04.012
Programme de législature 2003-2007
Intervention de procédure
BO 2004 N 859Arrêté fédéral concernant les objectifs de la législature 2003-2007
Art. 2
Zuppiger Bruno · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Wir sind auf Seite 6 der Fahne. Wir kommen hier zu einem Thema, das sich für die einen wahrscheinlich wie eine Gebetsmühle anhören mag, es kommt von unserer Seite immer wieder: Wir sprechen hier nämlich vom Problem der tiefen Staats- bzw. Fiskalquote; diese sind, wenn sie tief sind, eben auch das beste Mittel, der beste Motor, der beste Antrieb für das Wirtschaftswachstum - das zeigen Beispiele aus dem Ausland.
Wir haben gesamtschweizerisch in den Neunzigerjahren ein rekordverdächtiges Wachstum dieser beiden Quoten gehabt. Die Staatsquote des Bundes ist überdurchschnittlich gewachsen: Sie ist nämlich von 10 Prozent im Jahre 1990 auf 11,9 Prozent im Jahre 2002 gestiegen und heute wieder auf 11,6 Prozent gesunken - dank wirklich rigorosen Sparmassnahmen haben wir das wieder etwas korrigieren können. Wenn wir aber wirklich eine Trendwende wollen, müssen wir die Staatsquote unbedingt weiter reduzieren, und damit natürlich die Aufgaben ebenfalls. Der Bundesrat hat das ja im Sinn.
Wenn es dem Bundesrat wirklich ernst ist mit seinen Sparmassnahmen, dann sollte das eben mit diesem Antrag auch gelingen, wie ihn die Minderheit XVII vorlegt, dass wir die Staatsquote und die Fiskalquote innerhalb der laufenden Legislatur nicht nur stabilisieren, wie das bereits verlangt worden ist, sondern eben reduzieren, und zwar auf den Stand von 1990. Das ist kein Rückschritt, denn wenn wir so überzeugt sind, dass die Wirtschaft wachsen wird, dann wird eben auch das Verhältnis der Staatsausgaben und der Staatseinnahmen zum Bruttoinlandprodukt ein anderes werden, und dann wird eben dieses Verhältnis auf 10 Prozent reduziert werden können.
Ich bitte Sie also, diesen Antrag zu unterstützen.
Schlüer Ulrich · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Es geht ums Bankgeheimnis. Ich gebe Ihnen, Herr Bundespräsident, sozusagen eine Steilvorlage dafür, hier nun zu erklären, in wie hervorragender Weise der Bundesrat in den "Bilateralen II" das Bankgeheimnis angeblich gesichert hat.
Es gibt tatsächlich Leute, die vor so viel Selbstlob, wie man es in den letzten Tagen zum Thema Bundesrat und Bankgeheimnis hören konnte, in Bewunderung gleichsam erstarren. Andere, und da zähle ich mich dazu, werden bei so viel Selbstlob eher misstrauisch. Schliesslich hat die Schweiz anfänglich erklärt, das Bankgeheimnis sei unverhandelbar. Weshalb also ist ein Erfolg zu feiern bei etwas, über das die Schweiz gar nicht verhandeln wollte?
Zunächst stellen wir fest: Die Schweiz hat die Hälfte preisgegeben! Das Bankgeheimnis sei gegenüber der EU im Bereich der direkten Steuern behauptet worden. Also wurde es bezüglich der indirekten Steuern offensichtlich preisgegeben. Wir stellen auch fest, dass in den beiden Verträgen, die sich mit dem Bankgeheimnis befassen, auch bezüglich Bankgeheimnis und direkter Steuern, zwei Versionen existieren, die nicht ganz auf der gleichen Ebene stehen. Einerseits wird da von Sicherung gesprochen, andererseits aber bloss von einer Übergangsregelung. Das ist doch nicht dasselbe!
Es geht beim Bankgeheimnis um ein eminentes, vitales Interesse der Schweiz. Wir sind folgender Auffassung: Wenn die Schweiz von angeblich Unverhandelbarem die Hälfte preisgegeben hat, ist der Zeitpunkt gekommen, unser schweizerisches Interesse am Bankgeheimnis besser zu sichern, indem wir dieses Bankgeheimnis in der Bundesverfassung verankern - zugunsten unseres Finanzplatzes, aber auch zugunsten des ehrlichen Bürgers, der ein Recht darauf hat, dass ihm der Staat nicht dreinredet, wie und wo er sein Vermögen anlegt.
Darum geht es bei diesem Antrag: Wir vertreten ein vitales Eigeninteresse. Dazu soll es auch ein Gutachten geben, welches substanziell ist und offenbar so gut - ich rede vom Gutachten Oberson zum Bankgeheimnis -, dass man im Bundesrat entschieden hat, das Parlament dürfe es nicht zu sehen bekommen. Wir möchten es sehen, weil wir wissen möchten, woran wir sind.
Ich sage es noch einmal: Es geht beim Bankgeheimnis um die Wahrung eines fundamentalen Eigeninteresses, das dieses Land zu verteidigen hat, eines Eigeninteresses, das von verschiedenen Seiten unter schwerem Druck steht und das unter schwerem Druck bleiben wird. Die Antwort auf diesen Druck, die Verankerung des Bankgeheimnisses in der Bundesverfassung vorzusehen, ist nichts anderes, als jenen, die unter Umständen unter Druck kommen, wenn sie es im Ausland verteidigen müssen, den Rücken zu stärken - definitiv den Rücken zu stärken, weil das Bankgeheimnis, einmal in der Bundesverfassung verankert, tatsächlich unverhandelbar wird.
Ich möchte Sie namens der SVP-Fraktion bitten, diesen Schritt jetzt hier zu tun. Der aktuelle Anlass muss dazu veranlassen, diesen Schritt jetzt zu tun. Ich bin vollends davon überzeugt, dass wir im Interesse der Bürger handeln, aber auch im Interesse unseres Landes. Deshalb ersuche ich Sie, die Verankerung des Bankgeheimnisses in der Bundesverfassung in dieser Legislatur vorzunehmen.
Robbiani Meinrado · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe démocrate-chrétien
Il y a un assez large consensus autour de l'affirmation que le dialogue et la collaboration entre partenaires sociaux, c'est-à-dire d'un côté les associations d'employeurs et de l'autre les syndicats, ont toujours constitué un point fort de notre système social et de notre économie. Mais si on regarde l'évolution la plus récente, on constate que cet atout risque d'être affaibli: pensons en particulier à l'expansion considérable du secteur tertiaire où les relations entre partenaires sociaux sont particulièrement fragmentaires; à la prolifération des rapports de travail atypiques, par exemple du travail intérimaire, où il y a très peu de réglementation par les partenaires sociaux; ou bien pensons, même là où il y a déjà des formes et des instruments BO 2004 N 860 de dialogue et de collaboration entre partenaires sociaux, à l'intensification des situations conflictuelles, des situations de tension dues aux pressions accrues du marché, mais aussi aux mutations dans le monde du travail. Le risque de voir s'affaiblir le dialogue entre partenaires sociaux contraste toutefois visiblement avec le besoin de collaboration que manifestent les tendances actuelles.
Face à la haute complexité de la réalité actuelle, il est d'autant plus indispensable de disposer d'institutions capables de faire une synthèse des intérêts en jeu. Face à l'individualisme croissant, il est utile de renforcer les corps intermédiaires entre individu et Etat. Face aux transformations radicales du monde du travail, il est indispensable de disposer d'institutions qui mènent une activité constante de négociations et de recherche de solutions de compromis. Je pense aussi, enfin, au risque d'écart entre économie et société. Il est opportun de disposer d'institutions qui visent à concilier les exigences et les attentes, tant au niveau économique qu'au niveau social.
Aussi, si on regarde les défis les plus concrets qui se posent aujourd'hui, dans notre économie, au monde du travail, on s'aperçoit qu'on a besoin d'une capacité accrue de collaboration: qu'on pense par exemple à l'évolution technologique, qui demande une activité de formation continue qui doit voir les partenaires sociaux s'engager; qu'on pense à l'évolution du marché du travail, avec le problème de la régulation des nouvelles formes atypiques de travail; qu'on pense à la libre circulation des personnes qui appelle les partenaires sociaux à participer directement à la gestion du marché du travail, du moment que l'autorité s'est retirée de cette gestion; ou bien encore qu'on pense à l'exigence de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.
Je suis convaincu que la compétitivité de notre économie et que la stabilité de notre tissu social peuvent être favorablement influencés par la sauvegarde d'un climat de collaboration et de dialogue entre les partenaires sociaux, qui sont tout de même de plus en plus mis en danger. Je souhaite donc que le partenariat social soit perçu dans toute son importance et qu'on puisse le mentionner explicitement dans cet arrêté.
Je vous invite donc à soutenir la proposition de la minorité XIX.
Favre Charles · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe radical-libéral
Dans cet article 2 lettre b touchant la politique économique, le groupe radical-libéral soutiendra les propositions de la majorité de la commission et du Conseil fédéral.
En effet, il nous semble souhaitable de "réduire les entraves étatiques, développer la concurrence sur le marché intérieur, renforcer la confiance dans l'économie". Cependant, sur ce dernier point, c'est essentiellement à l'économie elle-même de faire en sorte qu'elle retrouve une certaine confiance au sein de la population.
Nécessité de réduire les entraves étatiques: oui, il nous paraît nécessaire, si nous voulons retrouver une croissance, de simplifier les différentes mesures administratives, les différents formulaires qui sont extrêmement compliqués et qui génèrent un coût particulièrement important pour les petites et moyennes entreprises.
Concurrence sur le marché intérieur: nous savons par les différentes études, notamment celle de l'OCDE, que la cartellisation du marché intérieur helvétique a un coût important. C'est la raison pour laquelle nous avons soutenu la loi luttant contre cette très forte cartellisation.
Qu'en est-il de l'adjonction proposée par la majorité de la commission, c'est-à-dire la mise en place d'une politique ciblée à l'égard des PME (let. bter)? Nous avons trop fortement tendance, dans nos différents propos politiques, à sous-estimer le poids et le rôle des PME dans notre économie. Il nous semble nécessaire d'y penser, notamment à l'occasion de l'examen de la réforme de la fiscalité des entreprises.
Nous soutiendrons également la proposition de la minorité III (Noser) pour une flexibilisation du marché du travail (art. 2 let. a2). Nous pensons en effet qu'il s'agit de répondre de plus en plus rapidement à une clientèle de plus en plus exigeante. Il s'agit donc d'assouplir les règles en la matière. Ceci peut se faire dans le cadre du partenariat que nous connaissons dans notre pays, notamment dans les secteurs où il y a des conventions collectives. Il est également nécessaire d'attirer des travailleurs étrangers hautement qualifiés. Nous savons que notre pays trouve une partie importante de sa croissance à travers la valeur ajoutée aux différents produits. Pour cela, il faut des compétences, locales, dirai-je, par le canal de la formation - nous en avons parlé tout à l'heure. Mais il arrive aussi que, même avec une formation qui peut être suffisante, nous n'ayons pas toutes ces compétences. Il est donc nécessaire de nous rendre compte à quel point il est utile d'être attractif pour ces travailleurs étrangers hautement qualifiés.
Un point qui nous tient particulièrement à coeur, c'est de trouver une compatibilité entre vie familiale et vie professionnelle. Le groupe radical-libéral s'est engagé, notamment au niveau du Conseil des Etats, pour un système d'horaire scolaire continu. Nous pensons ainsi pouvoir favoriser pour les femmes l'accès au marché du travail. Nous pensons également, par le programme de crèches et garderies, pouvoir trouver une solution à des problèmes très concrets qui se posent aux jeunes familles. En particulier, la solution financière de ceci doit se trouver dans un partenariat entre cantons, communes et également secteur privé, qui a tout intérêt à avoir cette main-d'oeuvre à disposition.
Nous sommes opposés aux propositions de minorité concernant la diminution de la quote-part fiscale et de la quote-part de l'Etat. J'en ai parlé tout à l'heure: nous étions favorables à une stabilisation de celles-ci. Monsieur le président de la Confédération nous a dit qu'en respectant le programme du frein à l'endettement, nous arriverions à cette stabilisation. Nous pensons cependant que la proposition de minorité émanant de commissaires membres du groupe de l'UDC va trop loin en la matière, et notamment par le fait qu'elle fixe ici un niveau de 10 pour cent (art. 2, minorité XVII). Pourquoi ce 10 pour cent? Je pense qu'il y a peu d'explications là-derrière. Donc, oui à la tendance de stabilisation, voire de diminution de ces différentes quotes-parts, mais nous ne pensons pas que nous puissions l'inscrire, tel que proposé, dans le programme de législature.
Inscrire le secret bancaire dans la Constitution: vous savez que nous avons engagé le débat sur cette question, que notre Parlement s'est exprimé en première phase comme étant favorable à cette idée. Cependant, il s'agissait de défendre le secret bancaire, et nous avons eu l'occasion de dire, ici déjà, qu'il fallait encore voir si la meilleure façon de défendre le secret bancaire était justement de l'inscrire dans la Constitution ou non. La commission travaillera encore sur cette question et vous apportera une réponse. Donc, à nos yeux, il est beaucoup trop tôt aujourd'hui de vouloir, comme ceci, de but en blanc, mettre dans ce programme de législature l'inscription du secret bancaire dans la Constitution.
Voilà quelle est la position du groupe radical-libéral, à savoir essentiellement adopter les propositions de la majorité, sauf sur le point (minorité III) que je vous ai indiqué tout à l'heure.
Robbiani Meinrado · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe démocrate-chrétien
En abordant le thème du soutien à l'exercice de l'activité économique, il n'est pas superflu de rappeler d'abord les éléments de rupture, du moins partielle, intervenus peu avant le début de cette législature et qui jettent un nouvel éclairage sur l'activité économique et sa relation avec la société et avec l'Etat. Surtout, la chute des marchés financiers et la crise qui s'est ensuivie ont remis en question des aspects tels que, d'abord, l'illusion que la richesse peut se reproduire d'elle-même suite à des mécanismes spéculatifs faisant abstraction du travail; elles ont remis en question la primauté de l'économie financière, axée plutôt sur l'immédiat, face à l'économie réelle, davantage tournée vers le long terme; elles ont aussi remis en question la confiance aveugle dans le marché ainsi que la globalisation.
BO 2004 N 861On peut aujourd'hui, heureusement, saisir plus nettement l'importance, aussi en termes économiques, d'une économie consciente que la richesse naît du travail et de l'engagement, tant des entrepreneurs que des travailleurs et travailleuses, plutôt que des activités spéculatives. On saisit aussi l'importance d'une économie qui se pose des questions éthiques, d'une économie attentive à l'évolution sociale, consciente qu'elle peut prospérer d'autant plus qu'elle repose sur un tissu social stable et solide.
Dans cette optique, le projet du Conseil fédéral paraît visiblement insuffisant. Il traduit une vision trop restreinte de l'activité économique, sans considérer les liens de cette dernière, ses retombées et les conditions plus larges de son succès. Cette lacune, à notre avis, devrait donc pouvoir être comblée, en particulier en tenant compte, dans le cadre de l'activité économique, de la composante travail/marché du travail et de la composante consommation. Il ne s'agit pas de fermer les yeux et d'oublier les mutations profondes qui bouleversent le monde du travail et le marché du travail, et qui sont source d'insécurité, de précarisation et de contrecoups très graves. Si on laisse se fragiliser excessivement le travail et le marché du travail, on a des retombées négatives, non seulement sur les travailleuses et les travailleurs et sur la société, mais aussi sur le fonctionnement de l'économie même.
Autre élément qui doit aussi retenir toute notre attention, c'est le problème de pouvoir concilier vie professionnelle et vie familiale. C'est un carrefour décisif, crucial entre les intérêts de l'économie, d'une part, et les intérêts sociaux, d'autre part. C'est donc un thème qui doit retenir toute notre attention.
Il apparaît pareillement opportun de mentionner dans cet arrêté la question du niveau excessif des prix qui caractérise notre pays et qui est source de difficultés et de malaise pour de larges couches de notre population. Dans ce contexte, permettez-moi de souligner qu'il est injustifié et même aberrant de vouloir lier les salaires et les prix dans cette action de maîtrise. Il faut rappeler que les salaires stagnent pratiquement depuis quinze ans, que ce sont les salaires qui suivent l'évolution du coût de la vie et non le contraire et qu'une partie significative de notre population reçoit des rétributions très modestes.
Concernant enfin la promotion de l'activité économique en tant que telle, on souhaite en particulier deux choses. En premier lieu, on voudrait que la notion d'"innovation" trouve aussi place dans cet arrêté, à côté du binôme formation-recherche, parce que notre économie souffre depuis une décennie d'une faible capacité d'innovation. Il faut donc que le renforcement du potentiel d'innovation des entreprises, et surtout des PME, puisse constituer un but explicite sur lequel concentrer des efforts structurés. En deuxième lieu, on demande qu'on porte une attention toute particulière aux petites et moyennes entreprises, dont la compétitivité constitue un élément décisif et stratégique par rapport à la croissance économique, à la prospérité et à l'emploi dans ce pays.
Le groupe démocrate-chrétien suivra donc la majorité de la commission aux lettres bter et bnovies, soutenant aussi des compléments ponctuels apportés par des minorités, qui reflètent une vision plus complète de l'économie. Le groupe s'oppose au contraire en particulier aux minorités II (Zuppiger) et III (Noser), qui postulent une réduction des salaires et une flexibilisation encore plus accrue du marché du travail, et aussi à la position de la majorité de la commission à la lettre bsepties, qui prône une liberté économique encore plus intense.
Strahm Rudolf · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe socialiste
Ich spreche hier zu Ziel 1, zum Wirtschaftswachstum, in Artikel 2 der Vorlage. Die SP-Fraktion, die ich hier vertrete, steht hinter Ziel 1 des Bundesrates, nämlich eine aktive Wachstumspolitik zu betreiben. Besonders begrüsst die SP-Fraktion, dass der Bundesrat dem ersten Teilziel zum Wachstum, nämlich der Bildung, Forschung und Weiterbildung in Richtung einer Wissensgesellschaft, Priorität einräumt. Das hat Zukunft.
Ich möchte die Gelegenheit nutzen, hier die Vorstellungen unserer Fraktion zur Wachstumspolitik etwas zu skizzieren, dies auch im Hinblick auf die Reformstaudebatte. Herr Schweiger hat ja bekanntlich zum "eckigen Tisch" gerufen, um eine "Entstauung" in der Wachstumsfrage zu erzielen. Wenn man schon den Reformstau beklagt, muss man sich auch Rechenschaft geben, was Reform heisst. Reform heisst nicht steuerliche oder andere Umverteilungsmanöver von unten nach oben; die bringen kein Wachstum, sondern sie schaffen Ängste und neue Blockierungen. Reform heisst Effizienzverbesserung in der Wirtschaft. Reform heisst Innovationen im Inland. Reform heisst Produktivitätssteigerung zur Verbesserung der internationalen Konkurrenzfähigkeit. Produktivitätssteigerung entsteht durch Wettbewerb, entsteht durch Ausbildung und durch technologische Innovation.
Ich möchte etwas sagen zur Wachstumspolitik. Ich nenne für den "eckigen Tisch" drei Prioritäten bezüglich Wachstum und Reform-"Entstauung":
Erstens - wie es auch der Bundesrat formuliert - unterstützen wir das prioritäre Ziel Bildung und Berufsbildung, Forschung. Denn die Bereiche hoher Wertschöpfung liegen in den Bereichen der Wissensgesellschaft, und für diese Bereiche sind Humankapitalinvestitionen nötig. Auch der wichtige Standortvorteil der Schweiz, nämlich die Berufsbildung, muss erhalten bleiben. Die strategisch wichtigste Grösse, mit der sich ein reiches Industrieland in der Globalisierung und in der kommenden Konkurrenz behaupten kann, ist die Humankapitalinvestition.
Das zweite Teilziel betrifft die Preise und den Wettbewerb, und zwar beim Import und im Inland. Wir importieren für 80 Milliarden Franken Importgüter, und zwar ohne Erdöl und Nahrungsmittel gerechnet. Für diese bezahlen wir 20 bis 30 Prozent mehr, als für die gleichen Produkte im Ausland bezahlt wird. Das ist ein effektives Wachstumshindernis. Deswegen brauchen wir einen Importwettbewerb - Stichworte sind etwa Parallelimporte und Verbot der Vertikalbindungen. Wir brauchen aber auch Wettbewerb im Binnenmarkt und im Inland einheitliche Baunormen. Deswegen lautet die prioritäre Zusatzzielsetzung der Kommission, nämlich Buchstabe bnovies, "Reduktion des Preisniveaus (Hochpreisinsel)" in der Schweiz.
Nun will die SVP-Fraktion - ich gehe nochmals auf diese Ungeheuerlichkeit ein, die Herr Zuppiger mit dem Antrag der Minderheit II vorgetragen hat - nicht die Hochpreisinsel Schweiz korrigieren, sondern sie will die Löhne und Preise senken. Das ist reine Deflationspolitik. Das ist Voodoo-Ökonomie, Hexenmeister-Ökonomie. Wenn Sie die Löhne senken, dann reduzieren Sie nämlich die Kaufkraft im Inland. 60 Prozent des Bruttoinlandproduktes bestehen aus dem Konsum der Haushalte. Das ist reine Rezessionspolitik. Preise senken, ja - aber die Kosten muss man mit Produktivitätssteigerung senken und nicht mit Lohnsenkungen.
Mein dritter Punkt, die dritte Stossrichtung, ist die Finanzierung der KMU. Die kleinen Unternehmen bezahlen heute zu viel für ihre Fremdgelder von den Banken, wenn sie keine Sicherheiten haben. Sie bezahlen heute 7 bis 10 Prozent für Geschäftskredite. Deswegen braucht es einen Pakt zur Revitalisierung des gewerblichen Bürgschaftswesens und auch eine KMU-freundliche Umsetzung der Basler Kreditempfehlungen.
Wie Sie schon wissen, ist die WAK in diesen Punkten weitergekommen. Wir hatten schon einen Konsens gefunden, bevor wir auf das Resultat der Legislaturplanung warteten.
Zusammengefasst: Wir glauben an einen Wachstumspakt; er ist möglich, wenn auf der technischen Ebene diskutiert wird. Aber wir müssen von diesem ideologischen Denkstau wegkommen, z. B. von dieser verkorksten, unproduktiven Staatsquotendebatte. Die Staatsquote hat keine direkte Korrelation mit dem Wachstum. Das wissen wir aus dem Vergleich mit 28 OECD-Ländern. Wenn wir unter dem gemeinsamen Ziel Wachstumsförderung - dazu bekennen sich alle - weiterkommen wollen, dann haben wir erstens die Bereiche Bildung und Forschung, zweitens Wettbewerb und tiefere Preise und drittens tiefere Zinsen für die KMU als ein BO 2004 N 862 gemeinsames Tätigkeitsfeld. Ich glaube, dort können wir ansetzen. Das Ziel, Wachstum zu fördern, ist gemeinsam auch erreichbar, auf diesen Feldern, aber nicht in der Staatsquotendebatte.
Waber Christian · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe PEV/UDF
Bei der Wirtschaftsdiskussion ist es fast das Gleiche wie bei der Militärdiskussion: Wir haben Millionen von Experten, und auch hier im Saal gibt es Expertinnen und Experten, die über Wirtschaft sprechen, sich aber dem Markt und dem Wettbewerb noch gar nie stellen und dort bestehen mussten. Das ist ein Nachteil, kann aber auch ein Vorteil eines Parlamentes sein; schliesslich und endlich hat uns ja das Volk gewählt, und es soll auch wissen, wie wir dazu stehen.
Wenn wir hören, was über die Wirtschaft gesagt wird, wenn es z. B. darum geht, staatliche Hemmnisse zu vermindern, so wäre dieses eine Ziel eine Aufgabe für die gesamte Legislatur, für den Gesamtbundesrat. Dieses eine Ziel umzusetzen, nämlich die staatlichen Hemmnisse zu vermindern, ist ein Wunsch, den wir schon lange in den Raum stellen und der nie umgesetzt wird. Im Gegenteil! Die staatlichen Hemmnisse nehmen immer weiter zu, gerade auch die Umsetzung einer gezielten KMU-Politik wird durch diese Hemmnisse verhindert, die ihr auch von unserem Parlament immer wieder in den Weg gelegt werden. Die Forderungen von rechts und links erklären sich eben so, dass die Regulierer hier einen sehr grossen Einfluss haben.
Herr Strahm hat einen Ausflug gemacht und moniert, dass gerade die Wertschöpfung über die Löhne erhalten werden müsse. Aber es ist doch unmöglich, dass wir diese hohen Löhne in der Schweiz weiterhin bezahlen können und zugleich die Produkte, die mit diesen hohen Löhnen hergestellt werden, auf einem tiefen Niveau verkaufen müssen. Die hohen Löhne sind eben auch reguliert durch Gesamtarbeitsverträge und andere Forderungen der Gewerkschaften, die den Wettbewerb klar verhindern.
Die EVP/EDU-Fraktion wäre damit einverstanden, den Abbau staatlicher Hemmnisse als ein Ziel zu deklarieren. Dann könnten wir mit dieser Debatte aufhören und dem Bundesrat dieses eine Ziel geben, im Bewusstsein, dass wir die Verantwortung übernehmen müssten, auch zu kontrollieren, dass diese Fesseln und Hemmnisse abgebaut würden. Dann könnten wir nach drei Jahren zurückschauen und sagen, dass wir wirklich etwas für die Wirtschaft getan haben.
Die Förderung des Wettbewerbs bringt eben nicht nur Vorteile, sondern es gibt hier auch ganz klare Nachteile. Wenn der Wettbewerb wirklich spielt, und zwar nicht nur auf dem Binnenmarkt, sondern auch international, müssen wir eben in Kauf nehmen, dass der Wettbewerb nach billigeren Löhnen verlangt und diese auch aufzwingt. Es geht nicht an, dass wir auf der einen Seite den Wettbewerb fordern und auf der anderen Seite staatliche Regulierer wie die Comcom oder andere einführen, die dann eben vorschreiben, wie hoch der Preis in dieser so genannten Liberalisation dann ist.
Ich komme noch einmal zurück auf meine Ausführungen zum Antrag der Minderheit IX für eine glaubwürdige Wirtschaft. Das Vertrauen in die Wirtschaft kann der Staat überhaupt nicht fördern, das ist rein unmöglich. Es ist Aufgabe der Wirtschaft selber, ihre Glaubwürdigkeit an den Tag zu legen. Die Glaubwürdigkeit kann in dieser Hinsicht nur so als Legislaturziel hineingenommen werden, wenn sich eben auch der Bundesrat klar über die Missbräuche äussert, die in der Wirtschaft zutage getreten sind, und diese auch klar verurteilt. Wenn wir das nicht tun, wenn der Bundesrat sich da nicht einmischt, dann können wir in diesem Sinn auch keine Ziele setzen.
Darum werden wir auch innerhalb unserer Fraktion hier sehr uneinheitlich stimmen, weil wir die Prioritäten in der Frage der Wirtschaftspolitik auch ein wenig anders gesetzt haben. Es ist eben auch so, dass die Politik, die am Wirtshaustisch gemacht wird, keine, die Politik in den Chefetagen aber sehr grosse Auswirkungen hat. Aber die Auswirkungen müssen ja jene tragen, die am Wirtshaustisch sitzen und eben noch arbeiten. Hier möchte ich also ganz klar darauf hinweisen, dass wir uns in der EVP/EDU-Fraktion, was Wirtschaftsfragen anbetrifft, auch unterschiedlich zu den Minderheitsanträgen stellen werden.
Speck Christian · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Auch für die SVP-Fraktion ist Ziel 1 in Artikel 2, d. h. die Erhöhung des Wirtschaftswachstums, von zentraler Bedeutung. Wir wollten es mit dem knapp abgelehnten Minderheitsantrag zur Prioritätensetzung bei den Leitlinien ja auch so festhalten.
Dringend notwendig ist es, die staatlichen Hemmnisse zu reduzieren. Dazu brauchen wir nicht in erster Linie teure Massnahmenpakete, die die Verwaltung aufblähen, sondern wir brauchen endlich den Mut, die effektiven wachstumshemmenden Behinderungen und Auflagen abzuschaffen. Ein Zeichen in diese Richtung können wir setzen, wenn wir z. B. mit der Abschaffung des Verbandsbeschwerderechtes vorwärts machen. Die Handhabung dieses Rechtes hat in unserem Land schon unzählige Bauvorhaben in Milliardenhöhe verhindert und damit auch die Schaffung von dringend notwendigen Arbeitsplätzen verunmöglicht. Es ist Aufgabe des Staates, im Rahmen der Baubewilligungsverfahren auf allen Stufen für die Einhaltung der Gesetze zu sorgen, und nicht diejenige privater Organisationen, die, wie wir in den letzten Tagen zur Kenntnis nehmen mussten, dafür auch noch Gebührengelder einziehen.
Zum Antrag der Minderheit II (Zuppiger) zu Litera a1 und demjenigen der Minderheit XIII (Baader Caspar) zu Litera bnovies: Die SVP-Fraktion teilt die Auffassung, dass der Wettbewerb zu verbessern ist. Daher unterstützen wir bei Litera b den Entwurf des Bundesrates. Dies gilt vor allem auch für die vom Bund beherrschten Betriebe Post und SBB. Inakzeptabel ist für uns der Mehrheitsantrag zu Litera bnovies, der einseitig die Reduktion des Preisniveaus verlangt. Wir verlangen Streichung dieses Buchstabens. Falls die Mehrheit obsiegen sollte, unterstützen wir den Zusatzantrag der Minderheit II (Zuppiger) zu Litera a1.
Es ist eben einfach so: Wenn schon, dann muss nicht nur die Hochpreis-, sondern auch die Hochlohninsel abgebaut werden. Das ist nichts "Ungeheuerliches". Bekanntlich sind die Löhne trotz Produktivitätsfortschritten nach wie vor ein wichtiger Teil der Produktionskosten und fallen auf die Produktekosten, wenn auch in unterschiedlicher Intensität. Wer die Preise wegen der internationalen Wettbewerbsfähigkeit senken will, muss auch bereit sein, über entsprechende Einbussen beim Lohnniveau zu diskutieren.
Wir lehnen die linken Minderheiten ab und bitten Sie, die Anträge der Minderheiten XVII (Zuppiger) und XVIII (Schlüer) anzunehmen.
Deiss Joseph · BPR-M · Conseil fédéral · Fribourg
Il n'est bien sûr pas pour déplaire au chef du Département fédéral de l'économie que je suis de voir qu'il y a un très large soutien pour l'objectif de la croissance, qui doit, parmi d'autres, nous guider en priorité durant cette législature. Toutefois, je constate aussi qu'on est arrivé au point où beaucoup des propositions qui sont faites consistent finalement à enfoncer des portes ouvertes. Cela ne porte pas forcément à conséquence, mais, à le faire trop souvent, on risque tout de même d'abîmer le cadre de la porte!
Alors, je vous invite à de la retenue, comme ce matin, avec les propositions de minorité.
Il en va ainsi pour la minorité I. Frau Graf möchte, dass im Titel von Ziel 1 das Wirtschaftswachstum auch in Bezug auf die Nachhaltigkeit noch einmal definiert wird. Diese Angelegenheit ist schon erledigt; in Artikel 1 haben wir im Titel von Leitlinie 1 die Nachhaltigkeit bestätigt, und zwar in ihrem vollen Umfang. Es ist somit nicht nötig, das hier noch einmal zu wiederholen. Übrigens wird die Nachhaltigkeit, auch was das Wirtschaftswachstum anbetrifft, nicht bestritten. Der Bundesrat hat im Text seiner Botschaft zum Legislaturprogramm auf Seite 12 klar definiert, dass es um nachhaltiges Wirtschaftswachstum geht. Sie können das nachlesen.
BO 2004 N 863A propos de la proposition de la minorité III, présentée par Monsieur Weigelt au nom de Monsieur Noser, où il s'agit d'un marché du travail flexible, il y a lieu de dire que notre marché du travail est déjà flexible et que nous voulons le maintenir tel quel. C'est une des forces de notre économie, et cela explique en grande partie pourquoi il nous a été possible de maintenir un taux de chômage relativement faible, en tout cas plus faible que dans la plupart des pays voisins qui ont connu les mêmes difficultés conjoncturelles ces derniers temps. Par conséquent, là encore, pas besoin de l'ajout proposé, et en particulier parce que la formule choisie est réductrice, une nouvelle fois. Der Text lautet: "flexibler Arbeitsmarkt und attraktive Arbeitsbedingungen für hoch qualifizierte ausländische Arbeitskräfte." Und die anderen Arbeitskräfte? Wir wollen es für alle, und somit ist es besser, wenn wir diesen Antrag ablehnen. Er könnte den Eindruck erwecken, es gehe nur um diese hoch qualifizierten ausländischen Arbeitskräfte.
Die Minderheit VIII (Robbiani) möchte die Förderung der Innovation und des Unternehmertums unterstreichen. Eine solche Konkretisierung der Förderung von Innovation und Unternehmertum gehört aber nicht unbedingt hier in den Abschnitt über die Wettbewerbsförderung hinein. Zudem tönt "Förderung" nach Subventionen. Ich bin der Meinung, dass es hier nicht in erster Linie um Subventionen geht, sondern es geht um Rahmenbedingungen. Wir sind der Meinung, dass die Innovationsförderung im Kapitel "Bildung und Forschung" bereits enthalten ist und auch dort bleiben soll.
Die Minderheit X (Hubmann) möchte "attraktive Arbeits- und Lebensbedingungen auch für ausländische Arbeitskräfte schaffen" - auch dies ist, glaube ich, ein Zusatz, der nicht unbedingt hierher gehört und der ohnehin schon abgedeckt ist. Der Antrag ist zudem sehr unverbindlich und allgemein gehalten.
Die Minderheit IX (Waber) schlägt etwas vor, das ohnehin von der Formulierung her fraglich ist, denn sie will das "Vertrauen in eine glaubwürdige Wirtschaft stärken". Entweder ist die Wirtschaft glaubwürdig, dann hat man das Vertrauen; oder man will das Vertrauen in die Wirtschaft stärken. Es ist für mich von der Logik her etwas schwierig nachzuvollziehen, wenn beides gleichzeitig angestrebt werden soll.
Die Minderheit XI (Graf) - der Antrag wurde von Herrn Cuche vorgetragen - möchte Artikel 2 Buchstabe bsepties streichen. Es geht hier um die Definition der Landwirtschaftspolitik als Politik, welche das möglichst freie Unternehmertum der Landwirte und Landwirtinnen gewährleistet. Wir sind der Meinung, dass dieser Zusatz hier nicht notwendig ist. Die Unternehmen in der Landwirtschaft sollen zwar möglichst viele Freiheiten geniessen, aber die Landwirtschaftspolitik für diese Legislaturperiode ist bereits definiert im Rahmen der Vierjahreskredite und der Grundsätze, wie wir sie letztes Jahr festgelegt haben. Wir sind also der Meinung, dass eventuelle Änderungen für die Legislaturperiode 2007-2011 infrage kommen, aber dass es nicht gilt, mit der Legislaturplanung für die laufende Legislatur hier vorzugreifen.
Die Frage der Sozialpartnerschaft wird im Antrag der Minderheit XII (Robbiani) hervorgehoben. Es ist immer unsere Politik gewesen, die Frage der Löhne den Sozialpartnern zu überlassen. Etwas daran zu ändern, eine Änderung einzuleiten, ist vom Bundesrat nicht gewünscht.
Unser Arbeitsmarkt funktioniert gut. Er ist über das Arbeitsmarktgesetz geregelt, welches bereits viele Bereiche einschneidend bestimmt, und wir wollen nicht darüber hinausgehen. Was aber die materiellen Bedingungen der Arbeit anbetrifft, haben wir immer den Grundsatz vertreten, hier solle nicht interveniert werden. Im Lohnbereich soll nicht der Staat intervenieren, sondern die Sozialpartner sollen sich darüber einigen. Hier bitte ich Sie: Bewegen Sie das Schiff nicht, es funktioniert, es ist im Gleichgewicht. Es wäre unangebracht, hier nun die Meinung wecken zu wollen, es müsse etwas geändert werden.
Ich bin mit der Minderheit XIII (Baader Caspar) einverstanden. Es geht hier um das Streichen des Mehrheitsantrages bei Artikel 2 Buchstabe bnovies. Wir sind der Meinung, dass es keinen Sinn macht - und damit folgen wir der Analyse der Minderheit XIII (Baader Caspar) -, die Hochpreisinsel zu nennen und ihre Beseitigung als Ziel oder Massnahme darzustellen. Die Hochpreisinsel wird verschwinden, wenn unser Programm im Bereich der Wettbewerbspolitik umgesetzt werden kann. Somit ist das Bekämpfen der hohen Preise bereits enthalten und braucht nicht speziell erwähnt zu werden. Man würde sich sonst fragen, was für zusätzliche Massnahmen hier noch gemeint sind.
Damit habe ich schon die Überleitung zur Minderheit II (Zuppiger) eingeleitet, deren Antrag auf Abbau der Hochlohn- und Hochpreisinsel ich ebenfalls bekämpfe.
Bei den hohen Löhnen ist es meines Erachtens noch diskutabler, hier etwas in unsere Planung einzugliedern, denn die Frage der Senkung der Lohnkosten ist wiederum eine Frage des flexiblen Arbeitsmarktes. Aber es kann nicht angehen, dass wir über diesen Text den Eindruck erwecken, es werde dem Bundesrat die Aufgabe auferlegt, die Löhne zu bestimmen oder gar die Löhne nach unten zu treiben. Wir sind überzeugt: Wenn es gelingt, die Hochpreislandschaft der Schweiz zu bekämpfen, dann kann sich auf der Seite der Löhne, ohne ein Zutun des Staates, die Entwicklung in die gute Richtung durchsetzen. Dabei kommt es auch bei sinkenden Löhnen vor allem auf die Kaufkraft an und nicht so sehr auf die nominelle Höhe der Löhne. Lassen Sie also bitte die Hände von Formulierungen wie "Hochpreisinsel" und erst recht von Formulierungen wie "Hochlohninsel".
Beim Antrag der Minderheit XVII (Zuppiger), die Staats- und die Fiskalquote des Bundes auf 10 Prozent zu senken, haben wir ein Ziel, das einfach nicht durchführbar ist. Es soll hier eine Art Rosskur vorgeschrieben werden, nämlich die Ausgaben des Bundes bis im Jahr 2007 um etwa 9 Milliarden Franken oder um einen Sechstel zu senken. Einsparungen in diesem Umfang sind nur mit höchst einschneidenden und die Aufgabenerfüllung infrage stellenden Aufgabenverzichten möglich. Man erweckt hier auch den Eindruck, dass jede Senkung der Staatsquote zusätzlichen Wohlstand bringen kann. Wenn es stimmt, dass eine Drosselung der Ausgaben des Bundes in einem bestimmten Ausmass den Wohlstand fördern kann, wäre eine lineare Verlängerung dieser Massnahme - jedes zusätzlich eingesparte Prozent bringt zusätzliches Wachstum - ein Ansporn, die Staatsausgaben auf null herabzusetzen.
Sie sehen, das kann ja nicht der Sinn der Übung sein. Wir wollen den Staat zwar sanieren, aber wir wollen ihn nicht - wie das hier der Fall wäre - aushungern. Das wäre verantwortungslos, und wir müssen auch dafür sorgen, dass es heute und morgen möglich bleibt, die Aufgaben des Staates zu erfüllen. Sonst werden wir in ein paar Jahren in der Schweiz eine verlotterte Wirtschaft und ein verlottertes Staatsgebilde haben.
Der Antrag der Minderheit XVIII Schlüer betreffend die Verankerung des Bankgeheimnisses in der Verfassung hat Herrn Schlüer auch dazu gebracht, noch einige Spitzfindigkeiten herauszufinden. Er sagte, er habe einige Steilvorlagen für mich. Ich bin da immer sehr vorsichtig, insbesondere wenn sie von Herrn Schlüer kommen. Er hat gesagt, wir hätten die Hälfte des Bankgeheimnisses preisgegeben. Das stimmt natürlich ganz und gar nicht, und zwar aus folgendem Grund: Wir haben das Bankgeheimnis über das Zinsbesteuerungsabkommen und das Abkommen über den Schengen-Beitritt im Bereich der direkten Steuern nicht nur in seinem Status quo verankern können, sondern sogar verbessert, weil es völkerrechtlich abgesichert wurde. Konzessionen gegenüber der EU machten wir im Bereich der indirekten Steuern. Dort ist die Inlandregelung heute schon so, dass wir keinen Unterschied zwischen Steuerhinterziehung und Steuerbetrug machen und das Bankgeheimnis bezüglich indirekter Steuern, Zölle usw. auf nationaler Ebene somit nicht gewährleistet ist. Wir haben nach aussen heute eine Regelung, wonach das Bankgeheimnis bei Steuerbetrug keinen Schutz bietet und die Rechtshilfe dort schon möglich ist.
Was also dazugekommen ist, nach aussen: die Konzession, dass wir die Inlandbehandlung auf das EU-Gebiet BO 2004 N 864 ausdehnen, und zwar für die Steuerhinterziehung bei den indirekten Steuern. Wenn man aber weiss, dass bei den indirekten Steuern eine Unregelmässigkeit praktisch nur über Steuerbetrug erfolgen kann - Sie müssen zum Beispiel eine Rechnung gefälscht haben -, heisst das, dass der Unterschied zum Status quo relativ gering ist. Es ist also falsch, zu behaupten, wir hätten die Hälfte des Bankgeheimnisses preisgegeben.
Wer den Finanzplatz Schweiz unterstützen will, der sollte nun nicht in erster Linie versuchen, das Bankgeheimnis in der Verfassung zu verankern - das bringt praktisch nichts Neues, im Gegenteil. Er sollte sich dafür einsetzen, dass der Vertrag über Schengen auch angenommen und ratifiziert wird, denn dort wird das Bankgeheimnis verankert. Das ist die richtige Massnahme. Es ist schwer zu verstehen, dass jene, die sich als Hauptwächter und Hauptbeschützer des Bankgeheimnisses ausgeben, über die Verfassung etwas erreichen möchten, das keinen Mehrwert bringt - im Gegenteil, man müsste dann noch definieren, was damit gemeint ist -, währenddem wir die Fortschritte, die wir erreichen können, über die Verträge erzielen, die wir jetzt mit der EU ausgehandelt haben.
Zur Minderheit XIX (Robbiani), "Stärkung der Sozialpartnerschaft": Wir sind der Meinung, dass die Sozialpartnerschaft nicht eine Staatsaufgabe werden soll. Sozialpartnerschaft ist ein Wert, der in diesem Land besteht, der aber auf die Initiative der Sozialpartner zurückgeht und unter dem Begriff des Arbeitsfriedens zusammengefasst werden kann. Das sind 70 Jahre Erfahrung zwischen den Arbeitgebern und den Arbeitnehmern, und das soll weiterhin so sein. Ich glaube also nicht, dass es Sinn macht, hier den Eindruck zu erwecken, der Staat, der Bundesrat im Speziellen oder das EVD, sollte mehr intervenieren, als das heute der Fall ist.
Schliesslich schlägt die FDP-Fraktion unter Buchstabe g vor, die "Vereinbarkeit von Berufs- und Familienarbeit" zu fördern. Das ist ein Ziel, das wir unterstützen. Die Frage, die sich hier stellt, ist redaktioneller oder systematischer Natur, denn in Artikel 7 ist dieses Ziel schon definiert. Es fragt sich, ob es hier unter Buchstabe g besser untergebracht ist.
Noser Ruedi · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe radical-libéral
Ich bin schon mal froh, dass der Bundespräsident der Kommission zutraut, dass sie durch die Tür reinkommt. Ich gehe davon aus, Sie gehen mit mir einig: Gewisse Minderheitsanträge sind weit neben der Tür. Die muss man dann vielleicht schon genau anschauen. Ich möchte nicht mehr lange die Minderheitsanträge diskutieren; das hat der Bundespräsident sehr gut gemacht. Beim Artikeltitel hat er klar erklärt: Wenn Sie eine nachhaltige Abstimmung durchführen wollen, bleiben Sie beim bundesrätlichen Entwurf!
Die Kommissionsmehrheit hat neu die Umsetzung "einer gezielten KMU-Politik" aufgenommen. Hier möchte ich einfach präzisieren, dass das, was der Bundesrat in seiner Legislaturplanung als Richtliniengeschäft vorschlägt, eigentlich ausreichend ist, um diesem Passus Genüge zu tun. Gemeint ist hier nicht, dass der Bundesrat neue Geschäfte bringen muss, um das umzusetzen.
Dann schlagen wir vor, dass die Landwirtinnen und die Landwirte mehr unternehmerische Freiheit haben sollen. Da möchten wir ja genau das Gegenteil von dem machen, was der Votant, der für Streichen eingestanden ist, gesagt hat. Es ist ja eine Tatsache, und da sind wir uns einig, dass es immer weniger Geld für die Landwirtschaft geben wird. Wir glauben einfach, mit diesem Weniger an Geld muss ein Mehr an Freiheit einhergehen, damit der Landwirt mehr Möglichkeiten hat, seine unternehmerischen Chancen zu nutzen. Da geht es nicht darum, dass man das Subventionsgesetz ändert, sondern da geht es darum, dass man vermutlich das Bodenrecht ändert, die Raumplanung ändert usw., sodass diese Landwirte mehr Freiheit kriegen, ihre Chancen zu nutzen.
Dann die leidige Diskussion über Reduktion des Preisniveaus: Ich habe hier sehr viele volkswirtschaftliche Analysen gehört, wonach man Preise nur senken kann, wenn man Löhne senkt bzw. dass man in der Schweiz in eine Depression fällt, wenn man Löhne senkt. Ich glaube, die Kommissionsmehrheit hat gut daran getan, dass sie die "Reduktion des Preisniveaus" hereingenommen hat, so, wie es hier steht. Würde die Schlussfolgerung stimmen, dass Preisniveausenkungen immer zu Lohnsenkungen führen, dann hätten all die Rationalisierungsgewinne, die wir in den letzten hundert Jahren hatten, zu immer tieferen Löhnen führen müssen. Das war aber nicht der Fall, weil es ja auch noch die Möglichkeit gibt, dass gewisse Strukturen unproduktiv sind; die sind anzupassen. Wenn ich da den Verkehr über die Grenze anschaue, dann ist der eben zum Teil unproduktiv. Es ist also nicht nötig, die Hochpreisinsel anzugreifen und gleichzeitig auch zu postulieren, dass das nur mit tiefen Löhnen geht. Da gibt es also noch andere Möglichkeiten!
Wenn Sie Wirtschaftswachstum haben wollen, brauchen Sie schliesslich mehr Leute an der Arbeit. Etwas vom Wichtigsten dabei ist die Vereinbarkeit von Beruf und Familie. Das gehört integral dazu, und ich bin natürlich froh, gehört zu haben, dass die SVP-Fraktion hinter diesem Ziel steht.
Von den Minderheitsanträgen möchte ich nur zwei herauspicken. Die Fraktion der SVP verlangt, dass man die Fiskalquote des Bundes auf 10 Prozent senkt. Das würde ungefähr einen Sechstel der heutigen Ausgaben beinhalten. Ich glaube, es wäre dann sehr spannend, von dieser Partei zu hören, wo dieser Sechstel eingespart werden soll. Denn das ist schlussendlich praktisch ein ganzes Departement. Das ist ein Riesenbetrag, und ich glaube, dass es sehr schwierig werden könnte.
Es wäre vielleicht klug, den Antrag der Minderheit XII und den Antrag der Minderheit XIX einander gegenüberzustellen. Im einen Antrag nennt Herr Robbiani die prekären Arbeitsverhältnisse - man kommt sich vor wie in einem Entwicklungsland, wenn man diesen Antrag liest -, und im anderen Antrag wird das Hohelied der Sozialpartnerschaft gesungen. Irgendwo ist da eine Ungereimtheit.
Ich bitte Sie, diese beiden Anträge abzulehnen. Folgen Sie der Mehrheit.
Cuche Fernand · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe des VERT-E-S
J'aimerais revenir et attirer votre attention sur l'article 2 lettre bsepties pour rappeler que, dans la version allemande, on parle d'"exploitant agricole" et que, dans la version française, le terme "agricole" disparaît.
Entre ce matin et cet après-midi, les deux versions subsistent. Donc, si c'est appliqué comme le veut la majorité, ça pourrait signifier que les paysans suisses alémaniques pourraient voir diminuer leurs financements publics directs et qu'en Suisse romande, les paysans pourraient échapper à cette baisse. Non! Plus sérieusement, il y a un flou juridique, il y a une différence juridique, mais, comme l'a suggéré le président de la Confédération, la "PA 2007" est faite avec un financement.
Alors, pour des raisons juridiques, suivons la minorité XI (Graf), qui propose de biffer cet article 2 lettre bsepties.
Enfin, je rappelle aux rapporteurs que la liberté économique peut écraser, qu'elle peut étouffer. Par exemple aux Etats-Unis, avec plus de 1000 hectares, peu de paysans réussissent économiquement sans l'aide du gouvernement!
Binder Max · P-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Premier vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 95 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit I .... 57 Stimmen
Deuxième vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 99 Stimmen
Für den Antrag Zisyadis .... 53 Stimmen
Troisième vote
Für den Antrag der Minderheit VIII .... 78 Stimmen
Dagegen .... 77 Stimmen
Quatrième vote
Für den Antrag der Minderheit III .... 39 Stimmen
Dagegen .... 112 Stimmen
BO 2004 N 865Cinquième vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 136 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit IX .... 16 Stimmen
Sixième vote
Für den Antrag der Minderheit X .... 57 Stimmen
Dagegen .... 98 Stimmen
Septième vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 86 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit XI .... 66 Stimmen
Huitième vote
Für den Antrag der Minderheit XII .... 66 Stimmen
Dagegen .... 91 Stimmen
Neuvième vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 95 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit XIII .... 58 Stimmen
Vote
Dixième vote
| Group | Yes | No | Abst. |
|---|---|---|---|
| Groupe de l'Union démocratique du Centre | 1 (2 %) | 43 (98 %) | 0 (0 %) |
| Groupe socialiste | 41 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe radical-libéral | 19 (61 %) | 10 (32 %) | 2 (6 %) |
| Groupe démocrate-chrétien | 13 (68 %) | 6 (32 %) | 0 (0 %) |
| Groupe des VERT-E-S | 13 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe PEV/UDF | 5 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Non inscrit | 3 (75 %) | 1 (25 %) | 0 (0 %) |
| Total | 95 (61 %) | 60 (38 %) | 2 (1 %) |
Yes: Proposal by the majority
No: Proposal by the minority II (Zuppiger)
Intervention de procédure
Onzième vote
Für den Antrag der Minderheit XVII .... 51 Stimmen
Dagegen .... 101 Stimmen
Douzième vote
Für den Antrag der Minderheit XVIII .... 61 Stimmen
Dagegen .... 97 Stimmen
Treizième vote
Für den Antrag der Minderheit XIX .... 69 Stimmen
Dagegen .... 86 Stimmen
Präsident (Binder Max, Präsident): Ich mache Sie darauf aufmerksam, dass wir nach der Behandlung von Artikel 2 die Artikel 4 und 10a behandeln, weil Herr Bundesrat Merz morgen nicht zur Verfügung steht. - Sie sind damit einverstanden.
Infrastructures, énergie
Schmied Walter · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Il s'agit de définir à cet endroit notre vision en ancrant dans l'arrêté les objectifs en matière d'infrastructures du pays et d'approvisionnement en énergie. Si la commission s'est ralliée à l'argumentation du groupe de l'UDC en matière de politique énergétique, elle n'a pas pu le faire en ce qui concerne le développement du réseau autoroutier et celui des transports urbains.
Je vous soumets donc la proposition de la minorité XIV et vous invite à l'accepter pour les raisons suivantes.
1. La version de la majorité n'engage à rien. Voudrait-on noyer le poisson que l'on ne s'y prendrait pas différemment. Rappelons que nous nous trouvons ici à l'objectif visant au renforcement de la croissance économique.
2. Les rapporteurs, peut-être aussi le représentant du Conseil fédéral, vont me rétorquer que leur formulation est "avantageuse", car le rail peut y être également inclus. Or, nous n'avons pas à fixer d'objectif au Conseil fédéral pour le rail. Ici, le Conseil fédéral a reçu un mandat du peuple qui, du point de vue de la légitimité, prime tous les objectifs que nous pouvons inclure dans un programme de législature - je veux parler de "Rail 2000". Le Conseil fédéral peut et doit agir, mais alors nous attendons de lui d'autres réponses que celles qu'il vient de donner cette semaine à l'interpellation Kohler et à la mienne, concernant toutes deux le raccordement du réseau des chemins de fer suisses aux réseaux européens des trains à grande vitesse.
3. Après le rejet du contre-projet à l'initiative Avanti par le peuple, nous jugeons primordial de reprendre l'essentiel du concept, à savoir la partie non contestée par la population. Nous demandons donc que soient expressément fixés dans le programme de législature les deux objectifs suivants: a. le développement ciblé - j'insiste sur la notion de "ciblé" - du réseau autoroutier; b. le développement des transports urbains qui ne sont pas partie intégrante de la formulation de la majorité.
Au vu de ces arguments, je vous saurais donc gré d'adopter la proposition de la minorité XIV.
En conclusion, je me permets une remarque de nature personnelle: j'en appelle à mes collègues ici présents pour qu'ils laissent les conseillers fédéraux entendre ce que l'on dit à cette tribune, sinon le dialogue, qui est l'essence même de la démocratie, ne peut pas avoir lieu. Ce ne sont pas les conseillers fédéraux qui sont en cause, mais ce sont bien ceux qui les dérangent.
Levrat Christian · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe socialiste
Défendre la conservation et le développement du service public, ce n'est pas défendre des entreprises, fussent-elles celles de la Confédération. Il s'agit avant tout, par la proposition de la minorité XV, de défendre le droit de toutes les citoyennes et de tous les citoyens, où qu'ils se trouvent dans notre pays, de bénéficier des prestations élémentaires essentielles à un prix abordable pour tous, gratuites ou financées de manière solidaire.
Si, ces dernières années, le débat sur le service public s'est focalisé autour de l'électricité, des services postaux, des télécommunications ou des transports publics par rail, il faut rappeler que cette notion recouvre en fait aussi bien l'approvisionnement en eau que les hôpitaux, l'instruction publique ou la sécurité assurée par la police. Qu'on habite au centre de Zurich ou à Pontresina, à Genève ou dans le Pays-d'Enhaut, on a droit de façon équivalente aux soins, à des écoles publiques pour nos enfants ou à la sécurité.
Jusqu'à aujourd'hui, il en a été de même en matière de transports, de poste et de télécommunications, qui sont tous trois des domaines tout aussi fondamentaux que les autres de la vie quotidienne de toutes et tous. Dans ces derniers domaines, la garantie par la Confédération de services couvrant tout le territoire et atteignant chaque citoyen à un prix équitable pour tous, ne doit pas disparaître. Elle doit au contraire, comme le propose la minorité XV, être renforcée. Il en va du droit des citoyennes et des citoyens, mais il en va aussi d'un développement économique harmonieux dans notre pays. Le service public, en matière de transports, de poste, de télécommunications, constitue une infrastructure à part entière pour nos entreprises d'abord. Et le maintien et le développement d'un tissu économique performant, tout particulièrement dans les régions périphériques, passent par le maintien et le développement de ces infrastructures dans ces régions.
Or, toute nouvelle mesure de libéralisation ou de déréglementation du service public actuel impliquerait dans les faits un retrait progressif et une détérioration des prestations de transports publics, de poste ou de télécommunications dans les régions périphériques et éloignées. Les victimes sont toujours les mêmes: il s'agit d'abord des citoyens, mais aussi des petites et moyennes entreprises de ces régions. Ce n'est pas aux représentants de l'économie que je dois rappeler que, dans un pays où 88 pour cent des entreprises emploient moins de dix employés, cette donnée est essentielle. Dans les régions périphériques et éloignées, ces entreprises ne pourront pas supporter seules le démantèlement de ces prestations, des prestations assurées jusqu'à présent par la Confédération. Dans un marché où ces prestations seraient laissées à la seule libre concurrence, ces entreprises ne pourraient pas payer le prix de leur implantation géographique décentralisée.
Proposer dans ce programme de législature de fixer comme but de la Confédération de "conserver et développer un service public couvrant tout le territoire et accessible à l'ensemble de la population et des entreprises", c'est premièrement garantir la survie de dizaines de milliers de petites entreprises qui sont les principaux fournisseurs d'emplois dans BO 2004 N 866 toutes les régions du pays. Deuxièmement, c'est assurer la vitalité économique et démographique des régions périphériques. Troisièmement, c'est contribuer par conséquent à atténuer les problèmes sociaux, financiers et structurels des grandes agglomérations en maintenant des places de travail, et donc une vitalité démographique, dans les régions à plus faible densité de population.
Dans ce contexte, le maintien des monopoles existants est le plus sûr moyen de parvenir à ce but de promotion économique et de promotion sociale; un moyen qui ne coûtera d'ailleurs rien à la Confédération, comme en témoigne la bonne santé financière actuelle des principales entreprises propriétés de la Confédération et actives dans ce domaine.
Je vous remercie donc de soutenir la proposition de minorité XV.
Müller Geri · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe des VERT-E-S
Meine Kollegin Maya Graf hat folgenden Antrag gestellt: "Energieeffizienz und erneuerbare Energien vermehrt fördern, Lenkungsabgabe auf fossile Energieträger (CO2-Abgabe) einführen." Ich möchte diesen Antrag hier kurz begründen. Im Sinne der Transparenz deklariere ich vor meinem Votum, dass ich Präsident der Schweizerischen Energiestiftung bin und mich zur Energiefrage äussern werde. Das Präsidium ist eine ehrenamtliche, lohnfreie Arbeit.
Energie wird zu Recht als eine der wichtigsten Grundbedingungen für eine Wohlstandsgesellschaft bezeichnet - eine Gesellschaft, welche sich das Wohl erschafft, muss Energien freisetzen, damit ihre Mitglieder ständig und geduldig aufeinander eingehen können. Sie braucht Feste, sie braucht Toleranz und viele Räume, wo man sich immer wieder begegnen kann. In einer Gesellschaft, welche beginnt, auseinander zu driften, Menschen zu stigmatisieren und auszusondern, besteht die Gefahr, dass Energien nicht mehr für das Miteinander, sondern für das Gegeneinander verwendet werden. Dass dies viel mehr Energie braucht, ist bekannt und langfristig gesehen eine falsche Strategie.
Werner Geissberger sagte während des Höhepunkts der Auseinandersetzungen um das Atomkraftwerk Kaiseraugst: "Je mehr wir zusammenrücken und uns Wärme geben, desto weniger brauchen wir diese unberechenbaren Technologien, welche vergeblich das zurückzugeben versuchen, was wir das ganze Leben suchen, nämlich menschliche Wärme." Energie ist also nicht nur Joule und Kilowattstunde; Energie ist auch spirituell und gesellschaftlich zu verstehen.
Dennoch ist uns bewusst, dass es erzeugte Energie braucht. Die Schweiz ist über weite Strecken des Jahres kalt; die harte körperliche Arbeit kann weitgehend von Maschinen übernommen werden, der Computer verwaltet unsere Gelder und Gedanken.
Wenn es aber möglich ist, all diese Dinge zu tun und dabei den Energieverbrauch zu senken, dann sollten wir das tun. Dann muss dies in einem Legislaturplan festgeschrieben werden. Warum? Das Bundesamt für Energie hat an einer Tagung im Februar die Fachwelt über den bevorstehenden Erdölpeak orientiert. "Erdölpeak" ist der Moment, in dem die Ausbeutung des Erdöls sehr teuer wird und Alternativen bereitstehen sollten. Die Fachwelt ist sich einig, dass dieser Peak in zehn bis zwanzig Jahren kommt. Hingegen unterscheiden sich die Meinungen in der Fachwelt bezüglich der Konsequenzen. Die einen lehnen sich zurück und sind überzeugt, dass uns bis dann schon etwas einfallen wird, die anderen möchten heute die Weichen stellen. Zu diesen gehören auch wir. Wir bitten Sie, sich zu uns zu gesellen. Schliesslich hat jede Partei in diesem Saal in ihrem Programm geschrieben, dass langfristiges Handeln und das In-die-Zukunft-Schauen so wichtig seien.
Aber auch in anderer Hinsicht ist dieser Minderheitsantrag wichtig. Energieeffizienz heisst z. B. Räume zu dämmen, damit wir nicht in die kalte Luft hinausheizen. Würde der Bund dies konkret fördern, könnten in der Schweiz in Kürze Tausende von Arbeitsplätzen für die gebeutelten KMU entstehen. Das ist doch sinnvoller, als in Erdöl fördernde Diktaturen und Königreiche zu investieren. Der Bund müsste dafür nicht mehr dem Volk Geld aus der Tasche ziehen, er könnte die CO2-Produzenten belasten. Energiesparen könnte genauso attraktiv werden wie Steuernsparen. Aber nicht nur das: Damit würde automatisch die Luftbelastung sinken - eine Belastung, die uns Menschen notabene sehr viel kostet, nicht bloss Geld; sie beeinträchtigt die Landwirtschaft und zerfrisst Kulturgüter.
Energieeffizienz ist bloss der erste Schritt. Klar, es muss Energie erzeugt werden. Diesbezüglich bitten wir den Bundesrat, endlich Pflöcke einzuschlagen, welche dieser Leitlinie 1 entsprechen und die Nachhaltigkeit sichern. Der Bund soll also Forschungsprogramme unterstützen, welche Methoden der erneuerbaren Energieerzeugung entwickeln. Dafür braucht es auch kein neues Geld; eine Umverteilung von der nicht nachhaltigen Energie würde reichen. Die Schweiz soll gemäss Leitlinie 3 ihre Stellung in der Welt festigen, sie soll zum Exporteur von neuen Energielösungen wachsen: Geothermik, Solartechnik, Kraft-Wärme-Kopplung, Wasserantriebe, Biogas usw. Vielleicht bezeichnen dann die beiden Kollegen Baader und Speck dies als Wünsche. Jawohl, das sind Wünsche, welche aber unheimlich wesentlich sind.
Meine Kollegin Maya Graf hat mit dem Buchstaben cquater ein Ziel formuliert, das alles beinhalten könnte, was Sie unter Leitlinie 1 und 3 geschrieben haben. Denn wenn unser Nachwuchs sich mit den Folgen der demographischen Entwicklung beschäftigen muss, können wir nicht auch noch die Last auf ihn überwälzen, das mit den Energiereserven so abzuhalten.
Deshalb bitten wir Sie sehr, die Minderheit XVI zu unterstützen.
Meier-Schatz Lucrezia · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe démocrate-chrétien
Die CVP-Fraktion teilt das Ziel des Bundesrates, wonach die Infrastrukturen leistungsfähig erhalten, gezielt ausgebaut und europäisch vernetzt werden. Dennoch stellen wir fest, dass wir auch nach der Lektüre des Berichtes bezüglich so genannter neuer Regionalpolitik dem ländlichen Raum und den peripheren Regionen mehr Achtung schenken müssen, denn diese Regionen leisten vielleicht nicht immer unmittelbar, aber dennoch langfristig einen wichtigen Beitrag zur Verringerung der regionalen Unterschiede und zur dezentralen Besiedlung. Im Wissen, dass unser Land - die verschiedenen Sprachregionen, der ländliche sowie der städtische Raum - im Spannungsfeld zwischen internationaler Wettbewerbsfähigkeit und nationaler Kohäsion steht, wollen wir klar festhalten, dass dem Erhalt der Infrastrukturen auf dem ganzen Gebiet ein hoher Stellenwert zukommt.
Die Priorisierung, wie sie die Minderheit XIV der SVP-Fraktion verlangt, lehnen wir klar ab. Sie verkennt die zentrale Bedeutung eines ausgewogenen Angebotes, denn gerade dieses ermöglicht die Identitätsfunktion aller Regionen, welche unabdingbar für die Willensnation Schweiz ist. Wir lehnen daher diese Minderheit ab.
Die Minderheit XV spricht den Service public an. Auch die CVP-Fraktion setzt sich für den Erhalt der Grundversorgung in der Fläche ein, denn die öffentlichen Dienstleistungen haben einen sehr starken Bezug zur räumlichen Entwicklung. Dennoch können wir diesen so formulierten Minderheitsantrag nicht akzeptieren, denn aufgrund der Marktöffnung verlangt der immer schärfere Wettbewerb vom Leistungserbringer mehr Effizienz und unternehmerischen Spielraum. Die Minderheit XV grenzt diesen Spielraum unnötig ein und verhindert dadurch die wirtschaftliche Entwicklung der Bundesbetriebe oder der bundesnahen Betriebe, die in Zukunft im liberalisierten Markt bestehen müssen. Wir lehnen daher auch diese Minderheit ab.
Obschon unsere Delegation in der Kommission die Zielsetzung der Minderheit XVI unterstützt hat, möchte die Mehrheit der CVP-Fraktion im Sinne unserer Prioritätenfestlegung und zur Erreichung des Zieles der Förderung des Wirtschaftswachstums von der wie hier formulierten Fassung Abstand nehmen. Denn wir müssen feststellen, dass die Einführung einer CO2-Abgabe, im Alleingang und ohne BO 2004 N 867 Koordination mit den europäischen Nachbarn, keinen Sinn macht, obschon wir grundsätzlich der Einführung zu einem späteren Zeitpunkt positiv gegenüberstehen bzw. uns dem zumindest nicht verschliessen. Es gilt - wie der Bundesrat in seinem Bericht festhält -, zuerst alle anderen Mittel auszuschöpfen, bevor wir diese Lenkungsabgabe einführen.
Die Einführung dieser Lenkungsabgabe während dieser Legislaturperiode könnte als Bremsklotz für das Wirtschaftswachstum, namentlich für KMU-Betriebe, wirken. Das gilt es zu verhindern. Selbstverständlich unterstützen auch wir die Förderung der erneuerbaren Energien, doch wollen wir angesichts der angespannten Finanzlage und des stockenden Wirtschaftswachstums unsere Prioritäten auf das Wachstum setzen und die Wirtschaft momentan nicht mit zusätzlichen Auflagen konfrontieren.
Schliesslich lehnen wir die Anträge der Minderheiten XVII und XVIII der SVP-Fraktion ab. Der Diskurs der SVP über die Senkung der Staats- und der Fiskalquote ist uns wohl bekannt. Auch wir wollen und müssen dem Staatshaushalt Sorge tragen. Aber wie ich bereits in der Eintretensdebatte festgehalten habe, sind die Faktoren für den Anstieg von Sozial-, Staats- und Fiskalquote in den letzten Jahren nun mal sehr differenziert zu betrachten. Einerseits spielt die schwache Konjunktur eine Rolle, andererseits sind andere Faktoren wie die steigenden Gesundheitskosten, die Sozialversicherung - ich habe sie alle erwähnt - mitverantwortlich für diese Entwicklung. Somit können wir höchstens eine Stabilisierung der Quoten anstreben, aber sicher nicht eine Reduktion.
Wir möchten Sie daher bitten, die anderen Anträge unter Buchstabe c abzulehnen.
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