hat. Das ist in diesem Gegenentwurf leider noch nicht ausgewiesen.
Da Sie die erneuerbaren Energien ansprechen: Bei der Abstimmung über die Energiestrategie im Jahr 2017 war bereits klar, dass man mit dem Strompreis 2,3 Rappen für den Ausbau der erneuerbaren Energien zahlen muss und dass dieser Betrag dann für erneuerbare Energien eingesetzt wird. Das war zum Zeitpunkt der Abstimmung bereits klar, und das hat sich bis heute auch nicht geändert. Diese 2,3 Rappen gelten heute noch.
Masshardt Nadine · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste
Ich nehme es gleich vorweg: Auch ich bin für Nichteintreten auf den Gegenvorschlag und unterstütze die grosse Minderheit Müller-Altermatt.
Zu meinem Rückweisungsantrag: Dieser Antrag nimmt die Kritik der Kantone auf. Gemäss Botschaft des Bundesrates waren die Kantone in der Vernehmlassung sehr deutlich. Ich zitiere daraus: "Eine Mehrheit der Kantone sowie die Konferenz Kantonaler Energiedirektoren lehnen den indirekten Gegenvorschlag ab." Sie sind sich einig: Es braucht dringend zusätzliche Klärungen, insbesondere in Bezug auf Finanzierung, Auswirkungen auf den Ausbau der erneuerbaren Energien und Bewilligungsverfahren. Genau dies will dieser Rückweisungsantrag. Er fokussiert dabei auf die Auswirkungen auf den Ausbau der erneuerbaren Energien.
Die Minderheit II will den Gegenvorschlag an den Bundesrat zurückweisen, mit dem Auftrag, die Priorität auf die bewährten Erneuerbaren zu setzen und das zusätzliche mögliche Potenzial aufzuzeigen und auszuschöpfen. Der Gegenvorschlag hingegen setzt auf neue AKW, ohne zu berücksichtigen, dass erneuerbare Energien bereits heute deutlich schneller, kosteneffizienter und nachhaltiger zur Sicherstellung der Stromversorgung beitragen. Fotovoltaikanlagen können innerhalb weniger Monate realisiert werden und liefern bereits heute einen entscheidenden Beitrag zur Stromproduktion in der Schweiz - auch im Winter. Allein der Fotovoltaikzuwachs der letzten drei Jahre hat die Winterstromproduktion von Mühleberg ersetzt. Auch der Ausbau der Windenergie sowie die Optimierung und Erweiterung der Wasserkraft bieten erhebliche kurzfristig realisierbare Potenziale. Wir haben dafür im Stromversorgungsgesetz und in verschiedenen weiteren Gesetzgebungen den Weg geebnet. Die eingeführten Instrumente sind erst seit Kurzem in Kraft. Diese Technologien verursachen zudem geringere finanzielle Risiken für die öffentliche Hand als AKW und stärken die inländische Wertschöpfung.
Demgegenüber sind neue AKW ein teures Risiko für unser Land. Neue AKW bieten keine Lösung für das Erreichen des Netto-null-Ziels bis 2050 und für die baldige Stärkung der Versorgungssicherheit. Atomkraft ist im Gegenteil ein zusätzliches Problem, denn als Lösung kommt sie schlicht zu spät und bremst in der Zwischenzeit echte Lösungen, die bereits heute wirken. Neue AKW, wir haben es gehört, würden allerfrühestens 2050 bereitstehen; dies bestätigen sämtliche Expertinnen und Experten. Zudem binden sie schon heute erhebliche finanzielle und politische Ressourcen, die viel effektiver in den Ausbau erneuerbarer Energien investiert werden könnten.
Die Option "neue AKW" bringt Verunsicherung für die Märkte und für Investitionen in neue erneuerbare Energien und in die Wasserkraft. Das wiederum gefährdet die Versorgungssicherheit der nächsten Jahre. Das zeigt auch eine aktuelle Studie der Fachhochschule Wallis. Der Bau neuer AKW würde die Wasserkraft als Rückgrat der Schweizer Stromversorgung massiv schwächen. Neue AKW sind ohne jahrelange staatliche Subventionen nicht konkurrenzfähig. Erhalten sie diese Subventionen, drängen sie die Wasserkraft aus dem Markt. Die Konsequenzen wären für die Versorgungssicherheit drastisch.
Dazu kommt der bereits mehrmals erwähnte Mitbericht der Finanzkommission. Die Fachkommission unseres Rates in Sachen Finanzen bat die UREK, die finanziellen Auswirkungen einer Aufhebung des Neubauverbots für Kernkraftwerke und die damit verbundenen Risiken für die öffentliche Hand vorgängig zu klären. Zudem sollen diese Risiken transparent ausgewiesen und ihre Tragbarkeit für die öffentlichen Finanzen beurteilt werden. Dass dieses berechtigte Anliegen einfach ignoriert und von der Mehrheit der UREK vom Tisch gewischt wurde, ist schlicht unseriös, denn neue AKW werden über Jahrzehnte massive staatliche Unterstützung benötigen und konkurrenzieren damit die von der Bevölkerung befürwortete Förderung der Erneuerbaren.
Alle Beispiele zeigen, dass neue AKW extrem teuer sind und zu gigantischen Kostenüberschreitungen führen. Das französische AKW Flamanville kostet nun 24 Milliarden statt 4 Milliarden Euro. Das englische Hinkley Point C hat bereits 40 Milliarden Pfund an Subventionen verschlungen, läuft aber noch immer nicht. Der bewährte Weg der Erneuerbaren in der Schweiz ist übrigens auch demokratiepolitisch in mehreren Volksabstimmungen wiederholt bestätigt worden. Wir sollten den Fokus also weiterhin klar auf jene erneuerbaren Technologien legen, die rasch verfügbar sind und die Versorgungssicherheit heute erhöhen. Der Gegenvorschlag trägt dem keine Rechnung und ist darum zu überarbeiten.
Danke, wenn Sie die Rückweisung unterstützen. Ich ziehe meinen Antrag zugunsten der Minderheit I (Wismer Priska) zurück.
Bäumle Martin · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Zuerst komme ich zum Rückweisungsantrag meiner Minderheit III, der folgende Punkte fordert:
1. Unsere Minderheit fordert eine gesetzliche Anpassung der bisherigen Förderung der erneuerbaren Energien mit einer stärkeren Gewichtung von Winterstrom.
2. Ein Langzeitbetrieb der beiden bestehenden Kernkraftwerke Gösgen und Leibstadt soll mit gezielten Massnahmen für bis zu 80 Jahre sichergestellt werden, möglichst ohne direkte staatliche Finanzierung.
3. Unsere Minderheit fordert, dass die gesetzlichen Grundlagen angepasst werden, damit marktaktive thermische Kraftwerke in der Schweiz erstellt werden können. Diese sollen bis 2050 CO2-neutral sein. Dies kann über Carbon Capture and Storage oder über eine Beimischquote erfolgen. Die Kosten sollten aber möglichst verursachergerecht sein.
Dieser Weg ist faktenbasiert, zielführend und entspricht den vier E der Grünliberalen: Effizienz, erneuerbare Energien, Energiespeicher und Europa. In der Klimapolitik würden wir so das Netto-null-Ziel bis 2050 erreichen. Wir stärken mit der Energiestrategie die Versorgungssicherheit.
Nun komme ich zu meinen weiteren Minderheitsanträgen. Der erste betrifft das Thema Restrisiko. Meine Minderheit fordert, dass die volkswirtschaftlichen Restrisiken einen Preis erhalten - angelehnt an die Systeme, die wir im Zusammenhang mit dem Rettungsschirm für die Elektrizitätsversorgung oder für die Grossbanken oder im Zusammenhang mit einer möglichen Erdbebenversicherung diskutieren.
Zu den Zahlen: Schätzungen gehen davon aus, dass sich die Folgekosten des Reaktorunfalls in Tschernobyl bis heute auf mindestens 700 Milliarden Franken belaufen. Die Volkswirtschaften der Ukraine bzw. von Weissrussland haben ein etwa vier- bis achtmal kleineres BIP als die Schweiz. Umgerechnet auf das Schweizer BIP handelt es sich also um einen Betrag zwischen 2800 und 5600 Milliarden Franken. Die Folgekosten im Zusammenhang mit Fukushima betragen bis heute zwischen 200 und 600 Milliarden Franken. Allerdings gingen in Fukushima 80 Prozent der Radioaktivität ins Meer, wo sie verdünnt wurde. In der Schweiz wäre dies nicht möglich, sodass die Summe mit fünf zu multiplizieren wäre. Dann lägen die Kosten, die ein AKW-Unfall in der Schweiz auslösen würde, bei rund 1000 bis 3000 Milliarden Franken.
Die Umsetzung wäre mit einer Bereitstellungsgebühr für einen von mir angenommenen Schaden in Höhe von bis zu 700 Milliarden Franken möglich, was deutlich unter den zuvor erwähnten Zahlen liegt. Nähme man für die Bereitstellungsgebühr eine Basis an, die mit dem Rettungsschirm vergleichbar ist, kämen auf ein Kernkraftwerk zusätzliche Kosten von 17 Rappen pro Kilowattstunde zu. Das sind Fakten. Unter Einbezug einer Schätzung der mittleren volkswirtschaftlichen Kosten eines GAU ist Kernenergie die teuerste Form der Stromproduktion. Mit einem Zuschlag von 17 Rappen pro Kilowattstunde würde eine Kilowattstunde mindestens 30 Rappen kosten. Natürlich kann kein vernünftig denkender Mensch in so etwas investieren.
Mein Minderheitsantrag zur Entsorgung betrifft die nächste Achillesferse von Kernkraftwerken: die radioaktiven Abfälle. Dieses Problem bleibt bestehen, solange wir von Technologien der Generationen III oder III plus sprechen. Würden wir heute zwei neue Kernkraftwerke bauen, würde sich die Menge an radioaktiven Abfällen verdoppeln. Es bräuchte eine Neuauflage für ein zusätzliches Lager. Bevor man Kernkraftwerke betreibt, muss zuerst ein Standort für die Entsorgung genehmigt werden. Dies hat Bundesrat Willi Ritschard hier einmal versprochen. Er sagte, man würde sämtliche Kernkraftwerke abschalten, wenn dies nicht erfüllt sei. Damals habe ich meine Politikkarriere begonnen. Hätten wir eine Technologie, mit der Abfälle tatsächlich verbrannt werden könnten oder gar keine Abfälle mehr generiert würden, dann wäre der Passus auch kein Problem mehr. Solange wir aber von Technologien der Generationen III oder III plus sprechen, ist eine solche Bestimmung nicht mehr als fair.
Zum Minderheitsantrag betreffend die Finanzierung: Die Grünliberale Fraktion lehnt die gemäss Studien erforderlichen Milliardensubventionen für neue Altreaktoren der Generation III ab. Die Finanzierung muss zuerst geklärt werden. Das hat auch die Finanzkommission des Nationalrates verlangt, doch die UREK hat dies ignoriert.
Wir unterstützen auch den Rückweisungsantrag der Minderheit I (Wismer Priska) zu diesem Thema. Ich bitte Sie, auch meiner Minderheit zuzustimmen, falls wir auf die Vorlage eintreten. Ständerat Damian Müller hat im Ständerat einen ähnlichen Antrag gestellt. Mit meinem Antrag wäre es aber etwas anders als beim Antrag Müller Damian. Zusätzlich wäre ausgeschlossen, dass der Netzzuschlagsfonds zur Förderung verwendet werden kann. Die Grünliberale Fraktion ist aber klar der Meinung, dass generell keine Subventionierung über irgendeinen staatlichen oder indirekt staatlichen Prozess möglich sein soll.
Ich bitte Sie, in diesem Sinne meinen Minderheitsanträgen zuzustimmen.
Schlatter Marionna · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Ich äussere mich zuerst zum Rückweisungsantrag, zum Antrag der Minderheit IV (Schlatter).
Von 1969 bis 1982 versenkte die Schweiz 7420 Fässer Atommüll, also tonnenweise Atommüll, im Nordatlantik. Ob die Fässer heute noch dicht sind, weiss niemand. Zurückholen kann man sie nicht. Das war die Entsorgungsstrategie der ersten Atomgeneration: versenken und vergessen. 1993 wurde die Meeresversenkung weltweit verboten. Seither sucht die Schweiz ein Tiefenlager. Seit über 50 Jahren bohrt die Nagra Löcher in den Schweizer Boden, und mit dem Bau des Lagers in Nördlich Lägern soll erst 2045 begonnen werden. Ab 2060 sollen dort dann hochradioaktive Abfälle eingelagert werden. Das Verfahren läuft noch, die Finanzierung ist unsicher, der geäufnete Fonds wird nach Einschätzung vieler Expertinnen und Experten nicht ausreichen. Das ist der heutige Stand beim Abfall der bestehenden Kraftwerke, denn das geplante Tiefenlager in Nördlich Lägern ist ausschliesslich für den Atommüll der bestehenden Atomkraftwerke ausgelegt.
Ein neues Atomkraftwerk bedeutet zwingend ein zweites Tiefenlager. Dessen Standort ist unbekannt; auch bei Verfahren und Kosten ist alles noch offen. Die erste Atomgeneration hat die Entsorgungsfrage verdrängt und auf später verschoben. Wir hätten jetzt die Möglichkeit, es besser zu machen, also vorauszudenken, bevor wir entscheiden.
Genau das verlangt mein Rückweisungsantrag. Er verlangt, dass der Bundesrat aufzeigt, nach welchen Kriterien und in welchem Verfahren eine zweite Standortauswahl durchgeführt werden soll. Das letzte hat über zwanzig Jahre gedauert und ist noch nicht abgeschlossen. Das sollte uns zu denken geben. Weiter verlangt mein Antrag, dass die Kosten für ein zweites Tiefenlager nicht auf die bestehenden Entsorgungsfonds abgewälzt werden. Diese Fonds wurden von den heutigen Betreibern für den bestehenden Abfall geäufnet. Neue Abfälle aus neuen Kraftwerken müssen von neuen Investoren finanziert werden. Das muss gesetzlich verankert sein, bevor das Neubauverbot fällt. Weil es sich dabei im Kern eben auch um Finanzierungsfragen handelt, ziehe ich den Antrag der Minderheit IV (Schlatter) zugunsten des Antrags der Minderheit I (Wismer Priska) zurück. Finanzierung, Betrieb und Entsorgung hängen zusammen und müssen zusammen gedacht werden.
Ich äussere mich nun noch zur Minderheit Schlatter bei Artikel 13. Wir reden in dieser Debatte über Energie und über Kosten, aber es gibt etwas, das mindestens genauso schwer wiegt und zu wenig Raum bekommt: die untrennbare Verbindung zwischen ziviler Kernenergie und militärischer Nukleartechnologie. Atomkraft und Atomwaffe teilen dieselbe Grundlage, dieselben Materialien, dieselben Anreicherungsverfahren, dieselben industriellen Lieferketten. Wer Kernkraftwerke baut, bewegt sich in einem Technologieumfeld, das strukturell mit der Rüstungsindustrie verflochten ist. Deshalb verlange ich in meinem Minderheitsantrag, dass alle am Bau beteiligten Unternehmen nachweisen, dass sie nicht in Geschäftsbeziehungen mit Organisationen stehen, die an der Entwicklung, Herstellung oder Weitergabe von Atomwaffen beteiligt sind - unabhängig geprüft, regelmässig aktualisiert.
Die Schweiz ist Depositarstaat der Genfer Konventionen und Sitzstaat des Internationalen Komitees vom Roten Kreuz, und sie setzt sich für nukleare Abrüstung ein. Diese humanitäre Tradition ist eine Haltung, die verpflichtet. Vor diesem Hintergrund lohnt sich ein Blick auf die Realität. Es gibt weltweit nur vier Firmen, die kommerzielle Kernkraftwerke bauen: Rosatom aus Russland, direkt eingebunden in Russlands Atomwaffenarsenal, aktiv in der Ukraine, aktiv in Saporischschja; EDF aus Frankreich, Staatsunternehmen eines Landes, das seine Nukleartechnologie als geopolitisches Instrument einsetzt; Westinghouse aus den USA, eingebettet in einen Rüstungskonzern; und die China National Nuclear Corporation, direkt dem chinesischen Militärapparat zugeordnet. Jede einzelne dieser Firmen ist strukturell mit staatlichen Atomprogrammen verflochten. Andere gibt es schlicht nicht.
Was bedeutet das jetzt für meinen Antrag? Wer ihn unterstützt, verlangt vom Bundesrat zumindest eine Antwort darauf, wie er mit dieser Verflechtung umgehen will. Wer ihn ablehnt, sagt damit, dass ihm diese Frage egal ist. Beides ist eine politische Aussage, und der Rat sollte sie bewusst treffen. Wenn Sie diesem Minderheitsantrag zustimmen, dann bemühen wir uns als Land wenigstens um die Abgrenzung. Ich danke Ihnen für die Unterstützung.
Candan Hasan · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe socialiste
Wissen Sie, woher das Uran kommt, welches wir tagtäglich in unseren Atomkraftwerken brauchen? Wo es abgebaut wird und wie? Wissen Sie, wie das Uran prozessiert und angereichert wird, über welche Firmen, Länder und Lieferketten, und was die Auswirkungen des Abbaus für Mensch und Umwelt in diesen Ländern sind? Das sind sehr zentrale und wichtige Fragen, welche mir der Bundesrat und die Verwaltung nicht wirklich beantworten konnten. Aber aus meiner Sicht braucht es dieses Wissen umso mehr, wenn wir hier und heute im Nationalrat eine Atomdebatte führen.
In einer Medienmitteilung teilte die Axpo mit: "Die Brennstoffversorgung der Kernkraftwerke Leibstadt und Beznau ist dank strategischer Reserven schon seit 2022 nicht mehr auf russische Quellen angewiesen." Nach umfangreichen Verhandlungen hätten neue Verträge zur Brennstoffbeschaffung mit Uranförderunternehmen aus Kanada und Kasachstan abgeschlossen werden können. Und jetzt kommt es: "Aus den Verträgen mit Kazatomprom entstehen keine finanziellen Flüsse nach Russland oder an russische Parteien."
So weit, so gut - oder doch nicht? Keine finanziellen Flüsse nach Russland - wirklich? Denn mit Rosatom, Putins Nuklearfirma, besteht eines der weltweit grössten Unternehmen, welches wie kein zweites in den Uranweltmarkt verwoben ist und bis vor einigen Jahren selbst Uranminen in Kasachstan betrieb. Schauen wir doch einmal, was Kazatomprom schreibt: "Weder Rosatom noch andere russische Unternehmen sind an den Minen beteiligt." Okay, also warum spreche ich denn noch hier vorne? Die Axpo hat es ja schon gesagt und Kazatomprom auch: keine Abhängigkeiten. Sie erahnen es: Die ganze Wahrheit ist eine andere, und jetzt müssen Sie sich etwas konzentrieren - es geht um Physik, Technologie und Ökonomie, und es wird etwas technisch.
Kazatomprom fördert Uran als Triuranoctoxid bzw. U3O8, das ist ein gelbes, relativ stabiles Pulver, das sogenannte Yellowcake. Dieses ist aber für die Atomkraftwerke nicht nutzbar. Es braucht nun zwei technische Schritte: Erstens muss Triuranoctoxid chemisch zu Uranhexafluorid umgewandelt werden, und zweitens muss das Uran in Zentrifugen angereichert werden. Natürliches Uran hat nur 0,7 Prozent spaltbares Uran-235 und 99,3 Prozent nicht direkt nutzbares Uran-238. Um das Uran im Kernkraftwerk nutzen zu können, benötigt man 3 bis 5 Prozent spaltbares Uran-235. Rosatom respektive seine Tochterfirmen gehören hier zu den global dominanten Anbieterinnen.
Für die Herstellung von Uranhexafluorid und die Anreicherung von kasachischem Yellowcake ist Kazatomprom weiterhin stark von russischer Infrastruktur abhängig, so zum Beispiel mit einem Joint Venture namens Uranium Enrichment Center, einer Partnerschaft von Kazatomprom mit Rosatom. Angereichertes Uran gehört vertraglich dem Kunden, also Kazatomprom, aber physisch und technologisch läuft es durch russische Anlagen. Rosatom generiert in der Wertschöpfungskette 50 Prozent des Wertes, den wir für den Brennstoff bezahlen, weil nicht der Uranabbau, sondern die Umwandlung und die Anreicherung das Nadelöhr sind. Konservativ geschätzt, basierend auf Weltmarktanteilen und typischen Beschaffungsstrategien - genau wissen wir das nicht, die Axpo sagt es uns ja nicht -, kommen etwa 30 Prozent des Urans der Axpo aus Kasachstan. Wenn man nun Uranverbrauch und Uranpreis mit diesen Informationen hochrechnet, dann fliessen zwischen 15 und 65 Millionen Schweizerfranken jährlich in russische Unternehmen.
Es liegt in unserer Verantwortung, dass wir diese Abhängigkeit in Zukunft minimieren und Transparenz schaffen. Der Uranhandel ist heute ein undurchsichtiger Dschungel. Das Uran ist kaum rückverfolgbar, was jedoch nicht nur bezüglich der Abhängigkeiten, die ich geschildert habe, zwingend notwendig wäre, sondern auch bezüglich der Auswirkungen auf Mensch und Umwelt. Kasachstan gewinnt Yellowcake durch "in-situ leaching". Dabei wird Schwefelsäure in uranhaltige Gesteinsschichten gepumpt, um Uran im Untergrund zu lösen und wieder an die Oberfläche zu befördern. Dies birgt hohe Risiken mit Blick auf die Kontamination des Grundwassers mit radioaktiven Elementen und Schadstoffen. Über Umweltprobleme mit den Minen dort wird für die ganze Chu-Sarysu-Region berichtet.
Aus den genannten Gründen ist es deshalb nur logisch und folgerichtig, die in meinem Antrag geforderten Präzisierungen zu machen. Ich danke Ihnen, wenn Sie diese Minderheit unterstützen.
Clivaz Christophe · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe des VERT-E-S
J'aurai l'occasion tout à l'heure de vous dire, au nom du groupe des Verts, pourquoi il faut recommander le rejet de l'initiative et ne pas entrer en matière sur le contre-projet, mais, au cas où la majorité d'entre vous décidait d'entrer en matière, je vous prie de suivre ma minorité.
De quoi s'agit-il ? Un des principaux problèmes que nous avons avec la technologie nucléaire, c'est la question des déchets. Nous avons depuis 1969 une centrale nucléaire en fonction en Suisse et pour laquelle nous cherchons toujours, quand même un petit peu désespérément, une solution pour l'enfouissement pérenne et sécurisé de ses déchets. Il faut reconnaître qu'avoir la capacité d'assurer la surveillance de déchets hautement radioactifs pendant des dizaines de milliers d'années, c'est franchement tout simplement impossible. Ceci dit, il y a quand même des chercheurs, des entreprises qui cherchent à trouver une solution, notamment en essayant de réutiliser les déchets nucléaires existants comme combustible nucléaire. Vous avez peut-être entendu parler de l'entreprise genevoise Transmutex dont le but est justement de réutiliser les déchets nucléaires en les mélangeant avec du thorium pour obtenir du combustible nucléaire. Ce type de technologie, pour autant qu'un jour elle soit fonctionnelle et donne les fruits que l'on espère, aurait l'avantage de résoudre une bonne partie du problème des déchets.
Je vous invite donc à suivre ma minorité et à soumettre l'octroi d'une autorisation pour une nouvelle centrale nucléaire à l'utilisation d'une technologie qui permettrait d'apporter une contribution substantielle et démontrable à la réduction des déchets hautement radioactifs.
Suter Gabriela · Mit-F · Conseil national · Argovie · Groupe socialiste
Diese Initiative ist der falsche Weg. Sie gaukelt vor, eine einfache Antwort auf komplexe energiepolitische Herausforderungen zu haben. Neue Atomkraftwerke sind keine Lösung für die Zukunft. Die Bevölkerung hat sich bewusst für die Energiewende entschieden, für den Ausbau erneuerbarer Energien, für mehr Effizienz und für Versorgungssicherheit ohne neue atomare Risiken. Der Wiedereinstieg in die Atomkraft würde diese Strategie torpedieren und neue Abhängigkeiten sowie Risiken schaffen. Ein modernes Energiesystem basiert auf dezentraler Produktion, Flexibilität, intelligenten Netzen und Speichern, nicht auf grossen, zentralen Kraftwerken mit langen Planungs- und Laufzeiten. Sowohl diese Initiative als auch der Gegenvorschlag weisen energiepolitisch in die Vergangenheit statt in die Zukunft.
Für den Fall, dass Sie dennoch auf den Gegenvorschlag eintreten wollen, beantrage ich Ihnen eine Ergänzung, um ihn zu verbessern. Mit meiner Minderheit beantrage ich Ihnen, der Bevölkerung in der Region, in der ein neues Atomkraftwerk gebaut werden soll, ein Mitentscheidungsrecht einzuräumen. Es geht dabei nicht um eine abstrakte institutionelle Frage, sondern um eine sehr konkrete: Wer trägt im Alltag die Risiken und im Ernstfall die Folgen eines Atomkraftwerks, und wer entscheidet darüber, wo ein neues AKW gebaut wird?
Rund um ein AKW gibt es sogenannte Notfallschutzzonen. Diese sind klar definiert. Zone 1 umfasst das unmittelbare Umfeld bis etwa 5 Kilometer rund um ein Atomkraftwerk. Zone 2 umfasst das Gebiet in einem Radius von rund 20 Kilometern. Die potenziellen Standorte sind keine menschenleeren Randregionen; es handelt sich um dicht besiedeltes Gebiet, in dem Menschen leben, arbeiten, ihre Kinder zur Schule schicken und ihre Zukunft planen. Es sind genau jene Regionen, die bei einem Reaktorunfall unmittelbar betroffen wären und rasch Schutzmassnahmen ergreifen müssten. Auch die vorsorgliche Verteilung von Jodtabletten in diesem Umkreis zeigt, dass wir es mit einer realen Risikovorsorge zu tun haben.
Vor diesem Hintergrund stellt sich eine einfache Frage: Reicht es, wenn über ein solch weitreichendes Projekt, über ein neues AKW, allein auf nationaler Ebene entschieden wird? Braucht es nicht gerade dort ein verbindliches Mitspracherecht, wo die Betroffenheit am grössten ist, ein Mitspracherecht derjenigen Bevölkerung, die über Jahrzehnte die Last tragen und mit der Gefahr eines Störfalls leben muss?
Ich bin klar der Ansicht: Wer diese Risiken über Jahrzehnte mitträgt, soll nicht nur angehört werden, sondern mitentscheiden können. Das ist kein Sonderrecht, sondern Ausdruck demokratischer Ausgewogenheit zwischen Verantwortung und Betroffenheit. Diesen Grundsatz kennen wir bereits aus anderen Bereichen der Energiepolitik. Im Energiegesetz wurde im Rahmen des Beschleunigungserlasses, auf Initiative der SVP-Fraktion notabene, in Artikel 14a festgehalten, dass bei Solar- und Windkraftanlagen die direkt betroffenen Gemeinden in die Entscheidfindung einbezogen werden. Dahinter steht der einfache Gedanke, dass Entscheidungen dort legitimiert werden sollen, wo die Menschen direkt betroffen sind.
Bei einem AKW ist diese Betroffenheit noch umfassender. Es geht nicht nur um lokale Eingriffe in Landschaft und Nutzung, nicht um Lärm und etwas Schattenwurf wie bei den Windkraftanlagen, sondern um sicherheitsrelevante Fragen mit potenziell grossräumigen und schwerwiegenden Auswirkungen. Wenn wir diesen Grundsatz ernst nehmen, dann muss er hier erst recht gelten.
Ich bitte Sie deshalb, meinem Minderheitsantrag zuzustimmen.
Docourt Martine · Mit-F · Conseil national · Neuchâtel · Groupe socialiste
Évacuations massives, contamination de territoires agricoles, difficultés économiques durables, problèmes de santé : Fukushima est devenu l'un des symboles des conséquences humaines, sociales et économiques qu'un accident nucléaire peut engendrer pendant des décennies. Cet accident a profondément marqué la Suisse. En 2011, le Conseil fédéral annonçait sa volonté de sortir progressivement du nucléaire. Cette orientation a ensuite été confirmée par le Parlement, puis par le peuple avec l'acceptation de la stratégie énergétique 2050. Nous savions alors qu'il faudrait développer les énergies renouvelables et moderniser notre système énergétique. Les crises géopolitiques récentes nous rappellent d'ailleurs combien l'indépendance énergétique est devenue une question stratégique. Pour le groupe socialiste, cette indépendance ne peut toutefois pas servir de prétexte à un retour vers une technologie dont la Suisse a démocratiquement décidé de sortir. Nous ne pouvons pas non plus accepter la réponse proposée par le Conseil fédéral. Disons-le franchement : ce contre-projet reprend l'essentiel de l'initiative Stop au blackout, sans même donner au peuple la possibilité de se prononcer.
Le débat qui nous occupe aujourd'hui porte donc sur la vision que nous avons de l'avenir énergétique de notre pays. Les partisans du retour du nucléaire invoquent la sécurité d'approvisionnement, l'indépendance énergétique et la protection du climat. Pourtant, les faits démontrent que les nouvelles centrales nucléaires ne répondent en aucun cas à ces objectifs. Tout d'abord, le nucléaire ne renforce pas notre indépendance, il nous rend dépendants. La Suisse ne possède pas d'uranium. L'intégralité du combustible nécessaire doit être importée, souvent depuis des régions politiquement instables ou liées à des régimes autoritaires. Nous remplacerions ainsi une dépendance au pétrole et au gaz par une dépendance à l'uranium. La véritable souveraineté énergétique consiste à produire notre énergie grâce à nos propres ressources : le soleil, le vent et l'eau.
Ensuite, le nucléaire arrive beaucoup trop tard. Les experts estiment qu'il faudrait au minimum 20 ans avant qu'une nouvelle centrale puisse produire son premier kilowattheure. De plus, le nucléaire est extrêmement coûteux. Les exemples de Flamanville et d'Olkiluoto montrent tous la même réalité : retards, dépassements de coûts et factures toujours plus élevées. À la fin, ce sont les contribuables et les consommatrices et les consommateurs qui paient. Disons clairement que chaque milliard investi dans une nouvelle centrale est un milliard qui ne sera pas investi dans les énergies renouvelables.
Puis, le nucléaire n'est pas la solution climatique que certains prétendent. Certes, une centrale émet peu de CO2 durant son exploitation, mais l'extraction de l'uranium, son enrichissement, son transport, la construction des installations, leur démantèlement et la gestion des déchets génèrent bel et bien des émissions. Face à l'urgence climatique, nous avons besoin de solutions disponibles aujourd'hui, pas de promesses pour 2050.
Finalement, les risques demeurent et demeureront toujours. Tchernobyl et Fukushima nous rappellent qu'un accident nucléaire, même improbable, peut avoir des conséquences immenses. À cela s'ajoutent désormais les risques de sabotage, de cyberattaques ou climatiques. Quant aux déchets, ils continueront à représenter un danger durant des périodes qui dépassent largement l'horizon de nos générations, alors que nous n'avons toujours pas trouvé de solution pour leur stockage pour la période actuelle.
Le véritable choix n'est pas entre le nucléaire et le blackout. Le véritable choix est entre une stratégie centralisée, coûteuse, lente et dépendante de l'étranger, et un système énergétique moderne fondé sur les énergies renouvelables, le stockage et l'efficacité énergétique. La Suisse a déjà engagé cette transition par différentes révisions de lois dans le domaine de l'énergie. Les technologies existent et les résultats sont déjà visibles. Ne détournons pas notre attention, notre temps et nos moyens financiers vers une impasse dangereuse et coûteuse. Pour une énergie sûre, abordable, locale et compatible avec nos objectifs climatiques, le groupe socialiste s'oppose certes au retour du nucléaire, mais s'oppose surtout à ce que ce contre-projet soit accepté sans qu'il y ait un réel approfondissement des questions financières, sécuritaires, de gestion des déchets ou encore des aspects techniques des énergies renouvelables.
C'est pourquoi le groupe socialiste vous invite à suivre les différentes minorités maintenues pour le renvoi au Conseil fédéral et d'autres minorités.
Pult Jon · Mit-M · Conseil national · Grisons · Groupe socialiste
Viele Vorrednerinnen und Vorredner haben bereits ausgeführt, warum ein Revival der Atomkraft und damit die Aufhebung des AKW-Neubauverbots energiepolitisch falsch wäre. Neue AKW sind viel zu teuer, kommen für unsere realen Herausforderungen bei der Versorgungssicherheit viel zu spät, bergen weiterhin ein nicht zu verantwortendes Restrisiko, erhöhen die militärische Verletzlichkeit unseres Landes, erhöhen unsere Abhängigkeit von Schurkenstaaten wie Russland und verschärfen das nach wie vor ungelöste Problem der Endlagerung. Vor allem aber lösen sie keines der Probleme, die uns heute wirklich beschäftigen. Selbst unter optimistischsten Annahmen würden neue Atomkraftwerke erst in den 2040er-Jahren oder noch später Strom produzieren. Zur Bewältigung der aktuellen Herausforderungen leisten sie also definitiv keinen Beitrag. Wer die Versorgungssicherheit tatsächlich stärken will, muss heute mit dem Ausbau der erneuerbaren Energien, mit Speichern, intelligenten Netzen und mehr Energieeffizienz handeln.
Klar ist auch, dass ein politisch beschlossenes Revival der Atomkraft Investitionen in erneuerbare Energien bremsen würde. Kapital, Planungskapazitäten und politische Aufmerksamkeit würden in Projekte gelenkt, die im allerbesten Fall erst in Jahrzehnten ihre Wirkung entfalten. Das ist auch technisch und energiewirtschaftlich die falsche Antwort für die Zukunft. Unser Energiesystem braucht mehr Flexibilität, mehr dezentrale Produktion, mehr Speicher und nicht zusätzliche unflexible Bandenergie.
Hinzu kommt, dass neue AKW heute nirgends mehr ohne massive Subventionen gebaut werden. Die finanziellen Risiken sind hoch - so hoch, dass private Investoren sie nicht tragen wollen. Wer neue Atomkraftwerke fordert, muss deshalb auch sagen, wer am Ende für Kostenüberschreitungen und wirtschaftliche Risiken geradesteht. Als Bündner weiss ich zudem genau, dass neue AKW die Rentabilität unserer Wasserkraft infrage stellen würden und damit ausgerechnet diejenige Energieform schwächen, die seit Jahrzehnten das Rückgrat der Schweizer Stromversorgung bildet.
Die SP-Fraktion lehnt aus all diesen Gründen den Neubau von Atomkraftwerken mit der heutigen Technologie entschieden ab.
Der indirekte Gegenvorschlag überzeugt jedoch nicht nur in der Sache nicht. Er ist auch finanzpolitisch völlig ungenügend und demokratiepolitisch zumindest fragwürdig, da er das zentrale Anliegen der Volksinitiative praktisch vollständig übernimmt. Ein Gegenvorschlag sollte eigentlich eine Art Mittelweg zwischen dem Status quo und der Initiative aufzeigen. Hier wird jedoch die Kernforderung der Initiative direkt umgesetzt. Das mag rechtlich zulässig sein, politisch verrät es aber ein fragwürdiges Verständnis dessen, was ein Gegenvorschlag in unserer direkten Demokratie sein sollte. Der Bundesrat verlangt vom Parlament einen Grundsatzentscheid, ohne die folgenden entscheidenden Fragen zu beantworten: Wer soll neue Atomkraftwerke bauen? Wer soll sie finanzieren? Welche Risiken trägt die öffentliche Hand? Welche Risiken tragen die Stromkonsumentinnen und Stromkonsumenten?
Auf all diese Fragen bleibt die Vorlage eine Antwort schuldig. Dabei hat die Finanzkommission unseres Rates in ihrem Mitbericht ausdrücklich festgehalten, dass die Aufhebung des Neubauverbots für Atomkraftwerke grosse finanzielle Risiken für den Bund birgt. Sie weist zu Recht darauf hin, dass es sich eben nicht bloss um einen abstrakten Grundsatzentscheid handelt. Trotzdem sollen wir heute den Weg für neue Atomkraftwerke freimachen, ohne dass ein Finanzierungskonzept vorliegt, ohne dass die finanziellen Risiken ausgewiesen werden und ohne dass überhaupt klar ist, unter welchen wirtschaftlichen Bedingungen neue AKW jemals gebaut werden können. Genau darin liegt der grundlegende Mangel dieser Vorlage. Der Bundesrat verlangt vom Parlament faktisch einen Blankocheque, und zwar einen Blankocheque auf Kosten der Steuerzahlerinnen und Steuerzahler.
Wir sollen heute Ja sagen zur Aufhebung des Neubauverbots. Wer die Anlagen baut, wer die Milliardenrisiken trägt und wer am Ende bezahlt, soll später geklärt werden. So geht das nicht! Das ist keine seriöse Gesetzgebung. Wer eine derart weitreichende energiepolitische Weichenstellung beantragt, muss gleichzeitig offenlegen, welche Konsequenzen sie für Bund, Stromkonsumentinnen und Stromkonsumenten und Steuerzahlende mit sich bringt.
Deshalb bittet Sie die SP-Fraktion, nicht auf diese Vorlage einzutreten. Wenn Sie es trotzdem tun, bitten wir Sie, zumindest dem Rückweisungsantrag zuzustimmen, damit wenigstens diese finanziellen Fragen von grösster Tragweite geklärt werden können, bevor wir definitiv entscheiden.
Wasserfallen Christian · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical
Die bisherige Debatte aus Sicht der AKW-Gegner kann man eigentlich relativ einfach zusammenfassen: Auch wenn alle Bedingungen, die Sie stellen, erfüllt und alle Fragen geklärt wären, wären Sie trotzdem dagegen. Seien Sie so ehrlich, dann müssen Sie nicht so viele Worte verlieren.
Worum geht es bei diesem indirekten Gegenvorschlag? Es geht erstens darum, ein Technologieverbot aufzuheben, und nicht um ein neues Projekt. Zweitens: Wenn man in diesem Land ein neues Projekt realisieren möchte, braucht es zuerst eine Organisation, eine Finanzierung und vor allem eine Rahmenbewilligung nach Kernenergiegesetz. Diese Rahmenbewilligung ist demokratiepolitisch abgesichert, weil sie dem fakultativen Referendum untersteht. Es ist alles geklärt. Betreiben Sie keine Angstmacherei. Lesen und verstehen Sie einmal das Kernenergiegesetz, anstatt auf Parteiparolen zu setzen.
Fakt ist, dass die Schweiz heute rund 60 Terawattstunden selber produziert. Auch der Verbrauch ist in dieser Grössenordnung. Wenn die bestehenden Kernkraftwerke wegfallen, sind wir noch bei 40 Terawattstunden, wir sollten aber 80 haben. Die Hälfte der gesicherten Stromproduktion wird fehlen. Das ist die Herausforderung, vor der wir stehen. Genau deshalb braucht es in diesem Parlament endlich fundamentale Entscheidungen, damit wir dieses gigantische Problem lösen können.
Was ich vorhin gehört habe, ist Verweigerungspolitik und Obstruktion. Wenn wir einmal vorwärtsmachen wollen, dann jetzt und hier. Es ist nicht nur bei der Kernenergie so, dass wir diese Probleme haben. Wir warten seit über dreissig Jahren auf das Grimselkraftwerk. Gegen die 28 "Solar-Express"-Vorlagen hat die Stiftung Landschaftsschutz Schweiz 10 Einsprachen gemacht, mit denen 75 bis 80 Prozent der erwartbaren Energie blockiert werden. Das sind einfach Fakten. So geht es mit der Stromversorgung dieses Landes nicht weiter. Jetzt hören wir noch Leute von der links-grünen Seite, die sich über Zeitmangel in Bezug auf die Realisierung von Kernenergie beklagen. Sie machen ja alles, um das zu verhindern. Aber dann müssen sie nicht hier vorne das Hohelied der Beschleunigung und der Realisierung von solchen Projekten singen.
Zum Zeithorizont habe ich mich schon fast geäussert. Würden wir endlich vorwärtsmachen, so würden wir rechtzeitig fertig, damit man 2045 oder spätestens 2050 neue Kernkraftwerke am Netz hätte.
Übrigens, Frau Wismer-Felder, von wegen "an der Basis vorbeipolitisieren": Nach neuster Umfrage sind 57 Prozent der Mitte-Wählerinnen und -Wähler für den Gegenvorschlag zur Blackout-Initiative. Sie sind leider nicht so lösungsorientiert, dass Sie hier einmal über Ihren Schatten springen könnten. Ihre Wählerschaft spricht eine andere Sprache als das, was Sie hier vortragen.
Zur Versorgungssicherheit: Der Strommix aus neuen Kernkraftwerken und dem konsequenten Ausbau der erneuerbaren Energien kostet am wenigsten und ist erst noch klimafreundlich. Sie haben es gehört: Wir müssen in Kernenergie und Erneuerbare investieren. Es ist nicht ein Entweder-oder, sondern ein Sowohl-als-auch. Die "Axpo Energy Reports" haben genau dieses Szenario bewertet. Es ist aufgrund von Speicherthematiken und Netzengpässen 10 bis 15 Milliarden Franken günstiger als ein Szenario rein mit Erneuerbaren. Es ist auch so, dass dieses Szenario, und das ist die zweite gute Botschaft der "Axpo Energy Reports", mit den heute bestehenden Abgaben finanzierbar ist. Das heisst, es braucht keine neuen Steuern, sondern eine konsequente Ausrichtung der heute verfügbaren Mittel auf die Winterstromproduktion. Was wir heute machen, ist hingegen etwas, was man nicht tun darf: Wir subventionieren Milliarden in den Überschuss im Sommer und in eine Mangelwirtschaft im Winter.
Diese Vorlage will in Bezug auf neue Kernkraftwerke einen etwas anderen Weg einschlagen, damit wir nach wie vor erneuerbare Energien zubauen. Das braucht es, Wasserkraft usw. Aber im Winter haben wir ein Versorgungsproblem. Nehmen Sie das bitte einmal zur Kenntnis.
Zwei Sachen noch: Wenn Sie sich mit Blick auf die Sicherheit von Kernkraftwerken beklagen, müssten Sie erst recht dafür sein, in neue zu investieren. Sie sind aufgrund des Designs physikalisch 10- bis 100-mal sicherer als die heute bestehenden. Und um die Fachkräfte und den Langzeitbetrieb sicherzustellen, ist es erst noch eine gute Idee, nicht mit Scheuklappen in ein Technologieverbot zu gehen, sondern Perspektiven für junge Menschen zu eröffnen. Das ist sonst immer auf Ihren Plakaten zu sehen.
Das letzte Argument betrifft die Klimapolitik: Wenn Sie ein Szenario rein mit Erneuerbaren realisieren wollen, dann werden Sie jahrzehntelang auf Gaskraftwerke angewiesen sein. Dann müssen Sie nie mehr zu mir kommen, um über Klimapolitik zu diskutieren, liebe Kolleginnen und Kollegen der grünen und linken Parteien. Dann müssen Sie bereit sein, für Jahrzehnte im Winter Gaskraftwerke zu verwenden. Wollen Sie das wirklich? Die Dimensionen habe ich Ihnen vorhin aufgezeigt. Dann werden Sie alle CO2-Einsparungen, die die Industrie gemacht hat, pulverisieren.
Der Strommix aus neuen Kernkraftwerken und dem konsequenten Ausbau der erneuerbaren Energien kostet am wenigsten und sichert die Stromversorgung klimafreundlich. Das ist das Ziel, das wir erreichen wollen.
Ich bitte Sie, den indirekten Gegenvorschlag zu unterstützen.
Wismer-Felder Priska · Mit-F · Conseil national · Lucerne · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Herr Wasserfallen, Sie haben mit den Szenarien 1 und 2 der Axpo argumentiert und haben gesagt, dass das Szenario 2 um 15 Milliarden Franken günstiger sei. Sie waren auch in dieser Begleitgruppe, und Sie kennen auch die Berechnung der Szenarien, wenn der Langzeitbetrieb der Kernkraftwerke einbezogen wird. Dieser ist im Szenario 1 nicht einbezogen, im Szenario 2 ist er einbezogen. Die Berechnung für das Szenario 1 mit Langzeitbetrieb ist genau gleich hoch wie für das Szenario 2. Was sagen Sie dazu?
Wasserfallen Christian · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical
Danke für diesen Steilpass, Frau Wismer-Felder. Dieses Argument konnte ich aufgrund der Zeit nicht vortragen, Sie geben mir die Gelegenheit dazu. Schauen Sie, es ist so - Sie sind ausgenommen, die linke Seite kann ich nicht schonen -, dass die links-grüne Seite bis und mit GLP damals der Atomausstiegs-Initiative der Grünen zugestimmt hat. Stimmt das, oder habe ich recht? Wenn wir die Initiative angenommen hätten, hätten wir einen Langzeitbetrieb vergessen können. Dann hätten wir heute noch ein Kernkraftwerk am Netz, das wäre das Kernkraftwerk Leibstadt. Das wäre meilenweit von dem entfernt, was ein Langzeitbetrieb erfordern würde.
Also kommen Sie mir nicht mit diesem Argument in Bezug auf die Kosten, denn die grüne Atomausstiegs-Initiative plus das Szenario rein mit Erneuerbaren wäre mit riesigem Abstand das teuerste Szenario, das wir installieren könnten. Da würden wir nicht von 15 Milliarden Franken sprechen, Frau Wismer-Felder, sondern von 15 bis 20 Milliarden Franken.
Vielleicht ist Ihnen auch aufgefallen, dass die Eidgenossenschaft trotz des Weiterbetriebs 500 bis 600 Millionen Franken für ein Notkraftwerk mit Ölbetrieb ausgegeben hat, das nie eine Kilowattstunde Strom produziert hat. Mit diesen 500 bis 600 Millionen Franken für das Ölkraftwerk Birr, Frau Wismer-Felder, hätten wir die Projektierungskosten eines neuen Kernkraftwerks längst gedeckt.
Grossen Jürg · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe vert'libéral
Geschätzter Kollege Wasserfallen, einfach zur Herstellung von Transparenz: Wir waren beide bei den "Axpo Energy Reports" im Begleitboard, haben das also begleitet. Sie haben jetzt das Hohelied der Kernkraft gesungen. Aber Sie haben verschwiegen, dass die Axpo selber gesagt hat, sie wolle das Szenario 1 weiterverfolgen, das sei ihr Favorit, und das ist ohne Kernkraft. Sie haben weiter verschwiegen, dass Szenario 2 auch Gas beinhalten würde. Man muss wissen: Wir sind heute zu 68 Prozent von Öl, Gas und Uran abhängig, also von fossilen Energieträgern plus Uran. Wenn man alles elektrifizieren würde, dann wären wir vielleicht noch zu 2 oder 3 Prozent von Gas abhängig, wenn man mit Gas noch irgendwelche Stunden überbrücken würde. Das haben Sie alles verschwiegen. Wollen Sie das noch nachholen?
Wasserfallen Christian · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical
Herr Grossen, schauen Sie: Wie viele Fotovoltaikpanels kommen aus der Schweiz? Wie viele Fotovoltaikpanels Ihres Verbandes werden in der Schweiz produziert? Kein einziges, sie kommen aus China. Sie wollen die Gasabhängigkeit minimieren. Die Gasabhängigkeit ist das grösste Problem. Ich kann Ihnen sagen, warum. Gas verlangt, dass wir aus nicht diversen Quellen viel Gas zu horrenden Kosten importieren müssen, dazu kommt die CO2-Thematik usw., da sollten Sie eigentlich mit an Bord sein. Dort haben wir die grösste Abhängigkeit, weil Sie ständig Gas importieren müssen. Bei der Kernenergie ist es so, dass man zwar bei der Versorgung eine Nachverhandlung machen muss, es gibt aber grössere Vorkommen in Australien und Kanada. Wenn man es möchte, könnten wir alles machen. Der Vorteil der Kernenergie, der Uranbrennstoffe, im Vergleich zu Gas ist, dass Sie die Brennstäbe für vier, fünf, sechs Jahre Vollbetrieb einlagern können, das ist der wesentliche Unterschied. Deshalb ist es in Bezug auf das Szenario so: Wenn Sie Klimapolitik machen wollen, dann müssen Sie das Szenario mit Kernenergie wählen, es ist einfach besser und vernünftiger. Aber das sehen Sie wahrscheinlich nicht so, wie ich das sehe.
Christ Katja · 1VP-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe vert'libéral
Präsidentin (Christ Katja, erste Vizepräsidentin): Vielen Dank, Herr Wasserfallen!
Wasserfallen Christian · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical
Und wie ich Ihnen vorhin bereits gesagt habe: Sie waren für die grüne Atomausstiegs-Initiative. Eine Annahme der Initiative hätte bedeutet, (Zwischenruf der Präsidentin: Herr Wasserfallen, eine kurze Antwort bitte!) dass wir heute schon wieder eine riesige Quantität Gas hätten.
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Herr Kollege, Kollege Grossen hat Sie auf die Axpo-Reports angesprochen und hat Ihnen bzw. unserer Seite unterstellt, dass es beim Szenario "Kernenergie und Erneuerbare" auch Gas brauche. Er hat damit eigentlich den schwarzen Peter wieder zurückgegeben und gesagt, auch bei der Kernenergie brauche es böse Gaskraftwerke, die böses CO2 ausstossen.
Es stimmt: In den Axpo-Reports ist beim Szenario mit Kernenergie tatsächlich auch Gas enthalten. Aber warum? Ist das wegen der Kernenergie der Fall oder wegen der erneuerbaren Energien, die eben diesen Gasausgleich brauchen?
Wasserfallen Christian · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical
Man kann das relativ einfach beantworten: Hätte die Schweizer Politik nicht den Kopf verloren, hätten wir Mitte der Dreissigerjahre neue Kernkraftwerke am Netz. Das ist der Problempunkt. Dann hätten wir im Winter nie, nie einen Versorgungsengpass. Zudem hat man noch Mühleberg abgestellt, 3 Terawattstunden klimafreundlichen Strom. Das ist die Thematik.
Das Gas- und das Ölkraftwerk sind, wie ich vorhin geschildert habe, notwendige Übel, weil die Schweiz gepennt hat und die Hausaufgaben nicht gemacht hat. Das ist die Realität. Das hat weder mit den erneuerbaren Energien zu tun noch mit den bösen Kernkraftwerken - die Schweiz hat schlicht gepennt. Wir warten seit dreissig Jahren auf ein Grimselwerk. Ich hoffe, dass jetzt die Umweltverbände endlich keine Einsprachen mehr machen.
Bäumle Martin · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Herr Wasserfallen, wie stolz sind Sie auf Ihre Fraktion, die vom Petra-Gössi-Kurs, der atomkritisch war, auf Ihren ursprünglichen, von Ihnen immer wieder gewünschten Pro-Atom-Kurs zurückgekehrt ist? Damit können Sie hier wieder dasselbe erzählen, was Sie früher mit Wonne erzählt haben und jetzt wieder erzählen dürfen. Dabei nehmen Sie Ihre Delegiertenversammlung, die etwas anderes beschlossen hat, aber nicht sehr ernst.
Wasserfallen Christian · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical
Die Delegiertenversammlung war gegen ein Technologieverbot. Wenn wir darüber abstimmen würden, geschätzter Kollege Bäumle, würden wir einstimmig für die Aufhebung des Technologieverbots stimmen. So weit, so übersichtlich.
Sie greifen mich persönlich an und sagen, wir hätten in der Vergangenheit alles falsch gemacht. Einfach damit das noch gesagt ist: In Bezug auf den Strommix ist die Schweiz sehr sicher. Wir haben einen achtmal tieferen CO2-Ausstoss als Deutschland; wir haben in Bezug auf die Preise noch gute Stromkonditionen; wir haben eine Industrie, die funktioniert, im Gegensatz zum nördlichen Nachbarn, der die Kernenergieproduktion komplett abgestellt hat - das wäre Ihr Weg, nicht unser Weg. Wir stehen dafür ein, dass dieses Land eine industrielle Zukunft sowie genügend bezahlbaren und erst noch klimafreundlichen Strom hat. Das ist unser Kurs, und auf den sind wir stolz.
Vincenz-Stauffacher Susanne · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe libéral-radical
Ich äussere mich in der verbleibenden Zeit noch kurz in Ergänzung der Ausführungen von Kollege Wasserfallen. Der indirekte Gegenvorschlag des Bundesrates ist maximal schlank. Er beschränkt sich auf die Aufhebung des Neubauverbots gemäss Artikel 12a des Kernenergiegesetzes - nicht mehr, aber auch nicht weniger.
Die verschiedenen Rückweisungsanträge verfolgen demgegenüber das Ziel einer eigentlichen Neuregelung der Energiepolitik. So soll vorab die Finanzierung geklärt werden, das will die Minderheit I (Wismer Priska), sollen energiepolitische Prioritäten zugunsten der Erneuerbaren festgelegt werden, das will die Minderheit II (Masshardt), oder sollen sonstige detaillierte Vorgaben gemacht werden, das wollen die Minderheiten III (Bäumle) und IV (Schlatter). Einige Minderheitsanträge wurden jetzt allerdings im Verlauf der Debatte zurückgezogen.
In diese Richtung gehen auch die zahlreichen Minderheitsanträge zu den Artikeln 12, 12a, 15 und 106 und der Minderheitsantrag für einen neuen Artikel 12b im Kernenergiegesetz. In ihrer Gesamtheit würden sie dazu führen, dass das Neubauverbot zwar aufgehoben würde, dies aber nur theoretisch. Die Vorgaben wären derart einschränkend, dass das Verbot genauso gut bestehen bleiben könnte.
Entscheidend ist aber etwas anderes. Selbstverständlich sind bei einem allfälligen Neubauprojekt Fragen der Finanzierung, des Modells bzw. Designs, der Sicherheit und der Entsorgung zu adressieren und auch zu klären. Diese haben sich aber am konkreten Projekt auszurichten - ich betone: am konkreten Projekt. Denn seien wir realistisch: Auch wenn das Neubauverbot aufgehoben wird, werden nicht am nächsten Tag die Bagger auffahren, um den Aushub für ein neues Kernkraftwerk vorzunehmen. Ein Projekt hat den vorgegebenen demokratischen Prozess zu durchlaufen, und insbesondere beim Rahmenbewilligungsverfahren können die Anliegen der Minderheiten berücksichtigt werden, selbstverständlich unter Berücksichtigung des Gebots der Verhältnismässigkeit.
Das Ganze ist auch eine Frage des Zeitpunkts. Als FDP-Liberale Fraktion wurden wir nun verschiedentlich auf unser Positionspapier "Weniger Polemik, mehr Strom" angesprochen. Dannzumal waren die Erneuerbaren noch nicht wirklich auf dem Weg; das wissen wir alle. Das war vor rund fünf Jahren. Wir stehen heute mit den Rahmenbedingungen für die Erneuerbaren an einem ganz anderen Punkt. Sie wissen hier drin, wie viel wir legiferiert haben. Die Rahmenbedingungen sind gesetzt. Jetzt geht es um die Umsetzung, um den Vollzug dieser Rahmenbedingungen. Darum ist jetzt auch der Zeitpunkt gekommen, um die Technologieneutralität und die Technologieoffenheit, für die wir als Freisinnige immer eingestanden sind, zu verwirklichen, indem dieses Neubauverbot aufgehoben wird.
In diesem Sinne bitte ich Sie, mit uns zusammen die Nein-Parole zur Blackout-Initiative gutzuheissen, aber gleichzeitig auch den indirekten Gegenvorschlag des Bundesrates in seiner Schlichtheit, wenn ich das so sagen darf, zu genehmigen und Ihre zum Teil berechtigten Anliegen dann im Rahmen eines konkreten Projekts anzubringen.
Wismer-Felder Priska · Mit-F · Conseil national · Lucerne · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Frau Vincenz-Stauffacher, Sie haben es vorhin auch kurz angesprochen: Ihre Delegiertenversammlung wollte damals auf Antrag der FDP-Frauen hin das Verbot für die neue Generation von Kernkraftwerken aufheben. Genau so ein Antrag liegt als Minderheitsantrag beim Gegenentwurf vor. Können Sie sagen, weshalb Sie hier nicht dem Beschluss Ihrer Delegiertenversammlung und Ihrem Antrag von damals folgen möchten?
Vincenz-Stauffacher Susanne · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe libéral-radical
Besten Dank für diese Frage, Frau Kollegin Wismer-Felder. Die Antwort lautet: weil es nicht nötig ist, weil wir - ich habe es in meinen Ausführungen gesagt - im Rahmen eines konkreten Projekts, für das ein Bewilligungsverfahren eingeleitet wird, genau diese Fragen klären können. Was für ein Modell wollen wir? Was für ein Design wollen wir? Welche Anforderungen stellen wir, auch an die Finanzierung? Selbstverständlich muss ein Projekt finanziert sein. All das jetzt vorab im Gesetz regeln zu wollen, erscheint mir nicht sehr klug. Das muss im Rahmen eines konkreten Projekts von uns hier drin und schlussendlich im Rahmen einer Referendumsabstimmung - es kann ja das fakultative Referendum ergriffen werden - allenfalls auch vom Volk entschieden werden.
Jauslin Matthias Samuel · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe vert'libéral
Kollegin Vincenz-Stauffacher, können Sie klar und deutlich sagen, ob die FDP für Atomkraftwerke ist - ja oder nein? Das war übrigens ein Grund dafür, dass ich aus der Partei ausgetreten bin. Es würde mich interessieren, wie die Lage jetzt ist. (Teilweise Heiterkeit)
Vincenz-Stauffacher Susanne · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe libéral-radical
Herr Kollege Jauslin, wenn Sie hier dartun wollen, warum Sie aus der Partei ausgetreten sind, sei Ihnen das unbenommen. Ich kann Ihnen sagen, wofür die FDP steht: für Technologieoffenheit, für Technologieneutralität und für die Gewährleistung der Versorgungssicherheit in diesem Land. Wenn wir hier einen Mix anbieten, eine Option offenhalten können, ist das ein Akt der Verantwortung.
Clivaz Christophe · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe des VERT-E-S
Madame Vincenz, vous avez expliqué que, selon vous, ce n'est pas le moment, le projet que l'on traite actuellement, de parler du financement et vous avez dit qu'il faut le faire par rapport à un projet concret. Vous avez aussi évoqué le cadre législatif que l'on a modifié pour les énergies renouvelables. Ma question est donc la suivante : pourquoi est-ce que, dans le cas de l'hydroélectricité ou du soutien au solaire, on peut prévoir des règles générales qui s'appliquent à tous les projets, et pourquoi, dans le cas du nucléaire, on ne pourrait pas faire la même chose et discuter aussi des questions du financement dans cette loi ?
Vincenz-Stauffacher Susanne · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe libéral-radical
Danke, Monsieur Clivaz, für diese Frage. Ich möchte an dieser Stelle auch betonen, dass die Erneuerbaren Priorität haben. Es geht darum, die Option offenzuhalten für den Fall, dass es nicht gelingen sollte, den Strombedarf zu decken. Sie wissen wie ich, dass der Strombedarf um einiges höher ist, als wir ihn 2017 veranschlagt hatten, als wir über die Energiestrategie, die den Atomausstieg inkludierte, abstimmten.
Es geht jetzt darum, dass wir nicht zuverlässig über eine Finanzierung debattieren können, wenn wir kein konkretes Projekt haben. Es ist aber ebenso selbstverständlich, dass wir über die Finanzierung sprechen werden, wenn ein Gesuch gestellt wird. Das muss hier entschieden werden. Das Volk kann sogar mitentscheiden. Das ist der grosse Unterschied zu den Erneuerbaren. Es muss nicht hier entschieden werden, ob irgendwo ein Wasserkraftwerk, eine Solaranlage oder was auch immer gebaut werden muss.
Grossen Jürg · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe vert'libéral
Frau Kollegin Vincenz, mir ist jetzt etwas noch nicht ganz klar. Ich verstehe Ihre Liebe zur Technologieneutralität und Technologieoffenheit. Die habe ich eigentlich persönlich auch. Wenn wir jetzt nicht mindestens die Generation IV vorschreiben - auch das, was eben gesagt wurde, was eigentlich Ihre Partei gemacht hat -, sondern sagen, wir wollten wieder die Technologie der Generationen III, III plus bauen, dann ist das eben nicht Offenheit für zukünftige Technologien, sondern Offenheit für alte.
Jetzt meine Frage: Ist die FDP in Zukunft bereit, wenn es zu einer solchen Abstimmung kommt, hier Ja zu sagen zu einem Typ der Generation III oder III plus oder nur zu einem Typ der Generation IV?
Vincenz-Stauffacher Susanne · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe libéral-radical
Sehr geehrter Herr Kollege Grossen, herzlichen Dank auch für diese Frage. Genau das werden wir entscheiden, wenn ein konkretes Projekt hier bei uns auf dem Pult liegt. Wir werden es in verschiedener Hinsicht zu prüfen haben: Wie ist es finanziert? Wie ist es vom Design her? Ist ein Kraftwerk der Generation III vergleichbar mit bereits bestehenden Kraftwerken, oder sind auch innerhalb der Generation III plus Fortschritte möglich, sodass solche Kraftwerke auch bezüglich Sicherheit neuere Standards erfüllen? Das haben wir dann zu prüfen und nicht jetzt vorwegzunehmen.
Roth David · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe socialiste
Frau Vincenz, würden Sie hingehen, um die Bevölkerung Ihrer Gemeinde zu überzeugen, dass dort ein Atomkraftwerk stehen sollte?
Vincenz-Stauffacher Susanne · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe libéral-radical
Herr Kollege Roth, Sie sprechen allenfalls den Minderheitsantrag an, der die Gemeinde mitentscheiden lassen möchte. Aber um auf Ihre Frage zu kommen: Wenn die Gegebenheiten konkret stimmen, dann würde ich mich selbstverständlich auch in meiner Gemeinde dafür einsetzen. Es geht nicht um "Not in my backyard"; das funktioniert nicht. Dieselbe Frage kann ich als Vertreterin der Wasserwirtschaft auch für diese Technologie stellen. Diese Frage stellt sich bei jeder Technologie. Es gibt überall Vor- und Nachteile.
Weber Céline · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe vert'libéral
C'est bien connu : le diable se cache dans les détails. Derrière une initiative a priori inoffensive se cache en réalité ni plus ni moins que le retour de l'électricité nucléaire en Suisse. Soyons clairs, mon propos n'est pas de dire que toute forme de nucléaire est forcément mauvaise par définition. D'ailleurs, les centrales dites de quatrième génération, si tant est qu'elles soient une fois commercialisables et rentables, pourraient être intéressantes, mais depuis le temps qu'on nous le promet, on en est encore loin. Ainsi, avec cette initiative, ce qui nous est proposé, c'est en réalité des centrales de génération III ou III+, des centrales dont le prix explose régulièrement, et pour lesquelles les délais ne peuvent être tenus.
J'ai deux exemples à ce sujet. La centrale de Flamanville en France était devisée à 3 milliards d'euros, et devait entrer en service en 2012. Résultat : on est à plus de 19 milliards d'euros, et les essais de démarrage ont été achevés au printemps 2026. En clair, une augmentation des coûts de plus de 500 pour cent et 14 ans de retard. La centrale d'Olkiluoto, en Finlande, ne fait guère mieux : l'installation, devisée initialement à 3 milliards d'euros, a coûté 11 milliards et sa mise en service, initialement prévue en 2005, a finalement eu lieu en 2023.
En clair, à l'heure où tout le monde doit se serrer la ceinture financièrement, nous devrions accepter ici une technologie qui explose régulièrement les budgets. Bref, miser sur ces technologies, c'est garantir le blackout, et ce n'est pas sérieux. Le contre-projet qui nous est proposé ne fait guère mieux. En demandant de garantir le financement, le contre-projet exige tout simplement l'impossible, les coûts d'investissement explosant régulièrement en cours de construction, sans parler des coûts de démantèlement.
Ainsi, la minorité I (Wismer Priska) est absolument indispensable. On ne peut pas, votation après votation, promettre la lune à la population et ne pas se poser la question du financement - on en a d'ailleurs un bel exemple actuellement avec le financement de la 13e rente AVS. Aussi, quel que soit le regard qu'on porte sur l'énergie nucléaire, qu'on soit pour ou contre, nous devons au minimum avoir le courage et l'honnêteté vis-à-vis de la population d'être transparents et de lui indiquer quelles possibilités de financement pourraient être envisagées si elle veut des nouvelles centrales nucléaires. Au nom du groupe vert'libéral, je vous invite donc à entrer en matière et à suivre la minorité I (Wismer Priska).
La problématique des déchets n'est toujours pas réglée, comme de nombreux autres inconvénients liés à la construction de nouvelles centrales avec les technologies actuelles, comme la rentabilité ou les procédures - car, soit dit en passant, quand on voit combien il y a d'opposition pour une éolienne, je n'ose même pas imaginer ce qu'il en serait pour une centrale nucléaire. Au-delà de tous ces inconvénients bien connus, je ne peux m'empêcher d'évoquer aussi l'aspect sécuritaire.
Les centrales nucléaires actuelles sont des cibles de choix par excellence pour les attaques, qu'elles soient terroristes ou en cas de guerre. Il n'aura échappé à personne que la centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine, fut une des premières infrastructures d'envergure à avoir été attaquée peu après le début du conflit. Cette attaque permettait très facilement de mettre à mal le fonctionnement du pays. Et nous, plutôt que de tirer des leçons de ce qui se passe ailleurs, nous remettons à l'ordre du jour le débat sur les centrales nucléaires. En clair, nous nous posons la question de savoir si nous ne voudrions pas offrir sur un plateau d'argent une cible de choix pour qui voudrait s'en prendre à notre pays. D'ailleurs, nul besoin d'artillerie lourde pour attaquer une centrale. Une cyberattaque ferait tout aussi bien l'affaire, si j'ose parler ainsi. Et nul besoin d'une guerre ; un sommet comme le G7 suffit à rendre ces cibles suffisamment sensibles pour faire d'elles l'objet de toutes les attentions des services de sécurité.
Il est temps de cesser de vouloir revenir chaque fois en arrière lorsque le peuple a pris une décision. Si nous voulons sérieusement éviter un blackout, arrêtons de braquer les projecteurs sur une technologie dont les générations actuelles sont dépassées et dont les générations futures ne sont pas encore disponibles.
Bäumle Martin · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Am 26. April vor 40 Jahren explodierte Block 4 in Tschernobyl. Wir bearbeiten seit Jahrzehnten immer noch Folgeschäden. Viele Gebiete sind unbewohnbar. Vor 15 Jahren ereignete sich dann der Unfall in Fukushima, und es schien, als ob dies eine Wende ausgelöst hätte. Das Volk beschloss 2017, die Technologie der Generation III und III plus nicht mehr zuzulassen, und es hat den schrittweisen Ausstieg beschlossen.
Heute will die Hälfte wieder in diese veraltete Technologie einsteigen, als ob nichts gewesen wäre. Das ist auch versorgungstechnisch nicht zu verantworten, der Ukraine-Krieg zeigt es: Saporischschja, das grösste Kernkraftwerk der Ukraine, ist täglich gefährdet, produziert aber seit Anfang des Krieges keine Kilowattstunde Strom, obwohl es für die Versorgungssicherheit wichtig wäre. Versorgungssicherheit und Kernkraftwerke - das ist in einer Krise ein Widerspruch in sich selbst.
Einen solchen Zeitdruck mit beinahe einem Abwürgen der Debatte bei einer hochumstrittenen Frage habe ich in diesem Rat noch selten erlebt. Wenn man darüber diskutieren will, wieder einen Reaktor der Generation III zu bauen und damit einen Volksentscheid umzustossen, müsste man zuerst die Risiken oder Fragen der Versicherung oder Finanzierung anschauen. Zudem würde ein solcher Entscheid den Ausbau der Erneuerbaren gefährden.
Es ist auch unverantwortlich, wieder in eine alte Technologie einzusteigen, die für Zehntausende von Jahren radioaktive Abfälle hinterlässt. Es gibt keine Lösung dafür, wie man Plutonium Zehntausende von Jahren sicher lagern kann. Es bleibt ein Restrisiko. Wo war unsere Gesellschaft vor 50 000 Jahren? Wo wird sie in 50 000 Jahren sein? 25 Prozent des Plutoniums werden immer noch da sein, aber es wird kaum noch jemand wissen, was und wo es ist.
Einige behaupten, neue Reaktoren der Generation III und III plus seien viel sicherer. Fakt ist: Nach einer Nachrüstung wird es in Bezug auf die Sicherheit kaum mehr einen Unterschied zwischen den neuen und den bestehenden Reaktoren geben. Dann wird es keinen Unterschied mehr ausmachen, ob wir ein bestehendes Kraftwerk noch 20 Jahre lang laufen lassen oder ob wir ein neues bauen. Es geht dann bloss noch um einen Sicherheitsfaktor drei bis fünf. Dem konnte die Vertretung des Ensi nicht widersprechen. Aber diese Fossilien würden ab 2050 dann noch 60 bis 80 Jahre weiterbetrieben werden.
Die Generation IV ist weitgehend ein Traum. Sowohl die Initianten als auch die heutigen Promotoren des Gegenvorschlags haben immer wieder von neuen Technologien geschwärmt, von Thoriumreaktoren, davon, dass man den Atommüll sauber werde verbrennen können. Heute sind sie wenigstens ehrlich genug, um zu sagen, dass es diese Generation noch lange nicht geben wird. Sie setzen auf eine veraltete Technologie der Generation III.
Wir wissen alle, dass die Kernenergie eine implizite Staatsgarantie hat. Die Privatassekuranz will das Restrisiko nie einpreisen, sie versichert das nicht. Mit anderen Worten: Das müsste der Steuerzahler versichern.
Ich halte fest, dass wir über einen Rettungsschirm diskutieren, der verlängert werden soll, und dass wir über eine Bereitstellungsgebühr sprechen. Bei den Banken sprechen wir von "too big to fail". Deswegen sollen sie Liquidität vom Bund oder von der Nationalbank erhalten und dafür zahlen. Bei der Kernenergie weigert man sich, eine vergleichbare Analyse zu machen. Würde man eine machen, käme man auf 5 bis 50 Rappen pro Kilowattstunde, womit die Kernenergie unbezahlbar würde.
Kernenergie wird im Übrigen fast nur von Ländern propagiert, die Atomwaffen wollen oder sie bereits haben. Wir können als Beispiel den Iran nehmen. Die Anreicherung und die Wiederaufbereitung von Uran sind im Interesse der Atommächte. Warum wollen diese Länder die Wiederaufbereitung? Weil man unter anderem waffenreines Plutonium erhalten kann.
Kernkraftwerke waren immer ein Feigenblatt der Atomwaffenlobby. Frankreich setzt vor allem wegen seiner "force de frappe" auf Kernkraftwerke. Frankreich hat einen Doppelnutzen. Die Kosten der Kernenergie sind eigentlich wurscht. Der militärisch-industrielle Komplex finanziert das sowieso aus. Zudem ist der Uranabbau mit der Anreicherung auch eine sehr unschöne Angelegenheit - gehen Sie mal nach Majak -, die hier in diesem Saal von den Befürwortern gerne ausgeblendet wird. Und: Uran wächst nicht in der Schweiz.
Für neue Kernkraftwerke, wie wir sie jetzt diskutieren, müssten wir den erneuerbaren Energien Milliarden aus dem Netzzuschlagsfonds entziehen. Dies lehnen die Kantone ab, und wir werden es mit aller Kraft bekämpfen. Es ist unverantwortlich, eine Technologie zu präsentieren, die von 50 Prozent der Bevölkerung abgelehnt wird. Wahrscheinlich wird im Laufe der Entwicklung bis 2050 auf der Welt etwas passieren, und dann haben wir wieder einen Meinungsumschwung.
Mit Kernkraftwerken der Generation III können Sie nicht rechnen. Es wäre aus Sicht der Versorgungssicherheit unverantwortlich. Erneuerbare wie Solar und Wind, Wasserkraft und Energiespeicher sind grossmehrheitlich akzeptiert. Sie sind zuverlässig, egal, was passiert, und man kann mit ihnen rechnen. Die Kernkraftwerk-Promotoren wollen Luftschlösser bauen, und sie sind nicht ehrlich. Gehen wir auf die 4-E-Strategie der GLP: Energieeffizienz, Erneuerbare, Energiespeicher und Europa. Sie zeigen den Weg zu einer klimafreundlichen, sicheren und bezahlbaren Energieversorgung auf.
Die Grünliberale Fraktion bittet Sie, für Nichteintreten zu stimmen, den Rückweisungsantrag der Minderheit I (Wismer Priska) zu unterstützen und eventuell den Minderheitsanträgen zu folgen. Der Antrag meiner Minderheit III (Bäumle) auf Rückweisung ist damit zur Unterstützung des Antrags der Minderheit I (Wismer Priska) zurückgezogen.
Grossen Jürg · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe vert'libéral
Geschätzter Kollege Bäumle, Sie haben jetzt die Risiken der Versicherbarkeit erwähnt. Sie haben aber nichts zu dem Thema gesagt, über das wir am Wochenende in der Presse lesen konnten, nämlich dass die Kernkraft, wenn man sie neu subventioniert, die bestehende Wasserkraft und auch neue Wasserkraft konkurrenziert; diese hätte Einnahmerückgänge um ungefähr 42 Prozent. Wurde das in der Kommission auch diskutiert? Und was sagen Sie dazu?
Bäumle Martin · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
In der Kommission wurde sehr vieles diskutiert, aber, wie gesagt, wir waren im Schnellzugtempo unterwegs. Es ist klar, und das sagen auch die "Axpo Energy Reports" relativ deutlich, dass es zwar möglich ist, neue Kernkraftwerke als Alternative zu bauen. Aber man müsste bis 2050 die Hälfte der Gelder für den Netzzuschlagsfonds, die für erneuerbare Energien aus Wind, Sonne und Wasser eingesetzt werden sollten, wegnehmen, um sie für Kernkraftwerke mit all ihren Nachteilen, die ich geschildert habe, einzusetzen. Das ist eine unverantwortliche, auch finanzpolitisch nicht haltbare Lösung.
Spannend ist, dass die UREK, nachdem die Finanzkommission sie aufgefordert hatte, der Frage der Finanzierung nachzugehen, sich weigerte, dieses Thema auch nur anzudiskutieren.
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Herr Kollege, Sie lassen keine Gelegenheit aus, die Kernenergie zu verteufeln, aber Sie sitzen im Verwaltungsrat der Axpo, des grössten Betreibers von Kernenergieanlagen in der Schweiz. Die Entschädigung nehmen Sie aber, oder?
Bäumle Martin · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Auf Suggestivfragen und Unterstellungen sollte ich eigentlich gar nicht eingehen. Noch einmal, ich habe es in meinem ersten Votum und in meinem Rückweisungsantrag angetönt - wenn Sie ihn gelesen hätten, wüssten Sie es -: Die Langzeitbetriebskonzession, die die Axpo übrigens als zielführenden Weg beschreibt, habe ich in den Rückweisungsantrag gepackt, ebenso marktfähige Gaskraftwerke, die im Szenario "Erneuerbare und Gase" eine Option sind, wie ebenfalls aus den Axpo-Papieren hervorgeht. Auch die Winterpriorisierung der Solarenergie habe ich in den Rückweisungsantrag gepackt, was ebenfalls ein Punkt aus den "Axpo Energy Reports" ist. Sie können mir nicht vorwerfen, dass ich in dieser Frage nicht sogar fast bei Ihnen bin und die "Axpo Energy Reports" nicht Wort für Wort gelesen habe, die ich im Gegensatz zu Ihnen und anderen hier nicht mitgestalten konnte.
Schlatter Marionna · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Die Bevölkerung hat sich mit der Energiestrategie 2050 für eine erneuerbare Zukunft entschieden, diesen Entscheid dann mit dem Klimagesetz bestätigt und mit dem Stromversorgungsgesetz umgesetzt - dreimal ein Bekenntnis zu einer erneuerbaren Energiezukunft. Und nun das: Der Bundesrat öffnet die Büchse der Pandora. Er will neue Atomkraftwerke ermöglichen, eine Technologie, die extrem umstritten ist, deren Risiken niemand tragen kann, deren Kosten regelmässig explodieren, deren Bauzeiten niemand einhalten kann, deren Abfall niemand will.
Warum bloss? Herr Bundesrat Rösti, die Initianten der Blackout-Initiative rechnen doch genauso wenig wie wir damit, dass je ein neues AKW in der Schweiz gebaut wird. Jede Fachperson, die sich ernsthaft mit den Bauzeiten, den Kosten, den rechtlichen und den gesellschaftlichen Hürden beschäftigt, weiss das doch. Aber dann stellt sich die Frage: Warum diese Gesetzesvorlage, warum dieser Gegenvorschlag? Warum setzen Sie auf die umstrittenste und teuerste Stromerzeugungsart, wenn Sie selbst nicht daran glauben, dass je ein neues Atomkraftwerk gebaut wird? Weil Sie bereits die Diskussion darüber aus der Verantwortung für die Energiewende entlässt.
Herr Bundesrat Rösti, wo ist Ihr runder Tisch zur Windenergie, wo die Solarpflicht für Neubauten, wo die Effizienzstrategie, die im Legislaturprogramm angekündigt wurde? Wo ist die Roadmap für saisonale Speicher? Wir haben die besten Hochschulen der Welt, und Sie erzählen uns, wir bräuchten bis 2050 keine saisonalen Speicher - stattdessen sollen wir Milliarden in eine Technologie stecken, die Risiken mit sich bringt, die wir als Gesellschaft nicht tragen können. Unter dem Radar wollen Sie, nachdem Sie bereits das Gebäudeprogramm opfern wollten, noch die Mindestvergütung für Fotovoltaik abschaffen.
Ich möchte einen Bundesrat, der Verantwortung für den Volkswillen übernimmt. Die Energiewende ist nämlich nicht mehr aufzuhalten. Die Zahlen sprechen für sich. Das Ausbauziel des Stromversorgungsgesetzes für 2035 haben wir bereits heute erreicht, zehn Jahre früher als geplant, weil Solarenergie funktioniert, weil sie günstig ist, weil die Menschen sie wollen. Der Stromverbrauch ist in den letzten zwanzig Jahren stabil geblieben - trotz Bevölkerungswachstum, trotz Wärmepumpen, trotz Elektromobilität. Wer mit übertriebenen Stromverbrauchsprognosen eine Strommangellage herbeiredet, hat eine fossile Agenda. Die Öl- und Gaslobby braucht jede Verunsicherung über die Energiewende, um länger fossile Energie zu verkaufen.
Die Grünen sagen wieder: "AKW? Nein danke." Denn das Risiko einer Kernschmelze ist bei keinem Reaktortyp null - weil Menschen Fehler machen, weil Extremwetter zunehmen, weil Energieinfrastruktur im Krieg zum Ziel wird. In der dicht besiedelten Schweiz hätte ein Unfall Folgen, die keine Versicherung abdecken kann. Dazu kommt der Atommüll, ein giftiges Erbe unserer Zeit.
Die Grünen sagen wieder: "AKW? Nein danke." Denn 100 Prozent unseres Urans kommen aus dem Ausland, mehr als die Hälfte aus Russland. Die Technologie stammt von Atommächten. Ein AKW tauscht eine Abhängigkeit gegen eine andere - dieselbe, die wir bei Gas und Öl kennen und fürchten. Echte Versorgungssicherheit kommt aus der Schweiz: Sonne, Wind, Wasser. Einmal installiert, liefern entsprechende Anlagen Strom, egal, ob Putin die Lieferungen stoppt oder ein autokratisches Regime die Bedingungen diktiert.
Die Grünen sagen wieder: "AKW? Nein danke." Denn die Geschichte der Atomkraft in Europa ist eine Geschichte explodierender Kosten. Olkiluoto, Flamanville, Hinkley Point C: Jedes Mal kostete das AKW das Drei- bis Sechsfache des Budgets. Hinkley Point C hat über 40 Milliarden verschlungen und läuft noch immer nicht.
Es ist bezeichnend, dass die Mehrheit der Kommission nicht über die Fragen der Finanzierung sprechen will. Aber niemand wird in der Schweiz ein Atomkraftwerk bauen, wenn nicht Risiken und Kosten vollumfänglich durch den Staat, also durch uns alle, übernommen werden. Dieses Geld brauchen wir für den Ausbau der Erneuerbaren. AKW kannibalisieren die Erneuerbaren und werden die Gewinne der Wasserkraft wegfressen. Die Bevölkerung hat sich bereits mehrfach für die erneuerbare Zukunft entschieden. Es ist nicht unsere Aufgabe, diesen Entscheid rückgängig zu machen. Es wäre unsere Aufgabe, ihn umzusetzen und Verantwortung zu übernehmen.
Die Grüne Fraktion wird den Antrag auf Nichteintreten sowie sämtliche Rückweisungs- und Minderheitsanträge unterstützen und den Grundsatzentscheid, wenn nötig, wieder vor das Volk bringen.
Wasserfallen Christian · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical
Frau Kollegin Schlatter, Sie haben jetzt erzählt, dass man Speicher bauen müsse. Warum ist dann die Grüne Partei erst vor einigen wenigen Jahren aufgewacht und hat die Opposition gegen das Grimselprojekt aufgegeben? Warum hat zum Beispiel die Stiftung Landschaftsschutz Schweiz, der Sie sehr nahe stehen, gegen 10 von 28 "Solar-Express"-Projekten Einsprache erhoben? Das ist total widersprüchlich, es tut mir leid.
Schlatter Marionna · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Herr Wasserfallen, vielen Dank für diese Fragen. Der Stiftung Landschaftsschutz Schweiz steht ja auch die FDP sehr nahe, wenn ich mich nicht täusche. Die Grünen treiben seit Jahrzehnten die Energiewende voran. Es ist immer einfach, den Grünen die Schuld daran zu geben, dass wir mit der Energiewende nicht so weit sind, wie wir das sein möchten. Aber es ist auch einfach, selber alles zu blockieren, was in Richtung Ausbau der Erneuerbaren geht und darauf abzielt, von den fossilen Energien wegzukommen.
Clivaz Christophe · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe des VERT-E-S
Au nom du groupe des Verts, et aussi en tant que nouveau président de l'association Sortir du nucléaire, je vais tenter de vous convaincre qu'autoriser la construction de nouvelles centrales nucléaires est à la fois inutile et contre-productif.
La stratégie énergétique 2050, validée par le peuple en 2017, a acté la sortie progressive du nucléaire et fixé l'objectif de 11,4 térawattheures d'énergie renouvelable, hors hydroélectricité, pour 2035. Cet objectif est déjà atteint aujourd'hui, soit 10 ans plus tôt que ce qui était prévu initialement, grâce en particulier à l'essor de la production photovoltaïque. Depuis, les conséquences de la guerre en Ukraine sur le marché de l'énergie ont amené notre Parlement à adopter la modification de la loi sur l'approvisionnement en électricité qui a revu très fortement à la hausse cet objectif : 35 térawattheures en 2035 et 45 térawattheures en 2050. Cette loi a été largement soutenue par la population en juin 2024. En parallèle, différentes lois visant l'accélération des procédures pour la construction d'installations d'énergies renouvelables ou l'adaptation du réseau électrique ont été élaborées ou sont en cours d'élaboration. Tant la loi sur l'approvisionnement en électricité que les différentes lois que je viens de citer n'ont pas encore déployé leurs effets puisque les ordonnances d'exécution viennent d'entrer en vigueur ou ne sont pas encore entrées en vigueur.
Si on regarde non pas du côté de la production, mais du côté de la consommation, on constate que cette dernière est restée stable ces 20 dernières années malgré l'augmentation importante de la population, du nombre de pompes à chaleur et des ventes de véhicules électriques. Du point de vue du groupe des Verts, on a tendance à exagérer l'augmentation attendue des besoins en électricité afin de faire planer le spectre d'une pénurie. Ceci est d'autant plus vrai que les économies d'énergie, pourtant la mesure la plus efficace et la moins chère, sont laissées de côté. On attend toujours la stratégie en la matière du Conseil fédéral. Monsieur le conseiller fédéral Rösti, vous vous engagez beaucoup pour augmenter la production d'énergie en Suisse, mais jusqu'ici, vous n'avez pratiquement rien fait en matière d'efficacité et de sobriété énergétique malgré les rapports de votre propre département montrant le potentiel important existant dans ce domaine.
En résumé, affirmer aujourd'hui que la stratégie énergétique 2050 est un échec et que le développement des énergies renouvelables ne fonctionne pas est tout simplement une information mensongère. C'est pourtant cette "fake news" qui s'impose progressivement dans le débat porté par le lobby nucléaire soutenu en sous-main par le lobby pétrolier et gazier qui a tout intérêt à propager le sentiment que la Suisse va manquer d'électricité. En créant de l'incertitude sur la sécurité de la planification et de l'approvisionnement énergétique, le lobby du fossile peut plus longtemps et plus facilement vendre du pétrole et du gaz. Le vrai gagnant du retour du nucléaire en Suisse, c'est bien le lobby de l'industrie fossile, dont M. le conseiller fédéral Rösti était l'ancien lobbyiste en chef. Non seulement le retour du nucléaire n'est pas une solution, mais il concurrence notre principal pilier énergétique, l'hydroélectricité. Selon une étude qui vient d'être publiée de la HES-SO Valais, l'ajout d'une nouvelle production nucléaire supprimerait systématiquement les prix spot de l'électricité, réduisant les périodes de prix élevés dont dépendent les opérateurs hydroélectriques. Ceux-ci pourraient ainsi subir des pertes de bénéfice annuelles approchant un milliard d'euros.
J'aimerais ici interpeller mes collègues bourgeois des cantons alpins : pourquoi êtes-vous prêts à rouvrir la porte du nucléaire et à porter ainsi préjudice à une économie hydroélectrique pourtant si importante pour nos communes et cantons de montagne ?
Le nucléaire, c'est aussi poursuivre notre dépendance à l'uranium provenant d'États autoritaires ou instables comme la Russie ou le Kazakhstan. C'est encore prendre le risque d'un accident majeur, même si la mémoire collective a tendance à oublier Tchernobyl et Fukushima. Sans parler des déchets radioactifs pour lesquels nous n'avons toujours pas trouvé de solutions 57 ans après l'entrée en fonction de notre première centrale nucléaire.
Si vous souhaitez vraiment renforcer notre sécurité et notre indépendance énergétique, il ne faut pas miser sur un retour du nucléaire, qui n'amènerait aucun kilowattheure avant la deuxième moitié du siècle et qui, je le répète, n'est qu'une manière pour le lobby fossile de ralentir la transition énergétique. Il faut plutôt soutenir le développement des énergies renouvelables, de l'efficacité énergétique, des installations de stockage et des réseaux intelligents, ce qui permettra de couvrir l'ensemble de nos besoins en électricité, y compris en hiver.
Le groupe des Verts est toujours convaincu que la décision prise par le peuple en 2017 de ne pas autoriser la construction de nouvelles centrales nucléaires était judicieuse. Il propose de recommander le rejet de l'initiative populaire Stop au blackout et s'oppose au contre-projet.
Nous sommes bien sûr prêts à lancer le référendum.
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
In Ergänzung zu den Argumenten zu meiner Minderheit: Die Abstimmung zur Energiestrategie im Jahre 2017 wird in einer Art und Weise diskutiert, als ob das ein Entscheid pro oder contra Kernenergie gewesen wäre. 2016 wollten die Grünen per sofort aus der Kernenergie aussteigen. Aber die Atomausstiegs-Initiative wurde vom Volk deutlich abgelehnt. Schon damals war klar, dass die Bevölkerung nicht per se gegen die Kernenergie ist. Die Energiestrategie selbst war ein gewaltiges Subventionspaket, das eine Reihe neuer Profiteure schuf. Dieser Umstand und auch die falschen Prognosen und Versprechen des Bundesrates führten letztlich zu einer oberflächlichen Diskussion und infolgedessen zur Annahme der Strategie.
Die strategischen Fehler werden immer in zu guten Zeiten gemacht. Einige Jahre später, als die Schweiz in eine Mangellage geriet, wurde die Thematik viel umfassender diskutiert. Gerade in der heutigen Weltlage ist vielen klar geworden, dass der damalige Entscheid zu leichtfertig getroffen wurde. Es gibt bis heute keinen einzigen negativen Volksentscheid explizit gegen die Kernenergie. Im Gegenteil, es gab sehr viele Abstimmungen, auch im Kanton Bern zu Mühleberg, bei denen die Bevölkerung explizit Ja zur Kernenergie sagte. Auch eine neue Umfrage über die Mehrheitsfähigkeit neuer Kernkraftwerke widerlegt die linken Behauptungen.
Vor ein paar Jahren haben wir erlebt, dass die Versorgungssicherheit im Winter ein grosses Problem sein kann. Das Parlament hat darum bereits diverse Korrekturen bei der Energiestrategie vorgenommen, unter anderem im Mantelerlass, wo wir explizit die Winterstromversorgung gestärkt haben. Im Winter sollen maximal 5 Terawattstunden Strom importiert werden, ansonsten muss die Politik handeln. Diese Stärkung der Winterstromversorgung war für mich ein wesentliches Argument, dem Mantelerlass zuzustimmen. Auch mit dem Beschleunigungserlass haben wir die Wasserkraft gestärkt, also ebenfalls die Winterstromversorgung.
2017 wurde noch argumentiert, man könne locker viel mehr Strom importieren. Dass diese Importstrategie Schwierigkeiten mit sich bringt, hat man später - eben im Winter 2022 - gesehen. Auch in Zukunft wissen wir nicht, welche Strommengen überhaupt aus der EU importiert werden können. Wir müssen darum auf diesem Pfad weitergehen, unsere Winterstromversorgung stärken, damit wir nicht noch einmal in einen Versorgungsengpass hineinlaufen.
Die Kernenergie verursacht von allen Energieträgern am wenigsten Treibhausgase pro produzierte Energiemenge. Es kann jederzeit in den Energy Reports live abgerufen werden, welche Länder wie sauber Strom produzieren. Das Paradebeispiel ist Frankreich, gerade wegen der Kernenergie. Frankreich hat einen tieferen CO2-Fussabdruck als die Schweiz, weil wir schmutzigen Kohle- und Gasstrom aus Deutschland importieren. Die Produktion im Inland mit Wasserkraft und Kernenergie wäre auf dem gleichen Level wie die Produktion in Frankreich. Wer sich über den CO2-Ausstoss der Schweiz sorgt, muss heute die richtigen Entscheidungen treffen und Kernenergie in Zukunft zulassen.
Dann noch ein Wort zum globalen Handel: Die linke Seite behauptet bekanntlich, die Schweiz sei von russischem Uran abhängig. Die Wahrheit ist: Uran kann aus verschiedenen Quellen bezogen werden. Es gibt auf der Welt immer irgendwo Krisen und Kriege, die die Energieversorgung beeinträchtigen. Darum ist es generell wichtig, nicht nur auf einen einzelnen Energieträger angewiesen zu sein, sondern verschiedene Optionen zu haben. Solarpanels kommen primär aus China, Windräder kommen genauso aus dem Ausland wie Uran, Öl oder Gas. Dank einem funktionierenden internationalen Handel muss man nicht alle Maschinen im Inland herstellen können, aber man muss diversifiziert sein und den Zugriff auf strategische Reserven und Rohstoffe sicherstellen. So hat man diese Risiken im Griff.
Im Strombereich ist es so, dass sich die Produktion und der Verbrauch jederzeit die Waage halten müssen. Darum ist hier eine allzu hohe Auslandabhängigkeit sehr gefährlich. Auch ist Strom nur aufwendig speicherbar. Darum ist es wichtig, dass wir für die Zeit um 2050 möglichst viele Optionen schaffen, um den Strom jederzeit im Inland herstellen zu können. Denn wenn die bestehenden Kernkraftwerke vom Netz gehen, müssen im Winter die benötigten Strommengen möglichst im Inland produziert werden können, und zwar auch, wenn die Sonne nicht scheint und wenn Flaute herrscht.
Immer wieder wird behauptet, die Kernenergie sei zu teuer. Das stimmt nicht. Wer die Axpo-Reports kennt, weiss, dass das Szenario "Kernenergie und Erneuerbare" um Milliarden Franken günstiger ist als das Szenario "Gas und Erneuerbare". Dann werden immer wieder völlig unzulässige Vergleiche zu Kernkraftwerk-Entwicklungsprojekten im Ausland angestellt, die wegen ihrer Weiterentwicklung sehr viel teurer geworden sind. Kostenüberschreitungen für neue Kernkraftwerke kann man verhindern, wenn man die Anlagen nicht im Bau entwickelt. Die Axpo hat klar gesagt, dass man mit einem Design Freeze die Baukosten von Kernkraftwerken im Griff haben wird.
Weitere Behauptungen von Links-Grün wie die, die Kernenergie sei nicht sicher oder die Entsorgung sei nicht gewährleistet, sind ebenfalls falsch. Die Kernenergie zur zivilen Nutzung, auf dem Level, auf dem sie in der Schweiz praktiziert wird, ist die am besten überwachte Technologie, die es gibt, bei der sämtlichen Restrisiken mit gewaltigen Sicherheitsmargen entgegengetreten wird. Darum sind Kernkraftwerke auch problemlos versicherbar.
Die Entsorgung nuklearer Abfälle ist seit vielen Jahren technisch gelöst. Sie können dies beispielsweise in Skandinavien verfolgen, wo es Endlager für alle Arten nuklearer Abfälle gibt. Auch in der Schweiz werden die Abfälle entsorgt, nachdem der politische Prozess für den Bau eines Endlagers abgeschlossen ist. Kleine Randnotiz dazu: Die Leute, die behaupten, die Endlagerung sei nicht gewährleistet, sind die gleichen Leute, die den politischen Prozess zur Evaluation und zum Bau eines Endlagers mit allen Mitteln verhindern. Die Taktik ist klar: Man möchte den Lösungen so viele Steine in den Weg legen, wie man nur kann.
Auch die Finanzierung von Rückbau und Entsorgung ist bei keiner anderen Stromproduktionstechnologie derart gut dotiert wie bei der Kernenergie. Zum Vergleich: Beim "Solar-Express" wollte man die Betreiber nicht dazu verpflichten, die Fundamente nach Betriebsende zurückzubauen. So oder so macht es für den Entsorgungsauftrag keinen Unterschied, ob neue Kernkraftwerke gebaut werden oder nicht. Der Auftrag ist klar, und der Auftrag muss ausgeführt werden.
Kurz und gut: Die Argumente dafür, das Neubauverbot und damit das Denkverbot endlich aufzuheben, sind erdrückend. Die Linken versuchen mit allen möglichen und unmöglichen Mitteln, das Vorhaben zu verhindern und zu verzögern. Dabei ist ihnen jedes Mittel recht. Zum Beispiel wollten sie uns einreden, die Forcierung des Grundsatzentscheids sei staatspolitisch unredlich, ohne vorher die Finanzierungsfrage geklärt zu haben. Die gleichen Leute, die uns ein Fehlverhalten einreden wollen, plauderten die vertraulichen Kommissionsdebatten und sämtliche Details brühwarm gegenüber einer willkürlich ausgewählten Journalistenschar aus. Auch dieser Versuch einer staatspolitischen Lektion an Andersdenkende verkam so zum Rohrkrepierer, und die Motive der Linken wurden einmal mehr offensichtlich.
Dann versuchten die Linken uns einzureden, die finanziellen Folgen müssten zum jetzigen Zeitpunkt im Detail abgeklärt werden. Heute geht es um einen Grundsatzentscheid zur Kernenergie, um nicht mehr und nicht weniger: Schaffen wir die Option, oder schaffen wir die Option nicht - ja oder nein? Eine mögliche finanzielle Beteiligung oder Sicherheiten des Bundes, Standort- und Bewilligungsfragen kommen später, wenn der Grundsatzentscheid zur Beseitigung des Technologieverbots getroffen und damit die Illegalität dieser Technologie beseitigt ist. In dieser Frage geht es den Linken übrigens nicht wirklich um die Bundesfinanzen, das wäre ja etwas ganz Neues; es geht um die Angst, es könnten Bundessubventionen für die eigenen Pfründe verloren gehen. Im Zentrum von Bundeshilfen muss aber stets die Lösung der Probleme stehen.
Wer redliche Argumente hat, die Zeichen der Zeit erkannt hat und die beste Grundlage für den Werkplatz Schweiz und unseren Wohlstand schaffen will, stimmt mit der SVP-Fraktion für Eintreten auf den Gegenvorschlag, gegen die Rückweisung und bei allen weiteren Anträgen analog dem Ständerat, auch wenn dies Frau Badran nicht zu passen scheint.
Masshardt Nadine · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste
Herr Imark, Sie haben vorhin behauptet, dass die Stimmbevölkerung im Jahr 2017 bei der Annahme der Energiestrategie 2050 nicht über den Atomausstieg entschieden habe. Ich habe kurz auf der UVEK-Website nachgeschaut. Im damals vor der Abstimmung herausgegebenen Faktenblatt "Die wichtigsten Massnahmen der Vorlage" ist unter der Rubrik "Atomausstieg" ganz klar der Punkt "Verbot neuer Kernkraftwerke" aufgeführt. Auch im Gesetz ist das abgebildet, und zwar in Artikel 12a KEG: "Rahmenbewilligungen für die Erstellung von Kernkraftwerken dürfen nicht erteilt werden." Die Bevölkerung hat genau dazu mit 58 Prozent Ja gesagt. Wie kommen Sie zu Ihrer unehrlichen und nicht korrekten Aussage?
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Danke, Frau Masshardt, für diese Frage. Sie hätten mir eigentlich nur zuhören sollen, dann wüssten Sie die Antwort. Natürlich war der Kernenergieausstieg im Gesetz so vorgesehen, da haben Sie recht. Insofern hat man schon darüber abgestimmt. Aber es war ein gewaltiges Subventionspaket. Man hat über tausend Dinge abgestimmt, vor allem darüber, wer wie und wo profitieren kann. Vor allem wurden komplett falsche Prognosen aufgetischt, und es wurde gesagt, man könne mehr Strom importieren, es gebe die Geothermie, Solar, Wind usw. Sie wissen ja selbst, dass sich diese Luftballone alle in Luft aufgelöst haben. Die Bevölkerung hat nie, wenn Sie so wollen, "füdleblutt" Nein zur Kernenergie gesagt. Im Gegenteil: Die Bevölkerung hat mehrfach "füdleblutt", explizit Ja zur Kernenergie gesagt.
Wismer-Felder Priska · Mit-F · Conseil national · Lucerne · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Herr Imark, Sie werden nicht müde zu betonen, dass die Kernkraft eine sehr günstige Stromproduktionsart ist. Vor diesem Hintergrund kann ich nicht verstehen, weshalb Sie die Finanzen nicht geklärt haben wollen. Ich interpretiere es so, dass Sie Angst haben, die Finanzierung offenzulegen.
Und dann haben Sie erneut die Axpo-Szenarien erwähnt und gesagt, das Szenario 2 mit Kernenergie sei 15 Milliarden Franken günstiger. Wenn aber beide Szenarien unter den gleichen Prämissen verglichen werden, dann landet das Szenario "Erneuerbare" bei 51,6 Milliarden Franken und ist damit sogar noch ein klein wenig günstiger als das andere Szenario. Weshalb verschweigen Sie jedes Mal, dass die beiden Szenarien eigentlich gleich teuer kommen, wenn man die gleichen Prämissen heranzieht? Und weshalb kommen Sie immer mit diesen 15 Milliarden?
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Frau Wismer, Sie haben ja jetzt mehrere Fragen gestellt, vielen Dank! Erstens, zur Offenlegung der Finanzen: Ich sagte ja vorhin, dass Sie von einer Branche profitieren, die jedes Jahr 1,3 Milliarden Franken für Zubauten erhält, obwohl damit die wichtigste Problematik, die wir haben, nämlich die Winterlücke, nicht adressiert und die Lücke nicht geschlossen wird. Das ist das Problem. Wir müssen das Geld - wenn das überhaupt nötig ist - dort einsetzen, wo wir auch die Probleme lösen können. Das ist doch plausibel!
Ich bin unverdächtig, Frau Wismer, ich bin mit der Kernenergie nicht verbandelt, ich bekomme keinen Franken für all das, was ich hier sage. Ich sage es aus Überzeugung, weil ich die Technologien ein bisschen verstehe. Sie sind Profiteurin, und Sie sprechen hier einfach nur für Ihre Branche, für die 1,3 Milliarden Franken, die Sie zu verlieren fürchten. Wir haben keine Angst, diese Fragen zu klären, aber es ist dazu nicht der richtige Moment. Wir müssen jetzt den Grundsatzentscheid haben, und ja, dann kommen vielleicht solche Fragen. (Zwischenruf der Präsidentin: Herr Imark, kommen Sie zu einem Schlusssatz, bitte!) Ich bin fest davon überzeugt, dass hier die Sicherheiten, die der Bund gewähren muss, sehr viel kleiner sind als die Sicherheiten, die der Bund bei Ihren Technologien gewährt.
Christ Katja · 1VP-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe vert'libéral
Präsidentin (Christ Katja, erste Vizepräsidentin): Es gibt noch eine Zwischenfrage von Frau Suter.
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Die zweite Frage von Frau Wismer habe ich noch gar nicht beantwortet - sie hat zwei Fragen gestellt -, aber Herr Wasserfallen hat sie vorhin bereits beantwortet.
Suter Gabriela · Mit-F · Conseil national · Argovie · Groupe socialiste
Herr Kollege Imark, Sie haben vorhin eine Winterstromlücke prognostiziert. Wie viele AKW möchten Sie bauen lassen, um diese sogenannte Winterstromlücke zu füllen? Und wie viel Überflussstrom würden diese AKW dann im Sommerhalbjahr produzieren?
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Sie wollen jetzt wieder Dinge wissen, die man jetzt gar nicht beantworten kann. Heute geht es darum, eine Option zu schaffen, damit man später von dieser Option Gebrauch machen kann. Wir haben immerhin grosse Kernkraftwerke in Leibstadt und Gösgen und noch zwei in Beznau. Diese liefern heute in einem Wintermonat 45 Prozent unserer Stromversorgung. Sagen Sie doch einmal, wie Sie das ersetzen wollen. Das können Sie nicht ersetzen. Diese KKW werden irgendwann, 2050 oder so - Beznau ein bisschen früher, die anderen ein bisschen später -, vom Netz gehen. Dann haben wir keine Lösung. Deswegen müssen wir jetzt diese Möglichkeiten schaffen. Ich kann Ihnen auch nicht sagen, wie viele dieser Werke es braucht, aber wir müssen die Möglichkeit schaffen. Die Axpo prognostiziert eine Lücke von rund 40 Terawattstunden. Da ist das Netto-null-Ziel aber noch nicht mit eingerechnet.
Berli Rudi · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe des VERT-E-S
Herr Kollege Imark, können Sie mich daran erinnern, wann die Schweizer Bevölkerung zur Kernkraft Ja gesagt hat?
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Es gab zum Beispiel im Kanton Bern Abstimmungen zu Mühleberg, wo explizit zugestimmt wurde. Dann haben Ihre Kollegen - Sie waren da noch nicht dabei - die Initiative für den sofortigen Ausstieg lanciert. Sie ist 2016 von der Schweizer Bevölkerung haushoch abgelehnt worden - zum Glück! Wenn die Bevölkerung den Argumenten Ihrer Kollegen gefolgt wäre, hätten wir heute ein riesiges Problem. Man sieht, man muss schon ein bisschen die Details anschauen, um hier richtig mitreden zu können.
Müller-Altermatt Stefan · Mit-M · Conseil national · Soleure · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Sie haben gesagt, es gehe nur darum, für später eine Option zu öffnen. Wenn wir optimistisch sind und davon ausgehen, dass in zehn Jahren der Standortentscheid gefällt und das Rahmenbewilligungsgesuch eingegeben und bewilligt sein wird und dass wir bis dahin auch den Baubewilligungsprozess mit allen demokratischen und rechtsstaatlichen Instanzen durchlebt haben werden, und wenn wir optimistisch mit einer Bauzeit von 15 Jahren rechnen, dann sind wir im Jahr 2050 durch. Das heisst, wir müssen jetzt beginnen. Oder - kurze Frage - wann ist für Sie "später"?
Imark Christian · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Sie tun zwar immer so, als seien Sie ein Experte, aber wahrscheinlich können Sie es auch nicht im Detail sagen. Die reine Bauzeit, sagt die Axpo, umfasse sechs bis sieben Jahre. Sie haben recht, das ist ein langer Prozess. Und die Axpo sagt, dass man realistischerweise 2045 bis 2050 mit einer neuen Kernanlage rechnen kann. Ich bin da auch zu wenig Experte, um das beurteilen zu können. Ich finde, wenn ich mir alles anschaue, diesen Zeitplan realistisch.
Bulliard-Marbach Christine · Mit-F · Conseil national · Fribourg · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Die Stromversorgung muss auch in Zukunft sichergestellt werden. Dafür gilt es, die Energiestrategie 2050 umzusetzen und die Energiewende zu schaffen. Die Mitte-Fraktion setzt sich deshalb für eine Energiepolitik ein, die einheimische und erneuerbare Energie fördert. Das Volk hat diesen Kurs, beispielsweise bei der Abstimmung zum revidierten Energiegesetz oder bei der Abstimmung zum Mantelerlass einschliesslich Stromversorgungsgesetz, mehrfach bestätigt. Ein Blick auf das Energie-Dashboard des Bundesamts für Energie zeigt, dass sich der Zuwachs der erneuerbaren Energien auf gutem Weg befindet. Der gleiche Blick zeigt auch, dass die Nuklearenergie einen leicht sinkenden, aber nach wie vor wichtigen Teil des Strommixes liefert.
Dans ce contexte, le groupe du Centre est conscient de la nécessité d'un dialogue ouvert et constructif sur l'énergie nucléaire. Toutefois, cette discussion ne doit pas se faire au détriment des investissements nécessaires au développement des énergies renouvelables.
Beim indirekten Gegenentwurf zur Blackout-Initiative geht es um die Frage, ob wir das vom Volk beschlossene Neubauverbot für Kernkraftwerke aufheben wollen. Die Mehrheit der Mitte-Fraktion wird auf die Vorlage eintreten. Nationalrat Paganini wird diese Position vertreten. Aus der Sicht einer starken Minderheit der Mitte-Fraktion ist die Aufhebung des Neubauverbots keine gute Idee. Dafür nenne ich drei Argumente.
Tout d'abord, les exemples de la Finlande et du Royaume-Uni montrent que les coûts financiers liés à la construction d'une nouvelle centrale nucléaire sont prohibitifs. Dans notre pays, le coût de la conception d'une nouvelle centrale nucléaire est estimé à environ 100 millions de francs. Sans garantie de l'État, c'est-à-dire sans un engagement massif de fonds publics, ni la planification ni la construction d'une nouvelle centrale nucléaire ne sont envisageables.
Zweitens kann ein neues AKW erst in mehreren Jahrzehnten fertiggestellt werden. Momentan gibt es kein konkretes Projekt. Schon die Projektierungsphase würde laut der Axpo sieben bis zehn Jahre dauern. Selbst wenn ein Projekt alle Einsprachen und Abstimmungen überstehen würde, wäre das fertig gebaute AKW kaum vor dem Jahr 2050 am Netz. Wir sprechen also von der Zeit nach der Umsetzung der Energiestrategie.
Troisièmement, le développement de l'énergie nucléaire est en décalage avec le mix énergétique que nous avons défini pour demain. Avec le développement des énergies renouvelables, l'extension du "smart grid" et les progrès des technologies de stockage, les besoins en énergie nucléaire diminueront.
Zudem bleibt die Schweiz beim Uranimport vom Ausland abhängig. Auch die Lagerung der radioaktiven Abfälle bleibt eine grosse Herausforderung.
Aus diesen Gründen will eine starke Minderheit der Mitte-Fraktion nicht auf den indirekten Gegenentwurf eintreten. Sollte sich der Rat trotzdem für Eintreten entscheiden, bittet Sie die Mitte-Fraktion, der Minderheit I (Wismer Priska) zu folgen. Dieser Rückweisungsantrag beauftragt den Bundesrat, den indirekten Gegenentwurf neu auszuarbeiten. Dabei soll er vertiefte Abklärungen zur möglichen Finanzierung berücksichtigen. Bundesrat Rösti hat ja bereits gesagt, dass nach der Aufhebung des Neubauverbots als nächster Schritt ein Finanzierungsgesetz folgen würde. Für die Mitte-Fraktion ist klar: Der allfällige Neubau eines AKW ist mit hohen Kosten für die Allgemeinheit verbunden. Daher ist es umso wichtiger, die finanziellen Leitplanken bereits im Rahmen der Diskussion über den indirekten Gegenentwurf zu klären.
Bei den Rückweisungsanträgen der Minderheiten II (Masshardt), III (Bäumle) und IV (Schlatter) wird die Mitte-Fraktion der Mehrheit der UREK folgen.
Sollten wir zur Detailberatung kommen, bittet Sie die Mitte-Fraktion, bei Artikel 12a die starke Minderheit der UREK zu unterstützen. Diese will die Vergabe von Rahmenbewilligungen auf Kernkraftwerke der vierten Generation beschränken, aus deren Betrieb keine radioaktiven Abfälle anfallen, die die Freigrenze nach 500 Jahren überschreiten.
Ausserdem erinnert eine knappe Mehrheit der Mitte-Fraktion an das Sicherheitsrisiko, das mit AKW einhergeht, und bittet Sie, bei Artikel 13 Absatz 1 Buchstabe ebis den Minderheitsantrag Müller-Altermatt zu unterstützen. Damit werden die Voraussetzungen für die Erteilung einer Rahmenbewilligung um den Nachweis für den Schutz gegenüber militärischen, hybriden und terroristischen Angriffen ergänzt.
Schliesslich bittet Sie die Mitte-Fraktion, bei den Übergangsbestimmungen in Artikel 106 Absatz 1bis der starken Minderheit der UREK zu folgen. Damit würde ein Moratorium verhängt. Rahmenbewilligungen für neue Kernkraftwerke dürften damit erst ab dem Jahr 2036 erteilt werden.
Bei den weiteren Minderheiten wird die Mitte-Fraktion der Mehrheit der UREK folgen.
Paganini Nicolò · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Unsere Einwohnerinnen und Einwohner wie auch unsere Wirtschaft erwarten von uns, dass wir ihnen die Sicherheit geben, dass jederzeit Strom zu vertretbaren Preisen aus der Steckdose kommt. Dieser berechtigte Anspruch bringt einen Teil unserer Fraktion zur Auffassung, es sei auf den indirekten Gegenvorschlag zur Blackout-Initiative einzutreten. Der Fokus richtet sich dabei auf die Stromversorgung im Winter.
Die Begründung liegt schlicht und einfach in veränderten Rahmenbedingungen: Kam das Wort Dekarbonisierung im Abstimmungsbüchlein 2017 noch gar nicht vor, so haben wir mittlerweile netto null bis 2050 beschlossen. Das benötigt gewaltige Strommengen und führt für die vier Wintermonate November bis Februar im Jahr 2050 ohne Kernkraft zu einer Stromlücke von rund 19 Terawattstunden. Auf eine Importstrategie zu setzen, ist riskant. Beim Zubau der Erneuerbaren sind wir nur bei der Fotovoltaik und nur in der Jahresbetrachtung über Kurs. Der "Solar-Express" für den Winterstrom ist eher ein Bummelzug. Dass der "Wind-Express" seine Wirkung entfaltet, ist möglich, aber nicht sicher. Und bei den Wasserkraftprojekten des runden Tisches geht es sehr zögerlich vorwärts, unter anderem mit einem zentralen Projekt Gornerli, welches später kommen und teureren und weniger Strom bringen wird als noch vor Jahren angenommen. Hinzu kommen bei der Wasserkraft die Produktionsverluste bei der Neukonzessionierung aufgrund der Restwasserbestimmungen.
Die Mitte-Fraktion hat alle Erlasse zur Förderung der Erneuerbaren unterstützt und wird dies auch weiterhin tun. Die erneuerbaren Energien haben weiterhin Priorität, aber am Schluss, so ehrlich müssen wir auch sein, muss einfach Strom aus der Steckdose fliessen. Deshalb rechtfertigt es sich für einen Teil unserer Fraktion, das Technologieverbot für neue Kernkraftwerke aus dem Gesetz zu streichen.
Die "Axpo Energy Reports", auf die schon verschiedentlich verwiesen wurde, zeigen es auf: Entweder brauchen wir Gaskraftwerke mit einer installierten Leistung von über einem Gigawatt, die im Winter während 2000 Volllaststunden laufen - das wäre ein klimapolitisches Desaster, und ob ein solcher Betrieb je zu bezahlbaren Kosten klimaneutral möglich ist, ist heute völlig offen -, oder, das wäre die Alternative gemäss den "Axpo Energy Reports", einen Mix aus Erneuerbaren, Kernkraft- und Gaskraftwerken mit geringer Leistung.
Wir entscheiden mit dieser Vorlage nicht darüber, welchen Weg wir wählen, und wir entscheiden schon gar nicht über den Bau eines neuen Kernkraftwerks. Wir entscheiden nur, aber immerhin, über die zur Verfügung stehenden Optionen. Ein Teil unserer Fraktion wird zwar auf den Gegenvorschlag eintreten, möchte aber im Rahmen einer Rückweisung an den Bundesrat die Finanzierungsfrage bereits jetzt geklärt haben. Die Blackout-Initiative selber lehnt unsere Fraktion ab. Sollte am Schluss ein indirekter Gegenvorschlag vorliegen, werden wir sie sogar geschlossen ablehnen.
Badran Jacqueline · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Geschätzter Kollege Paganini, Sie haben vorhin gesagt, dass es ein klimapolitisches Desaster wäre, wenn man Gaskraftwerke bauen würde. Ihnen ist aber schon klar, dass sie allenfalls nur ein paar Stunden laufen würden und man sie sogar mit Erneuerbaren betreiben könnte?
Paganini Nicolò · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Besten Dank für diese Frage, Frau Kollegin Badran. Wenn Sie die Synthese der "Axpo Energy Reports" anschauen, sehen Sie auf Seite 39 in der Fussnote 1, dass im Szenario mit Gas 1,2 Gigawatt an installierter Leistung benötigt werden und dass solche Kraftwerke im Winter während 2000 Volllaststunden laufen. Das ist nicht mit dem Reservekraftwerk in Birr zu vergleichen; solche Reservekraftwerke laufen vielleicht überhaupt nie und stellen eben vor allem eine Reserve dar. Im Szenario gemäss den "Axpo Energy Reports" wird mit 2000 Volllaststunden und 1,2 Gigawatt gerechnet; schauen Sie sich Seite 39 der Synthese der "Axpo Energy Reports" an.
Amaudruz Céline · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Le débat qui nous occupe aujourd'hui touche directement à la sécurité de notre pays. En effet, dans son rapport "Catastrophes et situations d'urgence en Suisse 2025", le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports identifie les principales menaces auxquelles la Suisse pourrait être confrontée. Parmi elles figurent non seulement les pandémies, mais aussi les pénuries d'électricité de longue durée. Sans électricité, plus rien ne fonctionne : les transports, les télécommunications, les systèmes de paiement, l'industrie, les services publics et une grande partie de notre économie.
Pour s'en rendre compte, chacune et chacun de nous peut s'arrêter un instant et imaginer la situation dans 48 heures si une pénurie touchait maintenant notre pays. Comment ferions-nous pour appeler nos proches avec des batteries faibles ? Comment pourrions-nous rentrer chez nous sans un seul train en circulation ? Comment pourrions-nous payer nos denrées alimentaires sans accès à un terminal de paiement ou un bancomat ? Et 48 heures de pénurie en juin n'ont pas le même impact que 48 heures de pénurie en janvier.
En clair, garantir l'approvisionnement électrique de la Suisse est donc une question de sécurité nationale. Cette question devient d'autant plus importante que le peuple suisse a accepté en juin 2023 la loi sur le climat. Que l'on ait soutenu ou combattu ce projet, une réalité s'impose désormais : la Suisse sortira progressivement des énergies fossiles d'ici à 2050. Cette décision démocratique doit être respectée, mais ceux qui ont défendu cette loi ont aussi le devoir d'en assumer les conséquences concrètes.
Une sortie des énergies fossiles sans production électrique supplémentaire n'est pas une stratégie énergétique. C'est une impasse. Or, cette décision populaire implique une conséquence incontournable : notre consommation d'électricité augmentera forcément. Chaque pompe à chaleur, chaque véhicule électrique et chaque processus industriel électrifié accroît les besoins de notre pays, tout comme l'augmentation de la population. Nous aurons donc besoin de beaucoup plus d'électricité.
La question n'est donc plus de savoir si nous devons produire davantage d'électricité, mais comment. L'UDC soutient le développement des énergies renouvelables lorsque celui-ci est pertinent et raisonnable. Néanmoins, nous devons avoir l'honnêteté de reconnaître que les énergies renouvelables intermittentes ne suffiront pas à garantir l'approvisionnement du pays, notamment en hiver. La Suisse a besoin d'une production pilotable, disponible en permanence et indépendante des conditions météorologiques. C'est précisément ce que fournit l'énergie nucléaire. Aujourd'hui encore, les centrales nucléaires suisses produisent près d'un tiers de notre électricité. Elles le font sans émissions de CO2, avec une fiabilité remarquable et avec une emprise au sol limitée. Pourtant, depuis 2017, notre pays s'impose une interdiction technologique incompréhensible : nous pouvons exploiter des centrales nucléaires existantes, mais nous nous interdisons d'en construire de nouvelles. Cette contradiction n'a aucun sens.
Le Conseil fédéral a eu le mérite de reconnaître cette réalité. Il appartient désormais au Parlement d'en faire autant. Pendant des années, nous avons cru possible de sortir simultanément du nucléaire et des énergies fossiles sans compromettre notre sécurité d'approvisionnement. Cette idée se heurte aujourd'hui à la réalité. Le contre-projet du Conseil fédéral à l'initiative populaire Stop au blackout apporte une réponse pragmatique en redonnant à notre pays la liberté de recourir à toutes les technologies décarbonées disponibles.
Si nous voulons réussir la transition énergétique souhaitée par le peuple suisse, nous aurons besoin des énergies renouvelables, mais nous aurons aussi besoin du nucléaire. Ces deux sources d'énergie ne s'opposent pas, elles se complètent. L'avenir énergétique de la Suisse ne se construira ni avec des interdictions idéologiques, ni avec des slogans, mais avec du pragmatisme, du réalisme et une vision à long terme.
Afin de convaincre les plus sceptiques parmi vous, permettez-moi de conclure par une observation - un aveu dirons certains, mais je l'assume - qui surprendra peut-être venant d'une représentante de l'UDC. C'est probablement l'exception qui confirme la règle, mais je dois concéder que l'Union européenne fait preuve de davantage de pragmatisme que la Suisse au sujet du nucléaire. Le Parlement européen reconnaît depuis 2022 l'énergie nucléaire comme une énergie contribuant aux objectifs climatiques et lui accorde même son label vert. Je constate ainsi que même l'Union européenne a compris que la neutralité carbone et le nucléaire vont de pair. Il serait temps que la Suisse abandonne à son tour ses blocages et ses interdictions passées.
Pour garantir notre sécurité d'approvisionnement, préserver notre prospérité et donner à la Suisse les moyens d'atteindre ses objectifs climatiques, le groupe UDC vous invite à soutenir le contre-projet du Conseil fédéral à l'initiative populaire Stop au Blackout.
Meyer Mattea · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Die heutige Debatte über die Forderung, das AKW-Verbot wieder aufzuheben, beweist, dass kein politischer Fortschritt in Stein gemeisselt ist, sondern immer wieder auch gegen ewiggestrige und finanzstarke Lobbys verteidigt werden muss. Es dient auch als bestes Beispiel dafür, dass Volksentscheide für die SVP und auch für ihren zuständigen Bundesrat offensichtlich nur dann relevant sind, wenn sie ihrer Meinung entsprechen. Die Stimmberechtigten haben vor exakt neun Jahren mit dem deutlichen Ja zur Energiestrategie 2050 den Atomausstieg besiegelt und den Weg dafür geebnet, eine sichere Stromversorgung mit erneuerbaren Energien zu stärken.
Die Blackout-Initiative und der Gegenvorschlag aus den Federn der fossilen Energielobby wollen das Rad der Zeit zurückdrehen, obwohl wirklich alles, alles dagegen spricht, wieder auf AKW zu setzen.
Erstens setzen Sie die Bevölkerung mit dem Bau neuer AKW einem riesigen sicherheitspolitischen Risiko aus. AKW sind äusserst wirkungsvolle Ziele für Angriffe. Wir müssen nur in die Ukraine schauen, wo mit Saporischschja ein AKW unter Beschuss geriet. Unfälle können gewaltige Zerstörung anrichten. Die Bilder von Tschernobyl, den verlassenen Dörfern, den krebskranken Kindern prägten meine Kindheit, und Fukushima zeugte etwas später davon, dass auch in Hochtechnologieländern ein Restrisiko bleibt. Hinzu kommt, dass wir uns damit in weitere Abhängigkeit von undemokratischen Regimes bringen. Der allergrösste Teil des Urans stammt aus Putin-Russland. Und ja, wir haben es heute auch schon mehrmals gehört: Weiterhin ungelöst ist die Frage der Sicherheit im Sinne der dauerhaften Lagerung radioaktiver Abfälle.
Zweitens gibt es schlicht keine Investoren, die bereit sind, die enormen finanziellen Kosten und Risiken alleine zu tragen. Es verwundert eben nicht, dass Sie, Herr Bundesrat Rösti, und die rechte Kommissionsmehrheit zwar das Verbot aufheben möchten, nicht aber die zentrale Kostenfrage klären wollen. Dabei ist offensichtlich, dass AKW ohne staatliche Subventionen nicht gebaut werden können.
Drittens, und auch das haben wir schon gehört - wir werden es auch noch mehrmals hören -, kommen neue AKW viel zu spät. Die Atomlobby streut der Bevölkerung Sand in die Augen, wenn sie mit Versorgungssicherheit für den Bau neuer Kernkraftwerke argumentiert. Das ist schlichtweg eine Irreführung. Wir alle wissen: Es dauert eine ganze Generation, bis ein neues AKW für den Betrieb bereitstehen würde. Die langwierige Suche nach einem Standort für ein Endlager - ich komme aus Winterthur, das in der Nähe des Weinlandes ist - zeigt doch: Niemand will diesen verseuchten, hochgradig gefährlichen Abfall in seinem eigenen Garten haben. Die Suche nach einem neuen AKW-Standort dürfte sich nicht weniger schwierig gestalten. Selbst wenn das noch gelänge, würde es mit dem Bewilligungsverfahren und dem politischen Weg mindestens zwanzig Jahre dauern.
Das Einzige, was Sie mit dieser AKW-Debatte leider sehr wirkungsvoll zu machen versuchen, ist, den Ausbau der erneuerbaren Energien zu erschweren und den Blick für das zu verstellen, was dringend notwendig wäre, um die Klimaziele zu erreichen. Es schafft nämlich Planungs- und Rechtsunsicherheit und blockiert den Ausbau von Wind-, Solar- und Wasserenergie sowie Energieeffizienz. Und ja: Das ist das Ziel der Erdöl-, Gas-, Atomlobby gegen den mehrfach geäusserten Volkswillen hier in diesem Land. Wir können uns hier und heute entscheiden, welche Zukunft wir unseren Kindern und Enkelkindern hinterlassen wollen. Ist es eine Schweiz, die dank dem raschen und umfassenden Ausbau erneuerbarer Energien das Klima schützt und die Versorgung sichert, oder ist es eine Schweiz, die auf AKW setzt, unsere Sicherheit aufs Spiel setzt und im fossilen Gestern verharrt?
Im Namen der SP-Fraktion bitte ich Sie, die Initiative zur Ablehnung zu empfehlen sowie dem Gegenvorschlag nicht zuzustimmen.
Klopfenstein Broggini Delphine · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe des VERT-E-S
Ne nous trompons pas de débat. L'initiative Stop au blackout vise au retour du nucléaire, bien sûr, mais il faut savoir que cette initiative est aussi intimement liée au lobby du pétrole, parce que chaque franc investi dans le nucléaire, c'est un franc de moins investi dans les énergies renouvelables. Qu'est- ce que tout cela donne ? C'est un boulevard pour avoir encore pendant des années les énergies fossiles à bord, parce qu'on sait très bien que le premier térawattheure de nucléaire ne sera pas disponible avant 2050 ; et cela, tous les scénarios le disent.
L'initiative Stop au blackout prétend répondre à une préoccupation que nous partageons toutes et tous ici, celle de garantir l'approvisionnement électrique de la Suisse. La sécurité énergétique est une question sérieuse, parce qu'elle concerne les ménages suisses et notre économie. Elle concerne aussi l'industrie et les infrastructures critiques. Elle mérite mieux que des slogans simplistes, car derrière le titre de cette initiative, il y a la promesse que le nucléaire, serait la solution aux risques de pénurie électrique.
Or, cette promesse ne résiste pas à l'examen des faits. Premièrement, le nucléaire n'apporte aucune réponse aux défis auxquels la Suisse est confrontée aujourd'hui. Selon les scénarios de la Confédération, notre consommation d'électricité augmentera fortement d'ici 2050 avec l'électrification des transports, du chauffage et de l'industrie. Nous devons donc développer rapidement - rapidement c'est-à-dire maintenant, c'est à dire les années qui viennent - de nouvelles capacités de production. Or, même les défenseurs du nucléaire reconnaissent qu'une nouvelle centrale ne verrait pas le jour avant 2050. Cela veut dire que c'est de l'énergie qui n'est absolument pas disponible maintenant ou dans les années à venir. La question est donc simple : comment cette initiative peut-elle résoudre un problème qui se pose aujourd'hui avec des installations qui ne produiraient pas avant 20 ans ou plus encore ? On ne combat pas le risque de blackout avec des réacteurs qui n'existent pas encore.
Pendant ce temps le solaire lui produit déjà et il produit rapidement. En 2024, la Suisse a installé plus de 1,7 gigawatt de nouvelles capacités photovoltaïques. La production solaire représente désormais près de 10 pour cent de l'électricité du pays et continue de progresser rapidement. Chaque année, elle apporte de l'énergie supplémentaire. Chaque année, elle renforce aussi notre sécurité d'approvisionnement.
Deuxièmement, parlons des coûts. Les promoteurs de l'initiative évoquent rarement le coût réel des nouvelles centrales nucléaires. Pourtant, partout en Europe, les exemples s'accumulent. À Flamanville, en France, le coût du réacteur EPR est passé d'environ 3 milliards à plus de 13 milliards d'euros. Il en va de même au Royaume-Uni où, dans une centrale, les coûts dépassent aujourd'hui les 40 milliards de livres selon les dernières estimations. Partout, les mêmes problèmes apparaissent : retards, dépassements budgétaires et dépendance aux garanties publiques. Je m'adresse ici à celles et ceux qui défendent une gestion rigoureuse des finances publiques : quel est le sens économique d'investir des dizaines de milliards dans une technologie qui produira peut-être dans 20 ans, alors que des solutions bien moins coûteuses sont disponibles tout de suite, immédiatement, ici ? Le marché lui-même donne déjà une réponse : partout dans le monde les investissements se dirigent massivement vers le solaire, vers l'éolien, et aussi vers les réseaux, les économies d'énergie et le stockage, non pas pour des raisons forcément idéologiques, mais tout simplement parce que ces technologies sont devenues beaucoup plus compétitives. La sécurité d'approvisionnement ne se mesure pas seulement en kilowattheures, elle se mesure aussi en délais, en risques financiers et en coûts pour notre propre économie.
Troisièmement, cette initiative présente le nucléaire comme une garantie de sécurité. Là encore, les faits racontent une autre histoire. Une centrale nucléaire concentre une part importante de la production en un seul site. Lorsqu'un réacteur est arrêté pour maintenance ou en raison d'un incident technique, ce qui arrive régulièrement en Suisse ou en France, le problème est que plus de 1000 mégawatts disparaissent instantanément du réseau. À l'inverse un système composé de centaines de milliers d'installations photovoltaïques, d'ouvrages hydrauliques ou de batteries répartit les risques. En matière de sécurité, la diversification est clairement une force.
Quatrièmement, cette initiative ignore une réalité économique fondamentale : l'énergie la moins chère est celle que nous ne consommons pas. L'efficacité énergétique représente aujourd'hui un des moyens les plus rapides et les moins coûteux pour renforcer notre sécurité d'approvisionnement. Chaque bâtiment mieux isolé, chaque pompe à chaleur performante, chaque processus industriel optimisé réduit notre dépendance énergétique. C'est là un investissement qui produit des résultats immédiatement.
Enfin, cette initiative repose sur une forme de nostalgie énergétique. Elle nous invite à regarder vers une technologie du siècle passé alors que les investissements, les innovations et les emplois se créent aujourd'hui dans les énergies renouvelables, les réseaux intelligents et les solutions de stockage. Le véritable débat n'est pas tellement entre le nucléaire et le blackout ; le véritable débat est de savoir quelles solutions permettent de produire davantage d'électricité suisse, plus rapidement, à moindre coût et avec le moins de risques pour les contribuables et pour notre propre environnement.
Je vous invite donc à recommander le rejet de l'initiative ainsi qu'à refuser son contre-projet.
Meier Andreas · Mit-M · Conseil national · Argovie · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Priorität hat der Ausbau der erneuerbaren Energien - Punkt. Und selbst wenn wir heute in diesem Saal den Bau eines neuen Kernkraftwerks beschliessen würden, hätten wir noch keinen Standort, noch keine Finanzierung, noch keine Bewilligung, noch keinen Volksentscheid und vor allem noch jahrelang keine einzige zusätzliche Kilowattstunde Winterstrom.
Wir müssen auch ehrlich sein: Die heutige Diskussion betrifft nicht mehr den Ersatz von Beznau, dafür ist es längst zu spät. Wenn wir diese Debatte führen, dann sprechen wir, wenn überhaupt, über die Zeit nach 2040, also über die Frage, wie die Schweiz dereinst die Produktion von Gösgen oder später Leibstadt ersetzen will. Denn die Kernkraftwerke liefern heute rund einen Drittel des Schweizer Stroms und im Winterhalbjahr sogar deutlich mehr - gerade in jener Jahreszeit also, in der unsere Versorgung am stärksten unter Druck steht. Die Herausforderungen der nächsten Jahre lösen wir mit Wasser-, Solar-, Windkraft, mit Speichern, mit Netzausbau und mit mehr Effizienz. Daran darf es keinen Zweifel geben. Ob dies aber auch für die Zeit nach 2040 und 2050 genügt, wissen wir heute nicht.
Genau deshalb müssen wir die Frage nach der langfristigen Versorgung stellen. Der Strombedarf der Schweiz wird steigen: durch Elektrifizierung, Digitalisierung und Dekarbonisierung. Wir dürfen dabei nicht vergessen, dass die Schweiz heute rund drei Viertel ihrer gesamten Energie, hauptsächlich in Form von Erdöl, Treibstoffen und Erdgas, aus dem Ausland importiert. Genau diese fossilen Energieträger wollen wir in den kommenden Jahrzehnten ersetzen: im Verkehr, beim Heizen und in vielen industriellen Anwendungen. Das bedeutet vor allem eines: Wir werden deutlich mehr Strom benötigen als heute.
Wer diese Entwicklung ernst nimmt, sollte keine Technologie vorschnell ausschliessen, sondern dafür sorgen, dass genügend Energie verfügbar bleibt. Versorgungssicherheit ist heute längst auch Sicherheitspolitik. Der Krieg in der Ukraine und die Energiekrise in Europa haben uns das deutlich vor Augen geführt. Es geht nicht darum, morgen neue Kernkraftwerke zu bauen. Aber wir müssen uns die Frage stellen, ob wir uns langfristig jede weitere Option gesetzlich verbieten wollen. Genau darum geht es beim indirekten Gegenvorschlag des Bundesrates.
Seit 2017 haben sich die energiepolitischen und geopolitischen Rahmenbedingungen grundlegend geändert. Bereits 2015 äusserte ich Vorbehalte gegenüber dem beschlossenen Atomausstieg. Die Mehrheit entschied anders, seither habe ich mich konsequent für den Ausbau der erneuerbaren Energie eingesetzt. Diese Haltung hat sich nicht geändert. Was sich geändert hat, ist die Ausgangslage. Als Aargauer und Einwohner des Zurzibiets sehe ich täglich, welche Bedeutung eine solche Stromversorgung für unser Land hat. In meinem Bezirk mit rund 33 000 Einwohnerinnen und Einwohnern wird rund ein Drittel des Schweizer Stroms produziert. Mit dem Paul-Scherrer-Institut in Villigen verfügt die Schweiz über ein Forschungszentrum von internationalem Rang. Dort wird mit Projekten wie Balder bereits heute an möglichen Energietechnologien der Zukunft gearbeitet. Zudem entwickelt sich die Kerntechnik weiter. Neue Reaktorgenerationen werden gerade mit dem Ziel entwickelt, höhere Sicherheitsstandards zu erreichen und Risiken weiter zu reduzieren. Auch deshalb erscheint es wenig sinnvoll, solche Entwicklungen bereits heute gesetzlich auszuschliessen.
Der indirekte Gegenvorschlag sendet deshalb auch ein wichtiges Signal an Forschung, Lehre und Fachkräfte. Die Schweiz will bei diesen Entwicklungen weiterhin mitdenken und mitgestalten. Viele der Minderheitsanträge erscheinen mir deshalb entbehrlich. Sie verlangen weitgehend Dinge, die grundsätzliche Voraussetzungen für eine Bewilligung sind oder im ordentlichen Verfahren ohnehin nachgewiesen werden müssen. Sicherheit, Entsorgung, Finanzierung und Bewilligung sind bereits heute zwingende Anforderungen. Zusätzliche gesetzliche Hürden schaffen deshalb kaum mehr Sicherheit, wohl aber mehr Komplexität.
Die Energiepolitik braucht weniger Ideologie und mehr Verantwortung. Wir sollten keine Technologie vorschnell ausschliessen, die wir langfristig vielleicht noch brauchen. Darum empfehle ich die Initiative zur Ablehnung und unterstütze den indirekten Gegenvorschlag des Bundesrates - aus Verantwortung für die langfristige Versorgungssicherheit unseres Landes.
Badran Jacqueline · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Sie machen sich Sorgen um die langfristige Energiesicherheit. Wissen Sie, wie lange die Uranvorräte unserer Welt reichen?
Meier Andreas · Mit-M · Conseil national · Argovie · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Die bestehenden Vorräte reichen sicher noch fünfzig Jahre. Aber es gibt noch weitere Funde, die bekannt sind und noch viele hundert Jahre reichen.
Buffat Michaël · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre
L'électricité n'est pas un luxe. Elle est devenue la condition même du fonctionnement de notre société. Sans électricité, il n'y a ni industrie, ni transports, ni télécommunications, ni hôpitaux, ni administrations publiques. Or, nous nous trouvons aujourd'hui face à un paradoxe. Nous voulons électrifier les transports, nous voulons remplacer les chauffages aux énergies fossiles, nous voulons développer l'intelligence artificielle, les centres de données et les nouvelles technologies, nous voulons réduire les émissions de CO2. Dans un même temps, nous refusons encore de nous donner tous les moyens nécessaires pour produire l'électricité dont notre pays aura besoin demain. C'est précisément ce que l'initiative Stop au blackout met en lumière.
Cette initiative rappelle une évidence : l'approvisionnement en électricité doit être garanti en tout temps. Elle vise également à ce que les responsabilités soient clairement définies et que toutes les formes de production d'électricité respectueuses du climat puissent être envisagées. Je considère que cette préoccupation est légitime. La Suisse ne peut pas construire son avenir énergétique avec l'espoir que nos voisins disposeront toujours des excédents nécessaires pour combler nos déficits. La sécurité de l'approvisionnement est une mission stratégique de l'État. Nous devons être capables de produire nous-mêmes une part suffisante de l'énergie dont nous avons besoin.
C'est pourquoi je soutiens également le contre-projet indirect. Celui-ci ne nécessite pas de construire une centrale nucléaire demain matin. Il ne finance aucun projet concret. Il ne remplace pas les procédures d'autorisation. Il se contente de supprimer une interdiction idéologique qui prive notre pays d'une option technologique, avant même d'avoir pu l'examiner. Une politique énergétique sérieuse ne doit pas choisir ses technologies en fonction de dogmes. Elle doit examiner objectivement toutes les solutions capables de fournir une électricité sûre, disponible et compétitive.
Les énergies renouvelables doivent continuer à se développer ; personne ne le conteste. Chacun sait également que les besoins futurs seront considérables et que les défis du stockage saisonnier restent importants. Dans ce contexte, il serait irresponsable d'exclure définitivement une technologie qui produit de l'électricité pilotable, quasiment sans émissions de CO2 et disponible en permanence.
Pour assurer notre souveraineté énergétique, pour protéger notre économie, pour garantir à nos concitoyens une électricité disponible en tout temps et à un prix supportable, je vous invite à recommander l'acceptation de l'initiative et à soutenir le contre-projet indirect.
Marti Min Li · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Blackout-Initiative und Gegenvorschlag klingen auf den ersten Blick vernünftig, sie klingen harmlos. Es heisst, es gehe gar nicht um den Bau von neuen AKW, es gehe nur um die Aufhebung eines Technologieverbots - und "Technologieverbot" klingt ein bisschen wie "Maschinensturm" oder "Mittelalter", das weckt Assoziationen, die man nicht so gerne hat. Wenn man den Gedanken aber etwas weiterspinnt, dann merkt man, dass die Initiative und der Gegenvorschlag in der Konsequenz entweder unnötig oder ein bisschen unehrlich sind.
Wir haben es heute mehrfach gehört: Neue AKW sind mit riesengrossen Kosten und mit einer sehr langen Planungsvorlaufzeit verbunden; es gibt grosse Sicherheitsrisiken, die Atommüllfrage ist noch nicht wirklich gelöst. Ob diese Technologie wirklich einen Fortschritt bedeutet, ob wir damit wirklich etwas haben, das der Gesellschaft etwas bringt, ist mindestens sehr umstritten.
Es wird häufig von Reaktoren einer neuen Generation gesprochen, die mit viel weniger Risiken behaftet seien, keinen Müll produzieren und sowieso alle Hoffnungen erfüllen würden. Dazu muss man sagen: Davon redet man schon seit Jahrzehnten. Bisher haben sich diese Hoffnungen noch nicht manifestiert, und wenn sie es dann einmal tun, können wir hier drin nochmals darüber reden, ob wir das Technologieverbot aufheben sollen.
Es ist also nicht unbedingt nötig, jetzt das Gesetz zu ändern und dieses Neubauverbot aufzuheben. Warum will man es trotzdem tun? Vielleicht ist es so, wie einige meiner Vorrednerinnen gesagt haben: dass das vorgeschoben ist und man hier einfach die erneuerbaren Energien sabotieren will, um die fossilen Energien weiterhin gross zu halten. Vielleicht will man eben doch neue AKW bauen, vielleicht ist das das Ziel. Man will neue AKW, und man will dafür Geld ausgeben, koste es, was es wolle. Das kann man machen, es ist einfach nicht pragmatisch, sondern eben ein wenig unehrlich.
Nach dem Unglück in Fukushima hat die Politik reagiert. Sie hat die Energiestrategie beschlossen, sie hat den Atomausstieg beschlossen. Die Intention war nicht Technologiefeindlichkeit; man wollte auf neue Technologien setzen, auf die Technologien der Zukunft und eben nicht auf die der Vergangenheit.
Wenn wir die Diskussionen anschauen, die damals geführt wurden und die heute geführt werden, sehen wir: Es sind weitgehend dieselben. Was heute Versorgungssicherheit heisst, hiess früher Stromlücke. Es ist weitgehend die gleiche Diskussion. Was jedes Mal ausgeblendet wird, damals wie heute, sind die enormen Fortschritte, die die erneuerbaren Energien gemacht haben.
Die Energiestrategie hatte viele Mütter und Väter. Man könnte den Eindruck erhalten, es sei quasi ein Projekt von SP, Grünen und Grünliberalen gewesen. Das ist aber nicht so, es war eigentlich ein christdemokratisches Projekt. Sowohl in der Schweiz wie auch in Deutschland waren die Gesichter dieser Energiewende und des Atomausstiegs christdemokratische Frauen, und es sind die christdemokratischen Frauen, die heute immer noch an dieser Strategie festhalten - und es wäre doch schade, wenn dieses Vermächtnis am Schluss an den christdemokratischen Männern scheitern würde.
Ich bitte Sie, die Initiative und den Gegenvorschlag abzulehnen.
Silberschmidt Andri · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe libéral-radical
Strom ist für die Gesellschaft, was das Blut für den Menschen ist. Wenn es nicht fliesst, wenn man zu wenig hat, sind die Folgen verheerend. Und es ist allen bekannt, dass der Strombedarf aufgrund der Digitalisierung und aufgrund der künstlichen Intelligenz in Zukunft zunehmen wird. Es werden neue Datacenter gebaut, wir brauchen mehr Strom. Und nicht nur die Gesellschaft, auch die Wirtschaft ist darauf angewiesen, dass sie immer zu günstigem und verlässlichem Strom Zugang hat. Ist dies nicht der Fall, kommt es zu einem Blackout - der Name der Initiative sagt es -, und ein Blackout muss verhindert werden, weil der Schaden und die Schadenssumme enorm wären. Man müsste plötzlich rationieren, man müsste bestimmen, wer nun die Fabrik laufen lassen darf und wer nicht, und das hätte einschneidende Konsequenzen für die Gesellschaft. Wir müssen alles daransetzen, dass so etwas nicht passieren wird.
Deshalb ist es richtig, dass wir beschlossen haben, dass die erneuerbaren Energien ausgebaut werden müssen. Das dauert leider aber viel zu lange. Wir haben es in der Vergangenheit gesehen: Viele Projekte werden verzögert, sie können nicht realisiert werden, oftmals aufgrund von Einsprachen. Das führt dazu, dass wir in Zukunft nicht genügend Strom zubauen können, um den Bedarf der Bevölkerung und der Wirtschaft zu decken. Aus diesem Grund müssen wir feststellen, dass wir eine grosse Herausforderung haben. Diese wird auch kommen, weil die heutigen Kernkraftwerke irgendwann abgestellt werden müssen. Wir hören und lesen zwar, dass man sie immer länger betreiben kann, aber welchen Sinn ergibt es, dass man die alte Technologie möglichst lange betreiben muss, weil man sich selbst verbietet, in die neue Technologie zu investieren?
Genau hier setzt die Initiative respektive der Gegenvorschlag an. Man sagt klar, das Technologieverbot soll fallen, aber man sagt nicht, dass alle offenen Fragen gelöst sind. Es wurde zu Recht gesagt, dass es Bedenken gibt, was die Wirtschaftlichkeit betrifft, wobei ich hier als Klammerbemerkung erwähnen muss, dass wahrscheinlich kaum ein Stromerzeuger nicht direkt oder indirekt staatlich unterstützt würde. Aber es ist klar, dass ein solches Projekt langfristig wirtschaftlich sein muss. Es ist klar, dass man die Abfälle entsorgen muss. Diese Frage ist technisch im Übrigen gelöst. Jetzt geht es noch um die Standortfrage, und auch dort bin ich zuversichtlich, dass man eine Lösung finden wird.
Was wir aber nicht machen sollten, ist, uns als Schweiz, uns als Land einer Option per se einfach zu verweigern. Denn wir wissen heute nicht, wie wir diesen Stromhunger im Jahr 2050 stillen können. Natürlich braucht es intelligentere Netze, natürlich braucht es mehr Speicher, und natürlich wäre es super, wenn wir noch mehr Strom vom Sommer in den Winter übertragen könnten. Aber wir sollten nicht nur auf das Prinzip Hoffnung setzen, sondern in die Technologie investieren. Und weil wir gerade in der Schweiz sehr intelligente Menschen haben, auch in der Nuklearforschung, ist es jetzt wichtig, dass wir dieses Gesetz anpassen und den Menschen auch eine Zukunft geben, damit sie in der Schweiz nicht nur forschen können, sondern früher oder später auch die Aussicht haben, dass auch wieder in die Kernenergie investiert werden kann. Voraussetzung ist natürlich, dass der Betrieb sicher und wirtschaftlich erfolgen kann, aber es ist klar, dass das immer vorausgesetzt sein muss, wenn eine Rahmenbewilligung erteilt wird.
In diesem Sinne, geschätzte Kolleginnen und Kollegen und geschätzte Bevölkerung: Falls dieser Gegenvorschlag zur Volksabstimmung kommt, stimmen Sie ihm zu! Wir öffnen uns eine neue Option, wir verbauen uns nichts. Wenn alles eintrifft, was die Gegner sagen - dass man diese Kraftwerke gar nie finanzieren kann, dass sie gar nie sicher sein werden -, dann wird es auch kein neues Kernkraftwerk geben. Aber wenn es eine sichere und wirtschaftliche Möglichkeit gibt, sollten wir uns diese nicht verbauen, denn wie ich eingangs erwähnt habe, brauchen wir günstigen und verlässlichen Strom zu jeder Uhrzeit, zu jeder Tageszeit und auch in jedem Monat.
Besten Dank für die Unterstützung des Gegenvorschlages und der Aufhebung des Technologieverbots.
Golay Roger · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe de l'Union démocratique du Centre
La Suisse fait aujourd'hui face à un défi majeur : garantir son approvisionnement en électricité en tout temps. Nous vivons dans un pays moderne, fortement dépendant de l'énergie pour nos hôpitaux, nos transports, notre économie, nos communications et notre sécurité. Pourtant, les risques de pénurie augmentent. Les hivers deviennent plus critiques, notre consommation électrique progresse et notre dépendance envers l'étranger nous rend vulnérables aux crises internationales. C'est précisément pour répondre à cette réalité que l'initiative populaire, "De l'électricité pour tous en tout temps (Stop au blackout)", est essentielle.
Cette initiative repose sur une idée simple et de bon sens qui est d'assurer à la Suisse une production électrique suffisante, stable et indépendante. Aujourd'hui, nous consommons davantage d'électricité à cause de la transition énergétique, de l'électrification des transports, du chauffage et du développement numérique. Même l'intelligence artificielle et les nouvelles technologies exigent toujours plus d'énergie. Mais dans le même temps, certaines centrales arrivent en fin de vie et les énergies renouvelables seules ne suffisent pas encore à couvrir nos besoins durant toute l'année, particulièrement en hiver. Nous ne pouvons pas prendre le risque de dépendre uniquement des importations. En cas de crise européenne, chaque pays cherchera d'abord à protéger sa population. La Suisse doit donc conserver une capacité de production nationale forte et diversifiée.
Cette initiative ne s'oppose pas aux énergies renouvelables. Au contraire, elle reconnaît qu'il faut toutes les solutions disponibles pour garantir notre sécurité énergétique. L'hydraulique, le solaire et l'éolien ont un rôle important, mais ils sont intermittents. Quand le soleil ne brille pas et le vent ne souffle pas, il faut une production stable, capable de répondre à la demande. C'est pourquoi il serait irresponsable de fermer la porte à de nouvelles technologies nucléaires modernes. Les centrales de nouvelle génération offrent des niveaux de sécurité bien supérieurs à ceux du passé, produisent une électricité presque sans CO2 et permettent une production continue, indépendante des conditions météorologiques.
Cependant, permettez-moi aussi de dire clairement que nous manquons aujourd'hui de volonté politique au sommet de l'État. Trop souvent, le Conseil fédéral reconnaît publiquement le risque de pénuries électriques tout en refusant de soutenir des projets concrets capables d'améliorer notre autonomie énergétique. J'en veux pour preuve la motion 26.3077 que j'ai déposée concernant le barrage hydraulique de Conflan à Genève. Ce projet pourrait produire environ 120 gigawattheures par année, soit l'équivalent de la consommation de 90 000 foyers. Dans un contexte où la Suisse peine déjà à atteindre ses objectifs de production hivernale, on pourrait penser qu'un tel projet recevrait un soutien clair et déterminé. Or, que répond le Conseil fédéral ? Que ce barrage ne correspond pas exactement à la catégorie administrative des centrales à accumulation prévue dans la loi. En d'autres termes, on préfère opposer des critères technocratiques plutôt que d'encourager des solutions concrètes et immédiatement utiles pour notre sécurité énergétique. Cette attitude est incompréhensible. Quand le risque de blackout menace, chaque kilowattheure produit en Suisse compte. Chaque projet hydraulique et chaque amélioration de notre production nationale devraient être considérés avec pragmatisme et un esprit de responsabilité. Les citoyens attendent des actes, pas des excuses administratives. Ils veulent un pays capable d'anticiper les crises au lieu de les subir. Refuser ou ne pas soutenir des projets innovants ou complémentaires, c'est affaiblir notre souveraineté énergétique et augmenter notre dépendance envers l'étranger.
Vous l'aurez compris, le principe de responsabilité partagée entre la Confédération et les cantons me conduit également à privilégier l'initiative au contre-projet. Les défis de l'approvisionnement électrique concernent l'ensemble du pays et nécessitent une mobilisation de tous les échelons institutionnels. Refuser d'anticiper aujourd'hui, c'est accepter demain le risque de blackout, de hausses massives des prix d'électricité et d'une dépendance accrue envers les pays étrangers. Ce serait affaiblir notre économie, notre industrie et le pouvoir d'achat des familles suisses. La Suisse a toujours su faire preuve de pragmatisme et de responsabilité. Cette initiative va dans le sens de garantir notre souveraineté énergétique, préserver notre prospérité et assurer à nos enfants un pays capable de produire l'électricité dont il a besoin.
Pour une Suisse forte, indépendante et protégée contre les pénuries, je vous invite à recommander d'accepter l'initiative Stop au blackout.
Brizzi Simona · Mit-F · Conseil national · Argovie · Groupe socialiste
Ich wohne 15 Kilometer von Beznau, 25 Kilometer von Leibstadt und 35 Kilometer von Gösgen entfernt. Wir werden periodisch mit Jodtabletten ausgerüstet, sind sensibilisiert und kennen die Chancen und Risiken der Kernkraft aus unmittelbarer Nähe. Vielleicht deshalb hat eine Aargauer Bundesrätin, Doris Leuthard, den Weg in die Energiezukunft geebnet - nicht mit neuen AKW, sondern mit der Förderung von alternativen Energien.
Die Schweiz hat entschieden. Das Volk hat den Ausstieg aus der Kernkraft beschlossen und die Energiewende in Volksabstimmungen bestätigt. Wer heute neue AKW fordert, stellt diesen demokratischen Entscheid infrage. Vor allem: Neue AKW lösen unsere aktuellen Probleme nicht. Sie würden frühestens um das Jahr 2050 Strom liefern. Zur Versorgungssicherheit, die jetzt immer wieder in den Mittelpunkt gestellt wird, tragen sie in den nächsten Jahren gar nichts bei.
Dafür hätten sie einen hohen Preis. Überall in Europa und in Nordamerika zeigen neue AKW dasselbe Bild: jahrelange Verzögerungen und gigantische Kostenüberschreitungen. Beispiel Frankreich: Am Ende kostete das AKW 23,7 Milliarden, die Kosten wurden um das Siebenfache überschritten. Für 6 Milliarden Franken bekommen wir 30 F-35. Für 23,7 Milliarden bekämen wir 120 F-35. Oder ein anderes Beispiel: Im Entlastungspaket haben wir 1,8 Milliarden Franken gespart, es wäre also 13-mal das Entlastungspaket.
Am Ende bezahlt die Bevölkerung, entweder über höhere Strompreise oder mit Steuergeldern. Denn neue AKW sind nur mit massiver staatlicher Unterstützung denkbar. Jeder Franken, der in atomare Luftschlösser fliesst, fehlt bei Solarenergie, Wasserkraft, Windkraft, bei Speichern und intelligenten Netzen, also bei den Lösungen, die heute verfügbar oder bald verfügbar sind und sofort Wirkung entfalten.
Hinzu kommen Abhängigkeiten, die ich nicht möchte. Das Uran stammt immer noch aus Russland oder Kasachstan. Jetzt haben wir gehört, wir bezögen Uran aus Kanada, welches dann in Europa weiterverarbeitet werde. Die Unternehmen, die in Europa Uran anreichern, arbeiten aber weiterhin auch mit russischem Uran. Kurz: Russland spielt auf dem internationalen Uranmarkt nach wie vor eine wichtige Rolle.
Wer von Energiesouveränität spricht, sollte nicht neue Abhängigkeiten schaffen. Die alten Probleme bleiben ungelöst. Das Risiko schwerer Unfälle verschwindet nicht, und der radioaktive Abfall bleibt über Generationen eine Belastung. Keine Initiative und kein Gegenentwurf schaffen diese Probleme aus der Welt.
Ich möchte eine sichere, bezahlbare und nachhaltige Energieversorgung für alle. Milliarden für neue AKW bedeuten Milliarden, die für wirklich nachhaltige, erneuerbare Energien, für Energieeffizienz, für den Klimaschutz, für unsere Gesellschaft und unser Land fehlen.
Die Energiewende, wir haben es gehört, schafft Wertschöpfung im Inland, stärkt das lokale Gewerbe und schafft Arbeitsplätze. Unser Land braucht den Willen zum konsequenten Ausbau der erneuerbaren Energien. Schauen Sie nach Spanien oder Deutschland: Dort machen Strom aus Sonne und Wind bereits fast die Hälfte des Landesbedarfs aus. Die Schweiz braucht keine Rückkehr zur Kernkraft, erst recht nicht durch die Hintertür, unter dem "Deckmänteli" der Technologieoffenheit.
Darum ein klares Nein zur Volksinitiative "Jederzeit Strom für alle" und ein klares Nein zum indirekten Gegenentwurf und ein klares Ja zu einer sicheren und erneuerbaren Energiezukunft.
Schilliger Peter · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe libéral-radical
Frau Kollegin Brizzi, Sie haben einen interessanten Kostenvergleich gemacht: 120 F-35. Habe ich das richtig verstanden, dass Sie sich lieber für 120 F-35 einsetzen würden, ist das richtig?
Brizzi Simona · Mit-F · Conseil national · Argovie · Groupe socialiste
Ich habe einfach einen Kostenvergleich gemacht, um zu zeigen, was das kostet.
Götte Michael · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Frau Brizzi, Sie haben zu den ursprünglichen Volksentscheiden 2017 schöne Ausführungen gemacht. Haben Sie nicht das Gefühl, dass sich in diesen neun Jahren die Welt gerade auch energiepolitisch massiv verändert hat?
Brizzi Simona · Mit-F · Conseil national · Argovie · Groupe socialiste
Die Welt hat sich verändert, und wir müssen auf die erneuerbaren Energien setzen. Das können wir; dieses Know-how haben wir. Da sind wir an der Spitze, und das müssen wir nutzen.
Kolly Nicolas · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
L'électricité est aujourd'hui indispensable au fonctionnement de notre société et une interruption de quelques jours, voire de quelques heures, aurait des conséquences humaines, économiques et environnementales gravissimes. Notre pays présente déjà aujourd'hui une grande fragilité pour son approvisionnement hivernal, et ce déficit augmentera encore d'année en année. Pourquoi ? Tout simplement parce que, d'un côté, la population suisse ne cesse d'augmenter - et il faut bien constater qu'à l'exception de l'UDC, aucune volonté politique sérieuse n'existe pour freiner cette croissance -, et d'un autre côté, notre population consomme toujours davantage d'électricité, notamment afin de remplacer les énergies fossiles ; pompes à chaleur, voitures électriques, électrification des transports publics ou encore développement de l'intelligence artificielle.
Notre pays consomme environ 57 térawattheures d'électricité par année. Si nous voulons remplacer à la fois la production nucléaire et les énergies fossiles tout en absorbant l'augmentation de la consommation, ce sont environ 60 térawattheures de production supplémentaire qu'il faudra atteindre au cours des 25 prochaines années, dont la moitié en tout cas pour les mois d'hiver. Alors, que représentent ces 30 térawattheures qu'il nous manquera en hiver ? À titre de comparaison, les 16 projets hydroélectriques d'importance nationale issus de la table ronde du "Mantelerlass" pourraient permettre - pour autant qu'ils soient tous réalisés d'ici à 2050, ce qui est loin d'être garanti - de produire 2 térawattheures supplémentaires. Il en manquera 28.
L'éolien constitue un apport bienvenu pour la production hivernale, mais là encore, si on regarde les chiffres, nous sommes très loin du compte : si on extrapole la production de l'énergie éolienne actuelle, il en faudrait 13 000, et ce, pour autant qu'elles produisent toutes en hiver, ce qui est impossible. Aujourd'hui déjà, l'électricité manque. Aujourd'hui déjà, l'électricité coûte cher.
Quant à la fameuse stratégie énergétique 2050, avec la promesse d'un coût de la transition de seulement 40 francs par année par ménage avancé par le Conseil fédéral d'alors, elle apparaît désormais comme un lointain rêve. Aujourd'hui, soit la Suisse continue de dépendre du nucléaire étranger pour se donner bonne conscience, avec les risques importants de pénurie et de rupture d'approvisionnement que cela implique, soit elle décide de mettre en oeuvre la seule transition énergétique réellement crédible, celle qui associe le développement des énergies renouvelables, en particulier de l'hydraulique, qui constitue la colonne vertébrale de notre système électrique, à une production nucléaire propre, pilotable et suffisante, nécessaire à notre approvisionnement durant l'hiver.
Notre pays doit être ouvert aux avancées technologiques et aux solutions de demain. On entend souvent que le problème des déchets nucléaires serait insoluble ; et pourtant, là encore, la réalité est inverse. Les déchets nucléaires sont des déchets industriels, dont nous connaissons précisément le volume, l'emplacement, le coût de gestion et la solution de stockage à long terme. Par ailleurs, des solutions de recyclage toujours plus efficaces sont développées. Certains invoquent les accidents nucléaires pour affirmer qu'il faudrait renoncer à ces technologies ; mais là encore, si l'on examine objectivement les chiffres mondiaux, le nucléaire figure parmi les sources d'électricité les plus sûres jamais développées. Le charbon provoque environ 25 décès par térawattheure produit. L'hydroélectricité, environ un décès par térawattheure produit, tandis que le nucléaire se situe seulement autour de 0,0 décès par térawattheure, et ce même si on prend en compte les tragiques accidents de Tchernobyl ou de Fukushima.
Personne ne demanderait aujourd'hui à la Suisse de démanteler ses barrages hydroélectriques en raison de la rupture du barrage de Banqiao en Chine en 1975, qui a pourtant provoqué des dizaines, voire des centaines de milliers de morts. Pourquoi ? Parce que nous savons faire la différence entre une catastrophe particulière et une technologie dans son ensemble. La question n'est pas de savoir s'il existe un risque théorique - il existe pour chaque producteur d'électricité -, mais si les bénéfices justifient un risque maîtrisé. Les chiffres démontrent que tel est le cas.
Alors, dans l'intérêt de notre économie, de notre population, de son pouvoir d'achat, dans l'intérêt de notre climat et de notre environnement, je dis oui à un retour du nucléaire aujourd'hui, afin que nous puissions demain renouveler notre parc nucléaire. Avec la décision émotionnelle et rétrospectivement mauvaise prise par le Conseil fédéral en 2011, nous avons perdu déjà 15 ans ; nous ne devons pas perdre davantage de temps.
Gysin Greta · Mit-F · Conseil national · Tessin · Groupe des VERT-E-S
L'iniziativa popolare "Stop al blackout" è un progetto del passato. Guarda indietro, mentre le sfide della politica energetica sono chiaramente davanti a noi. La Svizzera deve sviluppare energie rinnovabili, ridurre le proprie dipendenze e rafforzare la sicurezza dell'approvvigionamento. Per nessuno di questi obiettivi le nuove centrali nucleari rappresentano una risposta giusta. Non contribuiscono ad aumentare la produzione di elettricità invernale. Non creano capacità di accumulo supplementari. Non rafforzano né la sicurezza dell'approvvigionamento né la stabilità della rete.
Wer heute neue AKW fordert, verspricht Lösungen für Probleme, die gelöst sein müssen, lange bevor ein neues Kraftwerk überhaupt Strom produzieren könnte. Die Energiewende findet eben nicht in dreissig, vierzig Jahren statt - sie findet jetzt statt, sie muss jetzt stattfinden.
Die entscheidenden Investitionen betreffen erneuerbare Energien, Speicherlösungen, intelligente und energieeffiziente Netze. Dort entscheidet sich, ob die Schweiz in Zukunft sicher, umwelt- und klimafreundlich mit Strom versorgt wird. Deshalb ist nicht nur die Initiative abzulehnen, sondern auch der Gegenvorschlag, denn er öffnet dieselbe Tür, und diese Tür führt zurück ins letzte Jahrhundert. Neue Atomkraftwerke sind heute vor allem eins: ein sicherheits- und finanzpolitisches Risiko. Wer von Technologieoffenheit spricht, sollte auch offen sagen, wer die Milliardenrisiken tragen soll. Private Investoren sind es offensichtlich nicht, sonst würden sie längst Schlange stehen. Das tun sie nicht, und das sagt eigentlich schon alles.
Ovunque siano stati avviati nuovi progetti, i costi e i tempi di realizzazione sono sfuggiti al controllo. Nessuna di queste centrali è stata costruita senza massicci aiuti pubblici, garanzie statali o l'assunzione dei rischi da parte dello Stato. Alla fine, il conto arriva sempre alle cittadine e ai cittadini.
Particolarmente sorprendente oggi è la posizione del Centro. È stata una consigliera federale del Centro a decidere, difendere e spiegare con successo alla popolazione l'uscita dal nucleare dopo la catastrofe di Fukushima. Doris Leuthard aveva compreso che la sicurezza dell'approvvigionamento non dipende dall'attaccamento a vecchi modelli, ma dalla capacità di adattarsi a nuove realtà e a nuove conoscenze. Oggi una parte del suo stesso partito rimette in discussione proprio questo principio. Non è uno sguardo rivolto al futuro, è un tuffo nel passato. Mi chiedo sinceramente che cosa pensi Doris Leuthard nel vedere come una parte del suo stesso partito metta oggi in discussione quella politica energetica che lei ha contribuito a costruire e difendere con grande coraggio politico e con grande visione.
Atomkraftwerke sind keine Investition, sie sind eine Hypothek, eine Hypothek auf Jahrzehnte und Jahrhunderte, eine Hypothek auf unsere Energiepolitik und auf die kommenden Generationen. Die Schweiz braucht keine energiepolitische Nostalgie. Sie braucht Planungssicherheit, sie braucht Investitionen in die Energien und Technologien der Zukunft. Deshalb sage ich klar Nein zur Blackout-Initiative, Nein zum Gegenvorschlag und Ja zu einer Energiepolitik, die unseren Kindern Lösungen hinterlässt und keine radioaktiven Altlasten.
No all'energia atomica. Sì ad una politica energetica che ai nostri figli lascia soluzioni e non scorie radioattive.
Schaffner Barbara · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Die Schweiz will elektrifizieren. Darüber sind wir uns einig, und die Bevölkerung weiss das auch. Der gerade erschienene VSE-Bericht zeigt eindrücklich, dass 89 Prozent der Bevölkerung Energieeffizienzmassnahmen unterstützen. Über 80 Prozent unterstützen den Ausbau der Wasserkraft und von Solaranlagen auf Gebäuden und Fassaden, und sie sind auch bereit, selbst in die Energieproduktion zu investieren - als Gesellschaft, als Konsumierende, als Teil des Standorts Schweiz. Für Windkraft sowie für Solaranlagen in den Bergen, auf Freiflächen und selbst in den traditionellen Ortsbildern gibt es immer noch Zwei-Drittel-Mehrheiten. Das ist der richtige Weg, den müssen wir gehen, und dafür haben wir eine grosse Unterstützung aus der Bevölkerung.
Das ist aber nicht der Weg der Blackout-Initiative. Denn was die Blackout-Initiative zu lösen vorgibt, löst sie nicht. Sie öffnet die Tür für Technologien, die schlicht zu spät kommen. Ein neues Kraftwerk, selbst mit heutigen Technologien gebaut, produziert frühestens in zwanzig Jahren Strom - in zwanzig Jahren! Der Zeithorizont, in dem wir die Energiewende schaffen müssen, sind aber die nächsten zehn bis fünfzehn Jahre. Wer jetzt auf neue AKW setzt, wartet auf einen Zug, der erst dann eintrifft, wenn man längst zu Fuss gegangen ist. Auch die Bevölkerung sieht das so: Zwei Drittel der Befragten haben laut demselben VSE-Bericht erkannt, dass der Bau neuer Kernkraftwerke nicht helfen würde, kurzfristige Versorgungsprobleme zu lösen.
Aber mit dieser Scheinlösung - der Aufhebung des Neubauverbots für Kernkraftwerke - handeln wir uns andere, reale Gefahren ein. Denn wer jetzt die Tür für herkömmliche AKW-Technologien öffnet, der baut Bremsklötze für den Ausbau der Erneuerbaren. Investitionskapital, politische Energie, Planungsressourcen - all das ist begrenzt. Wenn wir heute signalisieren, dass wir auf alte Kerntechnologien setzen wollen, dann verschieben wir Prioritäten. Dann diskutieren wir mit allfälligen Investoren über die Rahmenbedingungen für AKW, statt in Solar-, Wind- und Wasserkraft zu investieren. Dann dauert die Energiewende länger, und dies wäre genau das Gegenteil von dem, was wir eigentlich brauchen.
Die GLP setzt darum auf die 4-E-Strategie. Diese verbindet die Elemente Effizienz, Erneuerbare, Energiespeicherung und Europa. Damit will die GLP Klimaschutz, Versorgungssicherheit und wirtschaftlichen Erfolg gleichzeitig stärken. Natürlich wird sich auch die Kernenergie weiterentwickeln. Es gibt Ansätze mit inhärent sicheren Technologien, mit der Möglichkeit, die Stromproduktion zu steuern und weniger Abfall zu produzieren. Da kann es in der Zukunft neue Lösungen geben. Aber, und das ist entscheidend: Diese Technologien existieren heute erst auf dem Papier, sie befinden sich in Entwicklung. Wenn sie tatsächlich verfügbar sind, die technischen Versprechen erfüllen und auch wirtschaftlich sind, dann und erst dann sollten wir die Gesetze anpassen. Wir müssen nicht heute präventiv Verfassung oder Gesetz für Technologien ändern, die vielleicht in zehn bis zwanzig Jahren als Prototypen zur Verfügung stehen werden. Das wäre ein Vorgreifen ohne Grundlage. Falls Sie es aber trotzdem tun möchten, dann sollten Sie vor allem die Minderheit Wismer Priska bei Artikel 12a unterstützen.
Die Blackout-Initiative und der Gegenvorschlag des Bundesrates sind keine Antworten auf die heutige Versorgungsfrage. Sie sind eine politische Weichenstellung für gestrige Technologien. Wir empfehlen, beide abzulehnen und stattdessen das zu tun, was die grosse Mehrheit der Bevölkerung will: jetzt entschlossen und mit den richtigen Mitteln in unsere Energiezukunft investieren.
Calame Didier · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Il y a quelques années encore, la question énergétique était souvent abordée sous l'angle de l'environnement. Aujourd'hui, elle doit être aussi abordée sous l'angle de la sécurité. La guerre en Ukraine, les tensions sur les marchés de l'énergie et les difficultés d'approvisionnement que plusieurs pays européens ont connues nous ont rappelé une vérité fondamentale : lorsqu'un pays dépend excessivement des autres pour son énergie, il perd une partie de sa liberté d'action. La Suisse ne dispose ni de pétrole ni de gaz. Notre richesse repose sur notre capacité à anticiper, à investir et à garantir des infrastructures fiables. L'électricité est devenue la colonne vertébrale de notre prospérité. Or, la consommation électrique va fortement augmenter dans les décennies à venir. Nous encourageons les pompes à chaleur, nous encourageons les véhicules électriques, nous développons les infrastructures numériques, nous souhaitons décarboner une partie de notre économie. Ces objectifs sont légitimes, mais ils ont une conséquence évidente : ils exigent davantage d'électricité. La question n'est donc plus de savoir si nous aurons besoin de nouvelles capacités de production. La question est de savoir si nous aurons le courage politique de les construire.
L'initiative Stop au blackout a le mérite de poser clairement le problème. Elle nous rappelle que la sécurité d'approvisionnement n'est pas un détail technique réservé aux spécialistes. C'est une condition indispensable à la stabilité économique, à la cohésion sociale et au bon fonctionnement de notre pays. Une panne électrique de grande ampleur ne signifierait pas seulement quelques lumières éteintes, mais paralyserait des entreprises, des réseaux de communication, des transports et des services essentiels à la population. Nous avons donc le devoir de prendre au sérieux cette question.
Le contre-projet apporte une réponse concrète. Il ne remet pas des centrales nucléaires partout en Suisse, il ne préjuge pas des technologies qui s'imposeront demain, il fait simplement tomber une interdiction qui nous empêche aujourd'hui d'examiner certaines solutions, et c'est précisément là que réside son intérêt. Personne ne sait quelles technologies seront disponibles dans 20 ou 30 ans. Les réacteurs modulaires de petite taille, les nouvelles générations de centrales ou d'autres innovations pourraient offrir des perspectives que nous ne pouvons pas encore pleinement mesurer. Pourquoi la Suisse devrait-elle se priver à l'avance de ces possibilités ? Pourquoi inscrire dans la loi une fermeture technologique alors même que nous avons besoin d'ouverture, d'innovation et de pragmatisme ? Notre pays a toujours réussi lorsqu'il a fait confiance à la recherche, à l'ingénierie et à l'esprit d'innovation plutôt qu'aux interdictions de principe.
Le débat aujourd'hui n'est pas un débat entre partisans du nucléaire et partisans des énergies renouvelables, c'est un débat entre ceux qui veulent garder toutes les options sur la table et ceux qui souhaitent en éliminer certaines avant même qu'elles puissent être évaluées. Pour ma part, je fais confiance à la science, aux procédures démocratiques et aux autorités compétentes pour examiner les projets futurs le moment venu. Je refuse en revanche qu'une technologie soit exclue pour des raisons idéologiques, alors qu'elle pourrait contribuer à la sécurité énergétique de notre pays.
Une politique énergétique responsable doit être fondée sur la réalité des besoins futurs et non sur les préférences du passé. L'initiative nous rappelle l'importance de garantir l'approvisionnement. Le contre-projet nous donne davantage de moyens pour y parvenir. Pour préserver l'indépendance de la Suisse, pour renforcer notre sécurité énergétique et pour préparer l'avenir avec lucidité, je vous invite à soutenir ces deux objets.
Schläfli Nina · Mit-F · Conseil national · Thurgovie · Groupe socialiste
Unter dem Deckmantel der sogenannten Technologieneutralität bzw. der Technologieoffenheit und auf einer unzureichenden materiellen Basis wird gerade versucht, das AKW-Neubauverbot zu kippen, z. B. mit einem indirekten Gegenvorschlag. Es fehlen etliche Zahlen, Fakten und Abklärungen, vor allem die tatsächlichen Kosten, die damit verbunden wären. Das ist einfach nicht seriös. Allein aus formalen Gründen spricht schon einiges gegen diese Variante. Darüber hinaus bin ich auch aus drei inhaltlichen Gründen gegen die Blackout-Initiative und einen allfälligen Gegenvorschlag.
Erstens sind viele Kernfragen rund um die Kernenergie nach wie vor nicht gelöst. Hier ein paar Beispiele: Wie und wo lagern wir den Atommüll? Wer garantiert für unsere Sicherheit? Wie beschaffen wir Uran, ohne dabei einen autokratischen Staat zu finanzieren? Wer bezahlt ein neues, mehrere Milliarden Franken teures AKW?
Zweitens stellt die Initiative die Energiewende als Ganzes und damit wiederum die Erfüllung der Klimaziele infrage. In mehreren Abstimmungen haben wir den Atomausstieg besiegelt und den Ausbau der Erneuerbaren bestätigt. Es liegt noch ein weiter Weg vor uns. Wenn wir jetzt falsche Anreize setzen, dann ist das folgenreich und auch irreführend. Wichtige finanzielle Ressourcen werden dem Ausbau der Erneuerbaren entzogen. Bis ein neues AKW ans Netz gehen könnte, ist es eigentlich schon zu spät für die Erfüllung der Klimaziele. Darüber hinaus ist die Stromgewinnung aus Uran weder nachhaltig noch klimaneutral.
Drittens ist das Signal an die Wissenschaft auch bei einem Nein eigentlich klar. Gibt es innovative technologische Neuerungen, die alle offenen Fragen in Bezug auf die Kernenergie zufriedenstellend zu beantworten vermögen, so können wir die neue Ausgangslage problemlos zu diesem Zeitpunkt klären. Wenn wir jetzt das AKW-Neubauverbot kippen, dann hebt das nicht einfach nur ein Technologieverbot auf, sondern führt unsere Energiepolitik in eine unsichere, nicht nachhaltige und unglaublich teure Zukunft. Das ist nicht technologieoffen, sondern einfach nur reaktionär.
Thalmann-Bieri Vroni · Mit-F · Conseil national · Lucerne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Die eidgenössische Volksinitiative "Jederzeit Strom für alle (Blackout stoppen)" will in der Bundesverfassung festhalten, dass die Stromversorgung jederzeit sichergestellt sein muss und der Bund die dafür nötigen Verantwortlichkeiten festlegen muss.
Nun liegt als indirekter Gegenentwurf das absolute Minimum vor. Die Kernbotschaft der Volksinitiative wird mit der Aufhebung des AKW-Neubauverbots aufgenommen. Deshalb begrüsse ich auch den indirekten Gegenentwurf. Sein Ziel ist es, absolute Technologieoffenheit zu gewährleisten, um die Versorgungssicherheit zu garantieren. So würde nun die gesetzliche Grundlage für neue Kernkraftwerke geschaffen. Das macht überaus viel Sinn, denn wenn rund um den Globus neue AKW gebaut werden, müssen wir uns diese Möglichkeit auch erlauben, insbesondere um die wachsenden Stromlücken im Winter zu verhindern.
Ich bin dagegen, unsere Landschaft flächendeckend mit Windrädern oder hochalpinen Fotovoltaikanlagen zu überbauen. Das verseucht unsere Alpen, da ja Windräder und Solarpanels auch diese giftigen PFAS enthalten. Mit dem indirekten Gegenentwurf wird durch die Abkehr von Verboten den Bürgern und der Industrie mehr Eigenverantwortung zurückgegeben.
Den sparsamen und bewussten Umgang mit Strom sehe ich als eine grosse Aufgabe. Man sollte anfangen, Strom endlich wieder sinnvoll einzusetzen und auch Strom zu sparen, um Ressourcen zu schonen.
Der Bau der erneuerbaren Stromproduktion soll ja immer noch weiterverfolgt werden. Aber man darf auch schlauer werden: Erneuerbare Energien und neue Kernkraftwerke schliessen sich gegenseitig nicht aus. Der indirekte Gegenentwurf wird das Investitionsklima und die Planungssicherheit für den Ausbau erneuerbarer Energien in keiner Art und Weise beeinträchtigen. Für die Technologien zur Produktion von erneuerbarem Strom stehen weiterhin die im Energiegesetz verankerten Förderbeiträge bereit.
Deshalb braucht es ein Ja zur Blackout-Initiative mit dem Auftrag, die Grundsicherung in der Bundesverfassung zu verankern, sowie ein Ja zum indirekten Gegenentwurf.
Porchet Léonore · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S
Notre position est très simple aujourd'hui, parce que nous refusons une énergie mortelle. Nous refusons une énergie qui produit des déchets éternels. Nous refusons une énergie chère à monter et hors de prix à démonter. Nous refusons une énergie qui est lente, si lente, trop lente pour répondre aux enjeux actuels. Notre refus nous place du côté des pragmatiques, alors que les idéologues sont ceux qui refusent de regarder la réalité du nucléaire en face.
Voici plusieurs points de cette réalité à regarder en face. Premièrement, l'initiative populaire et le contre-projet cherchent à résoudre un problème d'approvisionnement en électricité, alors que de nouvelles centrales nucléaires ne verraient le jour qu'autour de 2050. Cette initiative et ce projet sont donc des écrans de fumée qui ne règlent absolument pas la question de l'approvisionnement. La Suisse n'a pas un problème de technologies, elle a un problème de vitesse. Elle dispose déjà d'un immense potentiel solaire sur les toitures, d'un potentiel important d'efficacité énergétique, de barrages lui permettant le stockage d'un réseau électrique performant et de technologies de gestion intelligentes de la demande. Notre principal retard n'est donc pas technologique, il est politique, aussi à cause de notre ministre "de l'environnement".
Deuxièmement, construire de nouvelles centrales nucléaires est un non-sens face au changement climatique, car le nucléaire est une distraction coûteuse. Le vrai débat n'est pas de savoir si une centrale nucléaire pourrait produire de l'électricité en 2050 ; le vrai débat est de savoir comment produire davantage d'électricité propre dans les 5 prochaines années. Le lobby de l'énergie fossile adore les débats sur le nucléaire, car vous êtes leurs meilleurs alliés. Vous êtes ceux qui nous promettent une potentielle centrale nucléaire dans 20 ans, pendant qu'eux continuent à brûler du pétrole et du gaz aujourd'hui.
Aujourd'hui, il faut aussi rappeler qu'en Europe, tout comme en Suisse, nous devons arrêter les centrales nucléaires, car nos rivières, qui sont censées les refroidir, sont désormais trop chaudes en été pour pouvoir le faire correctement.
Il est donc absurde de vouloir remettre une pièce dans la machine pour une technologie qui montre déjà aujourd'hui ses limites.
Troisièmement, lorsque nous parlons du nucléaire, il est important de rappeler les risques mortels de cette énergie. Tchernobyl, évidemment, dont le sarcophage a d'ailleurs été perforé par un drone russe, mais aussi Fukushima ; les menaces actuelles sur la centrale de Zaporijjia ; et aussi Lucens, dans les années 1960, au coeur de notre campagne vaudoise, à quelques minutes en voiture de chez moi. Car oui, il faut rappeler que la Suisse a aussi eu son accident nucléaire, qui figure d'ailleurs parmi les dix avaries les plus graves du nucléaire civil dans le monde.
S'ajoute à ces risques directs et indirects celui des déchets, puisque leur dangerosité pose des problèmes sur une échelle de temps qui nous dépasse. Rendez-vous compte qu'il y a des linguistes, aujourd'hui, qui discutent entre eux pour imaginer des signes et une langue qui seront compréhensibles par nos descendants et nos descendantes qui découvriraient ces déchets dans plusieurs milliers d'années, tellement ils sont dangereux. Il faut inventer une nouvelle langue qui tiendrait dans le temps, pour dire : "Surtout, ne touchez pas ces déchets !" Nous n'avons de loin pas réglé la question des déchets.
Finalement, j'aimerais aussi vous rappeler que, sur le plan de l'indépendance énergétique, on a vraiment vu mieux que le nucléaire : nous sommes obligés d'acheter l'atome, notamment à des régimes autoritaires. Cette volonté de privilégier le nucléaire que vous semblez avoir est donc dangereuse également pour l'indépendance énergétique de notre pays.
Pour toutes ces raisons, je vous invite à recommander le rejet de cette initiative et à rejeter son contre-projet.
Roduit Benjamin · Mit-M · Conseil national · Valais · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Chère collègue, ne pensez-vous pas qu'avec votre politique systématique d'opposition à des projets d'énergie renouvelable - je pense aux parcs alpins solaires, au rehaussement des barrages, aux installations de petite hydraulique, etc. - vous avez provoqué la situation d'aujourd'hui, dans laquelle la population se dit que l'alternative, c'est le nucléaire ?
Porchet Léonore · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S
Ce que vous dites me fait beaucoup rire ; ça fait partie de la désinformation habituelle sur l'énergie et sur les politiques vertes. Je viens de Lausanne, qui vient d'accepter l'un des plus grands projets éoliens, qui va fonctionner. Les oppositions, jusqu'au dernier moment, ont été des oppositions privées, notamment de personnes de votre parti ou du Parti libéral-radical, ou encore d'une commune dont le syndic est UDC. Donc non, ce n'est pas notre faute.
Zybach Ursula · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste
Ich lehne die Blackout-Initiative und den indirekten Gegenvorschlag dezidiert ab. Als früheres Mitglied der Finanzkommission möchte ich meine Ablehnung heute primär finanzpolitisch begründen.
Die Finanzkommission hat sich nämlich intensiv mit der Vorlage auseinandergesetzt. Sie hat den Vorsteher des UVEK, das Bundesamt für Energie sowie unabhängige Experten angehört. Die Schlussfolgerung der Mehrheit der Finanzkommission war eindeutig. Die Aufhebung des Neubauverbots für Atomkraftwerke birgt erhebliche finanzielle Risiken für den Bund und für die Kantone und darf deshalb nicht als blosser energiepolitischer Grundsatzentscheid behandelt werden. Deshalb hat die Finanzkommission die zuständige Kommission für Umwelt, Raumplanung und Energie (UREK) in einem Mitbericht aufgefordert, die finanziellen Auswirkungen einer Aufhebung des Neubauverbots vertieft zu analysieren, die Risiken transparent auszuweisen und deren Tragfähigkeit für die öffentlichen Finanzen zu beurteilen.
Doch da ist nichts passiert. Die UREK hat es nämlich abgelehnt, sich vertieft mit den finanzpolitischen Fragen auseinanderzusetzen. Dabei sind diese Fragen alles andere als nebensächlich. Der Mitbericht der FK ist inzwischen als Dokument bei den öffentlichen Kommissionsunterlagen aufgeschaltet, und jedermann und jedefrau kann sich anschauen, welche Fragen wir gestellt haben. Die Experten, die wir in der Subkommission der FK angehört haben, gehen von Investitionskosten von rund 13 Milliarden Franken pro Reaktor aus. Internationale Erfahrungen zeigen zudem durchschnittliche Baukostenerhöhungen, also Erhöhungen während des Baus, von 120 Prozent und Bauverzögerungen von 60 Prozent. Das führt noch einmal zu immensen Kostenüberschreitungen.
Die entscheidende Frage lautet deshalb: Wer trägt diese Risiken? Wenn wir heute den Bau neuer Atomkraftwerke im Grundsatz diskutieren, dann müssen wir transparent wissen, wer für die finanziellen Risiken geradesteht, wenn ein Kernkraftwerk in der Schweiz gebaut wird. Sind es die Stromunternehmen, die Kantone oder am Ende der Bund und damit die Steuerzahlerinnen und Steuerzahler? Die Strombranche selbst hat in den vergangenen Monaten sehr deutlich gemacht, dass sie diese Risiken nicht tragen will. Die grossen Stromproduzenten haben wiederholt erklärt, dass neue Kernkraftwerke unter heutigen Marktbedingungen nicht privatwirtschaftlich finanzierbar sind und staatliche Absicherungen oder Garantien in beträchtlichem Umfang benötigen würden. Wenn selbst jene Unternehmen, die neue Kernkraftwerke allenfalls bauen oder betreiben würden, nicht bereit sind, die finanziellen Risiken zu übernehmen, dann muss dieses Parlament umso genauer hinschauen.
Ich lehne neue Atomkraftwerke nicht nur aus finanzpolitischen Gründen ab, sondern auch aus fachlichen Gründen. Die Schweiz verfügt nämlich über kein eigenes Uran und keine eigene Atomtechnologie. Neue AKW würden wir abhängig von Uranimporten aus Russland und anderen problematischen Staaten betreiben, und wir würden uns in neue, jahrzehntelange geopolitische Abhängigkeiten bringen.
Auch die Frage der Sicherheit bleibt bestehen. Fukushima, die Kämpfe rund um das Kraftwerk Saporischschja und die jüngsten Drohnenangriffe auf das Brennelementelager in Tschernobyl haben gezeigt, dass Kernkraftwerke sehr verwundbare Infrastrukturen sind. In einem dicht besiedelten Land, wie die Schweiz es ist, hätte ein schwerer Unfall mit einem Kernkraftwerk unvorstellbare Folgen für Bevölkerung, Wirtschaft und Umwelt.
Auch die Atommüllfrage ist ungelöst. Neue AKW produzieren zusätzlichen, hochradioaktiven Abfall, für dessen Lagerung langfristig zusätzliche Lagerkapazitäten nötig wären. Die Reaktoren der sogenannten vierten Generation oder die sogenannten kleinen modularen Reaktoren werden oft als Zukunftslösung präsentiert, da sie sicherer seien und technische Antworten auf das ungelöste Problem des radioaktiven Abfalls geben würden. Tatsache ist, dass diese Technologien heute nicht marktreif sind und auf Jahrzehnte hinaus weltweit und damit auch in der Schweiz keinen absehbaren Beitrag zur Versorgungssicherheit leisten werden. Die Produktion von Wind- und Solarenergie hat weltweit aufgeholt und wächst seit Jahren um ein Vielfaches. Atomkraft dagegen ist kompliziert, risikoreich, langsam und teuer, ein Relikt aus dem letzten Jahrhundert.
Deshalb bitte ich Sie, auf diese Vorlage nicht einzutreten. Falls Sie doch eintreten wollen, bitte ich Sie, die Rückweisung an den Bundesrat zu unterstützen oder das Ganze abzulehnen.
Knutti Thomas · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Es gibt aus meiner Sicht zahlreiche gute Gründe, sowohl die Initiative als auch den Gegenvorschlag zu unterstützen. Bevor die sogenannte Energiewende begann und bevor die ideologisch getriebene Klimahysterie unsere Energiepolitik dominierte, verfügte die Schweiz über einen ausgezeichneten Strommix aus Wasserkraft und Kernenergie. Vor allem aber verfügten wir über etwas Entscheidendes: über eine sichere und zuverlässige Stromversorgung. Für mich hat eine starke inländische Stromproduktion allerhöchste Priorität. Denn eines ist klar: In einer Krise wird uns kein anderes Land grosszügig mit Strom versorgen. Unsere Nachbarn werden zuerst für ihre eigene Bevölkerung sorgen. Wer etwas anderes behauptet, der ignoriert die Realität. Und wissen Sie, was dann passiert? Dann sitzen die Menschen in unserem Land im Dunkeln, die Heizung fällt aus, das Licht bleibt aus, das Mobiltelefon funktioniert nicht mehr, der Zahlungsverkehr bricht zusammen - und heute trägt kaum noch jemand Bargeld bei sich. Trotzdem wird der Bevölkerung eingeredet, ein Stromabkommen mit der EU garantiere unsere Versorgungssicherheit. Nichts ist garantiert, gar nichts, und am Ende hat die Schweiz das Nachsehen.
Das Bundesamt für Bevölkerungsschutz (BABS) bezeichnet eine Strommangellage als das grösste, teuerste und gefährlichste Risiko für unser Land. Die Folgen wären dramatisch: keine Wasserversorgung, kein funktionierender Verkehr, keine funktionierende Wirtschaft, keine Versorgungssicherheit. Trotzdem handelt die Politik nicht entschlossen genug, im Gegenteil: Die aktuelle Energiepolitik baut auf Wunschdenken, auf wetterabhängige Produktion und auf Stromimporte. Doch diese Importe sind keineswegs gesichert. Unsere Nachbarländer kämpfen bereits heute selbst mit Versorgungsproblemen und steigender Nachfrage. Gleichzeitig will die Schweiz bis 2050 klimaneutral werden. Das bedeutet einen massiv steigenden Strombedarf. Hinzu kommen Digitalisierung, künstliche Intelligenz, Wirtschaftswachstum und Bevölkerungswachstum. Der Stromverbrauch wird nicht sinken, er wird steigen.
Umso erstaunlicher ist es, dass man weiterhin so tut, als könnten Windräder und Solarpanels allein die Versorgungssicherheit gewährleisten. Die Bevölkerung beginnt, diese Widersprüche zu erkennen. Die gestern veröffentlichte Umfrage, wonach 55 Prozent der Bevölkerung die Blackout-Initiative annehmen wollen, überrascht mich deshalb überhaupt nicht. Die Menschen haben die Schlagworte längst durchschaut: Energiewende, erneuerbare Energien, Windkraft, Solarstrom. In Bezug auf Wind- und Sonnenenergie war man von Anfang an nicht ehrlich; heute sprechen wir trotz Milliardeninvestitionen von einem vergleichsweise kleinen Anteil an der gesamten Stromproduktion zwischen 8 und 11 Prozent. Wenn die Sonne nicht scheint und wenn der Wind nicht weht, wollen die Menschen trotzdem kochen, heizen, waschen, arbeiten und ihre Betriebe am Laufen halten. Auch die Landwirtschaft kann dann nicht einfach Pause machen. Dazu kommt eine weitere Realität: Viele Menschen unterstützen Windkraft nur so lange, bis das Windrad vor ihrer eigenen Haustür steht. Die Verschandelung unserer Alpen mit riesigen und teuren Solaranlagen stösst ebenfalls auf zunehmenden Widerstand.
Wer eine sichere, zuverlässige und unabhängige Stromversorgung will, der unterstützt die Blackout-Initiative wie auch den Gegenvorschlag.
Schlatter Marionna · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Sie haben aus der VSE-Studie "Versorgungssicherheit" zitiert, wonach 55 Prozent der Bevölkerung die Blackout-Initiative befürworten würden. Können Sie uns sagen, wie gross gemäss derselben Studie der Anteil der Bevölkerung ist, der Windkraft befürwortet?
Knutti Thomas · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Wie schon gesagt: Die Windkraft wird nur so lange unterstützt, bis das Windrad vor der eigenen Haustür steht. Dann wird die Windkraft nicht mehr unterstützt. Dann fängt die Krise an, und man sagt, man wolle jetzt doch keine Windkraft. Somit ist das Problem mit der Windkraft nicht gelöst.
De Ventura Linda · Mit-F · Conseil national · Schaffhouse · Groupe socialiste
Ich bin einen Monat nach der Reaktorkatastrophe von Tschernobyl geboren. Aus dem Garten in Neunkirch, wo ich aufgewachsen bin, sehen wir die Dampfwolken des Atomkraftwerks Beznau. Es ist 35 Kilometer von meinem Elternhaus entfernt. Schon als Kind habe ich viele Fragen dazu gestellt, und so erzählte mir meine Mutter früh, wie sie als Schwangere und danach, während sie stillte, wegen der radioaktiven Strahlung keine Milch trinken und nichts aus dem Garten essen durfte. Den älteren Kindern aus dem Quartier wurde geraten, nicht im Sandkasten zu spielen. Die Katastrophe, Tausende Kilometer entfernt, veränderte damals auch den Alltag in der Schweiz. Sie löste Unsicherheit und Ängste aus, und sie zeigte, dass Radioaktivität keine Grenzen kennt und wie gefährlich Atomkraft ist.
Einige Jahre später kamen jedes Jahr Kinder aus der Region Masyr in Belarus nach Neunkirch, damit sie einen unbeschwerten Sommer in der Schweiz verbringen konnten. Auch bei uns zuhause lebten jeden Sommer zwei Mädchen. Alessia verbrachte vier Sommer bei uns. Ihr Vater hatte als Feuerwehrmann zu den ersten Einsatzkräften nach der Reaktorexplosion gehört. Kurze Zeit später starb er an den Folgen der Strahlung, nämlich an Schilddrüsenkrebs.
Die Initianten der Blackout-Initiative tun so, als könnte das heute nicht mehr passieren, erst recht nicht bei uns. Sie reden uns ein, dass Atomkraftwerke in der Schweiz sicher seien. Sie versuchen, Atomkraft als moderne, saubere und sichere Lösung zu verkaufen. Nichts davon ist der Fall. Der Abbau von Uran hinterlässt massive Umweltschäden, zerstört Landschaften und belastet Menschen und Umwelt in den Abbaugebieten. Hinzu kommen der Transport, die Anreicherung, der Bau, der Rückbau und die jahrtausendelange Sicherung der Abfälle. Wer die gesamte Kette betrachtet, kann Atomkraft unmöglich als saubere Zukunftstechnologie bezeichnen. Atomstrom ist dreckig und zerstörend und belässt uns in der Abhängigkeit von autoritären Regimes. Und auch wenn der radioaktive Abfall irgendwann einmal, 20 Kilometer von Schaffhausen entfernt, im Tiefenlager Nördlich Lägern liegt, ist er weiterhin über Generationen hinweg hochgefährlich. Eine sichere Lösung für die Entsorgung gibt es nicht, und es wird sie in absehbarer Zukunft auch nicht geben. Doch das scheint die Initianten und Sie von der FDP und der SVP nicht zu kümmern.
Die Blackout-Initiative ist der Versuch, eine umweltschädigende und gefährliche Technologie des letzten Jahrhunderts in der Schweiz wiederzubeleben. Neue Atomkraftwerke sind erst in Jahrzehnten verfügbar, bremsen den Ausbau erneuerbarer Energien aus, kosten Milliarden und können ohne staatliche Unterstützung weder gebaut noch betrieben werden. Nichts an dieser Initiative ist nachhaltig, sauber, ökologisch oder sicher. Wiederholen wir die Fehler der Vergangenheit nicht; setzen wir konsequent auf erneuerbare Energien statt weiterhin auf atomare Risiken.
Lehnen Sie die Blackout-Initiative und den Gegenvorschlag des Bundesrates ab.
Brenzikofer Florence · Mit-F · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe des VERT-E-S
Vorweg möchte ich meine Interessenbindung offenlegen: Ich bin Vizepräsidentin von "Nie wieder Atomkraftwerke". Wie Sie sich denken können, empfehle ich Ihnen, die Blackout-Initiative sowie den vorliegenden Gegenvorschlag abzulehnen.
Der Gegenvorschlag wird als pragmatischer Mittelweg verkauft. Er ist aber alles andere als das. Und er sendet ein komplett falsches Signal - mit fatalen Folgen: Er schwächt die Planungssicherheit für den Ausbau der erneuerbaren Energien und stellt eine Technologie, deren Probleme bis heute ungelöst sind, wieder ins Zentrum der Debatte.
Die Schweiz hat sich vor zehn Jahren mit der Energiestrategie 2050 bewusst für einen anderen Weg entschieden, für einen Weg weg von den Risiken der Atomenergie und hin zu einer sicheren, klimafreundlichen und erneuerbaren Energieversorgung. Diese Strategie wurde von Volk und Ständen angenommen. Seither wurden Milliarden in den Ausbau von Solarenergie, Wasserkraft, Speichern und Energieeffizienz investiert. Wir sind gut unterwegs.
Ein Blick zurück auf die Debatte rund um die Energiestrategie 2050 lohnt sich. Die damalige Bundesrätin Doris Leuthard hat gegenüber der Bevölkerung und dem Parlament stets klar kommuniziert: Die Zukunft der Schweizer Energieversorgung liegt im Ausbau der erneuerbaren Energien und in der Effizienz; die Schweiz soll Schritt für Schritt aus der Atomenergie aussteigen. Auf dieser Grundlage wurde Vertrauen geschaffen, und die Energiestrategie wurde vom Volk angenommen.
Wer heute, entgegen dem damaligen Kurs von CVP-Bundesrätin Leuthard und des Bundesrates, die Tür für neue Atomkraftwerke wieder öffnet, schafft Unsicherheit. Investitionen brauchen Verlässlichkeit. Gemeinden, Kantone, Energieunternehmen, Hauseigentümerinnen und Hauseigentümer sowie die Wirtschaft müssen wissen, wohin die Reise geht. Der Gegenvorschlag sendet stattdessen das Signal aus, dass die Schweiz wieder auf eine Technologie zurückkommen soll, die hohe Kosten verursacht, lange Realisierungszeiten aufweist und erhebliche Risiken mit sich bringt. Kein neues Atomkraftwerk wird uns in den nächsten Jahren vor einer Strommangellage bewahren. Statt den schnellen Ausbau der erneuerbaren Energien, von Speichern, Netzen und Effizienz voranzutreiben, diskutieren wir erneut über eine Technologie, die frühestens in zwei bis drei Jahrzehnten, das heisst nach 2050, Strom liefern könnte. Das ist keine Antwort auf die energiepolitischen Herausforderungen von heute, sondern eine Ablenkung von den Lösungen, wie wir sie jetzt brauchen.
Hinzu kommt die Sicherheitsfrage. Atomkraftwerke sind keine gewöhnlichen Produktionsanlagen. Sie gehören zur kritischen Infrastruktur eines Landes. Sie müssen gegen technische Defekte, Naturereignisse, Cyberangriffe und andere Bedrohungen geschützt werden. In einer zunehmend unsicheren Welt neue solche Risiken schaffen zu wollen, ist fragwürdig.
Die sicherste Energieversorgung ist eine dezentrale Energieversorgung. Tausende Solaranlagen auf Dächern, alpine Solaranlagen, Wasserkraftwerke, Batteriespeicher und intelligente Netze sind deutlich robuster als wenige zentrale Grossanlagen. Der Gegenvorschlag lenkt den Fokus von genau diesem notwendigen Umbau ab.
Schliesslich bleibt die Frage, auf die die Befürworter bis heute keine überzeugende Antwort geben können: Was machen wir mit dem Atommüll? Seit Jahrzehnten produzieren die Atomenergieerzeuger hochradioaktive Abfälle. Diese müssen über einen sehr grossen Zeitraum sicher gelagert werden, über einen Zeitraum, der jede politische und gesellschaftliche Planung übersteigt. Auch in der Schweiz ist die Endlagerfrage noch nicht endgültig gelöst. Wer neue Atomkraftwerke ermöglicht, produziert zusätzlichen Atommüll und überträgt die Verantwortung auf zukünftige Generationen.
Damit sind wir bei der zentralen Frage der Generationengerechtigkeit. Wir haben die Pflicht, unseren Kindern und Enkelinnen keine zusätzlichen Lasten zu hinterlassen, die über Jahrtausende bestehen bleiben. Verantwortung bedeutet, Probleme zu lösen, anstatt sie an spätere Generationen weiterzureichen.
Die Schweiz verfügt über hervorragende Voraussetzungen für eine erneuerbare Energiezukunft. Es braucht keine Rückkehr zur Atomenergie. Es braucht Konsequenz beim eingeschlagenen Weg. Setzen wir auf eine sichere, erneuerbare und generationengerechte Energieversorgung.
Sagen wir Nein zu neuen AKW!
Götte Michael · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Lassen Sie mich ein paar Gedanken aussprechen. "Man kann zwar die Realität ignorieren, aber nicht die Folgen der ignorierten Realität." Dieses Zitat stammt von Ayn Rand und bringt die Herausforderung der Schweizer Energiepolitik auf den Punkt: Die Schweiz hat sich in jüngerer Vergangenheit zunehmend von der gesellschaftlichen und wirtschaftlichen Realität verabschiedet.
Es geht längst nicht mehr um Fakten, sondern um die angeblich richtige Haltung. Blicken wir zurück. Die Anti-AKW-Bewegung ist ein Kind der Siebzigerjahre des letzten Jahrhunderts. Der Gipfel der technologischen Revolution war damals die IBM-Kugelkopfschreibmaschine mit Korrekturtaste. Kein Mensch dachte damals an die Elektromobilität, an den Ersatz von Öl- und Gasheizungen durch Wärmepumpen, an die Elektrifizierung der Industrie, an die Rechenzentren für KI-Anwendungen und an den mit all diesen Technologierevolutionen verbundenen Strombedarf.
Vierzig Jahre später war es die Katastrophe von Fukushima, die der Anti-AKW-Bewegung zum Durchbruch verhalf. Angst und nicht Vernunft war der Wegweiser. Immerhin haben wir im Gegensatz zu Deutschland auf einen überstürzten Ausstieg verzichtet. Die Entwicklung in Deutschland hilft uns aber sehr, die Folgen einer ignorierten Realität zu verstehen. Der Ausstieg aus der Kernenergie führt in Deutschland zu den weltweit höchsten Strompreisen, mit dramatischen Folgen für den Werkplatz. Deutschland befindet sich in einer Wirtschaftskrise. Die industrielle Basis bröckelt, Investitionen und damit Arbeitsplätze werden ins Ausland verlagert - und das alles mit einem denkbar schlechten Preis-Leistungs-Verhältnis. Trotz massiver Investitionen in erneuerbare Energien stagniert der Klimaschutz in Sektoren wie Verkehr und Gebäuden. In wind- und sonnenarmen Zeiten ist Deutschland auf konventionelle Energieträger sowie auf Kohlestrom und Kernenergie aus Frankreich angewiesen.
Dass sich die Schweiz im Vergleich zu Deutschland für ein langfristig angelegtes Ausstiegsszenario entschieden hat, verdanken wir der direkten Demokratie. Machen wir uns nichts vor: Hätten der Bundesrat, die Verwaltung und das Parlament ohne die Zustimmung des Volkes entscheiden können, sässen wir heute in der gleichen Energiefalle wie Deutschland. Bei der Blackout-Initiative ist es erneut die direkte Demokratie, die das Parlament dazu zwingt, sich der ignorierten Realität in der Energiepolitik zu stellen, und dies, so hoffe ich - ich spreche auch als Präsident des Elektrizitätswerke-Verbands St. Gallen-Appenzell -, nicht auf der Grundlage von Wunschvorstellungen, sondern auf Basis zweier entscheidender Fakten:
1. Der Verband Schweizerischer Elektrizitätsunternehmen rechnet damit, dass der Landesstromverbrauch bis 2050 um rund 50 Prozent steigen wird. Die Haupttreiber dieser Entwicklung habe ich bereits angesprochen.
2. Gleichzeitig geht die aktuelle Gesetzgebung davon aus, dass wir mit dem Ausstieg aus der Kernenergie auf rund einen Drittel der aktuellen inländischen Stromproduktion verzichten können. Diese Rechnung kann nicht aufgehen.
Ich plädiere deshalb für Technologieoffenheit. Weder mit der Blackout-Initiative noch mit dem Gegenvorschlag des Bundesrates wird ein Kernkraftwerk gebaut. Wir verabschieden uns aber von einem unsäglichen Denkverbot, das im Widerspruch zu allem steht, was die Schweiz wirtschaftlich erfolgreich gemacht hat: unsere Innovationskraft und der Glaube an eine offene Zukunft.
Bullakaj Arbër · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe socialiste
Ich bin auch ein überzeugter Technologiefan. Ich glaube, dass Technologie viele der grössten Herausforderungen unserer Zeit lösen kann. Und genau deshalb sage ich heute Nein zu diesem Gegenvorschlag - weil er die falsche Technologie zur falschen Zeit will. Ich bin für Lösungen, die wirklich funktionieren, und zwar rechtzeitig und nachhaltig. Ich begründe meine Haltung mit drei Punkten:
1. Ein neues AKW liefert frühestens 2050 Strom. Das ist keine politische Meinung, das sind Fakten aus der Praxis. In Westeuropa ist in den letzten zwanzig Jahren kein einziges AKW im vorgesehenen Zeit- und Kostenrahmen gebaut worden. Ein Beispiel ist Hinkley Point C in Grossbritannien: Es ist seit 2007 in Planung, bis heute nicht in Betrieb, die Kosten sind von 18 auf 49 Milliarden Pfund gestiegen. Oder Flamanville in Frankreich, wo es im Übrigen auch eine Explosion gab: 17 Jahre Bauzeit, die Kosten haben sich von 3 auf fast 24 Milliarden Euro mehr als versiebenfacht. Diese Beispiele sind keine Ausnahmen, sie sind die Regel.
Unsere Versorgungslücke im Winter ist real, sie muss bis 2035 geschlossen werden. Ein AKW, das 2050 ans Netz geht, löst kein einziges Problem von heute. Man riskiert, langfristig Schaden anzurichten, wenn deshalb Investitionen in die Energiewende über Jahrzehnte blockiert werden. Das ist das Gegenteil von Vorsorge.
2. Das finanzielle Risiko trägt der Staat, also wir alle. Kein privates Unternehmen in der Schweiz wird heute ohne staatliche Garantien ein AKW bauen. Das sagt nicht die SP, das sagt die Energiebranche selbst. Die Finanzkommission des Nationalrates hat es klar festgehalten: Die Aufhebung des Neubauverbots hätte grosse finanzielle Risiken für den Bund zur Folge. Wir reden von Milliarden Franken, die die Steuerzahlerinnen tragen würden, ohne zu wissen, wie viele es genau sind.
3. Dieser Entscheid bremst genau die Investitionen, die wir jetzt brauchen. Schon die Option eines neuen AKW verunsichert Investoren, die in erneuerbare Energien investieren möchten. Wer heute in Solar, Wind oder Geothermie investieren will, fragt sich: Lohnt sich das noch, wenn der Staat morgen ein AKW subventioniert?
Diese Unsicherheit bremst genau die Investitionen, die wir jetzt brauchen. Das Schweizer Stimmvolk hat die Energiewende beschlossen: 2017 mit der Energiestrategie, 2023 mit dem Klima- und Innovationsgesetz, 2024 mit dem Stromversorgungsgesetz - dreimal deutlich. Wir müssen diesen Entscheid jetzt umsetzen und die Bevölkerung mitnehmen, nicht das Rad zurückdrehen.
Ich empfehle die Initiative zur Ablehnung und stimme Nein zum Gegenvorschlag, und ich unterstütze die Rückweisungsanträge, damit wir endlich eine seriöse Debatte über Finanzierung und Versorgungssicherheit führen können.
Gantenbein Laura · Mit-F · Conseil national · Soleure · Groupe des VERT-E-S
Die sogenannte Blackout-Initiative und der Gegenvorschlag verkaufen sich als Lösung für Versorgungssicherheit. In Wahrheit sind sie ein gefährlicher Rückschritt in eine Technologie aus dem letzten Jahrtausend mit unabsehbaren Risiken, hohen Kosten, einer ungelösten Entsorgungsfrage und einer Abhängigkeit vom Ausland, da Uran in der Schweiz nicht abgebaut wird und auch nicht abgebaut werden soll. Ich könnte hier enden, möchte aber doch noch einige Punkte, die meinen Kanton betreffen, vertiefen.
Beznau 1 wurde 1969 fertiggebaut, also in dem Jahr, in dem die ersten Schritte auf dem Mond gemacht wurden - wir wissen, wie lange das her ist. Beznau 1 ist das älteste AKW der Welt. Das AKW Gösgen im Kanton Solothurn, nahe der grössten Stadt des Kantons, wurde zehn Jahre später gebaut und war soeben mehrfach in den Medien, da es aufgrund von Sicherheitsmängeln sogar ausgeschaltet werden musste. Zudem liegt das AKW Leibstadt nur wenige Kilometer entfernt. Die Menschen in unserer Region tragen also seit Jahrzehnten das Risiko eines schweren Atomunfalls, ohne je gefragt worden zu sein, ob sie dieses Risiko überhaupt tragen wollen. Dabei hat man sich sogar noch gewehrt und konnte immerhin dasjenige in Kaiseraugst verhindern.
Als Mitglied der Organisation "Nie wieder Atomkraft" (NWA) habe ich an Veranstaltungen teilgenommen, an denen Fachpersonen eindrücklich aufgezeigt haben, welche Folgen Radioaktivität für Menschen haben kann. Besonders eindrücklich war die Perspektive von Ärztinnen der Organisation "International Physicians for the Prevention of Nuclear War". Die Ärztinnen, die sich für soziale Verantwortung und die Verhütung eines Atomkriegs einsetzen, erinnern uns daran, dass Radioaktivität kein abstraktes Risiko ist. Sie bedeutet nämlich konkret Krebs, genetische Schäden, unbewohnbare Regionen und jahrzehntelanges menschliches Leid.
Wer heute, nach den Katastrophen in Fukushima und Tschernobyl vor 15 und vor 40 Jahren, ernsthaft behauptet, Atomkraft sei eine sichere Zukunftstechnologie, blendet die Realität aus. Ein schwerer Unfall in Gösgen oder Leibstadt hätte katastrophale Folgen für die gesamte Nordwestschweiz, auch für Solothurn: kontaminierte Böden, kontaminiertes Trinkwasser, zerstörte Existenzen. Trotzdem soll die Schweiz nun erneut Milliarden in diese Technologie investieren, obwohl sie viel zu spät kommt, der Bau lange dauert, viel zu teuer ist und den Ausbau der erneuerbaren Energien ausbremst?
Neue AKW wären frühestens in Jahrzehnten betriebsbereit. Die Klimakrise und die Energiefrage lösen wir aber jetzt mit Solarenergie, Windkraft, Speichertechnologien, Effizienz, Suffizienz und einem intelligenten Stromnetz. Die Milliarden müssen wir in diese Lösungen investieren. Echte Versorgungssicherheit entsteht nicht durch zentrale Hochrisikoanlagen, sondern durch eine dezentrale, erneuerbare und demokratische Energieversorgung. Auch der Kanton Solothurn hat riesiges Potenzial bei Solarenergie auf Dächern, Fassaden und Infrastrukturen. Dieses Potenzial müssen wir endlich konsequent und besser nutzen - ja, auch auf Autobahnen, Herr Kollege Imark, wie vorhin gesagt wurde. Die Sonne schickt nämlich keine radioaktive Rechnung an kommende Generationen.
Atomkraft hinterlässt indes ein Erbe für unzählige nachfolgende Generationen. Noch immer gibt es weltweit nämlich kein einziges Tiefenlager, das über Hunderttausende Jahre Sicherheit garantieren kann. Wir Grünen durften einmal das Felslabor Mont Terri im Jura besichtigen, wo plastisch gezeigt wird, wie kompliziert es ist, ein solches Tiefenlager mit Opalinuston zu bauen. Es ist verantwortungslos, kommenden Generationen hochradioaktiven Abfall zu hinterlassen, weil man heute einfach diesen Weg gehen will.
Darum sage ich klar Nein zur Blackout-Initiative und zum Gegenvorschlag.
Candan Hasan · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe socialiste
Herr Bundesrat, schön, sind Sie wieder da - und schön, meine Damen und Herren, sind Sie immer noch da.
Es wäre zweifellos eine beachtliche Leistung, wenn ein neues Kernkraftwerk gebaut würde. Aber nicht alles, was herausfordernd und technisch möglich ist, ist auch sinnvoll. Am Ende des Tages wäre der Bau eines neuen Kernkraftwerks ein Pyrrhussieg. Das heisst, der Erfolg müsste so teuer erkauft und es müsste ein so hoher Verlust in Kauf genommen werden, dass er dem Sieger mehr schadet als nützt. Der Ausdruck geht auf den griechischen König Pyrrhos I. von Epirus zurück. Dieser besiegte im Jahr 279 v. Chr. in der Schlacht bei Asculum die Römer. Sein Ausspruch danach: "Noch so ein Sieg, und wir sind verloren."
Doch auch wenn wir diesen Sieg unbedingt wollten, er wäre in den kommenden 25 bis 30 Jahren aus mindestens vier Gründen nicht realisierbar: Erstens wissen wir nicht, wo wir ein neues AKW hinstellen. Zweitens wissen wir nicht, wo wir dessen Atommüll endlagern. Drittens wissen wir nicht, was für eine Technologie es sein soll. Viertens - und das vor allem - wissen wir nicht, wie teuer es wird und wer das neue AKW bezahlt.
Neue AKW sind zwar Wissenschaft, aber aus Sicht politischer Realitäten bleiben sie Science-Fiction. Neuerdings werden kleine modulare Reaktoren als Lösung angepriesen, so auch von Bundesrat Albert Rösti im "Rundschau Talk". Bis jetzt sind sie aber nichts als teure Luftschlösser. Ihre geringe Leistung von 300 Megawatt oder weniger macht sie noch unwirtschaftlicher als die grossen Meiler. Im US-Bundesstaat Idaho wollte Nuscale das erste Mini-AKW bauen und hatte dafür laut "Wirtschaftswoche" bereits 1,4 Milliarden US-Dollar an Subventionen erhalten. Im November 2023 wurde das US-Vorzeigeprojekt eingestampft, nachdem Nuscale die eigene Kostenschätzung massiv nach oben korrigiert hatte. In Argentinien wurde 2024 ein Small-Modular-Reactor-Design, das seit 2014 in Bau war, offiziell aufgegeben. Das Bundesamt für die Sicherheit der nuklearen Entsorgung in Deutschland kommt zur Einschätzung, die Markteinführung sei aktuell nicht absehbar.
Blackout-Initiative und indirekter Gegenvorschlag wollen neue AKW und die Aufhebung des Neubauverbots. Ich lehne beide ab, denn die Zukunft gehört den erneuerbaren Energien, welche einheimischen, sicheren, klimaneutralen Strom produzieren. Wie Zukunft geht, zeigt der Kanton Luzern. Dort hat die Zukunft bereits begonnen. Dort gibt es weder AKW noch grosse Wasserkraftwerke, schon gar nicht ist man an ihnen beteiligt.
Die Stromabhängigkeit ist hoch; was der Kanton Luzern aber gemacht hat, ist eine neue Windkraftplanung und eine konsequente Umsetzung der Energiestrategie 2050, wie von Bundesrat Rösti verlangt. Im Kanton Luzern wird pro Kopf doppelt so viel Solarstrom produziert wie im Schweizer Durchschnitt. Das Entlebuch gilt als Pionierin der Windkraft. Auf dem Feldmoos der Gemeinde Entlebuch baute der Meisterlandwirt Roland Aregger 2005 das erste Windkraftwerk. Heute stehen dort mehrere Anlagen, und weitere sind in der Pipeline. Sie werden mehr Strom produzieren, als die Gemeinde Entlebuch verbrauchen wird. Projekte sind in über zwanzig Luzerner Gemeinden geplant, unter anderem in Escholzmatt, Willisau, Fischbach, Zell, Ufhusen, Doppleschwand, Hasle, Menznau und so weiter und so fort. Dort sollen fünfzig bis siebzig Windräder gebaut werden, also 6,5 bis 9,5 Prozent des von Bundesrat Rösti geplanten Ausbauziels bis 2050.
Die Atomnostalgie von Bundesrat Rösti würde den Kanton Luzern aber ausbremsen, und die unlösbaren Probleme wie das Restrisiko fataler Atomunfälle - siehe Fukushima und Tschernobyl - und die Entsorgung der Abfälle blieben bestehen. Uran stammt weiterhin aus Ländern, die Fragen bezüglich Menschenrechte und Umwelt aufwerfen, und macht uns von ihnen abhängig. Die AKW Beznau und Leibstadt werden immer noch mit Uran aus Anlagen betrieben, die unter russischem Einfluss stehen. Weiterhin fliesst Geld in Putins Kriegskasse. Neue AKW kosten enorm viel; sie sind ein Fass ohne Boden. Kein Unternehmen will sie ohne staatliche Finanzspritzen bauen. Die Axpo geht davon aus, dass der Neubau von Kernkraftwerken in der Schweiz staatliche Subventionen in Höhe von über 60 Prozent der Investitionskosten benötigen würde, um wirtschaftlich tragfähig zu sein. Das Risiko soll die Allgemeinheit tragen.
Um den Bogen zum Anfang meines Votums zu schlagen: Neue AKW und König Pyrrhos I. haben etwas gemeinsam, obwohl mehr als zweitausend Jahre sie voneinander trennen: Beide sind aus der Zeit gefallen. Die Zukunft ist da, und sie ist erneuerbar.
Guggisberg Lars · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Wenn wir heute über die Blackout-Initiative und den indirekten Gegenvorschlag sprechen, dann sprechen wir nicht über ein theoretisches Szenario. Wir sprechen über die Frage, ob die Schweiz auch in Zukunft eine sichere, stabile und verlässliche Stromversorgung gewährleisten kann. Wir sprechen vor allem auch über die Auswirkungen auf unser Gewerbe und unsere kleinen und mittleren Unternehmungen. Denn eines ist klar: Ohne Strom funktioniert unsere Wirtschaft nicht.
Unsere KMU sind das Rückgrat der Schweizer Wirtschaft, sie stellen Arbeitsplätze bereit, bilden Lernende aus, investieren in Innovation und sorgen für Wertschöpfung in allen Regionen unseres Landes. Doch genau diese Unternehmen sind auf eine stabile Energieversorgung angewiesen. Für einen Industriebetrieb bedeutet ein Stromausfall Produktionsstillstand, für das lokale Gewerbe bedeutet er Umsatzausfälle. Für Gastronomie, Gesundheitswesen, Logistik kann bereits ein kurzer Unterbruch gravierende Folgen haben. Anders als Grosskonzerne können viele KMU nicht über umfangreiche Reserven oder komplexe Notfalllösungen verfügen. Deshalb ist Versorgungssicherheit keine Nebensache; sie ist eine zentrale wirtschaftspolitische Aufgabe.
Die vergangenen Jahre haben uns deutlich gezeigt, wie verletzlich die Energieversorgung geworden ist. Die geopolitischen Spannungen, volatile Energiemärkte und die steigende Elektrifizierung unserer Wirtschaft erhöhen den Druck auf unser Stromsystem. Gerade deshalb müssen wir heute Verantwortung übernehmen. Die Blackout-Initiative und der Gegenvorschlag setzen hier ein wichtiges Zeichen. Sie verlangen Technologieoffenheit und dass Versorgungssicherheit wieder oberste Priorität erhält. Denn wir dürfen nicht zulassen, dass die Schweiz in eine Situation gerät, in der Stromknappheit zur neuen Normalität wird. Unsere Unternehmen brauchen Planungssicherheit. Wer investiert, wer Arbeitsplätze schafft und wer langfristig Verantwortung übernimmt, muss darauf vertrauen können, dass die Energieversorgung zuverlässig bleibt, im Sommer wie im Winter.
Es geht dabei nicht um Ideologie, es geht um Pragmatismus. Eine starke Wirtschaft braucht eine starke Infrastruktur, und eine starke Infrastruktur braucht eine sichere Energieversorgung. Gerade für unser Gewerbe ist das entscheidend, denn die steigenden Energiekosten und die Unsicherheit auf den Märkten belasten unsere KMU bereits heute erheblich. Wenn wir gleichzeitig nicht ausreichende Kapazitäten sichern, gefährden wir unseren Werkplatz und unsere Wettbewerbsfähigkeit. Genau deshalb sind die Initiative und der Gegenvorschlag wichtig. Sie stärken das Vertrauen in unseren Standort, sie stärken die Versorgungssicherheit, und sie stärken jene Unternehmen, die tagtäglich Verantwortung übernehmen. Die Sicherung unserer Stromversorgung ist eine Frage der wirtschaftlichen Vernunft und der Verantwortung gegenüber unserem Land.
Darum bitte ich Sie, die Anliegen der Blackout-Initiative und des Gegenvorschlags ernst zu nehmen: für Technologieoffenheit, für unsere KMU, für unser Gewerbe und für die Zukunft der Schweiz.
Jauslin Matthias Samuel · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe vert'libéral
Die Blackout-Initiative verspricht uns Versorgungssicherheit, liefert aber nichts weiter als einen Lobgesang auf Kernkraftwerke. Indirekt wird behauptet, die Energiestrategie sei gescheitert, doch die aktuellen Ausbaufortschritte und die Zeitachse zeigen genau in die andere Richtung. Die Umsetzung der Energiestrategie 2050 entwickelt sich erfolgreich, braucht aber Anstrengungen von uns allen. Die Hoffnung auf den Bau neuer AKW kann nicht die Ausrede sein, um die Energiestrategie 2050 im Nachhinein zu kippen. Da hilft auch Angstschüren und Panikmache betreffend Versorgungssicherheit nicht weiter.
Die Initiative verkauft neue Kernkraftwerke der alten Generation als Allerheilmittel. Dabei blendet sie aus, dass bei dieser Generation die Endlagerung der radioaktiven Abfälle nicht abschliessend gelöst ist. Wir brauchen keine solchen AKW; einzig die Laufzeitverlängerung für Gösgen und Leibstadt ist als Zwischenlösung akzeptierbar.
Die Behauptung, wir hätten ein Technologieverbot, ist schlicht falsch. Der geplante Flüssigsalz-Versuchsreaktor am Paul-Scherrer-Institut beweist genau das Gegenteil. Zusammen mit der Welt forschen wir, entwickeln wir und sind wir technologieoffen. Aber statt auf Zukunft zu setzen, setzen die Initianten und Befürworter auf Atomreaktoren der Generation III.
Die Blackout-Initiative übersieht die wahre Herausforderung. Unser zukünftiger Energiemix braucht nicht grosse Mengen an unflexibler Bandenergie. Wir brauchen intelligente Netze, lokale Speicher und smarte Lösungen, die Angebot und Nachfrage dynamisch ausgleichen. Dazu gehört auch ein liberaler Strommarkt, der Innovationen fördert und Wettbewerb belohnt. Variable Stromtarife müssen flächendeckend eingeführt werden, damit Verbraucher und Anbieter flexibler reagieren können. Wer Strompreise fix festschreibt, blockiert genau jenen Mechanismus, der unsere Versorgung sichert. Das müssen eigentlich auch die Linken einsehen.
Ein weiterer Widerspruch der Initianten: Die gleichen Stimmen, die angeblich unsere Versorgung sichern wollen, blockieren die Windenergie in der Schweiz. Insbesondere die Organisation Freie Landschaft Schweiz, nicht zu verwechseln mit der Stiftung Landschaftsschutz Schweiz, bekämpft grundsätzlich jedes Windenergieprojekt. Wer ernsthaft Blackouts stoppen will, sollte nicht gleichzeitig diejenigen Energiequellen verhindern, die wesentlich zur Stabilisierung eines 50-Hertz-Verbundnetzes beitragen können.
Als wichtigster Hebel muss der Ausbau der Wasserkraft konsequent weitergeführt werden. Das Beispiel Grimsel zeigt, dass mit einem konstruktiven Dialog zwischen Umweltverbänden, Wirtschaft und Politik tragfähige Lösungen möglich sind. Umso erstaunlicher ist es, dass wir beim Mantelerlass mit einem Schnellschuss das zusätzliche Projekt Chlus ins Gesetz aufgenommen haben. Doch nun wurde das Projekt vom Betreiber auf Eis gelegt, obwohl uns Herr Bundesrat Rösti versichert hat, dass die Realisierung zeitnah erfolgen wird. Ich frage den Bundesrat, von welcher Lobby er sich leiten lässt und warum er immerfort die Umweltverbände als Verhinderer sieht, während bewilligungsfähige Projekte in der Schublade verschwinden.
Auch bei weiteren Technologien zeigt die aktuelle Departementsleitung Desinteresse. Geothermie, erfolgreich genutzt in Süddeutschland und Österreich, bleibt bei uns fast unsichtbar. Das Projekt zur Erkundung des Untergrundes will der Bundesrat sogar einstampfen.
Die 4-E-Strategie der GLP verbindet Energieeffizienz, erneuerbare Energien, Energiespeicherung und Europa. Sie zeigt den Weg zu einer klimafreundlichen, sicheren und bezahlbaren Energieversorgung auf. Deshalb sage ich Nein zur Blackout-Initiative und Nein zum Gegenvorschlag. Wer Verantwortung übernimmt, respektiert den Volksentscheid zur Energiewende, wer die Zukunft sichern will, setzt auf Innovation statt auf Angst, und wer Versorgungssicherheit will, setzt auf intelligente Lösungen statt auf die AKW-Generation III.
Schmaltz Anna-Béatrice · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Ich bin mit den Debatten rund um die Atomkraft aufgewachsen. Ich erinnere mich an die Diskussionen über die ungelöste Frage, wie mit dem gefährlichen Atommüll umgegangen werden soll, über die Risiken dieser Technologie und darüber, dass wir eine Verantwortung gegenüber kommenden Generationen haben. Und ich erinnere mich an Fukushima, an diese massive Tragödie, an diesen schweren Atomunfall in Japan.
Die Debatte begleitet mich bis heute. Ich möchte gemeinsam mit den Grünen für kommende Generationen Verantwortung übernehmen. Denn auch wenn man die Sicherheitsfrage ausblendet: Neue Atomkraftwerke lösen keines unserer Probleme. Zu spät, zu teuer, neue Abhängigkeiten und die ungeklärte Frage, wie mit dem gefährlichen Atommüll umgegangen werden soll - das sind die Probleme, auf den Punkt gebracht.
Die Atomkraftwerke kämen viel zu spät. Wir stehen heute vor der Aufgabe, unsere Stromversorgung zu sichern und gleichzeitig die Klimaziele zu erreichen. Darauf müssen wir uns konzentrieren. Es ist sehr unrealistisch, dass neue Atomkraftwerke bis 2050 überhaupt Strom liefern würden. Für die Energiewende, für die Dekarbonisierung und für die Versorgungssicherheit der nächsten Jahrzehnte leisten sie keinen Beitrag. Atomkraftwerke sind massiv teurer und machen uns abhängig vom Import von Uran und somit von teilweise autokratischen Staaten. Und, das muss auch immer wieder gesagt werden, Uran ist endlich.
Für mich ist klar: Wir müssen vorangehen und noch stärker in den Ausbau von erneuerbaren Energien investieren. Die Grünen haben deshalb die Solar-Initiative eingereicht.
2017 hat die Bevölkerung mit der Energiestrategie 2050 den schrittweisen Ausstieg aus der Atomkraft beschlossen. Erst vor Kurzem hat sie mit dem Stromversorgungsgesetz den Ausbau der erneuerbaren Energien bestätigt. Unsere Aufgabe ist es jetzt, diesen Weg konsequent weiterzugehen, nicht die teure und riskante Atomkraft wiederzubeleben.
Als letzter wichtiger Punkt: Die Atomkraft hinterlässt Probleme, die über Generationen bestehen bleiben. Die Frage, wie genau mit dem gefährlichen Atommüll umgegangen werden soll, ist bis heute nicht gelöst. Selbst die Nagra weist darauf hin, dass im geplanten Tiefenlager kein Platz für zusätzliche Abfälle neuer Atomkraftwerke vorgesehen ist. Wer neue AKW fordert, muss also auch ehrlich erklären, wo der zusätzliche Atommüll während Hunderttausenden Jahren gelagert werden soll. Im Kanton Zürich ist die Diskussion rund um das Tiefenlager gross. In der Region löst es verständlicherweise viele Ängste aus. Es ist wichtig, dass wir auch das ernst nehmen. Atomkraft ist nicht einfach eine easy Lösung, sie birgt im Gegenteil extrem viele Nachteile.
Wir wollen Versorgungssicherheit; das erhalten wir vor allem, wenn wir mit dem Ausbau der erneuerbaren Energien endlich vorangehen, auch und vor allem für die kommenden Generationen. Die Energiezukunft der Schweiz ist erneuerbar und nicht atomar.
Deshalb lehne ich die Blackout-Initiative und den Gegenvorschlag klar ab.
Seiler Graf Priska · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Um es gleich vorwegzunehmen - das ist jetzt nicht die pure Überraschung -: Ich bin klar gegen die Aufhebung des AKW-Neubauverbots, dies vorwiegend aber auch aus sicherheitspolitischen Überlegungen. Die Befürworterinnen und Befürworter neuer Atomkraftwerke argumentieren oft mit der tiefen Wahrscheinlichkeit eines schweren Unfalls. Doch genau hier liegt der entscheidende Punkt: Auch wenn die Wahrscheinlichkeit sehr klein ist, sind die Folgen im Ereignisfall verheerend. Ein schwerer atomarer Unfall hätte Auswirkungen über Generationen hinweg - für die Bevölkerung, für unsere Umwelt und für unsere Wirtschaft. Solche Risiken dürfen wir erst gar nicht eingehen.
Es gibt eine einfache wissenschaftliche Grundregel - mein Sohn, der Maschinenbauingenieur ist, wird es nicht leid, mich immer wieder daran zu erinnern -: Everything that can fail, fails. Oder anders gesagt: Jedes technische System kann versagen. Auch wird kein System je unfehlbar sein. Keine Technologie ist frei von Risiken. Dass es eine solche Technologie gibt, stimmt einfach nicht. Und die Geschichte der Atomenergie hat uns ja schon mehrfach vor Augen geführt, was für Unfälle möglich sind. Wer behauptet, ein Unfall sei in der Schweiz ausgeschlossen, verspricht etwas, das niemand wirklich garantieren kann. Die Eintretenswahrscheinlichkeit ist zwar klein, aber falls doch ein Unfall passiert - und das wird nach wissenschaftlichen Parametern geschehen -, sind die Auswirkungen katastrophal.
Hinzu kommt ein weiteres ungelöstes Problem: der radioaktive Abfall. Ich wohne in der Nähe des geplanten Tiefenlagers Nördlich Lägern im Zürcher Unterland. Seit Jahrzehnten nutzen wir Atomenergie, und noch immer verfügen wir über keine endgültig erprobte Lösung für die Entsorgung hochradioaktiver Abfälle. Über den ganzen Zeitraum hinweg haben wir das nicht geschafft, seit sechzig Jahren nicht. Wir sprechen von Materialien, die über Zehntausende von Jahren gefährlich bleiben. Ehrlich gesagt, finde ich das nicht so beruhigend.
Gerade deshalb erscheint es mir widersprüchlich, ja geradezu unsinnig, überhaupt über den Bau neuer Atomkraftwerke zu diskutieren. Wir wissen noch nicht einmal abschliessend, was wir mit dem bestehenden Atommüll machen sollen, und gleichzeitig wollen wir noch munter mehr davon produzieren. Das ist keine verantwortungsvolle Politik gegenüber den kommenden Generationen.
Die Schweiz braucht eine sichere, nachhaltige und zukunftsfähige Energieversorgung. Dies erreichen wir mit dem konsequenten Ausbau der erneuerbaren Energien, mehr Energieeffizienz und modernen Speicherlösungen - nicht mit einer Technologie, die hohe Risiken verursacht und deren Hinterlassenschaften unsere Nachkommen noch über Jahrtausende beschäftigen werden.
Deshalb bitte ich Sie, sowohl die Blackout-Initiative wie auch den indirekten Gegenvorschlag abzulehnen.
Rumy Farah · 2VP-F · Conseil national · Soleure · Groupe socialiste
Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen
Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 21.40 Uhr
La séance est levée à 21 h 40