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Existenzsicherung durch Erwerbsarbeit
Leutenegger Oberholzer Susanne · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Die vorliegende Motion wurde im Rahmen der Legislaturplanung diskutiert, und ich bedaure es sehr, dass es nicht möglich war, sie auch im Rahmen des Legislaturprogramms zu behandeln. Das wird inskünftig anders sein.
Die Motion verlangt eine Wirtschaftspolitik, die darauf abzielt, dass die Frauen und Männer in der Schweiz ihre Existenz durch Erwerbsarbeit sichern können. Sie hat damit, wie der Bundesrat richtig erkannt hat, zwei Handlungsebenen: Zum einen ist die Motion ein ganz klarer Auftrag, eine Vollbeschäftigungspolitik zu betreiben, zum anderen setzt sie bei der Lohn- und Ausgabenpolitik an.
Zum Ersten, Herr Bundesrat Couchepin: Wenn Sie schreiben, es sei in einer Marktwirtschaft nicht möglich, eine Politik zu betreiben, die Vollbeschäftigung sichert, so muss ich feststellen, dass Sie aus den Neunzigerjahren nichts gelernt haben. Eine ganz klare Erkenntnis ist, dass Sie mit einer aktiven Vollbeschäftigungspolitik die Beschäftigungssituation massgeblich beeinflussen können, das hat die zweite Hälfte der Neunzigerjahre klar gezeigt. Es ist ausserordentlich wichtig, dass wir aus diesen Erfahrungen lernen und eine Politik betreiben, die sicherstellt, dass inskünftig Vollbeschäftigung gewährleistet ist. Zu den Instrumenten gehören eine intelligente Geldpolitik, die Währungspolitik, die Finanzpolitik, aber auch eine aktive Arbeitsmarktpolitik.
Ich muss sagen, Herr Bundesrat Couchepin, dass mich die Situation heute ausserordentlich beunruhigt. Wir tendieren wieder zu einer Stagnationsphase, das Wachstum ist massiv zurückgegangen. Ich denke, wenn die Währungsentwicklung, die Aufwertung des Euro gegenüber dem Franken, in diesem Ausmass weitergeht, ist eine Intervention des Bundes bei der Schweizerischen Nationalbank dringendst angezeigt.
Ich bitte Sie daher, in diesem Punkt Ihre Antwort nochmals zu überdenken. Es ist aus der Sicht der SP-Fraktion ganz klar, dass der Bund inskünftig auf eine Vollbeschäftigungspolitik verpflichtet werden muss. Es ist für uns auch ganz klar, dass dies möglich ist, wie alle anderen europäischen Länder zeigen.
Der zweite Teil der Motion verlangt eine Existenzsicherung durch Erwerbsarbeit. Das Ausmass des Problems der Working Poor ist bekannt. Wir haben darüber im Rahmen des Postulates Rechsteiner Paul gesprochen, das vergangene Woche behandelt worden ist. Betroffen sind nach den neuesten Studien des Bundesamtes für Statistik 250 000 Erwerbstätige im Alter von 20 bis 59 Jahren oder 530 000 Haushaltmitglieder, die in Haushalten von Working Poor leben.
Es ist ein elementarer Auftrag an die Wirtschaftspolitik, diesen unhaltbaren Zustand zu bekämpfen. Ein Ansatzpunkt sind Mindestlöhne. Herr Couchepin, Sie haben sich im Rahmen des Postulates Rechsteiner Paul letzte Woche bereit erklärt, einen Bericht zur ganzen Problematik zu verfassen. Ich bin schon erstaunt, wenn ich nun bei dieser Motion lesen muss, dass Sie den Vorstoss auch als Postulat ablehnen. Aber vielleicht ist dies auch positiv dahin gehend zu werten, dass der Bundesrat inzwischen einen Lernprozess durchgemacht hat. Ich wäre Ihnen dankbar, wenn dieser Bericht erstellt würde, und bitte Sie deshalb, die Motion in diesem Punkt als Postulat entgegenzunehmen.
Der zweite Punkt ist die Belastung der Haushalte auf der Ausgabenseite. Es ist klar: Auch hier haben Sie ein breites wirtschaftspolitischen Handlungsfeld. Die wichtigsten Ausgabenposten, die die Haushalte mit tiefen Einkommen stark belasten, sind zum einen die Mieten. Die Motion wäre auch eine klare Verpflichtung, den sozialen Wohnungsbau in diesem Land zu fördern. Der zweite Ausgabenposten betrifft die Lebensmittel. Hier, denke ich, ist auch klar, Herr Bundesrat Couchepin, dass Sie als Volkswirtschafts- und Landwirtschaftsminister gefragt sind: Es bedeutet ganz klar, dass die Nahrungsmittelpreise gesenkt werden müssen.
Die dritte und grösste Belastung der Haushalte mit tiefen und mittleren Einkommen sind die Krankenkassenprämien. Eine intelligente Politik, die auf eine Entlastung gerade der Haushalte der Working Poor abzielt, muss auch hier ansetzen. Das heisst für mich klar, dass die Bestrebungen von Bundesrätin Dreifuss, nämlich die volle Ausschöpfung der Krankenkassenprämien-Verbilligung wie auch die Entlastung der Familien mit Kindern, unterstützt werden müssen. Es heisst für mich auch, dass die unsozialen Kopfprämien auf Dauer abgeschafft werden müssen.
Ich bitte Sie, die Motion zu überweisen, und bin gespannt, welche Schlussfolgerungen Herr Bundesrat Couchepin insbesondere aus den Studien zu den Mindestlöhnen ziehen wird.
Couchepin Pascal · BR-M · Bundesrat · Wallis
La motion Leutenegger Oberholzer, qui tient en deux lignes, nous demande deux choses: d'une part, d'assurer le plein emploi et, d'autre part, de garantir à chacun de bons salaires consécutifs au travail qui est fourni, c'est-à-dire d'assurer que le travail permette à chacun d'avoir le minimum vital. Elle a ajouté maintenant une troisième demande, à savoir que, dans le même élan, le Conseil fédéral assure non seulement le plein emploi et garantisse les salaires, mais fasse aussi baisser les prix. C'est beaucoup de choses en même temps, et si quelqu'un dans le monde avait trouvé la recette pour avoir à la fois le plein emploi et des salaires garantis et faire baisser les prix, ça se saurait et probablement que, dans quelques pays du monde, on aurait déjà essayé d'appliquer cette recette et obtenu des résultats. La réalité économique est beaucoup plus complexe que cela!
En ce qui concerne tout d'abord le plein emploi, nous prétendons toujours qu'il ne peut pas être garanti par l'Etat. L'Etat peut fixer des conditions-cadres qui favorisent l'emploi, c'est ce que nous avons fait ces dernières années. La preuve en est que même dans une période conjoncturelle plus faible, le niveau de chômage en Suisse reste plus bas que dans d'autres pays.
S'agissant ensuite du salaire minimum, puisque c'est cela que vous demandez, nous prétendons que c'est en contradiction avec le premier objectif et que le salaire minimum aurait tendance à accentuer le chômage et non pas à le diminuer. Dire cela ne signifie pas que nous méconnaissons la problématique des "working poor". C'est un problème, un problème social, qui revêt une certaine importance. C'est la raison pour laquelle mon département, depuis que je suis entré en fonction, s'est préoccupé de ces questions, a fait plusieurs études et a confié le mandat à deux professeurs de l'Université de Berne d'établir un rapport sur les solutions possibles. Il n'est pas sûr que les solutions possibles le soient politiquement, mais il faut au moins savoir théoriquement quelles sont les différentes possibilités pour répondre au problème social que constitue l'existence d'un nombre important de "working poor". Le rapport devrait être prêt à la fin du premier semestre de cette année, c'est-à-dire au mois de juin, et il permettra, je pense, d'avoir ensuite un débat politique intéressant.
En ce qui concerne la baisse des prix, nous partageons avec vous l'objectif de contenir l'inflation. Nous ne souhaitons pas une politique déflationniste, parce que la baisse des prix, c'est de la déflation et c'est probablement encore pire que l'inflation. Par contre, nous voulons, par un accroissement de la concurrence, maintenir la pression sur les prix, de telle sorte que certains prix diminuent, et qu'en tous les cas l'inflation soit contenue et qu'en comparaison internationale, notre pays bénéficie d'un niveau de prix qui s'améliore. Car actuellement, le niveau de prix est trop élevé en Suisse.
Dans cet esprit-là, nous espérons que vous nous soutiendrez lorsque nous présenterons ici le projet de modification de la loi sur les cartels, et notamment les deux points importants: les sanctions directes, la possibilité de recourir au système dit du témoin ou de la partie qui se dénonce et au système qui permet de donner un bonus à celui qui dénonce un cartel et permet ainsi de lutter efficacement contre ce chancre social que constitue l'existence de cartels. Là, nous aurons quelque chose à faire ensemble.
Mais telle que présentée, la présente motion est pour nous inacceptable et nous ne l'acceptons même pas sous forme de postulat. Ce qui ne signifie pas, je le répète, que nous nous refusons à discuter le problème des "working poor". C'est un problème réel. Mais telle que présentée, cette motion n'est pas acceptable parce qu'elle exige quelque chose que nous ne sommes pas en mesure de faire en fonction des principes économiques auxquels nous nous référons.
Verfahrensbeitrag
Abstimmung - Vote
Für Überweisung der Motion .... 61 Stimmen
Dagegen .... 95 Stimmen