FF 2026 2481

Message relatif à un crédit d’engagement en faveur de l’environnement mondial 2027–2030

1 Contexte

1.1 La protection de l’environnement, une priorité de la politique extérieure suisse

L’engagement international de la Suisse en faveur de la protection et de l’exploitation durable des ressources naturelles répond à un mandat constitutionnel (art. 2, al. 4, et 54, al. 2, de la Constitution [Cst.]1). Il compte parmi les priorités de la politique extérieure du pays, y compris en matière économique, comme l’a plusieurs fois souligné le Conseil fédéral dans ses rapports.

Les problèmes environnementaux mondiaux constituent un défi majeur. Les coûts générés par les fortes pluies, les sécheresses et les tempêtes sont estimés à plus de 4300 milliards de dollars à l’échelle planétaire (OMM, 2023). Selon plusieurs rapports internationaux (GIEC, 2022; CCNUCC, 2024; PNUE, 2025), les coûts estimés de l’adaptation dans les pays en développement s’élèvent à près de 127 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 et sont compris entre 310 et 365 milliards de dollars par an jusqu’en 2035. En tant que pays alpin, la Suisse est particulièrement affectée par la fonte des glaciers, le manque de neige, la sécheresse estivale, des vagues de chaleur plus extrêmes ainsi que des épisodes de fortes précipitations plus fréquents et plus intenses (MétéoSuisse et ETH Zurich, 2025).

Les problèmes environnementaux mondiaux tels que les changements climatiques, la propagation mondiale des polluants ou la perte de biodiversité à l’échelle de la planète ne peuvent être résolus qu’au niveau international. En effet, la protection des ressources naturelles ne peut être assurée par la Suisse à elle seule. La politique environnementale de la Suisse à l’échelle internationale vise notamment à défendre les intérêts du pays, qui a besoin avant tout d’un régime environnemental international efficace.

La Suisse a tout intérêt, sur le plan économique, à ce que la situation environnementale se stabilise. Le fait de réduire les risques environnementaux contribue à préserver autant que possible les filières économiques mondiales, dans lesquelles est intégrée l’économie suisse. Une harmonisation des règles et normes environnementales est propice au commerce international et contribue à instaurer des conditions de concurrence équitables pour l’économie suisse.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, 2022) part du principe que les migrations contraintes augmenteront si le réchauffement mondial se poursuit, ce qui pourrait avoir des conséquences en Suisse.

1.2 L’environnement, une source de défis et de chances pour les pays en développement

Protéger efficacement l’environnement est aussi une condition sine qua non de la lutte contre la pauvreté et de la promotion du développement durable. Les problèmes environnementaux mondiaux sont à l’origine de graves problèmes, en particulier pour les populations pauvres des pays en développement. Souvent, les habitants de ces pays sont fortement dépendants des ressources naturelles et ne disposent que de moyens limités pour faire face aux évolutions actuelles ou s’en prémunir, car leurs ressources financières de même que leurs capacités d’adaptation et de réponse sont moindres. Les problèmes environnementaux viennent donc exacerber leurs difficultés, qu’il s’agisse de la pauvreté, du manque d’eau, de la faim ou de la malnutrition, et menacent de réduire à néant le fruit de plusieurs décennies de coopération au développement. Pour éviter une telle issue et permettre au développement durable de se poursuivre, il est important que la coopération et la protection de l’environnement soient coordonnées, qu’elles se complètent et qu’elles renforcent leurs effets positifs respectifs.

La pauvreté peut elle-même être la cause d’atteintes à l’environnement: elle peut par exemple conduire les populations en manque de terres à surexploiter et donc à appauvrir le sol disponible, faute d’alternatives. Investir dans des systèmes alimentaires résilients et durables contribue donc non seulement à protéger l’environnement, mais aussi à lutter contre la pauvreté et à assurer la sécurité alimentaire.

Les atteintes à l’environnement ainsi que les conflits autour de l’accès aux ressources naturelles représentent un risque croissant pour la sécurité. Une protection efficace de l’environnement et une politique environnementale cohérente contribuent ainsi de manière décisive à la sécurité et à la stabilité dans le monde, car elles préviennent les conflits liés aux ressources, renforcent la résilience des sociétés et garantissent les bases économiques et sociales d’un développement pacifique.

Les pays en développement, en particulier les pays les moins avancés (PMA), ont des besoins d’expansion considérables. Ces pays sont en proie à la difficulté de concilier leur croissance économique et sociale avec une gestion durable des ressources naturelles. Il est important de les soutenir dans leurs efforts. Cette nécessité a également été reconnue par l’ONU en 2015 et a été inscrite dans les 17 objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable.

1.3 Les caractéristiques du régime environnemental international

L’objectif du régime environnemental international, qui est de protéger l’environnement mondial, implique par définition le concours de tous les pays. Or même si sa réalisation et la préservation des ressources naturelles sont aussi et surtout dans l’intérêt des pays les plus pauvres (cf. ch. 1.2), ces derniers ont souvent des priorités nationales plus pressantes encore. D’où ce principe, caractéristique dudit régime, d’offrir aux pays en développement le soutien spécifique nécessaire à la mise en œuvre des nouvelles obligations environnementales et de constituer à cet effet les fonds environnementaux internationaux qui font l’objet du présent projet d’arrêté.

Le FEM fait partie du mécanisme de financement de plusieurs conventions sur l’environnement (cf. ch. 3.2). Grâce au financement de projets traitant plusieurs problèmes environnementaux à la fois, il permet d’exploiter les synergies entre différents domaines de l’environnement et renforce ainsi la cohérence du régime environnemental international. Il offre aussi une complémentarité avec d’autres instruments de financement multilatéraux et bilatéraux.

Les contributions au régime environnemental qui proviennent du FEM et d’autres fonds ne sont octroyées qu’aux pays en développement qui sont membres des différentes conventions sur l’environnement et qui respectent les engagements qui en découlent en matière de protection de l’environnement et d’établissement de rapports.

1.4 Le financement en faveur de l’environnement mondial

Le système de financement en faveur de l’environnement mondial a été développé au fil des années. Des mécanismes de financement spécifiques ont été mis en place afin de soutenir les pays en développement dans la mise en œuvre de leurs engagements visant à protéger l’environnement mondial. Parmi eux figurent les instruments de financement multilatéraux décrits dans le présent message et relevant du domaine d’activité de l’OFEV. L’aide financière de la Suisse allouée à la préservation des ressources naturelles au sens des art. 2, al. 4, et 54, al. 2, Cst. comprend, outre ces mécanismes de financement, les programmes et projets bilatéraux et multilatéraux liés à l’environnement mis en œuvre par la Direction du développement et de la coopération (DDC) et par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO).

Les contributions maximales sollicitées à travers le présent crédit d’engagement seront intégralement comptabilisées dans l’APD de la Suisse, car elles permettront sensiblement d’améliorer les conditions de vie et d’expansion dans les pays en développement et sont conformes aux règles définies en la matière par l’OCDE.

Ces contributions serviront à la protection de l’environnement mondial et à l’adaptation aux évolutions de l’environnement dans le cadre du développement durable et auront donc une finalité essentiellement écologique. Elles seront utilisées dans le respect des prescriptions émises par les conférences des Parties aux différentes conventions concernées, conventions qui leur confèrent du reste une base juridique formelle.

Les efforts déployés par les pays en développement dans le domaine de l’environnement sont aujourd’hui soutenus au niveau international de différentes façons:

  1. par des mécanismes de financement multilatéraux inscrits dans un traité sur l’environnement et destinés à faciliter la mise en œuvre des conventions;

  2. dans le cadre de la coopération générale au développement, via des canaux multilatéraux ou bilatéraux faisant partie de la coopération internationale classique et de la coopération sud-sud;

  3. par des acteurs privés (données incomplètes; il est fréquent que seules des estimations grossières soient possibles).

Les moyens financiers issus du crédit d’engagement sollicité sont affectés en totalité à des fonds multilatéraux appartenant à des mécanismes de financement multilatéraux et inscrits dans au moins un traité sur l’environnement (cf. let. a ci-dessus).

1.5 Relation avec le programme de la législature et avec les stratégies du Conseil fédéral

Le projet n’a pas été annoncé dans le programme législatif figurant dans le message du 24 janvier 2024 sur le programme de la législature 2023 à 20272 ni dans l’arrêté fédéral sur le programme de la législature 2023 à 20273, car il s’agit d’un objet récurrent ne nécessitant pas d’adaptation stratégique. Le projet adopté par le Parlement pour la période précédente (2023–2026) n’avait pas non plus été annoncé dans le programme législatif du programme de la législature 2019 à 2023. Le projet poursuit l’objectif 14 («La Suisse œuvre au renforcement et au recentrage de la coopération multilatérale et consolide son rôle d’État hôte»), l’objectif 23 («La Suisse défend une politique environnementale et climatique efficace sur les plans national et international, œuvre à la préservation de la biodiversité et remplit les engagements en matière de protection pris dans ces domaines») et l’objectif 24 («La Suisse renforce ses mesures d’adaptation aux changements climatiques, notamment en vue de protéger la population et les infrastructures critiques») du programme de la législature de 2023 à 2027. Les participations financières au FEM, au Fonds pour l’ozone ainsi qu’aux deux fonds spécialisés pour le climat que sont le Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA, ou Least Developed Countries Fund) et le Fonds spécial pour les changements climatiques (FSCC, ou Special Climate Change Fund) revêtent une importance majeure pour la mise en œuvre de ces trois objectifs, puisque tous ces fonds font partie du mécanisme de financement de nombreux traités multilatéraux sur l’environnement.

Le présent message concorde également avec la stratégie de politique extérieure 2024–20274, notamment la priorité géographique «Multilatéralisme» et la nouvelle priorité thématique «Environnement», avec la stratégie de coopération internationale 2025–20285, notamment l’objectif «Climat et environnement» et la priorité géographique «Asie centrale», avec la Stratégie climatique à long terme de la Suisse6 et la contribution déterminée au niveau national fixée pour 2035 dans le cadre de l’accord sur le climat7, notamment l’orientation des flux financiers de manière à les rendre compatibles avec les objectifs climatiques et la contribution adéquate au financement climatique international, avec la Stratégie Biodiversité Suisse8, notamment l’objectif stratégique «Renforcer l’engagement international», avec la Stratégie pour le développement durable 20309, notamment les thèmes prioritaires «Climat, énergie et biodiversité» et «Consommation et production durables», et enfin avec la Stratégie Égalité 203010, notamment l’engagement en faveur de l’égalité dans le cadre des fonds.

2 Les traités sur l’environnement et leurs mécanismes de financement

2.1 La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et l’accord sur le climat

En 1992, la communauté internationale s’est fixé pour objectif, à travers la conclusion de la Convention-cadre des Nations Unies du 9 mai 1992 sur les changements climatiques (ci-après «convention sur le climat»)11, d’empêcher toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique.

À travers l’Accord de Paris (accord sur le climat)12 conclu en 2015, tous les États Parties s’engagent à réduire progressivement leurs émissions de gaz à effet de serre et à prendre des mesures pour s’adapter aux conséquences des changements climatiques et pour orienter les flux financiers vers un développement à faibles émissions de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques.

Le régime climatique demeure opérationnel malgré le retrait des États-Unis de l’accord sur le climat en 2016 (effectif jusqu’en 2020) et à nouveau en 2025. Tous les autres États sont restés membres de la convention sur le climat et de l’accord sur le climat et continuent à respecter leurs engagements dans la plupart des cas, ce qui montre que la protection du climat à l’échelle internationale reste viable même dans un contexte géopolitique difficile.

Le financement dans le domaine du climat et son mécanisme

Outre l’obligation de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la convention sur le climat impose aux pays industrialisés de participer financièrement à sa mise en œuvre dans les pays en développement. L’accord sur le climat contient également, à son art. 9, des engagements financiers à la charge des pays industrialisés visant à ce que les pays en développement soient soutenus dans la mise en œuvre de l’accord. D’autres États Parties sont invités à participer eux aussi à ce soutien.

Lors de la Conférence des Parties qui s’est tenue en 2024, les États ont convenu d’augmenter de 100 à 300 milliards de dollars les moyens financiers mobilisés d’ici à 2035 pour soutenir les pays en développement. En 2025, il a été décidé de tripler d’ici à 2035, dans le cadre de l’objectif de 300 milliards de dollars, le soutien financier accordé pour l’adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement. La Suisse a soutenu politiquement ces décisions, et le Conseil fédéral prévoit d’examiner en 2027 une contribution adéquate de la Suisse au nouvel objectif collectif de financement dans le domaine du climat.

La transition vers une économie respectueuse du climat et l’adaptation aux conséquences inévitables des changements climatiques vont demander d’énormes investissements ces prochaines années à l’échelle planétaire. Si la pression sur les budgets nationaux va continuer de s’accroître, le besoin de financement ne pourra pas être couvert exclusivement par des moyens publics. C’est pourquoi la Suisse, comme d’autres pays, s’efforcera de mobiliser davantage de moyens privés. En outre, il est nécessaire aujourd’hui d’élargir la base des donateurs aux pays émergents.

Fonds rattachés à la convention sur le climat, au Protocole de Kyoto et à l’accord sur le climat

La conduite opérationnelle du mécanisme de financement inscrit dans la convention sur le climat et dans l’accord sur le climat est assurée par le Fonds vert pour le climat (GCF, pour Green Climate Fund), le FEM (cf. ch. 3.1), le Fonds d’adaptation, le Fonds pour la réponse aux pertes et dommages (FRLD, pour Fund for Responding to Loss and Damage) et deux autres fonds pour le climat spécialisés dans le domaine de l’adaptation, à savoir le Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA, ou Least Developed Countries Fund) et le Fonds spécial pour les changements climatiques (FSCC, ou Special Climate Change Fund) (cf. ch. 3.3). Dans le cadre du crédit d’engagement en faveur de l’environnement mondial, les contributions de la Suisse sont allouées au FEM, au FPMA et au FSCC.

Au sein de cette architecture de financement, les champs d’action des différents fonds se complètent. Le GCF, en raison des moyens élevés dont il dispose, soutient avant tout des projets d’envergure dans le domaine du climat, c’est-à-dire des projets qui favorisent un développement respectueux du climat dans des secteurs entiers ou des régions entières. Le FRLD concentre son aide sur la réponse aux dommages et aux pertes inévitables causés par les changements climatiques. Le Fonds d’adaptation, le FPMA et le FSCC financent des petits projets décentralisés relevant du domaine de l’adaptation aux changements climatiques et testent de nouvelles approches susceptibles d’être développées à plus grande échelle par le GCF. Par son travail, le FEM favorise l’exploitation et le renforcement des synergies entre les différents domaines environnementaux; il soutient en particulier des approches de solutions axées sur la nature et encourage des projets et des programmes visant un impact positif dans plusieurs domaines environnementaux à la fois.

Par sa contribution au FEM, au FPMA et au FSCC, la Suisse remplit une partie de son engagement financier dans le domaine du climat.

Dans le cadre de la neuvième reconstitution du FEM (FEM-9), il est prévu que les mesures de protection du climat dans les pays en développement bénéficient directement d’environ 9 % du budget global. En outre, 10 % des moyens seront attribués pour des prêts, des capitaux propres et des garanties (instruments autres que des subventions), principalement pour des mesures de protection du climat. Dans le cadre des négociations portant sur la reconstitution du fonds, tous les États donateurs ont déclaré que 80 % du portefeuille du FEM devraient contribuer au financement dans le domaine du climat: 65 % pour la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre et 45 % pour l’adaptation aux changements climatiques, 30 % étant destinés à des mesures à la fois d’adaptation et de réduction. Ces pourcentages expriment la volonté de renforcer la programmation intégrée dans le cadre du FEM-9 de manière à obtenir un impact positif dans plusieurs domaines environnementaux à la fois.

2.2 Conventions dans le domaine de la diversité biologique

La Convention sur la diversité biologique13 est entrée en vigueur en 1993. Elle a pour but la conservation à l’échelle planétaire et l’utilisation durable de la diversité biologique dans ses trois dimensions (diversité des gènes, diversité des espèces et diversité des écosystèmes). Depuis son entrée en vigueur, deux protocoles ont été adoptés.

Le Protocole de Cartagena du 29 janvier 200014, qui est entré en vigueur pour la Suisse en 2003, vise à garantir que les organismes génétiquement modifiés pouvant avoir des effets défavorables sur la diversité biologique ne puissent être exportés que dans les pays ayant explicitement autorisé leur importation après une évaluation des risques et qu’ils soient transportés et utilisés avec toutes les précautions qui s’imposent. Le Protocole de Nagoya15, entré en vigueur en 2014, régit quant à lui l’accès aux ressources génétiques ainsi que le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation.

Le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal (GBF, pour Kunming-Montreal Global Biodiversity Framework), adopté en 2022, a pour but de faire cesser la perte de biodiversité d’ici à 2030 et vise le rétablissement de la nature d’ici à 2050. Il comporte 23 cibles mondiales orientées vers l’action, parmi lesquelles la mise sous protection de 30 % des zones terrestres et marines, la remise en état de 30 % des écosystèmes dégradés et la mobilisation de ressources suffisantes pour la réalisation des objectifs.

Une autre convention dans le domaine de la diversité biologique est entrée en vigueur en janvier 2026: il s’agit de l’Accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (accord BBNJ).

Le financement dans le domaine de la biodiversité et son mécanisme

Les États Parties doivent honorer leurs engagements découlant de la Convention sur la diversité biologique et de ses protocoles grâce à des ressources principalement nationales. Afin de pouvoir s’acquitter pleinement de leurs engagements, les pays en développement plus pauvres sont toutefois dépendants de financements extérieurs. C’est pourquoi la convention impose aux pays industrialisés de participer financièrement à sa mise en œuvre dans les pays en développement. En 2022, les Parties au GBF se sont accordées sur l’objectif de mobiliser 200 milliards de dollars par an d’ici à 2030, toutes sources confondues. Sur ce montant, 30 milliards de dollars provenant de sources internationales doivent être alloués chaque année aux pays en développement d’ici à 2030.

Le FEM constitue le mécanisme de financement officiel de la Convention sur la diversité biologique et de ses protocoles. À ce titre, il participe à la réalisation des objectifs précités. Le FEM fait également partie intégrante du mécanisme de financement de l’accord BBNJ. Par sa contribution au FEM, la Suisse remplit une part substantielle de son engagement financier dans le domaine de la biodiversité.

Dans le cadre du FEM-9, la biodiversité profitera d’environ 35 % du budget global, ce qui en fera de loin le domaine d’intervention le plus largement doté. Il a été indiqué par ailleurs que, grâce au renforcement de la programmation intégrée, 70 % du portefeuille du FEM doivent contribuer à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique mondiale.

2.3 Conventions et protocoles relevant du domaine des produits chimiques et des déchets dangereux

On compte cinq conventions et un protocole au niveau mondial dans le domaine des produits chimiques et des déchets dangereux:

  • – la Convention de Bâle du 22 mars 1989 sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination16;

  • – la Convention de Vienne et le Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone (cf. ch. 2.3.1);

  • – la Convention de Rotterdam du 10 septembre 1998 sur la procédure de consentement préalable en connaissance de cause applicable à certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font l’objet du commerce international17;

  • – la Convention de Stockholm du 22 mai 2001 sur les polluants organiques persistants (Convention POP)18 (cf. ch. 2.3.2);

  • – la Convention de Minamata du 10 octobre 2013 sur le mercure19 (cf. ch. 2.3.3).

Le nouveau Cadre mondial relatif aux produits chimiques (GFC, pour Global Framework on Chemicals)20 a été adopté à Bonn en 2023 afin de réduire encore davantage les effets nocifs des produits chimiques sur la santé des personnes et sur l’environnement.

Le FEM est le mécanisme de financement de la Convention POP, de la Convention de Minamata sur le mercure et, en partie, du Protocole de Montréal. Il soutient également la mise en œuvre du GFC. Par sa contribution au FEM, la Suisse remplit une part substantielle de ses engagements financiers dans le domaine des produits chimiques et des déchets dangereux.

De manière générale, les États ont pris acte de l’accroissement des engagements dans le domaine des produits chimiques et des déchets et ont légèrement augmenté, par rapport à la période de reconstitution précédente, la part des ressources du FEM allouée à ces domaines. Ces derniers représentent ensemble 15,5 % du volume global du FEM-9.

2.3.1 La Convention de Vienne et le Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone

La Convention de Vienne est un accord-cadre pour la protection de la couche d’ozone. Son protocole, dit «Protocole de Montréal», crée des engagements concrets de réduction des substances qui appauvrissent la couche d’ozone dans l’atmosphère. Ainsi, il interdit la fabrication et l’emploi des principaux polluants qui portent atteinte à la couche d’ozone. En 2016, le champ d’application du Protocole de Montréal a été étendu à une liste de gaz à effet de serre fluorés qui sont actuellement employés en remplacement des substances appauvrissant la couche d’ozone.

Le mécanisme de financement de la Convention de Vienne et du Protocole de Montréal

Outre la reconnaissance explicite de la nécessité de protéger la couche d’ozone, le Protocole de Montréal comprend à son art. 10 des engagements pris par les pays industrialisés concernant le financement de la mise en œuvre de la convention dans un groupe de pays défini (principalement des pays en développement). Ces pays se voient accorder une aide financière et technique supplémentaire, afin de leur permettre de respecter leurs engagements.

La Convention de Vienne et le Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone ont défini le Fonds pour l’ozone comme une composante première de leur mécanisme de financement (cf. ch. 3.2). Le FEM complète ce fonds et met des moyens à la disposition de pays en développement en Europe occidentale et en Asie centrale (anciennement «pays en transition»). Par sa contribution au Fonds pour l’ozone et au FEM, la Suisse remplit l’engagement financier qu’elle a pris dans le cadre de la Convention de Vienne et du Protocole de Montréal.

2.3.2 La Convention de Stockholm (Convention POP)

Les polluants organiques persistants (POP) sont des substances chimiques toxiques et difficilement dégradables. Ils se répandent à l’échelle mondiale par l’intermédiaire de l’eau, de l’air et de la chaîne alimentaire, et constituent un danger pour l’homme et pour l’environnement. En font notamment partie le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT), utilisé comme pesticide, ainsi que des produits chimiques industriels nocifs pour l’environnement tels que les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) et les biphényles polychlorés (PCB), souvent utilisés par le passé dans les condensateurs ou comme plastifiants.

La Convention de Stockholm (Convention POP) est entrée en vigueur en 2004. Ses Parties contractantes s’engagent à ne plus produire ni employer un certain nombre de substances et à en empêcher le commerce international.

Le mécanisme de financement de la Convention POP

Les substances et technologies de substitution étant très coûteuses, elles ne pourraient pas être financées par nombre de pays en développement sans un soutien international. C’est pourquoi la Convention POP comprend, à son art. 13, des engagements financiers à la charge des pays industrialisés.

La Convention POP désigne le FEM comme son mécanisme de financement officiel. Par sa contribution au FEM, la Suisse remplit la majeure partie de son engagement financier pris dans le cadre de la Convention POP.

Dans le cadre des négociations portant sur le FEM-9, les États Parties ont décidé de consacrer à ce domaine environ 7 % du budget global au cours des quatre prochaines années.

2.3.3 La Convention de Minamata sur le mercure

La Convention de Minamata sur le mercure est entrée en vigueur en 2017. Elle établit des règles contraignantes pour l’emploi du mercure. Grâce à elle, le recours à cet élément toxique est réduit autant que possible dans le cycle des substances et dans le système économique. Une réglementation supplémentaire permet de protéger la santé des personnes et l’environnement des effets du mercure résiduel.

La convention régit l’ensemble du cycle de vie du mercure. Elle interdit l’ouverture de nouvelles mines de mercure et limite dans le temps l’exploitation des sites existants. En outre, elle restreint le commerce international de cette substance et réglemente les produits qui en contiennent ainsi que les procédés et les déchets. La pratique consistant à utiliser du mercure pour extraire de l’or de manière artisanale doit être réduite et, si possible, stoppée.

Le mécanisme de financement de la Convention de Minamata sur le mercure

L’art. 13 de la Convention de Minamata sur le mercure précise les obligations financières des pays industrialisés en faveur de la mise en œuvre de la convention dans les pays en développement. Ce même article désigne le FEM comme mécanisme de financement de la convention. Par sa contribution au FEM, la Suisse remplit la majeure partie de son engagement financier pris dans le cadre de la Convention de Minamata sur le mercure. Le rôle central que ce fonds joue dans la mise en œuvre de la convention explique pourquoi environ 5 % des moyens sont mobilisés à cette fin dans le FEM-9 (comme c’était déjà le cas dans le FEM-8).

2.4 Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique

La Convention des Nations Unies du 17 juin 1994 sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique (UNCCD)21 est entrée en vigueur en 1996. Elle vise à combattre la désertification et la dégradation des sols et à atténuer les effets négatifs de la sécheresse. Les signataires s’engagent à gérer les ressources naturelles de manière prudente et durable dans les régions menacées par la désertification, notamment en Afrique, afin d’y maintenir la productivité des surfaces agricoles et d’y améliorer les conditions de vie des habitants.

Le mécanisme de financement de l’UNCCD

L’UNCCD prévoit, à ses art. 4 et 6, que les pays industrialisés participent au financement de sa mise en œuvre dans les pays en développement. Depuis 2003, le FEM fait office de mécanisme de financement officiel de l’UNCCD.

Grâce aux moyens mis à disposition pour lutter contre la dégradation des sols, domaine prioritaire, le fonds soutient les objectifs de la convention. Comme les États reconnaissent un besoin croissant dans ce domaine, le FEM-9 investira environ 11 % de ses moyens dans la lutte contre la désertification.

Par sa contribution au FEM, la Suisse remplit une part substantielle de son engagement financier pris dans le cadre de l’UNCCD.

3 Les fonds environnementaux: le FEM, le Fonds pour l’ozone et les fonds spécialisés pour le climat administrés par le FEM

3.1 Le FEM, mécanisme de financement des traités pour la protection de l’environnement

3.1.1 Caractéristiques du FEM

Le FEM a été créé en 1991 dans le but de contribuer à résoudre les problèmes environnementaux mondiaux et de soutenir les pays en développement dans le domaine de l’environnement. Il compte 184 États membres.

Le FEM joue un rôle central dans le financement en faveur de l’environnement mondial. Au niveau planétaire, il est le seul fonds intervenant dans plusieurs domaines environnementaux à la fois.

Le FEM poursuit en premier lieu des objectifs de politique environnementale mondiale. Il vise à soutenir les pays en développement dans leurs efforts pour mettre en œuvre les traités multilatéraux sur l’environnement, en application de l’un des principes de base desdits traités: les pays en développement qui ont pris des engagements en faveur de l’environnement mondial, alors que ceux-ci ne sont pas forcément leur priorité, doivent obtenir des aides pour compenser le surcoût généré.

Le FEM étant le mécanisme de financement des conventions sur l’environnement, les Parties à ces conventions peuvent décider de ses grands axes stratégiques lors de leurs conférences. Elles s’assurent ainsi que, lors de la planification des ressources du FEM et de la validation des projets, l’accent est mis sur la réalisation des objectifs des conventions et sur les priorités des Parties à ces conventions, y compris les priorités des pays bénéficiaires.

L’amplitude des domaines couverts par le FEM lui confère une position de force dans le financement environnemental international. Elle lui permet d’exploiter au mieux les synergies qui existent entre les différents domaines environnementaux et, partant, d’utiliser de façon efficiente les ressources limitées qui sont à sa disposition. La place croissante prise par les projets transversaux dans l’action du fonds témoigne d’ailleurs de la volonté de celui-ci de se familiariser davantage avec les interactions environnementales complexes.

Lors de la répartition des moyens, le FEM cherche à savoir quels pays en ont le plus besoin, sont susceptibles de produire un impact environnemental positif aussi grand que possible, mènent une politique progressiste en matière d’environnement et disposent d’institutions solides; sont également considérés les pays dans lesquels la mise en œuvre des précédents projets du FEM a été particulièrement couronnée de succès.

Structure et utilisation efficiente des ressources

D’après les conclusions du bureau indépendant chargé de son évaluation, le FEM est l’un des mécanismes de financement les plus performants quant aux mesures prises en faveur de l’environnement mondial dans les pays en développement (cf. ch. 3.1.2 sur l’efficacité du FEM). Il est le seul fonds à contribuer à la mise en œuvre de l’ensemble des conventions environnementales les plus importantes.

Contrairement à la plupart des autres institutions internationales, le FEM ne réalise ses projets et programmes non pas de manière directe, mais par l’intermédiaire d’organismes de mise en œuvre tels que des organisations de l’ONU ou des banques de développement multilatérales22. D’autres institutions nationales, organisations non gouvernementales et acteurs privés participent également. Sa collaboration avec des organisations alliant expérience et expertise permet par ailleurs au FEM d’utiliser les ressources dont il dispose avec une efficience maximale.

Le Conseil du FEM est un organe exécutif composé de 32 membres représentant des pays en développement et des pays industrialisés. À travers leur groupe électoral respectif, les membres du conseil représentent l’intégralité des États membres du FEM, ce qui assure un large appui à la stratégie et aux programmes du fonds, ainsi qu’une utilisation efficiente des ressources au niveau des pays. La Suisse, pour sa part, siège au Conseil du FEM depuis sa création et y représente un groupe de votants dont font également partie l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan.

Le FEM ne pourrait remplir son rôle de mécanisme de financement des principaux traités sur l’environnement sans les contributions substantielles des pays donateurs. Le fonds fiduciaire du FEM reconstitue ses ressources tous les quatre ans. Le volume du FEM a considérablement augmenté depuis sa première capitalisation (cf. tab. 2 en annexe). Ainsi, les moyens financiers engagés pour le FEM-9, qui porte sur la période allant de mi-2026 à mi-2030, s’élèvent à un montant total d’au moins 3,9 milliards de dollars.

3.1.2 Efficacité du FEM

Depuis 1991, le FEM a investi quelque 23 milliards de dollars de fonds propres dans plus de 5500 projets réalisés dans 149 pays. Grâce à un taux de cofinancement élevé de 1 pour 6 environ (contre 1 pour 8 dans le FEM-8), ce sont près de 146 milliards de dollars qui ont été mobilisés23. Ces fonds proviennent de sources nationales des pays bénéficiaires, de financements supplémentaires des banques de développement multilatérales (prêts inclus), de donateurs bilatéraux ainsi que du secteur privé, ce qui révèle l’effet mobilisateur du FEM.

L’efficacité du FEM et des projets qu’il soutient fait l’objet d’un examen réalisé par le Bureau indépendant d’évaluation du FEM (BIE FEM). Tous les quatre ans, celui-ci soumet les activités du fonds à une évaluation externe indépendante et complète. La huitième évaluation, achevée en 2025 (BIE FEM, 2025 OPS8), atteste que les projets du FEM présentent un taux de succès élevé, une efficacité avérée dans la réalisation des objectifs fixés pour l’environnement mondial et une grande pertinence pour les conventions concernées et les pays bénéficiaires. L’efficacité et les performances du FEM sont jugées satisfaisantes par d’autres évaluations également (MOPAN, 2020).

Le soutien apporté par le FEM au cours des quatre dernières années a produit les résultats suivants (FEM, 2025):

  • – les émissions de gaz à effet de serre ont été réduites d’environ 2,184 milliards de tonnes d’équivalents CO2, ce qui contribue de manière significative à l’atténuation des changements climatiques;

  • – plus de 222 millions d’hectares de terre et de mer ont été placés sous protection ou ont fait l’objet d’une utilisation plus durable et 9,7 millions d’hectares de terre ont fait l’objet d’une renaturation, ce qui a contribué de façon importante à la lutte contre la perte de biodiversité à l’échelle planétaire;

  • – grâce aux projets et programmes menés par le FEM, 4,4 millions de tonnes de poissons supplémentaires (par rapport aux rendements de référence) sont issues d’une pêche durable, ce qui réduit sensiblement la surpêche;

  • – 262 000 tonnes de déchets toxiques ont été évitées ou détruites.

3.2 Le Fonds pour l’ozone, mécanisme de financement pour la protection de la couche d’ozone

3.2.1 Caractéristiques et objectifs du Fonds pour l’ozone

Le Fonds pour l’ozone a été créé en 1990 et s’attache depuis 1991 à soutenir un groupe de pays défini (principalement des pays en développement) dans la mise en œuvre du Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone. Il est considéré comme un mécanisme pionnier de financement multilatéral dans le domaine de l’environnement.

Depuis la création du Fonds pour l’ozone et grâce aux moyens financiers qu’il met à disposition, les pays en développement se sont engagés à renoncer complètement à la production et à l’emploi de chlorofluorocarbures (CFC) et d’halons à l’horizon 2010, à d’autres substances appauvrissant la couche d’ozone à l’horizon 2015 ou 2030 et à certains hydrofluorocarbures (HFC) à l’horizon 2036.

Le Fonds pour l’ozone finance le surcoût d’investissement et d’exploitation généré par les mesures prises pour abandonner et remplacer les substances appauvrissant la couche d’ozone dans les procédés industriels et artisanaux, principalement dans le secteur de la réfrigération et de la climatisation, dans l’industrie des mousses synthétiques et des aérosols et dans la fabrication de produits de prévention des incendies. Il a en outre été décidé que les ressources du Fonds pour l’ozone seraient prioritairement affectées aux mesures qui concourent à la réalisation des objectifs du Protocole de Montréal, tout en contribuant à réduire le plus possible les conséquences des changements climatiques.

Le fonds est administré par un Comité exécutif paritaire composé de représentants des pays en développement et des pays industrialisés. Ces représentants sont choisis parmi quatorze groupes électoraux rassemblant tous les États Parties au Protocole de Montréal. La Suisse, pour sa part, appartient au groupe des membres historiques de l’Association européenne de libre-échange (Autriche, Finlande, Islande, Liechtenstein, Norvège, Suède), groupe qu’elle a présidé de 1997 à 1998, de 2010 à 2011 et de 2020 à 2021. En tant que présidente, elle représentait également le groupe au sein du Comité exécutif, et elle remplira de nouveau cette fonction à partir de 2030 conformément au principe de rotation.

Le Fonds pour l’ozone, créé spécifiquement pour financer la protection de la couche d’ozone avant le FEM, a été reconstitué en dix cycles tous les trois ans depuis 1991. Pour la période en cours, qui s’étend de 2024 à 2026, le fonds dispose d’un total de 965 millions de dollars. La onzième reconstitution du fonds pour la période 2027–2030 s’achèvera en novembre 2026.

3.2.2 Efficacité du Fonds pour l’ozone

De 1991 à fin 2025, le Fonds pour l’ozone a financé des projets réalisés dans 144 pays en développement à hauteur de 4,4 milliards de dollars. Grâce à la mise en œuvre des projets qui ont été approuvés par le fonds, les quantités de substances appauvrissant la couche d’ozone ont pu être diminuées de 756 000 tonnes entre 1991 et 2021. L’effet de protection du climat ainsi obtenu équivaut à une réduction de 2,2 milliards de tonnes de CO224. Ces chiffres mettent en évidence le rôle crucial du fonds en matière de protection de la couche d’ozone et du climat.

L’efficacité et les performances du Fonds pour l’ozone sont jugées très satisfaisantes par plusieurs évaluations externes (MOPAN, 2020). Étant donné l’extension du champ d’application du Protocole de Montréal ainsi que la grande efficacité de la protection de la couche d’ozone et du climat, le Fonds pour l’ozone a encore gagné en importance ces dernières années.

3.3 Les fonds spécialisés pour le climat FPMA et FSCC

3.3.1 Objectifs et caractéristiques du FPMA et du FSCC

Le FPMA25 a été créé en 2002 en tant que partie intégrante du mécanisme de financement de la convention sur le climat. En 2015, il est également devenu partie intégrante du mécanisme de financement de l’accord sur le climat. Le fonds est axé sur les besoins des pays les moins développés, qui sont particulièrement affectés par les changements climatiques et leurs conséquences néfastes. Il offre à ces pays un soutien facilement accessible et finance notamment des programmes nationaux d’adaptation aux changements climatiques, ainsi que des petits projets novateurs décentralisés. Depuis sa création, le FPMA a soutenu 446 projets dans 51 pays pour un volume global de 2,39 milliards de dollars (FEM, 2026 FPMA).

Le FSCC26 a été créé en 2001 en tant que partie intégrante du mécanisme de financement de la convention sur le climat. En 2015, il est également devenu partie intégrante du mécanisme de financement de l’accord sur le climat. Le fonds finance avant tout des petits projets novateurs qui sont réalisés en collaboration avec le secteur privé dans les domaines de l’adaptation aux changements climatiques et du transfert de technologies dans les pays en développement et, depuis 2023, dans les petits États insulaires plus particulièrement. Depuis sa création, le FSCC a soutenu 106 projets dans 117 pays pour un volume global de 405,8 millions de dollars (FEM, 2026 FSCC), avec un taux de cofinancement de presque 1 pour 8 (BIE FEM, 2025 OPS8).

Les deux fonds financent des mesures d’adaptation qui peuvent, selon les cas, être intégrées dans des programmes soutenus par le FEM. Cette intégration est rendue possible par le fait que les deux fonds sont gérés par le FEM et que le Conseil du FEM remplit également la fonction de Conseil du FPMA et de Conseil du FSCC. Ce mécanisme permet de maintenir les coûts de transaction au plus bas et de faciliter les synergies. Conformément à son mandat fondateur, le FEM lui-même ne finance aucune mesure directe d’adaptation dans les pays en développement.

Les pays en développement sollicitent toujours plus le soutien du FPMA et du FSCC et le volume des projets éligibles dépasse chaque année très largement les aides disponibles. Les températures moyennes augmentant chaque année, on peut supposer que les besoins des pays bénéficiaires continueront d’augmenter dans le domaine de l’adaptation (PNUE, 2025), entraînant une hausse des demandes de soutien auprès du FPMA et du FSCC. Par ses contributions au FPMA et au FSCC, la Suisse soutient l’objectif international de financement dans le domaine du climat et l’appel à tripler le financement de l’adaptation aux changements climatiques.

3.3.2 Efficacité du FPMA et du FSCC

Le FPMA occupe une position centrale lorsqu’il s’agit d’adapter aux changements climatiques les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. Les plans nationaux d’adaptation aux changements climatiques élaborés avec l’aide du FEM permettent à ces pays de décider dans quelles mesures d’adaptation ils doivent investir en priorité. Le Bureau indépendant d’évaluation du FEM confirme que les projets financés par le FPMA contribuent à réduire notablement la vulnérabilité face aux changements climatiques, à accroître sensiblement la résilience et à créer les conditions nécessaires à des mesures d’adaptation efficaces. Depuis sa création, le FPMA a touché 88,9 millions de bénéficiaires à travers ses investissements et amélioré la résilience climatique de 15,22 millions d’hectares de terre (FEM, 2025 FPMA FSCC).

Le FSCC joue un rôle important dans le soutien apporté aux petits États insulaires en matière d’adaptation aux changements climatiques et il encourage le transfert de technologies respectueuses du climat. Le BIE FEM confirme que les projets et programmes du FSCC sont novateurs, qu’ils aboutissent à des résultats tangibles et qu’ils pourront à l’avenir faire office de projets pilotes pour des activités d’adaptation répliquées à plus grande échelle. Ils complètent les projets d’autres fonds pour le climat, et les résultats de 88 % d’entre eux sont globalement jugés satisfaisants à très satisfaisants Depuis sa création, le FSCC a touché 12,53 millions de bénéficiaires à travers ses investissements et amélioré la résilience climatique de 5,3 millions d’hectares de terre (BIE FEM, 2025 FPMA FSCC).

4 Contenu de l’arrêté ouvrant le crédit

4.1 Proposition faite à l’Assemblée fédérale

Par analogie avec le crédit d’engagement pluriannuel approuvé par le Parlement en 2023, il est proposé d’adopter de nouveau un crédit d’engagement pour la protection de l’environnement mondial, d’une durée de plusieurs années et d’un montant total de 176,23 millions de francs.

Les moyens demandés dans le cadre de ce crédit d’engagement sont répartis comme suit:

  1. contributions au FEM: 132,1 millions de francs;

  2. contributions au Fonds pour l’ozone du Protocole de Montréal: 12 millions de francs;

  3. contributions aux fonds spécialisés pour le climat FSCC et FPMA: 29,33 millions de francs;

  4. mise en œuvre du crédit d’engagement: 2,8 millions de francs.

Le crédit d’engagement est basé sur l’indice suisse des prix à la consommation de mai 2026, qui s’établit à 101,3 points (décembre 2025 = 100), et sur les estimations du renchérissement suivantes:

2027: + 0,6 %;

2028: + 0,7 %;

2029: + 0,9 %;

2030: + 1,0 %.

Le crédit budgétaire annuel est adapté aux estimations actuelles du renchérissement. Il faut savoir que le calcul des contributions repose en grande partie sur des négociations internationales débouchant sur des plans de paiement fixes; l’évolution de l’indice suisse des prix à la consommation n’a aucune influence et est utilisée uniquement pour calculer la variation annuelle réelle en francs. Les modifications apportées sur la base de la correction du renchérissement se répercutent donc avant tout sur la marge de manœuvre relative au crédit de mise en œuvre.

Comme par le passé, ce crédit d’engagement pour la protection de l’environnement mondial comprend les contributions versées aux trois catégories de fonds (FEM, Fonds pour l’ozone, fonds spécialisés pour le climat FPMA et FSCC) ainsi qu’un crédit de mise en œuvre.

Afin de pouvoir réagir avec souplesse à des évolutions éventuelles dans les domaines concernés par les différentes affectations, l’OFEV peut procéder, pendant la période de 2027 à 2030, à des transferts d’un montant maximal de quatre millions de francs entre les contributions affectées aux fonds pour le climat et au Fonds pour l’ozone et celles affectées au financement de la mise en œuvre du crédit d’engagement.

4.2 Description détaillée du projet

La contribution de la Suisse au FEM-9 (de juillet 2026 à juin 2030) s’établit à 132,1 millions de francs, ce qui représente 24,2 millions de francs (15 %) de moins que celle au FEM-8 (155,4 millions de francs). La part destinée au Fonds multilatéral aux fins d’application du Protocole de Montréal s’élève à 12 millions de francs (soit environ 11 % de moins que dans le dernier crédit-cadre) et celle destinée aux fonds pour le climat administrés par le FEM, à 29,33 millions de francs (soit 3,33 millions de francs ou env. 13 % de plus que dans le dernier crédit-cadre), dont les trois quarts doivent être alloués au FPMA et le quart restant, au FSCC. Enfin, un crédit de mise en œuvre de 2,8 millions de francs est demandé. Le volume total du crédit d’engagement en faveur de l’environnement mondial demandé pour la période 2027–2030 est donc inférieur de quelque 11 % à celui de la période 2023–2026. Les moyens demandés sont conformes aux décisions du Parlement concernant le programme d’allégement budgétaire 202727.

Les différents composants et montants du crédit d’engagement sont présentés en détail dans le présent chapitre. Le crédit d’engagement est demandé pour une durée de quatre ans, les premiers versements étant prévus en 2027.

Le Conseil fédéral considère que le crédit d’engagement proposé est nécessaire. Il est convaincu de la capacité des institutions mentionnées à mener des projets efficaces de protection de l’environnement mondial.

4.2.1 La contribution de la Suisse au FEM

Résultat des négociations portant sur le FEM-9 – Contribution de la Suisse

Les négociations internationales concernant la neuvième reconstitution du FEM ont débuté en février 2025 et se sont achevées en juin 2026. Les pays donateurs ont convenu de mettre à la disposition du FEM-9 un total d’au moins 3,9 milliards de dollars, ce qui représente une baisse d’environ 26 % par rapport à la reconstitution précédente. La reconstitution substantielle du FEM est un signal fort en faveur de la protection de l’environnement mondial, compte tenu de la détérioration des taux de change pour de nombreux pays donateurs et des difficultés majeures liées à la situation géopolitique et économique actuelle. Les problèmes environnementaux mondiaux tels que la progression des changements climatiques, la perte de biodiversité et la constante augmentation des volumes de déchets restent donc des priorités importantes pour la communauté internationale.

Début juin 2026, le Conseil du FEM a approuvé le résultat des négociations sous réserve de son acceptation par les décideurs nationaux. Le résultat des négociations du FEM-9 requiert par ailleurs l’aval des administrateurs de la Banque mondiale, qui continueront de gérer le FEM.

Durant les négociations, les pays donateurs se sont mis d’accord sur une série de mesures qui doivent contribuer à améliorer l’effet, la mesure de l’efficacité et la durabilité des projets du FEM au cours des quatre prochaines années. Il s’agit notamment de renforcer l’impact du FEM en différenciant davantage les pays bénéficiaires en fonction de leur performance économique, en recourant davantage aux banques de développement en tant qu’organismes de mise en œuvre et en intensifiant la coopération avec le secteur privé. Les pays les plus pauvres et les plus vulnérables bénéficieront à l’avenir de moyens encore plus importants, et le renforcement de la programmation intégrée continuera de produire des résultats positifs dans les pays bénéficiaires. Toutes les recommandations formulées par le Bureau indépendant d’évaluation (BIE FEM, 2025) ont été prises en compte dans les principaux documents stratégiques portant sur le FEM-9.

Au cours du processus de négociations, la Suisse s’est engagée en faveur d’un élargissement du cercle des pays donateurs. Malgré ces efforts, seul un État, l’Ouzbékistan, est venu s’ajouter à la liste des donateurs pour la neuvième reconstitution du fonds. Presque tous les grands donateurs ont toutefois renouvelé leur participation. Le montant de la contribution du Danemark, de l’Espagne, de la Finlande, du Royaume-Uni et de la Suède n’est pas encore connu. Les États-Unis n’ont quant à eux pas renouvelé leur participation. Il est possible que le Congrès américain décide néanmoins d’allouer des contributions au FEM-9 à partir de 2027 car, en 2024 et 2025, il avait autorisé les contributions allouées au FEM-8 malgré la demande d’annulation formulée par la Maison-Blanche. À l’avenir, les pays émergents bénéficieront d’un moindre soutien de la part du FEM, car une part plus importante des ressources du FEM-9 (par rapport à la période précédente) ira aux pays en développement les plus pauvres. Étant donné que les pays émergents sont actuellement face à des défis économiques majeurs en raison de la situation mondiale, on peut déjà considérer comme un succès le fait que l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, la Côte d’Ivoire, l’Inde et le Mexique ont de nouveau apporté une contribution. Le Brésil et l’Inde ont augmenté leur contribution. La Suisse entend poursuivre ses efforts pour allonger la liste des pays donateurs.

S’appuyant sur le mandat de négociation donné par le Conseil fédéral le 5 décembre 2025, la Suisse a annoncé qu’elle verserait une contribution de 132,1 millions de francs au FEM-9 (cf. tab. 3 en annexe). Le Conseil fédéral avait décidé que le montant négocié devait permettre à la Suisse de maintenir son siège au Conseil du FEM et devait être compris entre 132,1 et 155,4 millions de francs. La contribution de la Suisse au FEM-9 (132,1 millions de francs) est inférieure de 24,2 millions à celle versée dans le cadre du FEM-8. Si la Suisse estime que la protection de l’environnement mondial demeure une priorité (cf. ch. 1), la tension financière que subit le budget fédéral l’amène à réduire sa contribution de 15 %. D’autres pays donateurs faisant face à une situation financière tendue au niveau national ainsi qu’à des défis géopolitiques réduisent leur contribution encore davantage. Il en résulte que la quote-part de la Suisse est en augmentation, passant de 3,64 % dans le FEM-8 à 6,85 % dans le FEM-9 (hors contribution du Danemark, de l’Espagne, de la Finlande, du Royaume-Uni et de la Suède), ce qui lui permet de conserver son influence dans le fonds malgré la baisse de sa contribution. Les contributions que la Suisse a déjà versées au fonds fiduciaire du FEM sont récapitulées dans le tableau 2 en annexe.

Par sa contribution, la Suisse témoigne de son engagement en faveur de la mise en œuvre des grandes conventions environnementales et de sa volonté de respecter les obligations financières découlant de la ratification de ces conventions.

La contribution prévue lui permet de conserver son siège au Conseil du FEM. En raison aussi de sa position dans d’autres institutions telles que la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international, la Suisse fait figure de partenaire fiable grâce à une politique environnementale active et constructive.

Modalités de versement pour le FEM-9

Il convient de faire la distinction entre la durée officielle du FEM-9 (de juillet 2026 à juin 2030, conformément aux exercices comptables de la Banque mondiale et du FEM) et le versement effectif des contributions. En tant qu’agent fiduciaire du fonds fiduciaire du FEM, la Banque mondiale appelle en effet les contributions selon un calendrier prédéfini étalé sur dix ans, qui peut être adapté en fonction des besoins individuels des contributeurs (cf. tab. 4 en annexe).

Le tableau 10 en annexe présente une estimation des versements annuels effectifs.

4.2.2 La contribution de la Suisse au Fonds pour l’ozone

Le tableau 6 en annexe présente les contributions que la Suisse a versées à ce jour au Fonds pour l’ozone. Comme le fonds est réalimenté tous les trois ans, ses périodes de reconstitution ne coïncident pas avec la durée du crédit d’engagement, ce qui crée des incertitudes en matière de planification.

Le Fonds pour l’ozone est géré par les Nations Unies. La répartition des charges dépend de la clé de répartition définie par les Nations Unies, les taux étant ensuite extrapolés pour les 49 pays donateurs et plafonnés à 22 % par bailleur. Étant donné que les contributions au Fonds pour l’ozone sont juridiquement contraignantes pour l’ensemble des États Parties au Protocole de Montréal dont le revenu par habitant est élevé et qu’elles sont indexées sur la clé de répartition générale ajustée par les Nations Unies, la part de la Suisse s’est montée à seulement 1,92 % pour la période de 2024 à 2026. Comme pour le FEM, la Suisse peut prendre ses engagements financiers en francs. Les donateurs doivent verser leur contribution en trois tranches égales. Lors des négociations portant sur la reconstitution du fonds pour la période de 2024 à 2026, les Parties se sont entendues en octobre 2023 pour que le total des nouvelles contributions s’élève à 525,6 millions de dollars. Ainsi, les engagements financiers de la Suisse pour cette période ont atteint 3,065 millions de francs par an.

Le présent crédit d’engagement pour les années 2027 à 2030 couvre la période de reconstitution allant de 2027 à 2029 ainsi que la première année de la période de reconstitution allant de 2030 à 2032. Pour l’heure, le montant exact de la contribution suisse pour ces deux périodes de reconstitution n’est pas connu; le montant pour la période de 2027 à 2029 ne sera négocié par les Parties qu’en novembre 2026, sur la base d’une évaluation des besoins des pays en développement. Quelques paramètres déterminants pour les négociations à venir peuvent toutefois déjà être identifiés:

  • respect des engagements passés et élargissement du champ d’application du Protocole de Montréal: le champ d’application du Protocole de Montréal a été nettement élargi à la suite de son extension aux HFC (cf. ch. 2.3.1). Pour autant, une augmentation du budget actuel dans le cadre de la prochaine reconstitution est improbable en raison de la situation géopolitique et économique actuelle, de sorte que la Suisse compte sur un montant annuel similaire à celui de la période 2024–2026;

  • risque de change: puisque les taux de change pour les périodes de reconstitution 2027–2029 et 2030–2032 ne sont pas encore connus, la Suisse table sur un taux similaire à celui de la période 2024–2026, de manière à pouvoir compenser une éventuelle fluctuation monétaire;

  • clé de répartition: comme la clé de répartition pour les périodes de reconstitution n’est pas connue elle non plus, l’estimation des moyens est basée sur la clé de répartition fixée par les Nations Unies pour les années 2025 à 2027.

Au vu de ce qui précède, il paraît judicieux de prévoir une contribution de 3 millions de francs par an pour la période de 2027 à 2030. En conséquence, le montant prévu pour le Fonds pour l’ozone dans le présent crédit d’engagement s’établit à 12 millions de francs. Les éventuelles fluctuations monétaires ainsi que les incertitudes liées à la planification peuvent être compensées grâce à la possibilité de procéder à des transferts d’un montant maximal de 4 millions de francs entre les contributions affectées aux fonds pour le climat et au Fonds pour l’ozone et celles affectées au financement de la mise en œuvre du crédit d’engagement.

Les paiements annuels escomptés sont récapitulés dans le tableau 10 en annexe.

4.2.3 La contribution de la Suisse aux fonds spécialisés pour le climat FPMA et FSCC

Dans le dernier crédit-cadre pour la protection de l’environnement mondial, un total de 26 millions de francs a été alloué aux fonds spécialisés pour le climat FPMA et FSCC. Les 19,5 millions de francs prévus pour les années 2023 à 2025 ont été versés. Face à la hausse des besoins dans le domaine climatique (cf. ch. 2.1), qui dépassent nettement les ressources financières dont les pays en développement disposent (cf. ch. 1.2 et 3.3), les fonds spécialisés apportent à ces derniers un soutien important pour la mise en œuvre des mesures d’adaptation aux changements climatiques qu’ils doivent prendre de toute urgence.

Le FPMA et le FSCC continuent d’occuper une place importante dans l’architecture du financement de la lutte contre les changements climatiques, car ils permettent notamment aux pays les plus pauvres et aux petits États insulaires, particulièrement affectés par les changements climatiques, d’accéder à des fonds à bas seuil qui, contrairement au Fonds vert pour le climat, soutiennent avant tout des projets et programmes de petite taille et permettent de tester des approches novatrices. Par sa contribution à ces deux fonds, la Suisse participe à la réalisation des objectifs du financement international dans le domaine du climat, notamment le triplement du soutien financier destiné aux mesures d’adaptation.

Étant donné que les négociations internationales prévoient une réduction des moyens alloués au FEM et au Fonds pour l’ozone, la contribution suisse au financement international dans le domaine du climat devrait logiquement diminuer. Étant établi que les besoins dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques demeurent élevés (cf. chap. 1), il est proposé d’augmenter de 3,33 millions de francs (par rapport à la période précédente) la contribution de la Suisse aux fonds spécialisés pour le climat FPMA et FSCC, la faisant passer à 29,33 millions de francs. En outre, la Suisse s’engagera pour que des moyens privés supplémentaires soient mobilisés dans le cadre de l’objectif de financement. Elle participe ainsi, dans le cadre de ce message, à l’augmentation du soutien financier à l’adaptation aux changements climatiques et empêche une réduction globale du financement international dans le domaine du climat. Grâce à cette augmentation, le crédit d’engagement global est pleinement conforme aux objectifs d’économie du Parlement qui ont été décidés lors des débats relatifs au programme d’allégement budgétaire 2027.

Il est prévu d’allouer au FPMA les trois quarts de la contribution de 29,33 millions de francs et le quart restant au FSCC. Les paiements annuels escomptés sont récapitulés dans le tableau 10 en annexe.

4.2.4 Crédit de mise en œuvre

Outre les postes budgétaires FEM, Fonds pour l’ozone et fonds spécialisés pour le climat (FPMA et FSCC), il est proposé d’inclure à nouveau un crédit de mise en œuvre. Dans le cadre du crédit d’engagement 2023–2026, un crédit de mise en œuvre de 2,8 millions de francs avait été demandé; en raison d’économies budgétaires annuelles, les versements pour les années 2024 et 2025 se sont toutefois limités à 0,78 million de francs (au lieu de 1,4 million de francs). Le présent message propose de maintenir à 0,7 million de francs les moyens alloués chaque année à la mise en œuvre, soit un montant total de 2,8 millions de francs pour la période de 2027 à 2030.

Ce montant est indispensable pour répondre, sur le long terme, aux exigences actuelles liées au contrôle qualité des différentes activités des fonds et aux négociations menées dans le cadre des conventions, de même qu’au suivi du groupe électoral du FEM. Il facilite l’accès des pays du groupe électoral de la Suisse aux ressources du FEM et est déterminant pour le maintien du siège suisse au Conseil du FEM. Par ailleurs, les contributions convenues pour des activités complémentaires pluriannuelles qui garantissent une mise en œuvre plus efficace des conventions sont imputées au crédit de mise en œuvre.

Le rôle prépondérant de la Suisse au sein de son groupe électoral lui confère des avantages évidents: par sa représentation au Conseil du FEM, la Suisse peut exercer une influence directe sur la stratégie et les priorités du FEM, mais aussi sur la sélection des projets. Elle peut par ailleurs garantir un contrôle qualité rigoureux.

La Suisse consolide son rôle de leader dans le groupe électoral du FEM par l’intermédiaire d’activités stratégiques s’étendant sur plusieurs années et visant à soutenir les divers domaines d’intervention du FEM-9, activités qu’elle mène en coopération avec les autres pays du groupe et qu’elle finance via le crédit de mise en œuvre. Ces activités sont coordonnées avec les programmes de coopération internationale de la Suisse menés par la DDC et le SECO dans ces pays. Étant donné que ces pays gagnent en assurance, qu’ils occupent une position géostratégique importante et que leurs richesses en matières premières suscitent un intérêt croissant auprès des grandes puissances, il est important que la Suisse collabore avec eux de manière active et continue et qu’elle mette en avant les avantages de ces partenariats.

Le crédit de mise en œuvre demandé est donc capital pour que la Suisse puisse poursuivre les travaux proactifs qu’elle mène en faveur de l’environnement mondial, essentiels sur le plan stratégique, et pour qu’elle puisse ainsi continuer ces prochaines années à diriger son groupe électoral au sein du FEM.

5 Conséquences

5.1 Conséquences pour la Confédération

5.1.1 Conséquences financières et sur l’état du personnel

Nouveau crédit d’engagement pour l’environnement mondial comprenant quatre volets

Postes

Montant
(millions de CHF)

Montant de
la période précédente

Fonds pour l’environnement mondial (FEM)

132,10

155,40

Fonds multilatéral pour l’ozone

12,00

13,55

Fonds spécialisés pour le climat

29,33

26,00

Mise en œuvre

2,80

2,80

Total

176,23

197,75

Le volume total du crédit d’engagement en faveur de l’environnement mondial demandé par le Conseil fédéral pour la période de 2027 à 2030 se monte à 176,23 millions de francs, ce qui représente une réduction de 21,52 millions de francs par rapport à la période précédente. Les moyens promis par la Suisse au titre de la neuvième reconstitution du FEM, à savoir 132,1 millions de francs, pèsent de loin le plus lourd dans la balance.

Les engagements découlant du crédit d’engagement induisent des paiements annuels de 2027 à 2036. Dans le budget 2027 et dans les plans financiers à partir de 2028, les moyens nécessaires à cet effet sont déjà inscrits au crédit A231.0322 «Fonds multilatéraux pour l’environnement» de l’OFEV. Pour les versements dès 2028, les moyens feront l’objet d’une demande dans les arrêtés fédéraux concernant les budgets (avec plan intégré des tâches et des finances). Les moyens demandés sont conformes aux décisions du Parlement concernant le programme d’allégement budgétaire 2027.

Les moyens demandés pour le FEM et le Fonds pour l’ozone reposent sur des négociations internationales auxquelles ont participé tous les États donateurs. Le montant total convenu pour les reconstitutions est déterminé par consensus. Bien qu’aucun pays ne puisse être contraint, même par le droit international, à respecter ses engagements, l’atteinte à la réputation et les dommages au plan politique sont importants en cas de non-respect de l’accord international ou d’un important retard de paiement.

Dans le cas du FEM comme dans celui du Fonds pour l’ozone, les taux de change déterminants pour les versements effectués à partir des crédits d’engagement sollicités renvoient à des accords contraignants passés entre les États donateurs. Ils se fondent sur le taux moyen de la devise nationale que la Banque mondiale calcule pour une période de référence avant la clôture des négociations.

Concernant les fonds spécialisés pour le climat, un processus de négociation est en cours afin de dessiner l’orientation stratégique et programmatique quadriennale du FMPA et du FSCC. La Suisse y participe activement. Les engagements de paiement sont réglés dans le cadre de contrats annuels.

Le crédit de mise en œuvre est affecté avant tout au soutien apporté à la représentation suisse au sein du Conseil du FEM, au suivi du groupe électoral suisse regroupant des pays d’Asie centrale et l’Azerbaïdjan, ainsi qu’au financement d’activités supplémentaires en faveur de ces pays partenaires (cf. ch. 4.2.5).

Ces tâches peuvent être assumées par le personnel en place.

5.2 Conséquences pour l’économie nationale

Le crédit d’engagement demandé contribue à ce que des normes environnementales internationales soient établies et respectées, ce qui réduit les désavantages concurrentiels pour les entreprises suisses. Par ses contributions aux fonds, la Suisse participe en outre de manière décisive à la protection des biens environnementaux mondiaux (p. ex. atténuation des changements climatiques, protection de la couche d’ozone), dont profite indirectement son économie. Par ailleurs, un régime environnemental et climatique efficace à l’échelle mondiale contribuera directement à la sécurité et à la stabilité de la Suisse en réduisant des risques transfrontières comme les dangers naturels liés au climat et les conflits liés aux ressources. Enfin, les ressources sont entièrement imputées à l’APD de la Suisse. Ces dernières années, les entreprises suisses ont souvent été des partenaires privilégiées pour les fonds environnementaux, car elles sont capables de proposer les connaissances et les technologies les plus récentes. L’introduction de réglementations environnementales plus strictes dans les pays en développement rendra les entreprises suisses plus compétitives.

5.3 Compétences

L’OFEV est compétent pour l’exécution des mesures découlant de l’utilisation du crédit d’engagement requis. Au sein de l’administration fédérale, l’OFEV collabore étroitement avec d’autres services fédéraux pour la gestion des dossiers liés au FEM, aux fonds spécialisés FPMA/FSCC et au Fonds pour l’ozone. L’OFEV représente la Suisse au Conseil du FEM et peut compter sur la DDC pour assurer la suppléance. Pour administrer le crédit d’engagement, l’OFEV peut s’appuyer comme par le passé sur la participation de la DDC, du Secrétariat d’État du Département fédéral des affaires étrangères et du SECO, ainsi que sur la collaboration fructueuse qui réunit les divers offices en matière de politique environnementale internationale. Par ailleurs, l’organisation de l’administration fédérale et les compétences des divers départements, groupes et offices décrites dans la loi du 21 mars 1997 sur l’organisation du gouvernement et de l’administration28 et dans ses ordonnances d’exécution ne sont en rien affectées par le présent projet d’arrêté.

6 Aspects juridiques

6.1 Constitutionnalité et légalité

La compétence de l’Assemblée fédérale concernant l’adoption du crédit d’engagement proposé découle de l’art. 167 Cst. (compétence budgétaire de l’Assemblée fédérale). L’art. 53, al. 1, let. d, de la loi fédérale du 7 octobre 1983 sur la protection de l’environnement (LPE)29 autorise la Confédération à accorder des contributions à des fonds de soutien aux pays en développement aux fins de la mise en œuvre de conventions internationales en faveur de l’environnement. La participation de la Suisse au FEM, au Fonds pour l’ozone et aux fonds spécialisés FPMA et FSCC permet d’aider les pays en développement à appliquer les engagements qu’ils ont pris dans le cadre de traités internationaux liés à l’environnement.

Selon l’art. 53, al. 2, LPE, les contributions sont allouées sous forme de crédits d’engagement accordés pour plusieurs années.

6.2 Forme de l’acte à adopter

Conformément aux art. 163, al. 2, Cst. et 25, al. 2, de la loi du 13 décembre 2002 sur le Parlement30, l’acte à édicter dans le cas présent doit prendre la forme d’un arrêté fédéral simple, qui n’est pas sujet au référendum.

6.3 Frein aux dépenses

L’art. 159, al. 3, let. b, Cst. précise que les dispositions relatives aux subventions, ainsi que les crédits d’engagement et les plafonds de dépenses qui entraînent de nouvelles dépenses uniques de plus de 20 millions de francs ou de nouvelles dépenses périodiques de plus de 2 millions de francs, ce qui est le cas du présent crédit d’engagement, doivent être soumis au frein aux dépenses et adoptés à la majorité des membres de chaque conseil.

6.4 Conformité à la loi sur les subventions

L’arrêté de financement se fonde sur les dispositions de la loi du 5 octobre 1990 sur les subventions31. Selon l’art. 5 de cette loi, le Conseil fédéral doit examiner périodiquement les aides financières et les indemnités. Dans son rapport sur les subventions de 2008, il fait remarquer qu’en principe, tous les messages concernant des arrêtés portant sur des crédits et des plafonds de dépenses doivent comprendre un chapitre consacré au respect des principes établis par la loi sur les subventions.

6.4.1 Importance de la subvention pour les objectifs visés par la Confédération

Le ch. 1.1 du présent message justifie l’intérêt de la Confédération pour le financement en faveur de l’environnement mondial. Il se fonde sur les art. 2 et 54 Cst. et sur les objectifs 14, 23 et 24 du programme de la législature de 2023 à 2027. Les investissements de la Suisse en faveur de l’environnement mondial soutiennent les efforts fournis par plusieurs gouvernements et organisations de la société civile en vue de résoudre les problèmes écologiques mondiaux (cf. ch. 1.3).

6.4.2 Pilotage matériel et financier de la subvention

Comme elle siège dans les divers organes de décision des différents fonds, la Suisse exerce une influence directe sur le pilotage matériel et financier des montants demandés pour le présent crédit d’engagement (cf. ch. 3.1 et 3.2).

L’octroi de contributions provenant des différents fonds repose sur des objectifs clairement formulés. L’emploi des sommes allouées fait l’objet d’un suivi et de contrôles, ainsi que d’une évaluation indépendante périodique. Les résultats des évaluations sont présentés aux organes de surveillance des fonds où la Suisse occupe un siège (cf. ch. 3) et entrent dans la planification et le développement de nouveaux projets et programmes. Ils influencent en outre la planification stratégique de la période d’engagement suivante.

6.4.3 Procédure d’octroi des contributions

L’ordonnance du 14 août 1991 concernant l’exécution, dans les pays en développement, de programmes et de projets en faveur de l’environnement global32 détermine les compétences financières pour ce qui est des investissements de la Confédération dans le domaine de l’environnement mondial. Les modalités de la procédure d’octroi des contributions sont décrites aux ch. 3 et 4.2.

6.5 Renonciation à la procédure de consultation

En dépit de la grande portée politique, financière et économique du présent objet au sens de l’art. 3, al. 1, let. d, de la loi du 18 mars 2005 sur la consultation (LCo)33, aucune procédure de consultation ne sera organisée conformément à l’art. 3a, let. b, LCo, puisqu’aucune information nouvelle permettant de déterminer si le projet est matériellement correct, exécutable et susceptible d’être bien accepté (art. 2, al. 2, LCo) n’est à attendre. Le présent objet étant périodique et les fonds représentés étant restés les mêmes ces dernières années, il n’y avait pas lieu de s’attendre à un changement de position des milieux intéressés.


Bibliographie

Tous les documents du FEM sont disponibles sur Internet sous www.thegef.org.

Les informations sur le Fonds pour l’ozone sont accessibles sous
www.multilateralfund.org.

  • – FEM, 2025: GEF-7 Corporate Scorecard – December 2025, Washington DC. Internet: www.thegef.org/newsroom/publications/gef-8-corporate-scorecard-december-2025.

  • – FEM, 2026 FPMA: The LDCF in numbers, Washington DC. Internet:

    www.thegef.org/sites/default/files/documents/2026-01/GEF_LDCF_Numbers_ 2026_01_20.pdf.

  • – FEM, 2026 FSCC: The SCCF in numbers, Washington DC. Internet:

    www.thegef.org/sites/default/files/documents/2026-01/GEF_SCCF_Numbers_ 2026_01_20.pdf.

  • – FEM, 2025 FPMA FSCC: GEF/LDCF.SCCF.39/Inf.03 Progress Report on the LDCF and SCCF, Washington DC. Internet:

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  • – FEM, 2026 Programming Scenarios: GEF/R.09/14/Rev.01 GEF-9 Programming Scenarios and Global Environmental Benefits Targets, Washington, DC. Internet: www.thegef.org/council-meeting-documents/gef-r-9-14-rev-01.

  • – BIE FEM, 2025 FPMA FSCC: LDCF/SCCF Annual Evaluation Report 2025, prepared by the Global Environment Facility Independent Evaluation Office (GEF IEO), Washington, DC. Internet:

    www.gefieo.org/content/dam/partners/ieo/docs/mgr/cncl/ldcf-sccf-38-e-01.pdf.

  • – BIE FEM, 2025 OPS8: GEF, IEO, Integration for Greater Impact – Eight Comprehensive Evaluation of the GEF (OPS8), Washington DC. Internet: www.gefieo.org/content/dam/partners/ieo/docs/mgr/eval/OPS8-report.pdf.

Autres sources

  • – DDC et SECO, 2015: Direction de la coopération et du développement (DDC), Secrétariat d’État à l’économie (SECO), Retombées économiques de l’aide publique au développement en Suisse, Berne.

  • – GIEC, 2022: Working Group II contribution to the Sixth Assemessment Report of the IPCC, Climate Change 2022: Impacts, Adaptation and Vulnerability, Summary for Policymakers, Genève. Internet: www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/ downloads/report/IPCC_AR6_WGII_SummaryForPolicymakers.pdf.

  • – MétéoSuisse et ETH Zurich, 2025: Climat CH2025 – L’avenir climatique de la Suisse, Zurich.

  • – MOPAN, 2020: Multilateral Organisation Performance Assessment (MOPAN), Multilateral Fund for the Implementation of the Montreal Protocol 2019 Assessment, Paris, France. Internet:

    www.mopan.org/en/our-work/performance-evidence/mlf.html.

  • – MOPAN, 2025: Multilateral Organisation Performance Assessment (MOPAN), Global Environment Facility MOPAN Assessment Report, Paris, France. Internet: www.mopan.org/en/our-work/performance-evidence/gef.html.

  • – PNUE, 2025 (Programme des Nations Unies pour l’environnement): Running on Empty. Adaptation Gap Report 2025, Nairobi. Internet:

    www.unep.org/resources/adaptation-gap-report-2025.

  • – CCNUCC, 2024 (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques): UNFCCC Standing Committee on Finance, Second report on the determination of the needs of developing country Parties related to implementing the Convention and the Paris Agreement, Bonn. Internet:

    https://unfccc.int/sites/default/files/resource/UNFCCC_NDR2_ES_Web_ Final.pdf.

  • – OMM, 2023 (Organisation météorologique mondiale): WMO Atlas of Mortality and Economic Losses from Weather, Climate and Water Extremes (1970–2021), Genève. Internet:

    https://wmo.int/publication-series/atlas-of-mortality-and-economic-losses-from-weather-climate-and-water-related-hazards-197–2021.

Versements annuels issus du crédit d’engagement et imputés au crédit A231.0322,
fonds multilatéraux pour l’environnement

Tableau 1

Aperçu de l’ensemble des crédits-cadres en faveur de l’environnement mondial

Période des précédents crédits-cadres en faveur
de l’environnement mondial

Millions de CHF

Réf. feuille fédérale

1991–1993
(partie du crédit-cadre alloué à l’occasion
du 700e anniversaire de la Confédération)

300,00

1998–2002

88,50

FF 1998 3188

2003–2006

125,00

FF 2003 7347

2007–2010

109,77

FF 2007 4713

2011–2014

148,93

FF 2011 2747

2015–2018

148,83

FF 2015 4929

2019–2022

147,83

FF 2019 2827

2023–2026

197,75

FF 2023 810

Tableau 2

Fonds fiduciaire du FEM et contributions déjà versées par la Suisse

Période FEM

Montant total
Millions d’USD

Part de la Suisse
Millions de CHF

Phase pilote (1991–1993)

800

57,03

FEM-1 (1994–1998)

2 000

64,09

FEM-2 (1998–2002)

2 000

64,38

FEM-3 (2002–2006)

3 000

99,07

FEM-4 (2006–2010)

3 100

88,00

FEM-5 (2010–2014)

4 250

124,93

FEM-6 (2014–2018)

4 430

124,93

FEM-7 (2018–2022)

4 068

118,34

FEM-8 (2023–2026)

5 330

155,40

Total 1991–2026

29 178

896,17

Tableau 3

Résultat des négociations sur le FEM-9 et contributions de la Suisse
(état: 29 juin 2026)

États donateurs

Quote-part dans le FEM-9
%

Contribution en millions
Dans la devise choisie

Australie

2,17

80 AUD

Autriche

2,18

45 EUR

Belgique

4,13

80 EUR

Brésil

0,66

86,78 BRL

Canada

7,09

219 CAD

Chine

0,97

166,26 CNY

Côte d’Ivoire

0,25

6,15 USD

Danemark

*

*

Finlande

*

*

France

8,70

180 EUR

Allemagne

30,46

630 EUR

Inde

0,83

20 USD

Irlande

0,67

12,5 EUR

Italie

4,11

85 EUR

Japon

19,62

71377,34 JPY

Corée du Sud

*

*

Luxembourg

0,25

5,27 EUR

Mexique

0,33

147,78 MXN

Pays-Bas

6,00

124 EUR

Nouvelle-Zélande

0,62

23,5 NZD

Norvège

3,42

780 NOK

Slovénie

0,25

5,27 EUR

Afrique du Sud

0,25

106,84 ZAR

Espagne

*

*

Suède

*

*

Suisse

6,85

132,1 CHF

Ouzbékistan

0,19

4,5 USD

Royaume-Uni

*

*

Total des moyens annoncés

2412 USD

* Les contributions marquées d’une* sont attendues dans les douze prochains mois. Leur montant n’est pas encore connu.

Tableau 4

Calendrier des versements au FEM-9

Exercice budgétaire

Calendrier des versements en %
de la contribution totale

Montant versé
(CHF)

2027

1,2 %

1 645 000

2028

7,4 %

9 780 000

2029

15,5 %

20 490 000

2030

22,0 %

29 120 000

2031

18,2 %

24 000 000

2032

17,4 %

23 000 000

2033

10,6 %

14 000 000

2034

6,1 %

8 000 000

2035

1,1 %

1 465 000

2036

0,5 %

600 000

Total

100,00 %

132 100 000

Tableau 5

Allocation indicative des ressources par secteur dans le FEM
(en millions de dollars américains)

Secteur

Allocation du FEM-8

Allocation du FEM-9

Biodiversité

1919

1362

Climat

852

350

Dégradation des sols

618

440

Produits chimiques et déchets

800

603

Eaux internationales

565

440

Projets intersectoriels

390

526

Budget administratif

187

175

Tableau 6

Fonds pour l’ozone et contributions déjà versées par la Suisse

Période

Total
Millions d’USD

Part de la Suisse
Millions de CHF

1991–1993

240

4,57

1994–1996

455

7,61

1997–1999

466

10,20

2000–2002

440

9,16

2003–2005

474

11,66

2006–2008

400

7,41

2009–2011

400

6,18

2012–2014

400

5,27

2015–2017

438

6,12

2018–2020

500

8,59

2021–2023

475

8,61

2024–2026

526

9,19

Total 1991–2026

5214

94,57

Tableau 7

Contributions annuelles des principaux contributeurs lors de la dernière reconstitution du Fonds pour l’ozone (2024–2026)

Pays

Contribution par an en millions d’USD

États-Unis

38,54

Japon

23,85

Allemagne

18,14

France

12,82

Royaume-Uni

12,99

Italie

9,47

Canada

7,80

Espagne

6,63

Australie

6,27

Russie

5,54

Pays-Bas

4,09

Suisse

3,37

Autres contributeurs (37 pays)

25,69

Total

175,20

Tableau 8

FPMA et contributions déjà versées par la Suisse

Période

Total
Millions d’USD

Part de la Suisse
Millions d’USD

2002–2005

41,24

0,87

2006–2009

149,41

3,37

2010–2013

687,22

4,22

2014–2017

432,01

5,76

2018–2021

440,89

11,01

2022–2025

474.66

14,03

Total 2002–2025

2225,43

39,26

Tableau 9

FSCC et contributions déjà versées par la Suisse

Période

Total
Millions d’USD

Part de la Suisse
Millions d’USD

2001–2004

0,50

0,50

2005–2008

114,64

2,94

2009–2012

137,24

3,81

2013–2016

93,33

4,39

2017–2021

3,52

3,52

2022–2025

107,07

5,62

Total 2001–2025

456,30

20,78

Tableau 10

Aperçu des affectations pour l’environnement mondial

Versements en CHF

2027

2028

2029

2030

2031

2032

2033

2034

2035

2036

Total

FEM-9

1 645 000

9 780 000

20 490 000

29 120 000

24 000 000

23 000 000

14 000 000

8 000 000

1 465 000

600 000

132 100 000

Fonds pour l’ozone
(multilatéral)

3 000 000

3 000 000

3 000 000

3 000 000

12 000 000

Fonds spécialisés pour le climat (FPMA/FSCC)

2 175 600

9 052 800

9 048 300

9 050 800

293 270 500

Coûts de
mise en œuvre

700 000

700 000

700 000

700 000

2 800 000

Total

6 822 600

22 532 800

33 283 300

41 870 800

24 700 000

23 000 000

14 000 000

8 000 000

1 465 000

600 000

176 227 500